BrèvES 2003 Proche-Orient

 

Brèves 2002

juin 2003

- les palestiniens n'ont décidément «personne à qui parler» 16/12/2003 Des responsables israéliens ont estimé mardi qu'un accord avec les Palestiniens avait peu de chances d'être conclu et qu'il fallait donc impérativement poursuivre la construction du mur de la honte en Cisjordanie. «Je suis convaincu que l'actuel gouvernement palestinien d'Abou Alaa (Ahmad Qoreï) ne présage rien de bon», a déclaré le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, lors d'un symposium à Herzliya, au nord de Tel-Aviv... Bref, la vieille rengaine du «personne à qui parler», servit jusqu'à la nausée par le général Sharon à propos d'Arafat, puis à propos du gouvernement de Mahmoud Abbas qu'il s'est employé à torpiller. Le but étant évidemment de permettre au gouvernement d'extrémistes israélien de poursuivre sa politique du pire en rejetant la faute sur les Palestiniens. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Avi Dichter, s'est cru obligé d'enfoncer le clou par une mise en garde contre l' «illusion» du retour au calme... même si aucun attentat palestinien n'a été perpétré ces dix dernières semaines.
De son côté, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a aussi dit hier mardi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation des services de renseignements égyptiens, que son groupe était prêt à cesser ses attaques contre les civils israéliens si l'Etat hébreu arrête ses opérations contre les Palestiniens.
Mais évidemment, les groupes radicaux se heurtent aujourd'hui au même problème que le gouvernement palestinien d'Ahmed Qoreï:
ils n'ont, en fait, vraiment personne à qui parler!

- Les gouvernements israélien et étasunien:
principaux obstacles à la paix selon un expert suisse
28/11/2003 Deux conditions sont nécessaires pour que la paix ait une chance au Proche-Orient, estime l'expert en conflits Lars-Erik Cederman: il faut un changement de gouvernement aussi bien en Israël qu'aux Etats-Unis. Même si le professeur de l'EPFZ reconnaît que les Palestiniens ont commis des erreurs, il est d'avis que l'obstacle principal à la paix entre Israéliens et Palestiniens réside dans le gouvernement américain. «Si en 2004 George W. Bush reste en place, l'avenir paraît sombre, et cela même si en Israël le gouvernement de droite du premier ministre Ariel Sharon perdait le pouvoir», affirme M. Cederman. Selon lui, le problème vient des néo-conservateurs (les faucons), qui disposent de voix fortes au sein du Pentagone. Ce groupe veut changer la donne au Proche-Orient, et n'hésite pas à prôner la guerre pour y parvenir, relève l'expert. Mais la stratégie des faucons n'est pas (encore) officiellement celle de la politique extérieure des Etats-Unis, souligne l'expert en conflits, qui met en garde: si les durs imposaient leur vision, le conflit au Proche-Orient s'élargirait à une guerre des religions au niveau mondial qui menacerait aussi l'Europe.

- La «paix suisse » interdite de radios en Israël 13/11/2003 Les autorités radiotélévisées israéliennes ont interdit un spot radiophonique pour vanter l'initiative de Genève, selon le site internet du quotidien de langue anglaise Jerusalem Post. Elles considèrent l'initiative comme étant «politiquement controversée». l'interdiction est le fait de l'Israel Broadcast Authority (Iba), selon le site du journal cité par l'agence italienne ansa. Le spot invitait les citoyens israéliens à lire attentivement les termes de l'«accord de paix», qui leur sera envoyé la semaine prochaine.

- Israël, principale menace pour la paix mondiale selon les Européens 05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés
Des colons israéliens ont scié des centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte. L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset «La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...) Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...) De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans Le Monde du 10 septembre 2003.

- «Il faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations. Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la colonisation des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon
Les principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané
Un monument érigé sur le lieu de l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu, samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5 novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui porte son nom face à la municipalité.

- Sharon légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route», le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million.

-Fanatisme religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003 Le Sommet de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le soutien des intégristes américains à Sharon: une vision apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient, Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé, et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.» Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations», a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment. Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées?
Une incontournable analyse du non moins incontournable de defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.

- 38e veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu, son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt, mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités» ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.

- Israël prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003 Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé à son copain Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout, qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel (>>L'article du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous la supervision de la marine américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours, ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que la «destruction injustifiée» des maisons de civils palestiniens constituait un «crime de guerre».

- Terrible autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA 07/10/2003 Un terrible autant que prévisible (>>2) attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide, affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine, en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles, Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni moins qu'à entraîner les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté» dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire monter la température dans la région». L'inquiétude est générale: le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme  au contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force internationale.

- A l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée. Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille, qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que 21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem, dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès, couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a décidé mercredi que le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 )  pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens encaissent.

- Le gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003 Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain, jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban) vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami». S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990 par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque, de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la première ratonnade pétrolière contre l'Irak.

- L'autre israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens
24/09/2003 Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés» d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers. Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2 bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant leur attachement à leur patrie, ont refusé de servir dans les territoires palestiniens (>>1 /// >>2 /// >>3)

 

- la politique étrangère de Washington a de quoi faire jubiler Israël 21/12/2003  Après l'attaque de Bagdad en violation du droit international (>>1 /// >>2), la mise à l'index d'une Syrie qui fait désormais le dos rond, l'obligation faite à Téhéran de laisser visiter ses installations nucléaires, voici que la Libye a annoncé, dimanche après neuf mois de négociations secrètes avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qu'elle renonçait à tout programme d'armes de destruction massive. Autant dire qu'en deux ans --depuis le 11 septembre-- tous les pays représentant de près ou de loin une menace pour Israël ont été matés sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Dans un dernier baroud d'honneur, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, a déclaré: «Nous pensons que le régime sioniste est la principale menace pour la sécurité de la région et la communauté internationale doit maintenant faire pression pour que ce régime élimine ses armes de destruction massive.» Rappelons en effet que dans son arsenal d'armes non-conventionelles, l'Etat hébreu aligne au moins 200 ogives nuclaires selon les spécialites. Mais qui s'en soucie?

- les palestiniens n'ont décidément «personne à qui parler» 16/12/2003 Des responsables israéliens ont estimé mardi qu'un accord avec les Palestiniens avait peu de chances d'être conclu et qu'il fallait donc impérativement poursuivre la construction du mur de la honte en Cisjordanie. «Je suis convaincu que l'actuel gouvernement palestinien d'Abou Alaa (Ahmad Qoreï) ne présage rien de bon», a déclaré le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, lors d'un symposium à Herzliya, au nord de Tel-Aviv... Bref, la vieille rengaine du «personne à qui parler», servit jusqu'à la nausée par le général Sharon à propos d'Arafat, puis à propos du gouvernement de Mahmoud Abbas qu'il s'est employé à torpiller. Le but étant évidemment de permettre au gouvernement d'extrémistes israélien de poursuivre sa politique du pire en rejetant la faute sur les Palestiniens. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Avi Dichter, s'est cru obligé d'enfoncer le clou par une mise en garde contre l' «illusion» du retour au calme... même si aucun attentat palestinien n'a été perpétré ces dix dernières semaines.
De son côté, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a aussi dit hier mardi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation des services de renseignements égyptiens, que son groupe était prêt à cesser ses attaques contre les civils israéliens si l'Etat hébreu arrête ses opérations contre les Palestiniens.
Mais évidemment, les groupes radicaux se heurtent aujourd'hui au même problème que le gouvernement palestinien d'Ahmed Qoreï:
ils n'ont, en fait, vraiment personne à qui parler!

- Les gouvernements israélien et étasunien:
principaux obstacles à la paix selon un expert suisse
28/11/2003 Deux conditions sont nécessaires pour que la paix ait une chance au Proche-Orient, estime l'expert en conflits Lars-Erik Cederman: il faut un changement de gouvernement aussi bien en Israël qu'aux Etats-Unis. Même si le professeur de l'EPFZ reconnaît que les Palestiniens ont commis des erreurs, il est d'avis que l'obstacle principal à la paix entre Israéliens et Palestiniens réside dans le gouvernement américain. «Si en 2004 George W. Bush reste en place, l'avenir paraît sombre, et cela même si en Israël le gouvernement de droite du premier ministre Ariel Sharon perdait le pouvoir», affirme M. Cederman. Selon lui, le problème vient des néo-conservateurs (les faucons), qui disposent de voix fortes au sein du Pentagone. Ce groupe veut changer la donne au Proche-Orient, et n'hésite pas à prôner la guerre pour y parvenir, relève l'expert. Mais la stratégie des faucons n'est pas (encore) officiellement celle de la politique extérieure des Etats-Unis, souligne l'expert en conflits, qui met en garde: si les durs imposaient leur vision, le conflit au Proche-Orient s'élargirait à une guerre des religions au niveau mondial qui menacerait aussi l'Europe.

- Israël prépare l'opinion a des frappes sur l'Iran 17/11/2003 Le chef des services secrets israéliens a averti lundi que le programme nucléaire iranien représentait une «menace pour l'existence» d'Israël. La menace nucléaire iranienne est «la plus grande menace pour l'existence d'Israël depuis sa création» en 1948, a rapporté la radio citant le patron du Mossad, Meir Dagan, qui s'exprimait lors d'une rare intervention devant les membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement. L'Iran s'approche du point de non-retour qui lui permettra de se doter de l'arme nucléaire, a averti le maître-espion israélien. Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, avait déjà lancé une mise en garde similaire lors d'une visite à Washington la semaine dernière. «Des efforts sont nécessaires pour retarder, arrêter ou empêcher le programme nucléaire iranien», avait-il affirmé le 12 novembre, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire à la Défense étasunien, le fou de guerre Donald Rumsfeld, et le secrétaire d'Etat, Colin Powell.
Rappelons que le 7 juin 1981, l'aviation israélienne avait rasé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, près de Bagdad, l'Etat hébreu soupçonnant l'Irak de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
La «paix suisse» dans les boîtes à lettres Les promoteurs d'un règlement de paix non officiel du conflit israélo-palestinien, dit Initiative de Genève, ont désormais diffusé leurs propositions à l'intention du grand public israélien et palestinien. Deux millions de copies ont été adressées par la poste aux Israéliens et la version intégrale du document a été publiée par la presse palestinienne. L'ancien ministre israélien de la Justice Yossi Beilin, cerveau de l'initiative côté israélien, a tenté d'en livrer une copie à la résidence du général Sharon, à Jérusalem, mais sans succès. Faisant montre d'une malhonnêteté intellectuelle crasse, le «Boucher de Beyrouth», comme l'appelle les Libanais, au demeurant de plus en plus critiqué à l'interne, a qualifié l'initiative «d'illusion», osant affirmer sans sourciller que la «feuille de route» approuvée par la communauté internationale était l'unique voie pour la paix au Proche-Orient. Une «feuille de route» dont il rejette pourtant tous les points, à commencer par l'obligation que lui fait le document de cesser une colonisation que Sharon continue d'encourager au pas de charge.

- La «paix suisse » interdite de radios en Israël 13/11/2003 Les autorités radiotélévisées israéliennes ont interdit un spot radiophonique pour vanter l'initiative de Genève, selon le site internet du quotidien de langue anglaise Jerusalem Post. Elles considèrent l'initiative comme étant «politiquement controversée». l'interdiction est le fait de l'Israel Broadcast Authority (Iba), selon le site du journal cité par l'agence italienne ansa. Le spot invitait les citoyens israéliens à lire attentivement les termes de l'«accord de paix», qui leur sera envoyé la semaine prochaine.

- Le «mur du racisme» empiètera sur 15% de la Cisjordanie, selon l'ONU 11/11/2003 Le «mur du racisme» qu'Israël a entrepris de construire le long de la frontière avec la Cisjordanie empiètera sur 14,5% du territoire autonome, estime un rapport de l'ONU publié lundi. Il affectera 680'000 Palestiniens. Selon ce document de l'Office de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires en territoire palestinien occupé, le mur englobera du côté palestinien 274'000 personnes vivant dans 122 villes et villages. Mais «plus de 400'000 autres Palestiniens vivant à l'est de l'ouvrage devront le franchir pour accéder à leurs fermes, usines ou bureaux». «Ceci veut dire qu'environ 680'000 personnes souffriront directement du mur», ajoute le rapport, qui parle de «graves conséquences humanitaires» pour 30% de la population de la Cisjordanie.
Cauchemar en marche pour Jérusalem-est
Autour de la ville sainte, le tracé du «mur du racisme», selon l'expression d'Arafat, s'étirerait bien au-delà des limites municipales de Jérusalem, unilatéralement proclamées par Israël en 1967 après la conquête et l'annexion du secteur oriental où vivent 220'000 Palestiniens. Le ministère de la Défense a ainsi prévu d'y englober la colonie de Adam, les contreforts du Wadi Kelt et l'importante colonie de Maalé Adoumim (25'000 habitants), aux abords de Jéricho, et toute une série de localités palestiniennes, selon le quotidien israélien Ha'aretz. Un simple voyage d'une demi heure entre Ramallah et Bethléem se transformera donc en calvaire, car il exigerait le détour par Jéricho, à vingt kilomètres de la Mer morte. C'est donc très clairement la contiguïté territoriale, condition sine quine non de la viabilité d'un futur Etat palestinien, que le général Sharon et sa clique d'extrémistes cherchent à compromettre.
Le Liban est toujours occupé! Semaine du Liban libre à Paris, du 15 au 23 novembre

- Israël, principale menace pour la paix mondiale selon les Européens 05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés
Des colons israéliens ont scié des centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte. L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset «La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...) Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...) De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans Le Monde du 10 septembre 2003.

- «Il faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations. Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la colonisation des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon
Les principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané
Un monument érigé sur le lieu de l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu, samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5 novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui porte son nom face à la municipalité.

- Sharon légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route», le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million.

-Fanatisme religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003 Le Sommet de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le soutien des intégristes américains à Sharon: une vision apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient, Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé, et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.» Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations», a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment. Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées?
Une incontournable analyse du non moins incontournable de defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.

- 38e veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu, son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt, mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités» ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.

- Israël prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003 Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé à son copain Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout, qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel (>>L'article du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous la supervision de la marine américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours, ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que la «destruction injustifiée» des maisons de civils palestiniens constituait un «crime de guerre».

- Terrible autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA 07/10/2003 Un terrible autant que prévisible (>>2) attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide, affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine, en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles, Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni moins qu'à entraîner les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté» dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire monter la température dans la région». L'inquiétude est générale: le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme  au contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force internationale.

- A l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée. Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille, qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que 21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem, dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès, couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a décidé mercredi que le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 )  pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens encaissent.

- Le gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003 Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain, jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban) vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami». S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990 par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque, de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la première ratonnade pétrolière contre l'Irak.

- L'autre israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens
24/09/2003 Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés» d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers. Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2 bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant leur attachement à leur patrie, ont refusé de servir dans les territoires palestiniens (>>1 /// >>2 /// >>3)

- Israël,  principale menace pour la paix mondiale selon les Européens 05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés
Des colons israéliens ont scié des centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte. L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset «La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...) Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...) De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans Le Monde du 10 septembre 2003.

- «Il faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations. Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la colonisation des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon
Les principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané
Un monument érigé sur le lieu de l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu, samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5 novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui porte son nom face à la municipalité.

- Sharon légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route», le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million.

-Fanatisme religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003 Le Sommet de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le soutien des intégristes américains à Sharon: une vision apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient, Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé, et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.» Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations», a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment. Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées?
Une incontournable analyse du non moins incontournable de defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.

- 38e veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu, son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt, mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités» ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.

- Israël prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003 Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé à son copain Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout, qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel (>>L'article du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous la supervision de la marine américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours, ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que la «destruction injustifiée» des maisons de civils palestiniens constituait un «crime de guerre».

- Terrible autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA 07/10/2003 Un terrible autant que prévisible (>>2) attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide, affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine, en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles, Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni moins qu'à entraîner les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté» dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire monter la température dans la région». L'inquiétude est générale: le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme  au contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force internationale.

- A l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée. Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille, qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que 21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem, dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès, couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a décidé mercredi que le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 )  pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens encaissent.

- Le gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003 Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain, jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban) vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami». S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990 par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque, de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la première ratonnade pétrolière contre l'Irak.

- L'autre israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens
24/09/2003 Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés» d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers. Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2 bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant leur attachement à leur patrie, ont refusé de servir dans les territoires palestiniens (>>1 /// >>2 /// >>3).

- Les fous de guerre israélo-étasuniens au diapason (bis) 23/09/2003 Les émissaires du général Sharon () auraient trouvé un compromis avec les Etasuniens sur le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 ) qu'Israël érige le long de la ligne de démarcation avec la Cisjordanie, ont indiqué mardi les médias israéliens. Les Etasuniens ont accepté le point de vue d'Israël selon lequel la ligne de sécurité n'a pas de caractère politique et ne fixe pas le tracé de la frontière d'un tel Etat. L'administration Bush aurait par ailleurs décidé de maintenir la totalité des garanties du gouvernement octroyées à Israël sur des prêts bancaires portant sur 9 milliards de dollars.
Israël a achevé fin juillet l'édification d'un premier tronçon de 140 km de cette ligne sécuritaire. Selon les prévisions, d'ici un an une autre partie de la ligne doit être construite et englober la partie orientale arabe de Jérusalem occupée et annexée par Israël. D'une longueur prévue de 350 km, le mur de sécurité séparant Israël de la Cisjordanie pourrait cependant s'étirer sur 800 à 900 km, selon les médias israéliens.

- L'ONU exige qu'Israël n'expulse pas Arafat.
Tel-Aviv répond par le mépris
20/09/2003 L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté vendredi une résolution exigeant qu'Israël renonce à expulser Yasser Arafat. La résolution stipule que l'Assemblée générale «exige qu'Israël, la puissance occupante, abandonne tout acte visant à expulser le Président élu de l'Autorité palestinienne et mette un terme à toutes les menaces sur sa sécurité». L'assemblée générale «exprime son soutien complet aux efforts du Quartette, demande aux deux parties de se conformer totalement à leurs obligations prévues par la feuille de route et souligne l'importance de la prochaine réunion du Quartette à New York». Le texte a été approuvée avec 133 voix pour, et seulement 4 contre (dont celles des États-Unis et d'Israël) et 15 abstentions. Une résolution similaire avait été bloquée mardi dernier au Conseil de sécurité par un 35ème veto étasunien en faveur d'Israël.
Avec l'arrogance et le mépris pour les instances internationales qu'on lui connaît, le gouvernement du général Sharon s'est empressé de déclarer cette résolution comme étant «sans signification» selon les mots du porte-parole du général Sharon, Raanan Gissin.
Parallèlement, les principaux ministres israéliens du Likoud, le parti du général Sharon, ont affirmé souhaiter que le mur de l'apartheid s'enfonce plus profondément encore en Cisjordanie.
Les fous de guerre israélo-étasuniens au diapason Israël s'est déclaré «particulièrement satisfait» vendredi de la déclaration du président américain George W. Bush selon laquelle les Palestiniens devraient écarter le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat s'ils veulent un Etat à eux. «Nous sommes particulièrement satisfaits de cette déclaration car elle confirme ce que nous disons sur Arafat», a déclaré un porte-porte parole du gouvernement israélien, Avi Pazner. «M. Arafat a échoué en tant que dirigeant. [L'ex-premier ministre palestinien Mahmoud] Abbas a vu son action sapée par l'ordre ancien et cela veut dire Yasser Arafat», avait affirmé l'inénarrable Doobleyou lors d'une conférence de presse conjointe avec le roi Abdallah II de Jordanie.
Rappelons que l'échec d'Abbas était programmé. Imposé par Washington et Tel-Aviv à la tête des Palestiniens, il a ensuite été littéralement torpillé par Israël qui lui a refusé le moindre geste pourtant nécessaire à asseoir son autorité. Ainsi, durant les 100 jours de son action, et alors qu'il avait réussi à arracher une trêve unilatérale aux groupes radicaux, Abbas n'a pas pu obtenir la plus petite contre-partie de Tel-Aviv. Pis, durant la trêve, Tsahal a réussi à abattre pas moins de 14 Palestiniens entre le 29 juin et le 7 août. Et début août, alors que Mahmoud Abbas espérait encore un geste fort d'Israël comme, par exemple, une libération massive de détenus, Sharon s'était littéralement moqué de lui en ne relaxant que 334 détenus sur les.... 6000 Palestiniens qui croupissent dans ses geôles. Des détenus au demeurant en fin de peine ou en détention administrative, c'est-à-dire emprisonnés sans jugement.
Rappel L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans si l'on se base sur la première résolution 242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit (>>voir aussi les principales résolutions). 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés (Israël n'a renoncé officiellement à la torture qu'en 1999), déportés ou tirés comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 35 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>2). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir autre-chose que des blâmes.

- Terrible autant que prévisible attentat 19/09/2003 Un kamikaze s'est fait exploser mardi à bord d'un autobus bondé à Jérusalem, faisant au moins 20 morts et plus d'une centaine de blessés, selon la police et les secours. Le Jihad islamique a revendiqué l'attentat. Le gouvernement israélien a aussitôt décidé d'annuler le transfert sécuritaire des villes de Jéricho et Kalkiliya aux forces palestiniennes, qui devait avoir lieu dans la semaine, et ordonné un bouclage hermétique des territoires. Dore Gold, un porte-parole du gouvernement israélien, a prévenu que l'Etat hébreu «allait devoir protéger sa population».

- 35ème veto US en faveur d'Israël 17/09/2003 Et de 35! Le médiateur étasunien a mis son veto mardi 16 septembre à un projet de résolution exigeant qu'Israël n'expulse pas le président palestinien légitimement élu, Yasser Arafat. Ce texte avait été présenté au Conseil de sécurité de l'ONU par le groupe arabe après que le cabinet de sécurité israélien ait donné, jeudi dernier, le feu vert à l'armée pour expulser par la force le président palestinien des territoires. Onze Etat membres du Conseil ont voté en faveur du texte, ce qui implique que, sans le veto étasunien, la résolution aurait été acceptée, une écrasante majorité au sein de la communauté internationale étant opposée à l'expulsion du Raïs palestinien. La Grande-Bretagne du toutou Blair évidemment, la Bulgarie, membre du très pro-étasunien groupe de Vilnius, mais aussi, curieusement, l'Allemagne, se sont abstenues.
Le projet de résolution, formellement déposé mardi par la Syrie et le Soudan, exigeait «qu'Israël, la puissance occupante, s'abstienne de procéder à la déportation et cesse toute menace à la sécurité du Président élu de l'Autorité palestinienne». Elle réaffirmait aussi le soutien du Conseil de sécurité à la «feuille de route».
Rappelons que sur les 52 vetos solitaires utilisés par le médiateur étasunien depuis 1972, 35 auront donc eut pour but d'empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël. Décidément, les Palestiniens ne sont pas sortis de l'auberge.
Rappel L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans si l'on se base sur la première résolution 242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit (>>voir aussi les principales résolutions). 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés (Israël n'a renoncé officiellement à la torture qu'en 1999), déportés ou tirés comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 35 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>2). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir autre-chose que des blâmes.
Halte à la prolifération nucléaire israélienne! Quinze pays de la Ligue arabe ont déposé un projet de résolution devant l'assemblée générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) critiquant Israël pour son refus de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le projet de résolution de la Ligue arabe enjoint Israël, «seul Etat du Proche-Orient à ne pas être partie au TNP, à s'y associer sans délai». Le texte demande parallèlement aux Etats «fournissant des matériels nucléaires, des équipements et l'aide technique afférente» à l'Etat hébreu de mettre en oeuvre pour cela les clauses de non-prolifération du TNP.

Terribles attentats et attaque: 18 morts 09/09/2003 Un attentat suicide a fait au moins huit morts, hier près de Tel-Aviv, et un autre sept morts, à Jérusalem-Ouest, alors qu'un raid israélien faisait trois victimes à Hébron. L'attentat près de Tel-Aviv a été commis à proximité d'un arrêt de bus jouxtant la base militaire de Tzrifin, selon des sources policières. Selon des sources policières, le kamikaze a fait exploser la charge qu'il portait près d'un groupe de soldats qui faisaient de l'auto-stop sur la route reliant la ville de Ramleh à Tel-Aviv. Quelques heures plus tard, un attentat suicide contre un café de Jérusalem-Ouest faisait au moins quatre morts et une quarantaine de blessés. Ces attentats font suite au raid aérien lancé samedi à Gaza pour tenter d'éliminer le chef spirituel du mouvement islamiste, le cheik Ahmed Yassine. Superficiellement blessé, le cheik avait promis à Israël des représailles «inoubliables» et son mouvement a juré d'attenter à la vie d'Ariel Sharon.
Gageons que la riposte du général Sharon sera, elle aussi, inoubliable. Surtout pour les civils palestiniens qui représentent le 80% des 2600 Palestiniens tués par Tsahal depuis le début de la deuxième Intifada.
Soutien total de Washington à Tel-Aviv. Pour torpiller Qoreï? Les Etats-Unis ont rejeté mardi les conditions posées par Ahmed Koreï pour accepter le poste de premier ministre que lui a proposé le président de l'Autorité palestinienne. Notamment la fin du boycott d'Arafat. La Maison-Blanche a ainsi affiché, une fois de plus, un soutien total  aux exigences israéliennes.

- Qoreï succède à Abbas 08/09/2003 Ahmed Qoreï, plus connu sous son nom de guerre Abou Ala, président du Conseil législatif palestinien, a accepté en principe d'être nommé au poste de premier ministre. De son côté, Ariel Sharon, dans l'avion qui le conduisait en Inde, s'est empressé d'affirmer, en geste d'apaisement sans doute, qu'Israël continuerait sa politique d'assassinats ciblés.

- Plainte contre Mofaz en Suisse
pour crimes de guerre
et crimes contre l'humanité
05/09/2003 Le ministre israélien de la défense Shaoul Mofaz, et son prédécesseur Benyamin Ben Eliezer, pourraient avoir à répondre de crimes de guerre devant la justice militaire suisse. Une plainte pénale a été déposée vendredi par un avocat zurichois. Marcel Bosonnet a indiqué à la presse qu'il avait déposé sa plainte auprès de l'Auditeur en chef de l'armée suisse, Dieter Weber. Celle-ci porte sur la destruction de 60 maisons palestiniennes dans le sud de Gaza au début de l'année 2002, ainsi que sur des actes de tortures contre des Palestiniens. Quatre Israéliens sont visés par la procédure pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Avec MM. Ben Eliezer et Mofaz, alors chef d'état-major général de l'armée israélienne, sont également concernés Doron Almog, commandant pour la bande de Gaza, et Avi Dichter, chef des services secrets intérieurs, le Shin Bet. L'avocat a cité comme exemple une démarche voisine: la condamnation à 14 ans de prison d'un ancien maire rwandais, prononcée à Lausanne à la fin des années 90. L'homme avait été reconnu coupable d'avoir violé les lois de la guerre en participant au génocide des Tutsis dans son pays en 1994.

- Police israélienne blâmée 01/09/2003 La commission israélienne chargée d'enquêter sur la mort de 13 Arabes israéliens dans des manifestations en octobre 2000, a infligé un blâme sévère à la police israélienne, dans son rapport rendu public lundi. La police est accusée d'avoir eu une attitude «a priori hostile» envers la minorité arabe et d'avoir caché aux responsables politiques le fait qu'elle avait tiré à balles réelles pour réprimer des émeutes (sic). «Il y avait toute une culture du mensonge» dans la police, relève la commission. Dans un rapport de 860 pages, elle dénonce le fait que la police a tiré à balles réelles. Treize Arabes israéliens avaient été tués par des tirs de la police israélienne lors de manifestations violentes de solidarité avec les Palestiniens, peu après le début de l'Intifada, fin septembre 2000. La commission recommande que l'ancien ministre travailliste de la Sécurité intérieure, Shlomo Ben Ami, ne puisse plus être à l'avenir titulaire d'un poste ayant un rapport avec les affaires de sécurité.

- Présidentielle 2004: Doobleyou en campagne  27/08/2003 Nommé à la présidence étasunienne par des juges républicains au terme d'une parodie d'élection plus proche du coup d'Etat que du scrutin démocratique, l'inénarrable Doobleyou, télécommandé par le trio Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz, est parti à la pêche au vote juif. «C'est maintenant le moment pour tous les vrais amis des Palestiniens, tous les dirigeants du Proche-Orient et les Palestiniens eux-mêmes de cesser de financer et de soutenir les terroristes et de combattre activement le terrorisme sur tous les fronts, a affirmé M. Bush devant un public d'anciens combattants à Saint-Louis (Missouri, centre). C'est alors seulement qu'Israël sera sûr et qu'un drapeau pourra s'élever au-dessus d'un Etat palestinien indépendant.»
Rappel
L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans si l'on se base sur la première résolution 242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit. 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés, déportés ou tirés comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 34 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir autre-chose que des blâmes.

- Raid meurtrier à Gaza 22-24/08/2003 Quatre Palestiniens, dont deux activistes des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement radical islamiste Hamas, ont été tués dimanche soir à Gaza dans un raid d'hélicoptères israéliens. Le raid a été lancé quelques heures après que l'Autorité palestinienne eut donné l'ordre d'interdire toute action hostile à Israël à partir de la bande de Gaza.
Bush en guerre contre le Hamas
Le président américain George W. Bush a annoncé vendredi que son administration avait décidé de geler les avoir de six hauts dirigeants du Hamas et de cinq groupes accusés de soutenir ce mouvement palestinien radical. «J'appelle toutes les nations soutenant la paix au Proche Orient à reconnaître le Hamas comme une organisation terroriste et à prendre toutes les mesures appropriées pour le priver de soutiens», déclare Doobleyou dans un communiqué diffusé par la Maison-Blanche. Rappelons que le Hamas a revendiqué l'attentat qui a fait 21 morts jeudi à Tel-Aviv. Un attentat survenu après que 21 Palestiniens eurent été tués dans des dizaines d'opérations lancées par Tsahal durant la trêve décrétée unilatéralement par les mouvements radicaux palestiniens, le 29 juin dernier.
A quand des mesures contre le terrorisme d'Etat (>>1 /// >>2 /// >>3) et le régime d'apartheid ( >>1 /// >>2) d'Ariel Sharon?

- Tsahal installe deux bases permanentes près d'Hébron 17-18/08/2003 Tsahal a commencé dimanche la construction de deux bases dans le secteur autonome palestinien de Hébron (sud de la Cisjordanie), réoccupé depuis plus d'un an, selon l'AFP. Des bulldozers protégés par des militaires s'affairaient sur les collines de Djneideh et d'Abou Sneineh, qui surplombent le centre ville, déblayant des terrains confisqués à des habitants et à la municipalité de Hébron.
Sharon à nouveau dans le collimateur de la justice
Le Procureur de l'Etat, Elyakim Rubinstein, enquête sur une nouvelle affaire dans laquelle le général Sharon serait intervenu auprès du ministère des Transports pour qu'il s'occupe «correctement» des frères Menashe et Mordechai Melamu, ses ex-voisins de son village natal de Kfar Malal, dans une affaire d'expropriation de terrains. Résultat: les indemnisation des deux hommes ont été revues à la hausse, soit une prime de 110'000 dollars.
Rappelons aussi que la famille Sharon est déjà suspectée d'avoir violé la loi sur le financement des campagnes électorales en obtenant un prêt d'un ami, l'homme d'affaires sud-africain Cyril Kern, en 1999, quand Sharon briguait la direction du Likoud.
Rappelons enfin qu'en 1999, le fils cadet de Sharon, Gilad, aurait perçu des pots de vin de dizaines de millions de dollars de la part du promoteur immobilier David Appel, un des bailleurs de fonds du Likoud, en échange de ses conseils dans un projet touristique sur une île grecques, qui a ensuite avorté. Le propriétaire grec de l'île en question aurait été reçu dans les locaux de Ehud Olmert, alors maire de Jérusalem, et actuel ministre de Commerce et de l'Industrie. A l'époque, Sharon était chef de la diplomatie.

- Tel-Aviv tenté par une aventure iranienne? 13/08/2003 Le général Sharon (A man of peace, disait Bush), tente de convaincre Washington que Téhéran est beaucoup plus proche de produire une arme nucléaire que ne le pensent les services US. Tel-Aviv envisage en effet très sérieusement une frappe préventive contre le complexe de Bushehr, et chercherait donc le feu vert du grand frère étasunien pour ce faire.
En 1982, les bombardiers israéliens avaient rasé le réacteur irakien Osirak juste avant qu'il ne soit alimenté en carburant nucléaire.

- Opération réussie pour Sharon,
la trêve est rompue.
Et maintenant l'ultimatum cousu de fil blanc
 
12/08/2003 Deux Israéliens ont été tués, et au moins 12 personnes blessées, mardi matin dans deux attentats suicide, l'un près de Tel-Aviv et l'autre à l'entrée d'une colonie juive de Cisjordanie. Attentats qui ont également coûté la vie à leurs deux auteurs. Des attentats qui surviennent au moment même où la communauté internationale commençait enfin à s'émouvoir de l'édification du Mur de la honte en Cisjordanie (que critique même par l'administration Bush) et, aussi, au moment où un émissaire étasunien, William Burns, devait avoir des entretiens sur l'application de la «Feuille de route». Il faut dire que l'équipe Sharon aura travaillé dur ces derniers temps pour faire éclater la trêve décidée unilatéralement par les groupes radicaux palestiniens le 29 juin dernier. Cela en appliquant une tactique désormais connue de son cabinet, et qui consiste à redynamiser le cycle attentats-répression lorsque le besoin s'en fait sentir. Hier pour justifier ses opérations de destruction des infrastructures civiles et étatiques palestiniennes, ainsi que la réoccupation des Territoires, aujourd'hui pour justifier la construction du Mur de la honte et préparer l'opinion à de nouvelles opérations d'envergures contre les Palestiniens.
Depuis le début de la trêve, Tsahal a ainsi méthodiquement poursuivi ses opérations quotidiennes dans les territoires, arrêtant des dizaines de nationalistes et tuant 14 Palestiniens entre le 29 juin et le 7 août (4 Israéliens tués). Ensuite, alors que le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, comptait sur un geste fort d'Israël avec une libération massive de détenus qui aurait pu asseoir son autorité, Sharon s'est littéralement moqué de lui en libérant 334 détenus (en fin de peine ou en détention administrative, c'est-à-dire emprisonnés sans jugement) sur les.... 6000 Palestiniens qui croupissent dans ses geôles. Enfin, pour servir de détonateur aux opérations d'hier, Tsahal a ordonné, vendredi 8 août dernier, une opération d'envergure dans les environs de Naplouse, tuant 4 Palestiniens. En tout, 18 Palestiniens ont donc été tués entre le 29 juin et le 8 août, alors que 4 Israéliens perdaient la vie dans le même laps de temps.
En toute logique, le général Sharon s'est empressé hier d'annoncer qu'il n'avancerait pas dans l'application de la «feuille de route» pour la paix au Proche-Orient «si le terrorisme ne cessait pas complètement». Et de son côté, le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a même été jusqu'à lancer un ultimatum à l'Autorité palestinienne qui doit «agir contre les terroristes d'ici fin septembre, faute de quoi nous devrons nous en charger». Un ultimatum qui atteint des sommets de mauvaise foi lorsque l'on sait que l'Autorité palestinienne ne contrôle absolument plus une Cisjordanie qui, à l'exception de Bethléem, est totalement réoccupée par l'armée israélienne...

- Un petit pas de plus vers la rupture de la trêve 08/08/2003 Tsahal a mené tôt vendredi une incursion dans le camp de réfugiés palestiniens d'Askar près de Naplouse (Cisjordanie), tuant deux militants du Hamas et un autre Palestinien à l'issue d'un affrontement armé violent. Un soldat israélien a également été tué. L'intervention des forces israéliennes a provoqué la colère du Hamas, qui n'a toutefois pas été jusqu'à annoncer la rupture de la trêve décrêtée unilatéralement par les groupes radicaux palestiniens depuis le 29 juin. Allez Sharon! Encore un petit effort. On y est presque.
Rappelons que malgré la trêve, les forces israéliennes d'occupation poursuivent leurs opérations en Cisjordanie. Tsahal envoie des troupes pratiquement chaque nuit dans les villes, villages et camps de réfugiés palestiniens pour procéder à des arrestations.
Depuis le début de la trêve le 29 juin, 17 Palestiniens et 4 Israéliens ont été tués.
Demande d'arrêt de la construction du Mur de la honte Le Comité des droits de l'homme de l'ONU a demandé vendredi qu'Israël cesse la construction du mur de la honte en Cisjordanie. Dans ses conclusions rendues publiques vendredi à Genève, le comité mentionne en particulier le blocage de l'accès des Palestiniens à des soins médicaux d'urgence et à l'eau et conclut que cette construction «devrait être arrêtée». Il s'agit du deuxième texte remis par le comité sur la situation en Israël, et du premier depuis la reprise de l'Intifada. Le Comité dénonce aussi les «assassinats ciblés» de personnes soupçonnées de terrorisme dans les Territoires occupés, la détention prolongée de suspects sans accès à un avocat, ou encore la pratique de l'armée israélienne d'utiliser des civils Palestiniens comme «boucliers» lors d'opérations militaires dans les Territoires.
Liban et Syrie menacés par Washington et Tel-Aviv Le Hezbollah libanais a attaqué vendredi, pour la première fois depuis sept mois, des positions des forces d'occupation israéliennes dans le secteur controversé des fermes de Chebaa, une semaine après la mort d'un de ses cadres dans un attentat imputé à Israël. A Jérusalem, l'armée israélienne a indirectement mis en garde la Syrie et le Liban pour leur soutien au Hezbollah. «L'armée considère ces attaques comme très graves et estime qu'il s'agit de terrorisme (...) Nous agirons contre tous ceux qui commanditent le terrorisme ou soutiennent des actes de terrorisme menaçant les ressortissants de l'Etat d'Israël», a affirmé un communiqué de l'armée. «Nous avons clairement fait part au Liban et à la Syrie de notre sérieuse préoccupation à propos de cette escalade délibérée et provocatrice du Hezbollah», a renchérit le département d'Etat US, suivant un numéro de duettiste israélo-étasunien désormais bien rôdé. Pas un mot évidemment, pour demander à Israël de cesser ses assassinats.
Rappelons au passage l'hypocrisie par laquelle procède le cabinet Bush dans le volet syrien. Car aujourd'hui, les super-faucons qui réclament, à juste titre d'ailleurs, la fin de l'occupation du Liban, sont très exactement les mêmes (Powell, Cheney, The Bush family) qui, le 13 octobre 1990, ont donné leur feu vert à Damas pour envahir le Pays des Cèdres. Il s'agissait, alors, de se garantir la passivité de la Syrie durant... la première guerre du Golfe.

- Libérations-spectacle 05/08/2003 Alors que les groupes radicaux palestiniens respectent unilatéralement une trêve depuis le 29 juin, le gouvernement Sharon a décidé à son tour de faire un geste pour démontrer sa volonté d'application de la feuille de route du quartette. Et quel geste! Hier mercredi, il a ainsi fait libérer 334 détenus sur les... 6000 Palestiniens au moins qui croupissent dans ses geôles. Des prisonniers en détention administrative (c'est à dire emprisonnés sans jugement) ou qui arrivaient pour la plupart au terme de leur peine. Une véritable provocation donc, qui n'a pas manqué de susciter le mépris de l'Autorité palestinienne qui a boudé l'événement, et l'ire des groupes radicaux qui ont menacé de rompre la trêve.
A l'heure où la communauté internationale commence enfin à s'émouvoir de la construction du Mur de la honte autour de la Cisjordanie, on ne peut s'empêcher de penser que ladite rupture tomberait vraiment à pic pour le «Boucher de Beyrouth» Ariel Sharon.

- A l'abri d'un pseudo processus de paix:
la construction du Mur de la honte
Après 35 ans d'occupation des territoires palestiniens, après 35 ans d'oppression et de répression, de tueries et de spoliation, de pillages ou de tortures (Israël n'a officiellement renoncé à la torture qu'en 1999), l'Etat hébreu est en train de perdre, sous l'impulsion du «Boucher de Beyrouth» Ariel Sharon, ses derniers repères moraux. A l'instar de la bande de Gaza, entourée de barbelés flanqués de miradors équipés de mitrailleuses automatisées, la Cisjordanie va ainsi être transformée en gigantesque prison à ciel ouvert avec la construction du fameux Mur de la honte (>>photos /// >>2 ). La ville de Qalkilya est par exemple complètement encerclée avec un seul goulet d'accès (>>carte). Le mur, qui doit à terme s'étirer sur plus de 400 km, comporte des tranchées anti-chars, des réseaux de fils de fer barbelés, une muraille en béton haute de huit mètres, des systèmes optiques, etc... Il est aussi l'occasion de voler un peu plus de terres palestiniennes puisqu'il s'enfonce parfois de 2,5 km dans les territoires.
Même l'ancien régime d'apartheid d'Afrique du Sud n'avait pas osé...
>> Consulter l'excellent dossier publié par Solidarité-Palestine.org.
>> Pétition contre le Mur de l'Apartheid.

Pause estivale

- trêve. la feuille de route reste à appliquer 29-30/06/2003 Quatre mouvements palestiniens, dont le Hamas et le Jihad islamique, ont annoncé une trêve conditionnelle et temporaire de leurs attaques, dimanche, peu de temps avant que Tsahal ne se retire du nord de la bande de Gaza. Les deux mouvements palestiniens ont annoncé ensemble la suspension immédiate des attaques «contre l'ennemi sioniste» pendant trois mois, en Israël aussi bien que dans les territoires palestiniens occupés, à condition, entre autres, qu'Israël cesse ses «agressions», notamment ses incursions et ses opérations de liquidations ciblées d'activistes. Puis le Fatah, mouvement du dirigeant palestinien Yasser Arafat et de son premier ministre Mahmoud Abbas, a annoncé dans la soirée, dans un communiqué séparé, qu'il décrétait lui aussi une trêve, sous conditions, pour six mois. Le Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP) a décrété de son côté une trêve conditionnelle de trois mois. Lundi, c'était au tour des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa d'annoncer qu'ils rejoignaient la trêve.
Après l'embrasement qui a suivi le Sommet d'Aqaba, l'on peut considérer que chacune des parties à fait un geste en direction de l'application de la feuille de route dont la phase I stipule:
L'Autorité palestinienne doit:
- Faire «une déclaration sans équivoque réitérant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité et appeler à un cessez-le-feu immédiat et sans condition».
- «Entreprendre des efforts visibles sur le terrain pour arrêter, démanteler et restreindre les individus et groupes» qui organisent et commettent des violences contre les Israéliens.
- Démanteler «les capacités et infrastructures terroristes».
- Mettre fin à toute incitation contre Israël.
- Placer tous les services de sécurité sous le contrôle du ministre de l'Intérieur.
- Convoquer des élections libres, ouvertes et équitables.
Israël doit:
- Faire une «déclaration sans équivoque proclamant son engagement en faveur du principe de deux Etats dont un Etat palestinien indépendant, viable et souverain (et) appeler à une fin immédiate des violences contre les Palestiniens en tous lieux».
- Geler toutes les constructions dans les implantations juives.
- Démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001.
- Cesser les démolitions d'habitations de militants palestiniens.
- Se retirer progressivement des zones autonomes palestiniennes réoccupées lors du conflit.
 -L'entrepôt 1391 Selon l'Associated Press, le Shin Bet (Sécurité intérieure israélienne) a reconnu avoir emprisonné des Palestiniens dans un centre de détention clandestin en violation avec la loi internationale. Israël refuse toujours de révéler la localisation de ce centre de détention et qui y est emprisonné, mais laisse entendre que des étrangers sont parmi les détenus. Le procureur de l'Etat a confirmé l'existence du centre de détention, connu sous le nom d'entrepôt 1391. Israël s'est toutefois contenté de réveler que le centre de détention est situé sur une base militaire secrète, soulignant qu'il ne pouvait donner plus d'informations à ce sujet sans menacer la sécurité nationale. Le Shin Bet affirme n'avoir utilisé le centre que durant une courte période au moment où Israël a pénétré la Cisjordanie en avril dernier. Un «manque de cellules libres» dans les prisons israéliennes a forcé le gouvernement à y enfermer des centaines de détenus palestiniens, a affirmé le procureur.

- Le pseudo démantèlement des colonies tourne à la farce 24/06/2003 Les colons juifs les plus militants semblent installer des implantations illégales plus vite que l'armée israélienne ne peut en détruire. Selon des pacifistes israéliens, neuf avant-postes ont été érigés en Cisjordanie pendant que Tsahal n'en démantelait que huit ces deux dernières semaines (A ce sujet, le bruit court que Sharon aurait fait installer de fausses colonies sauvages, constituées d'une à deux caravanes, pour faire croire à l'application de la feuille de route lors de leur démontage. Ce qui expliquerait que sur les huit pseudo-colonies démantelées récemment, une seule était habitée).
«C'est du grand spectacle», dénonce Dror Etkes du mouvement israélien anti-colonies La Paix Maintenant. «Il n'y a aucun démantèlement d'avant-postes. Chaque fois que l'un est démonté, le lendemain un autre est érigé.»
En pleine négociations de cessez-le-feu,
Tsahal s'en prend à nouveau au Hamas
Tsahal a effectué mardi un vaste coup de filet dans les milieux proches du Hamas à Hébron (Cisjordanie) au cours duquel plus de 130 Palestiniens ont été interpellés. Ces arrestations interviennent alors que le gouvernement de Mahmoud Abbas se montre optimiste sur la conclusion prochaine d'une trêve par les groupes radicaux palestiniens. L'Egypte s'attend également à ce que ces mouvements déclarent un cessez-le-feu dans les jours qui viennent, a affirmé le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher. Un des chefs du Hamas, Mahmoud Zahar, croit pour sa part à «une décision très bientôt». Mais une trêve du Hamas et d'autres mouvements radicaux ne durera que si Israël fait preuve de retenue, a précisé M. Maher. L'opération de Hébron, qui intervient trois jours après l'exécution ciblée d'Abdallah Kawasmeh, chef du Hamas dans cette ville, visait des personnes connues pour leurs liens avec le Mouvement de la résistance islamique, même lointains, y compris des parents de membres de l'organisation extrémiste palestinienne, ont affirmé des habitants de la ville.

- Powell, verbatim 20/06/2003 En visite à Jérusalem, où il a tenu une conférence de presse conjointe avec Ariel Sharon vendredi, le secrétaire d'Etat étasunien Colin Powell a évidemment désigné le Hamas comme seul responsable des violences survenues après le pseudo-sommet d'Aqaba, et sommé le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, de «mettre fin au terrorisme pour toujours». «Le Hamas a été l'ennemi de la paix, notamment lors des deux dernières semaines», a déclaré sans sourciller le chef de la diplomatie étasunienne.
Vérification faite, durant les deux semaines évoquées par Powell,
c'est à dire du vendredi 2 au vendredi 20,
le décompte des morts était le suivant:
27 Israéliens tués
49 Palestiniens tués
No comment.
Le bilan 2003 des victimes se décline comme suit:
Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
95 Palestiniens tués, dont 26 enfants
selon un rapport du ministère palestinien de la santé
23 Israéliens tués
Avril
66 Palestiniens tués
10 Israéliens tués
Mai
61 Palestiniens tués
14 Israéliens tués
Juin (jusqu'au 20)
54 Palestiniens tués
27 Israéliens
Sources: Bilan palestinien (>>2 ///  Bilan israélien,
avec les agences

- «Israël boycotte les droits de l'homme, boycottons Israël» 17/06/2003 Face à l'inertie des gouvernements occidentaux qui refusent de faire clairement pression sur l'Etat hébreu pour qu'il mette fin à 35 ans d'occupation des terres palestiniennes et de terrorisme d'Etat, l'arme citoyenne par excellence reste le boycott. Sous le mot d'ordre «Israël boycotte les droits de l'homme, boycottons Israël», une trentaine d'associations pro-palestiniennes et de gauche ont lancé hier en Suisse une campagne de boycott des produits israélien. «Cette action non violente durera tant que plusieurs conditions ne seront pas remplies: la création d'un Etat palestinien indépendant, le retrait de l'armée israélienne de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, ainsi que le démantèlement des colonies», a déclaré Mohammed Fayssal, représentant de l'association des Palestiniens de Suisse. «Depuis l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud, Israël est probablement l'unique Etat au monde où la discrimination et l'inégalité entre les habitants sont élevées au niveau d'une politique d'Etat, note Urs Diethelm, membre de l'Association Suisse-Palestine. La construction du grand mur est totalement illégale. On chasse des gens, on les prive d'eau et on entrave leur liberté de mouvement.» Et le journaliste israélien Shraga Elam de conclure: «De victime, Israël est devenu bourreau

- Annan demande le déploiement d'une force internationale d'interposition. Niet US 15/06/2003 Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a appelé au déploiement d'une force internationale de maintien de la paix pour mettre un terme aux violences israélo-palestiniennes, dans une interview publiée vendredi par un journal israélien. Evidemment, les Etats-Unis, par la voix de Colin Powell, ont immédiatement exclu cette possibilité, préférant réaffirmer leur appui à Sharon dans sa guerre contre le Hamas. Au lendemain de l'attentat qui avait fait 17 morts en Israël mercredi, Washington avait en effet désigné le Hamas et les autres groupes radicaux palestiniens comme étant les principaux responsables de la flambée de violence au Proche-Orient, alors même que chacun a pu constater que c'est bien le général Sharon qui, en ordonnant deux raids meurtriers contre des hauts responsables du Hamas mardi, a sciemment déclenché le bain de sang (depuis le Sommet d'Aqaba, 66 personnes ont été tuées: 42 Palestiniens et 24 Israéliens).
Dimanche, Doobleyou a encore enfoncé le clou en demandant à la communauté internationale de «combattre avec fermeté» le Hamas et les autres groupes radicaux palestiniens qui soutiennent la violence anti-israélienne. La finalité de cette logique scandaleuse étant, on le devine, de déclarer «terroriste» toute forme de résistance palestinienne à l'occupation israélienne.
Evidemment, Doobleyou n'a pas demandé aux Israéliens de respecter au moins l'une des 32 résolutions votées par le Conseil de Sécurité, et encore moins de cesser un terrorisme d'Etat qui a aveuglément massacré plus de 80% de civils parmi les quelque 2500 Palestiniens tués (>>1 /// >>2 /// >>3 ) depuis le début d'une deuxième Intifada aussi légitime que la première.

- La guerre à outrance est relancée.
Tsahal envisage l'invasion de la bande de Gaza
12/06/2003 La radio israélienne a annoncé hier jeudi que l'armée israélienne avait reçu l'ordre «d'écraser totalement» le Hamas en le combattant par «tous les moyens». L'Etat major israélien envisagerait même une invasion pure et simple de la bande de Gaza, dont on imagine facilement à quel monstrueux carnage elle aboutirait dans cette zone la plus peuplée du monde. Un détail qui ne devrait toutefois pas freiner le «Boucher de Beyrouth» (crimes_sharon.htm) Ariel Sharon. De son côté, le Hamas a ordonné à «toutes ses cellules militaires d'entrer immédiatement en action et d'agir comme un séisme pour faire sauter l'entité sioniste et la réduire en pièces».
A l'heure où les agences de presse n'explique déjà plus cette escalade que par l'horrible attentat du Hamas qui, mercredi, a tué 16 Israéliens, rappelons tout de même que la veille mardi, Israël a sciemment déclencher une série d'attaques dont la violence et la nature (le premier visait l'un des principaux chefs du Hamas et neuf Palestiniens ont été tués, dont une fillette de 8 ans), ne pouvait que déclencher une riposte d'envergure. Et bien naïf qui soutiendrait que Sharon ne savait pas très exactement ce qu'il faisait, cherchant à l'évidence un nouveau prétexte pour relancer sa guerre à outrance dans les territoires. Et, de fait, depuis l'attentat du Hamas, pas moins de trois raids d'hélicoptères se sont succédés sur Gaza, faisant respectivement neuf et deux morts mercredi. Jeudi, le dernier raid israélien a fait sept morts: Yasser Taha, un chef militaire du Hamas, son épouse et sa fillette de trois ans, ainsi que quatre autre Palestiniens. Cinq blessés étaient dans un état grave.
Evidemment, la Maison-Blanche a attribué jeudi soir au Hamas la responsabilité de la nouvelle flambée de violence et estimé que le plus important était la défaite de ce mouvement radical palestinien.
Rappelons que l'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans si l'on se base sur la première résolution 242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit. 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés, déportés ou tirés comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 34 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir autre-chose que des blâmes.
Exposition sur la Palestine censurée à Lille L'exposition «Palestine, d'un monde à l'autre» prévue dans le Grand Hall de l'Hôtel de Ville de Lille, dans le cadre du festival des Transphotographiques 2003, a été retirée le jour-même de son accrochage, le 12 mai dernier (>>voir les images interdites et leurs légendes censurées)

- Terreur contre terreur 11/06/2003 Au lendemain de deux attaques israéliennes visant des chefs du Hamas, et qui n'ont fait que des victimes civiles (6 morts et des dizaines de blessés, sans compter d'autres incidents qui ont coûté la vie à au moins cinq autres Palestiniens ce même mardi), un attentat suicide a fait 16 morts à Jérusalem-Ouest. Une heure après, Tsahal en a lancé une attaque qui a fait sept morts en plein centre de Gaza, visant officiellement Massoud Titi, un chef des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas.
Le bilan 2003
des victimes du conflit israélo-palestinien se décline comme suit:

Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
95 Palestiniens tués, dont 26 enfants
selon un rapport du ministère palestinien de la santé
23 Israéliens tués
Avril
66 Palestiniens tués
10 Israéliens tués
Mai
61 Palestiniens tués
14 Israéliens tués
Juin (jusqu'à mercredi)
34 Palestiniens tués (dont 11 entre lundi et mardi et 7 mercredi)
22 Israéliens (dont 16 lors de l'attentat de mercredi)
Sources: Bilan palestinien (>>2 ///  Bilan israélien,
avec les agences

- Attentats israéliens contre la paix 10/06/2003 La machine est bien rôdée. Suivant un scénario désormais connu, Sharon a ordonné hier l'assassinat d'un haut responsable du Hamas, Abdelaziz al-Rantissi, au moment précis où ce mouvement était sur le point d'accepter une trêve. L'attentat israélien a fait trois morts et une trentaine de blessés parmi les civils. Attendu mercredi, le général Souleimane, chef des renseignements égyptiens, devait en effet annoncer «un accord sur une trêve consenti par les dirigeants du Hamas et stipulant un cessez-le-feu global en Israël et dans les territoires occupés pour une période d'un an, selon les déclarations du politologue Hani al-Masri, responsable au ministère de l'Information. Il était question, avant la tentative d'assassinat de Rantissi, d'annoncer cet accord dans les prochains jours, mais la tentative d'assassinat israélienne a ramené tout le monde à la case départ et fait voler en éclat les possibilités de succès.»
Rappelons que le 23 juillet 2002, Sharon avait appliqué la même recette en ordonnant le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 9 enfants, un carnage qui survenait au lendemain des déclarations du chef spirituel du Hamas, le cheik Yassine, qui proposait pour la première fois la fin des attentats suicide en échange du retrait de Tsahal des villes de Cisjordanie. A l'époque, un diplomate à Bruxelles, cité par l'AFP mais qui avait requis l'anonymat, avait affirmé que les Européens avaient même des «indications précises» selon lesquelles plusieurs mouvements palestiniens, dont les brigades d'Al-Aqsa et «probablement le Hamas», étaient sur le point de s'associer à un «arrêt unilatéral de tous les actes de violence contre des civils israéliens».
Deuxième raid meurtrier Trois Palestiniens ont été tués et 17 autres ont été blessés, mardi en fin d'après-midi, lors d'un autre raid d'hélicoptères israéliens qui visait une voiture près de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza. Les trois Palestiniens tués se trouvaient dans une maison proche touchée par le premier missile, qui a raté le véhicule. Ils appartenaient tous à une même famille et ont été identifiés comme étant Hamouda, Mohammad et Mariam Abed Rabbo, âgés respectivement de 19, 22 et 16 ans.
Eclairage Les attentats israéliens d'hier s'inscrivent en fait dans la stratégie suivie par les gouvernements successifs de l'Etat hébreu qui se sont toujours servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée sans avoir la moindre volonté d'aboutir à une paix juste avec les Palestiniens, dont Israël occupe aujourd'hui les 4/5e de la patrie historique. Pour Sharon, les attentats du Hamas servent de justification à une politique du pire qui, depuis deux ans, lui aura permis de réoccuper militairement les territoires et d'en encourager la colonisation au pas de charge. A terme, l'on peut raisonnablement imaginer qu'un méga-attentat du Hamas lui permettra aussi de quitter définitivement la table des négociations après avoir engrangé les bénéfices d'un processus ayant notamment imposé aux Palestiniens de désarmer.
Hier soir, les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire du Hamas, a promis dans un communiqué «une réaction très dure de l'amplitude d'un tremblement de terre» pour Israël.
Objectif atteint pour Sharon?
Sabra et Chatila: la belgique accepte une plainte contre un général israélien La justice belge a jugé recevable mardi une plainte pour crimes contre l'humanité visant le général israélien Amos Yaron pour son rôle présumé dans les massacres de  Sabra et Chatila (Liban) en 1982, au risque d'engendrer une nouvelle crise diplomatique entre la Belgique et Israël. Amos Yaron avait été mis en cause aux côtés de l'actuel premier ministre israélien Ariel Sharon dans une plainte déposée en juin 2001 par 23 rescapés de ces tueries, qui avaient fait un millier de morts selon le Comité international de la Croix-Rouge. Le général Yaron était responsable du secteur de Beyrouth à l'époque des faits, alors que M. Sharon était ministre de la Défense. Il est actuellement directeur général du ministère israélien de la Défense.

- Les USA si prompts à remettre en cause la création d'un Etat palestinien 09/06/2003 Quatre soldats israéliens ont été tués et quatre autre blessés dimanche dans une attaque palestinienne au nord de la bande de Gaza, quatre jours après le sommet d'Aqaba (Jordanie) lors duquel le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, avait appelé à la fin de l'Intifada armée. Un cinquième militaire israélien a été abattu dimanche après-midi à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les cinq Palestiniens auteurs des attaques ont été abattus par l'armée israélienne. Parlant de terrorisme alors que les attaques palestiniennes n'ont visé que des forces armées d'occupation, la Maison-Blanche a immédiatement souligné que ces attaques représentaient «une menace à la création d'un Etat palestinien». Ariel Sharon en a aussi profité pour demander lundi que l'Union européenne (UE) exerce des pressions «claires» afin que cessent les «attentats palestiniens». En clair, en vertu de la vague promesse d'un Etat-croupion, les duettistes israélo-étasuniens exigent des Palestiniens qu'ils renoncent à exercer un droit pourtant reconnu depuis l'aube des temps à toute population envahie: celui de la résistance et du combat contre l'occupant.
Rappelons en effet que l'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés, déportés ou tirés comme à la foire. Le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 34 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, sans encourir autre-chose que des blâmes.
Le récit d'une habitante de Gaza, témoin du terrorisme d'Etat israélien Extrait: «Les soldats sont venus, ont intimé l'ordre de sortir immédiatement sans rien prendre, ni l'argent, ni le lait pour les enfants, ni les papiers importants, ni les couvertures, ni... Tout cela dans la nuit. Tous sont sortis sans résistance pour assister de loin à l'anéantissement de leur bien. Ailleurs, les soldats s'en sont pris à un père de famille, sa gamine de 5 ans tout au plus s'est mise à pleurer et a couru vers son père. Le soldat a mis son arme sur sa tempe et lui a ordonné de lever les mains >>Texte intégral
Démantèlement des colonies sauvages: une opération de prestidigitation médiatique de plus? Des soldats israéliens ont commencé à démanteler lundi des colonies sauvages en Cisjordanie, conformément aux exigences du plan de paix proposé par le Quartette. Là où le bât blesse, c'est que l'avant-poste sud de Neve Erez qui a été démantelé, près de Ramallah, était composé de... deux caravanes vides. Les soldats ont ensuite démonté le château d'eau d'Armona, la seule structure qui se trouvait près de cet avant-poste. En fait, l'armée israélienne a dressé une liste de 14 colonies sauvages qui doivent être démantelées ces prochains jours, mais qui sont pour la plupart totalement inoccupées. En revanche, les 150 colonies établies dans les territoires depuis 1967, en violation du droit international, et où vivent pas moins de 226'000 colons, ne sont pour l'heure en rien menacées.

- Akaba, première supercherie 04/06/2003 Dans ce énième «plan de paix», où l'on exige comme d'habitude d'abord des Palestiniens occupés depuis 35 ans de cesser toute violence, le général Sharon a réussi un autre tour de force en faisant croire que le démantèlement des colonies sauvages était une concession majeur d'Israël (rappelons que l'une des dernières colonies sauvages démantelées était, en fait, une caravane inhabitée), alors que le minimum auquel l'Etat hébreu devra se plier est ni plus ni moins que le démantèlement de toutes les colonies de Cisjordanie et de Gaza. Condition sine qua non à l'établissement d'un Etat palestinien viable, c'est à dire avec une certaine continuité territoriale.
Côté violences: le bilan 2003
des victimes du conflit israélo-palestinien se décline comme suit:

Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
95 Palestiniens tués, dont 26 enfants
selon un rapport du ministère palestinien de la santé
23 Israéliens tués
Avril
66 Palestiniens tués
10 Israéliens tués
Mai
61 Palestiniens tués
14 Israéliens tués
Sources: Bilan palestinien /// Bilan israélien

- Palme d'or de l'humour noir 3/06/2003 Alors que Bush joue les pacificateurs au Sommet de Charm el-Cheikh, l'Agence France Presse (AFP), prenant prétexte des concessions mineures évoquées par Israël, s'est fendue d'une bio-portrait du «Boucher de Beyrouth» portant le titre: «Ariel Sharon, un chef de guerre devenu «homme de paix»?» ça ne s'invente pas.

mai 2003

- Le cabinet Sharon accepte la «feuille de route».
Mais seulement si elle est amendée.
Donc le gouvernement Sharon la rejette
25/05/2003 Le gouvernement Sharon a approuvé dimanche la «feuille de route» du quartette par douze voix contre sept et quatre abstentions, mais en assortissant ce vote d'une série de réserves. Ariel Sharon a ainsi souligné que cette approbation dépendait des assurances américaines selon lesquelles les Etats-Unis «tiendraient compte pleinement et sérieusement» de 14 observations déjà émises précédemment sur ce document par Israël. Le général Sharon a aussi assuré, lors du conseil des ministres, que ces 14 réserves constituaient «une ligne infranchissable». Le cabinet a également voté une motion, adoptée, elle, à une écrasante majorité, rejetant par avance le «droit au retour» des millions de réfugiés palestiniens.
«L'approbation israélienne avec des réserves n'est pas suffisante, a affirmé Nabil Abou Roudeina, conseiller du président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Nous voulons qu'ils approuvent la feuille de route à la lettre, sans conditions, comme l'ont fait les Palestiniens.» Les Palestiniens n'accepteront aucune modification de la «feuille de route», avait affirmé de son côté le premier ministre palestinien, Abou Mazen, dans une interview diffusée hier par la télévision d'Etat égyptienne. Le document «doit être accepté tel quel (...). Aucune modification des articles ne sera acceptée par la partie palestinienne», avait déclaré M. Abbas.
Arrogance israélienne Accessoirement, signalons que le général Sharon a refusé de rencontrer le chef de la Diplomatie française, Dominique de Villepin, officiellement pour cause d'agenda, en fait parce-que le ministre avait rendez-vous le lendemain avec le président élu des Palestiniens, Yasser Arafat. Le gouvernement israélien vient en effet de passer la vitesse supérieure dans sa campagne de dénigrement du chef historique palestinien promettant il y a une semaine de boycotter ceux qui le rencontraient. Venant d'un gouvernement dirigé par le «Boucher de Beyrouth», surnom donné par les Libanais à Ariel Sharon (>>1 / >>2 / >>3 / >>4 / >>5) depuis les 15'000 morts de l'invasion du Pays des Cèdres, en 1982,  la sentence pourrait presque prêter à sourire. Presque.

- Du danger d'oser critiquer la politique du gouvernement israélien 20/05/2003 Est-il permis de critiquer Israël comme n'importe quel autre Etat? Directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), Pascal Boniface répond par la négative dans un livre... refusé par sept éditeur. Dans une interview accordée au quotidien suisse 24heures du 21 mai, il dénonce le terrorisme intellectuel dont il a été l'objet à cause de ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien..
Extrait:
- Vous critiquez le soucis d'équilibre de la France dans le conflit israélo-palestinien. Mais n'est-ce pas précisément vers l'équilibre qu'il faut tendre dans la région?
Pascal Boniface -
Bien sûr qu'il vaut mieux avoir une position équilibrée. Mais en l'occurence, mettre sur le même plan l'occupant et l'occupé n'est pas une position équilibrée. On ne raisonne pas ainsi dans d'autres conflits. Au Kosovo par exemple, personne n'a jamais dit qu'il fallait mettre les Serbes et les Kosovars sur pied d'égalité. A mes yeux, au Proche-Orient, depuis le début de la nouvelle Intifada, les torts reposent essentiellement sur Israël, du fait de l'occupation.
- Vous même, en raison de vos prises de position, vous avez été la cible des ultras pro-israéliens. A tel point que vous parlez de terrorisme intellectuel. N'y allez-vous pas un peu fort?
P. B. -
Non. C'est bien de cela dont j'ai été la victime. On a exercé des pressions pour m'intimider et me faire peur. Ce n'est pas pour rien que ce livre a été refusé par sept éditeurs. Pour m'être exprimé sur le conflit du Proche-Orient et sur les liens entre politique étrangère et politique nationale, j'ai failli perdre mon livre. On m'a menacé directement à plusieurs reprises. Certains contacts professionnels ont été coupés. Des pressions ont été faites sur de nombreux organismes publics pour qu'ils cessent toute collaboration avec l'IRIS. J'avais deux chroniques dans des journaux de province: elles ont été arrêtées.
Est-il permis de critiquer Israël?

de Pascal Boniface
(Editions Robert Laffont, Paris, mai 2003)

- Terreur contre terreur 19/05/2003 Une série d'attentats suicide, entre samedi et lundi, a fait au moins treize morts côté israélien, outre les cinq kamikazes palestiniens. De nombreux observateurs estiment que c'est une réponse des groupes radicaux palestiniens au fait que, depuis le 30 avril, date de la remise aux autorités israéliennes et palestiniennes de la fameuse «feuille de route» du quartette, le général et premier ministre Ariel Sharon répète à qui veut l'entendre qu'il rejette le gel des colonies, inscrit pourtant au point 2 de la phase 1 du document international. La «feuille de route» du quartette, devant aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005, n'a donc toujours pas été acceptée par le gouvernement Sharon qui voudrait y apporter pas moins d'une quinzaine de modifications, la rendant ainsi inopérante puisqu'à renégocier, d'où la colère des Palestiniens. 
Sauf que le Hamas, qui a revendiqué les opérations, affirment qu'il agit d'abord de venger l'un de ses chefs tué dans une récente opération de Tsahal, et qu'ensuite ses attentats s'inscrivent dans la lutte contre l'occupation. Précisons en effet que ces attentats sont survenus après que 40 Palestiniens eurent été tués en quinze jours d' opérations israéliennes d'envergure. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a d'ailleurs refusé lundi de condamner les attentats suicide palestiniens. Selon lui, ils sont des «actes normaux» face à l'occupation israélienne des territoires palestiniens.
Une occupation qui, il est vrai, dure depuis 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, déportés ou tirés comme à la foire. Le tout sous l'œil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 34 fois sont droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>> ). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté trente-deux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, sans encourir autre-chose que des blâmes.
D'où la colère des Palestiniens?
Le bilan 2003
des victimes du conflit israélo-palestinien se décline comme suit:

Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
95 Palestiniens tués, dont 26 enfants
selon un rapport du ministère palestinien de la santé
23 Israéliens tués
Avril
66 Palestiniens tués
10 Israéliens tués
Mai (jusqu'au 19)
44 Palestiniens tués
15 Israéliens tués
Sources: Bilan palestinien /// Bilan israélien

- 50 ans de Nakba journalistique au Proche-Orient.
A quand l'Intifada médiatique?
16/05/2003 Entrefilets ouvre dès aujourd'hui une tribune libre à Valérie Féron, journaliste et écrivain, auteur de Palestine, les déchirures.
Il y a quelques jours, alors que nous parlions de la création de cette rubrique, le thème de sa première contribution s'était imposé de lui-même. Les Palestiniens allaient en effet «célébrer» la «Nakba», le «désastre», nom par lequel ils désignent la création de l'Etat d'Israël, au terme d'une guerre qui avait vu des centaines de milliers d'entre-eux chassés de leurs terres. Avec 50 ans de Nakba journalistique au Proche-Orient. A quand l'Intifada médiatique, Valérie Féron nous parle des faits, et de ce que nous en avons fait, nous, journalistes. Et de ce que nous en ferons demain. Merci Valérie.

- «La Nakba continue» 15/05/2003 Cinq Palestiniens ont été tués jeudi au cours d'une incursion israélienne dans le nord de la Bande de Gaza, l'une des plus vastes opérations de Tsahal depuis plusieurs mois. Le raid israélien visait la ville palestinienne de Beit Hanoun, en représailles à des tirs de roquettes de Gaza sur Israël, selon Tsahal. Cinq maisons appartenant à des membres du Hamas ont été détruites et les troupes ont échangé des coups de feu avec tireurs palestiniens. Les médecins palestiniens affirment que les soldats ont empêché les secours d'évacuer les blessés et les morts pendant quatre heures. Un garçon de 12 ans, Mohammed Zaanin, qui a reçu une balle dans la tête, serait ainsi mort lors de son transfert à l'hôpital. Deux adolescents de 15 ans et 17 ans ont également été tués, ainsi que deux tireurs, et 17 Palestiniens ont été blessés. Pour Marouan Chabat, 55 ans, habitant de Beit Hanoun, c'est «Al Nakba», «la Catastrophe», qui continue. Sous ce nom, les Palestiniens commémoraient en effet hier la création de l'Etat d'Israël, le 15 mai 1948, qui s'était traduite, pour eux, par le déplacement d'environ 750'000 Palestiniens.

- Enfant de 12 ans abattu. Bouclier humain utilisé. Incident diplomatique 14/05/2003 Cinq Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens mercredi, dont un activiste armé et un adolescent de 12 ans. A Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, Diya Ghaouadrah, 12 ans, a été tué par une balle de mitrailleuse israélienne lors d'une opération de l'armée visant à arrêter des Palestiniens recherchés qui a fait aussi trois blessés et à la suite de laquelle trois activistes ont été arrêtés. Selon le témoignage d'un correspondant de l'AFP et d'une ressortissante britannique volontaire au sein d'une organisation humanitaire, les militaires se sont servis de femmes et d'enfants palestiniens comme boucliers humains lors de cette opération.
Un incident diplomatique s'est encore produit lorsque le général Sharon a refusé de rencontrer le chef de la diplomatie européenne, Javier Solana, en visite au Proche-Orient.

- NAKBA! 13/05/2003 Deux cents Palestiniens du camp de réfugiés de Dheishé ont participé mardi à une première manifestation en Cisjordanie pour commémorer la «Nakba», c'est-à-dire la catastrophe, le désastre qu'a représenté pour eux la création de l'Etat d'Israël il y a 55 ans. Les manifestants rassemblés dans le camp de Dheishé, près de Bethléem, ont réclamé le «droit au retour» des réfugiés dans leurs anciens foyers en Israël. Les Palestiniens commémorent la «Nakba» le 15 mai de chaque année, anniversaire de la fin du mandat britannique en Palestine, le 15 mai 1948, au lendemain de la proclamation de l'Indépendance israélienne. Quelque 760'000 Palestiniens ont pris la route de l'exode durant la première guerre israélo-arabe de 1948. Ils fuyaient les combats, l'avancée des forces juives ou bien ont été purement et simplement chassés de leurs villes et de leurs villages. Avec leurs descendants, ils sont aujourd'hui plus de 3,7 millions. Les Palestiniens, soutenus par le monde arabe, ont toujours exigé qu'Israël reconnaisse leur droit au retour conformément aux résolutions des Nations unies. Mais Israël s'y est toujours opposé, considérant qu'une telle reconnaissance ouvrirait la voie à un retour massif et menacerait son existence nationale en tant qu'Etat juif, les 5,4 millions de juifs pouvant se retrouver rapidement en minorité.
Rappelons qu'entre 1968 et 2003, Israël n'a pas respecté trente-deux résolutions du Conseil de sécurité.
Toujours au chapitre des résolutions de l'ONU, rappelons aussi que Washington a utilisé, entre 1972 et 2003, 34 fois sont droit de veto pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël.

- Sharon rejette encore la «feuille de route» 12/05/2003 La visite, ce week end au Proche-Orient, du secrétaire d'Etat étasunien, Colin Powell, loin de mettre sur les rails le plan de paix international en date, la fameuse «feuille de route» du quartette, s'est soldée par un cuisant échec, Ariel Sharon ayant gentiment expliqué à son interlolcuteur impuissant qu'il rejetait tout gel de la colonisation, c'est à dire qu'il refusait même d'appliquer le point 1 de la phase 1 du plan international... Le vieux général Sharon, criminel de guerre en exercice pour nombre d'observateurs  (>>1 / >>2 / >>3 / >>4 / >>5) , a même déclaré à Powell qu'il était «hors de question de demander au fleuron de notre jeunesse de cesser de construire des maisons dans les implantations». Notons au passage que Sharon considère donc que le fleuron de la jeunesse israélienne, ce sont les colons, point de vue qui augure mal de la suite du plan de paix.
Quelque 220'000 colons sont installés dans environ 160 colonies en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans compter les 12 quartiers de colonisation érigés dans la partie orientale de Jérusalem conquise et annexée par Israël depuis juin 1967 où vivent plus de 200'000 Israéliens.
Interrogé à la télévision israélienne sur la question de savoir si M. Sharon serait capable de démanteler des colonies, M. Powell a répondu: «Je ne veux pas spéculer sur ce que le premier ministre est capable de faire. C'est un homme très capable et il l'a démontré lors de ses nombreuses années passées en tant que dirigeant au service de son pays et de son peuple». Sûr qu'il fallait être un homme très capable pour conduire une invasion du Liban qui coûta la vie à 15'000 personnes en 1982, sûr qu'il fallait être un homme très capable pour confier à un tueur pathologique comme Hobeika la tâche de trouver des palestiniens armés dans les camps de Sabra et Chatila. Sûr qu'il fallait être un homme très capable pour...
Au final, le sort de cette «feuille de route», qui prévoit l'établissement par étapes d'un Etat palestinien indépendant d'ici à 2005, ne dépend donc que de la volonté de W. Bush de faire plier son ami Sharon (a man of peace, disait sans sourciller le Texan) lors de la énième visite du chef du Likoud à Washington, prévue cette semaine. Mais comme la campagne pour l'élection présidentielle de 2004 a déjà démarré...
Comme prévu, l'armée israélienne a réimposé lundi le bouclage total de la bande de Gaza, qu'elle avait levé la veille lors de la visite de Colin Powell, alors que trois Palestiniens ont été tués.
Terrorisme d'Etat dans les territoires.

- Bébé palestinien tué au jour anniversaire de la Nakba 06/05/2003 Un bébé palestinien d'un an a été tué mercredi par des tirs de soldats israéliens dans le sud de la bande de Gaza, selon des médecins. Le petit Alian Bashiti se trouvait chez lui dans le camp de réfugiés de Khan Younès lorsqu'il a été touché à la tête par une balle, ont précisé des médecins palestiniens. Selon des témoins, l'enfant a été tué après que l'armée israélienne eut ouvert le feu depuis les colonies juives voisines de Morag et Ganeï Tal. L'armée affirme que des Palestiniens ont tiré sur des soldats qui étaient postés à un poste militaire voisin, près de la colonie juive de Neve Dekalim, et que les soldats ont alors riposté. Deux activistes du Hamas ont en outre été abattus en ce jour où Israël fêtait le 55e anniversaire de sa création. Un anniversaire fêté par les Palestiniens comme la Nakba, le désastre, la catastrophe. Lorsque les Palestiniens évoquent la Nakba, il parle de l'expulsion de plus de la moitié du peuple palestinien de son territoire, qui est devenu l'État d'Israël, au cours de la guerre de 1948.
Par ailleurs, la campagne de démolition de l'armée israélienne a, en outre fait 12'737 sans-abri parmi les Palestiniens, depuis le début de l'intifada en septembre 2000, selon l'ONU. Une forte augmentation a été constatée depuis le début de l'année.

- Sharon confirme le rejet de la feuille de route telle que publiée 05/05/2003 Le Hamas et le Jihad peuvent se réjouir. Le général Sharon vient de leur offrir une nouvelle fois de solides arguments pour continuer leur lutte contre l'occupation. Moins d'une semaine après avoir reçu la fameuse «feuille de route» du Quartette, Sharon a annoncé hier mardi à la radio publique que les remarques d'Israël sur le document seraient examinées dans «quelques jours» à Washington. En clair, le gouvernement Israéliens maintient ses objections au document censé aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005, le rendant ainsi inopérant puisqu'à renégocier.
Le premier ministre israélien semble ainsi confirmer que, comme durant un processus d'Oslo qui lui aura servi à dégager une position palestinienne modérée, l'Etat hébreu n'a pas vraiment l'intention d'aboutir à une paix juste mais se sert, plutôt, des plans de paix successifs pour gagner du temps et spolier chaque jour un peu plus les Palestiniens de leur terre, pour en pousser chaque jour un plus grand nombre à l'exil par l'usage de ce qui est clairement du terrorisme d'Etat. Le tout bien sûr sous l'œil bienveillant du grand frère étasunien.
Bien sûr c'est aux Palestiniens à qui, depuis deux ans, l'on demande de cesser toutes violences, de faire des concessions alors que la colonisation continue, que des miradors encerclent la bande de Gaza, qu'un mur de la honte transforme peu à peu la Cisjordanie en prison, et que 80% de civils meurent dans les opérations de Tsahal.
Bien sûr, s'ils sont patients, les Palestiniens pourront établir leur État sur les trois quarts de la bande de Gaza et 40% de la Cisjordanie.
«Oh, le Quartet n'est rien! Il ne faut pas le prendre au sérieux! Il y a un autre plan qui va marcher», déclarait le 19 janvier dernier Ariel Sharon sur Newsweek...
Après avoir abattu un pacifiste britannique, Tsahal tire sur ses parents Des soldats israéliens ont délibérément ouvert le feu samedi sur un convoi de véhicules diplomatiques britanniques ayant à leur bord les parents du jeune pacifiste Tom Hurndall, en état de mort clinique après avoir lui-même été abattu par l'armée d'occupation dans la bande de Gaza, le mois dernier, rapportait hier le quotidien The Independent. Anthony et Jocelyn Hurndall voyagaient à bord de l'une des deux Range Rovers blindées de l'ambassade britannique en Israël, en direction de la ville de Rafah (bande de Gaza) lorsqu'à un check-point, des soldats israéliens ont fait feu. Les balles sont passées juste au dessus du véhicule. L'armée israélienne avait pourtant été avertie, à trois reprises, par les autorités diplomatiques britanniques, du déplacement, y compris quelques minutes seulement avant l'arrivée au check-point, poursuit le journal.

- Sharon fera tout pour torpiller la «feuille de route» du Quartette 04/05/2003 Mardi 29 avril, au moment où le Parlement ouvrait sa session pour voter la confiance au cabinet de Mahmoud Abbas, quatre Palestiniens avaient déjà été tués dans des incursions israéliennes. Le soir, un attentat suicide commis par un citoyen britannique faisait trois morts, outre son auteur, près de Tel-Aviv. Dès le lendemain mercredi, jour de la publication officielle de la «feuille de route» du Quartette (ONU-UE-Russie-USA), censée aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005, Tsahal déchaînait un véritable bain de sang dans les territoires, tuant cinq Palestiniens ce même mercredi, puis 15 autres jusqu'au jeudi soir, dont 12 dans une seule et monstrueuse opération à Gaza qui devait, aussi, coûter la vie à un enfant de deux ans, tué d'une balle dans la tête. L'opération israélienne à Gaza, «préparée bien avant la publication de la feuille de route» selon un porte-parole israélien, n'a en rien étonné les Palestiniens: «Le but de Sharon est d'empêcher l'application de la «feuille de route» et de faire porter aux Palestiniens le chapeau pour son échec, expliquait samedi dans le quotidien suisse 24heures le député Mustapha Barghouti. Il va tout faire pour cela. Il fait croire à l'extérieur qu'il accepte la «feuille de route», alors qu'en fait il n'en est rien, et pour une raison très simple: la «feuille de route» exige le gel de la colonisation. Sans pression américaine, il ne bougera pas. Ce jeu-là, nous l'avons déjà vu avec Oslo. L'approche est la même en pire: un accord intérimaire qui évite de mettre sur la table les principales questions: les réfugiés, Jérusalem, les frontières, la souveraineté. Et, à chaque étape, nous, Palestiniens, perdons un peu plus de notre terre
Gel de la... décolonisation Le ministre israélien de la Défense, le super-faucon Shaoul Mofaz, a décidé de suspendre le démantèlement d'une dizaine de points de colonisation sauvage, a annoncé dimanche la radio publique israélienne. Mofaz, qui avait prévu de démanteler une dizaine de points de colonisation, a toutefois décidé de les maintenir en place «en attendant que leur statut juridique soit clarifié», a indiqué la radio. Dans un acte essentiellement symbolique, l'armée israélienne avait démantelé il y a une semaine un point de colonisation sauvage près de Hébron (sud de la Cisjordanie). Il s'agissait... d'une caravane inhabitée.
Niet «libanais» à Powell Le président libanais fantoche et porte-parole de Damas, Emile Lahoud, a rejeté les demandes du secrétaire d'Etat étasunien Colin Powell en faveur de la fin de la présence du Hezbollah dans le sud du pays et du retrait des troupes syriennes au Liban, rapportait dimanche le quotidien indépendant An-Nahar. M. Lahoud a répondu à M. Powell, en visite à Beyrouth samedi, que le Hezbollah est «un parti politique légal», dont les combattants ont aidé à mettre fin à 18 ans d'occupation du Liban-Sud par Israël, rapporte An-Nahar. Il a affirmé à M. Powell que le Liban avait apprécié le rôle joué par le Hezbollah dans le retrait de l'armée israélienne de mai 2000.

 

avril 2003

- Exécutions et attentat pour une investiture.
Bain de sang pour une feuille de route.
22 Palestiniens et 3 Israéliens tués en 48 heures
30/04 et 1/05/2003 Quelques heures avant l'investiture du gouvernement d'Abou Mazen par le législatif palestinien, mardi, le gouvernement Sharon avait fait assassiner deux activistes palestiniens, à Gaza et Bethléem. Et quelques heures après cette investiture, les Brigades des Martyrs d'al-Aqsa et la branche armée du Hamas avait envoyé un kamikaze se faire sauter à Tel Aviv, à l'entrée d'un café proche de l'ambassade étasunienne, tuant trois personnes et faisant une cinquantaine de blessés.
Dès le lendemain mercredi, c'est un véritable bain de sang qui devait accompagné la publication, par le quartette (ONU-UE-Russie-USA), de la «feuille de route» censée aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005. Cinq Palestiniens ont ainsi été tués mercredi par des tirs israéliens dans les Territoires, dont une bergère de 55 ans, Sobhiya Abou Atweh, tuée de trois balles tirées par des militaires affectés à la surveillance de la colonie juive de Netzarim alors qu'elle faisait paître ses moutons sur sa terre.
Douze Palestiniens, dont un bébé de deux ans et un jeune garçon de 13 ans, ont ensuite été tués par les troupes israéliennes lors d'une incursion de grande envergure lancée dans la nuit de mercredi à jeudi dans la ville de Gaza. Quarante personnes ont également été blessées. «Israël a lancé ses chars dans la bande de Gaza en guise de réponse à la feuille de route», plan de paix international remis mercredi et prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici 2005, a déclaré le négociateur palestinien, M. Erakat. Il a demandé à la communauté internationale de «mettre un terme» à cette incursion, qualifiée d'«agression» et de «massacre». Jeudi soir, un autre Palestinien était tué par des tirs de soldats israéliens après avoir tenté, de sources israéliennes, de s'infiltrer dans la colonie de Hermesh, dans le nord de la Cisjordanie.
La «feuille de route»
La «feuille de route» du Quartette comporte trois étapes.
PHASE I
L'Autorité palestinienne doit:
- Faire «une déclaration sans équivoque réitérant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité et appeler à un cessez-le-feu immédiat et sans condition».
- «Entreprendre des efforts visibles sur le terrain pour arrêter, démanteler et restreindre les individus et groupes» qui organisent et commettent des violences contre les Israéliens.
- Démanteler «les capacités et infrastructures terroristes».
- Mettre fin à toute incitation contre Israël.
- Placer tous les services de sécurité sous le contrôle du ministre de l'Intérieur.
- Convoquer des élections libres, ouvertes et équitables.
Israël doit:
- Faire une «déclaration sans équivoque proclamant son engagement en faveur du principe de deux Etats dont un Etat palestinien indépendant, viable et souverain (et) appeler à une fin immédiate des violences contre les Palestiniens en tous lieux».
- Geler toutes les constructions dans les implantations juives.
- Démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001.
- Cesser les démolitions d'habitations de militants palestiniens.
- Se retirer progressivement des zones autonomes palestiniennes réoccupées lors du conflit.
PHASE II (dès la fin 2003)
- Prise par Israël de mesures pour «renforcer au maximum la continuité territoriale» pour les Palestiniens.
- Ratification de la Constitution palestinienne.
- Conférence internationale pour lancer le processus conduisant à l'instauration d'un Etat palestinien aux frontières provisoires.
- Promotion par le Quartet de la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien et de son statut de membre des Nations unies.
PHASE III (2004-2005)
- Une seconde conférence internationale doit finaliser une solution permanente pour un Etat palestinien en 2005, avec les questions des frontières, du statut de Jérusalem, des réfugiés et des implantations, et la paix entre Israël et les autres Etats arabes.

- Abou Mazen reçoit l'investiture. Tsahal assassine deux activistes 29/04/2003 Le gouvernement d'Abou Mazen a recueilli hier mardi la confiance du Conseil législatif palestinien qui a voté son investiture. C'est le jour qu'a choisi le gouvernement Sharon pour faire assassiner le commandant du FPLP-Commandement Général de Khan Younès (bande de Gaza), tué par un missile tiré d'un hélicoptère de combat, et le chef du Tanzim de la ville de Bethléem, tué par des soldats de Tsahal. Sans doute histoire de montrer la bonne volonté du Gouvernement Sharon pour les discussions de paix à venir. Reste que l'investiture d'Abou Mazen était le préalable exigé par Washington pour la publication de la «feuille de route» du Quartette (ONU-UE-Russie-USA), censé aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005. «Toutes les conditions sont désormais réunies pour la transmission aux parties de la feuille de route du Quartet» pour la paix au Proche-Orient, a ainsi déclaré mardi le ministère français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.
Les principaux portefeuilles du gouvernement palestinien ont été attribués comme suit:
- Premier ministre et ministre de l'Intérieur: Mahmoud Abbas (Abou Mazen)
- Affaires gouvernementales: Yasser Abed Rabbo
- Affaires étrangères: Nabil Chaath
- Ministre d'Etat pour les Affaires de sécurité: Mohammad Dahlane
- Négociations: Saëb Erakat
- Finances: Salam Fayad
- Economie et Commerce: Maher al-Masri

- Pression des lobbies juifs pour torpiller le Quartette 25/04/2003 Les discussions sur la formation du gouvernement du premier ministre palestinien, Abou Mazen, ayant abouties, le Quartette sur le Proche-Orient (USA-OMU-UE-Russie) est tenu de publier très vite, à en croire les promesses étasuniennes (...), la «feuille de route» préconisant la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005. Hier, on apprenait pourtant que le Congrès étasunien multipliait les pressions sur la Maison-blanche pour marginaliser le rôle de l'ONU, de la Russie et de l'UE au sein dudit Quartette. Une majorité de sénateurs et représentants font ainsi activement campagne pour réduire le droit de regard des trois partenaires de Washington, au sein de ce cartel de médiateurs, que le lobby juif étasunien juge trop acquis aux thèses palestiniennes. Il faut dire que du côté de Sharon, l'Etat palestinien envisagé n'est qu'un Etat-croupion dispersé sur 40% de la Cisjordanie et trois quarts de la bande de Gaza, ce qui n'est pas exactement la vision qu'en ont ni l'ONU ni l'UE ni la Russie. Et à un an et demi de l'élection présidentielle, difficile d'imaginer que W. Bush ignorera ces pressions.
Rappelons qu'à l'initiative du lobby pro-israélien AIPAC, 83 sénateurs sur 100, et une majorité de 278 membres de la Chambre des représentants, ont signé une pétition contestant toute pression sur le gouvernement israélien d'Ariel Sharon tant que l'administration palestinienne n'aura pas fait la preuve de sa détermination à éradiquer les mouvements qualifiés de terroristes. Les signataires estiment que les Etats-Unis ont atteint «un niveau de crédibilité et de confiance avec toutes les parties de la région dont aucun autre pays peut se targuer». Aussi devraient-ils dénier à leurs partenaires du Quartette tout «rôle significatif».
Terreur contre terreur
Un kamikaze a fait sauter jeudi matin la charge explosive qu'il portait à l'entrée de la gare ferroviaire de Kfar Saba, au nord de Tel Aviv. La déflagration lui a coûté la vie, tuant également un vigile et blessant une dizaine de passants, selon la police. En avril, 47 Palestiniens et 7 Israéliens ont été tués.
Le bilan 2003
des victimes du conflit israélo-palestinien se décline comme suit:
Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
95 Palestiniens tués
23 Israéliens tués
Avril
47 Palestiniens tués
7 Israéliens tués
Sources:
Bilan palestinien
Bilan israélien

- Arafat un genou à terre 24/04/2003 Soumis à d'intenses pressions internationales, Yasser Arafat a cédé aux demandes de son premier ministre, Mahmoud Abbas (Abou Mazen), sur la composition du gouvernement, ouvrant ainsi la voie à la publication de la fameuse «feuille de route» du quartette (USA-UE-ONU-Russie) prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005.
A seulement quelques heures de la fin du délai légal pour l'annonce de la création d'un cabinet, le chef historique des Palestiniens aura finalement accepté un compromis qui voit Abou Mazen prendre, en plus de ses fonctions de premier ministre, la direction du ministère de l'Intérieur, tout en nommant le colonel Mohammad Dahlane chef de la Sécurité, avec rang de ministre-délégué. Arafat refusait en effet de voir le colonel Dahlane piloter seul le ministère de l'Intérieur, lui à qui l'Occident et Israël prêtent la volonté de mettre au pas les groupes radicaux palestiniens. Le Hamas a d'ailleurs annoncé, par la voix d'un de ses chefs, Abdelaziz al-Rantissi, que si le gouvernement «faisait la guerre à ses combattants, alors le peuple lui réserverait un accueil défavorable».
Cela étant, le geste d'Arafat a le mérite d'ouvrir la voie à la publication de la fameuse «feuille de route» du Quartette, le président étasunien s'étant récemment engagé à la publier immédiatement après la formation d'un gouvernement par Abou Mazen. Reste à savoir si cette «feuille de route» aboutira à la création d'un Etat palestinien viable, c'est-à-dire réellement autonome et établi sur l'entier de la Cisjordanie et de la bande de Gaza (préalable indispensable à une paix juste dans la région), ou si, à l'inverse, cette «feuille de route» vise à la création d'un Etat-croupion éparpillé sur 40% de la Cisjordanie et les trois-quarts de la bande de Gaza, comme le propose Ariel Sharon et son équipe. Dans ce dernier cas de figure, nous aurons hélas à parler ici d'une troisième Intifada, alors tout aussi légitime que les premières.

- Le problème des armes de destruction massive israéliennes La résolution 687 du Conseil de sécurité, adoptée au lendemain de la guerre du Golfe, en avril 1991, stipulait que le désarmement de l'Irak était le premier pas vers la création d'un Moyen-Orient «sans armes nucléaires (...) chimiques ou biologiques». Une animation de MSNBC nous donne un aperçu de l'ampleur du travail concernant le désarmement d'Israël, principal détenteur d'armes de destruction massive dans la région du Proche et Moyen-Orient. Une évaluation du Bulletin of atomic scientists (>>document pdf), note que l'Etat hébreu disposerait ainsi de quelque 200 ogives nucléaires. Estimation pratiquement identique du FAS.

- Israël condamné pour le «massacre» des Palestiniens 15/04/2003 Israël a été condamné mardi par la Commission des droits de l'homme de l'ONU pour «les massacres perpétrés par ses autorités militaires d'occupation» et «la pratique de liquidation ou d''exécutions extrajudiciaires» à l'encontre du peuple palestinien. Cette résolution co-parrainée par des pays arabes et musulmans, ainsi que par la Chine et Cuba, a été votée par 33 voix favorables, 15 abstentions et 5 votes contre, dont les Etats-Unis (les quatre autres sont l'Australie, le Canada, l'Allemagne et le Pérou). Une autre résolution, présentée par l'Union européenne, appelant l'Etat hébreu à démanteler à terme ses colonies de peuplement et à arrêter la construction d'une barrière de sécurité dans les territoires palestiniens, a été massivement adoptée par 50 pour, 2 abstentions (Australie, Costa Rica) et une voix contre... les Etats-Unis. Israël a été condamnée une troisième fois pour son occupation du Golan syrien par 33 voix, 21 abstentions et une voix contre...les Etats-Unis.
8000 palestiniens détenus
Quelque 25'000 Palestiniens ont été arrêtés par Israël depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, et en tout Israël détient 8'000 personnes, a indiqué mardi un responsable palestinien. »Israël a arrêté environ 25'000 Palestiniens depuis le début de l'Intifada, et 8'000 sont toujours détenus dans onze prisons», a indiqué à l'AFP le député Kadoura Farès, secrétaire du comité du Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) en charge du dossier des prisonniers. Entre 1000 et 1500 purgent des peines d'emprisonnement depuis plus de 20 ans, le vétéran étant un Palestinien détenu depuis 27 ans, a-t-il précisé. Selon lui, 1800 Palestiniens sont des prisonniers administratifs, c'est-à-dire maintenus sans jugement pour des périodes de six mois renouvelables.
Paroles de religieux
Le patriarche latin Michel Sabbah, le plus haut représentant de l'Eglise catholique en Terre Sainte a enjoint mardi Israël d'accélérer la mise en place d'un plan de paix soutenu par Washington, qui prévoit la création d'un Etat palestinien indépendant. Le Palestinien Michel Sabbah a également affirmé que les Etats-Unis devaient rechercher la paix en Irak, sous peine de subir de nouveaux attentats terroristes et de susciter des réactions anti-occidentales.
Des rabbins radicaux de colonies juives de Cisjordanie et de la bande de Gaza ont appelé mardi les Israéliens à s'opposer à un retrait des territoires palestiniens occupés, suite aux déclarations du Premier ministre Ariel Sharon d'envisager l'abandon de certaine colonie (3 nommées sur des dizaines et des dizaines). «Nous réaffirmons l'interdiction de la Tora (ancien testament) de donner à l'ennemi toute portion du Pays d'Israël (Israël dans ses frontières bibliques)», a déclaré mardi, dans un communiqué, le comité des rabbins de Judée Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza.
Démission du gouvernement fantoche du Liban Le premier ministre libanais Rafic Hariri a présenté mardi sa démission, acceptée par le président Emile Lahoud qui lui a demandé d'expédier les affaires courantes, selon un communiqué de la présidence. Le président va entamer «à partir de demain (mercredi)» les consultations pour désigner le nouveau Premier ministre, selon le communiqué, qui ne précise pas les raisons de la décision inattendue de M. Hariri. Le communiqué a été publié à l'issue d'une réunion de dix minutes entre les deux hommes au palais présidentiel de Baabda, dans la banlieue est de Beyrouth. Interrogé par la presse sur le point de savoir s'il allait former lui-même le prochain gouvernement, M. Hariri a indiqué que les consultations décidaient du futur chef du gouvernement. Selon des sources gouvernementales, M. Hariri devrait être reconduit dans son poste. Le gouvernement démissionnaire, formé en octobre 2000, compte 30 ministres.
Rappelons que depuis le triste jour du 13 octobre 1990, date de l'invasion du Liban par les troupes syriennes grâce au feu vert étasunien, les gouvernements fantoche successifs qui ont dirigé le Pays des Cèdres étaient aux ordres de Damas. Dans la ligne de mire de Washington, la Syrie tente peut-être d'amadouer les Etats-Unis par un signal qui pourrait suggérer qu'elle est prête à se retirer du Liban... A suivre.

- Campagne de pub pour les colonies 10/04/2003 Les colons israéliens de Cisjordanie s'apprêtent à lancer une campagne auprès des Israéliens pour les encourager à s'installer dans les colonies, avec le concours de jeunes femmes colons mobilisées pour les aguicher dans une opération publicitaire, la première du genre. Cette campagne peu commune pour une population essentiellement formée de juifs religieux et nationalistes va être lancée début mai au moyen d'affiches sur lesquelles on pourra voir «les jolies femmes vivant dans des localités juives de Judée-Samarie et de la bande de Gaza» a indiquéYeoshoua Mor Yossef, le porte-parole des colons. Yamit Har Noy, miss Israël 2002, qui vit dans la colonie d'Oranit près de la ville palestinienne de Kalkiliya, et Shirli Bouganim, un célèbre mannequin originaire de Alfei Menashé, dans le même secteur, ont d'ores et déjà été approchées pour cette campagne, a-t-il indiqué. Les derniers chiffres officiels datant de janvier 2003 font état de 226.000 colons vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

- Tsahal met les bouchées doubles: 10 morts en 24 heures 09/04/2003 Dix Palestiniens ont été tués en 24h par l'armée israélienne, dont sept dans un raid aérien sur Gaza. Trois Palestiniens, dont un adolescent, ont été tués mercredi lors d'une incursion de l'armée israélienne à Beit Hanoun, dans la bande de Gaza. Treize personnes ont été blessées lors de cette opération, a-t-on appris de source palestinienne. Mardi soir, des hélicoptères Apache ont tiré un missile puis deux roquettes dans un quartier résidentiel de Gaza, sur la voiture dans laquelle circulait un responsable du Hamas, le tuant ainsi que deux autres passagers, également membres du Hamas. Quatre autres personnes qui se trouvaient dans la rue, deux adolescents et deux enfants, ont aussi été tués dans ce raid, qui a également fait 47 blessés. Une explosion a par ailleurs secoué mercredi une école palestinienne située près de Jénine (nord de la Cisjordanie). Un élève aurait trouvé une grenade et joué avec elle lorsque la déflagration a eu lieu dans une des classes. Quelque 29 personnes ont été blessées. Un groupe juif d'extrême-droite a revendiqué cette action. «Nous avons frappé l'école en réaction à la mort d'enfants juifs dans les attaques terroristes» palestiniennes, a déclaré un interlocuteur anonyme au nom du groupe «Les vengeurs des bébés».
Rappelons que 100 Palestiniens, dont 26 enfants selon un rapport du ministère palestinien de la santé, ont été tués durant le mois de mars.

- Israël se prépare à rejeter le plan de paix du Quartette 06/04/2003 Israël a énuméré quinze «remarques» sur la «feuille de route», un plan de paix mis au point par le quartette sur le Proche-Orient (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie). Ces objections seront soumises aux Etats-Unis lors d'une visite prévue dans la semaine à Washington. «Si nous arrivons à la conclusion qu'un rejet des changements (proposés) porte atteinte à la sécurité d'Israël, nous ne l'accepterons pas», a prévenu samedi le chef de cabinet du Premier ministre Ariel Sharon, Dov Weisglass. Les Palestiniens ont accusé le général Ariel Sharon de vouloir tout bonnement «détruire la feuille de route». Les membres du Quartette auraient informé jeudi l'Autorité palestinienne que la version de ce plan «n'est plus modifiable». Sur le terrain, des militaires ont pénétré dimanche dans un village du centre de la bande de Gaza, à Msaddar. Un activiste du Hamas, âgé de 26 ans, a été atteint de plusieurs balles à la poitrine. Un adolescent de 14 ans a aussi été abattu.

- La boucherie redouble dans les territoires: 100 morts en un mois 04/04/2003 Plus de 100 Palestiniens, dont 26 enfants, ont été tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza en mars par l'armée israélienne, a affirmé le ministère palestinien de la Santé dans un rapport publié mercredi. Le président égyptien Hosni Moubarak et le roi de Jordanie Abdallah II ont accusé jeudi Israël d'»exploiter» la guerre en Irak pour accroître les violences contre les Palestiniens, a rapporté l'agence officielle égyptienne Mena. Les deux dirigeants ont souligné au cours d'un entretien téléphonique «la nécessité de faire des efforts communs afin de faire cesser l'exploitation par Israël de la guerre (en Irak) pour engendrer plus de violence et de terreur contre le peuple palestinien», selon l'agence. Ils se sont également entretenus de la situation en Irak, a ajouté Mena.
Colonisation de Jérusalem-Est au pas de charge
Plusieurs familles juives ont commencé cette semaine à s'installer dans les 35 appartements d'un nouveau quartier de colonisation juive au coeur du quartier palestinien de Ras el-Amoud, à Jérusalem-est, alors que 16 autres appartements sont en cours de construction. Les travaux sont financés par un millionnaire juif américain, Irving Moskowitz, un bailleur de fond des groupes ultra nationalistes juifs. Le projet porte sur la construction de 133 logements sur un terrain de 1,5 hectare acquis par M. Moskowitz. L'objectif proclamé des promoteurs est de couper totalement la Cisjordanie du quartier de Ras el-Amoud (30'000 habitants) pour empêcher toute continuité territoriale palestinienne avec la partie orientale de Jérusalem, occupée et annexée par Israël depuis juin 1967, et dont les Palestiniens voudraient faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

 

mars 2003

- Straw dérape et dit... la vérité 30/03/2003  Soucieux d'amadouer la colère arabe, les partenaires de l'agression contre l'Irak multiplient les opérations de prestidigitations médiatiques, allant même parfois jusqu'à dire... la vérité. Ainsi, mardi dernier sur la BBC, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a déclaré regretter que les occidentaux ne fassent pas preuve contre Israël de la même fermeté que vis-à-vis de l'Irak. «Il existe des préoccupations vis-à-vis du double langage des pays occidentaux -- d'un côté disant que les résolutions de l'ONU doivent être appliquées en Irak, et de l'autre concernant l'application des résolutions sur Israël et la Palestine», a-t-il admis. Au surlendemain de cette déclaration, le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Tel-Aviv pour dénoncer les propos du chef de la diplomatie britannique

- Tsahal abat deux enfants en deux jours  25/03/2003 Un Palestinien de 12 ans a été tué mardi par des tirs de soldats israéliens à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, lors d'affrontements entre des soldats israéliens et de jeunes lanceurs de pierres palestiniens, ont indiqué des responsables hospitaliers. Haqam Nassar a été touché à l'estomac par une balle. Un autre Palestinien de 15 ans a reçu une balle dans la jambe. Lundi déjà, un Palestinien de 13 ans avait été tué dans des circonstances analogues à Jénine.

- 10 milliards de plus pour la guerre 19/03/2003 Les États-Unis ont promis de fournir à Israël une aide globale de 10 milliards de dollars, dont neuf milliards en garanties d'emprunt et un milliard d'assistance militaire, a annoncé jeudi la télévision publique israélienne. Mme Condoleezza Rice, conseillère du président George W. Bush pour les questions de sécurité, a informé le ministre des Finances israélien Benjamin Netanyahou de l'octroi de cette aide, selon la même source. Israël avait demandé aux États-Unis une aide globale de 12 milliards USD, dont 8 milliards en garanties d'emprunt et 4 milliards d'assistance militaire, afin de faire face à la pire crise économique de son histoire. Israël reçoit déjà 3 milliards de dollars par an d'aide américaine, dont 2,1 milliards d'assistance militaire.

- La Palestine aura un premier ministre 18/03/2003 Le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a signé hier le texte législatif créant un poste de premier ministre quelques heures après son adoption par le Conseil législatif palestinien. Yasser Arafat devrait proposer le poste au numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Mahmoud Abbas (Abou Mazen). «La loi est signée, ratifiée et sera publiée, a souligné le ministre Saeb Erekat. Cela signifie que le gouvernement actuel est désormais un gouvernement intérimaire» et que la composition du nouveau cabinet devra être «présentée dans un délai de trois semaines».

- Le massacre des Palestiniens continue 17/03/2003 Dix Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués lors d'opérations menées lundi par l'armée israélienne dans la bande de Gaza. Ces incursions s'inscrivent dans la traque que mène Israël contre les mouvements intégristes. Le raid le plus meurtrier a eu lieu dans le camp de Nousseirat, où six Palestiniens, dont une petite fille de trois ans, ont péri. L'autre incursion a eu lieu dans les environs de Beït Lehiya, dans le nord de la bande de Gaza. Les militaires israéliens y ont abattu deux membres de la police maritime palestinienne. «Tsahal perd son sens des valeurs et se transforme en machine de destruction, dans sa lutte contre le terrorisme», a ainsi affirmé un éditorial du quotidien Ha'aretz.

- Pacifiste américaine tuée par l'armée à Gaza 16/03/2003 Une militante pacifiste américaine est morte écrasée dimanche par un bulldozer des forces d'occupation israéliennes, à Rafah, au sud de Gaza, alors qu'elle tentait avec d'autres militants de s'opposer à la destruction de maisons palestiniennes, selon des responsables et des témoins américains et palestiniens. Rachel Corrie, 23 ans, originaire de Washington, est morte écrasée par un bulldozer, ont affirmé le Dr Ali Moussa, responsable de l'hôpital de Rafah, et un militant pacifiste américain témoin de l'incident. Un palestinien a par ailleurs été tué dimanche par des tirs israéliens à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, apprend-on de sources sécuritaires et hospitalières palestiniennes. Mohammed Abdel Hadi, 18 ans, a été atteint mortellement à la poitrine par des tirs de l'armée israélienne provenant d'une colonie juive, qui ont également blessé trois autres Palestiniens.
Après le massacre des Palestiniens, Sharon se prépare-t-il à tourner ses canons contre les Arabes israéliens?
Le général Sharon a émis dimanche des craintes sur l'implication grandissante d'Arabes israéliens dans le «terrorisme», dans une déclaration à la radio publique israélienne. En visite le long d'une portion du mur de la honte devant être érigé sur la ligne de démarcation entre la Cisjordanie et Israël, Sharon a estimé que l'édification de cette clôture, en rendant difficile le passage des «terroristes» palestiniens vers le territoire israélien, risquerait de susciter une intensification de l'implication des Arabes israéliens dans le «terrorisme». «Je ne serai pas étonné si, par la suite, des armes et des explosifs étaient préparés en territoire israélien (par des Arabes israéliens) afin que des terroristes qui passeront (la clôture de sécurité) puissent s'en équiper, a déclaré Sharon à la radio. Il existe une implication, certes d'une très petite minorité d'Arabes israéliens qui collaborent avec les terroristes, mais cette minorité va en grandissant et il y a une implication iranienne très sérieuse dans cette affaire.»
La paix selon Israël: pas de Palestine indépendante et développement «naturel» des colonies
Israël a répondu au discours prononcé par le cowboy de la Maison-Blanche qui a cru pouvoir, vendredi, endormir un peu plus la communauté internationale, notamment arabe, en annonçant la publication de la fameuse  «feuille de route» du quartette (USA, Russie, UE, ONU). Un plan qui viserait à créer un Etat palestinien d'ici 2005. Le quotidien Ha'aretz, citant des sources officielles israéliennes, a indiqué que l'Etat hébreu contestait les termes «Etat palestinien indépendant» figurant sur la «feuille de route». Israël souhaite que ce document parle uniquement de «certains attributs de souveraineté». Israël entend aussi négocier directement avec les Palestiniens la création de leur Etat, et non dans le cadre des arrangements du plan du quartette. Toujours selon le quotidien, Israël est prêt à un gel de la colonisation juive dans les territoires palestiniens «à la suite d'un calme total et prolongé» mais, pour les autorités, le développement naturel des implantations doit continuer...

- Histoire de masques à gaz 13/03/2003 Les médias israéliens ont révélé mercredi que des milliers de masques à gaz vendus par l'armée aux travailleurs immigrés étaient périmés et avaient été déclarés hors d'usage pour la population israélienne. Pour s'équiper de ces masques, les quelques 300'000 immigrés légaux et illégaux vivant en Israël doivent pourtant verser 200 shekels (40 dollars). En prévision d'une éventuelle attaque irakienne en cas de frappe américaine en Irak, les autorités ont distribué gratuitement des masques à gaz à la population israélienne et aux habitants palestiniens de Jérusalem-est annexée par Israël depuis juin 1967, ayant une carte de résidence israélienne. En revanche, les autorités ont décidé de ne pas distribuer de masques aux Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Cinq Palestiniens tués Cinq Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens, jeudi soir, lors de violents affrontements à Tammoun, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon des sources sécuritaires palestiniennes et de l'armée israélienne.

- Arafat désigne un modéré comme premier ministre 7/03/2003 Mahmoud Abbas (Abou Mazen) sera le premier à occuper le poste de premier ministre palestinien. Arafat a proposé ce poste à Abou Mazen lors d'une réunion jeudi. Ce dernier a toutefois déclaré qu'il ne prendrait sa décision que lorsqu'il connaîtrait exactement la teneur de sa mission et le pouvoir qui lui sera accordé. Mahmoud Abbas, plus connu sous son nom de guerre Abou Mazen, est l'un des co-fondateurs avec Arafat du Fatah dans les années 1960. Il a été l'un des artisans et signataires des accords de paix d'Oslo en 1993.
Neuf morts
Israël a accentué vendredi sa pression sur les Palestiniens en réoccupant des zones de la bande de Gaza et en arrêtant deux responsables de groupes intégristes. Trois Palestiniens ont été tués à Gaza par des soldats israéliens après qu'ils eurent tiré sur un convoi de colons juifs, selon l'armée. L'attaque a été revendiquée par le Jihad islamique. Deux Israéliens ont été tués dans l'attaque de la colonie de Kiryat Arba. Les deux assaillants palestiniens ont été abattus, selon la télévision publique israélienne. Deux Palestiniens armés ont aussi été tués dans l'attaque d'une seconde colonie juive dans le secteur de Hébron.

- Terreur contre terreur 6/03/2003 Alors qu'aucun attentat suicide n'a frappé Israël depuis deux mois, les soldats de Tsahal n'en ont pas moins tués quelque 145 Palestiniens durant ce même laps de temps, dont plus de 60 ces 15 derniers jours. C'est dans ce contexte qu'un attentat meurtrier a frappé mercredi la ville de Haïfa. L'attentat-suicide qui a fait quinze morts et 40 blessés, s'est produit à bord d'un bus, à moins de 25 mètres du domicile du chef de l'opposition travailliste, Amram Mitzna. L'attentat n'avait, hier, pas encore été revendiqué. Le dernier attentat palestinien en Israël avait eu lieu le 5 janvier à Tel-Aviv. Il avait fait 23 morts, en plus des deux kamikazes qui l'avaient perpétré.
Un obus sur la foule En riposte à l'attentat, une quarantaine de chars et véhicules blindés ont pénétré peu après minuit dans le camp de réfugiés de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, appuyés par des hélicoptères d'assaut. Les soldats, dont deux ont été blessés selon l'armée, ont fait face à une vive résistance lors de cette opération qui a duré sept heures. Trois Palestiniens ont été tués lors de ces accrochages, alors que huit autres ont été tués et 140 blessés pendant le retrait de l'armée. Selon des sources sécuritaires et médicales palestiniennes, deux chars voulant se dégager ont ainsi tiré des obus à fléchettes qui ont explosé au milieu d'un attroupement à l'entrée de la ville voisine de Jabaliya, tuant les huit personnes sur le coup. Parmi les Palestiniens blessés, deux sont des journalistes palestiniens employés par l'agence de presse Reuters. Une cinquantaine ont été grièvement atteints.
Le bilan 2003 des victimes du conflit israélo-palestinien se décline comme suit:
Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
31 Palestiniens tués
15 Israéliens tués
Abou Mazen premier ministre palestinien? Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a proposé jeudi au Comité exécutif de l'OLP de nommer Mahmoud Abbas (alias Abou Mazen) au poste de Premier ministre, a indiqué à l'AFP un haut responsable palestinien.

- Enfant et femme enceinte tués par Tsahal 3/03/2003 Les soldats israéliens, appuyés par des blindés et des hélicoptères d'assaut, sont intervenus en pleine nuit dans le camp d'El Boureij, au sud de la ville de Gaza. Selon Tsahal, ils se sont heurtés à une «vive résistance» et des tirs nourris. Résultat: huit Palestiniens ont été tués, dont un enfant de treize ans et une femme enceinte de neuf mois, ensevelie sous des décombres, a indiqué une source médicale palestinienne. En outre, un neuvième Palestinien a été tué par l'armée en Cisjordanie. La veille, ce sont trois Palestiniens qui avaient été tués dans le camp de Khan Younès, dont un enfant de neuf ans. Les raids israéliens ont été condamnés lundi par la France et la Russie. Paris a appelé «toutes les parties à faire preuve de retenue et à ne pas alimenter la violence». Mais le cycle infernal ne connaît pas de trêve. Réagissant au raid d'El Boureij, les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont tiré trois roquettes artisanales à partir du nord de la bande de Gaza sur la ville de Sdérot, au sud d'Israël. Ces tirs n'ont fait ni victimes ni dégâts.

- Enfant tué, hôpital et ambulance pris pour cible 02/03/2003 Trois Palestiniens, dont un enfant de neuf ans, ont été tués et quarante blessés dimanche lors d'une incursion des forces d'occupation israéliennes à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. L'association humanitaire française Médecins du monde s'est élevée par ailleurs contre des tirs de l'armée israélienne sur un hôpital palestinien et une ambulance, lors de l'incursion. «L'hôpital Nasser de Khan Younès a été touché par des tirs de roquettes et d'obus de chars qui ont blessé un infirmier», a déclaré à l'AFP le coordinateur de Médecins du monde dans la bande de Gaza, Nicolas Seris. Il s'est élevé contre ces tirs ainsi que contre le fait que, lors de l'incursion, «l'électricité et les téléphones de l'hôpital ont été coupés». L'organisme humanitaire, qui travaille dans la bande de Gaza en coopération notamment avec des médecins de l'hôpital Nasser, a estimé que ces actions mettaient gravement en péril la vie des patients et des équipes médicales. S'appuyant sur le témoignage d'équipes médicales palestiniennes, le délégué de Médecins du monde a accusé l'armée israélienne d'avoir «interdit le passage à des ambulances palestiniennes qui ont évacué 49 blessés, à leurs risques et périls, et d'avoir ouvert le feu sur une ambulance». «Toutes les tentatives d'obtenir un feu vert de l'armée se sont heurtées à une fin de non recevoir», a-t-il précisé.
Faucon israélien terrassé par un oiseau
Un oiseau a failli, dimanche, coûter la vie au chef d'état-major israélien, le général Moshé Yahalon, en heurtant son hélicoptère alors qu'il survolait le nord de la Cisjordanie, selon l'AFP. L'impact du volatile a endommagé le pare-brise de l'appareil, de type Black Hawk (Faucon Noir, étasunien) et a obligé le pilote à effectuer un atterrissage d'urgence. Le chef d'état-major, selon l'armée, a poursuivi sa route en voiture. La dépêche ne dit pas si le volatile était une colombe...

 

février 2003

- Gouvernement de guerre approuvé 27/02/2003 Le parlement israélien a approuvé tôt vendredi matin, par 66 voix contre 48, la composition du nouveau gouvernement présenté par le général Sharon. Ce gouvernement est dominé par des membres de son parti, le Likoud (droite), partisans de la ligne dure avec les Palestiniens, allié aux extrémistes du Parti National Religieux, et aux centristes laïcs du Shinouï.

- Adolescent abattu, cinq enfants blessés 25/02/2003 Un adolescent palestinien de 13 ans a été tué mardi à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, par des tirs de l'armée israélienne qui ont fait également dix blessés, dont cinq enfants, ont indiqué des membres de la sécurité palestinienne. Ahmad Abou Olouane a été atteint à la poitrine par une balle de mitrailleuse et des éclats d'obus tirés par des chars qui ont ouvert le feu dans le quartier de Tal el-Sultan, non loin de la frontière avec l'Egypte contrôlée par Israël. De son côté, un porte-parole militaire a indiqué qu'une position de l'armée, qui protège la colonie juive de Rafah Yam, près de Rafah, avait été la cible de tirs obligeant les soldats à riposter.

- Sharon et Eitam s'allient, sans doute pour le pire 23/02/2003 Le Likoud du général Sharon a conclu dimanche un accord de coalition avec le Parti National Religieux (PNR), porte-voix des colons, dirigé par Effie Eitam, un fanatique religieux qui déclare ouvertement qu'«une solution régionale et territoriale au problème palestinien doit être trouvée dans le Sinaï égyptien et en Jordanie». Effie Eitam a déclaré à la radio militaire israélienne que l'accord conclu prévoit notamment que «les colonies [israéliennes dans les territoires palestiniens] seront agrandies pour répondre à la croissance naturelle de leur population». Le texte prévoit aussi que le programme gouvernemental ne devra mentionner ni la création d'un Etat palestinien ni le plan de paix du quartette (USA, Russie, UE, ONU), le PNR pouvant, de plus, indiquer dans un document annexé qu'il veut «lutter par tous les moyens légaux contre la création d'un Etat palestinien».
A la veille d'une attaque étasunienne sur l'Irak, c'est sans doute la confirmation d'une politique du pire qui pourrait bien aboutir, à terme, au nettoyage ethnique des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza dans le but de réaliser le fantasme sioniste d'Eretz Israel, Israël dans ses frontières bibliques.
Le chef du parti travailliste israélien, Amram Mitzna, a annoncé dans la foulée la rupture de ses contacts avec Ariel Sharon en vue de la formation d'un gouvernement d'union nationale. M. Mitzna a déclaré au groupe parlementaire travailliste que les «négociations étaient devenues inutiles» à la suite d'un accord de coalition conclu entre le Likoud et le PNR. «S'il avait voulu réellement aller dans la voie de la paix, il aurait préféré les travaillistes dans son gouvernement aux colons», a déclaré M. Mitzna, accusant M. Sharon d'avoir fait échouer la négociation. D'autres responsables travaillistes ont aussi écarté dans ces conditions l'entrée de leur parti dans un gouvernement d'union nationale.
La boucherie continue dans les territoires Douze Palestiniens ont été tués ce week end par l'armée israélienne dans les territoires autonomes. Six d'entre eux ont perdu la vie lors d'une incursion à Beit Hanoun, dans le nord de la bande de Gaza. Deux colonnes d'une douzaine de chars chacune sont entrées à Beit Hanoun dans la nuit de la samedi à dimanche en venant de deux directions. Un septième Palestinien a été abattu alors qu'il tentait de s'infiltrer dans la colonie juive de Netzarim. Dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès, c'est un adolescent palestinien qui a succombé aux tirs israéliens. Egalement à Khan Younès, un militaire israélien a été tué par des tirs palestiniens. En Cisjordanie, un Palestinien a été tué à Tulkarem. Un Palestinien de 14 ans, blessé samedi par des tirs israéliens à Naplouse, est décédé dimanche et deux autres Palestiniens ont encore été tués samedi à Naplouse.
En tout, ce sont plus de 40 Palestiniens qui ont été tué au cours des dix derniers jours, par Tsahal, sans que cela émeuve le moins du monde la fameuse «communauté internationale». L'Autorité palestinienne a tout de même annoncé qu'elle allait saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter de faire arrêter le massacre. Sûr que l'ONU va réagir...

- L'ONU dénonce un usage indiscriminé de la force par Israël 21/02/2003 Le Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme a dénoncé vendredi l'usage «indiscriminé» de la force par Israël ces derniers jours dans des quartiers civils de la bande de Gaza. Sergio Vieira de Mello s'est dit «extrêmement préoccupé par les informations sur la mort de 28 Palestiniens ces derniers jours dans la Bande de Gaza». «Un tel usage indiscriminé de la force dans des zones civiles ne peut jamais être justifié», a-t-il estimé, exhortant les autorités israéliennes «à cesser de telles actions qui ne peuvent que nuire à tout possible processus de paix dans la région». Il a également appelé toutes les parties à s'abstenir de toute nouvelle action violente. Après l'explosion d'un char israélien qui a tué quatre soldats le week-end dernier, l'armée israélienne a mené cette semaine des opérations contre le Hamas, qui avait revendiqué l'attentat, dans la Bande de Gaza.
La direction palestinienne a, de son côté annoncé vouloir démilitariser l'Intifada pendant un an. L'adjoint de Yasser Arafat, Mahmoud Abbas, a fait part de cette décision à Moscou, à l'issue d'un entretien avec le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov

- Médecins pris pour cible 20/02/2003 L'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) a élevé jeudi une protestation après qu'une de ces équipes eut essuyé mercredi des tirs de la part de militaires israéliens pour la troisième fois en un mois. «Nous avons adressé une protestation officielle, après qu'une équipe de MSF a essuyé des tirs de soldats dans le nord de la bande de Gaza alors que sa présence dans le secteur avait été coordonnée avec l'autorité militaire israélienne et approuvée par elle», a déclaré à l'AFP le coordinateur de MSF dans les territoires palestiniens, Olivier Maizoué.
Trois Palestiniens ont été tués jeudi par l'armée en Cisjordanie. Un membre du mouvement islamiste palestinien Hamas, a d'abord été tué par des soldats israéliens dans le camp de réfugiés de Tulkarem. A Naplouse, un adolescent palestinien et son grand-père ont été tués par des soldats qui ont ouvert le feu vers un groupe de jeunes manifestants. Ces décès portent à 2'978 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, fin septembre 2000, dont 2'228 Palestiniens et 694 Israéliens.

- Nouvelle hécatombe à Gaza 19/02/2003 Onze Palestiniens tués dont un kamikaze, 25 autres blessés: la nuit de mardi à mercredi a été particulièrement meurtrière à Gaza, où une quarantaine de chars israéliens sont entrés avec l'appui d'hélicoptères de combat pour mener une opération «ciblée contre un bastion du Hamas», selon Tsahal. Le Mouvement de la résistance islamique avait fait sauter un char samedi, tuant quatre soldats israéliens. Depuis le 26 janvier, et la mort de 12 Palestiniens lors d'une incursion de Tsahal dans un autre secteur de la ville, il s'agit du plus lourd bilan en une seule opération israélienne. Les soldats israéliens ont laissé derrière eux des dégâts considérables, quittant Gaza mercredi vers 5 h du matin, près de six heures après le début des opérations. Par ailleurs, en Cisjordanie, trois Palestiniens ont été tués. L'un est mort dans l'explosion d'une petite bombe à l'intérieur d'un véhicule alors qu'il roulait dans Jénine. La déflagration, qui a aussi blessé quatre autres occupants de la voiture, a été imputée à Israël par les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa auxquelles ces hommes appartenaient. Des soldats israéliens ont en outre abattu deux Palestiniens à Naplouse durant des affrontements avec des jeunes qui jetaient des pierres, selon des sources palestiniennes. Les victimes sont un homme de 32 ans qui se rendait à son travail et un adolescent de 16 ans qui faisait partie du groupe des jeunes. Le gouvernement français a exprimé «sa plus vive réprobation des opérations militaires» de ces derniers jours, «intervenues dans des zones densément peuplées et ayant causé la mort de plus de vingt Palestiniens, parmi lesquels de nombreux civils, et d'importants dégâts aux infrastructures civiles.»

- Sharon invite les Etats-Unis à attaquer l'Iran, à Libye et la Syrie 19/02/2003 Selon le Ha'aretz de mardi, le général Sharon a déclaré, à une délégation de congressistes étasuniens, que l'Iran, la Libye et la Syrie «sont des Etats irresponsables et qu'ils doivent être désarmés.» Ajoutant que «le modèle d'une attaque américaine réussie en Irak facilitera» ces opérations.
Projet de saisies de terre dénoncé
Le maire de Bethléem, Hanna Nasser, a accusé mardi Israël d'être sur le point de procéder à la saisie de terres proches de sa vile pour pouvoir construire une clôture de sécurité séparant le territoire israélien de la Cisjordanie. M. Nasser a précisé que 354 hectares devaient être saisis au nord de Bethléem et que cette opération prévoyait la destruction de 40 maisons et magasins, ainsi que d'une station-service.

- Sanglant week end. 13 morts 16/02/2003 Au moins six membres de la branche armée du Hamas ont été tués dimanche, et plusieurs autres blessés, dans une explosion à Gaza attribuée à Israël par un responsable de ce mouvement islamiste palestinien, selon un nouveau bilan de sources hospitalières palestiniennes. Israël est derrière cette «opération terroriste», a déclaré à l'AFP Abdelaziz al-Rantissi, un haut responsable du Hamas à Gaza. «Il s'agit d'une opération terroriste, d'un assassinat sioniste à 100% dont les occupants payeront le prix fort», a martelé M. Rantissi. L'armée israélienne interrogée par l'AFP s'est refusée à tout commentaire sur cette affaire. En revanche, les commentateurs militaires de la radio et la télévision publiques israéliennes n'ont pas exclu dimanche soir une implication d'Israël dans cette explosion, mettant en avant le sévère avertissement donné dimanche au Hamas par le ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz. «Israël portera gravement atteinte aux infrastructures du Hamas dans la bande de Gaza», avait déclaré le super-faucon, réagissant à la mort, samedi dans la bande de Gaza, de quatre militaires israéliens. Ces derniers avaient été tués dans une opération de la résistance palestinienne qui a fait exploser une charge de forte puissance au passage de leur char. Par ailleurs, un membre du bureau politique du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP),Tayssir Khaled, a été arrêté à Naplouse. Trois Palestiniens ont été tués et une trentaine blessés par des tirs israéliens lors d'un accrochage qui a éclaté aux abords du bâtiment où M. Khaled a été arrêté.
20'000 Ethiopiens pour renforcer les colonies de Cisjordanie et Gaza? Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à l'immigration en Israël de quelque 20'000 Ethiopiens d'origine juive, a annoncé à l'AFP la porte-parole du ministère israélien de l'Intérieur. La décision du gouvernement porte sur l'immigration en Israël de 17'000 membres de la communauté des Falachmoras, des juifs éthiopiens convertis de force au christianisme, et celle de 3'000 autres Fallashas, éthiopiens d'origine juive, disséminés dans des villages de l'intérieur de l'Ethiopie, a-t-on ajouté. A la mi-janvier déjà, la Ligue arabe avait accusé Israël de se préparer à accueillir plus de 20'000 juifs d'Ethiopie pour les installer dans les colonies de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

- La justice belge prête à juger sharon  pour crimes contre l'humanité! 12/02/2003 Considéré comme un tueur pathologique par les Palestiniens et, plus généralement, comme un criminel de guerre en exercice par de nombreux observateurs (>>1 / >>2 / >>3 / >>4 / >>5), le «Boucher de Beyrouth», comme l'appelle les Libanais depuis les 15'000 morts de l'invasion du Liban, en 1982, pourrait bien avoir un jour à répondre de ses crimes en Belgique. La justice belge a en effet rouvert la voie, hier mercredi, à la relance des poursuites contre Ariel Sharon. Elle ne lui a reconnu qu'une immunité temporaire liée à sa fonction de premier ministre. La Cour de cassation a ainsi annulé une décision de justice qui, en juin dernier, avait déclaré irrecevable une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre lui pour sa responsabilité présumée dans les massacres de Sabra et Chatila. Israël a rappelé son ambassadeur en Belgique pour consultation.
«C'est une grande victoire, non seulement pour les victimes des massacres de Sabra et Chatila, mais pour toutes les victimes de crimes graves qui ont mis leur espoir dans la loi belge de compétence universelle», a déclaré à l'AFP Reed Brody, un responsable de Human Rights Watch qui s'exprimait au téléphone depuis le siège de New York.
Sharon réclame des bombes sur l'Iran après l'Irak Dans une interview au Times, le général Sharon, «a man of peace» selon le bon mot du texan de Washington, demande à la Communauté internationale d'attaquer l'Iran dès que le conflit avec l'Irak sera terminé.

- Enfant de huit ans abattu 11/02/2003 Un enfant palestinien de huit ans a été tué mardi soir par des soldats israéliens dans le centre de Kalkiliya, en Cisjordanie, a-t-on appris de sources médicales et sécuritaires palestiniennes. La victime se trouvait dans la rue avec un groupe d'enfants. Ces derniers jetaient des pierres vers les troupes israéliennes. Les soldats ont alors ouvert le feu dans leur direction. Cinq autres Palestiniens ont été blessés par les tirs, dont deux grièvement, a-t-on ajouté de mêmes sources.
Frappes sur l'Irak dans les semaines à venir selon Israël
Le chef d'état-major israélien, le général Moshé Yaalon, a prédit mardi soir que les Etats-Unis allaient lancer une offensive militaire contre l'Irak «dans les semaines qui viennent», dans une interview sur une chaîne de télévision privée israélienne. «Je serais surpris si elle n'avait pas lieu dans les semaines qui viennent», a déclaré le général Yaalon, tout en refusant de répondre à une question sur la date exacte de cette offensive.

- Bouclage total des territoires 10/02/2003 Le gouvernement de guerre d'Ariel Sharon a décrété hier lundi le bouclage total de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, invoquant la menace d'attentats terroristes de grande envergure. La date de l'attaque étasunienne sur l'Irak aurait-elle été avancée?
Evacuation US L'ambassade des Etats-Unis à Tel-Aviv a annoncé lundi qu'elle allait commencer cette semaine à évacuer une partie de son personnel, à l'approche d'une guerre en Irak. «Le personnel non essentiel a été autorisé à partir. Les départs vont commencer au milieu de la semaine», a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ambassade, Paul Patin. Il a affirmé que cette «décision ne signifiait pas que les Etats-Unis «étaient sur le point d'attaquer l'Irak». Bien sûr.

 

janvier 2003

- Sharon: «Le Quartet n'est rien! (...) Un autre plan va marcher» 19/01/2003  Interrogé ce week-end par l'hebdomadaire américain Newsweek, au sujet du plan élaboré par le Quartet (Etats-Unis-UE-Russie-ONU), et qui prévoit la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005, le général Sharon a répondu: «Oh, le Quartet n'est rien! Il ne faut pas le prendre au sérieux! Il y a un autre plan qui va marcher.» (>>L'ombre du pire?) Le conseiller du premier ministre israélien, Raanan Gissin, a volé dimanche au secours d'Ariel Sharon en affirmant que «ce qui a été publié n'est pas la réponse originale et complète du premier ministre. Les mots ont été complètement sortis de leur contexte. Il a voulu dire que le plan ne pourrait pas être appliqué, et pas que le Quartet n'est rien.» Gissin a ajouté qu'Ariel Sharon estimait toutefois que la «feuille de route» élaborée par le Quartet n'était pas réaliste et qu'elle ne pourrait pas être mise en oeuvre. La version définitive du plan du Quartet doit être soumise aux différentes parties le 22 février, près d'un mois après les élections législatives du 28 janvier en Israël, que devrait remporter Ariel Sharon.
Israël veut allonger son mur de la honte Une équipe du ministère israélien de la Défense a procédé dimanche à des repérages sur le terrain pour un projet d'une clôture de sécurité dans le secteur des monts Gilboa (nord), limitrophe de la Cisjordanie, a rapporté la radio publique. L'idée est d'ériger cet ouvrage défensif sur une longueur de 45 km entre la la localité arabe israélienne de Kfar Salem, au nord-ouest, et la ville de Beit Shéan, au nord-est, a indiqué la radio. Les travaux devraient débuter d'ici deux mois et être achevés d'ici la fin de l'année. Ce nouveau projet viendra s'ajouter à celui, lancé en juin 2002 par le gouvernement, de construire une clôture de sécurité de 350 kilomètres le long de la ligne de démarcation qui sépare Israël de la Cisjordanie, pour prévenir les attaques palestiniennes.
Après Sharon, c'est Netanyahou qui tente d'impliquer la Syrie dans la crise irakienne Le chef de la diplomatie israélienne Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche sur la chaîne de télévision américaine CNN qu'il ne faisait «aucun doute» que l'Irak a transféré des armes interdites en Syrie. Interrogé sur les informations recueillies par Israël sur la nature exacte de ces armes, M. Netanyahu a répondu: «Il n y a aucun doute que l'Irak a transféré des armes en Syrie». Selon lui, «il s'agit d'armements que l'Irak a jugés suffisamment importants pour les transférer en Syrie, soit parce qu'il ne veut pas qu'ils soient découverts (ndlr: par les inspecteurs de l'Onu sur le désarmement), soit parce qu'il veut les garder en réserve». Le général Sharon y était allé du même refrain en décembre dernier, affirmant disposer d'informations selon lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non conventionnelles en Syrie. «Il y a des informations que nous vérifions. Mais nous sommes sûrs que l'Irak a récemment transféré des armes chimique ou biologiques en Syrie», avait affirmé M. Sharon à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. Dans la foulée, Sharon avait aussi affirmé sans sourciller que «des experts et des savants irakiens travaillent dans l'industrie nucléaire en Libye».
Saddam mériterait d'être renversé, selon Sharon Le général Sharon a estimé dimanche, devant la presse à Jérusalem selon l'AP, que le président irakien, Saddam Hussein, mériterait d'être renversé compte tenu du sort qu'il impose à ses compatriotes et de la menace qu'il représente pour les autres. Si c'est l'homme de Beyrouth, puis de Jénine qui le dit (>>1 / >>2 / >>3 / >>4 / >>5).
Les armes de destruction massive israéliennes Une évaluation du Bulletin of atomic scientists (>>format pdf ), note qu'Israël disposerait de quelque 200 ogives nucléaires. Pratiquement la même estimation pour le FAS.
Carte blanche aux escadrons de la mort israéliens
Le Mossad a reçu l'autorisation de tuer dans les pays alliés, selon le Sunday Times. Le tout sous couvert de lutte antiterroriste, évidemment.

- deux adolescents et un handicapé mental abattus 15/01/2003 Trois Palestiniens ont été tués mercredi par des tirs de soldats israéliens dans le nord de la Cisjordanie. Deux des victimes ont été tuées dans la localité de Kabatiya au sud de Jénine. Hazaa Chadid (16 ans) a été tué alors qu'il lançait des pierres vers des soldats. Selon des responsables militaires, il a été tué après après avoir lancé six «engins» incendiaires vers une patrouille. Le deuxième mort, âgé 44 ans, un handicapé mental selon des proches précisent les agences, a été tué alors qu'il se trouvait dans une rue au moment d'une opération menée par des soldats israéliens, a-t-on ajouté de sources palestiniennes. Auparavant un autre jeune de 16 ans, qui avait lancé des pierres vers des soldats israéliens, avait été tué dans le camp de réfugiés de Tulkarem.
Collège et universités fermés à Hébron Poursuivant son entreprise de destruction des infrastructures civiles et de la société palestiniennes, Tsahal a fermé hier l'université et le collège polytechnique d'Hébron en soudant les portes des deux établissements, ont indiqué des responsables des services de sécurité palestiniens. Selon Israël, ces établissements étaient bien sûr des «centres d'activités religieuses extrémistes et terroristes».
- Réseau d'espionnage israélien démantelé aux Etats-Unis
Dans son édition du 14 mars 2002 (NO 435), Intelligence Online (IOL), revue spécialisée dans le Renseignement, affirme avoir obtenu la copie d'un rapport classifié lui permettant d'affirmer qu'un important réseau de renseignement israélien venait d'être découvert aux Etats-Unis. Près de 120 ressortissants de l'Etat hébreu ont été expulsés ou arrêtés dans le cadre de cette enquête, débutée un an auparavant. En décembre dernier, la chaîne américaine Fox News, qui avait révélé l'affaire, avait curieusement «effacé» son reportage de son site internet. (Jusqu'au début mars, en cliquant sur l'ancienne adresse internet du reportage, vous obteniez un message ironique de Fox News, daté du 21 décembre 2001: «This story no longer exists». (Cette histoire n'existe PLUS!) Dans ce reportage, Fox News évoquait l'éventualité d'un réseau clandestin israélien surveillant les futurs auteurs de l'attentat du 11 septembre. Dans son numéro du 28 février 2002 (NO 424), IOL rapporte à ce sujet que «les domiciles des agents israéliens, mentionnés dans le rapport, sont effectivement très proches des ex-domiciles connus des terroristes». L'article du Monde sur le sujet. Le recueil d'articles de Michaël Rivero. Lire aussi le dossier de Antiwar.com.

«La guerre d'indépendance de 1948 n'est pas achevée»
En novembre 2001, un diplomate français m'avait déclaré en substance, sous couvert d'anonymat, que le gouvernement Sharon avait décidé la déportation des Palestiniens en Jordanie. A l'époque, j'avais cru à un excès de pessimisme même si, à peine élu, le «Boucher de Beyrouth» (comme le surnomme les Libanais depuis les 15'000 morts de l'invasion du Liban en 1982), avait bel et bien annoncé que «la guerre d'indépendance de 1948 n''était pas achevée. Non. 1948 n'était qu'un chapitre». Les douze mois écoulés m'ont donné tort. Attentat palestinien ou non, Sharon a poursuivit des opérations de plus en plus criminelles (>>1 / >>2 / >>3 / >>4 / >>5) dans les territoires, terrorisant la population pour la pousser à l'exil (85% des 2000 Palestiniens tués depuis le début de la deuxième Intifada étaient civils), détruisant méthodiquement les infrastructures étatiques et l'Autorité palestiniennes, accélérant au pas de charge la colonisation, progressant sans relâche dans la reprise de contrôle militaire des territoires. Bref, Sharon n'a fait, depuis sa visite provocatrice sur l'Esplanade des Mosquées, qu'appliquer un plan de conquête désormais parfaitement lisible sur le terrain et qui, surtout, n'a que peu à voir avec la prétendue autodéfense invoquée.
La chronologie des événements de ces deux dernières années (plus particulièrement la régularité et l'ampleur des offensives ou des attaques déclenchées dans les périodes d'accalmie) démontrent même que la tactique Sharon consiste à redynamiser, quand le besoin s'en fait sentir, l'engrenage attentats-répression nécessaire à sa politique.
Le ridicule plan de paix récemment proposé par le vieux général (une souveraineté palestinienne sur 40% de la Cisjordanie et les trois-quarts de la bande de Gaza), donne d'ailleurs la juste mesure des bénéfices qu'il pense avoir tiré de deux ans de cette politique du pire, encouragée par l'actuelle direction étasunienne.
Auteur du film «après Jénine», Jenny Morgan témoignait du fait que certains journalistes israéliens parlent de deux plans sur la table de Sharon. L'un maximal, avec déportation des Palestiniens à la clé, l'autre étant, grosso modo, celui cité plus haut. La question n'est donc même pas de savoir jusqu'où Sharon veut aller, mais bien jusqu'où la fameuse «communauté internationale» le laissera aller.
D'aucuns pensent que les supers-faucons du cabinet Bush envisagent ni plus ni moins qu'un remodelage complet du Moyen-Orient à la faveur d'une guerre initiale contre l'Irak (>>1 / >>2 / >>3), et qu'un volet proche-oriental de l'opération serait dès lors confié à Sharon.
Gageons qu'aux premières heures d'une éventuelle deuxième guerre du Golfe, des éléments de réponse déterminants surgiront.
(Brève du 10.12.2002, ajouts le 13.01.2003)

- 8000 Palestiniens détenus 13/01/2003 Plus de 8000 Palestiniens sont détenus dans les geôles israéliennes, dont la majorité sans jugement, a affirmé lundi le ministre palestinien chargé des prisonniers. L'armée parle elle de 3200 Palestiniens détenus dans des prisons militaires (l'agence AP parlait de 5000 détenus). «Notre peuple et l'Autorité palestinienne rejetteront tout projet de résolution du conflit qui n'inclut pas la libération de nos prisonniers», a déclaré Hicham Abdelrazak. Il a appelé «la communauté internationale à intervenir pour obtenir la libération immédiate (des prisonniers) et pour ne pas les juger (par israël) car ils sont des prisonniers de guerre».

- Enième bavure israélienne  12/01/2003 Un hélicoptère d'assaut israélien a tiré dimanche des missiles sur une voiture dans la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, tuant deux jeunes Palestiniens et blessant une troisième personne, dans un tentative avortée de liquidation d'activistes, selon une source sécuritaire palestinienne. Les deux tués sont Mohammad Kawaraa, 14 ans, et Abdelrahmane al-Najar, 15 ans, selon ces sources. Auparavant, deux Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, lors de deux incursions d'envergure lancées avant l'aube dans la bande de Gaza, et un troisième a été tué près de Hébron en Cisjordanie durant la journée. Ces opérations de Tsahal ont été lancée 48 heures après que l'Autorité palestinienne eut appelé les Palestiniens à la retenue et à ne pas se laisser entraîner par les «provocations» israéliennes à l'approche du scrutin du 28 janvier dans l'Etat hébreu.
Parallèlement, deux activistes palestiniens ont été tués lors d'une attaque lancée, tard dans la soirée, dans la localité israélienne de Gadish (nord), à quatre kilomètres de la Cisjordanie, attaque durant laquelle ils ont tué un Israélien. Dans un autre accrochage, à la frontière égypto-israélienne, deux membres d'un commando infiltré en territoire israélien ont été tués par l'armée. Cet accrochage, qui a eu lieu dans le désert du Neguev, a fait également un tué israélien.
Grossièreté de Sharon censurée Le président de la commission électorale israélienne a rejeté samedi une plainte du Likoud. Le parti de droite israélien contestait l'interruption, jeudi, de la conférence de presse donnée par son leader, le général Ariel Sharon. Le juge Michaël Heshin a entièrement justifié samedi soir sa décision en réaffirmant qu'il avait «le devoir» d'interrompre la retransmission radiotélévisée en direct de la conférence de presse, estimant que celle-ci avait glissé sur le terrain d'une «propagande politique grossière» et contrevenait ainsi à la loi électorale. Ariel Sharon avait donné cette conférence de presse pour couper court aux accusations de corruption qui pèsent contre lui (lire ci-dessous). Raté!
Multiples violations de l'espace aérien libanais Des avions de combat israéliens ont violé dimanche l'espace aérien libanais, crevant le mur du son au-dessus du sud et du nord du pays, ainsi que de Beyrouth, a indiqué la police libanaise. Deux avions ont survolé le port de Tyr (83 km au sud de Beyrouth) ainsi que la région environnante, a-t-on indiqué de même source, ajoutant que la DCA du parti intégriste chiite Hezbollah avait ouvert le feu sans atteindre les appareils. Les avions se sont dirigés vers Beyrouth puis, plus au nord, vers Tripoli et la région du Akkar, proche de la frontière avec la Syrie. Il s'agit du quatrième survol israélien du territoire libanais en une semaine.

- Sharon, «parrain» d'un Likoud infiltré par la pègre? 09/01/2003 Rien ne va plus pour Ariel Sharon. A moins de trois semaines des élections législatives, sa formation, le Likoud, est créditée de 27 élus seulement, contre 33 la semaine dernière, et 42 il y a un mois. Médusés, ses stratèges espèrent un retour de leurs sympathisants d'ici le scrutin. Mais l'hémorragie risque de s'amplifier, car le premier ministre et le grand parti de droite sont littéralement emportés par un tourbillon de scandales. Sharon a récemment limogé sa vice-ministre des Infrastructures Naomi Blumenthal impliquée dans une affaire de corruption durant les primaires du Likoud. L'opinion a alors découvert que celui-ci était infiltré par la pègre, et que l'un des fils de Sharon, Omri - qui est candidat à la Knesset - a noué des liens avec des personnages douteux. De plus, il aurait trempé dans le financement illégal de la campagne victorieuse de son père pour la direction du parti, en 1999. GiIad, son autre fils, aurait touché des pots de vin d'un promoteur immobilier pour ses «conseils» dans des projets en Espagne et en Grèce. Il est désormais possible que le bloc de la droite nationaliste et religieuse, jusqu'à présent donné grand vainqueur de l'épreuve du 28 janvier, parte en fumée, et qu'une coalition du centre droit sorte des urnes. 31% des Israéliens jugent désormais Sharon indigne d'assumer ses fonctions. (sources: 24heures du 10 janvier).
Rafsandjani accuse La présence accrue de l'armée américaine au Proche-Orient est source «d'insécurité», a estimé jeudi l'ancien président iranien Hachemi Rafsandjani en recevant le chef kurde irakien Jalal Talabani, selon la radio iranienne. «La présence militaire américaine dans la région attisera les tensions et augmentera l'insécurité au Proche-Orient», a dit M. Rafsandjani, resté un personnage clé de l'Etat iranien. Selon lui, «l'intervention des Etats-Unis dans les affaires de la région permettra au régime sioniste (Israël) d'en tirer profit pour détourner l'attention de l'opinion mondiale du massacre et de la répression contre les Palestiniens».

- Punition collective. Territoires verrouillés  07/01/2003 Israël a interdit aux responsables palestiniens et aux Palestiniens de moins de 35 ans de quitter la Cisjordanie et Gaza pour se rendre à l'étranger ou de circuler entre les villes de Cisjordanie, a déclaré le responsable palestinien Saëb Erakat. Selon lui, les membres de l'Autorité palestinienne visés par cette interdiction sont les ministres, leurs adjoints, les directeurs généraux des ministères ainsi que les chefs des services de sécurité. M. Erakat a accusé Israël d'exploiter l'attentat de Tel-Aviv pour «provoquer l'effondrement de l'Autorité palestinienne». Aucun responsable israélien n'a pu commenter ces informations dans l'immédiat, mais la radio publique a confirmé que les Palestiniens avaient interdiction de quitter leurs villes et précisé que le trafic des marchandises ainsi que les transports publics étaient bloqués depuis lundi. Quelque 17'000 Palestiniens de moins de 35 ans disposant d'un permis de travail ne sont par ailleurs plus autorisés à venir en Israël jusqu'à nouvel ordre. Ces nouvelles sanctions collectives imposées par Israël viennent s'ajouter à celles d'interdire une réunion jeudi à Ramallah en Cisjordanie du Conseil central de l'OLP et de fermer trois universités islamiques de Cisjordanie.
Trois Palestiniens tués
Trois Palestiniens, dont deux membres de la sécurité nationale, ont été tués dans le camp de réfugiés de Maghazi, dans la bande de Gaza. L'armée a en outre détruit deux maisons lors d'une incursion à Khan Younès. En Cisjordanie, l'armée a arrêté 15 Palestiniens recherchés et détruit cinq maisons qui appartenaient à des Palestiniens accusés de «terrorisme».
Sharon au milieu du scandale
En Israël, la campagne électorale pour les législatives du 28 janvier a débuté sur fond de nouvelles accusations de corruption contre la famille de M. Sharon. Selon le quotidien Haaretz, la police a lancé une enquête sur l'octroi par un homme d'affaires sud-africain d'une garantie bancaire de 1,5 million de dollars à Omri et Gilad Sharon, les fils de M. Sharon. Tous trois seraient soupçonnés d'avoir reçu des pots-de-vin, d'abus de confiance et de faux témoignages.Le Likoud (droite nationaliste) de M. Sharon était déjà durement secoué par un scandale sur des achats de voix lors de la désignation par son comité central des candidats à la députation et sur l'infiltration d'ex-condamnés de droit commun.

- Double attentat meurtrier: Israël ronge son frein 06/01/2003 Un double attentat, perpétré par deux kamikazes palestiniens, a fait 23 morts et une centaine de blessés, dimanche à Tel-Aviv. Malgré l'ampleur du carnage, l'Etat hébreu avait opté lundi pour la retenue dans sa riposte. Histoire sans doute de ne pas gêner les États-Unis dans leur préparatif de guerre contre l'Irak. Il faut dire qu'Israël vient aussi de demander à Washington une rallonge de 4 milliards de dollars (en plus de l'aide annuelle de près de 3 milliards déjà octroyée par les Etats-Unis), ainsi que des garanties du gouvernement américain pour des prêts bancaires de 8 milliards. Mauvais moment, donc, pour contrarier l'Oncle Sam avec des opérations de trop grande ampleur. Tsahal se contente ainsi, pour l'instant, de poursuivre ses arrestations, ses meurtres ciblés d'activistes et ses dynamitages de maisons palestiniennes dans des territoires désormais presque totalement réoccupés.
Liban menacé
Israël frappera les «infrastructures terroristes» au Liban si le mouvement chiite du Hezbollah profite d'une offensive américaine contre l'Irak pour l'attaquer, a prévenu lundi le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz. «Si le Hezbollah tente d'ouvrir un front au nord (d'Israël) lors d'une attaque américaine contre l'Irak, nous ne resterons pas les bras croisés et Israël sera obligée de détruire les infrastructures terroristes au Liban», a affirmé Mofaz à la radio publique. Le chef du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, avait mis en garde, fin novembre, contre «une agression israélienne contre le Liban et la Syrie, concomitante» à une guerre en Irak, et averti que son parti réalisera alors une «victoire stratégique» qui ébranlera les fondements d'Israël.