BrèvES 2003 Proche-Orient

 

Brèves 2002

juin 2003

- les palestiniens n'ont décidément «personne à qui parler» 16/12/2003 Des responsables israéliens ont estimé mardi qu'un accord avec les Palestiniens avait peu de chances d'être conclu et qu'il fallait donc impérativement poursuivre la construction du mur de la honte en Cisjordanie. «Je suis convaincu que l'actuel gouvernement palestinien d'Abou Alaa (Ahmad Qoreï) ne présage rien de bon», a déclaré le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, lors d'un symposium à Herzliya, au nord de Tel-Aviv... Bref, la vieille rengaine du «personne à qui parler», servit jusqu'à la nausée par le général Sharon à propos d'Arafat, puis à propos du gouvernement de Mahmoud Abbas qu'il s'est employé à torpiller. Le but étant évidemment de permettre au gouvernement d'extrémistes israélien de poursuivre sa politique du pire en rejetant la faute sur les Palestiniens. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Avi Dichter, s'est cru obligé d'enfoncer le clou par une mise en garde contre l' «illusion» du retour au calme... même si aucun attentat palestinien n'a été perpétré ces dix dernières semaines.
De son côté, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a aussi dit hier mardi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation des services de renseignements égyptiens, que son groupe était prêt à cesser ses attaques contre les civils israéliens si l'Etat hébreu arrête ses opérations contre les Palestiniens.
Mais évidemment, les groupes radicaux se heurtent aujourd'hui au même problème que le gouvernement palestinien d'Ahmed Qoreï:
ils n'ont, en fait, vraiment personne à qui parler!

- Les gouvernements israélien et étasunien:
principaux obstacles à la paix selon un expert suisse
28/11/2003 Deux conditions sont nécessaires pour que la paix ait une chance au Proche-Orient, estime l'expert en conflits Lars-Erik Cederman: il faut un changement de gouvernement aussi bien en Israël qu'aux Etats-Unis. Même si le professeur de l'EPFZ reconnaît que les Palestiniens ont commis des erreurs, il est d'avis que l'obstacle principal à la paix entre Israéliens et Palestiniens réside dans le gouvernement américain. «Si en 2004 George W. Bush reste en place, l'avenir paraît sombre, et cela même si en Israël le gouvernement de droite du premier ministre Ariel Sharon perdait le pouvoir», affirme M. Cederman. Selon lui, le problème vient des néo-conservateurs (les faucons), qui disposent de voix fortes au sein du Pentagone. Ce groupe veut changer la donne au Proche-Orient, et n'hésite pas à prôner la guerre pour y parvenir, relève l'expert. Mais la stratégie des faucons n'est pas (encore) officiellement celle de la politique extérieure des Etats-Unis, souligne l'expert en conflits, qui met en garde: si les durs imposaient leur vision, le conflit au Proche-Orient s'élargirait à une guerre des religions au niveau mondial qui menacerait aussi l'Europe.

- La «paix suisse » interdite de radios en Israël 13/11/2003 Les autorités radiotélévisées israéliennes ont interdit un spot radiophonique pour vanter l'initiative de Genève, selon le site internet du quotidien de langue anglaise Jerusalem Post. Elles considèrent l'initiative comme étant «politiquement controversée». l'interdiction est le fait de l'Israel Broadcast Authority (Iba), selon le site du journal cité par l'agence italienne ansa. Le spot invitait les citoyens israéliens à lire attentivement les termes de l'«accord de paix», qui leur sera envoyé la semaine prochaine.

- Israël, principale menace pour la paix mondiale selon les Européens 05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés
Des colons israéliens ont scié des centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte. L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset «La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...) Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...) De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans Le Monde du 10 septembre 2003.

- «Il faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations. Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la colonisation des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon
Les principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané
Un monument érigé sur le lieu de l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu, samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5 novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui porte son nom face à la municipalité.

- Sharon légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route», le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million.

-Fanatisme religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003 Le Sommet de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le soutien des intégristes américains à Sharon: une vision apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient, Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé, et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.» Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations», a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment. Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées?
Une incontournable analyse du non moins incontournable de defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.

- 38e veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu, son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt, mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités» ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.

- Israël prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003 Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé à son copain Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout, qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel (>>L'article du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous la supervision de la marine américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours, ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que la «destruction injustifiée» des maisons de civils palestiniens constituait un «crime de guerre».

- Terrible autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA 07/10/2003 Un terrible autant que prévisible (>>2) attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide, affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine, en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles, Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni moins qu'à entraîner les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté» dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire monter la température dans la région». L'inquiétude est générale: le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme  au contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force internationale.

- A l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée. Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille, qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que 21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem, dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès, couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a décidé mercredi que le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 )  pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens encaissent.

- Le gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003 Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain, jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban) vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami». S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990 par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque, de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la première ratonnade pétrolière contre l'Irak.

- L'autre israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens
24/09/2003 Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés» d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers. Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2 bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant leur attachement à leur patrie, ont refusé de servir dans les territoires palestiniens (>>1 /// >>2 /// >>3)

 

- la politique étrangère de Washington a de quoi faire jubiler Israël 21/12/2003  Après l'attaque de Bagdad en violation du droit international (>>1 /// >>2), la mise à l'index d'une Syrie qui fait désormais le dos rond, l'obligation faite à Téhéran de laisser visiter ses installations nucléaires, voici que la Libye a annoncé, dimanche après neuf mois de négociations secrètes avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, qu'elle renonçait à tout programme d'armes de destruction massive. Autant dire qu'en deux ans --depuis le 11 septembre-- tous les pays représentant de près ou de loin une menace pour Israël ont été matés sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Dans un dernier baroud d'honneur, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, a déclaré: «Nous pensons que le régime sioniste est la principale menace pour la sécurité de la région et la communauté internationale doit maintenant faire pression pour que ce régime élimine ses armes de destruction massive.» Rappelons en effet que dans son arsenal d'armes non-conventionelles, l'Etat hébreu aligne au moins 200 ogives nuclaires selon les spécialites. Mais qui s'en soucie?

- les palestiniens n'ont décidément «personne à qui parler» 16/12/2003 Des responsables israéliens ont estimé mardi qu'un accord avec les Palestiniens avait peu de chances d'être conclu et qu'il fallait donc impérativement poursuivre la construction du mur de la honte en Cisjordanie. «Je suis convaincu que l'actuel gouvernement palestinien d'Abou Alaa (Ahmad Qoreï) ne présage rien de bon», a déclaré le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, lors d'un symposium à Herzliya, au nord de Tel-Aviv... Bref, la vieille rengaine du «personne à qui parler», servit jusqu'à la nausée par le général Sharon à propos d'Arafat, puis à propos du gouvernement de Mahmoud Abbas qu'il s'est employé à torpiller. Le but étant évidemment de permettre au gouvernement d'extrémistes israélien de poursuivre sa politique du pire en rejetant la faute sur les Palestiniens. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth), Avi Dichter, s'est cru obligé d'enfoncer le clou par une mise en garde contre l' «illusion» du retour au calme... même si aucun attentat palestinien n'a été perpétré ces dix dernières semaines.
De son côté, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien Hamas a aussi dit hier mardi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation des services de renseignements égyptiens, que son groupe était prêt à cesser ses attaques contre les civils israéliens si l'Etat hébreu arrête ses opérations contre les Palestiniens.
Mais évidemment, les groupes radicaux se heurtent aujourd'hui au même problème que le gouvernement palestinien d'Ahmed Qoreï:
ils n'ont, en fait, vraiment personne à qui parler!

- Les gouvernements israélien et étasunien:
principaux obstacles à la paix selon un expert suisse
28/11/2003 Deux conditions sont nécessaires pour que la paix ait une chance au Proche-Orient, estime l'expert en conflits Lars-Erik Cederman: il faut un changement de gouvernement aussi bien en Israël qu'aux Etats-Unis. Même si le professeur de l'EPFZ reconnaît que les Palestiniens ont commis des erreurs, il est d'avis que l'obstacle principal à la paix entre Israéliens et Palestiniens réside dans le gouvernement américain. «Si en 2004 George W. Bush reste en place, l'avenir paraît sombre, et cela même si en Israël le gouvernement de droite du premier ministre Ariel Sharon perdait le pouvoir», affirme M. Cederman. Selon lui, le problème vient des néo-conservateurs (les faucons), qui disposent de voix fortes au sein du Pentagone. Ce groupe veut changer la donne au Proche-Orient, et n'hésite pas à prôner la guerre pour y parvenir, relève l'expert. Mais la stratégie des faucons n'est pas (encore) officiellement celle de la politique extérieure des Etats-Unis, souligne l'expert en conflits, qui met en garde: si les durs imposaient leur vision, le conflit au Proche-Orient s'élargirait à une guerre des religions au niveau mondial qui menacerait aussi l'Europe.

- Israël prépare l'opinion a des frappes sur l'Iran 17/11/2003 Le chef des services secrets israéliens a averti lundi que le programme nucléaire iranien représentait une «menace pour l'existence» d'Israël. La menace nucléaire iranienne est «la plus grande menace pour l'existence d'Israël depuis sa création» en 1948, a rapporté la radio citant le patron du Mossad, Meir Dagan, qui s'exprimait lors d'une rare intervention devant les membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement. L'Iran s'approche du point de non-retour qui lui permettra de se doter de l'arme nucléaire, a averti le maître-espion israélien. Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, avait déjà lancé une mise en garde similaire lors d'une visite à Washington la semaine dernière. «Des efforts sont nécessaires pour retarder, arrêter ou empêcher le programme nucléaire iranien», avait-il affirmé le 12 novembre, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire à la Défense étasunien, le fou de guerre Donald Rumsfeld, et le secrétaire d'Etat, Colin Powell.
Rappelons que le 7 juin 1981, l'aviation israélienne avait rasé la centrale nucléaire irakienne d'Osirak, près de Bagdad, l'Etat hébreu soupçonnant l'Irak de vouloir se doter de l'arme nucléaire.
La «paix suisse» dans les boîtes à lettres Les promoteurs d'un règlement de paix non officiel du conflit israélo-palestinien, dit Initiative de Genève, ont désormais diffusé leurs propositions à l'intention du grand public israélien et palestinien. Deux millions de copies ont été adressées par la poste aux Israéliens et la version intégrale du document a été publiée par la presse palestinienne. L'ancien ministre israélien de la Justice Yossi Beilin, cerveau de l'initiative côté israélien, a tenté d'en livrer une copie à la résidence du général Sharon, à Jérusalem, mais sans succès. Faisant montre d'une malhonnêteté intellectuelle crasse, le «Boucher de Beyrouth», comme l'appelle les Libanais, au demeurant de plus en plus critiqué à l'interne, a qualifié l'initiative «d'illusion», osant affirmer sans sourciller que la «feuille de route» approuvée par la communauté internationale était l'unique voie pour la paix au Proche-Orient. Une «feuille de route» dont il rejette pourtant tous les points, à commencer par l'obligation que lui fait le document de cesser une colonisation que Sharon continue d'encourager au pas de charge.

- La «paix suisse » interdite de radios en Israël 13/11/2003 Les autorités radiotélévisées israéliennes ont interdit un spot radiophonique pour vanter l'initiative de Genève, selon le site internet du quotidien de langue anglaise Jerusalem Post. Elles considèrent l'initiative comme étant «politiquement controversée». l'interdiction est le fait de l'Israel Broadcast Authority (Iba), selon le site du journal cité par l'agence italienne ansa. Le spot invitait les citoyens israéliens à lire attentivement les termes de l'«accord de paix», qui leur sera envoyé la semaine prochaine.

- Le «mur du racisme» empiètera sur 15% de la Cisjordanie, selon l'ONU 11/11/2003 Le «mur du racisme» qu'Israël a entrepris de construire le long de la frontière avec la Cisjordanie empiètera sur 14,5% du territoire autonome, estime un rapport de l'ONU publié lundi. Il affectera 680'000 Palestiniens. Selon ce document de l'Office de coordination de l'ONU pour les affaires humanitaires en territoire palestinien occupé, le mur englobera du côté palestinien 274'000 personnes vivant dans 122 villes et villages. Mais «plus de 400'000 autres Palestiniens vivant à l'est de l'ouvrage devront le franchir pour accéder à leurs fermes, usines ou bureaux». «Ceci veut dire qu'environ 680'000 personnes souffriront directement du mur», ajoute le rapport, qui parle de «graves conséquences humanitaires» pour 30% de la population de la Cisjordanie.
Cauchemar en marche pour Jérusalem-est
Autour de la ville sainte, le tracé du «mur du racisme», selon l'expression d'Arafat, s'étirerait bien au-delà des limites municipales de Jérusalem, unilatéralement proclamées par Israël en 1967 après la conquête et l'annexion du secteur oriental où vivent 220'000 Palestiniens. Le ministère de la Défense a ainsi prévu d'y englober la colonie de Adam, les contreforts du Wadi Kelt et l'importante colonie de Maalé Adoumim (25'000 habitants), aux abords de Jéricho, et toute une série de localités palestiniennes, selon le quotidien israélien Ha'aretz. Un simple voyage d'une demi heure entre Ramallah et Bethléem se transformera donc en calvaire, car il exigerait le détour par Jéricho, à vingt kilomètres de la Mer morte. C'est donc très clairement la contiguïté territoriale, condition sine quine non de la viabilité d'un futur Etat palestinien, que le général Sharon et sa clique d'extrémistes cherchent à compromettre.
Le Liban est toujours occupé! Semaine du Liban libre à Paris, du 15 au 23 novembre

- Israël, principale menace pour la paix mondiale selon les Européens 05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés
Des colons israéliens ont scié des centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte. L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset «La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...) Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...) De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans Le Monde du 10 septembre 2003.

- «Il faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations. Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la colonisation des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon
Les principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané
Un monument érigé sur le lieu de l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu, samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5 novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui porte son nom face à la municipalité.

- Sharon légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route», le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million.

-Fanatisme religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003 Le Sommet de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le soutien des intégristes américains à Sharon: une vision apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient, Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé, et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.» Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations», a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment. Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées?
Une incontournable analyse du non moins incontournable de defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.

- 38e veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu, son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt, mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités» ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.

- Israël prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003 Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé à son copain Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout, qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel (>>L'article du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous la supervision de la marine américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours, ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que la «destruction injustifiée» des maisons de civils palestiniens constituait un «crime de guerre».

- Terrible autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA 07/10/2003 Un terrible autant que prévisible (>>2) attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide, affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine, en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles, Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni moins qu'à entraîner les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté» dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire monter la température dans la région». L'inquiétude est générale: le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme  au contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force internationale.

- A l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée. Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille, qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que 21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem, dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès, couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a décidé mercredi que le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 )  pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens encaissent.

- Le gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003 Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain, jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban) vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami». S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990 par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque, de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la première ratonnade pétrolière contre l'Irak.

- L'autre israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens
24/09/2003 Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés» d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers. Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2 bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant leur attachement à leur patrie, ont refusé de servir dans les territoires palestiniens (>>1 /// >>2 /// >>3)

- Israël,  principale menace pour la paix mondiale selon les Européens 05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés
Des colons israéliens ont scié des centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte. L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset «La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie, est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans. Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...) Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...) De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir, font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus critique de son histoire
Avraham Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans Le Monde du 10 septembre 2003.

- «Il faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations. Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la colonisation des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon
Les principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané
Un monument érigé sur le lieu de l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu, samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5 novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui porte son nom face à la municipalité.

- Sharon légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler. Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route», le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million.

-Fanatisme religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003 Le Sommet de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le soutien des intégristes américains à Sharon: une vision apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient, Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé, et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.» Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations», a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment. Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées?
Une incontournable analyse du non moins incontournable de defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.

- 38e veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu, son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt, mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus, l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités» ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.

- Israël prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003 Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé à son copain Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout, qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel (>>L'article du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous la supervision de la marine américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours, ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que la «destruction injustifiée» des maisons de civils palestiniens constituait un «crime de guerre».

- Terrible autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA 07/10/2003 Un terrible autant que prévisible (>>2) attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide, affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine, en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles, Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni moins qu'à entraîner les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté» dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire monter la température dans la région». L'inquiétude est générale: le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme  au contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force internationale.

- A l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée. Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille, qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais près d'un demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que 21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem, dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès, couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a décidé mercredi que le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 )  pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens encaissent.

- Le gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003 Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain, jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban) vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami». S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990 par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque, de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la première ratonnade pétrolière contre l'Irak.

- L'autre israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens
24/09/2003 Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés» d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers. Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2 bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant leur attachement à leur patrie, ont refusé de servir dans les territoires palestiniens (>>1 /// >>2 /// >>3).

- Les fous de guerre israélo-étasuniens au diapason (bis) 23/09/2003 Les émissaires du général Sharon () auraient trouvé un compromis avec les Etasuniens sur le tracé du mur de la honte (>>photos  /// >>2 ) qu'Israël érige le long de la ligne de démarcation avec la Cisjordanie, ont indiqué mardi les médias israéliens. Les Etasuniens ont accepté le point de vue d'Israël selon lequel la ligne de sécurité n'a pas de caractère politique et ne fixe pas le tracé de la frontière d'un tel Etat. L'administration Bush aurait par ailleurs décidé de maintenir la totalité des garanties du gouvernement octroyées à Israël sur des prêts bancaires portant sur 9 milliards de dollars.
Israël a achevé fin juillet l'édification d'un premier tronçon de 140 km de cette ligne sécuritaire. Selon les prévisions, d'ici un an une autre partie de la ligne doit être construite et englober la partie orientale arabe de Jérusalem occupée et annexée par Israël. D'une longueur prévue de 350 km, le mur de sécurité séparant Israël de la Cisjordanie pourrait cependant s'étirer sur 800 à 900 km, selon les médias israéliens.

- L'ONU exige qu'Israël n'expulse pas Arafat.
Tel-Aviv répond par le mépris
20/09/2003 L'Assemblée générale des Nations Unies a adopté vendredi une résolution exigeant qu'Israël renonce à expulser Yasser Arafat. La résolution stipule que l'Assemblée générale «exige qu'Israël, la puissance occupante, abandonne tout acte visant à expulser le Président élu de l'Autorité palestinienne et mette un terme à toutes les menaces sur sa sécurité». L'assemblée générale «exprime son soutien complet aux efforts du Quartette, demande aux deux parties de se conformer totalement à leurs obligations prévues par la feuille de route et souligne l'importance de la prochaine réunion du Quartette à New York». Le texte a été approuvée avec 133 voix pour, et seulement 4 contre (dont celles des États-Unis et d'Israël) et 15 abstentions. Une résolution similaire avait été bloquée mardi dernier au Conseil de sécurité par un 35ème veto étasunien en faveur d'Israël.
Avec l'arrogance et le mépris pour les instances internationales qu'on lui connaît, le gouvernement du général Sharon s'est empressé de déclarer cette résolution comme étant «sans signification» selon les mots du porte-parole du général Sharon, Raanan Gissin.
Parallèlement, les principaux ministres israéliens du Likoud, le parti du général Sharon, ont affirmé souhaiter que le mur de l'apartheid s'enfonce plus profondément encore en Cisjordanie.
Les fous de guerre israélo-étasuniens au diapason Israël s'est déclaré «particulièrement satisfait» vendredi de la déclaration du président américain George W. Bush selon laquelle les Palestiniens devraient écarter le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat s'ils veulent un Etat à eux. «Nous sommes particulièrement satisfaits de cette déclaration car elle confirme ce que nous disons sur Arafat», a déclaré un porte-porte parole du gouvernement israélien, Avi Pazner. «M. Arafat a échoué en tant que dirigeant. [L'ex-premier ministre palestinien Mahmoud] Abbas a vu son action sapée par l'ordre ancien et cela veut dire Yasser Arafat», avait affirmé l'inénarrable Doobleyou lors d'une conférence de presse conjointe avec le roi Abdallah II de Jordanie.
Rappelons que l'échec d'Abbas était programmé. Imposé par Washington et Tel-Aviv à la tête des Palestiniens, il a ensuite été littéralement torpillé par Israël qui lui a refusé le moindre geste pourtant nécessaire à asseoir son autorité. Ainsi, durant les 100 jours de son action, et alors qu'il avait réussi à arracher une trêve unilatérale aux groupes radicaux, Abbas n'a pas pu obtenir la plus petite contre-partie de Tel-Aviv. Pis, durant la trêve, Tsahal a réussi à abattre pas moins de 14 Palestiniens entre le 29 juin et le 7 août. Et début août, alors que Mahmoud Abbas espérait encore un geste fort d'Israël comme, par exemple, une libération massive de détenus, Sharon s'était littéralement moqué de lui en ne relaxant que 334 détenus sur les.... 6000 Palestiniens qui croupissent dans ses geôles. Des détenus au demeurant en fin de peine ou en détention administrative, c'est-à-dire emprisonnés sans jugement.
Rappel L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans si l'on se base sur la première résolution 242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit (>>voir aussi les principales résolutions). 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés (Israël n'a renoncé officiellement à la torture qu'en 1999), déportés ou tirés comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 35 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>2). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir autre-chose que des blâmes.

- Terrible autant que prévisible attentat 19/09/2003 Un kamikaze s'est fait exploser mardi à bord d'un autobus bondé à Jérusalem, faisant au moins 20 morts et plus d'une centaine de blessés, selon la police et les secours. Le Jihad islamique a revendiqué l'attentat. Le gouvernement israélien a aussitôt décidé d'annuler le transfert sécuritaire des villes de Jéricho et Kalkiliya aux forces palestiniennes, qui devait avoir lieu dans la semaine, et ordonné un bouclage hermétique des territoires. Dore Gold, un porte-parole du gouvernement israélien, a prévenu que l'Etat hébreu «allait devoir protéger sa population».

- 35ème veto US en faveur d'Israël 17/09/2003 Et de 35! Le médiateur étasunien a mis son veto mardi 16 septembre à un projet de résolution exigeant qu'Israël n'expulse pas le président palestinien légitimement élu, Yasser Arafat. Ce texte avait été présenté au Conseil de sécurité de l'ONU par le groupe arabe après que le cabinet de sécurité israélien ait donné, jeudi dernier, le feu vert à l'armée pour expulser par la force le président palestinien des territoires. Onze Etat membres du Conseil ont voté en faveur du texte, ce qui implique que, sans le veto étasunien, la résolution aurait été acceptée, une écrasante majorité au sein de la communauté internationale étant opposée à l'expulsion du Raïs palestinien. La Grande-Bretagne du toutou Blair évidemment, la Bulgarie, membre du très pro-étasunien groupe de Vilnius, mais aussi, curieusement, l'Allemagne, se sont abstenues.
Le projet de résolution, formellement déposé mardi par la Syrie et le Soudan, exigeait «qu'Israël, la puissance occupante, s'abstienne de procéder à la déportation et cesse toute menace à la sécurité du Président élu de l'Autorité palestinienne». Elle réaffirmait aussi le soutien du Conseil de sécurité à la «feuille de route».
Rappelons que sur les 52 vetos solitaires utilisés par le médiateur étasunien depuis 1972, 35 auront donc eut pour but d'empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël. Décidément, les Palestiniens ne sont pas sortis de l'auberge.
Rappel L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les Territoires depuis 35 ans si l'on se base sur la première résolution 242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit (>>voir aussi les principales résolutions). 35 ans durant lesquels les Palestiniens ont été spoliés, torturés (Israël n'a renoncé officiellement à la torture qu'en 1999), déportés ou tirés comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 35 fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de textes condamnant ou contraignant Israël (>>2). Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle, pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir autre-chose que des blâmes.
Halte à la prolifération nucléaire israélienne! Quinze pays de la Ligue arabe ont déposé un projet de résolution devant l'assemblée générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) critiquant Israël pour son refus de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). Le projet de résolution de la Ligue arabe enjoint Israël, «seul Etat du Proche-Orient à ne pas être partie au TNP, à s'y associer sans délai». Le texte demande parallèlement aux Etats «fournissant des matériels nucléaires, des équipements et l'aide technique afférente» à l'Etat hébreu de mettre en oeuvre pour cela les clauses de non-prolifération du TNP.

Terribles attentats et attaque: 18 morts 09/09/2003 Un attentat suicide a fait au moins huit morts, hier près de Tel-Aviv, et un autre sept morts, à Jérusalem-Ouest, alors qu'un raid israélien faisait trois victimes à Hébron. L'attentat près de Tel-Aviv a été commis à proximité d'un arrêt de bus jouxtant la base militaire de Tzrifin, selon des sources policières. Selon des sources policières, le kamikaze a fait exploser la charge qu'il portait près d'un groupe de soldats qui faisaient de l'auto-stop sur la route reliant la ville de Ramleh à Tel-Aviv. Quelques heures plus tard, un attentat suicide contre un café de Jérusalem-Ouest faisait au moins quatre morts et une quarantaine de blessés. Ces attentats font suite au raid aérien lancé samedi à Gaza pour tenter d'éliminer le chef spirituel du mouvement islamiste, le cheik Ahmed Yassine. Superficiellement blessé, le cheik avait promis à Israël des représailles «inoubliables» et son mouvement a juré d'attenter à la vie d'Ariel Sharon.
Gageons que la riposte du général Sharon sera, elle aussi, inoubliable. Surtout pour les civils palestiniens qui représentent le 80% des 2600 Palestiniens tués par Tsahal depuis le début de la deuxième Intifada.
Soutien total de Washington à Tel-Aviv. Pour torpiller Qoreï? Les Etats-Unis ont rejeté mardi les conditions posées par Ahmed Koreï pour accepter le poste de premier ministre que lui a proposé le président de l'Autorité palestinienne. Notamment la fin du boycott d'Arafat. La Maison-Blanche a ainsi affiché, une fois de plus, un soutien total  aux exigences israéliennes.

- Qoreï succède à Abbas 08/09/2003 Ahmed Qoreï, plus connu sous son nom de guerre Abou Ala, président du Conseil législatif palestinien, a accepté en principe d'être nommé au poste de premier ministre. De son côté, Ariel Sharon, dans l'avion qui le conduisait en Inde, s'est empressé d'affirmer, en geste d'apaisement sans doute, qu'Israël continuerait sa politique d'assassinats ciblés.

- Plainte contre Mofaz en Suisse
pour crimes de guerre
et crimes contre l'humanité
05/09/2003 Le ministre israélien de la défense Shaoul Mofaz, et son prédécesseur Benyamin Ben Eliezer, pourraient avoir à répondre de crimes de guerre devant la justice militaire suisse. Une plainte pénale a été déposée vendredi par un avocat zurichois. Marcel Bosonnet a indiqué à la presse qu'il avait déposé sa plainte auprès de l'Auditeur en chef de l'armée suisse, Dieter Weber. Celle-ci porte sur la destruction de 60 maisons palestiniennes dans le sud de Gaza au début de l'année 2002, ainsi que sur des actes de tortures contre des Palestiniens. Quatre Israéliens sont visés par la procédure pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Avec MM. Ben Eliezer et Mofaz, alors chef d'état-major général de l'armée israélienne, sont également concernés Doron Almog, commandant pour la bande de Gaza, et Avi Dichter, chef des services secrets intérieurs, le Shin Bet. L'avocat a cité comme exemple une démarche voisine: la condamnation à 14 ans de prison d'un ancien maire rwandais, prononcée à Lausanne à la fin des années 90. L'homme avait été reconnu coupable d'avoir violé les lois de la guerre en participant au génocide des Tutsis dans son pays en 1994.

- Police israélienne blâmée 01/09/2003 La commission israélienne chargée d'enquêter sur la mort de 13 Arabes israéliens dans des manifestations en octobre 2000, a infligé un blâme sévère à la police israélienne, dans son rapport rendu public lundi. La police est accusée d'avoir eu une attitude «a priori hostile» envers la minorité arabe et d'avoir caché aux responsables politiques le fait qu'elle avait tiré à balles réelles pour réprimer des émeutes (sic). «Il y avait toute une culture du mensonge» dans la police, relève la commission. Dans un rapport de 860 pages, elle dénonce le fait que la police a tiré à balles réelles. Treize Arabes israéliens avaient été tués par des tirs de la police israélienne lors de manifestations violentes de solidarité avec les Palestiniens, peu après le début de l'Intifada, fin septembre 2000. La commission recommande que l'ancien ministre travailliste de la Sécurité intérieure, Shlomo Ben Ami, ne puisse plus être à l'avenir titulaire d'un poste ayant un rapport avec les affaires de sécurité.

- Présidentielle 2004: Doobleyou en campagne  27/08/2003 Nommé à la présidence étasunienne par des juges républicains au terme d'une parodie d'élection plus proche du coup d'Etat que du scrutin démocratique, l'inénarrable Doobleyou, télécommandé par le trio Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz, est parti à la pêche au vote juif. «C'est maintenant le moment pour tous les vrais amis des Palestiniens, tous les dirigeants du Proche-Orient et les Palestiniens eux-mêmes de cesser de financer et de soutenir les terroristes et de combattre activement le terrorisme sur tous les fronts, a affirmé M. Bush devant un public d'anciens combattants à Saint-Louis (Missouri, centre). C'est alors seulement qu'Israël sera sûr et qu'un drapeau pourra s'élever au-dessus d'un Etat p