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juin 2003
- les
palestiniens n'ont décidément «personne à qui parler»
16/12/2003 Des responsables israéliens ont estimé mardi qu'un accord
avec les Palestiniens avait peu de chances d'être conclu et qu'il
fallait donc impérativement poursuivre la construction du mur
de la honte en Cisjordanie. «Je suis convaincu que l'actuel
gouvernement palestinien d'Abou Alaa (Ahmad Qoreï) ne présage rien de
bon», a déclaré le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, lors
d'un symposium à Herzliya, au nord de Tel-Aviv... Bref, la vieille
rengaine du «personne à qui parler», servit jusqu'à la nausée
par le
général Sharon à propos d'Arafat, puis à propos du
gouvernement de Mahmoud Abbas qu'il s'est employé à torpiller. Le but
étant évidemment de permettre au gouvernement d'extrémistes israélien
de poursuivre sa politique du pire en rejetant la faute sur les
Palestiniens. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth),
Avi Dichter, s'est cru obligé d'enfoncer le clou par une mise en garde
contre l' «illusion» du retour au calme... même si aucun
attentat palestinien n'a été perpétré ces dix dernières semaines.
De son côté, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien
Hamas a aussi dit hier mardi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation
des services de renseignements égyptiens, que son groupe était prêt
à cesser ses attaques contre les civils israéliens si l'Etat hébreu
arrête ses opérations contre les Palestiniens.
Mais évidemment, les groupes radicaux se heurtent aujourd'hui au même
problème que le gouvernement palestinien d'Ahmed Qoreï:
ils n'ont, en fait, vraiment personne à qui parler!
- Les
gouvernements israélien et étasunien:
principaux obstacles à la paix selon un expert suisse
28/11/2003 Deux conditions sont nécessaires pour que la paix ait une
chance au Proche-Orient, estime l'expert en conflits Lars-Erik Cederman:
il faut un changement de gouvernement aussi bien en Israël qu'aux
Etats-Unis. Même si le professeur de l'EPFZ reconnaît que les
Palestiniens ont commis des erreurs, il est d'avis que l'obstacle
principal à la paix entre Israéliens et Palestiniens réside dans le
gouvernement américain. «Si en 2004 George W. Bush reste en place,
l'avenir paraît sombre, et cela même si en Israël le gouvernement de
droite du premier ministre Ariel Sharon perdait le pouvoir»,
affirme M. Cederman. Selon lui, le problème vient des néo-conservateurs
(les faucons), qui disposent de voix fortes au sein du Pentagone. Ce
groupe veut changer la
donne au Proche-Orient, et n'hésite pas à prôner la guerre
pour y parvenir, relève l'expert. Mais la stratégie des faucons n'est
pas (encore) officiellement celle de la politique extérieure des
Etats-Unis, souligne l'expert en conflits, qui met en garde: si les durs
imposaient leur vision, le conflit au Proche-Orient s'élargirait à une
guerre des religions au niveau mondial qui menacerait aussi l'Europe.
- La
«paix suisse »
interdite de radios en Israël 13/11/2003 Les autorités
radiotélévisées israéliennes ont interdit un spot radiophonique pour
vanter l'initiative de Genève, selon le site internet du quotidien de
langue anglaise Jerusalem Post. Elles considèrent l'initiative
comme étant
«politiquement controversée». l'interdiction est le fait de l'Israel
Broadcast Authority (Iba), selon le site du journal cité par l'agence
italienne ansa. Le spot invitait les citoyens israéliens à lire
attentivement les termes de l'«accord de paix», qui leur sera
envoyé la semaine prochaine.
- Israël,
principale menace pour la paix mondiale selon les Européens
05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six
millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1
/ >>2
/ >>3
) et les Etats-Unis
en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde,
selon un vaste
sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne.
Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la
paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des
Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée
du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent
ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye
et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé
par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS
Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus
ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été
assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le
commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés Des colons israéliens ont scié des
centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en
Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte.
L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été
corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset
«La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie,
est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique
corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré
au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos
enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans.
Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que
le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...)
Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous
avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un
système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de
villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...)
De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur
majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui
accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la
personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de
notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi
de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa
brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage
infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution
sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir,
font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en
lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un
Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent
dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est
corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs
et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus
critique de son histoire.»
Avraham
Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président
de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans
Le Monde du 10 septembre 2003.
- «Il
faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on
le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et
surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne
modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée
derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les
spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du
monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient
en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations.
Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la
colonisation
des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant
qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir
avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne
vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en
revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire
l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine
(OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat
hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime
de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique
de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression
et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la
levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de
Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour
Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non
négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé
de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer
à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés
par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la
relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon Les
principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de
critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger
la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major
israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à
ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les
secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien
n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de
zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir
que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des
villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée
favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané Un monument érigé sur le lieu de
l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au
centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi,
a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce
monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak
Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu,
samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste
juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach
d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a
lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5
novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision
privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le
monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui
porte son nom face à la municipalité.
- Sharon
légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement
israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de
colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël
d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien
a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins
cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé
à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense
Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route»,
le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon
a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation
en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés
en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons
installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est
annexée, sont désormais près
d'un demi-million.
-Fanatisme
religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003
Le Sommet
de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel
King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant
les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le
soutien des intégristes américains à Sharon: une vision
apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très
influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami
personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient,
Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou,
ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et
Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui
conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est
l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral
occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille
centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé,
et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.»
Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la
colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien
des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la
construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei
Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette
décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour
la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations»,
a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël
Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser
Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la
folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq
raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des
dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment.
Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés
de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut
Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé
plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées? Une incontournable analyse du non
moins incontournable de
defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou
israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.
- 38e
veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les
Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution
du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu,
son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe
condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en
la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt,
mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait
en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés
ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres
et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus,
l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité
requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules
blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de
l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une
explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de
Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement
blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien
des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps
revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités»
ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.
- Israël
prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003
Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé
à son copain Doobleyou
que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout,
qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté,
le magazine allemand Spiegel
(>>L'article
du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà
reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre
une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire
iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production
d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale
iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires
de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié
des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de
sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la
capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la
mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous
la supervision de la marine
américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du
Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le
week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement
à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours,
ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat
israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des
dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit
pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de
plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations
militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que
la «destruction injustifiée» des maisons de civils
palestiniens constituait un «crime de guerre».
- Terrible
autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA
07/10/2003 Un terrible
autant que prévisible
(>>2)
attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical
palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide,
affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine,
en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles,
Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a
bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi
à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni
moins qu'à entraîner
les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la
communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a
demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais
les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant
pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix
de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté»
dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à
critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le
droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la
politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de
respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire
monter la température dans la région». L'inquiétude est générale:
le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont
condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La
plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la
riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU
Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit
international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général
Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat
hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par
tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a
rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur
une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à
la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens
auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien
aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme au
contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste
qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL)
a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été
ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force
internationale.
-
A
l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la
honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les
gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents
plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager
une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer
d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des
territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la
plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien
de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la
construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée.
Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille,
qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur
du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur
palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux
initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du
conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement
par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a
de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et
principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie
palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en
Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais
près d'un
demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que
21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de
points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem,
dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au
lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier
sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès,
couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel
qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs
suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et
infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé
et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la
phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations
juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux
des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été
construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur
du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a
décidé mercredi que le tracé du mur
de la honte (>>photos
/// >>2
) pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en
Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de
facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le
cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans
le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que
possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse
communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens
encaissent.
- Le
gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003
Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la
justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel
Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain,
jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête
des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun
avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban)
vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses
opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département
d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la
longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a
ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient
au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant
hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours
d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les
accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le
pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a
accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions
susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami».
S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu
de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en
chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans
le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990
par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque,
de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les
Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la
première ratonnade pétrolière
contre l'Irak.
- L'autre
israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens 24/09/2003
Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré
refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a
rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de
l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition
en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de
l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la
première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent
une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés»
d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes
parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté
internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au
moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers.
Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe
d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2
bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant
leur attachement à leur patrie, ont refusé
de servir dans les territoires palestiniens (>>1
/// >>2
/// >>3)
- la
politique étrangère de Washington a de quoi faire jubiler Israël
21/12/2003 Après l'attaque de
Bagdad en violation du droit international (>>1
/// >>2),
la mise à l'index d'une Syrie qui fait désormais le dos rond,
l'obligation faite à Téhéran de laisser visiter ses installations
nucléaires, voici que la Libye a annoncé, dimanche après neuf mois de
négociations secrètes avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne,
qu'elle renonçait à tout programme d'armes de destruction massive.
Autant dire qu'en deux ans --depuis le 11 septembre-- tous les pays représentant
de près ou de loin une menace pour Israël ont été matés sous prétexte
de lutte contre le terrorisme. Dans un dernier baroud d'honneur, le
ministre iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi, a déclaré:
«Nous pensons que le régime sioniste est la principale menace pour
la sécurité de la région et la communauté internationale doit
maintenant faire pression pour que ce régime élimine ses armes de
destruction massive.» Rappelons en effet que dans son arsenal
d'armes non-conventionelles, l'Etat hébreu aligne au moins 200 ogives
nuclaires selon les spécialites. Mais qui s'en soucie?
- les
palestiniens n'ont décidément «personne à qui parler»
16/12/2003 Des responsables israéliens ont estimé mardi qu'un accord
avec les Palestiniens avait peu de chances d'être conclu et qu'il
fallait donc impérativement poursuivre la construction du mur
de la honte en Cisjordanie. «Je suis convaincu que l'actuel
gouvernement palestinien d'Abou Alaa (Ahmad Qoreï) ne présage rien de
bon», a déclaré le ministre de la Défense Shaoul Mofaz, lors
d'un symposium à Herzliya, au nord de Tel-Aviv... Bref, la vieille
rengaine du «personne à qui parler», servit jusqu'à la nausée
par le
général Sharon à propos d'Arafat, puis à propos du
gouvernement de Mahmoud Abbas qu'il s'est employé à torpiller. Le but
étant évidemment de permettre au gouvernement d'extrémistes israélien
de poursuivre sa politique du pire en rejetant la faute sur les
Palestiniens. Le chef du service de sécurité intérieure (Shin Beth),
Avi Dichter, s'est cru obligé d'enfoncer le clou par une mise en garde
contre l' «illusion» du retour au calme... même si aucun
attentat palestinien n'a été perpétré ces dix dernières semaines.
De son côté, un haut responsable du mouvement islamiste palestinien
Hamas a aussi dit hier mardi, à l'issue d'une rencontre avec une délégation
des services de renseignements égyptiens, que son groupe était prêt
à cesser ses attaques contre les civils israéliens si l'Etat hébreu
arrête ses opérations contre les Palestiniens.
Mais évidemment, les groupes radicaux se heurtent aujourd'hui au même
problème que le gouvernement palestinien d'Ahmed Qoreï:
ils n'ont, en fait, vraiment personne à qui parler!
- Les
gouvernements israélien et étasunien:
principaux obstacles à la paix selon un expert suisse
28/11/2003 Deux conditions sont nécessaires pour que la paix ait une
chance au Proche-Orient, estime l'expert en conflits Lars-Erik Cederman:
il faut un changement de gouvernement aussi bien en Israël qu'aux
Etats-Unis. Même si le professeur de l'EPFZ reconnaît que les
Palestiniens ont commis des erreurs, il est d'avis que l'obstacle
principal à la paix entre Israéliens et Palestiniens réside dans le
gouvernement américain. «Si en 2004 George W. Bush reste en place,
l'avenir paraît sombre, et cela même si en Israël le gouvernement de
droite du premier ministre Ariel Sharon perdait le pouvoir»,
affirme M. Cederman. Selon lui, le problème vient des néo-conservateurs
(les faucons), qui disposent de voix fortes au sein du Pentagone. Ce
groupe veut changer la
donne au Proche-Orient, et n'hésite pas à prôner la guerre
pour y parvenir, relève l'expert. Mais la stratégie des faucons n'est
pas (encore) officiellement celle de la politique extérieure des
Etats-Unis, souligne l'expert en conflits, qui met en garde: si les durs
imposaient leur vision, le conflit au Proche-Orient s'élargirait à une
guerre des religions au niveau mondial qui menacerait aussi l'Europe.
- Israël
prépare l'opinion a des frappes sur l'Iran
17/11/2003 Le chef des services secrets israéliens a averti lundi que
le programme nucléaire iranien représentait une «menace pour
l'existence» d'Israël. La menace nucléaire iranienne est «la
plus grande menace pour l'existence d'Israël depuis sa création»
en 1948, a rapporté la radio citant le patron du Mossad, Meir Dagan,
qui s'exprimait lors d'une rare intervention devant les membres de la
commission des Affaires étrangères et de la Défense du Parlement.
L'Iran s'approche du point de non-retour qui lui permettra de se doter
de l'arme nucléaire, a averti le maître-espion israélien. Le ministre
israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, avait déjà lancé une mise en
garde similaire lors d'une visite à Washington la semaine dernière. «Des
efforts sont nécessaires pour retarder, arrêter ou empêcher le
programme nucléaire iranien», avait-il affirmé le 12 novembre, à
l'issue d'une rencontre avec le secrétaire à la Défense étasunien,
le fou de guerre Donald Rumsfeld, et le secrétaire d'Etat, Colin
Powell.
Rappelons que le 7 juin 1981, l'aviation israélienne avait rasé la
centrale nucléaire irakienne d'Osirak, près de Bagdad, l'Etat hébreu
soupçonnant l'Irak de vouloir se doter de l'arme
nucléaire.
La «paix suisse» dans les boîtes à lettres Les promoteurs
d'un règlement de paix non officiel du conflit israélo-palestinien,
dit Initiative de Genève, ont désormais diffusé leurs propositions à
l'intention du grand public israélien et palestinien. Deux millions de
copies ont été adressées par la poste aux Israéliens et la version
intégrale du document a été publiée par la presse palestinienne.
L'ancien ministre israélien de la Justice Yossi Beilin, cerveau de
l'initiative côté israélien, a tenté d'en livrer une copie à la résidence
du général Sharon, à Jérusalem, mais sans succès. Faisant montre
d'une malhonnêteté intellectuelle crasse, le «Boucher
de Beyrouth», comme l'appelle les Libanais, au demeurant de
plus en plus critiqué
à l'interne, a qualifié l'initiative «d'illusion», osant
affirmer sans sourciller que la «feuille de route» approuvée
par la communauté internationale était l'unique voie pour la paix au
Proche-Orient. Une «feuille de route» dont il rejette pourtant tous
les points, à commencer par l'obligation que lui fait le document de
cesser une colonisation que Sharon continue d'encourager au pas de
charge.
- La
«paix suisse »
interdite de radios en Israël 13/11/2003 Les autorités
radiotélévisées israéliennes ont interdit un spot radiophonique pour
vanter l'initiative de Genève, selon le site internet du quotidien de
langue anglaise Jerusalem Post. Elles considèrent l'initiative
comme étant
«politiquement controversée». l'interdiction est le fait de l'Israel
Broadcast Authority (Iba), selon le site du journal cité par l'agence
italienne ansa. Le spot invitait les citoyens israéliens à lire
attentivement les termes de l'«accord de paix», qui leur sera
envoyé la semaine prochaine.
- Le
«mur du racisme» empiètera sur 15% de la Cisjordanie, selon l'ONU
11/11/2003 Le «mur
du racisme»
qu'Israël a entrepris de construire le long de la frontière avec
la Cisjordanie empiètera sur 14,5% du territoire autonome, estime un
rapport de l'ONU publié lundi. Il affectera 680'000 Palestiniens. Selon
ce document de l'Office de coordination de l'ONU pour les affaires
humanitaires en territoire palestinien occupé, le mur englobera du côté
palestinien 274'000 personnes vivant dans 122 villes et villages. Mais
«plus de 400'000 autres Palestiniens vivant à l'est de l'ouvrage
devront le franchir pour accéder à leurs fermes, usines ou bureaux».
«Ceci veut dire qu'environ 680'000 personnes souffriront directement
du mur», ajoute le rapport, qui parle de «graves conséquences
humanitaires» pour 30% de la population de la Cisjordanie.
Cauchemar en marche pour Jérusalem-est Autour de la ville sainte,
le tracé du «mur du racisme», selon l'expression d'Arafat, s'étirerait
bien au-delà des limites municipales de Jérusalem, unilatéralement
proclamées par Israël en 1967 après la conquête et l'annexion du
secteur oriental où vivent 220'000 Palestiniens. Le ministère de la Défense
a ainsi prévu d'y englober la colonie de Adam, les contreforts du Wadi
Kelt et l'importante colonie de Maalé Adoumim (25'000 habitants), aux
abords de Jéricho, et toute une série de localités palestiniennes,
selon le quotidien israélien Ha'aretz. Un simple voyage d'une
demi heure entre Ramallah et Bethléem se transformera donc en calvaire,
car il exigerait le détour par Jéricho, à vingt kilomètres de la Mer
morte. C'est donc très clairement la contiguïté territoriale,
condition sine quine non de la viabilité d'un futur Etat palestinien,
que le général Sharon et sa clique d'extrémistes cherchent à
compromettre.
Le Liban
est toujours occupé! Semaine
du Liban libre à Paris, du 15 au 23 novembre
- Israël,
principale menace pour la paix mondiale selon les Européens
05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six
millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1
/ >>2
/ >>3
) et les Etats-Unis
en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde,
selon un vaste
sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne.
Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la
paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des
Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée
du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent
ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye
et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé
par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS
Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus
ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été
assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le
commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés Des colons israéliens ont scié des
centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en
Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte.
L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été
corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset
«La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie,
est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique
corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré
au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos
enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans.
Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que
le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...)
Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous
avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un
système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de
villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...)
De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur
majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui
accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la
personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de
notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi
de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa
brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage
infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution
sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir,
font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en
lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un
Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent
dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est
corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs
et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus
critique de son histoire.»
Avraham
Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président
de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans
Le Monde du 10 septembre 2003.
- «Il
faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on
le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et
surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne
modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée
derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les
spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du
monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient
en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations.
Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la
colonisation
des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant
qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir
avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne
vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en
revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire
l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine
(OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat
hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime
de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique
de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression
et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la
levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de
Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour
Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non
négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé
de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer
à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés
par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la
relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon Les
principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de
critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger
la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major
israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à
ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les
secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien
n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de
zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir
que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des
villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée
favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané Un monument érigé sur le lieu de
l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au
centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi,
a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce
monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak
Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu,
samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste
juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach
d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a
lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5
novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision
privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le
monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui
porte son nom face à la municipalité.
- Sharon
légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement
israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de
colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël
d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien
a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins
cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé
à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense
Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route»,
le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon
a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation
en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés
en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons
installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est
annexée, sont désormais près
d'un demi-million.
-Fanatisme
religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003
Le Sommet
de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel
King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant
les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le
soutien des intégristes américains à Sharon: une vision
apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très
influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami
personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient,
Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou,
ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et
Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui
conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est
l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral
occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille
centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé,
et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.»
Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la
colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien
des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la
construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei
Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette
décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour
la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations»,
a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël
Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser
Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la
folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq
raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des
dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment.
Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés
de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut
Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé
plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées? Une incontournable analyse du non
moins incontournable de
defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou
israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.
- 38e
veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les
Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution
du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu,
son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe
condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en
la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt,
mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait
en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés
ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres
et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus,
l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité
requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules
blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de
l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une
explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de
Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement
blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien
des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps
revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités»
ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.
- Israël
prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003
Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé
à son copain Doobleyou
que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout,
qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté,
le magazine allemand Spiegel
(>>L'article
du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà
reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre
une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire
iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production
d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale
iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires
de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié
des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de
sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la
capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la
mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous
la supervision de la marine
américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du
Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le
week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement
à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours,
ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat
israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des
dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit
pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de
plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations
militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que
la «destruction injustifiée» des maisons de civils
palestiniens constituait un «crime de guerre».
- Terrible
autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA
07/10/2003 Un terrible
autant que prévisible
(>>2)
attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical
palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide,
affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de Jénine,
en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles,
Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a
bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi
à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni
moins qu'à entraîner
les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la
communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a
demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais
les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant
pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix
de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté»
dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à
critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le
droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la
politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de
respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire
monter la température dans la région». L'inquiétude est générale:
le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont
condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La
plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la
riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU
Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit
international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général
Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat
hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par
tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a
rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur
une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à
la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens
auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien
aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme au
contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste
qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL)
a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été
ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force
internationale.
-
A
l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la
honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les
gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents
plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager
une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer
d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des
territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la
plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien
de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la
construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée.
Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille,
qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur
du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur
palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux
initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du
conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement
par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a
de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et
principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie
palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en
Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais
près d'un
demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que
21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de
points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem,
dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au
lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier
sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès,
couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel
qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs
suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et
infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé
et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la
phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations
juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux
des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été
construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur
du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a
décidé mercredi que le tracé du mur
de la honte (>>photos
/// >>2
) pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en
Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de
facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le
cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans
le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que
possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse
communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens
encaissent.
- Le
gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003
Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la
justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel
Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain,
jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête
des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun
avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban)
vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses
opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département
d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la
longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a
ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient
au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant
hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours
d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les
accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le
pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a
accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions
susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami».
S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu
de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en
chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans
le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990
par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque,
de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les
Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la
première ratonnade pétrolière
contre l'Irak.
- L'autre
israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens 24/09/2003
Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré
refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a
rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de
l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition
en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de
l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la
première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent
une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés»
d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes
parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté
internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au
moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers.
Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe
d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2
bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant
leur attachement à leur patrie, ont refusé
de servir dans les territoires palestiniens (>>1
/// >>2
/// >>3)
-
Israël, principale menace pour la paix mondiale selon les Européens
05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six
millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1
/ >>2
/ >>3
) et les Etats-Unis
en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde,
selon un vaste
sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne.
Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la
paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des
Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée
du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent
ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye
et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé
par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS
Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus
ou moins quatre points.
Inutile de dire que, côté israélien, ce sondage a immédiatement été
assimilé à de l'anti-sémitisme, sans susciter le moins du monde le
commencement d'un début de réflexion ou de remise en question.
Centaines d'oliviers sciés Des colons israéliens ont scié des
centaines d'oliviers sur des terrains cultivés par des Palestiniens en
Cisjordanie. L'opération s'est déroulée en pleine période de récolte.
L'information a été donnée par des villageois palestiniens et a été
corroborée par des sources israéliennes.
Bilan sioniste, selon Avraham Burg, ex-président de la Knesset
«La réalité, au terme de deux mille ans de combat pour la survie,
est un Etat qui développe des colonies, sous la houlette d'une clique
corrompue, qui se moque de la morale civique et du droit. Un Etat géré
au mépris de la justice perd la force de survivre. Demandez à vos
enfants lequel d'entre eux est sûr de vivre ici dans vingt-cinq ans.
Les réponses les plus clairvoyantes risquent de vous choquer, parce que
le compte à rebours de la société israélienne a commencé. (...)
Vous voulez la totalité du territoire d'Eretz Israël ? Parfait. Vous
avez donc renoncé à la démocratie, et nous allons mettre en place un
système efficace de ségrégation ethnique, de camps d'internement, de
villes-prisons : le ghetto Kalkilya et le goulag Jénine. (...)
De nos jours, selon un sondage récent, les Israéliens dans leur
majorité doutent de la droiture du premier ministre, tout en lui
accordant leur confiance sur le plan politique. Autrement dit, la
personnalité du premier ministre actuel symbolise les deux faces de
notre infortune : un homme de moralité douteuse, jouisseur, faisant fi
de la loi et modèle négatif d'identification, le tout combiné avec sa
brutalité envers les occupés, laquelle oppose un barrage
infranchissable à la paix. D'où la conclusion imparable : la révolution
sioniste est morte. (...) Les forces du Bien perdent l'espoir,
font leurs valises et nous abandonnent ici, avec le sionisme tel qu'en
lui-même : un Etat chauvin et cruel où sévit la discrimination, un
Etat dont les nantis sont à l'étranger et où les pauvres déambulent
dans les rues, un Etat où le pouvoir est corrompu et la politique est
corruptrice, un Etat de pauvres et de généraux, un Etat de spoliateurs
et de colons. Tel est en résumé le sionisme dans sa phase la plus
critique de son histoire.»
Avraham
Burg, député du Parti travailliste israélien, est ancien président
de la Knesset (1999-2003), ancien président de l'Agence juive, dans
Le Monde du 10 septembre 2003.
- «Il
faut en revenir à l'OLP!» 31/10/2003 L'Etat hébreu a, on
le sait, instrumentalisé les différents processus de paix, y compris et
surtout le processus d'Oslo, pour dégager une position palestinienne
modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer d'un écran de fumée
derrière lequel il pouvait aisément poursuivre la colonisation, les
spoliations, les assassinats, la torture, pendant que les médias du
monde entier et la fameuse «communauté internationale» se perdaient
en conjectures sur les progrès ou les échecs de pseudo-négociations.
Ainsi, jamais, même sous les Travaillistes, même sous Rabin, jamais la
colonisation
des territoires palestiniens n'a cessé, ou ne serait-ce que ralenti, démontrant
qu'Israël a de tout temps poursuivi un but qui n'avait que peu à voir
avec la recherche d'une paix juste avec les Palestiniens.
Le processus d'Oslo étant donc officiellement enterré aujourd'hui, ne
vaudrait-il pas mieux abandonner l'Autorité palestinienne et en
revenir, comme le propose le directeur de l'Université Al-Qods (>>Lire
l'interview), à l'Organisation de libération de la Palestine
(OLP), et laisser ainsi toute la charge de l'occupation à Israël. L'Etat
hébreu serait alors contraint de réinstaurer un très coûteux régime
de gouvernement militaire et, alors qu'il traverse la pire crise économique
de son histoire, cela pourrait peut-être l'inciter à ralentir une répression
et une colonisation elles aussi coûteuses. Lorsque l'on constate la
levée de boucliers israélo-étasunienne vis-à-vis du plan de paix de
Genève (au profit d'une «feuille de route» non contraignante pour
Israël) on se dit que ce serait-là un moyen de pression non
négligeable en mains palestiniennes pour une fois.
Le CICR met Tel-Aviv face à ses responsabilités Le CICR a décidé
de se retirer de Cisjordanie, estimant qu'elle n'a pas à se substituer
à la puissance occupante pour nourrir 2,3 millions de Palestiniens ruinés
par les mesures de répression israélienne. Le PAM prendra la
relève à la mi-novembre.
Le chef de l'armée israélienne critique la politique de Sharon Les
principaux journaux israéliens se sont fait l'écho mercredi de
critiques d'officiers supérieurs qui estimaient qu'Israël devait alléger
la pression sur les Palestiniens. En fait, c'est le chef d'état-major
israélien, le général Moshe Yaalon, qui avait donné une interview à
ces médias. Il préconisait aussi de lever le couvre-feu dans les
secteurs palestiniens où aucune tentative d'attentat anti-israélien
n'a été signalée, et le transfert à l'Autorité palestinienne de
zones autonomes pratiquement réoccupées. Il avait aussi fait valoir
que le bouclage des territoires palestiniens, le blocus interne des
villes palestiniennes et les opérations incessantes de l'armée
favorisaient la montée de l'extrémisme.
Mémorial de Rabin profané Un monument érigé sur le lieu de
l'assassinat de Yitzhak Rabin, le premier ministre assassiné en 1995 au
centre de Tel-Aviv, a été profané dans la nuit de jeudi à vendredi,
a indiqué la police. Des inconnus ont répandu de la peinture sur ce
monument, et inscrit «Kahane avait raison» sur une photo d'Yitzhak
Rabin dessinée sur une banderole déployée pour un rassemblement prévu,
samedi soir, pour le 8e anniversaire de son assassinat par un extrémiste
juif de droite. Meïr Kahane, le fondateur du mouvement Kach
d'inspiration raciste, prônant l'expulsion en masse des Palestiniens, a
lui même été tué par un Américain d'origine égyptienne le 5
novembre 1990 dans un hôtel de New-York. La deuxième chaîne de télévision
privée a diffusé jeudi soir des images d'un passant crachant sur le
monument à la mémoire d'Yitzhak Rabin situé sur la grande place qui
porte son nom face à la municipalité.
- Sharon
légalise les colonies sauvages 27/10/2003 Le gouvernement
israélien a entamé lundi une procédure de légalisation de facto de
colonies sauvages, alors qu'il s'était engagé à toutes les démanteler.
Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a accusé Israël
d'enterrer la «feuille de route». Le ministère de la Défense israélien
a décidé d'accorder un statut de «colonie permanente» à au moins
cinq points de peuplement sauvages installés en Cisjordanie, a annoncé
à la radio publique Ron Schechner, conseiller du ministre de la Défense
Shaoul Mofaz pour la colonisation. Aux termes de la «feuille de route»,
le dernier plan de paix international que le gouvernement d'Ariel Sharon
a officiellement adopté, Israël s'est engagé à geler la colonisation
en général et à démanteler la soixantaine de points sauvages créés
en Cisjordanie depuis l'entrée en fonction de M. Sharon en mars 2001.
Rappelons que selon les dernières statistiques de 2003, les colons
installés en terres palestiniennes, Cisjordanie, bande de Gaza et Jérusalem-Est
annexée, sont désormais près
d'un demi-million.
-Fanatisme
religieux: en route pour la «Jérusalem Céleste» 23/10/2003
Le Sommet
de Jérusalem s'est tenu du 12 au 14 octobre 2003 à l'hôtel
King David de Jérusalem. Tout le gratin des fanatiques religieux, tant
les fondamentalistes chrétiens étasuniens que les ultras juifs (>>Le
soutien des intégristes américains à Sharon: une vision
apocalyptique!), étaient présents avec, notamment, le très
influent ex-sous-secrétaire à la Défense, Richard Perle, ami
personnel de Rumsfeld; le conseiller de Doobleyou pour le Proche-Orient,
Daniel Pipes; l'ancien premier-ministre israélien, Benjamin Netanyahou,
ainsi que des ministres du gouvernement Sharon dont Uzi Landau et
Avigdor Lieberman. Tous ont célébré la «théopolitique» qui
conduira à l'avènement de la «Jérusalem Céleste». «Israël est
l'alternative morale au totalitarisme oriental et au relativisme moral
occidental. Israël est le «Ground Zero» de la bataille
centrale de notre civilisation pour sa survie. Israël peut être sauvé,
et le reste de l'Occident avec lui. Il est temps de nous unir à Jérusalem.»
Ainsi était rédigé l'appel du Sommet de Jérusalem...
Colonisation relancée Le général Sharon a relancé jeudi la
colonisation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le ministère israélien
des Infrastructures a en effet publié des appels d'offres pour la
construction de 143 logements dans l'implantation juive de Karnei
Shomron et 180 autres dans celle de Givat Zeev, en Cisjordanie. «Cette
décision montre à nouveau que le gouvernement israélien a opté pour
la voie de la colonisation plutôt que pour la voie de la paix et des négociations»,
a déclaré le principal négociateur palestinien Saëb Erakat.
14 Palestiniens victimes de «la folie militaire» d'Israël
Le dirigeant palestinien démocratiquement élu, Yasser
Arafat, a appelé mardi la communauté internationale à arrêter «la
folie militaire» d'Israël dont l'aviation a lancé lundi cinq
raids dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 14 morts et des
dizaines de blessés, dont une écrasante majorité de civils évidemment.
Le plus meurtrier s'est déroulé tard le soir dans le camp de réfugiés
de Nousseirat, où deux missiles tirés par un hélicoptère d'assaut
Apache contre un véhicule ont tué sept personnes et en ont blessé
plus de 40, alors que quatre autres étaient en état de mort clinique.
Tsahal et l'armée US inadaptées? Une incontournable analyse du non
moins incontournable de
defensa.org, sur la réalité des capacités militaires US ou
israéliennes à l'épreuve de guérillas de mieux en mieux structurées.
- 38e
veto US en faveur d'Israël 15/10/2003 Pour la 38e fois, les
Etats-Unis ont opposé mardi soir leur veto à un projet de résolution
du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant l'Etat hébreu,
son allié. Ce texte déposé par la Syrie au nom du groupe arabe
condamnait le mur de l'apartheid qu'Israel construit en Cisjordanie en
la qualifiant d'«illégal», et demandait non seulement son arrêt,
mais aussi la destruction des tronçons déjà édifiés. Il condamnait
en outre «les activités de colonisation dans les Territoires occupés
ainsi que toutes les activités impliquant des confiscations de terres
et des annexions de facto».
Neuf pays sur quinze ont approuvé ce texte, et quatre se sont abstenus,
l'Allemagne, la Grande Bretagne, la Bugarie et le Cameroun. La majorité
requise étant de neuf voix, les Etats-Unis ont opposé leur veto.
Convoi américain pulvérisé à Gaza Un convoi de trois véhicules
blindés, portant des plaques minéralogiques diplomatiques de
l'ambassade américaine à Tel-Aviv, a été pulvérisé par une
explosion de très forte puissance, mercredi à l'entrée de la bande de
Gaza. Trois Américains ont été tués et un autre très grièvement
blessé. Un interlocuteur anonyme se réclamant du groupe palestinien
des «Comités de la résistance populaire» a dans un premier temps
revendiqué l'attentat dans un appel à l'AFP. Mais plus tard, ces «Comités»
ont démenti dans un communiqué toute implication dans l'attaque.
- Israël
prépare des frappes (nucléaires?) contre l'Iran 13/10/2003
Selon le Washington Post, le général Sharon a récemment affirmé
à son copain Doobleyou
que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic) et, surtout,
qu'il envisage une attaque préventive contre Téhéran. De son côté,
le magazine allemand Spiegel
(>>L'article
du Ha'aretz) révèle qu'une unité spéciale du Mossad a déjà
reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre
une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire
iranien. Parmis lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production
d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale
iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires
de Rudan.
Le Los Angeles Times a par ailleurs affirmé qu'Israël a modifié
des missiles de croisière d'origine américaine embarqués à bord de
sous-marins pour les équiper d'ogives nucléaires, se donnant ainsi la
capacité de lancer des armes atomiques depuis la terre, l'air ou la
mer.
Selon certaines informations, ces missiles auraient été testés sous
la supervision de la marine
américaine il y a deux ans dans l'océan Indien, au large du
Sri Lanka.
Massacre et crimes de guerre à Gaza Dès vendredi et durant le
week end, Tsahal a lancé une opération pompeusement baptisée «Traitement
à la racine» dans le camp de réfugiés de Rafah. Comme toujours,
ce sont les civils qui ont payé le plus lourds tributs au terrorisme d'Etat
israélien. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et des
dizaines d'autres blessés. Entre autres crimes de guerre, Tsahal a détruit
pas moins de 120 maisons, privant d'abri quelque 1500 Palestiniens de
plus. Amnesty International a vigoureusement dénoncé lundi les opérations
militaires lancées depuis vendredi dans le sud de Gaza et rappelé que
la «destruction injustifiée» des maisons de civils
palestiniens constituait un «crime de guerre».
- Terrible
autant que prévisible attentat. Sharon attaque la Syrie en espérant impliquer les USA
07/10/2003 Un terrible
autant que prévisible
(>>2)
attentat a fait 19 morts, samedi à Haifa. Le mouvement radical
palestinien du Jihad islamique a revendiqué l'attentat suicide,
affirmant qu'il a été commis par une Palestinienne de 18 ans de
Jénine,
en Cisjordanie. Après avoir lancé deux raids sur Gaza en représailles,
Israël a étendu sa riposte jusqu'en Syrie où l'aviation de Tsahal a
bombardé une prétendue base terroriste du Jihad dans la nuit de samedi
à dimanche. Un geste prémédité de longue date et qui vise ni plus ni
moins qu'à entraîner
les Etasuniens dans un conflit ouvert avec Damas.
A l'exception de Washington d'ailleurs, la quasi-totalité de la
communauté internationale a condamné le raid israélien. Damas a
demandé au Conseil de sécurité la condamnation de cette action, mais
les Etats-Unis, se refusant à soutenir toute résolution ne condamnant
pas également l'attentat de Haïfa, ont surtout souligné (par la voix
de leur ambassadeur John Negroponte) que Damas était du «mauvais côté»
dans la guerre contre le terrorisme. Doobleyou s'est refusé à
critiquer Israël, allant jusqu'à déclarer que l'Etat hébreu avait «le
droit de se défendre» (sic).
Javier Solana, le haut représentant de l'Union européenne pour la
politique étrangère, a critiqué Israël et lui a demandé de
respecter les règles du «droit international» et de ne pas «faire
monter la température dans la région». L'inquiétude est générale:
le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan et la Ligue arabe ont
condamné le raid, tout comme l'Egypte, la Jordanie et le Liban. La
plupart des pays dénoncent à la fois l'attentat de Haïfa et la
riposte israélienne, qualifiée par l'ambassadeur de France à l'ONU
Jean-Marc de La Sablière de «violation inacceptable du droit
international».
Fort du soutien inconditionnel du grand frère étasunien, le général
Sharon a toutefois réaffirmé mardi la détermination de l'Etat
hébreu à continuer à frapper ses ennemis «en tout lieu et par
tous les moyens».
On avait cru comprendre.
Tirs israéliens sur un camion de la Finul La police libanaise a
rapporté que des tirs israéliens avaient interrompu la circulation sur
une route longeant un tronçon généralement calme de la frontière, à
la hauteur des villages de Aadayssé et Kfarkila. Les militaires israéliens
auraient tiré pendant une dizaine de minutes. Un militaire israélien
aurait été tué par la riposte. L'Etat hébreu affirme au
contraire que c'est du Liban que sont partis les premiers tirs. Reste
qu'un camion-citerne de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL)
a été touché par trois balles israéliennes. Une enquête a été
ouverte sur l'échange de tirs, a indiqué un officier de la force
internationale.
-
A
l'abri des pseudo-processus de paix: 500'000 colons et un mur de la
honte 30/09/2003 Nous l'avons souvent répété, les
gouvernements successifs de l'Etat hébreu se sont servis des différents
plans de paix, y compris et surtout du processus d'Oslo, pour dégager
une position palestinienne modérée d'abord, et, ensuite, pour disposer
d'un écran de fumée derrière lequel poursuivre la colonisation des
territoires, c'est à dire le vol des terres palestiniennes, dans la
plus implacable logique sioniste qui soit. Jeudi, le ministère israélien
de l'Habitat a ainsi publié un nouvel appel d'offres pour la
construction de 565 logements dans les colonies de Cisjordanie occupée.
Cela après que le cabinet du général Sharon eut annoncé, la veille,
qu'il entendait poursuivre l'édification dans la région du «Mur
du racisme», selon l'expression d'Arafat. Le négociateur
palestinien en chef, Saëb Erakat, a d'emblée averti que ces deux
initiatives allaient «tuer» les tentatives de règlement du
conflit. «La poursuite de la colonisation est motivée idéologiquement
par la volonté d'empêcher la future coexistence de deux Etats», a
de son côté renchérit Yossi Beilin, ex-ministre travailliste et
principal architecte des accords d'Oslo (1993) sur l'autonomie
palestinienne.
Selon les dernières statistiques de 2003, les colons en
Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est annexée, sont désormais
près d'un
demi-million. Ils sont au nombre 231'443 (ils n'étaient que
21'700 en 1982) dispersés dans 143 implantations et des dizaines de
points de colonisation sauvages en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Les autres, plus de 200'000, résident dans la partie orientale de Jérusalem,
dans ces faubourgs qui ont poussé comme champignons au
lendemain de la guerre des Six Jours (1967) et qui continuent à s'édifier
sur le pourtour de la cité sainte, en vue d'en verrouiller les accès,
couper la population palestinienne de la ville de son hinterland naturel
qu'est la Cisjordanie.
Depuis 1967 selon le Ha'aretz, plus de 3 milliard de francs
suisses ont été dépensés pour la colonisation. (sources et
infographie: 24heures).
Rappelons que la «feuille de route», plan international de paix signé
et approuvé par Israël, imposait à l'Etat hébreu, au point 1 de la
phase 1, de «geler toutes les constructions dans les implantations
juives» et «démanteler immédiatement les avant-postes illégaux
des colonies construits depuis mars 2001».
Depuis le début de l'année, 1300 logements supplémentaires ont été
construits dans les colonies.
Feu vert pour voler davantage de terres aux Palestiniens grâce au «Mur
du racisme» A une écrasante majorité, le cabinet d'Ariel Sharon a
décidé mercredi que le tracé du mur
de la honte (>>photos
/// >>2
) pourra englober un certain nombre de colonies juives situées en
Cisjordanie, permettant ainsi à terme à l'Etat hébreu d'annexer de
facto de nouvelles terres palestiniennes. Le principe arrêté par le
cabinet d'extrémistes du général Sharon est qu'il faut inclure dans
le système défensif le maximum de Juifs et en exclure autant que
possible les Palestiniens. Les colons crient victoire. La fameuse
communauté internationale ne lève pas le petit doigt. Les Palestiniens
encaissent.
- Le
gouvernement fantoche du Liban attaque Michel Aoun 30/09/2003
Les Etats-Unis ont critiqué hier les poursuites engagées par la
justice libanaise contre l'ex-chef de gouvernement, Michel
Aoun, en raison de ses propos tenus devant le Congrès américain,
jugés préjudiciables aux relations du Liban avec la Syrie. «L'enquête
des autorités libanaises à propos de la table ronde du général Aoun
avec des membres du Congrès met en question l'engagement (du Liban)
vers la liberté d'expression et la tolérance envers les diverses
opinions politiques», a déclaré une porte-parole du département
d'Etat, Rhonda Shore. Cette démarche est «en contradiction avec la
longue tradition de liberté d'expression politique» au Liban, a
ajouté Mme Shore, porte-parole du Bureau des Affaires du Proche-Orient
au département d'Etat. Le général Aoun, chef en exil d'un courant
hostile à la présence syrienne au Liban, et qui jouit toujours
d'une très grande popularité au pays des Cèdres, a rejeté les
accusations portées contre lui et revendiqué le droit de critiquer le
pouvoir libanais et la Syrie. Le procureur général Joseph Maamari a
accusé M. Aoun de «mener et de planifier (...) des actions
susceptibles de perturber les relations du Liban avec un Etat ami».
S'il est condamné, M. Aoun encourt jusqu'à 15 ans de prison, et sera déchu
de ses droits civils et interdit de séjour au Liban. Ex-commandant en
chef de l'armée et dernier premier-ministre a avoir été nommé dans
le respect de la Constitution, il a été évincé du pouvoir en 1990
par une offensive militaire syrienne qui avait reçu l'aval, à l'époque,
de Washington et Tel-Aviv. Il est vrai qu'il s'agissait alors, pour les
Etats-Unis, de se garantir la passivité du régime de Damas durant la
première ratonnade pétrolière
contre l'Irak.
- L'autre
israël:
25 pilotes de Tsahal refusent
des missions dans les territoires palestiniens 24/09/2003
Vingt-cinq pilotes de l'armée de l'air israélienne ont déclaré
refuser d'exécuter des missions dans les territoires palestiniens, a
rapporté mercredi soir la radio publique israélienne. Ces pilotes, de
l'armée régulière et du cadre de réserve, ont remis récemment une pétition
en ce sens au général Dan Haloutz, commandant en chef de l'armée de
l'air israélienne, a ajouté la radio, sans autre précision. C'est la
première fois que des pilotes de l'armée de l'air israélienne signent
une telle pétition. Il faut dire que les «meurtres ciblés»
d'activistes et de responsables palestiniens font surtout des victimes
parmi les civils. Ces opérations, dénoncées par la communauté
internationale, sont généralement menées par l'armée de l'air au
moyen d'hélicoptères de combat et, parfois, de chasseurs bombardiers.
Comme le 23 juillet 2002 où Sharon avait ordonné le larguage d'une bombe
d'une tonne sur Gaza, tuant 15 personnes, dont 8 enfants (dont 2
bébés).
Rappelons que plus de 1'100 soldats israéliens, tout en réaffirmant
leur attachement à leur patrie, ont refusé
de servir dans les territoires palestiniens (>>1
/// >>2
/// >>3).
- Les fous de
guerre israélo-étasuniens au diapason (bis) 23/09/2003 Les
émissaires du général
Sharon () auraient trouvé un compromis avec les Etasuniens sur
le tracé du mur
de la honte (>>photos
/// >>2
) qu'Israël érige le long de la ligne de démarcation avec la
Cisjordanie, ont indiqué mardi les médias israéliens. Les Etasuniens
ont accepté le point de vue d'Israël selon lequel la ligne de sécurité
n'a pas de caractère politique et ne fixe pas le tracé de la frontière
d'un tel Etat. L'administration Bush aurait par ailleurs décidé de
maintenir la totalité des garanties du gouvernement octroyées à Israël
sur des prêts bancaires portant sur 9 milliards de dollars.
Israël a achevé fin juillet l'édification d'un premier tronçon de
140 km de cette ligne sécuritaire. Selon les prévisions, d'ici un an
une autre partie de la ligne doit être construite et englober la partie
orientale arabe de Jérusalem occupée et annexée par Israël. D'une
longueur prévue de 350 km, le mur de sécurité séparant Israël de la
Cisjordanie pourrait cependant s'étirer sur 800 à 900 km, selon les médias
israéliens.
- L'ONU
exige qu'Israël n'expulse pas Arafat.
Tel-Aviv répond par le mépris 20/09/2003 L'Assemblée générale
des Nations Unies a adopté vendredi une résolution exigeant qu'Israël
renonce à expulser Yasser Arafat. La résolution stipule que l'Assemblée
générale «exige qu'Israël, la puissance occupante, abandonne tout
acte visant à expulser le Président élu de l'Autorité palestinienne
et mette un terme à toutes les menaces sur sa sécurité».
L'assemblée générale «exprime son soutien complet aux efforts du
Quartette, demande aux deux parties de se conformer totalement à leurs
obligations prévues par la feuille de route et souligne l'importance de
la prochaine réunion du Quartette à New York». Le texte a été
approuvée avec 133 voix pour, et seulement 4 contre (dont celles des États-Unis
et d'Israël) et 15 abstentions. Une résolution similaire avait été
bloquée mardi dernier au Conseil de sécurité par un 35ème veto étasunien
en faveur d'Israël.
Avec l'arrogance et le mépris pour les instances internationales qu'on
lui connaît, le gouvernement du général Sharon s'est empressé de déclarer
cette résolution comme étant «sans signification» selon les
mots du porte-parole du général Sharon, Raanan Gissin.
Parallèlement, les principaux ministres israéliens du Likoud, le parti
du général Sharon, ont affirmé souhaiter que le mur de l'apartheid
s'enfonce plus profondément encore en Cisjordanie.
Les fous de guerre israélo-étasuniens au diapason Israël s'est
déclaré «particulièrement satisfait» vendredi de la déclaration
du président américain George W. Bush selon laquelle les Palestiniens
devraient écarter le président de l'Autorité palestinienne Yasser
Arafat s'ils veulent un Etat à eux. «Nous sommes particulièrement
satisfaits de cette déclaration car elle confirme ce que nous disons
sur Arafat», a déclaré un porte-porte parole du gouvernement israélien,
Avi Pazner. «M. Arafat a échoué en tant que dirigeant.
[L'ex-premier ministre palestinien Mahmoud] Abbas a vu son action sapée
par l'ordre ancien et cela veut dire Yasser Arafat», avait affirmé
l'inénarrable Doobleyou lors d'une conférence de presse conjointe avec
le roi Abdallah II de Jordanie.
Rappelons que l'échec d'Abbas était programmé. Imposé par Washington
et Tel-Aviv à la tête des Palestiniens, il a ensuite été littéralement
torpillé par Israël qui lui a refusé le moindre geste pourtant nécessaire
à asseoir son autorité. Ainsi, durant les 100 jours de son action, et
alors qu'il avait réussi à arracher une trêve unilatérale aux
groupes radicaux, Abbas n'a pas pu obtenir la plus petite contre-partie
de Tel-Aviv. Pis, durant la trêve, Tsahal a réussi à abattre pas
moins de 14 Palestiniens entre le 29 juin et le 7 août. Et début août,
alors que Mahmoud Abbas espérait encore un geste fort d'Israël comme,
par exemple, une libération massive de détenus, Sharon s'était littéralement
moqué de lui en ne relaxant que 334 détenus sur les.... 6000
Palestiniens qui croupissent dans ses geôles. Des détenus au demeurant
en fin de peine ou en détention administrative, c'est-à-dire emprisonnés
sans jugement.
Rappel L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de
la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les
Territoires depuis
35 ans si l'on se base sur la première résolution
242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait
d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit (>>voir
aussi les principales résolutions). 35 ans durant lesquels les
Palestiniens ont été spoliés, torturés (Israël n'a renoncé
officiellement à la torture qu'en 1999), déportés ou tirés
comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère
étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 35
fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de
textes condamnant ou contraignant Israël (>>2).
Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle,
pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans
parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir
autre-chose que des blâmes.
- Terrible autant que
prévisible attentat 19/09/2003 Un kamikaze s'est fait
exploser mardi à bord d'un autobus bondé à Jérusalem, faisant au
moins 20 morts et plus d'une centaine de blessés, selon la police et
les secours. Le Jihad islamique a revendiqué l'attentat. Le
gouvernement israélien a aussitôt décidé d'annuler le transfert sécuritaire
des villes de Jéricho et Kalkiliya aux forces palestiniennes, qui
devait avoir lieu dans la semaine, et ordonné un bouclage hermétique
des territoires. Dore Gold, un porte-parole du gouvernement israélien,
a prévenu que l'Etat hébreu «allait devoir protéger sa population».
- 35ème
veto US en faveur d'Israël 17/09/2003 Et de 35! Le médiateur
étasunien a mis son veto mardi 16 septembre à un projet de résolution
exigeant qu'Israël n'expulse pas le président palestinien légitimement
élu, Yasser Arafat. Ce texte avait été présenté au Conseil de sécurité
de l'ONU par le groupe arabe après que le cabinet de sécurité israélien
ait donné, jeudi dernier, le feu vert à l'armée pour expulser par la
force le président palestinien des territoires. Onze Etat membres du
Conseil ont voté en faveur du texte, ce qui implique que, sans le veto
étasunien, la résolution aurait été acceptée, une écrasante
majorité au sein de la communauté internationale étant opposée à
l'expulsion du Raïs palestinien. La Grande-Bretagne du toutou Blair évidemment,
la Bulgarie, membre du très pro-étasunien groupe de Vilnius, mais
aussi, curieusement, l'Allemagne, se sont abstenues.
Le projet de résolution, formellement déposé mardi par la Syrie et le
Soudan, exigeait «qu'Israël, la puissance occupante, s'abstienne de
procéder à la déportation et cesse toute menace à la sécurité du
Président élu de l'Autorité palestinienne». Elle réaffirmait
aussi le soutien du Conseil de sécurité à la «feuille de route».
Rappelons que sur les 52 vetos solitaires utilisés par le médiateur étasunien
depuis 1972, 35 auront donc eut pour but d'empêcher l'adoption de
textes condamnant ou contraignant Israël. Décidément, les
Palestiniens ne sont pas sortis de l'auberge.
Rappel L'Etat hébreu, qui s'étend aujourd'hui sur les 4/5e de
la patrie historique des Palestiniens, occupe illégalement les
Territoires depuis
35 ans si l'on se base sur la première résolution
242 qui, le 22 novembre 1967, réclamait déjà le retrait
d'Israël des territoires occupés durant le récent conflit (>>voir
aussi les principales résolutions). 35 ans durant lesquels les
Palestiniens ont été spoliés, torturés (Israël n'a renoncé
officiellement à la torture qu'en 1999), déportés ou tirés
comme à la foire, le tout sous l'oeil bienveillant du grand frère
étasunien qui, entre 1972 et 2003, aura utilisé 35
fois son droit de veto à l'ONU pour empêcher l'adoption de
textes condamnant ou contraignant Israël (>>2).
Dans le même laps de temps, (1968-2003), Israël n'a, quant à elle,
pas respecté 32 résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (sans
parler des résolutions de l'Assemblée générale), sans encourir
autre-chose que des blâmes.
Halte à la prolifération nucléaire israélienne! Quinze pays
de la Ligue arabe ont déposé un projet de résolution devant l'assemblée
générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
critiquant Israël pour son refus de signer le Traité de non-prolifération
nucléaire (TNP). Le projet de résolution de la Ligue arabe enjoint
Israël, «seul Etat du Proche-Orient à ne pas être partie au TNP,
à s'y associer sans délai». Le texte demande parallèlement aux
Etats «fournissant des matériels nucléaires, des équipements et
l'aide technique afférente» à l'Etat hébreu de mettre en oeuvre
pour cela les clauses de non-prolifération du TNP.
Terribles
attentats et attaque: 18
morts 09/09/2003 Un attentat suicide a fait au moins huit
morts, hier près de Tel-Aviv, et un autre sept morts, à
Jérusalem-Ouest,
alors qu'un raid israélien faisait trois victimes à Hébron.
L'attentat près de Tel-Aviv a été commis à proximité d'un arrêt de
bus jouxtant la base militaire de Tzrifin, selon des sources policières.
Selon des sources policières, le kamikaze a fait exploser la charge
qu'il portait près d'un groupe de soldats qui faisaient de l'auto-stop
sur la route reliant la ville de Ramleh à Tel-Aviv. Quelques heures
plus tard, un attentat suicide contre un café de Jérusalem-Ouest
faisait au moins quatre morts et une quarantaine de blessés. Ces
attentats font suite au raid aérien lancé samedi à Gaza pour tenter
d'éliminer le chef spirituel du mouvement islamiste, le cheik Ahmed
Yassine. Superficiellement blessé, le cheik avait promis à Israël des
représailles «inoubliables» et son mouvement a juré d'attenter à la
vie d'Ariel Sharon.
Gageons que la riposte du général Sharon sera, elle aussi,
inoubliable. Surtout pour les civils palestiniens qui représentent le
80%
des 2600 Palestiniens tués par Tsahal depuis le début de la
deuxième Intifada.
Soutien total de Washington à Tel-Aviv. Pour torpiller Qoreï?
Les Etats-Unis ont rejeté mardi les conditions posées par Ahmed Koreï
pour accepter le poste de premier ministre que lui a proposé le président
de l'Autorité palestinienne. Notamment la fin du boycott d'Arafat. La
Maison-Blanche a ainsi affiché, une fois de plus, un soutien total
aux exigences israéliennes.
- Qoreï
succède à Abbas 08/09/2003 Ahmed
Qoreï, plus connu sous son nom de guerre Abou Ala, président
du Conseil législatif palestinien, a accepté en principe d'être nommé
au poste de premier ministre. De son côté, Ariel Sharon, dans l'avion
qui le conduisait en Inde, s'est empressé d'affirmer, en geste
d'apaisement sans doute, qu'Israël continuerait sa politique
d'assassinats ciblés.
- Plainte
contre Mofaz en Suisse
pour crimes de guerre
et crimes contre l'humanité 05/09/2003 Le ministre israélien
de la défense Shaoul Mofaz, et son prédécesseur Benyamin Ben Eliezer,
pourraient avoir à répondre de crimes de guerre devant la justice
militaire suisse. Une plainte pénale a été déposée vendredi par un
avocat zurichois. Marcel Bosonnet a indiqué à la presse qu'il avait déposé
sa plainte auprès de l'Auditeur en chef de l'armée suisse, Dieter
Weber. Celle-ci porte sur la destruction de 60 maisons palestiniennes
dans le sud de Gaza au début de l'année 2002, ainsi que sur des actes
de tortures contre des Palestiniens. Quatre Israéliens sont visés par
la procédure pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Avec
MM. Ben Eliezer et Mofaz, alors chef d'état-major général de l'armée
israélienne, sont également concernés Doron Almog, commandant pour la
bande de Gaza, et Avi Dichter, chef des services secrets intérieurs, le
Shin Bet. L'avocat a cité comme exemple une démarche voisine: la
condamnation à 14 ans de prison d'un ancien maire rwandais, prononcée
à Lausanne à la fin des années 90. L'homme avait été reconnu
coupable d'avoir violé les lois de la guerre en participant au génocide
des Tutsis dans son pays en 1994.
- Police israélienne blâmée
01/09/2003 La commission israélienne chargée d'enquêter sur la mort
de 13 Arabes israéliens dans des manifestations en octobre 2000, a
infligé un blâme sévère à la police israélienne, dans son rapport
rendu public lundi. La police est accusée d'avoir eu une attitude «a
priori hostile» envers la minorité arabe et d'avoir caché aux
responsables politiques le fait qu'elle avait tiré à balles réelles
pour réprimer des émeutes (sic). «Il y avait toute une culture du
mensonge» dans la police, relève la commission. Dans un rapport de
860 pages, elle dénonce le fait que la police a tiré à balles réelles.
Treize Arabes israéliens avaient été tués par des tirs de la police
israélienne lors de manifestations violentes de solidarité avec les
Palestiniens, peu après le début de l'Intifada, fin septembre 2000. La
commission recommande que l'ancien ministre travailliste de la Sécurité
intérieure, Shlomo Ben Ami, ne puisse plus être à l'avenir titulaire
d'un poste ayant un rapport avec les affaires de sécurité.
- Présidentielle 2004: Doobleyou
en campagne 27/08/2003 Nommé à la
présidence étasunienne par des juges républicains au terme d'une
parodie d'élection plus proche du coup d'Etat que du scrutin démocratique,
l'inénarrable Doobleyou, télécommandé par le trio
Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz, est parti à la pêche au vote juif. «C'est
maintenant le moment pour tous les vrais amis des Palestiniens, tous les
dirigeants du Proche-Orient et les Palestiniens eux-mêmes de cesser de
financer et de soutenir les terroristes et de combattre activement le
terrorisme sur tous les fronts, a affirmé M. Bush devant un public
d'anciens combattants à Saint-Louis (Missouri, centre). C'est alors
seulement qu'Israël sera sûr et qu'un drapeau pourra s'élever
au-dessus d'un Etat p |