«La question est de savoir si une attaque
improbable contre notre pays et contre notre peuple sera l'événement qui
réveillera la nation de son sommeil et incitera le gouvernement américain
à l'action.»
Donald Rumsfeld, 8 mois avant le 11 septembre... (Report
of the Commission to Assess United States National Security Space
Management and Organization, 11 janvier 2001).
- Aux chapitres des étonnantes prémonitions de
Rumsfeld, citons encore cette anecdote: une heure avant
l'attaque sur le Pentagone, Rumsfeld a eu un petit déjeuner de travail
avec une délégation de quatre Républicains de la Chambres des
Représentants. Robin Hayes (Caroline du Nord) était au meeting et a
témoigné du fait que Rumsfeld, à ce moment-là, avait déclaré qu'un dramatique événement
serait nécessaire pour faire comprendre au public américain à quel
point le monde était dangereux. Robin Hayes: «Il
parlait de la nécessité d'une catastrophe ou quelque-chose comme ça
pour réveiller les gens. Et juste une heure après, cet avion heurte le
Pentagone. C'était incroyable!» (source:
de defensa.org)
Un missile contre le Pentagone (dixit Rumsfeld) Dans une interview du secrétaire à la défense Rumsfeld en date du 12 septembre 2001, donnée à Parade Magazine, présente sur le site du Pentagone , Rumsfeld parle d'un missile lancé contre le Pentagone Voici le passage tel que "copié-collé", dans la bouche officielle du secrétaire à la défense des Etats-Unis Donald Rumsfeld, parlant dans son bureau du Pentagone (« this building »): « They [find a lot] and any number of terrorist efforts have been dissuaded, deterred or stopped by good intelligence gathering and good preventive work. It is a truth that a terrorist can attack any time, any place, using any technique and it's physically impossible to defend at every time and every place against every conceivable technique. Here we're talking about plastic knives and using an American Airlines flight filed with our citizens, and the missile to damage this building and similar (inaudible) that damaged the World Trade Center. The only way to deal with this problem is by taking the battle to the terrorists, wherever they are, and dealing with them.
Le 11 septembre,
des zones d'ombres au casus belli
Rédaction en novembre-décembre 2001 principalement
|
pièces à conviction - Le dossier de the memory Hole - 911 Timeline Et toujours l'effarante légéreté des SR américains 13/09/2004 La Commission d'enquête sur le 11 septembre, désormais dissoute, a publié dimanche un nouveau rapport détaillant la légereté des contrôles des services de l'immigration et des douanes dont ont bénéficié les pirates de l'air du 11 septembre. Selon ce rapport, 13 des 19 kamikazes ont présenté des passeports délivrés moins de trois semaines plus tôt lors de leurs demandes de visas, mais ce détail n'a pas entraîné de vérifications particulières. Deux d'entre eux ont menti «de manière repérable» dans leur demande de visa, mais n'ont pas été interrogés sur ces mensonges. Et les 19 ont laissé des blancs en remplissant leurs formulaires... 11 septembre: 11 septembre: une tragédie
décidément suspecte 08/09/2003 Selon un article du
Guardian, Michael Meacher, ancien ministre britannique, a déclaré
que la guerre contre le terrorisme n'était qu'un écran de fumée et que
les Etats-Unis était
prévenu à l'avance de ce qui allait se passer le 11 septembre,
mais ont laissé faire pour des raisons stratégiques. En fait pour
asseoir leur domination mondiale d'une manière générale, et contrôler
la région du Golfe en particulier (>>11
septembre, une tragédie suspecte). Dans une tribune
du
Guardian, Michaël Meacher détaille son propos en affirmant
que le 11 septembre aura ainsi fourni le prétexte idéal à l'application
d'un plan de domination mondiale pour les Etats-Unis, rédigé en 2000,
sous la houlette de Dick Cheney (vice-president et véritable patron de la
Maison-Blanche), Donald Rumsfeld (Secrétaire à la Défense), Paul
Wolfowitz (bras droit de Rumsfeld), Jeb Bush (jeune frère de Doobleyou)
et Lewis Libby (Le chef d'équipe de Cheney). Le document, baptisé
Rebuilding America's Defences: Strategies, Forces And Resources For A New
Century (document
pdf 870ko), jetait les bases de la politique américaine
actuelle: besoin d'une augmentation drastique des dépenses militaires, dénonciation
du traité ABM de 1972 sur la non-prolifération des missiles, besoin d'un
bouclier antimissile. L'Irak, l'Iran et la Corée du Nord y étaient désignés
comme les ennemis à abattre. A noter que le document a été rédigé au
sein d'un think-tank néoconservateur fondé par les fanatiques
susmentionnés, le Project for a
New American Century (PNAC). -
Attentats du 11 septembre: 11 septembre: circulez, y'a rien à voir 20/10/2002 Cheney bloque une commission d'enquête indépendante. 9/11: Les manipulations de l'équipe Bush de plus en plus évidentes Les enquêtes au Congrès montrent de plus en plus d'indications convaincantes de manipulations, d'interventions et de dissimulations de l'administration GW autour de l'attaque du 11 septembre, selon une enquête du World Socialist Wide Web. - 11
septembre: une bien étrange vidéo Sur cette vidéo
amateur, l'on peut voir le président Bush au moment précis où il
est informé, par Andy Card, qu'un second avion s'est crashé sur le WTC.
Andy Card l'informe de la tragédie et s'en va sans attendre aucun ordre
du président qui, de son côté, reste de marbre et bouquine une
vingtaine de minutes encore. Deux avions venaient de s'écraser coup sur
coup sur le WTC. Pas de quoi fouetter un chat apparemment. A moins que,
comme le suggère Michel Rivero, l'annonce de ces événements ne fut pas
une véritable surprise pour W. Bush... Aucun doute en tout cas sur le
fait qu'il s'agisse bien, sur cette vidéo, de l'annonce du deuxième
crash. Dans ce document
de la Maison-Blanche, Bush l'atteste clairement: «Well, I was
sitting in a schoolhouse in Florida(...). Anyway, I was sitting there, and
my Chief of Staff -- well, first of all, when we walked into the classroom,
I had seen this plane fly into the first building. There was a TV set on.
And you know, I thought it was pilot error and I was amazed that anybody
could make such a terrible mistake. And something was wrong with the
plane, or -- anyway, I'm sitting there, listening to the briefing, and
Andy Card came and said, «America is under attack.» -Encore une briquette sur les avertissements reçus 24/09/2002 Deux semaines avant les attentats du 11 septembre, un responsable du FBI de Minneapolis avait affirmé à sa hiérarchie à Washington qu'il voulait empêcher Zacarias Moussaoui de s'emparer d'un avion «pour aller percuter le World Trade Center» à New York, a déclaré mardi une enquêtrice parlementaire devant une commission du Congrès américain.Eleanore Hill a ajouté que la hiérarchie du FBI avait répondu: «Cela n'arrivera pas. Nous ignorons s'il est un terroriste. Nous n'avons pas assez de preuves montrant qu'il est un terroriste. C'est un type qui s'intéresse à ce type d'avions, un point c'est tout». Le-type-qui-s'intéresse-à-ce-type-d'avions-un-point-c'est-tout avait été arrêté aux Etats-Unis deux semaines avant les attentats, le 16 août 2001, alors qu'il prenait des cours de pilotage. De plus, selon le Washington Post, le contre-espionnage français (DST) avait informé les Américains de l'appartenance présumée de Moussaoui au réseau terroriste d'Oussama ben Laden aux alentours du 1er septembre, soit une dizaine de jours avant les attentats. Ils avaient même précisés que Moussaoui s'était rendu deux mois au Pakistan, passage obligé vers les camps d'entraînement terroriste en Afghanistan. Enfin, dans une lettre de 13 pages adressée à sa hiérachie, Coleen Rowley, l'agent du FBI de Minneapolis en question, affirme pourtant que des responsables du FBI à Washington ont non seulement délibérément bloqué l'enquête sur Zacarias Moussaoui, mais tenté d'empêcher qu'un lien ne soit fait entre lui et les attaques terroristes après le 11 septembre. -Confirmation des avertissements reçus par les Services US 18/09/2002 Les services de renseignement américains étaient au courant d'un risque d'attentats utilisant des avions de ligne avant les attaques du 11 septembre 2001, mais avaient estimé qu'il était peu élevé, a déclaré mercredi une responsable de l'enquête menée au Congrès sur les ratés de ces services. «En dépit des informations en sens contraire parvenues aux services de renseignement, le FBI (police fédérale) et la FAA (administration fédérale de l'aviation civile) avaient estimé que le risque d'un acte terroriste prenant pour cible l'aviation civile était relativement faible», a déclaré devant une commission spéciale du Congrès Eleanor Hill, l'une des responsables de l'enquête, ancien procureur. Mme Hill a fait remonter les premières informations en ce sens à 1994, et mentionné une alerte, à l'automne 1998, évoquant un projet d'attentat par Oussama ben Laden impliquant des avions dans la région de New York et de Washington. Parallèlement, la commission d'enquête du Congrès sur les éventuelles défaillances des services de renseignement américains avant les attentats du 11 septembre a fait un premier bilan sévère mercredi. Elle reproche au FBI, à la CIA et à la NSA d'avoir commis des erreurs «d'une ampleur sans précédent». La porte-parole de la commission a notamment relevé que la NSA, l'Agence chargée de coordonner les écoutes, avait enregistré 33 conversations, de mai à juillet 2001, faisant état de «possibles et d'imminentes attaques terroristes». Rappelons qu'au lendemain des attentats du 11 septembre, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, certifiait que W. Bush n'avait reçu aucun avertissement sur d'éventuelles attaques terroristes en préparation. Forcé ensuite d'admettre le contraire, Ari Fleisher avait alors joué sur les mots en expliquant que «des spéculations de longue date avaient été partagées avec le Président sur la possibilité de détournements dans un sens traditionnel du terme» (sic), mais que «le président et ses conseillers n'avaient aucun moyen de savoir que des pirates de l'air kamikazes utiliseraient les appareils comme des missiles».
-
Les
Services américains savaient 05/06/2002 Après
huit mois d'alignement obligé sur la thèse officielle, la presse américaine
met les bouchées doubles. Mardi, USA Today révélait ainsi que,
contrairement aux affirmations de la Maison-Blanche, les agents américains
avaient bel et bien infiltré des cellules du réseau Al-Qaïda et surpris
des conversations évoquant les préparatifs d'un attentat majeur dans les
semaines qui ont précédé le 11 septembre. Selon le quotidien, qui cite
deux hauts responsables parlant sous couvert d'anonymat, les conversations
interceptées figurent dans 13'000 pages de notes réunies par la National
security agency (NSA), l'agence d'écoutes mondiales américaine. La CIA a
fourni par ailleurs quelque 350'000 pages de documents à la commission spéciale
du Sénat qui devait commencer à examiner, mardi à huis-clos, les
dysfonctionnements des agences de renseignement américaines avant le 11
septembre. Parmi elles se trouvent des rapports, fournis par les agents
ayant infiltré Al-Qaïda et ses alliés talibans, soulignant à quel
point le réseau de ben Laden était décidé à infliger des dommages aux
États-Unis. Y figurent également des courriers électroniques de membres
d'Al-Qaïda, interceptés jusqu'au 10 septembre (ce qui démontre
qu'ils étaient étroitement surveillés), et laissant entendre qu'une
attaque majeure allait se produire (exemple de deux messages interceptés
le 10 septembre: Tomorrow is the zero day - The match begin
tomorrow) . Les documents comprennent aussi des mémorandums
décrivant la volonté d'Al-Qaïda de lancer des attentats faisant un
nombre important de victimes aux États-Unis. Enfin, selon le journal, des
rapports sur des discussions au sein de la communauté américaine du
renseignement évoquent la possibilité d'attentats suicide, notamment en
faisant s'écraser des avions contre des immeubles comme le Pentagone, les
tours du World Trade Center, et d'autres cibles de choix. Autant d'éléments
qui sont en complète contradiction avec les déclarations de la
Maison-Blanche depuis le début des révélations sur les avertissements
reçus par elle à la veille des attentats. -
Enquêtes baclées et freinées 03/06/2002 Selon les révélations
de l'hebdomadaire américain Newsweek, la CIA était, depuis
janvier 2000, sur la piste de deux des pirates de l'air présumés, morts
dans le crash sur le Pentagone. L'agence de renseignement américaine
avait en effet été avertie par les autorités malaises du fait que l'un
des kamikazes d'origine séoudienne, Nawaq Al-Hamzi, venait de participer
à une réunion «secrète» d'Al-Qaïda dans la capitale de l'Etat musulman avant
de s'envoler pour
Los Angeles. Rappellons au passage qu'après le premier attentat contre le
World trade center, en 1993, et ceux contre les ambassades américaines de
Nairobi et Dar es-Salaam, en 1998, les services de renseignements avaient
déjà classé le réseau d'Oussama ben Laden dans la catégorie
terroriste. Selon Newsweek, la CIA a alors traqué Nawaq Al-Hamzi,
dès son arrivée aux Etats-Unis, et découvert l'existence de son
compatriote et complice, Khalid Al-Midhar. Le problème est que la
filature s'est arrêtée là. Mieux: le lien établi ensuite entre
Al-Midhar et l'un des auteurs présumés de l'attentat contre l'USS Cole
attribué à al-Qaïda,
n'a pas empêcher le Département d'Etat de renouveler son visa au
terroriste présumé. Rappelons au passage que l'enquête sur l'attentat
de l'USS Cole était parallèlement freinée: John O'Neill, numéro deux du FBI, avait alors claqué
la porte parce-que les enquêtes de l'agence étaient bloquées, et
«notamment sur l'attentat au Yémen contre l'USS Cole» (n.d.r.l.: le 17 octobre 2000, alors que 17 marines avaient été tués
en plus des massacres de 1998), précisait le 14 novembre 2001 Guillaume
Dasquié, rédacteur en chef d'Intelligence Online dans Libération. - 11 septembre Avertis du risque d'attentats, de hauts responsables du FBI à Washington ont tenté de bloquer l'enquête 28/05/2002 Un mois avant les attentats, le FBI de Minneapolis avait arrêté Zacarias Moussaoui, un citoyen français d'origine marocaine qui avait éveillé des soupçons chez son instructeur de vol alors qu'il prenait des cours de pilotage. Après l'avoir interrogé, un agent avaient même rédigé une note suggérant la possibilité que «Moussaoui était peut-être en train de planifier le vol d'un avion contre le World Trade Center». Dans une lettre de 13 pages adressée à sa hiérachie, Coleen Rowley, un agent du FBI de Minneapolis, reprend aujourd'hui le fil des événements, démontrant que des responsables du FBI à Washington ont non seulement délibérément bloqué l'enquête sur Zacarias Moussaoui, mais tenté d'empêcher qu'un lien ne soit fait entre lui et les attaques terroristes après le 11 septembre. - Bush ne veut surtout pas d'enquête indépendante 23/05/2002 Alors qu'à Washington, le séisme provoqué par les révélations d'avertissements reçus par W. Bush avant le 11 septembre fait encore rage, le président américain a livré le fond de sa pensée quant à la nécessité d'une enquête sur les événements du 11 septembre. Hier à Berlin, dans le cadre d'une tournée européenne destinée à réanimer la coalition antiterroriste en vue d'attaquer l'Irak, il a dit son opposition à la création d'une commission spéciale chargée d'enquêter sur les défaillances des agences du renseignements avant les attentats: «Bien sûr, je souhaite que le Congrès examine ce qui s'est passé avant le 11 septembre. Mais dans la mesure où il s'agit d'une information sensible, ce qui à mon avis est le mieux pour la guerre en cours contre le terrorisme est que l'enquête soit menée par la commission du Renseignement.» Le président américain a par contre proposé aux Européens de soutenir l'élargissement de la guerre contre le terrorisme, confiant au chancelier allemand Gerhard Schröder, selon l'AFP, qu'il voulait étendre la guerre contre le terrorisme au-delà de l'Afghanistan. Les oreilles de Saddam Hussein n'en finissent plus de siffler. Reste à savoir jusqu'où les faucons de Washington sont prêts à aller pour échapper au scandale qui semble les menace.
- la
Maison-Blanche s'enfonce! 17/05/2002 La Maison-Blanche affirme
que le président Bush avait été averti de la menace de «détournements
d’avions traditionnels», mais que personne n’aurait pu imaginer que
des avions seraient transformés en missiles. Pourtant, dans son édition
du 7décembre 2001, Die Welt révélait que les services secrets
occidentaux avaient eu connaissance, dès 1995, d’un projet mis au point
par Oussama ben Laden pour s’attaquer à des cibles civiles avec des
avions transportant des passagers. Citant des
sources proches des services secrets occidentaux, le quotidien allemand précise
ainsi que le plan de Ben Laden, baptisé projet
Bojinka, aurait été découvert en janvier 1995 par des unités de la
police philippine qui tentaient de déjouer la préparation d’un
attentat suicide contre le pape Jean Paul II, en visite à Manille.
Jusqu’à onze avions devaient être simultanément détruits en faisant
exploser des bombes à bord. Une autre variante du plan prévoyait que
plusieurs avions volant en direction des Etats-Unis soient détournés et
dirigés sur des cibles civiles. Etaient notamment cités le World Trade
Center à New York et les bureaux de la CIA, à Langley, mais aussi la
Sears Tower, à Chicago. Die Welt souligne
encore que le projet Bojinka avait été officiellement évoqué devant un
tribunal de New York lors du procès, en 1997, du terroriste pakistanais
Ramsi Youssef, cerveau de l’attentat meurtrier contre le World Trade
Center en 1993. De sorte que les services américains ont été prévenus
au plus tard à cette date des tactiques élaborées par Oussama ben Laden.
Autre information qui semble contredire la position
de la Maison-Blanche sur l’impossibilité de prévoir l’usage
d’avions comme missiles: les avertissements du BND (les services
allemands) qui, en juin 2001 selon Frankfurter Allgemeine Zeitung
du 14 septembre 2001, avaient aussi informé les Américains que des «terroristes
planifiaient d’écraser des avions commerciaux sur des symboles de la
culture américaine et juive».
La position de la Maison-Blanche devient même intenable lorsqu'on évoque
le cas de Zacarias Moussaoui, premier inculpé dans le cadre de l'enquête
sur les attentats du 11 septembre, arrêté le 17 août aux Etats-Unis où
il prenait des cours de pilotage. Après l'avoir interrogé, un agent du
FBI avait rédigé une note jetant l'hypothèse que «Moussaoui
était peut-être en train de planifier le vol d'un avion contre le World
Trade Center». Ne
manquait donc qu'un bristol de Ben Laden indiquant la date et l'heure, les
seules informations qui, au fond, manquaient réellement à
l'administration Bush dans cette affaire.
- 11
septembre: bush averti
16/05/2002 Alors qu'au lendemain des attentats du 11 septembre, le
porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, certifiait que W. Bush
n'avait reçu aucun avertissement sur d'éventuelles attaques terroristes
en préparation, la Maison-Blanche a admis hier qu'en fait, les services
secrets américains avaient bel et bien averti le président américain du
fait que le réseau terroriste d'Oussama ben Laden allait peut-être détourner
des avions américains, et cela au début août, soit un mois avant les
attentats. Dès ce moment, les services de sécurité ont même été
discrètement placés en état d'alerte sur la base des informations
transmises au président. Pour expliquer la fausseté de ses premières
déclarations, Ari Fleischer a joué sur les mots en expliquant que «des
spéculations de longue date avaient été partagées avec le Président
sur la possibilité de détournements dans un sens traditionnel du terme»
(sic), mais que «le président et ses conseillers n'avaient aucun
moyen de savoir que des pirates de l'air kamikazes utiliseraient les
appareils comme des missiles». - 11 septembrE: Le FBI au courant 05/05/2002 Deux mois avant les attentats du 11 septembre, un agent du bureau du FBI de Phoenix (Arizona) avait attiré l'attention des autorités sur le grand nombre d'hommes venus du Proche-Orient pour étudier le pilotage aux Etats-Unis, et avait recommandé l'ouverture d'une enquête sur l'ensemble des écoles d'aviation, selon une dépêche AP. «Le siège du FBI devrait aborder cette question avec d'autres services de renseignements américains et leur demander toute information qui appuierait les soupçons de Phoenix», recommandait l'agent dans une note que l'Associated Press a pu obtenir. Le bureau de Phoenix a transmis ses observations aux experts en terrorisme à Washington et New York. Le FBI envisageait de mener une enquête au sein de toutes les écoles de pilotage du territoire quand les détournements d'avions du 11 septembre se sont produits, ont expliqué à l'AP des responsables. L'AP avait révélé le mois dernier que les autorités philippines avaient alerté le FBI, dès 1995, sur la présence de nombreux pilotes proche-orientaux dans les écoles américaines d'aviation. Au moins un de ces pilotes avait prévu de détourner un avion de ligne et de s'écraser sur un édifice fédéral. Par ailleurs, un mois après le rapport de Phoenix et un mois avant les attentats, les agents du FBI au Minnesota avaient arrêté Zacarias Moussaoui, un citoyen français d'origine marocaine, qui avait éveillé des soupçons chez son instructeur de vol. A ce jour, Moussaoui est le seul sur qui pèsent des accusations liées aux attentats du 11 septembre. Lors de l'arrestation de Moussaoui, les services secrets américains avaient averti le gouvernement des risques croissants d'attaques terroristes sur le sol américain, précise l'AP. - L'énigme israélienne A relever aussi cette curieuse histoire d'espions israéliens. Dans son édition du 14 mars 2002 (NO 435), Intelligence Online (IOL), revue spécialisée dans le Renseignement, affirme avoir obtenu la copie d'un rapport classifié lui permettant d'affirmer qu'un important réseau de renseignement israélien venait d'être découvert aux Etats-Unis. Près de 120 ressortissants de l'Etat hébreu ont été expulsés ou arrêtés dans le cadre de cette enquête, débutée un an auparavant. En décembre 2001, la chaîne américaine Fox News, qui avait révélé l'affaire, avait curieusement «effacé» son reportage de son site internet. (Jusqu'au début mars, en cliquant sur l'ancienne adresse internet du reportage, vous obteniez un message ironique de Fox News, daté du 21 décembre 2001: «This story no longer exists». (Cette histoire n'existe PLUS!) Dans ce reportage, Fox News évoquait l'éventualité d'un réseau clandestin israélien surveillant les futurs auteurs de l'attentat du 11 septembre. Dans son numéro du 28 février 2002 (NO 424), IOL rapporte à ce sujet que «les domiciles des agents israéliens, mentionnés dans le rapport, sont effectivement très proches des ex-domiciles connus des terroristes». L'article du Monde sur le sujet. Le recueil d'articles de Michaël Rivero. Lire aussi le dossier de Antiwar.com. - BUSH tente de limiter l'enquête sur les attentats Selon CNN, le président Bush est intervenu auprès du démocrate Daschle pour qu'il limite au maximum les auditions sur les conditions de l'attaque du 11 septembre (janvier 2002, anglais). Pendant ce temps-là, en Allemagne, Andreas Von Bülow, ancien secrétaire d'Etat parlementaire auprès du Ministère de la défense notamment, livre ses doutes sur la version officielle des événements (janvier 2002, allemand). (index) - Les services US connaissaient les plans d'oussama ben laden depuis 1995 au moins! D'après des informations de die Welt, Oussama ben Laden avait déjà, en 1995, élaboré des plans détaillés pour des attentats semblables à ceux du 11 septembre. Baptisé «Projet Bojinka», ces plans prévoyaient l'attaque de cibles avec des avions de lignes. Les services secrets de l'ouest en avaient eu connaissance. De plus, en juin 2001, le site AirlinesBiz.com avait diffusé une alerte rappelant l'existence de ces plans (décembre 2001). - 11 septembre: Gore vidal accuse l'équipe Bush de complot 27/10/2002 Le célèbre écrivain et opposant américain, Gore Vidal, réclame une enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre. Il affirme que la «junte de Bush» a délibérément laissé survenir les attaques d'Al-Qaïda contre le World Trade Center pour avoir le prétexte de déclencher une invasion de l'Afghanistan, prévue de longue date, et réduire en miettes les libertés individuelles aux Etats-Unis. Une thèse que nous soutenons depuis novembre 2001 |
| - Pearl Harbor: un memo bien gênant Daté du 7 octobre 1940, le memo de McCollum tend à démontrer que l'équipe de Roosevelt était non seulement averti de l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais, mais l'aurait en fait provoquer pour pouvoir entrer en guerre. Rappelons que 20 ans plus tard, en 1962, juste après le désastre de la baie des Cochons, la National Security Agency (NSA) avait projeté des attentats antiaméricains, qui auraient été attribués à Castro, pour fournir à l'Amérique le prétexte d'envahir Cuba. Cette Northwood Operation (>>Document déclassifié, en format pdf, 777ko) prévoyait ainsi des détournements d'avion, des bombes à Miami ou Washington notamment, de sorte que «la publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoque une vague d'indignation instrumentalisable». L'administration Kennedy n'approuva pas l'opération Northwood, mais, deux ans plus tard, un «incident» similaire dans le golfe du Tonkin déclenchait la guerre du Vietnam. |
En 1990, les Etats-Unis ont poussé
Saddam Hussein à la faute pour déclencher une
« Tempête du Désert » planifiée de longue date et servant leurs
intérêts géostratégiques. Bilan de l’opération après plus de 10 ans d’embargo:
plus d’un million de civils irakiens tués, mais l’Amérique campe autour
des puits de pétrole du Golfe. Aujourd'hui, comme l'invasion du Koweït alors,
les attentats du 11 septembre n’en finissent plus d’apparaître comme un
terrible mais simple prétexte à la guerre en Afghanistan, verrou de l’Asie
Centrale et de ses fabuleux gisements. Une guerre décidée de longue date et
dont le casus belli se devait d'être indiscutable, définitif. Un casus belli
désiré, attendu. Attendu jusqu'à quel point? De nombreux éléments tendent
à accréditer la thèse selon laquelle une partie au moins des Services secrets
américains «savait» ce qui allait se passer, mais a « laisser
faire » sans s'attendre, peut-être, à un carnage d'une telle
ampleur. Petit tour d'horizon de ce qui coince dans la version officielle.
Bien sûr, l'idée d'Américains frappant des Américains a
d’emblée quelque-chose de contre-nature, d'outrageant pour les citoyens de démocratie
que nous sommes. Et certains historiens ont beau soutenir que Roosevelt était
prévenu de l'attaque de Pearl Harbor mais aurait, lui aussi, «laisser faire»
pour avoir le prétexte d'entrer en guerre, ça ne passe pas. Le contexte de
guerre mondiale de l'époque exclut tout parallèle convaincant. Inutile de déterrer
la vieille polémique sur JFK et la Magic Bullet de la commission Warren, ça
coince encore. Mais il y a le livre du journaliste américain James Bamford.
Dans Body of Secrets, il révèle qu'en 1962, juste après le désastre de la
baie des Cochons, la National Security Agency (NSA) avait projeté des attentats
antiaméricains, qui auraient été attribués à Castro, pour fournir à l'Amérique
le prétexte d'envahir Cuba. Cette Northwood Operation (Document
déclassifié en format pdf (777ko) prévoyait ainsi des
détournements
d'avion, des bombes à Miami ou Washington notamment, de sorte que «la
publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoque une
vague d'indignation instrumentalisable». (Le Monde Diplomatique, novembre 2001).
Promesse d’un Eldorado
Le but de l'opération était donc de fournir un prétexte à une
intervention militaire américaine en Afghanistan, clé de l'Asie centrale et de
ses fabuleux gisements. Région où «l'Amérique doit
intervenir massivement», préconisait d'ailleurs, en 1998 déjà,
l'ancien Conseiller à la Maison-Blanche Zbigniew Brzezinski. Selon un rapport publié sur le site du
Sénat français (format pdf), «les réserves possibles de la (seule) mer Caspienne représenteraient
235 milliards de barils» et les réserves gazières seraient encore «plus
importantes»). Il existe d’ailleurs un projet d'oléoduc américano-séoudien
(Unocal et Delta Oil) pour relier le Turkménistan et les terminaux pakistanais
de la mer d'Oman, via Herat et Kandahar en Afghanistan - des accords et
protocoles d'accord ont été signés en octobre 1995, mai 1996 et 1997 pour un
projet devisé à 2,5 milliards de dollars. Selon ce même rapport, le Kaskhstan
devrait passer du 26e au 10e rang des exportateurs de pétrole d'ici à 2015.
Unocal plaidait d'ailleurs, en 1998
devant la Commission Asie-Pacifique, pour la nécessité de réaliser de
nouveaux pipeline en Asie Centrale et en Afghanistan (>>carte de la
situation au 18/09/2002 (24heures).
Quant à l’intérêt géostatégique de la région pour les Américains, il
n’est pas nouveau. Dès 1993, ils ont jeté des ponts en Azerbaïdjan, Turkménistan,
Kazakhstan. En 1994, Madeleine Albright déclarait que les Etats-Unis se considéraient
comme « le garant de la stabilité internationale dans le Caucase »
et, en juillet 1997, le secrétaire d'Etat adjoint américain, Strobe Talbot,
qualifiait l’Asie centrale de région «stratégiquement vitale», donc à défendre
militairement, comme le Golfe (Le Monde diplomatique, octobre 1997). En 1996,
alors que Mme Albright qualifiait par ailleurs la prise de Kaboul par les talibans de
« progrès » (it’s a positive step), le mollah Omar confirma, dans
une interview accordée en décembre au journaliste pakistanais Hamid Mir
(biographe de Ben Laden), que les Américains, par l'intermédiaire de la
compagnie Unocal, souhaitaient collaborer avec les talibans pour installer un oléoduc»
(L'illustré, 3 octobre 2001). Un projet bloqué depuis cinq ans et qui avait
pourtant l'avantage de fournir aux Américains un accès direct au pétrole de
la Caspienne à la barbe de la Russie, et éventuellement de l'Iran en cas de
retournement d'alliance.
Négociations secrètes
De nombreuses sources attestent qu’Américains et talibans n'ont en fait jamais cessé de négocier depuis lors jusqu'à la rupture, survenue l'été dernier. Ainsi, à la mi-juillet 2001 encore, à l'Hôtel Palace de Berlin, lors de rencontres de «niveau 2» (officieuses et à l'issue desquelles chacun dément généralement les propos tenus) patronnées par le diplomate espagnol Vendrell, représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, les Américains promettaient encore aux talibans les milliards d'un plan de reconstruction, et une reconnaissance internationale, s'ils acceptaient un gouvernement élargi et la construction du fameux pipe-line. L'ancien chef de la diplomatie pakistanaise, Niaz Naik, a témoigné du fait qu'à ce moment-là, les Américains ont menacé les talibans d'une opération militaire en cas de refus. C’est aussi à ce moment-là que, selon le Figaro, la CIA a rencontré Ben Laden à Dubaï. Le 12 juillet pour être précis, car après que l'Agence eut qualifié les révélations du Figaro d'«absurdité totale», le quotidien français a maintenu sa version en y ajoutant des précisions telles que le nom de l'agent, Larry Mitchell, dont la carte de visite précise qu'il est «agent consulaire». Les négociations avec les talibans ont été rompues à ce moment-là et il ne restait dès lors, aux Américains, que l'option militaire pour faire avancer leurs pions en Asie centrale (RFI et le Figaro). A la mi-mars 2002, la chaîne de télévision NBC révélait d'ailleurs qu'un plan de guerre pour éliminer le réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden avait été transmis au président George W. Bush deux jours avant le 11 septembre. Ce plan, une «directive présidentielle de sécurité nationale», avait été déposé sur le bureau du président, qui n'a pas eu le temps ni d'en prendre connaissance ni de la signer, précise la chaine, citant des sources américaines et étrangères. Le plan prévoyait une guerre totale sur plusieurs fronts, y compris des opérations antiterroristes dans une soixantaine de pays, un volet financier pour geler les avoirs d'Al-Qaïda dans le monde et un volet militaire pour forcer les talibans à remettre Oussama ben Laden aux Etats-Unis. Bref, ce qui se déroule aujourd'hui. Ne manquait donc que le casus belli.
Administration sous contrôle
Concernant les lobbies pétroliers qui ont massivement soutenu le candidat Bush, leur influence sur la politique américaine n'est plus à démontrer, surtout depuis Kyoto. L'administration Bush (la famille du président est une grande fortune du secteur pétrolier texan) offre qui plus est le détail cocasse d'avoir un vice-président, Dick Cheney, qui était membre du Conseil pétrolier du gouvernement du... Kazakhstan, en tant qu'ancien PDG de la firme de services pétroliers Halliburton de Dallas. Quatre jours après sa nomination, Dick Cheney créa par ailleurs l'informelle Energy Policy Task Force «pour organiser une politique énergétique cohérente». Une structure si secrète que le Congrès devra menacer de poursuite judiciaire pour obtenir la liste des participants. Le 4 décembre dernier, Un député démocrate de Californie a envoyé lettre au vice-président Dick Cheney pour lui demander des explications sur les liens de son équipe avec Enron, géant téxan de l'énergie mis en faillite au début du mois (24 heures du 13 décembre 2001). Pour couronner le tableau pétrolier de l'équipe Bush, relevons encore que Condolezza Rice, conseiller national à la Sécurité, a passé neuf ans chez Chevron; que Donald Evans, secrétaire au Commerce, a fait toute sa carrière dans le pétrole et que sa sous-secrétaire, Kathleen Cooper, était chef économiste chez Exxon.
Pantouflards à 7 milliards
La fameuse thèse de services secrets américains n'ayant rien vu venir
n’aura pas résisté longtemps. Bien sûr, les Services étaient «en affaire»
avec Ben Laden depuis 1979 et, même si le b.a.-ba de la profession voulait que
son réseau soit infiltré jusqu’à la garde, l'on nous oppose qu'à l'heure
du tout-numérique, les agents ronronnaient devant leur PC et ne se risquaient même
plus à la moindre «tourista» en mission. A peine avaient-ils sourcillé
lorsque, en 1998, Ben Laden fit sauter les ambassades américaines de Nairobi et
de Dar es-Salaam avec un explosif militaire de l'armée américaine livré
trois ans auparavant à des Afghans arabes, les fameuses brigades
internationales de volontaires, engagés au côté d'Oussama ben Laden durant la
guerre contre les soviétiques, relevait Le Figaro du 31 octobre. La NSA, avec un budget de 7
milliards par an, n'emploie que des pantouflards. Soit. Mais il faut saluer la
performance de pantouflards qui nageaient dans le bleu la veille des attentats
et, le lendemain, avaient tous les éléments d'enquête pour désigner Ben
Laden et son réseau comme coupables. Y compris le passeport de l'un des
kamikazes, Mohamed Atta, retrouvé, selon le FBI, à quelques centaines de mètres
du World Trade Center. «Un incroyable hasard qui confine à l'étrangeté»,
relève Le Point du 21.09.2001. Un Mohammad Atta qui, par ailleurs, a quitté
Portland pour Boston le matin du 11 septembre pour attraper le vol qui allait détruire
le World Trade Center. (...). «N'est-il pas étrange qu'il ait pris le risque
de rater (ainsi) de quelques minutes l'avion qui allait être piraté?»
s'interroge Andreas Von
Bülow, ancien secrétaire d'Etat parlementaire allemand auprès du Ministère de
la défense notamment.(Tages spiegel
Nachrichten
13.01.2002).
Tous ces avertissements
Il y a surtout ces avertissements répétés des services égyptiens, en juin déjà, puis jordaniens, israéliens et français (fin août, début septembre), faisant état de risques imminents d'attentats contre les intérêts US, y compris sur sol américain. Il existe même un rapport de la DST, daté du 7 septembre 2001, attestant que «la CIA a été informée par les Français d'attaques terroristes sur leur sol et que l'ordre d'agir venait d'Afghanistan», selon le Figaro du 31.10.2001. Des avertissements superbement ignorés par les services US alors qu'il est établi qu'au moins deux kamikazes morts dans l'attaque des tours, Khalid al-Midhar et Nawaf al-Hamzi, étaient recherchés par le FBI depuis... le 21 août (Le Point, 21.09.2001). Plus étrange encore, Zacarias Moussaoui, un Franco-Marocain de 33 ans connu par la DST comme activiste islamiste, avait été arrêté le 17 août aux Etats-Unis où il prenait des cours de... pilotage. La DST avait averti les Services US de l'appartenance présumée de Moussaoui à al-Qaïda. Le 11 décembre dernier, il était d'ailleurs le premier inculpé dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 11 septembre. Lors de son arrestation, il était en possession d'un ordinateur portable, d'une importante somme d'argent apparemment destinée à payer les leçons de pilotage, ses loyers et ses déplacements, ainsi que d'une mallette noire contenant du matériel de communication sophistiqué, selon la presse américaine. La mauvaise volonté des services US atteint des sommets lorsque, en juin 2001, le BND (les services allemands) les avertit, ainsi que le Mossad, que des «terroristes planifiaient de crasher des avions commerciaux sur des symboles de la culture américaine et juive» (Frankfurter Allgemeine Zeitung, 14 septembre 2001). Les services américains sont restés de marbre. Die Welt enfonçait encore plus profondément le clou le 7 décembre 2001, en révélant que les services secrets occidentaux avaient eu connaissance, dès 1995, d'un projet mis au point par Oussama ben Laden pour s'attaquer à des cibles civiles avec des avions transportant des passagers. Selon le quotidien allemand, qui affirme citer des sources proches des services secrets occidentaux, ce plan détaillant les attentats et citant les cibles envisagées n'a pas été pris au sérieux. Le plan, connu sous le nom «Projet Bojinka», aurait été découvert en janvier 1995 par des unités de la police philippine qui tentaient de déjouer la préparation d'un attentat-suicide contre le pape Jean Paul II en visite à Manille. Lors de perquisitions dans un appartement utilisé par trois hommes du réseau ben Laden pour préparer l'attentat contre le pape, les enquêteurs philippins ont découvert un ordinateur contenant des données faisant état de ce «Projet Bojinka». Jusqu'à onze avions devaient être simultanément détruits en faisant exploser des bombes à bord. Une autre variante du plan prévoyait que plusieurs avions volant en direction des États-Unis soient détournés et dirigés sur des cibles civiles.
Enquêtes freinées
Des révélations de l'émission Newsnight de la BBC (fondée sur un document secret du FBI numéroté 199I WF213589) relatent encore que, avant les attentats, «l'administration Bush avait freiné des enquêtes du FBI sur deux membres de la famille de... Ben Laden, soupçonnés de liens avec des organisations suspectes». Bien sûr, on peut se dire que Bush Jr ne voulait simplement pas que l'on s'intéresse de trop près à ses liens financiers avec les Ben Laden. Il faut dire, entre-autres, que Jr a été directeur et conseiller de Harken Energy en 1987, filiale de Carlyle Corporation (fonds d'investissements américain engagé dans la défense et l'aérospatiale), dont la famille Ben Laden détenait une part revendue juste après les attentats, selon la BBC. Pourtant John O'Neill, numéro deux du FBI, avait alors précisément claqué la porte parce-que les enquêtes étaient bloquées, et «notamment sur l'attentat au Yémen contre l'USS Cole» (n.d.r.l.: le 17 octobre 2000, alors que 17 marines avaient été tués en plus des massacres de 1998), précisait le 14 novembre Guillaume Dasquié, rédacteur en chef d'Intelligence Online dans Libération. La mort de John O'Neill, dans les attentats contre le WTC où il travaillait comme chef de la sécurité, avait été abondamment commentée.
Spéculations boursières
Et puis que dire ce cette histoire de spéculations boursières sur les
compagnies aériennes et les assureurs avant les attentats, et dont plus
personne n'entend d'ailleurs parler. Une dépêche
du site du journaliste américain Michael C. Ruppert, FTW Publications, soutient
qu'une des «firmes qui ont massivement spéculé sur des put-options (pari à
la baisse) placés sur des actions United Airlines était, depuis 1998, conduite
par un directeur actuel de la... CIA, A. B. Krongard, promu par W. Bush en mars
2001 ».
Ajout 23/09/2003 >>Le FBI conclu qu'il n'y a pas
eu de spéculations boursières sur le 9/11
Axe ISI-CIA-Al-Qaïda?
Le Time of India du 11 octobre 2001 enfonce encore le clou en affirmant, que l'été dernier, le général Mahmood Ahmed, chef des services secrets pakistanais (ISI) et principal intermédiaire de la CIA vis-à-vis des talibans, a versé une somme de 100’000 dollars à... Mohamed Atta, le kamikaze. Le chef de l'ISI était à Washington le jour des attentats. Une visite qui intervenait, souligne Intelligence Online, « alors que l’administration républicaine multipliait depuis six mois les rencontres avec des représentants des talibans et des personnalités pakistanaises ». C’est d’ailleurs « Leila Helms, la nièce de l’ancien directeur de la CIA Richard Helms, qui assurait les relations publiques des Talibans aux Etats-Unis. Les anciens maîtres de Kaboul lui doivent en particulier l’organisation d’une rencontre entre Sayed Rahmatullah Hashami, le plus proche conseiller du mollah Omar, et des hauts fonctionnaires du Pentagone. » (IOL No 412) Le général Mahmood Ahmed fut limogé le 8 octobre dernier. (Lire la traduction d'une enquête de Michel Chossudovsky sur l'axe ISI-Al Qaïda-CIA).
Cafouillages et disparition
Restent les attentats eux-mêmes. Et les cafouillages inexplicables de la défense
américaine durant l'attaque du 11 septembre semblent non seulement confirmer le
laisser-faire, mais suggèrent, que le «laisser-faire» en question a été, en
quelque-sorte, «accompagné» malgré l'ampleur de la catastrophe. Ainsi
pourquoi, se demande Amnistia.net, une heure après le premier impact
contre le WTC (premier impact sur le WTC à 8h46 et crash sur le Pentagone à
9h38), les sites les plus sensibles comme la Maison-Blanche ou le
Pentagone ne bénéficiaient-ils pas d'une protection aérienne? «Une fois
sortis de leur plan de vol, les avions auraient dû être immédiatement détectés
et pourchassés», affirme un aiguilleur du ciel français dans Libération du
13.09.01. Ajoutant qu'il est «impossible de ne pas voir immédiatement qu'un
avion est dérouté».
Pour mémoire, le vol 77, qui s'est écrasé sur le Pentagone, a décollé à
8h10 de l'aéroport de Dulles à destination de Los Angeles. A 8h50, le pilote a
effectué sa dernière communication de routine avec la tour de contrôle et, 5
minutes plus tard, à 8h55 il coupait le transpondeur de l'appareil et faisait
demi-tour en direction de Washington. A ce moment-là, les détournements des
deux premiers avions avaient été signalés (8h40 et 8h43) et le premier crash
s'était produit (8h46). Impossible, dans ces conditions, pour des contrôleurs
aériens, de ne pas penser à un détournement en voyant disparaître le vol 77
de leur écran. Selon une version officielle changeante sur cette partie des
événements, le Pentagone n'aurait en fait été averti du détournement du vol
77 qu'à 9 h 24, à en croire les déclarations du Général Myers lors d'une
déposition devant le Sénat. Soit 30 longues minutes après la disparition du
vol des écrans radars et alors que les deux crash s'étaient produits sur le
WTC (8h46 et 9h03). Ordre aurait alors immédiatement été donné de décoller
à des chasseurs. Mais là où le bât blesse encore plus profondément, c'est
que les chasseurs, des F-16, décolleront de la base Langley, située à 105
miles du Pentagone. Pourtant, à 10 miles du Pentagone se trouve la base d'Andews
(image gif), où stationne la 113e Wing, dont
les
escadrons sont équipés de chasseurs F-16. Une base dont la mission principale
est précisément les interventions d'urgence en cas de catastrophe.
L'impression générale s'apparente toute de même à celle d'une paralysie
organisée, laissant penser que les
attentats ont été accompagnés plus qu'ils n'ont été contrés. Évidemment,
cela supposerait des complicités au plus haut niveau de l'appareil sécuritaire
américain.
Enfin, que dire de la quasi-disparition de Bush toute la journée du 11
septembre, entre la Louisiane et le Nebraska. Ari Fleischer, porte-parole de la
Maison-Blanche, expliquera cette curieuse absence le lendemain par
l'avertissement anonyme, reçu par les Services US, qu'Air Force One «était
une cible». Le New York Times révélera que, selon les confidences d'un autre
officiel de la Maison-Blanche, le mystérieux interlocuteur des services avait
fourni des codes secrets de la procédure de communication de la Maison-Blanche
pour être pris au sérieux. «Y a-t-il une taupe à la maison Blanche?» s'était
interrogé Le Figaro le 17.09.01. Si les francs-tireurs des Services avaient
voulu «éloigner» ou «préserver» le président des «opérations», ils ne s'y seraient pas
pris autrement.
Pourtant, l'idiotie des propos d'un Bush Jr. visiblement paniqué
au soir des événements, faisait apparaître un président plutôt otage des
événements. Dix mois plus tard, l'on s'aperçoit pourtant que la croisade, le
choc des civilisations évoqués par un W. debout sur la Bible, ressemblent
farouchement à la politique américaine conduite depuis. Et là, l'impression
générale devient qu'au fond, homme d'affaires médiocre sponsorisé par papa
et les lobbies du pétrole, président gaffeur et sans vision (cf son discours
sur le Proche-Orient du 24 juin 2002), nommé qui plus est par des juges en majorité
républicains, le président des États-Unis, Bush Jr., n'est peut-être qu'un homme de paille, un jouet entre
les mains des Cheney, Rumsfeld, Ashcroft, Wolfowitz et autre Perle et Myers, dont il ne faisait
probablement, au soir des
événements, que réciter le credo.
EF
A suivre....
L'un des principaux buts de guerre US atteint en Afghanistan 27/12/2002
Convoîté
depuis longtemps par les États-Unis mais soumis jusqu'à présent au contrôle
de Moscou, le gaz du Turkménistan (les quatrièmes réserves du monde) va
changer de cap pour s'écouler à travers l'Afghanistan vers le Pakistan
et l'océan indien. Un accord pour la construction d'un gazoduc de 1500
kilomètres a ainsi été signé vendredi à Achkhabad, la capitale du
Turkménistan, entre les présidents turkmène et afghan Saparmourat
Niazov et Hamid Karzaï et le premier ministre pakistanais Zafarullah
Jamali. La construction du gazoduc devrait coûter entre 2 et 2,5 milliard
de dollars (3 à 3,7 milliard de francs) et s'étaler sur quatre ans. Le
gazoduc sera conçu pour transporter 15 à 20 milliard de mètres cubes de
gaz par an.
L'idée de construire des pipe-lines à travers l'Afghanistan avait
provoqué un combat acharné dans les années 90 entre la compagnie pétrolière
argentine Bridas et l'américaine Unocal qui l'avait emporté en 1997. Les
Etats-Unis comptaient en fait sur les talibans, avec qui ils ont négocié
jusqu'à l'été 2001, pour les aider à concrétiser leurs plans de
gazoduc. Ainsi, à la mi-juillet 2001 encore, à l'Hôtel Palace de
Berlin, lors de rencontres de «niveau 2» (officieuses et à l'issue
desquelles chacun dément généralement les propos tenus) patronnées
par le diplomate espagnol Vendrell, représentant spécial de l'ONU en
Afghanistan, les Etats-Unis promettaient encore aux talibans les
milliards d'un plan de reconstruction, et une reconnaissance
internationale, s'ils acceptaient un gouvernement élargi et la
construction du fameux pipe-line. L'ancien chef de la diplomatie
pakistanaise, Niaz Naik, a témoigné du fait qu'à ce moment-là, les
Etasuniens ont menacé les talibans d'une opération militaire («un
tapis de bombes») en cas de refus