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Israël,
la tête à l'envers
07/10/2009 Dans une interview publiée en version française dans le Jerusalem
Post, le commandant de l'armée de l'air israélienne Ido
Nehoushtan nous informe, sans le vouloir, du degré alarmant de paranoïa
qui obscurcit les esprits d'une élite israélienne désormais convaincue
que le haut est en bas, le bas en haut, que le noir est blanc, que le
bourreau est la victime. Qu'ils sont les gentils. >>La
suite
à brèves 2007 /// 2006 /// 2005 /// 2004 /// 2003 /// 2002 |
Le
coup de stabylo
vers un texte de Robert
Fisk, qui confirme
l’effondrement en cours de la puissance US, désormais incapable de réagir
alors que les plus grandes puissances de la planète discute ouvertement
de la fin du dollar comme monnaie de référence. Un texte à rapprocher
de celui Michael Hudson qui nous raconte comment, hors la zone Disneyland,
un nouvel ordre mondial s’organise discrètement.
Reste à savoir si les Etats-Unis, construction artificielle et
utilitaire, pourraient résister à un tel bouleversement. Notre pari est
que non,
pour le bien de tous.
- Les Occidentaux bluffés par Téhéran 05/10/09 Encagés dans leur bulle virtualiste toute faite de mollahs aux yeux injectés de sang tripatouillant l’atome dans leur cave pour en extraire LA Bombe destinée à rayer Israël de la carte, les Occidentaux ont été totalement bluffés lors des négociations de Genève II. Face à eux, « une délégation iranienne ouverte, arrangeante, volubile, prête à examiner toutes les objections occidentales, bref négociant avec entrain, optimisme et ardent désir d’arrangement », nous raconte dedefensa.org, dont les sources citent même un Solana se disant « stupéfait ». >>La suite
- Premier coup de stabylo
(03/09/2009) sur un article de Paul Craig Roberts (ici en version
presque française
ou en version originale)
qui nous dit la réalité de la situation économique américaine
à l'heure où tous les analystes embarqués du système, qui n'avaient
rien vu venir de la crise, nous annoncent maintenant la reprise. (Né
en 1939, Paul Craig Roberts, diplômé de Berkeley et d’Oxford, a
travaillé au sein de l’administration Reagan en 1981 et 1982).
Deuxième coup de
stabylo dans la foulée,
sur un article de l'infatigable Gore Vidal, homme de lettre inspiré, plus
prophétique
que jamais sur le déclin irréversible de l'Amérique
du nord.
Troisième coup de stabylo sur un texte de Philippe Grasset qui décrit le
fonctionnement du "virtualisme" occidental, ou par quel processus
notre fameuse élite politico-intello-médiatique s'est inventé un monde
parallèle imperméable au réel. "Le
processus s’effectue dans un cadre général défini par des mots
d’ordre qui font appel à une attitude de l’esprit caractérisé par
un conformisme de fer. Ces mots d’ordre renvoient en général à des
narratives bien établies par des conceptions humanitaristes et moralistes
extrêmement vagues et confortablement bien-pensantes, dépendant d’une
idéologie primaire, américaniste et occidentaliste, que nous connaissons
tous, principalement caractérisée par l’idée que cet ensemble est
fondé sur une pratique générale de la liberté (liberté de pensée,
d’opinion, de parole, etc.). Ce caractère d’ensemble, de système,
est important dans la mesure où il donne une impression de cohérence et
de cohésion; l’habillage humanitariste et moral lui donne un sens et
une justification. Plus encore que Le confort intellectuel (cf. Marcel Aymé,
1949), c’est le “confort psychologique” dans sa plénitude – à
condition que la réalité et l’Histoire laissent faire. La référence
à la liberté est évidente, sinon fondée, du fait que personne ne se
perçoit explicitement, comme on pouvait l'être dans un camp du goulag,
comme coupable, trompeur ou contraint. Cette référence est essentielle;
elle rencontre la conviction de la plupart des acteurs et écarte le soupçon
de la tromperie et de l’erreur. Ainsi la liberté mène-t-elle à tout,
on le comprend bien, et ceux qui échappent au virtualisme pour retrouver
leur liberté sont ceux qui échappent à cette “liberté”-là...."
- la réalité virtuelle en mode autodéfense 01/10/2009 Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la construction de la réalité virtuelle dans laquelle vit notre fameuse élite politico-intello-médiatique ne nécessite aucune imagination.>>La suite
- « Où
est le problème ? Nous sommes tous
- Le coup de stabylo sur un article de Pierre Piccinin qui, dans La Libre Belgique, ose écrire qu'Ahmadinejad et Kadhafi ont peut-être des choses intéressantes à dire... (Arrghhh ! Quelle hérésie ! Au bûcher, hurle déjà la meute !) C’est que l'Occident et ses dociles éditorialistes, penseurs et intellos embarqués (embedded), encagés dans leur formidable complexe de supériorité, planent à des hauteurs stratosphériques où l’on écoute pas, où l’on a que faire du fond des choses, de ce que les autres pensent ou disent puisque, à la fin, il est entendu que seul l'Occident montre la voie, incarne la lumière. Alors pourquoi débattre, pourquoi écouter? >>Ici, écoutons un peu.
- Nucléaire iranien : la leçon de bon sens libanaise 30/09/2009 Dans la cage de Faraday de l’Occident bien pensant, la question de savoir pourquoi l’Iran n’aurait finalement pas droit à la bombe nucléaire, alors que son belliqueux ennemi israélien en possède 200, est évidemment l’un des nombreux sujets tabous du monde dit libre (de même qu’il est interdit par exemple de rouvrir tout débat sur l’holocauste, l’avortement, etc…). Au Moyen-Orient et au Liban, où la liberté de parole est totale sur ce sujet, la récente visite à Beyrouth du Premier ministre français, François Fillon, a donné lieu à un échange savoureux entre ce dernier et le président du Parlement libanais, le chiite Nabih Berri. Morceaux choisis. >>La suite
- Disneyland, puissance (g) 20 28/09/2009 Pour les historiens du futur, l’une des plus savoureuses illustrations du monde parallèle dans lequel vivent nos dirigeants restera la fameuse banderole « Mission accomplie » déployée sur le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln par l’inénarrable Doobleyou. Nous étions le 1er mai 2003 et celui qui était alors président des Etats-Unis (eh oui) entendait par là proclamer la victoire éclair de l’hyperpuissance US sur le nain militaire irakien quelques semaines après le début des combats. On connaît la suite. D’aucuns auraient pu croire cette bévue spécifiquement liée au caractère granguignolesque d’une administration de néocons particulièrement atteinte, il est vrai, dans sa santé mentale. Erreur. >>La suite
- Le coup de Stabylo, sur un article de Thierry Meyssan qui nous raconte l'histoire plutôt trouble du petit Nicolas.
- Netanyahou
toujours en mode parano-turbo 25/09/2009 Le boucher
de Gaza et accessoirement premier ministre israélien, Benjamin
Netanayahou, n'en finit plus de s'enfoncer dans la paranoïa la plus
totale. En réponse à une nouvelle diatribe anti-israélienne de
l'improbable Ahmadinejad, il a brandi devant l'ONU.... un exemplaire des
minutes de la conférence de Wannsee de janvier 1942 au cours de laquelle
l'état-major nazi planifia la "solution finale", ainsi
qu'une copie des plans des camps de concentration et d'extermination
d'Auschwitz-Birkenau. Rien que ça. Et de demander à la fameuse
communauté internationale "de réfléchir" là dessus. Eh
oui... Ca ne s'arrange pas au pays de la victimisation éternelle. Récemment
déjà, le
chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, avait personnellement insisté auprès
du Département
du Terrorisme Intellectuel de l'Etat hébreu pour qu’une image de 1941, montrant le Grand
Mufti de Jérusalem lors d'une rencontre avec Adolf Hitler, soit largement
diffusée à travers le monde. Avec ce sous-titre d’un porte-parole:
« C’est important que le
monde connaisse les faits. » Sic.
Donc résumons.
L'Iran est dans l'esprit de parano-netanyahou l'équivalent de l'Allemagne
nazie.
Les Palestiniens sont complices de l'Holocauste.
Vous et moi, qui sommes éventuellement préoccupés par les droits des
Palestiniens, sommes des antisémites.
Tous ceux qui critiquent la politique israélienne, ONU comprise, sont des
antisémites.
Etrange, le monde, vu d'Israël...
Et vu du monde, Israël est de plus en plus fatiguant, il faut l'avouer.
Boycott, donc.
- De
l’Iran
à l’Afghanistan, où les valeurs à géométrie variable 22/09/2009
Juste
un petit sucre au vitriol pour remarquer l’assourdissant silence des
dociles éditorialistes du système sur la question des fraudes massives,
et avérées celles-là, de la présidentielle afghane. Mais où sont donc
tous les
Ah oui, j’oubliais, Amid Karzaï est un pro-consul américain déguisé
en Afghan, il est acquis au système, à l’économie de marchés, à la
Grande Calculette, à nos chères valeurs donc.
En clair, si vous êtes de notre côté, du côté des gentils autoproclamés
donc (nul
besoin de l’être en fait, il suffit de le prétendre), vous pouvez
tricher, détourner des votes, voler votre élection et personne, de ce côté-ci
du miroir, ne vous en tiendra rigueur puisqu’au fond, vous tricherez,
volerez, détournerez pour la bonne cause.
Dès lors un constat et une question : un constat pour dire que décidément,
il vaut mieux porter les attributs de la meute. Et une question à la
meute : Dites-moi, au fait, c’est quoi, exactement, les
valeurs que nous défendons ?
- L’ONU accuse Israël de crimes de guerre. « Antisémitisme » bien sûr ! 17/09/2009 L’Etat voyou israélien vient d’être accusé de « crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité » dans un rapport accablant de l’ONU, rapport qui fait suite à ceux, tout aussi accablants et parfaitement documentés, de diverses ONG. / >>La suite
-
Et si
on attaquait l’Iran ? 17/09/2009 Obama est de
plus en plus mal
pris. L’inertie du système est telle que la plupart des
initiatives de
- Ouf, la crise, c’est bientôt fini ! 17/09/2009 Les porte-voix du système n’en finissent plus de discerner les premiers signes de reprise. C’est que le système l’exige ! On a tout de même pas renfloué les caisses des spéculateurs avec 5000 milliards de dollars pompés dans les poches des citoyens pour rien ?!?! >>La suite
-
Obama
dans
les cordes
27/08/09
Après les huit ans du règne insipide du fantasque Clinton ; après
les huit ans du règne nauséabond du pitre Doobleyou ; l’élégant
- Stratégie
israélienne :
« Bin, on fait comme on a toujours fait quoi !» 19/08/2009 Branché sur pilote automatique en mode parano-turbo
depuis l’arrivée d’Obama, le gouvernement Netanyahou est complètement
paralysé, bloqué, sclérosé, enfermé qu’il est dans l’épuisante
gestion de ses névroses. Lors d’une récente réunion fin juillet, un délégué
du département d’Etat américain a ainsi benoîtement demandé au chef
de la délégation israélienne « quelle
était la perspective stratégique qu’Israël envisageait d’ici 5 ans ».
Rien. Néant. Le vide. En fait Israël n’a aucune stratégie sur ce
terme et, mieux encore, ne ressent aucun besoin d’en développer une.
En résumé, l’Etat
hébreu entend donc resté figé dans sa posture hystérico-parano-de-peuple-élu-persécuté-de-retour-d’exil,
continuer à flipper à l’intérieur de ce qu’il affirme être ses
frontières, et poursuivre ses petits
et grands
massacres de tout
ce qui bouge et parle arabe à l’extérieur. « Bin, on fait comme on a toujours fait quoi ! »
- Afghanistan: de l’URSS à l’OTAN 13/08/09 Conçu pour lutter contre le péril rouge, l’OTAN aurait dû logiquement suivre l’URSS dans le grand cimetière de l’Histoire. Trop d’intérêts particuliers ; trop d’argent ; trop de pressions des lobbies du complexe militaro-industriels pour lesquels l’OTAN est une fabuleuse vache à lait ; trop de personnels vivant des prébendes de la « communauté internationale » ont toutefois poussé l’Occident à offrir coûte que coûte une seconde vie à son corps expéditionnaire en élargissant sa supposée mission civilisatrice à l’ensemble de la planète. C’est raté. >>La suite
Le
coup
de stabylo, sur un article de Michael Hudson qui nous
raconte comment, hors la zone Disneyland (l’Ouest donc pour faire
court), un nouvel ordre mondial s’organise discrètement. « Les
membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai, réunis à
Iekaterinbourg avec l’Inde et le Brésil, n’ont guère d’autre choix
que de rechercher une alternative au dollar, juge l’économiste Michael
Hudson. Continuer à financer à crédit la consommation américaine, les
dépenses du Pentagone et de ses 750 bases à l’étranger, en accumulant
des dollars et des bons du Trésor équivaudrait pour eux à accumuler en
parallèle les risques tant financiers que militaires. Ils sont désormais
contraints, estime-t-il, d’inventer une voie de sortie du dollar.
L’heure est venue pour un monde multipolaire a affirmé le Président
russe Medvedev, et le président de la Banque centrale chinoise lui fait
écho en déclarant que l’objectif est désormais de créer une une
monnaie de réserve internationale qui ne serve pas les intérêts
exclusifs des USA. Hudson indique que les autorités américaines se sont
vues infliger une fin de non recevoir à leur demande d’assister au
sommet de l’OCS. Ce non, dit-il, c’est un mot que les américains vont
entendre beaucoup plus souvent à l’avenir. »
>>>La
suite
- Surprise sur crise 04/08/09 Les crises ne se succèdent plus, elles s’entassent. Sur les crises climatique, écologique, financière, économique, morale, et en fin de compte systémique, voici qu’est en passe de venir se greffer, s’ajouter, s’additionner, s’entasser, et cela beaucoup plus vite que prévu, une crise pétrolière. Voici donc notre civilisation angoissée se retrouvant ballotée aux quatre vents d’une crise à têtes multiples, globale, totale, d’un désordre complet méticuleusement élaboré à force d’insouciance, d’inconséquence, de superficialité, d’aveuglement, de voracité. >>>La suite
- Hyperpuissance et absence de sens 23/07/09 L'Occident ne fournit plus la réponse. Notre civilisation semble pourrir désormais sur pied, soutenue dans cette agonie verticale par le seul vacarme de sa puissance technologique. Mais sous le vacarme: le vide. La course effrénée au divertissement, à l'étourdissement, à l’accumulation des biens, à la possession des dernières technologies bref, à la Consommation est devenue le sens et la finalité de la vie, annihilant souvent efficacement toute velléité d'introspection, individuelle ou collective. « Je dépense donc je suis » résume bien l’idée d’une civilisation dont le message ultime est d’inviter chacun à remplir son vide intérieur, l’absence de sens, par un acte d’achat sans cesse renouvelé. >>>Suite
Israël
marque
un « point Godwin »
23/07/09 Les services de propagande de l’Etat-voyou
israélien ne reculent devant rien. Son chef de la diplomatie, l’extrémiste
Avigdor Lieberman, a personnellement insisté auprès dudit Département
du Terrorisme Intellectuel pour qu’une image de 1941, montrant le Grand
Mufti de Jérusalem avec Adolf Hitler, soit largement
diffusée à travers le monde. Avec ce sous-titre d’un porte-parole:
« C’est important que le
monde connaisse les faits. » Sic. Eh oui, si vous l’ignoriez
encore, ce sont donc les Palestiniens, et sûrement parmi eux le grand-père
du leader du Hamas, qui ont co-planifié l’holocauste. Eh oui !
Bref, en langage Web, cela s’appelle gagner le fameux « point
Godwin » qui récompense celui qui, dans un débat,
se discrédite en se laissant aller à remplacer
les arguments par des insultes, ou à utiliser des arguments ou des
analogies extrêmes. L'exemple le plus courant consiste à effectuer un
rapprochement avec le nazisme, soit en comparant le thème de la
discussion avec une idéologie extrémiste, soit en traitant son
interlocuteur de nazi. Et un point Godwin pour l’Etat-imposteur israélien,
un !
- Danger nucléaire
israélien 13/07/09 L'arrogance israélienne réussit
encore à étonner. Alors que, depuis des mois, l'Iran est sous pression
de l'Occident
angoissé parce que l’on y suppose que la République des mollah
pourrait être en train de penser à envisager de se laisser tenter par la fabrication
d'une arme nucléaire, voici Israël, qui aligne 200 ogives, qui n'a
jamais laissé le moindre inspecteur de l'AIEA visiter ses
installations, qui développe donc son arsenal de destruction massive hors
de tout contrôle, voilà que l’Etat hébreu choisit
d'annoncer au plus fort de la crise avec Téhéran qu'il lui sera sans
doute nécessaire d’augmenter
son arsenal nucléaire... Et aucun bruit de botte ! Aucune réunion
d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU ! Aucune menace de
formation d’une coalition militaire internationale pour faire rentrer
l’Etat-voyou dans le rang ! Rien ! Curieux non ? >>>
Suite
- Le coup de stabylo sur un texte de Philippe Grasset, commentant une intervention remarquable du Prince Charles lors du forcément insignifiant Sommet du G8, texte qui contient un diagnostique éclairé sur le pourquoi de notre temps en crise. Extraits: "Depuis deux siècles, nous avons choisi le développement fondé sur la mécanisation à outrance, passant par [la thermodynamique], moyen destructeur en soi, formidable consommateur d’énergie épuisables (...). Le résultat est une civilisation de la puissance exponentielle, absolument destructrice de l’environnement par son action déstructurante; une civilisation qui, par le rythme et la tension mêmes de sa puissance, perd tout sens. (...). Cette destruction du monde par la puissance s’accompagne de la destruction du passé, de l’héritage de la connaissance générale aux dépens des spécialisations réductrices, de l’esthétique elle-même. La laideur, par déstructuration du beau, est la marque même de la modernité. Cette laideur qui détruit l'esthétique est partout, elle est dans les comportements et les mœurs, elle est dans la psychologie, elle est dans la réduction du sacré à sa caricature, elle est dans le saccage des équilibres naturels de l’univers, elle est dans l'assèchement de l'âme. Elle constitue une bonne partie de l’explication de la mort du sens de notre civilisation. Elle pervertit notre psychologie jusqu’à transformer notre jugement pour nous faire accepter comme souhaitable une voie suicidaire, en la décrivant comme génératrice de vertu et de bonheur. Par ailleurs, et quelle que soit l’habileté de notre raison pour dégager notre responsabilité, nous sommes dans une impasse, entre le déclin inéluctable des sources de notre puissance et des exigences en augmentation potentielle de cette puissance.(...) Notre puissance exponentielle nous a privés de la vertu initiale de l’espèce, qui était sa capacité d’adaptation. Croyant maîtriser le monde et le façonner à notre image, nous avons perdu tout intérêt pour et toute capacité de nous adapter aux variations du monde. Nous vivons dans un état de tension artificielle, dans des structures artificielles, comme dans une bulle; cet ensemble instable repose sur un développement exponentiel, et il est d’ores et déjà menacé par des occurrences catastrophiques qui ne peuvent que s’accroître en rythme. Une absence d’électricité, une absence d’automobile, etc., nous plongent dans le chaos le plus total, parce que nous avons appris à concevoir ces moyens comme des alternatives existentielles à une situation que nous nous sommes contraints à apprécier comme un chaos. Cette perspective devenue catastrophique nous remplit d’effroi et pèse sur nos psychologies en aggravant notre malaise et, par conséquent, en nous faisant nous enfoncer encore plus dans nos erreurs, notamment en accélérant le rythme du “progrès” selon une tendance de fuite en avant ."
Le coup de stabylo sur deux textes très éclairants sur le pourquoi de la politique pro-israélienne (et islamophobe) du petit Nicolas Sarkozy, et sur les dessous assez nauséabonds du personnage (à diffuser auprès de nos amis Français en espérant qu'ils se réveillent avant 2012 !!!)
- Obama, seul au monde 07/07/09 Dès le lendemain des déclarations du vice-président américain Joe Biden résonnant comme un feu vert à Israël pour attaquer l'Iran, Barak Hussein Obama s'est précipité pour tenter d'éteindre l'incendie en affirmant haut et fort que «absolument pas. C’est très important, je suis aussi clair qu’il est possible de l’être [sur ce sujet]» . Certes. Semble donc se confirmer l'hypothèse d'une faille dans le cabinet Obama, de dissensions profondes au sein d'une équipe dirigeante dans laquelle BHO apparaît de plus en plus isolé puisque contraint de composer avec des has-been formatés par le système, Hillary et Biden au premier chef. >>>Suite
- Obama faiblit 06/07/2009 BHO semble donner des signes de fatigue. Durant la première semaine de la pseudo-révolution iranienne, Obama, certain de la justesse de sa politique de réchauffement avec Téhéran, avait refusé d'hurler avec la meute des bien-pensants de l'Occident angoissé, apparaissant dans toute sa dimension de jeune président potentiellement révolutionnaire, d'homme politique debout au milieu des gesticulations des petits excités du genre Sarko ou Berlusconi vociférants aux quatre vents avec les VRP de la démocratie-hamburger, des droits de l'homme et du Fox à poil dur. Il était alors évident qu'il était le seul président de l'Ouest à avoir une vision, une politique vraie, décidée, ambitieuse, à avoir compris l'enjeu régional, ce qu'attestait d'ailleurs ses exigences à l'égard d'Israël. >>>Suite
- L'hypothèse d'une dislocation des Etats-Unis (épisode II) 03/07//2009 La Californie est en cessation de paiements ! Et sept autres Etats US sont en passe de l'être ! Par ailleurs, à en croire les prévisions, jusqu'à ce jour vérifiées, du LEAD, ce sont les Etats-Unis dans leur ensemble qui pourraient être en cessation de paiements à la fin de l'été. L'hypothèse d'une disloquation des Etats-Unis à la faveur de la crise et des temps extraordinaires que nous vivons prend dès lors une certaine chair. Et si les Européens, prisonniers à la fois du déni face à l'ampleur de la crise et du fantasme paralysant de l'American Dream, sont psychologiquement incapables d'envisager sérieusement une telle hypothèse, il n'en va plus de même aux Etats-Unis où le thème de la sécession, pudiquement rebaptisé "dé-volution", n'est plus un tabou . Ce qui en dit long sur l'évolution quasi révolutionnaire qu'impose la crise aux psychologies Outre-altantique. L'idée générale est que des Etats naturellement et historiquement rétifs au centralisme washingtonien pourraient être tentés par des manoeuvres de tax-rébellion et ne plus verser leur dîme au pouvoir central. Ce qui amorcerait la pompe d'un mouvement sécessionniste. Impossible ? Là encore, il convient de sortir des mythes: >>>suite
Document:
Quand Saddam Hussein parlait
au FBI
- L'Etat-voyou israélien face à ses crimes 02/07/2009 Avant d'être éjecté de la présidence de l'Etat hébreu parce qu'inculpé de viol et harcèlement, Moshe Katsav avait affirmé: "Israël est le seul état moral du Moyen-Orient". Soit. Amnesty international vient de publier un rapport sur la dernière boucherie pertétrée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza qui risque d'écorner quelque peu cette image. Le document de 117 pages, intitulé Opération plomb durci: 22 jours de morts et de destruction à Gaza, confirme les chiffres des services de santé palestiniens qui faisaient état de 1400 Palestiniens tués, dont 300 enfants et 115 femmes, et environ 5000 blessés. Plus de 2700 bâtiments ont aussi été détruits. L'armée israélienne a également tiré des obus au phosphore blanc « au dessus de zones à grande densité de population », ce qui est clairement un crime de guerre (de plus). Enfin, Amnesty accuse aussi l'armée israélienne d'avoir eu recours à des civils, dont des enfants, comme « boucliers humains » en les obligeant à rester près de positions qu'elle occupait, ou encore de les avoir forcés à examiner des objets suspects qui risquaient d'être piégés. L'organisation rejette en outre les accusations de l'État hébreu, selon qui le Hamas a eu recours à des civils comme boucliers humains. Elle reproche cependant au mouvement islamiste d'avoir « installé des positions militaires près d'habitations, mettant ainsi en péril la vie des civils ». >>>Suite
- Surtout
ne pensez plus ! Dé-pensez ! 30/06/2009 Puisque l'état de
crise (climatique, énergétique, économique, systémique) est devenu en
quelque sorte l'état normal de notre époque, voici quelques nouvelles de
la crise économique pour nous reposer un peu de la crise iranienne. Et
d'abord pour vous inviter à la lecture d'un article de dedefensa.org,
intitulé les
"Green-Shoots
de la
lobotomisation". Article qui nous paraît bien résumer le
fonctionnement actuel du système qui, après avoir opéré le hold-up du
millénaire en arrachant des milliers de milliards de dollars aux
collectivités publiques pour se renflouer, entend bien poursuivre son
petit bonhomme de chemin sans rien changer à ses habitudes anthropophages.
>>>Suite
- Jackson
- Moussavi: 1-0 29/06/2009 Michael Jackson a-t-il enterré la
révolution iranienne? Le fait est que le coeur de l'Occident est volage.
Dans le meilleur des cas, les grands médias ne réussissent en général
que rarement à conserver l'intérêt du citoyen-consommateur au-delà de
huit ou dix jours sur un même sujet, si l'histoire est vraiment, vraiment sexy.
Or voilà que le roi de la Pop, Michael Jackson lui-même a le mauvais
goût de passer l'arme à gauche au faîte de la gloire médiatique de la
pseudo-révolution iranienne, portée jusque-là à bout de bras par une
intelligentsia occidentale emballée comme un seul homme, impatiente de
pouvoir s'auto-célébrer dans l'effondrement du régime des mollahs au
profit du soi-disant représentant des seules valeurs pour lesquelles il
vaille la peine de faire couler le sang des autres, les nôtres donc. Mais
la mort de Michael Jackson a stoppé net l'emballement. Après un séisme
d'une telle intensité émotionnelle à l'échelle planétaire, difficile
en effet, et pour tout dire impossible de revenir à la charge avec une
pseudo-révolution moribonde, ça sentirait le réchauffé, voire le radotage.
>>>Suite
- L'Iran, les bobos, la diaspora et les barbouzes 24/06/2009 Intéressante démonstration filmée des profondeurs de la réflexion des salons parisiens où l'on a tout compris au monde. Mardi dans l'émission "C dans l'air", une brochette d'invités sensés débattre sur le thème "Iran, la révolution?", était réunie comme un seul homme pour nous faire comprendre que, à l'évidence, les fraudes avaient été massives pour permettre à Ahmadinejad de se maintenir au pouvoir. Sauf qu'à la question d'un internaute de savoir si, puisque seuls les quartiers nord bourgeois de Téhéran étaient en ébullition, alors que le reste de la ville et de l'Iran en général étaient relativement calmes, nous n'avions pas finalement à faire à une révolution de bobos ? Nos chers experts se sont écriés en coeur que "Non bien sûr !", avançant comme preuve ultime que l'Iran était doté d'un outil statistique très performant et que l'examen du résultat des élections (SIC) prouvait que les votes vers l'opposition provenaient de toutes les classes sociales. Euuuhhh, oui. Certes. Donc en résumé les élections iraniennes ont été truquées, c'est sûr (lire la précédente brève ci-dessous), mais la partie du résultat de ces élections truquées qui permet aux experts parisiens d'affirmer que l'opposition est soutenue par toute les classes sociales est fiable, elle. Vous vous en doutez, le paradoxe n'a pas même fait sourciller l'animateur du "débat". >>>Suite
- L'Iran l'Ukraine, le Hamas et la démocratie à l'occidentale 22/06/09 L'intelligentsia occidentale n'en est toujours pas revenue, et ne compte d'ailleurs pas en revenir. Comment est-il possible que l'écrasante majorité du peuple iranien (63%) ait plébiscité le représentant de la sombre République des mollah, l'infâme Ahmadinejad dont chacun sait qu'il est nucléaire et cherche à fabriquer une bombe antisémite (ou est-ce l'inverse?). Comment est-il possible que ce même peuple ait, ce faisant, pu renvoyer à sa copie le brillant candidat pro-occidental qui allait enfin extirper les Iraniens de l'obscurantisme pour leur offrir la liberté, le progrès, la démocratie, les droits de l'homme, du bébé phoque et du fox à poil dur bref, leur permettre d'accéder à la seule vraie Civilisation dont nous-mêmes sommes les lumineux représentants et pouvons donc témoigner de la lumineuse supériorité? Et bien ce n'est tout simplement pas possible! Il y a donc eu fraude! Et une fraude massive, formidable, énorme, gigantesque, à tous les niveaux bref, à la mesure de notre déception. La preuve? Et bien la preuve c'est que le candidat pro-occidental représentait nos valeurs et que comme chacun sait, le monde entier nous envie nos valeurs et que donc il ne pouvait pas perdre. Logique. Il y a donc bel et bien eu fraude, c'est un fait établi, indiscutable, nous venons d'en faire la preuve. >>>Suite
- Un Liban si rassurant 10/06/2009 Or donc, voilà l'intelligentsia politico-médiatique de l'Occident bien pensant qui respire. Ouf, on l'a échappé belle. L'opposition et plus singulièrement les barbus du Hezbollah libanais n'ont heureusement pas décroché la majorité, même avec l'aide de leurs alliés chrétiens du CPL de Michel Aoun. Et peu importe que la coalition victorieuse dite du 14 mars, conduite par l'étincelant Saad Hariri, regroupe des assassins (Geagea, Joumblatt et consors) et autres corrompus qui ont été les collaborateurs zélés de l'occupant syrien entre 1990 et 2005 (Siniora, Hariri et consors); peu importe que le fameux héros de la nation, Rafic Hariri, père du petit Saad, ait ruiné le pays et rempli les poches de sa famille (2 milliards de dollars de dette publique au sortir de la guerre, 40 milliards à la fin de son règne); peu importe que le petit Saad, grâce à ce trouble héritage et aux centaines de millions de dollars séoudiens débloqués pour l'occasion, ait fait venir des expatriés Libanais par dizaine de milliers en leur offrant leur billet d'avion en échange de leur vote dans les circonscriptions à risque; peu importe que 10'000 habitants sunnites ait été inscrits fauduleusement dans le village de Zahlé pour contrer le CPL; peu importe les pressions sur les électeurs aounistes et le festival indécents des ingérences américaines en faveur du 14 mars; peu importe en définitive que ces élections ait été manipulées par tous les moyens possibles; et surtout peu importe que le Hezb et ses alliés chrétiens aient voulu précisément en finir avec la corruption et le clientélisme qui ravagent le pays; peu importe, peu importe, peu importe. >>>Suite
- Exercice israélien ou agenda de guerre? 31/05/09 L'Etat hébreu n'a jamais digéré la raclée reçue par le Hezbollah libanais lors de la guerre de juillet 2006. Une guerre sous-traitée à Tel-Aviv par les néocons de Washington et qui s'était soldée, souvenons-nous, par la mort d'une poignée de combattants de la milice chiite, et le meurtre de plus de 1300 civils libanais, dont des centaines d'enfants, et la destruction des infrastructures du pays. Avouant à demi-mot que Washinton était bien le commanditaire de la boucherie, la cheffe de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, avait commenté le massacre en disant qu'il s'agissait des «douleurs d’enfantement du nouveau Moyen-orient» que les Etats-Unis tentaient de mettre en place... Or voici que depuis aujourd'hui 31 mai jusqu'au 4 juin prochains, Israël va débuter un exercices militaires de grande ampleur alors que la tension à la frontière libanaise est toujours à son comble. >>>Suite
- Ahmadinejad, le bouffon libérateur 22/04/09 Quelle belle unanimité dans le conformisme! Vive la pensée unique! Dans la presse occidentale, la presque totalité des commentateurs a donc condamné, la plupart du temps sans réserve aucune, les propos "scandaleux" tenus par le président iranien lundi à Genève à l'occasion de l'ouverture de la conférence de suivi contre le racisme, dite Durban II. Mais qu'a donc dit de si sulfureux Ahmadinejad? Voyons un peu: "Israël a un gouvernement raciste". Difficile de soutenir le contraire après 60 ans de régime d'apartheid et de massacres à l'encontre des populations arabes et palestiniennes en particulier. "Après la seconde guerre mondiale, ils [les alliés] ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière. Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et d'autres endroits du monde pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupé." Bien que le raccourci soit critiquable dans sa forme, il est difficile là encore de donner tort au président iranien si l'on a l'élémentaire honnêteté intellectuelle d'admettre que la perception d'un événement historique est avant tout affaire de culture et de position. "Le Conseil de sécurité de l'ONU a soutenu le gouvernement oppresseur d'Israël et l'a défendu pendant des années en laissant libres ces criminels. Et plusieurs gouvernements occidentaux, dont l'administration américaine, ont défendu ces porteurs d'une politique raciste..." Ahmadinejad ne fait pas dans la langue de bois certes, mais c'est le seul reproche que l'on peut faire à ce dernier énoncé. >>>Suite
- Le G20 à Disney Land 08/04/09 Comme attendu, le G20 n'aura été qu'un spectacle. Face à leur incapacité d'appréhender le réel, les "grands de ce monde" ont donc opté pour l'une de ces opérations de prestidigitation médiatique destinée à faire croire aux masses inquiètes que tout est sous contrôle. Comme attendu, ils se sont ainsi contentés de brandir le carnet de chèques mondialisé, de promettre de faire marcher la planche à billets pour injecter 100, pardon 1000 milliards de dollars supplémentaires dans la machine, c'est-à-dire renflouer les spéculateurs. Et peu importe d'ailleurs, une fois de plus, que les milliards en question n'aient qu'une valeur fictive. Seule l'ampleur du chiffre comptait, qui se devait de frapper par son énormité l'imaginaire de peuples décidément trop inquiets. Carnet de chèque et sourires goguenards sont donc la réponse apportée par le G20 à la crise systèmique qui secoue la planète, le tout devant d'abord rassurer les masses sur la bonne gouvernance du monde globalisé et sur la pérennité du système. >>>Suite
- L'hypothèse
d'une dislocation des Etats-Unis 24/03/2009
C'est peu dire que la majoité de l'élite occidentale vit
dans le déni, incapable qu'elle est d'appréhender la vraie nature de la
crise globalisée qui se déploie depuis septembre dernier. Une crise
structurelle, systémique et non conjoncturelle, directement engendrée,
enfantée serait plus juste, par la perversité intrinsèque d'un modèle
économique ultra-libéral entré dans son ultime phase d'épanouissement, celle de la
décomposition anthropophage. Matrice de ce système
plus idéologique qu'économique, les Etats-Unis sont la cause première
de cette crise, le lieu où le monstre a été pensé, nourri, d'où il
s'est déployé pour devenir incontrôlable jusqu'à mordre la
main de ses pères.
En 2002 déjà, suite à la rédaction de son ouvrage "Après
l'empire", Emmanuel Todd évoquait dans une interview au Figaro
l'hypothèse d'un effondrement des Etats-Unis sur le modèle de celui qu'a
connu l'ex-URSS. Aujourd'hui, après le ruineux échec de la guerre tout
azimuts contre le terrorisme, la crise systèmique est-elle le levier qu'a
trouvé l'histoire pour précipiter la chute de l'empire?
Si l'on oublie, durant quelques instants, ô combien libérateurs,
la propagande hollywoodienne et le totalitarisme intellectuel qui ont
imposé le mythe Américain dans les esprits européens (affaiblis
par deux tentatives de suicide en un siècle il est vrai), bref si l'on
oublie les USA fantasmés de notre inconscient, qu'en est-il réellement
de ce pays? >>>Suite
- Israël, Etat paria 06/01/2009 Plus de 500 morts dont une grande partie de civils parmi lesquels des dizaines d'enfants, 2000 blessés: c'est le bilan provisoire de la dernière boucherie orchestrée par l’armée israélienne en une dizaine de jours de courageux raids aériens sur un ghetto de Gaza préalablement affamé par dix-huit mois de blocus. L’objectif est officiellement de faire cesser les tirs de roquettes sur Israël, de briser le Hamas, bref, de faire respecter l’interdiction qui est faite aux Palestiniens de se défendre contre l’oppression sanguinaire de l’Etat hébreu et son occupation de leur terre. >>>Suite
.- Le Liban otage d’un nouveau Grand Jeu 12/02/2008 Une fois de plus, des enjeux régionaux servent de toile de fond à la crise libanaise. Les protagonistes principaux sont connus. D’un côté Washington, Israël et l’Arabie Séoudite. De l’autre l’Iran et la Syrie. Pour Washington, il s’agit coûte que coûte d’asseoir son influence au Pays du Cèdre et, pour ce faire, de favoriser par tous les moyens l’émergence d’un gouvernement « ami ». D’où un soutien inconditionnel au premier ministre Fouad Siniora et à ses alliés de la majorité contre une opposition formée d’un général Michel Aoun incontrôlable, et de son allié du Hezbollah, bête noire des Etats-Unis. En plein bras de fer avec l’Iran, Washington refuse bien sûr de laisser un parti chiite peser sur l’échiquier politique au Pays du Cèdre, quant bien même les chiites représentent plus du tiers de la population. Dès lors, les émissaires américains n’ont eu de cesse d’inciter la majorité à ne faire aucune concession à l’opposition, participant ainsi activement au blocage politique actuel. >>>Suite
- oui, la CIA et le Mossad ont bien trempé dans les attentats du 11 septembre, mais qui s'en soucie 28/12/2007 Les révélations de l'ancien président italien Francesco Cossiga aurait dû faire l'effet d'une bombe. Mais rien. Ou presque. Et pourtant l'ancien chef d'Etat n'y est pas allé quatre chemins dans une interview accordée au Corriere Della Sera le 30 novembre dernier: « On nous fait croire que Ben Laden aurait avoué l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours à New York, alors qu’en fait les services secrets américains et européens savent parfaitement que cette attaque désastreuse fut planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad, dans le but d’accuser les pays arabes de terrorisme et de pouvoir ainsi attaquer l’Irak et l’Afghanistan. » >>>Suite
Politique us du chaos au Liban 20/12/2007 Il y a quelque chose de fascinant à entendre les responsables américains ânonner jusqu'à la nausée qu'ils veulent une élection présidentielle libanaise "sans ingérence extérieure", alors que c'est précisément l'ingérence américaine au Pays du Cèdre qui est à l'origine de l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui le Liban. Une ingérence qui vient de prendre une tournure plus qu'inquiétante. Le 15 décembre dernier en effet, plutôt que de rencontrer le général Aoun, chef de l'opposition et candidat naturel des chrétiens à la présidence, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des Affaires du Proche-Orient, David Welsh, a préféré s'entretenir avec le chef de la milice chrétienne des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, meurtrier trois fois condamné à la prison à vie pour assassinats puis gracié. >>>Suite
- Liban:
ces temps historiques où le monde marche sur la tête
27/11/07 Comme prévu, les pressions américaines ont permis de maintenir
au Liban le gouvernement "illégitime et anticonstitutionnel"
du clan Siniora-Hariri, enfonçant un peu plus le pays dans une dangereuse
impasse à l'heure où nombre de miliciens ont graissé leurs armes et
sont prêts à en découdre. La pilule est d'autant plus amère dans le
camp des véritables souverainistes libanais, regroupés dans l'opposition
derrière le général Michel Aoun, que c'est grâce à la troïka
européenne que le diktat de Washington a pu être imposé au Pays des
Cèdres. Pour les Etats-Unis, il s'agissait coûte que coûte de barrer la
route vers la magistrature suprême au général chrétien Michel Aoun,
beaucoup trop indépendant à leur goût. "Nous avons été trahis
par les Européens",
s'emporte le député Nabil Nicolas, membre du Courant Patriotique
Libre (CPL) du général Michel Aoun. L'opposition avait en effet accepté de jouer la carte du compromis dans le cadre de la
médiation opérée par la troïka européenne. Sauf que ladite troïka
s'est finalement contentée d'arracher une liste de noms de présidentiables au vieux patriarche maronite
Sfeir pour la soumettre ensuite.... au clan Siniora-Hariri pour choix
définitif. Inacceptable pour le CPL comme pour ses alliés du Hezbollah! Nabil Nicolas prédit pourtant l'échec
de cette manoeuvre de contournement pilotée par Washington pour maintenir au Liban un
pouvoir à sa botte: "Les Américains et les Européens ne
comprennent rien à cette région et la terre va trembler sous leur pied.
Ils ne pourront pas indéfiniment soutenir un gouvernement illégal. Nous
n'avons que deux options, conclut le député du CPL, l'entente ou le chaos." >>>Suite
ingérence americaine au liban
20/10/2007 Le Hezbollah et Michel Aoun toujours en ligne de
mire Dans notre
précédente brève nous relevions que depuis le ratage de la guerre
sous-traitée par les Etats-Unis à Israël pour écraser le Hezbollah,
Washington manipulait la scène politique libanaise pour faire émerger,
maintenir devrait-on dire, un
gouvernement à sa botte lors des prochaines échéances électorales. Et
l'on sait que l'un des premiers mandats de ce docile allié sera précisément de
désarmer le Hezbollah. Dans le quotidien Al-Akhbar de mardi, Jean Aziz
affirme ainsi que lors d'une rencontre privée, l'ambassadeur des Etats-Unis, Jeffrey Feltman,
a laissé échapper des propos qui ont convaincu l'assistance que les
Etats-Unis
veulent bel et bien "un président qui prône la nécessité
de résoudre la question de l'armement du parti, abstraction faite du débat
sur l'évolution de la mise en œuvre de la résolution
internationale". >>>Suite
- Compte à rebours contre l'Iran CHIITE 12/10/07 (brève enrichie le 14) Sauf à voir basculer (comme le craint Paul Craig, ancien sous-secrétaire au trésor de Reagan), les Etats-Unis dans la dictature à la faveur d'un nouveau 11 septembre (>>lire l'article dans sa version française) qui s'avèrerait aussi suspect que le premier, les neocons étasuniens n'ont plus qu'un an de pouvoir pour achever leur remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient. Et malgré le sanglant bourbier irakien, les grandes manoeuvres de l'ombre ont commencé contre l'Iran. Dans sa livraison d'octobre, Le Monde Diplomatique fait l'état des lieux des préparatifs en cours . >>>Suite