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Juillet
2003
Pause estivale
Attentats du 11 septembre:
de hauts responsables de l'administration Bush
prévenus dès l'été 2001 11/07/2003 Selon les résultats
d'une enquête conjointe du sénat et de la chambre des représentants étasunien
sur les attentats du 11 septembre 2001, de hauts responsables de
l'administration de George W. Bush avaient été prévenus dès l'été
2001 que le réseau terroriste al-Qaïda planifiait de détourner des
avions et de lancer «une attaque spectaculaire». Le représentant
démocrate Tim Roemer, qui a lu ce rapport, l'a décrit comme «hautement
explosif». Le rapport de 800 pages devrait aller à l'impression en
fin de semaine et être publié une semaine plus tard, selon une
responsable de la commission d'enquête.
M. Roemer n'a pas souhaité évoquer les détails du rapport, tout en prévenant
qu'il s'attendait à ce que la version publique du rapport soit un
compromis entre ce que les responsables des services de renseignement sont
prêts à révéler et ce que les parlementaires veulent dévoiler...
En clair, il s'attend à ce que le rapport soit tronqué dans sa version définitive...
>> relire: 11
septembre: une tragédie suspecte
USA cherchent complices pour l'Irak Le fou de guerre Donald Rumsfeld
(>>lire cette analyse de de
defensa sur de récentes déclarations du bonhomme) a souhaité
mercredi le déploiement de nouvelles troupes non étasuniennes sur le
terrain, y compris françaises ou allemandes. D'ici deux mois, de
nouvelles troupes italiennes, polonaises et ukrainiennes sont attendues en
Irak. «Notre objectif est d'avoir un grand nombre de forces
internationales en provenance d'un grand nombre de pays, y compris ces
deux pays», la France et l'Allemagne, a déclaré M. Rumsfeld devant
la commission des Forces armées du Sénat. Le ministre français des
Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a affirmé au quotidien Le
Figaro que toute présence militaire de la France en Irak «ne
pourrait être éventuellement envisagée que dans le cadre d'une force de
paix des Nations unies». Le Sénat américain a par ailleurs voté
jeudi à l'unanimité un amendement appelant la Maison-Blanche à
envisager de demander l'intervention de troupes de l'OTAN en Irak.
De l'aveu du général américain Tommy Franks, qui a conduit la ratonnade
pétrolière, les forces US sont actuellement attaquées «de
10 à 25 fois par jour». Depuis le 1er mai, date de la fin officielle
des combats (sic), 77 Etasuniens ont ainsi été tués en Irak, dont 31
dans des attaques.
Le candidat Lieberman tente une percée Le sénateur Joe
Lieberman, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle
2004, a réclamé vendredi une enquête pour établir si l'administration
Bush avait, comme l'a révélé CBS, ignoré sciemment des mises en garde
de la CIA concernant le pseudo-programme nucléaire irakien. Selon la chaîne
de télévision, la CIA aurait en effet demandé à W. Bush de
retirer de son discours sur l'état de l'Union un passage accusant l'Irak
de mettre sur pied un programme nucléaire militaire, sachant que ces
informations étaient bidon.
Mais W. a passé outre, mentant délibérément au peuple américain pour
mieux justifier sa ratonnade
pétrolière. «Ces informations sont troublantes et il faut
une enquête complète et détaillée», a déclaré M. Lieberman dans
un communiqué. «Nous savons maintenant que l'information (au
sujet du nucléaire irakien) donnée lors du discours sur l'état de
l'Union (en janvier par le président George W. Bush) était fausse
et qu'elle a trompé le peuple américain», poursuit le sénateur démocrate
du Connecticut.
Joe Lieberman, 60 ans, juif très pratiquant, est considéré comme un dur
en politique étrangère. «Nous ne devons jamais hésiter à faire
usage de notre puissance militaire pour défendre la sécurité nationale
et nos idéaux», avait-il martelé en briguant l'investiture démocrate.
Il soutient sans réserve la politique criminelle de Sharon a l'égard des
Palestiniens.
Les neoconservateurs étasuniens, les brigades rouges et le réseau
atlantiste Gladio, ou quand la réalité dépasse de très loin la fiction
Une livraison de l'excellent De
defensa.org (>>Relire aussi le dossier (malheureusement
payant) d'Amnistia.net sur le réseau
Gladio. PS: en tapant «réseau Gladio» sur Google, vous trouvez
une large documentation sur le sujet).
- Pseudo-nucléaire irakien:
Bush reconnaît avoir dit n'importe quoi,
à cause des Britanniques 09/07/2003 Effarant! La
Maison-Blanche a admis mardi que Doobleyou avait commis une erreur
(bonjour l'euphémisme) en affirmant, lors de son discours sur l'état de
l'Union en janvier dernier, que l'Irak avait tenté de se procurer de
l'uranium en Afrique, une information bidon tirée d'un rapport
britannique lui-même jugé bidon par des parlementaires anglais (lire
ci-dessous). L'administration Bush a été jusqu'à reconnaître que
les renseignements sur lesquels se basait W. lors de son allocution visant
à justifier la guerre en Irak étaient faux, tout en plaidant la bonne
foi. Dimanche pourtant, le New York Times publiait une tribune d'un
ancien ambassadeur américain, Jospeh Wilson, qui a enquêté pour la CIA
sur le fameux achat présumé d'uranium. Loin de parler d'erreur, l'ancien
ambassadeur y accuse clairement Washington d'avoir purement et simplement
déformé les renseignements. M. Wilson affirme aussi qu'après une
dizaine de jours d'enquête seulement, il a conclu que la véracité de
telles transactions était «extrêmement douteuse». Rappelons
que, dès le mois de mars dernier, l'Agence Internationale de l'énergie
atomique (AIEA) avait confirmé que les documents à l'origine de cette
affirmation étaient des faux (>>brèves du 27 mars).
En clair, pour justifier une ratonnade pétrolière qui a fait plus
de 6000
victimes civiles (>>2)
selon un groupe de recherche britannico-étasunien,
la coalition criminelle anglo-saxonne a donc d'abord prétexté des
connexions entre Bagdad et Al-Qaïda puis, face à l'impossibilité
d'apporter le moindre début de preuve en ce sens, a affirmé que l'Irak
poursuivait des programmes d'armes de destruction massive et achetait de
l'uranium en Afrique. Le tout en se basant sur deux rapports britanniques
pour l'essentiel bidons (septembre
2002 et février 2003), le second étant un simple plagiat (y
compris les fautes d'orthographes) d'une thèse datant de 1991 et rédigée
par un étudiant en doctorat vivant aux Etats-Unis (>>lire
les explications du prof de l'étudiant qui détaille le plagiat fait sur
le travail de son élève).
D'un bout à l'autre, cette guerre en Irak n'aura donc été qu'un
montage, jusqu'à une «libération» de Bagdad qui, rappelons-le, fut
elle-même orchestrée comme un véritable show. En mars dernier déjà,
Ivan Eland, respecté expert et directeur du Center on Peace & Liberty
Independent institute, avait ainsi expliqué comment les Etats-Unis ont
mis en
scène la destruction de la statue de Saddam, au centre de Bagdad,
à une heure de grande écoute des TV étasuniennes alors que, en fait, l'événement
a regroupé moins d'une centaine d'Irakiens sans doute triés sur le
volet. Sur une photo aérienne des lieux, on s'aperçoit ainsi à quel
point ladite place était vide au moment des faits, et surtout encadrée
par les chars et les troupes US. Quant aux Irakiens censés applaudir les
marines leur entrée dans Bagdad, il se trouve que l'un d'eux, photographié
en train de faire le «V» de la victoire au passage des GI, n'était
autre, semble-t-il, qu'un membre des Forces irakiennes libres, arrivés
le
dimanche précédant dans les bagages de Ahmed Chalabi, l'homme du
Pentagone...
- Berlusconi, un autre pion en mains étasuniennes pour nuire à l'Europe?
Le 9 juin dernier, Max
Boot
néo-conservateur notoire, expliquait qu'on ne pouvait attaquer de
front la construction européenne, mais qu'il était temps de la miner, de
lutter de façon résolue contre le processus européen par des moyens détournés.
Mi-mai dernier, l'International
Herald Tribune estimait déjà que la politique US visait désormais
à désagréger l'Europe.
Escroc en sursis pour une justice italienne muselée à coups de lois taillées
sur mesures, Berlusconi est-il l'un des instruments choisis par le cabinet
Bush pour «miner l'Europe par des moyens détournés» justement?
La question devient légitime lorsqu'on observe qu'à peine nommé à la
présidence européenne pour six mois, Berlusconi a commencé par traiter
un eurodéputé allemand de «chef de camp de concentration nazi»,
sans pour autant s'excuser. Simple dérapage? Alors que dire des déclarations,
la semaine passée, du sous-secrétaire d'état italien au Tourisme,
Stefano Stefani, qui a défendu Silvio Berlusconi dans le journal de la
Ligue du Nord face au «pou teuton». Le legiste italien devait même
ajouter qu'en Italie, on les connaissait bien, ces Allemands, «géants
blonds, ivres d'orgueil, donneurs de leçons et hypernationalistes qui
envahissent chaque été bruyamment les plages italiennes».
Jugeant que la coupe était pleine, Schröder a décidé hier mercredi
d'annuler ses vacances en Italie.
Loin de chercher l'apaisement, la réponse de Berlusconi a résonné comme
une nouvelle insulte: «Tant pis pour lui, il n'ira pas en vacances».
Certains analystes politiques voient désormais dans cette offensive une
stratégie bien précise contre l'Allemagne, pour s'être opposée à la
guerre en Irak et, par là, à l'administration Bush. Silvio Berlusconi
n'avait-il pas promis que, lors de son semestre européen, il
travaillerait au coude à coude avec son ami Bush?
Et jusqu'où va sa dévotion?
- 11 septembre: pas d'arabes sur le vol 77 Une enquête et des
documents de Sierra
Times (>>relire Le
11 septembre: un tragédie suspecte)
- Manipulations sur l'Irak:
un commission fantoche blanchit Blair 07/07/2003 Une commission
parlementaire a épinglé le premier ministre Tony Blair pour son
utilisation de deux dossiers sur la menace constituée par le régime de
Saddam Hussein, mais elle a parallèlement blanchi Blair et son
gouvernement en affirmant qu'ils n'avaient pas trompé délibérément les
députés britanniques. Soulignons immédiatement que sur les 11 membres
de ladite commission, sept sont membres du parti travailliste du premier
ministre... Reste que les députés concluent que le gouvernement a péché
en donnant trop d'importance à un premier rapport de septembre 2002 qui
affirmait en particulier qu'un délai de 45 minutes était suffisant au régime
de Bagdad pour déployer des armes de destruction massive. Cette
indication était «basée sur une seule source des renseignements, non
corroborée», notent les députés, qui recommandent au gouvernement
d'expliquer pourquoi «une telle importance» lui a été accordée.
La commission a été particulièrement sévère sur l'utilisation par M.
Blair, en février 2003 devant la chambre des Communes, d'un deuxième
dossier qui était largement plagié (y compris les fautes d'orthographes)
sur le travail d'un étudiant en doctorat vivant aux Etats-Unis (>>lire
les explications du prof de l'étudiant), fondé en grande partie
sur des informations remontant à 1991. Se basant sur une source de haut
rang, un journaliste de la BBC, Andrew Gilligan, avait accusé le
conseiller de Blair, M. Campbell, d'avoir ajouté ce passage sur les 45
minutes. La commission n'a pas donné raison sur ce point précis à la
BBC, indiquant qu'elle ne disposait pas de preuve sur une éventuelle
intervention politique dans le dossier des services de renseignement
britanniques. Mais elle précise dans le même temps qu'elle est pas en
mesure de se prononcer sur l'exactitude du rapport de septembre... n'ayant
pas accès aux sources de renseignement.
Blair trahi par Microsoft? (repérage d'un lecteur) Qui a donc
manipulé l'un des deux fameux rapport du gouvernement Blair sur les
pseudo-armes de destruction massive irakiennes? De
petits malins de l'informatique semble avoir déniché de
possibles coupables en exploitant les failles du programme Microsoft Word.
Dans un premier temps, le 10, Downing Street avait en effet commis
l'erreur de publier une première version du rapport en Word sur son site.
Une fois le document téléchargé, il était facile de savoir qui avait
eu accés au document et qui y avait apporté des corrections en utilisant
l'une des multiples fonctions mouchards du programme de Microsoft. Les
malins de l'informatique en question ont donc extrait les "Headers"
du document Word.
Les noms ainsi révélés seraient ceux de Paul Hamill, Foreign Office
official - John Pratt, Downing Street official - Alison Blackshaw,
personal assistant of the Prime Minister's press secretary - Murtaza Khan,
Junior press officer for the Prime Minister. On apprend aussi, toujours grâce
au document téléchargé, que le rapport final fut sauvegardé sur une
disquette par John Pratt qui remis cette disquette à Alison Blackshaw qui
l'a remettera à Colin Powell avant sa présentation aux Nations-Unies...
ADM en Irak: le «Grand Mensonge» de Bush et la crise de l'impérialisme
américain Une livraison du World
Socialist Wide Web.
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juin
2003
- Si vous n'êtes pas d'accord
avec Rumsfeld, c'est que vous êtes un terroriste 27-30/06/2003
Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld a refusé lundi de
qualifier d'enlisement la situation de l'armée américaine en Irak. «Ce
mot ne va pas. Si l'on analyse ce qui se passe dans ce pays, il y a une façon
différente de le qualifier», a estimé le fou de guerre étasunien
lors d'un point presse au Pentagone. «Mon opinion est que nous sommes
en guerre. Nous sommes en guerre mondiale contre le terrorisme, et ceux
qui ne sont pas d'accord avec cela sont pour la plupart des terroristes.»
Ben voyons.
Peudo-liens entre Al-Qaïda et Bagdad: la Maison-Blanche s'enfonce Un
expert de l'ONU, Michael Chandler, qui dirige la commission de
surveillance mise en place après les attentats du 11 septembre 2001
contre les Etats-Unis a déclaré jeudi, lors de la présentation d'un
rapport de sa commission, qu'il «n'avait rien trouvé indiquant
l'existence de liens entre l'Irak (de Saddam Hussein) et Al-Qaïda».
Immédiatement, le département d'Etat étasunien a déclaré que
Washington «s'en tenait fermement» à la présentation faite le 5
février par le secrétaire d'Etat Colin Powell devant l'ONU, dans
laquelle il aurait donné «des preuves claires et convaincantes de
liens entre l'Irak et Al-Qaïda».
Rappelons d'abord que le rapport présenté par Powell à cette occasion
n'était que spéculations,
exagérations et manipulations. D'ailleurs, dès le lendemain de ce show,
l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI)
affirmait que Powell avait, en fait, donné des preuves des programmes
d'armement irakiens des années 1990, et non pas des éventuels développements
récents. «Je crois que M. Powell a donné des preuves sur les
armements et les programmes d'armement qu'avait l'Irak, mais quand je dis
«avait», je crois que l'on parle des programmes des années 1990»,
avait expliqué à l'AFP Jean-Pascal Zanders, expert au SIPRI.
Rappelons ensuite que le 17 février dernier, le directeur de la Direction
de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage français),
Pierre Bousquet de Florian, avait remis les pendules à l'heure concernant
Al-Qaïda, au cours d'une émission de télévision, en affirmant que les
services français spécialisés dans la lutte contre le terrorisme
avaient «une certitude: il n'y a pas de lien organique entre le régime
de Saddam Hussein et Al-Qaïda.» Damned. Encore raté!
- ADM: Bush
fait le forcing 27/06/2003 Le 29 mai, Doobleyou avait affirmé
que des armes interdites par les résolutions de l'ONU avaient été découvertes
en Irak.
«Des laboratoires biologiques, décrits par notre secrétaire d'Etat
au monde entier, qui n'étaient pas supposés se trouver là et qui sont
en violation directe des résolutions des Nations unies ont été découverts»,
avait-il dit à des journalistes après la découverte de deux camions
suspects en Irak. Dès la mi-juin pourtant, une enquête officielle
d'experts britanniques avait conclu que les deux fameux laboratoires
mobiles en question n'avaient strictement
rien à voir avec des armes prohibées. Hier jeudi 26 juin, le
New York Times révélait qu'un document secret de la division
du renseignement du département d'Etat soit-même démentait
l'affirmation de la CIA disant que les camions-laboratoires étaient
utilisés pour créer des armes biologiques. La Maison-Blanche a pourtant
maintenu hier sa version des faits par la voix de son porte-mensonges,
l'inénarrable Ari Fleischer.
Abracadabrantesque histoire nucléaire Côté nucléaire, signalons
l'histoire abracacabrantesque de ce scientifique irakien, Mahdi Obeidi,
qui, deux mois après la fin des combats, s'est brusquement souvenu qu'il
avait enterré des pièces de centrifugeuse, et des documents sur le
programme nucléaire irakien, dans son jardin en 1991, et ce bien sûr sur
l'ordre du régime de Saddam Hussein. Ari Fleischer a immédiatement
confirmé que le scientifique irakien avait indiqué que «ces objets
cachés faisaient partie d'un plan secret décidé à haut niveau pour
reconstituer un programme d'armes nucléaires après la levée des
sanctions.»
De son côté, l'AIEA a rétorqué hier jeudi que l'affaire ne changeaient
en rien son évaluation disant que l'Irak n'a pas eu de programme nucléaire
militaire depuis 1991. «Nous n'avons pas d'autre information que
celles de la presse. Néanmoins sur cette base nous pouvons dire que ceci
ne constitue pas une «preuve indubitable» de la possession
d'armes nucléaires par l'Irak», a déclaré Mark Gwozdecky, le
porte-parole de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique. Damned.
Encore raté!
ADM: Blair se prépare à faire sauter un fusible Alastair Campbell,
le directeur de communication de Tony Blair, a été accusé mercredi par
une commission parlementaire d'avoir trompé le Parlement et le premier
ministre britanniques. Au cœur de l'affaire, les deux rapports des
services secrets britanniques analysant les preuves contre Saddam Hussein
pour justifier la participation militaire britannique aux côtés de
Washington. Le premier, datant de septembre et provenant du Joint
Intelligence Committee -- comité de liaison des différents services
britanniques de renseignement -- ne parlait pas de menace immédiate mais
de danger sérieux.
Le second en revanche, rendu public en février 2003, faisait référence
aux fameuses 45 minutes de délai qui auraient suffi au maître de Bagdad
pour déployer ses prétendues ADM. Campbell est accusé d'avoir lui-même
ajouté cette référence à la dernière minute, la puisant dans un
document vieux de douze ans. Le scandale avait en effet débuté lorsqu'il
est apparu que la plus grande partie de ce deuxième dossier avait été
recopiée mot pour mot, fautes d'orthographe incluses, sur la thèse d'un
étudiant américain, Ibrahim al-Marashi, écrite... en 1991. Il est peu
vraisemblable pourtant que Tony Blair ait ignoré la manipulation et il
apparaît beaucoup plus probable que le 10 Downing Steet, empêtré dans
cet Irakgate, ait décidé de faire sauter un fusible pour offrir une
porte de sortie au premier ministre dont la cote de popularité ne cesse
de s'effondrer.
Menaces sur l'Iran: Bush tente d'entraîner l'UE dans son délire guerrier
Les Etats-Unis et l'Union européenne se sont entendus mercredi à la
Maison-Blanche pour continuer d'exercer des pressions sur l'Iran en raison
de son programme nucléaire. En fait, les deux blocs divergent toujours
sur la nature du programme nucléaire iranien, les Européens n'ayant pas
d'objection de principe à ce qu'en échange de solides garanties, l'Iran
développe un programme à vocation civile. L'administration Bush y est en
revanche totalement opposée et considère que ce programme dissimule de réelles
ambitions militaires. «Les Etats-Unis et l'Europe sont d'accord pour
exiger que l'Iran coopère totalement avec l'AIEA», l'Agence
internationale de l'énergie atomique, a déclaré W. «L'Iran doit se
plier» à ses exigences, «je veux dire que le monde libre
s'attend à ce qu'il s'y plie, a insisté Doobleyou lors d'une conférence
de presse aux côtés des dirigeants de l'Union européenne. Et s'il ne
le fait pas, alors nous règlerons la question», a récité l'homme
de paille de trio de fous de guerre Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz, véritables
patron de la Maison-Blanche.
- La guérilla s'intensifie en
Irak 24/06/2003 Six militaires britanniques ont été tués
mardi, et huit autres blessés dont deux sérieusement, lors de deux «incidents»
séparés près d'Al-Amarah, au nord de Bassorah (sud de l'Irak), a
annoncé Downing Street. «Il y a eu deux incidents aujourd'hui
(mardi)
près d'Al-Amarah. Nous regrettons de confirmer que dans l'un d'entre eux,
six Britanniques ont été tués», a annoncé le porte-parole de
Downing Street sans en préciser les circonstances. Dans un deuxième
accrochage, une patrouille a été prise sous des tirs au sud d'Al-Amarah.
Un hélicoptère d'assaut venu à la rescousse de la patrouille «a
essuyé des tirs au moment où il se posait. Sept soldats à bord ont été
blessés, dont trois sérieusement», a précisé le porte-parole.
Tard mardi soir, la chaîne qatariote Al-Jazeera montrait les images
impressionnantes d'une énorme explosion ayant touché un oléoduc à 250
km au nord-ouest de Bagdad. Il s'agit du quatrième oléoduc saboté en
quelques semaines.
Hans Blix, verbatim «Je trouve étonnant que l'on puisse être
sûr à 100% de l'existence d'armes de destruction massive en Irak, mais
n'avoir aucune idée d'où elles sont.»
Hans Blix, lundi 23 juin à New York, devant le Council on Foreign
Relations
La Belgique se couche Dotée d'une loi dite de compétence
universelle qui lui permettait de juger les crimes de guerre et crimes
contre l'humanité, la Belgique s'est couchée ce week end. Sous la
pression des Etats-Unis, qui ont menacé de boycotter le port d'Anvers et,
surtout, d'imposer le déménagement hors de Belgique du siège de l'OTAN,
le gouvernement a modifier sa loi. A moins d'un improbable refus du
Parlement, celle-ci ne s'appliquera donc plus que si l'auteur présumé
d'une violation du droit humanitaire ou sa victime sont de nationalité
belge ou résident dans le pays. Et la plainte ne sera recevable que si
l'auteur est ressortissant d'un pays qui n'incrimine pas les faits en
cause ou qui ne garantit pas un procès équitable.
Rappelons que des plaintes avaient été déposées en Belgique contre
Ariel Sharon et contre le général Amos Yaron à propos de leur rôle
dans les massacres de Sabra et Chatila (Liban, 1982), ainsi que contre
Bush senior, Dick Cheney, Colin Powell et, dès la fin de la guerre en
Irak, le général Tommy Franks. Autant de plaintes qui seront donc
malheureusement classées sans suite.
-
Pillage de l'or noir irakien
ralenti 20/06/2003
Alors que les forces d'occupation de l'Irak s'apprêtaient à encaisser
les premiers dividendes de leur ratonnade en relançant, ce week end, les
exportations de brut du pays sur le marché mondial, une explosion s'est
produite, samedi, sur un oléoduc au nord-ouest de Bagdad. Sur place, les
habitants ont affirmé qu'il s'agissait d'un «sabotage». «C'est
une opération de sabotage. Nous préférons faire des sacrifices mais
nous ne voulons pas que notre pétrole puisse servir les Américains ou
les Israéliens», a affirmé un habitant cité par l'AFP. Des boules
de feu sortant de terre avec une énorme fumée noire étaient
visibles à Wadi Jgik, un endroit totalement isolé, à 10 km de Hit, une
ville moyenne située à 150 km au nord-ouest de Bagdad. Notons par
ailleurs que la reprise prévue dimanche du pompage du brut à Kirkouk
(nord), après plus de trois mois d'interruption en raison de la guerre, a
été reportée. Les réparations sur un autre oléoduc saboté ne sont en
effet pas finies.
Un général US promet le pire aux troupes US Pour le général
William Nash, les Etasuniens se sont plantés en Irak. Désormais, dit-il,
la résistance va se structurer et devenir vraiment
efficace.
L'étau de l'Irakgate se resserre autour de Bush W. a exagéré les
conclusions de ses services de renseignement sur les liens présumés
entre Saddam Hussein et le réseau terroriste Al-Qaïda pour justifier la
guerre en Irak, indique le Washington Post dimanche. Selon le
journal qui s'appuie sur des confidences de sources parlementaires et
d'analystes ayant eu accès aux rapports des services de renseignement,
ces documents «présentent une image beaucoup moins claire sur les
liens entre l'Irak et Al-Qaïda que celle offerte par le président»
Bush. Le journal précise en citant les mêmes sources ayant requis
l'anonymat que la compilation de ces documents, intitulée «National
Intelligence Estimate on Irak», faisait preuve de prudence en évoquant
ces liens et contenait des mises en garde sur la fiabilité des témoignages
de détenus d'Al-Qaïda sur la question. Le Washington Post
rappelle aussi qu'en janvier dernier, dans son discours sur l'état de
l'Union, M. Bush avait fait état d'efforts de l'Irak pour acheter de
l'uranium auprès du Niger, pour convaincre de la réalité des menaces
représentées par Bagdad dans le domaine nucléaire. Or la CIA avait,
bien avant l'intervention présidentielle, conclu que les documents révélant
les contacts engagés entre l'Irak et le Niger étaient des faux.
Et pendant ce temps, le toutou Blair remet ça Déjà laquais de
Bush dans la promotion de la ratonnade irakienne sur le Vieux-Continent,
le toutou britannique a repris son bâton de pèlerin pour tenter de
convaincre les dirigeants européens qu'il faut durcir le ton vis-à-vis
de l'Iran
cette fois.
Et si l'affrontement Dollar-Euro était au coeur de la guerre en Irak
C'est l'avis de l'Australien Geoffrey Heard qui nous rappelle que, selon
un accord avec l'OPEP, tout le pétrole s'est négocié en dollars depuis
1971 mais que, en 1999, l'Irak s'est désolidarisée du système en
acceptant le paiement de son pétrole en Euros. Un précédent apparemment
jugé dangeureux (original (>>1
/// >>2
/// >>traduction un peu boiteuse en français.
- Un chaos effrayant en Irak et en
Afghanistan 18/06/2003 BBC
News nous apprends que, dans une lettre ouverte à l'ONU, 80
agences et associations avertissent que la situation s'est à ce point détériorée
en Afghanistan que le pays est devenu une véritable «bombe à
retardement». Au point que les Afghans en viennent à regretter les
talibans. Rappelons d'ailleurs que les Etasuniens eux-mêmes envisagent de
plus en plus sérieusement un retour des talibans pour tenter stabiliser
le pays. De son côté, le WSWS
nous décrit l'effroyable chaos qui règne dans un Irak qui s'enfonce dans
une guerre larvée de basse intensité.
Encore bravo aux «libérateurs» étasuniens et à leurs zélateurs.
Tony Blair, chef d'une Cosa Nostra britannique: Episode II Le 8
juin dernier dans The
Observer, Anthony Sampson nous racontait comment Tony Blair à
regrouper autour de lui des gens au pouvoir considérable pour diriger et
sans doute manipuler la politique extérieur de son pays. Un groupe qui a
gagné le surnom de Cosa Nostra (en référence à la Mafia italienne)
dans les milieux diplomatiques britanniques. Hier mercredi 18, le Guardian
enfoncait le clou en citant les témoignages, devant les Communes, des
deux principaux ministres démissionnaires du gouvernement, Clare Short et
Robin Cook. Ces derniers ont en effet confirmé à quel point la décision
d'entrer en guerre a été prise, par la Cosa Nostra de Blair, sans
consultation du cabinet ni discussions sur les options militaires. En
clair, le toutou Blair s'est comporté en véritable petit dictateur pour
satisfaire aux exigences du maître étasunien dans l'espoir de retirer
quelque prébendes de la ratonnade
irakienne.
- W. qualifie de «révisionnisme» la polémique sur l'absence d'ADM
en Irak 17/06/2003 Homme de paille entre les mains des Cheney et
autres Rumsfeld, W. Bush a franchi une étape de plus dans la propagande
orwellienne de son administration, n'hésitant pas à qualifier mardi de
«révisionnisme» la polémique sur la réalité de la menace
irakienne avant la guerre, tout en expliquant que l'important c'est que «le
peuple irakien est libre». Cela même si, deux mois après la
fin de la ratonnade pétrolière en Irak, personne n'a vu le commencement
du début d'un arme prohibée. «Je sais qu'on fait beaucoup d'histoire
révisionniste en ce moment», a déclaré George W. Bush lors d'un déplacement
dans un centre universitaire de la banlieue de Washington. Mais Saddam
Hussein «ne pose plus de menace au monde libre». Le
porte-mensonge de Bush, Ari Fleischer, a précisé que l'expression «histoire
révisionniste» faisait référence à «l'idée que Saddam
Hussein ne possédait pas d'armes de destruction massive avant la guerre».
La résistance irakienne rejette tout lien avec le dictateur déchu
Sous le nom des «Brigades de résistance irakiennes», un groupe irakien
a revendiqué mardi «toutes les opérations de combat» menées
contre les troupes étasuniennes en Irak, démentant que l'ancien président
Saddam Hussein en soit à l'origine. Dans un communiqué obtenu par la télévision
Al-Jazira du Qatar, ces «Brigades» affirment qu'elles ont planifié et
exécuté ces opérations, et qualifient Saddam Hussein et ses partisans
d'«ennemis qui ont contribué à la perte de la patrie et à aggraver
ses blessures». «Ces opérations ne sont pas le fait du président
de l'ancien régime, de ses partisans, d'individus ou d'un groupe d'extrémistes
islamistes comme le prétendent les médias» mais «l'oeuvre d'un
groupe de jeunes Irakiens et d'Arabes qui croient en l'unité, en la
liberté et en l'arabité de l'Irak», affirment-elles. Selon l'armée
étasunienne, 50 soldats américains ont été tués en Irak depuis le 1er
mai, date à laquelle le président Bush a annoncé la fin des opérations
majeures en Irak. D'après un bilan établi à partir de communiqués
militaires étasuniens, 14 ont été tués dans des attaques et 36
l'auraient été dans des accidents.
- ADM irakiennes: encore une
pseudo-preuve qui se dégonfle 17/06/2003 Décidément, les fous
de guerre anglo-étasuniens, Doobleyou et son toutou britannique,
Tony Blair, n'ont vraiment pas de bol dans l'affaire des pseudo-armes de
destruction massive (ADM) irakiennes. Alors qu'ils venaient de crier
victoire avec la découverte de ce qu'ils avaient affirmé être des
laboratoires mobiles de fabrication d'armes biologiques, une enquête
britannique vient de conclure que les deux camions concernés n'avaient
strictement
rien à voir avec des armes prohibées. Damned! Encore raté!
Doctrine de la guerre préventive: l'UE s'aligne sur les USA? L'Union
européenne a fait savoir lundi qu'elle pourrait accepter un recours à la
force pour donner un coup d'arrêt à la propagation des armes de
destruction massive (ADM), à condition que toutes les voies diplomatiques
aient été préalablement explorées. Lors d'une réunion à Luxembourg,
les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont approuvé une stratégie
visant à lutter contre la prolifération des armes nucléaires,
biologiques et chimiques, qui prévoit en dernier ressort une intervention
militaire contre les gouvernements ou les terroristes disposant de telles
armes. Cette stratégie, la première de ce genre adoptée par l'UE, découle
du conflit en Irak, qui a mis en lumière des divergences entre Washington
et des capitales européennes sur le traitement des affaires relatives aux
ADM. Idéalement, une intervention militaire nécessiterait un feu vert du
Conseil de sécurité des Nations unies. Mais la question d'un aval
obligatoire de l'ONU a été laissée ouverte par les ministres européens,
ces derniers précisant simplement que le Conseil «devrait jouer un rôle
central».
-Pour stabiliser l'Afghanistan,
Washington envisagerait un retour... des talibans
15/06/2003 Le spectaculaire chaos qui règne en Irak libérée éclipse
un autre chaos issu d'une autre guerre étasunienne de libération: celui
d'Afghanistan. En effet, Washington n'a, en deux ans, réussi à «sécuriser»
que quelques quartiers de Kaboul, suffisamment bien sûr pour signer les
contrats sur la construction de pipelines (l'un des véritables objectifs
de la guerre), mais pas pour redonner un peu d'espoir à ce pays dévasté.
La solution envisagée par Washington? Ni plus ni moins qu'un retour des
talibans au pouvoir selon
l'Asia Times. Une rencontre entre l'ISI (SR pakistanais),
le FBI et des représentants des talibans aurait eu lieu récemment à la
base pakistanaise de Samungli. Dans le genre cynique...
Des internautes français interdits de séjour sur les sites militaires
US Depuis le mois d'avril, des abonnés à Wanadoo sont privés
d'accès aux sites militaires américains. En cause, des
tentatives de piratage menées par certains clients du fournisseur français.
Evidemment, avec internet, il y a toujours moyen de contourner
ces petites chicanes.
Crash du Pentagone: enquête sur le web Alors que, près de deux
ans après les faits, aucune enquête indépendante n'a encore été
diligentée sur les attentats
du 11 septembre, les internautes s'en donnent à coeur joie pour démonter
la version officielle. Ici, une
analyse très fouillée des images du crash sur le Pentagone,
fournies par une vidéo de surveillance, ainsi qu'une série de liens sur
le sujet.
- Diplomates étrangers persona
non grata en Irak occupée 12/06/2003 Les diplomates étrangers
ne sont pas les bienvenus à Bagdad où ils ne bénéficient d'aucun
traitement de faveur et sont totalement ignorés par la coalition qui
n'entretient avec eux quasiment aucun rapport, à l'exception du représentant
britannique. Le ministère irakien des Affaires étrangères, contrôlé
par la coalition, a clairement expliqué la situation dans une lettre
circulaire diffusée jeudi aux ambassades, dénommées désormais «bureaux
étrangers de liaison». «Les membres de ces bureaux qui entrent
et restent en Irak le font à leurs risques et périls car la coalition
n'est pas en mesure de leur offrir privilèges et immunités accordés
normalement aux missions diplomatiques», affirme la note. Anecdote
significative: l'ambassade de Grèce, qui était protégée par des gardes
irakiens, a vu ces derniers être désarmés par une patrouille américaine...
Un an d'immunité de plus pour les terroristes étasuniens Les
marines continueront à être exemptés de poursuites devant la Cour pénale
internationale (CPI). Le Conseil de sécurité de l'ONU a accepté jeudi
une résolution dans ce sens présentée par Washington. L'immunité est
prolongée pour une nouvelle période de 12 mois. La France, l'Allemagne
et la Syrie se sont abstenues lors du vote. Adoptée par 12 voix et trois
abstentions, la résolution 1487 prolonge pour une nouvelle période de
douze mois cette exemption accordée, pour la première fois il y a un an,
aux ressortissants américains participant à des opérations de maintien
de la paix.
Et toujours le chaos en Irak Depuis la fin des combats sur le
terrain, officiellement décrétée par George W. Bush le 1er mai dernier,
et la chute de Bagdad, 45 GI ont été abattus. On recenserait 85 attaques
contre les troupes US au cours de mois de mai. Trois fois plus qu'au cours
des dernières semaines d'avril. Hier, les Etasuniens ont, pour la première
fois depuis la chute de Bagdad, dû reprendre leur campagne de
bombardement aérien. Un hélicoptère Apache a par ailleurs été abattu
mercredi par des Irakiens... libérés.
Glissement sémantique de taille sur les armes de destruction massive
Lundi 9 juin, George W. Bush a réaffirmé catégoriquement que l'Irak
possédait un programme d'armes de destruction massive (ADM) et
rejeté l'idée que la crédibilité de Washington soit en jeu alors
qu'aucune de ces armes n'a été découverte jusqu'à présent. Doobleyou
a toutefois cessé de promettre que les armes elles-mêmes seraient
retrouvées. «Les services de renseignements ont montré depuis dix
ans que [les Irakiens] avaient un programme d'armement. Je
suis absolument convaincu qu'avec le temps, nous allons trouver qu'ils
avaient un tel programme», a déclaré Bush après s'être
entretenu avec les membres de son cabinet à la Maison-Blanche (dépêche
AFP / version
originale du DoD ).
Rumsfeld s'en prend à la Belgique Le secrétaire américain à la
Défense, le fou de guerre Donald Rumsfeld, s'en est pris vivement jeudi
à la Belgique en raison des plaintes déposées dans ce pays contre des
responsables américains, annonçant en représailles le blocage des dépenses
pour la construction d'un nouveau siège de l'Otan à Bruxelles. «Nous
allons devoir nous opposer à tout déblocage de financements en vue de la
construction du futur siège de l'Otan jusqu'à ce que nous soyons sûrs
que la Belgique entend être un endroit hospitalier», a déclaré
Donald Rumsfeld.
Pour Donald Rumsfeld, un pays «hospitalier», est donc un pays qui
accepte de ne pas juger des criminels de guerre lorsqu'ils sont étasuniens.
- Hans Blix dénonce les «salopards»
du cabinet Bush 11/06/2003 Hans Blix règle ses comptes. Le
chef des inspecteurs de l'ONU en Irak, Hans Blix, qui doit quitter
officiellement ses fonctions à la fin du mois, a qualifié mercredi de «salopards»
certains membres de l'administration américaine qui, selon lui, n'ont
cessé de le traîner dans la boue. Dans une interview au quotidien le
Guardian, Hans Blix a ainsi déclaré: «J'ai mes détracteurs à
Washington. Il y a des salopards qui se sont répandus à gauche et à
droite, et qui naturellement ont distillé de choses ignobles contre moi
dans les médias.»
Hans Blix a également réaffirmé que les Etasuniens avaient fait
pression sur les inspecteurs pour qu'ils durcissent artificiellement leur
rapport. Dès que la guerre s'est profilée, a souligné le diplomate suédois,
Washington «a fait pression» sur mes inspecteurs pour que les
termes de leurs rapports soient plus dommageables (pour l'Irak).
Enfin, concernant l'ONU, Hans Blix a aussi accusé Washington de considérer
les Nations unies comme un «pouvoir étranger» qu'il aimerait voir
disparaître sans laisser de trace. Le chef des inspecteur s'est dit
convaincu qu'il y a des personnes dans l'administration Bush qui «ne
verraient aucun inconvénient à voir disparaître l'Onu et la voir couler
dans l'East River». Washington, toujours selon Blix, considère cette
organisation non pas comme un institution où les Etats prennent des décisions,
mais comme un «corps étranger».
Bush échappe à une enquête sur l'affaire des pseudo-armes de
destruction massive irakienne Comme Blair la semaine dernière, Bush
échappe à une enquête indépendante sur l'affaire des armes de
destruction massive irakienne dont personne, deux mois après la chute du
régime, n'a encore retrouvé le début d'une trace. La majorité républicaine
du Congrès américain a en effet refusé hier d'établir une commission
d'enquête spéciale sur les services de renseignement, destinée à détecter
une éventuelle manipulation politique concernant les armes de destruction
massive (ADM) irakiennes, comme le demandent les démocrates.
Les Etats-Unis en guerre contre la CPI Conseil de Sécurité est
acquise: l'instance suprême de l'ONU accordera, pour un an supplémentaire,
l'immunité aux Américains participant aux missions de maintien de la
paix de l'ONU. Comme l'an dernier, cette dérogation, abusive au regard du
droit, fait suite aux menaces de Washington de rappeler ses troupes sous
l'égide de l'ONU en l'absence d'immunité face à de possibles poursuites
par la Cour Pénale Internationale. La reconduction de la résolution 1422
n'est qu'une des facettes du travail de sape accompli par Washington
contre la nouvelle juridiction internationale chargée de poursuivre les
présumés coupables de crimes contre les droits de l'homme. Depuis des
mois, des émissaires américains parcourent le globe pour tenter
d'arracher, souvent sous la pression, des accords bilatéraux d'immunités.
Comme avec la Croatie où, depuis mercredi, des diplomates américains
expliquent au gouvernement Racan qu'il devra signer un accord, ou accepter
de se passer d'une aide militaire de 19 millions de dollars.
Les États-Unis ont même été jusqu'à menacer l'UE qui encourage ses
futurs Etats-membres à rejeter ces accords bilatéraux, suscitant l'ire
de l'administration Bush, qui a réagi la semaine dernière en prévenant
que «cet acte inamical» aurait un impact «très dommageable»
sur les relations transatlantiques.
A l'heure actuelle, 37 pays ont signé des accords d'immunité avec
Washington.
- Et si Saddam s'offrait le
scalp de W. 10/06/2003 Une intéressante analyse de de
defensa.org sur la possibilité que les auditions du Congrès, sur
les armes de destruction massive irakiennes, aboutissent à la découverte
d'un flagrant délit de mensonge de la part du président étasunien, ce
qui pourrait déclencher une procédure d'impeachment alors réclamée
par des Démocrates trop heureux de renvoyer l'ascenseur Lewinski aux Républicains.
Peu probable, mais on peut rêver...
- Tony Blair, chef d'une Cosa
Nostra britannique 09/06/2003 Dans cet article de TheObserver,
Anthony Sampson nous raconte comment Tony Blair à regrouper autour de lui
des gens au pouvoir considérable pour diriger et sans doute manipuler la
politique extérieur de son pays. Un groupe qui a gagné le surnom de Cosa
Nostra (en référence à la Mafia italienne) dans les milieux
diplomatiques britanniques.
Espions furieux contre Blair De son côté, The
Independent révèle que les espions britanniques sont
furieux. Cibles de critiques du gouvernement Blair, ils menacent de révélés,
preuves à l'appui (en l'espèce des enregistrements), comment ce même
gouvernement les a manipulé dans l'affaire des pseudo-armes de
destruction massive irakienne.
Pas de liens entre Al-Qaïda et Bagdad Alors l'absence d'armes de
destruction massive commence à sérieusement plomber les gouvernements de
la coalition criminelle anglo-saxonne, les liens entre Al-Qaïda et le régime
irakien (l'autre alibi brandi à l'époque pour justifier l'entrée en
guerre), s'avèrent également sans fondement. Deux hauts responsables d'Al-Qaïda,
Abou Zoubeidah et Khaled Cheikh Mohammed, détenus par les Etats-Unis, ont
ainsi démenti auprès de la CIA tout lien de l'organisation terroriste
avec le régime de saddam Hussein, selon le New York Times de
lundi.
Bush et les nazis Le World
Socialist Wide Web se penche sur les relations d'affaire entre les
nazis et la famille Bush.
Rappelons qu'en novembre 2000, le président du Musée de l'Holocauste de
Floride avait déclaré que le grand-père de Bush jr., Prescott Bush,
avait fait une partie de sa fortune grâce à son affiliation à une banque
dirigée par les nazis. Dans notre rubrique «l'argent n'a
vraiment pas d'odeur», rappelons que, plus récemment, W. Bush soit-même
a été directeur et conseiller de Harken Energy en 1987, filiale de
Carlyle Corporation (fonds d'investissements américain engagé dans la défense
et l'aérospatiale), dont la famille... Ben Laden détenait une part
revendue juste après les attentats, selon la BBC. A découvrir aussi cette
biographie non autorisée de Bush Sr.
L'occupation se durcit Vendredi, le nouvel administrateur américain,
Paul Bremer, un spécialiste de la lutte contre le terrorisme, a rejeté
aux calendes grecques la constitution d'un gouvernement provisoire. Un
projet auquel son prédécesseur, le général Jay Garner, avait pourtant
donné son feu vert. L'administration américaine veut simplement nommer
maintenant un «conseil irakien» d'une trentaine de membres, qui serait
simplement chargé d'éclairer l'administration occupante. Bremer sera
donc l'unique personne dotée de pouvoirs exécutifs.
- hans blix
ironise à new york sur les peudo armes de destruction massive irakiennes
05/06/2003 Hans Blix, le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU en
Irak, a souhaité «bonne chance» aux forces d'occupation étasuniennes
et britanniques dans leur recherche d'armes de destruction massive, dont
l'existence était la principale justification de la guerre, avant de
relever que, «jusqu'à présent, ils n'avaient pas trouvé grand chose».
«Dans le nouvel environnement où l'accès et la coopération sont
totales et où les témoins informés ne devraient plus être poussés à
dissimuler ce qu'ils savent, a encore ironisé le diplomate suédois,
il devrait être possible d'établir la vérité que nous voulons tous
savoir.» Hans Blix, qui s'adressait à la presse après avoir présenté
son dernier rapport d'activité au Conseil de sécurité de l'ONU, a
surtout souligné qu'il était, selon lui, nécessaire que toute éventuelle
découverte d'armements interdits par les équipes de la coalition
anglo-américaine soit confirmée de manière indépendante, reconnaissant
donc implicitement qu'il y avait de fortes chances pour que la coalition
criminelle finisse par apporter en Irak ses propres armes de destruction
massive. «Quelqu'un qui travaille dans le cadre d'une armée
d'occupation ne peut pas avoir la même crédibilité qu'un inspecteur indépendant»,
a relevé M. Blix, partageant ainsi l'inquiétude d'une source du magazine
de
defensa.org, ancien militaire et fonctionnaire européen, qui
s'étonnait, début mai, que les Anglo-étasuniens «n'aient pas encore
planté quelques armes de destruction massives à eux dans le paysage
irakien, quelque part bien en évidence, et qu'ils puissent enfin clamer
victoire.» Encore moins diplomatiquement, Hans Blix a mis en cause la
qualité des informations des services de renseignement sur lesquelles les
dirigeants étasuniens et britanniques affirmaient s'appuyer, les
qualifiant de «pas solides».
- Irakgate: Blair s'en tire
04/06/2003 Accusé d'avoir manipulé un rapport des services secrets
pour mieux vendre sa ratonnade pétrolière en Irak, Tony Blair a échappé
hier à une enquête indépendante, le Parlement l'ayant suivi dans son
rejet de cette proposition. Bien sûr, une enquête sera menée par la
Commission conjointe des services secrets et de la sécurité (ISC) du
Parlement, mais là où le bât blesse, c'est que ses neuf membres (députés
et Lords, dont six travaillistes) sont nommés par... le premier ministre.
De plus, ladite Commission devra remettre ses rapports à... Tony Blair,
et celui-ci pourra les édulcorer de toute information sensible avant de
les remettre au Parlement. Bref, aucune chance de voir la supercherie étalée
au grand jour.
Prenant les devants, la commission des Affaires étrangères des Communes,
plus influente et indépendante du gouvernement, avait de son côté
annoncé, dès mardi soir, qu'elle allait ouvrir sa propre enquête. Ses
premières auditions, publiques, auront lieu ce mois-ci et un rapport sera
publié en juillet. Mais ses moyens d'investigation sont limités et sans
accord du gouvernement, c'est à dire de... Tony Blair, elle n'aura pas
accès aux informations des services secrets...
Rappelons que le
rapport en question avait été présenté par Tony Blair lors
d'une session extraordinaire de la Chambre des Communes, mardi 24
septembre 2002, consacrée à la crise irakienne. Le document de 55 pages
affirmait que l'Irak continuait de produire des armes chimiques et
biologiques et s'efforçait de développer des armes atomiques (mais oui,
mais oui). Londres citait notamment les tentatives de Bagdad de se
procurer des matières fissibles à l'étranger, en particulier dans des
pays africains (on a su, depuis, que l'affaire des 500 grammes d'uranium
acheté au Niger n'était qu'un montage
de plus de la CIA). Il dénonçait aussi la mise au point de
missiles balistiques de plus de 1000 km, en infraction avec les résolutions
de l'ONU limitant la portée à 150 km. Le rapport affirmait même qu'«il
y avait une fenêtre de 45 minutes pour que l'Irak utilise des armes
biologiques et chimiques». Une précision farfelue et ajoutée sur
demande express du cabinet Blair, selon la presse britannique. La
Maison-Blanche avait évidemment qualifié le document d'«effrayant».
«Cela renforce les gros doutes de la communauté internationale quant
à savoir si Saddam Hussein trouve un intérêt quelconque à la paix»,
avait indiqué son porte-mensonge, Ari Fleischer.
A l'époque déjà, les vrais spécialistes de la question relevait que le
document n'apportait pas la moindre preuve pour étayer ses affirmations.
«Il y a vraiment rien de nouveau là-dedans. Rien que je n'aie déjà
vu ou entendu», avait déclaré le commandant Charles Heyman, rédacteur
en chef du journal Jane's Worlds Armies, spécialisé dans les
questions de défense. La publication de ce document avait toutefois
permis au premier ministre de faire l'unité de son Cabinet, jusque-là
divisé entre «colombes» et «faucons». Et les députés travaillistes
opposés à une action militaire contre l'Irak avaient été marginalisés.
Aux ordres des Etats-Unis l'otan va soutenir l'occupation de l'Irak Chacun
sera soulager d'apprendre que, selon les déclarations des ministres des
Affaires étrangères des 19 pays de l'OTAN réunis mardi et mercredi à
Madrid, l'Alliance a dépassé les dissensions apparues en son sein pour
cause d'invasion de l'Irak. Et qu'elle va à nouveau pouvoir se consacré
pleinement à la lutte contre le terrorisme et les armes de destruction
massive, sa principale mission depuis le 11 septembre, comme le lui ont
imposé les Etats-Unis, véritable patron de l'Organisation. Les ministres
ont par ailleurs confirmé que l'Alliance allait apporter son aide à la
Pologne pour lui permettre de constituer et de mettre en place une force
internationale de stabilisation dans l'un des trois secteurs irakiens définis
par le commandement étasunien, au côté des zones américaine et
britannique. En clair, l'OTAN va donc officiellement soutenir la coalition
criminelle anglo-étasunienne en devenant elle-même une force
d'occupation de l'Irak. Et la boucle est bouclée.
- Le Watergate de Blair
3/06/2003 Une commission du Parlement britannique a annoncé mardi qu'elle
ouvrirait une enquête sur la décision du gouvernement de participer à
la guerre en Irak, accusé d'avoir réécrit le rapport des services de
renseignement sur l'armement irakien pour justifier le conflit. La décision
de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes répond
à des demandes croissantes de députés réclamant une enquête indépendante
après des informations de la BBC selon lesquelles Downing Street, aurait
modifié le rapport des services de renseignement sur l'armement irakien
pour le rendre plus menaçant et justifier l'entrée en guerre de la
Grande-Bretagne contre l'Irak au côté des Etats-Unis.
Armes de destruction massive:
Blix va confirmer la supercherie Le chef des
inspecteurs en désarmement, Hans Blix, s'adressera jeudi au Conseil de sécurité
où il présentera son dernier et quatrième rapport couvrant la période
de deux semaines et demi qui avaient précédé le départ des
inspecteurs, le 17 mars, trois jours avant le déclenchement de
l'intervention militaire. Dans ce rapport, M. Blix, directeur de la
Commission de contrôle, de vérification et d'investigation des Nations
Unies, rappellera que la Cocovinu avait effectué 731 inspections dans 411
sites pendant les 15 semaines disponibles pour la Commission en Irak, et
qu'elle n'avait trouvé aucune preuve que Bagdad ait repris la production
d'armes prohibées.
Contre l'Europe Néo-conservateur notoire, Max
Boot comprend qu'on ne peut attaquer de front la construction
européenne, mais qu'il est temps de la miner, de lutter de façon résolue
contre le processus européen par des moyens détournés. Mi-mai dernier,
l'International
Herald Tribune estimait que la politique US visait désormais
à désagréger l'Europe. Une politique dans laquelle s'inscrit peut-être
la décision US, en décembre 2002, de vendre des armes à l'Algérie,
jusque-là chasse gardée des Français, dans une tentative à peine voilée
de déstabilisation méditerranéenne.
-
même Powell et Straw ne
croyaient pas aux armes de destruction massive irakiennes
03/06/2003 Le Guardian a pu avoir accès aux fameuses «Warldorf
transcripts», c'est à dire à la restranscription des minutes d'une
rencontre entre Powell et Straw, au Warldorf Astoria en février dernier,
et durant laquelle les deux ministres se sont mutuellement avoués leurs
doutes sur la réalité des armes de destruction massive irakiennes.
Et pendant ce temps-là à Washington, on commence à parler ouvertement
d'un changement
de régime en Iran...
Rumsfeld, Perle et le Bilderberg group Deux semaines avant le très
médiatique G8 d'Evian, une réunion bien plus secrète, mais non moins
importante, s'est tenue du 15 au 18 mai à Versailles, celle du groupe
Bilderberg. Le Secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, et l'ancien
conseiller du Pentagone, un autre hystérique du canon, Richard Perle, était
au nombre des convives du Palace Hôtel
Trianon, près de Paris.
Le groupe Bilderberg, créé en mai 1954 à l'hôtel de Bilderberg à
Oosterbeek, en Hollande, par le prince Bernard des Pays-Bas, est composé
de magnats de la haute finance et d'hommes politiques importants des
Etats-Unis et d'Europe. Le groupe Bildeberg ne publiant jamais aucun
communiqué à l'issue de ses réunions, rien n'a filtré de cette
rencontre. Enfin
presque.
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MAI 2003
- Armes de destruction massive:
les USA admettent que c'était du bidon 29/05/2003 Le cynisme
et l'arrogance de l'Empire n'ont plus de limite. Le 5 février dernier,
devant le Conseil de sécurité, Powell et consorts avaient été jusqu'à
présenter de faux
documents censés prouver l'existence d'armes de destruction
massive en Irak, cela afin d'obtenir un feu vert de l'Organisation pour
leur ratonnade
pétrolière. Dans une interview au magazine Vanity Fair,
à paraître mercredi, Paul Wolfowitz, numéro deux du Pentagone (et idéologue
hystérique de la guerre en Irak comme premier pas d'un remodelage du
Moyen-Orient), a finalement admis que c'était du bidon: «Pour des
raisons bureaucratiques, nous nous sommes sommes entendus sur une
question, les armes de destruction massive, parce que c'était la seule
raison sur laquelle tout le monde pouvait tomber d'accord.» Selon
lui, la vraie raison de l'attaque de l'Irak est qu'un renversement de
Saddam Hussein permettait aux Etats-Unis de retirer leurs troupes d'Arabie
Séoudite, une présence qui constitue l'un des principaux griefs du réseau
terroriste d'Al-Qaïda. Mardi, le secrétaire américain à la Défense
Donald Rumsfeld avait déjà jugé possible que les Irakiens aient «décidé
de détruire [leurs armes de destruction massive] avant le conflit».
En clair, les USA reconnaissent désormais avoir sciemment mentis au
Conseil de sécurité, et accessoirement au monde entier, allant jusqu'à
fabriquer et présenter de faux documents pour servir leurs mensonges (cf.
les déclarations fantaisistes de Powell), mais semblent considérer
cela comme étant de bonne guerre, tout en demandant au monde de continuer
à les croire quand ils avancent, comme motifs des possibles guerres à
venir, que par exemple l'Iran veut se doter de la bombe atomique ou que la
Syrie cache les armes de destruction massive irakiennes.
Les USA prêts à attaquer l'Iran, selon les Russes Washington a préparé
une opération militaire contre l'Iran, lancée depuis l'Irak mais qui prévoit
également l'utilisation de bases militaires de la Géorgie et de l'Azerbaïdjan,
a révélé jeudi le quotidien russe Nezavissimaïa Gazeta (NG)
citant des «sources diplomatiques». «L'action militaire
devrait compléter une insurrection populaire sur laquelle compte le
Pentagone», assure le quotidien d'opposition. Selon la même source,
une réunion pour fixer la date du lancement de l'opération devait avoir
lieu jeudi 29 à la Maison-Blanche [une
réunion sur l'Iran entre Powell, Rumsfeld et Rice était
effectivement prévue cette semaine]. L'opération sera principalement
lancée depuis l'Irak. Des bases militaires de la Géorgie et de l'Azerbaïdjan,
ex-républiques soviétique du Caucase, seront également utilisées,
affirme le journal. Selon NG, il existe un accord entre le Pentagone et le
président azerbaïdjanais, Heydar Aliev, sur le déploiement des troupes
américaines en Azerbaïdjan.
Mardi, les Etats-Unis ont lancé une offensive verbale sans précédent
contre l'Iran, l'accusant tour à tour de soutenir le terrorisme,
d'abriter des membres d'Al-Qaïda et de chercher à se doter de l'arme
atomique. Le secrétaire à la Défense Donald Rumfeld a ainsi affirmé
que Washington n'accepterait pas d'ingérence iranienne en Irak. «L'Iran
doit comprendre que tout effort pour tenter de refaire l'Irak à l'image
de l'Iran sera fermement combattu», a déclaré le super faucon
Rumsfeld. «Nous continuons à demander à l'Iran de mettre fin à son
soutien au terrorisme, y compris le fait d'abriter des terroristes d'Al-Qaïda»,
a, de son côté, affirmé le porte-mensonge de W. Bush, l'inénarrable
Ari Fleischer.
Rappelons que, ces derniers jours, la presse américaine s'est faite l'écho
d'un arrêt des discussions engagées dernièrement à Genève entre Américains
et Iraniens, et a évoqué une possible stragégie de soutien à un soulèvement
populaire en Iran pour renverser le régime en place [tiens, ça nous
rappelle quelque-chose]. Washington entend «soutenir les appels du
peuple au gouvernement iranien en faveur de réformes démocratiques et de
l'ouverture sociale», a ainsi déclaré mardi le porte-mensonge du
ministère étasunien des Affaires étrangères, le bien nommé Richard
Boucher...
Sauvetage de Lynch: encore du bidon Un documentaire diffusé la
semaine dernière par la chaîne britannique affirmait que le sauvetage de
Jessica Lynch aurait été une mise en scène. Citant des témoins, la BBC
a affirmé que l'hôpital dans lequel était soignée la jeune soldate de
19 ans n'était pas protégé par les troupes irakiennes et que les
Etasuniens auraient tiré à blanc «pour le spectacle».
- Situation «sous contrôle»
en Irak, enfin presque... 26/05/2003 Les forces d'occupation
ont «établi le contrôle»sur l'Irak, a affirmé hier l'administrateur
civil américain, Paul Bremer, qui dirige l'Office de reconstruction et
d'assistance humanitaire (ORHA). «Nous avons établi le contrôle sur le
pays», a-t-il dit au cours d'une conférence de presse. Reste que quatre
soldats américains ont été blessés hier lors d'une attaque à
l'explosif menée par un inconnu sur l'autoroute conduisant à l'aéroport
de Bagdad. Par ailleurs, des soldats américains avaient tué la veille
une Irakienne qui les attaquait dans la ville de Baqoubah, à 40 km au
nord de Bagdad. Enfin, une centaine d'officiers irakiens ont menacé hier
d'organiser des manifestations à travers tout le pays. Certains ont évoqué
des «opérations suicide»contre l'armée américaine après la décision
de la coalition de dissoudre l'armée et de supprimer les soldes.
Garde républicaine irakienne achetée: des généraux US confirment
25/05/2003 The
Independent
nous apprend qu'effectivement, le Pentagone s'est littéralement
payés les officiers de la garde républicaine pour que celle-ci ne
combatte pas les Anglo-saxons dans des villes clés du pays lors de
l'invasion de l'Irak. Et ce sont des généraux US qui confirment le deal.
De quoi s'interroger sur les réelles capacités de l'armée US après une
guerre présentée par le Pentagone comme une grande victoire militaire,
le triomphe de l'armement high-tech...
Pax americana à Kaboul Les Etats-Unis ont fermé l'accès
principal de leur ambassade à Kaboul dans la crainte de nouvelles
manifestations violentes après la «bavure» de mercredi, lorsque des
marines ont tué par erreur trois soldats et un membre des services de
renseignement afghans. Et pendant ce temps-là, le pays est livré
au chaos le plus total.
- Le camp de la paix se soumet.
Victoire totale de l'Empire 22/05/2003 C'est fait. Le Conseil
de sécurité de l'ONU a adopté la résolution britannico-étasunienne réclamant
la levée de sanctions sur l'Irak (14 voix pour, abstention de la Syrie).
L'adoption de la résolution 1483 placera ainsi dans six mois, au terme du
programme Pétrole contre nourriture, les revenus pétroliers irakiens
sous supervision des puissances occupantes, officiellement pour des tâches
de reconstruction du pays et ses besoins humanitaires. En clair, et comme
prévu, les Etats-Unis se sont donc assurer le contrôle
officielle du pétrole irakien, et ce avec la bénédiction de l'ONU.
Parachevant ainsi leur prise de contrôle
militaire des ressources énergétiques de la planète et des
routes du pétrole.
La chronologique de cette sanglante mascarade,
se déroule donc comme suit:
Acte I
Réclamant un feu vert de l'ONU pour attaquer l'Irak, la coalition
anglo-saxonne prétexte d'abord des connexions entre Bagdad et Al-Qaïda,
puis la poursuite des programmes irakiens d'armes de destruction massive
et déplace ensuite, faute de preuves dans les deux premiers cas, le débat
sur le terrain moral en affirmant la nécessité d'abattre la dictature de
Saddam Hussein.
Niet de l'ONU
Niet des citoyens du monde avec des dizaines de millions de citoyens qui
descendent dans les rues.
Acte II
La coalition criminelle anglo-saxonne attaque l'Irak en déclenchant
une campagne de bombardements
aériens
sans précédent dans l'histoire, avec, à la clé, des dizaines de
milliers de morts (30'000 est le premier chiffre articulé), militaires
comme civils.
Reste aussi sur le carreau le droit international, foulé au pied par les
fous-de-guerre britannico-étasuniens. Au droit international se substitue
donc désormais le droit
impérial. C'est le retour officiel de la barbarie.
Moscou, Pékin, Paris et Bonn crient au scandale, appellent à la fin des
opérations.
Par la voix de Kofi Annan, l'ONU déplore dans un premier temps, mais se
tait. Surtout, aucune réunion du Conseil de Sécurité n'est organisée
pour réclamer l'arrêt de l'invasion ou seulement la condamner en tant
qu'agression illégale, ce qu'elle est de l'avis des meilleurs experts
sur la question.
Acte III
Forcément victorieux au plan militaire, les Etats-Unis et leurs zélateurs
mettent en scène la libération
de Bagdad (>>Lire
l'article du WSWS).
Le 28 mars, l'ONU a un sursaut de dignité et se fend d'une résolution
qualifiant la coalition anglo-saxonne de puissance occupante 1472
du Conseil de Sécurité, et lui demande de respecter les
obligations inhérentes à ce statut. Le jeudi 22 mai, l'organisation se
reprend toutefois et offre enfin sa caution aux Etats-Unis en inscrivant
l'occupation de l'Irak dans un processus internationalisé, donc légitime,
de pseudo-reconstruction.
Epilogue
Au chapitre des raisons pouvant expliquer le numéro de spéléologie
politique du camp de la paix, citons simplement la crise économique
majeure qui sévit en Allemagne et qui s'installe en France. Récession
qu'il nous suffit de mettre en parallèle avec le marché de 20 milliards
de dollars que représente la fameuse reconstruction irakienne.
Côté Russe, rappelons seulement les paroles prononcées le jeudi 15 mai
dernier par le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gueorgui
Mamedov: «Nous espérons que nos intérêts légaux seront pris en
compte, comme les intérêts des autres pays créanciers. Il y a des
discussions vives en ce moment à New York, cette question va être réglée
et le sort de la résolution en dépendra.» Il faut dire que l'ancien
régime à accumuler une dette de 100 à 120 milliards de dollars envers
la Russie.
Dédicace
«Nous devons nous rassembler pour aider le peuple irakien, avait déclaré
Colin Powell avant le vote, jeudi après-midi à Paris. Et tous ceux
qui voterons pour cette résolution participeront à cet effort, à cette
croisade pour aider le peuple irakien. Pas une croisade pour un conflit
mais une croisade pour la paix, une croisade pour aider le peuple à avoir
une meilleure vie.»
En fait, dépouillé du verbiage diplomatique, le message du secrétaire
étasunien voulait dire: «Nous devons nous rassembler pour piller le
peuple irakien. Et tous ceux qui voterons pour cette résolution pourront
s'en mettre plein les poches.»
Dont acte.
Jeb Bush réclame la tête de Castro à son frère 21/05/2003
Le gouverneur de
Floride Jeb Bush, frère de l'inénarrable mais président W., pousserait
son illustre frero à attaquer Cuba en application de la recette désormais
célèbre du changement
moral de régime immoral. En remerciement des manipulations opérées
en Floride sur les décomptes des voix lors de la présidentielle de 2000?
Pendant ce temps, le fiasco
irakien prend de l'ampleur dans un pays livré au chaos.
Accessoirement, le Toronto Star nous dit aussi à quel point la
guerre en Irak aura boosté le recrutement chez... Al-Qaïda.
(repérages de defensa)
Plainte contre Tommy Franks, la Belgique s'aplatit, mais pas assez pour
Washington Les Etats-Unis ont exprimé une satisfaction mesurée
mercredi après l'annonce que la Belgique avait décidé de renvoyer aux
autorités américaines la plainte pour crimes de guerre déposée à
Bruxelles contre le général américain Tommy Franks, commandant des
forces américano-britanniques pendant la guerre en Irak.Le département
d'Etat a estimé que cette décision allait dans le bon sens, tout en
ajoutant que Washington ne serait pas satisfait tant que la loi belge
permettant ce genre de poursuites serait en place. «C'est un pas dans
la bonne direction», a déclaré le porte-parole du ministère américain
des Affaires étrangères, Richard Boucher. M. Boucher a toutefois ajouté:
«Nous ne sommes pas satisfaits par la situation générale, et
voudrions voir la loi changée».
Comme on le comprend.
La Belgique avait décidé mardi de renvoyer aux autorités américaines
la plainte pour crimes de guerre déposée à Bruxelles contre le général
Franks, qui avait été déposée la semaine dernière par 17 Irakiens et
deux Jordaniens.
- Le G8 pourvoyeur de mort
Les pays du G8, principaux fournisseurs d'armes, n'appliquent pas leurs
engagements et approvisionnent des pays violant les droits de l'Homme, dénonce
Amnesty International. L'ONG a publié lundi un rapport sur la question,
avant le sommet du G8 début juin à Evian. Au moins deux-tiers de la
totalité des transferts d'armes entre 1997 et 2001 proviennent de cinq
pays du G8, rappelle Amnesty, dans un rapport de 100 pages intitulé «Un
catalogue de défaillances: les exportations d'armes du G8 et les
violations des droits de l'Homme». Les Etats-Unis comptent pour 28% des
transferts globaux d'armes, souligne AI dans son rapport, sur la base des
chiffres de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm
(SIPRI). Les deuxièmes sont la Russie, avec 17%. Troisième la France
avec 10%, suivie de la Grande-Bretagne avec 7% et l'Allemagne avec 5%.
Pax americana en Irak: 242 morts en trois semaines The
Independent nous raconte comment la pax americana a fait pas
moins de 242 morts en trois semaines de fusillades et bavures.
La Russie prête à un conflit nucléaire contre les USA-GB
Militarisation des relations internationales oblige, Poutine envisage
le pire.
Etat policier US Les étrangers arrivant avec un visa dans
les ports et les aéroports américains à compter du 1er janvier 2004
seront pris en photo, leurs empreintes digitales seront relevées et il
sera vérifié si leur nom ne figure par sur les listes de terroristes.
Asa Hutchinson, sous-secrétaire à la Sécurité intérieure, a rendu
publics lundi les détails de U.S. VISIT (U.S. Visitor and Immigration
Status Indication Technology), le système qui surveillera les allées et
venues de certains voyageurs étrangers. Les contrôles ne s'appliqueront
qu'aux titulaires de visa, qui représentaient l'année dernière environ
60% des arrivées soit 23 millions de visiteurs étrangers.
- La coalition anglo-saxonne
aurait torturé des prisonniers irakiens 16/05/2003 Des
prisonniers civils et militaires irakiens affirment avoir été torturés
par les troupes britanniques et américaines, a indiqué hier Said
Boumedouha, rapporteur de la première mission d'Amnesty International en
Irak depuis la fin des hostilités. Il a affirmé qu'une vingtaine de
prisonniers avaient été interrogés par Amnesty séparément et que tous
avaient fourni des témoignages similaires de mauvais traitements et de
torture pendant leur détention à Nassiriyah (centre) et à Bassorah
(sud). Ils ont été «battus à coups de poings, de pieds et aussi
avec des armes», a déclaré M. Boumedouha lors d'une conférence de
presse à Londres. «Dans un cas, des électrochocs ont été utilisés
contre un homme et d'autres personnes ont été frappées pendant toute
une nuit. Je pense que nous pouvons parler de torture», a-t-il ajouté.
L'homme qui dit avoir reçu des électrochocs serait un Saoudien entré en
Irak par la Syrie pendant la guerre et qui aurait été soupçonné d'être
un mercenaire.
La conférence de presse de vendredi intervenait à l'occasion de la
remise des conclusions de la première mission en Irak d'Amnesty
International depuis 1993. L'organisation s'est particulièrement penchée
sur les charniers et les disparitions d'Irakiens. «Les disparitions
vont être l'un des héritages à long terme les plus importants auquel
l'Irak devra faire face», a indiqué Judit Arenas, porte-parole de
l'organisation. Elle a précisé qu'Amnesty International dispose d'une
liste de 17'000 noms de personnes qui ont disparu en Irak depuis 1979.
Washington tente de briser l'unité du camp de la paix L'Allemagne et
les Etats-Unis se sont mis d'accord hier sur le principe d'une levée «rapide»
des sanctions contre l'Irak. Colin Powell avait auparavant laisser
entendre qu'une amélioration des relations entre Berlin et Washington
pourrait passer par un «soutien» de l'Allemagne à son projet de résolution
à l'ONU. Soulignons que l'Allemagne est plongée dans une récession économique
très grave, ceci expliquant peut-être cela au regard d'un marché de la
reconstruction irakienne estimé à 20 milliards par année.
Le texte américain a été amendé et une nouvelle formulation présentée
jeudi soir au Conseil de sécurité. Mais le projet original, qui
n'accorde qu'un rôle subalterne aux Nations Unies et prévoit de donner
aux forces d'occupation le contrôle de l'économie de l'Irak, n'a
cependant pas été substantiellement modifié. La France estime que le
projet «doit être encore sensiblement amélioré». «Ce texte
doit encore être sensiblement amélioré, a dit vendredi M. de
Villepin à l'issue d'un entretien à Paris avec son homologue suédoise
Anna Lindh. Nous souhaitons que les Nations Unies puissent jouer un rôle
central parce que nous pensons que c'est comme cela que nous pourrons
avoir les plus grandes garanties d'efficacité et de succès.» Selon
une source diplomatique française, «la véritable négociation n'a en
fait pas commencé».
Poutine accuse implicitement les USA d'étendre par la force leur
influence Le président russe Vladimir Poutine a accusé implicitement
vendredi les Etats-Unis de chercher, par leur intervention armée en Irak,
à élargir leur zone d'influence stratégique, sous couvert de lutte
contre le terrorisme et la prolifération. «Des armées fortes et
entraînées sont utilisées non pour lutter contre ces menaces mais pour
augmenter la zone d'influence stratégique», a déclaré le président
russe dans son discours annuel au Parlement.
Genève Vendredi 6 juin, l'Institut international de recherche pour la
paix de Genève (Gipri)
organise une conférence sur les dimensions historiques, politiques et
juridiques du conflit en Irak, à Uni-Mail. Cette conférence événement
est réalisée en partenariat avec le Centre Universitaire de Droit
International Humanitaire (CUDIH),
l'Institut Universitaire des Hautes Etudes Internationales de Genève (IUHEI),
la Faculté de
Droit de l'Université de Genève et le Pôle Bernheim de l'Université
Libre de Bruxelles. Entrée libre.
- Armes de destruction massive:
bredouille, l'équipe US jette l'éponge 15/05/2003 L'équipe
étasunienne chargée de retrouver les fameuses armes de destruction
massive irakienne a jeté l'éponge sans rien découvrir, selon The
independent. Evidemment, les armes de destruction massive
irakiennes étaient officiellement le principal mobile de l'invasion de
l'Irak par la coalition criminelle anglo-saxonne. Mais chuuuut, soyons
pragmatiques! Et d'ailleurs, qui s'en soucie encore? A New York, les
Etats-Unis n'ont que faire de ces détails et sont d'ailleurs tout occupés
à faire voter une résolution pour la levée des sanctions contre l'Irak.
A priori logique, cette levée des sanctions aurait toutefois dû ponctuer
le désarmement de l'Irak, et non son occupation (un autre détail). En
fait, elle laissera surtout aux Etasuniens le champ libre pour exploiter
le pétrole irakien à leur guise, pour leur profit, et en toute impunité.
Quant au camp de la paix, la Russie marchandait hier son feu vert à la résolution
en exigeant des garanties sur le fait que le nouveau pouvoir irakien
s'engage à régler les 100 à 120 milliards de dollars de dettes cumulées
par l'ancien régime. «Nous espérons que nos intérêts légaux
seront pris en compte, comme les intérêts des autres pays créanciers.
Il y a des discussions vives en ce moment à New York, cette question va
être réglée et le sort de la résolution en dépendra», a déclaré
le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gueorgui Mamedov. Côté
allemand, le chancelier Gerhard Schröder s'est prononcé hier pour une
levée «aussi rapide que possible» des sanctions internationales
contre l'Irak.
Ne sentez-vous pas poindre la bonne odeur du marché de 20 milliards de
dollars annuels que représente la reconstruction irakienne?
- Plainte contre Tommy Franks pour
crimes de guerre 14/05/2003 Les
avocats de 17 Irakiens et deux Jordaniens blessés ou ayant perdu des
proches pendant la guerre ont déposé mercredi à Bruxelles une plainte
pour crimes de guerre contre le général
Tommy Franks, commandant des opérations militaires américaines en Irak.
La plainte est déposée au nom de victimes des bombardements américains et d'attaques des
États-Unis contre des ambulances et des civils. L'action repose aussi sur
l'usage de
bombes à fragmentations contre les civils, et se base sur des éléments de
preuves, des témoignages dont des cassettes vidéo rassemblées par un
groupe de médecins belges travaillant à Bagdad. Immédiatement, la
Maison-Blanche a menacé la Belgique, lui intimant quasiment l'ordre de rejeter la
plainte. Le général Richard Myers, chef d'état-major
interarmes, a ainsi prévenu que «cela pourrait évidemment avoir un impact»
sur la localisation à Bruxelles des réunions avec l'OTAN et l'Union
européenne.
La Belgique a voté au début des années 1990 une loi permettant à ses
tribunaux d'ouvrir des informations pour génocide et crimes de guerre. Le
gouvernement a fait modifier cette loi le mois dernier après une détérioration
de ses relations avec... les Etats-Unis et Israël, due à des plaintes déposées
contre le président américain George W. Bush, son secrétaire d'Etat
Colin Powell et le premier ministre israélien Ariel Sharon.
Menaces sur l'Iran et la Syrie Condoleezza Rice, la conseillère du président
Bush pour la sécurité nationale, a lancé mardi des nouvelles mises en
garde à l'Iran et à la Syrie, dont elle a jugé le «comportement»
inacceptable. «L'Iran continue à avoir un comportement qui est très
troublant et opposé aux intérêts américains», a-t-elle dit en
citant son programme nucléaire et son aide supposée à des organisations
terroristes, dont Al-Qaïda. «Nous attendons de l'Iran un comportement
de bon voisinage avec le nouveau gouvernement irakien» sans chercher
«à importer subrepticement la forme iranienne de pouvoir en Irak»,
a déclaré Mme Rice à la presse étrangère à Washington. Avec la
Syrie, «les relations sont franchement très difficiles et ne
devraient guère s'améliorer sans des changements majeurs» de la
part de Damas, comme «la fin de l'occupation du Liban», a-t-elle
dit à la presse.
Notons au passage l'hypocrisie par laquelle procède le cabinet Bush dans
le volet syrien. Car aujourd'hui, les super-faucons qui réclament, à
juste titre d'ailleurs, la fin de
l'occupation du Liban, sont très exactement les mêmes (Powell,
Cheney, The Bush family) qui, le 13 octobre 1990, ont donné leur feu vert
à Damas pour envahir le Pays des Cèdres. Il s'agissait, alors, de se
garantir la passivité de la Syrie durant... la première guerre du Golfe.
- TRIPLE attentat A Riyad. Une
aubaine pour les fous
de guerre 13/05/2003 Trois attentats attribués à Al-Qaïda
ont fait une trentaine de morts hier à Riyad, en Arabie Séoudite, dont
sept Etasuniens. Les gouvernements occidentaux doivent renforcer leur coopération
pour combattre le «problème mondial» du terrorisme, a immédiatement déclaré
le véritable patron de la Maison-Blanche, le vice-président Dick Cheney.
«Nous sommes pris dans un type de lutte qui durera de nombreuses années
et [qui] sera menée en particulier par les armées américaines»,
a déclaré Dick Cheney lors d'une cérémonie de remise de médaille au
secrétaire à la Défense américain, Donald Rumsfeld.
Retour sur investissement, épisode III Kellogg, Brown & Root,
filiale de BTP Halliburton, a obtenu un contrat de 24 millions de dollars
pour la distribution d'essence en Irak, a annoncé l'armée américaine.
Le Corps d'armée du Génie a précisé que le contrat a été attribué
le 4 mai dans le cadre d'un contrat global. Fin mars dernier en effet,
l'armée américaine avait déjà attribué, sans appel d'offres, le
principal contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en
Irak au géant texan Halliburton, dirigée de 1995 à 2000 par l'actuel
vice-président, Dick Cheney. Le Corps d'armée a annoncé que la filiale
d'Halliburton a obtenu jusque là pour 75 millions de dollars de contrats
et que le total atteindrait vraisemblablement 600 millions de dollars.
Rappelons qu'en guise de cadeau d'adieux, après la nomination de Cheney
au gouvernement, Halliburton lui avait offert des stock options pour une
valeur de 20 millions de dollars. Vous avez dit retour sur investissement?
Après l'Irak, l'Europe? Cette inquiétante analys de l'International
Herald Tribune qui estime que la politique US vise désormais
à désagréger l'Europe. Considérant les derniers mois écoulé où
l'Europe a littéralement été clivée par la crise irakienne entre les
pays du camp de la paix et les pays pro-Etasunien (Les pays signataires de
la lettre dite des huit: Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Portugal,
Danemark, Pologne, Hongrie et République tchèque. Et les pays du groupe
de Vilnius, crée en 2000: Lettonie, Lituanie, Estonie, Bulgarie,
Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Albanie, Croatie et Macédoine), le propos
est peut-être à prendre au sérieux.
Offensive US contre l'UE sur le front des OGM Les Etats-Unis et
douze autres pays vont déposer une plainte contre le moratoire européen
sur les produits contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM)
devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ont annoncé mardi les
services du représentant américain pour le Commerce Robert Zoellick. Les
autres pays sont l'Australie, la Nouvelle Zélande, le Mexique, le Chili,
la Colombie, le Salvador, le Honduras, le Pérou et l'Uruguay.
Rappelons que, comme l'explique Jean Ziegler dans son dernier ouvrage «Les
nouveaux maîtres du monde», l'OMC est qu'une autre des machines de
guerre du grand capital, avec le FMI et la Banque mondiale. Cet organisme
dépourvu de toute légitimité est, selon un rapport de l'ONU soit-même,
cité par Ziegler, «aux mains des transnationales».
Sept pays européens, dont la France, observent depuis 1999 un moratoire
sur les importations de produits contenant des OGM en attendant l'adoption
par l'UE d'une réglementation précise en matière d'étiquetage de ces
produits.
- Paranoïa 12/05/2003
On le sait, la démocratie étasunienne a toujours eu besoin de la peur de
ses citoyens pour fonctionner. Hier la peur des communistes, aujourd'hui
celle des islamistes. A l'heure où le terrorisme
est à son plus bas niveau depuis 1969, le cabinet Bush entame
donc, aujourd'hui, une semaine d'exercices antiterroristes géants destinés
à préparer le pays au choc d'une série d'attentats simultanés de
grande envergure contre leur territoire. Baptisé «TOPOFF 2 (abréviation
de «Top Official», haut responsable), ces manœuvres ont commencé avec
«l'explosion» simulée d'un bombe radiologique sur un terrain vague au
sud de Seattle lundi après-midi, et devrait se poursuivre à Chicago où
des centaines de volontaires, présentant des symptômes proches de la
grippe, devraient commencer à affluer dans les hôpitaux et centres médicaux
de la ville. Conformément au scénario en effet, des terroristes ont «lâché»
au cours du week-end une arme biologique sur la ville...
L'une des dernières figures de gauche du gouvernement Blair démissionne La
secrétaire britannique au Développement international, Clare Short a démissionné
lundi, accusant le premier ministre, Tony Blair, de ne pas tenir ses
promesses concernant le rôle de l'ONU dans la reconstruction de l'Irak.
C'était l'une des dernières figures de gauche du gouvernement Blair.
Elle avait récemment dénoncé l'attitude «profondément
irresponsable» du premier ministre dans le dossier irakien. Mme Short
a aussi lancé hier une attaque en règle contre le gouvernement Blair,
qu'elle a notamment accusé d'aider les Etats-Unis à «tyranniser» les
Nations unies au sujet de l'Irak. Mme Short, qui expliquait les raisons de
sa démission devant la chambre des Communes, a notamment reproché au
premier ministre d'être «de plus en plus obsédé par sa place dans
l'Histoire».
Rassurons donc M. Blair en lui garantissant que l'Histoire se rappellera
bien de lui, mais comme le laquais d'un président étasunien lui-même
vacant.
Occupation de l'Irak: un ami de Wolfowitz remplace un ami de Rumsfeld
Paul Bremer, un ex-diplomate et ancien chef du service du
contre-terrorisme du Département d'Etat, est arrivé hier lundi à Bagdad
en tant qu'émissaire spécial des Etats-Unis en Irak. M. Bremer deviendra
l'administrateur civil de l'Irak et dirigera le groupe de transition
comprenant le général en retraite Jay Garner, actuel administrateur du
pays et ami personnel de Rumsfeld. De nombreux observateurs analyse cette
nomination comme une victoire du Département d'Etat sur le Pentagone,
c'est à dire de Powell sur Rumsfeld. Powell ayant réussi à imposer un
civil pour gérer l'occupation de l'Irak. Sauf que Bremer n'est,
semble-t-il, qu'un super-faucon
de plus (>>2)
dont la principale qualité est, dit-on, d'être du même avis que l'idéologue
de l'invasion de l'Irak et numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz. Ce
qui est sûr, c'est qu'il a un pedigree suspect puisqu'il fut
collaborateur zélé d'Henry
Kissinger. M. Bremer a en effet quitté le département d'Etat où
il assistait les anciens secrétaires d'Etat William Rogers et Henry
Kissinger, pour rejoindre Kissinger Associates, une société de conseil.
M. Bremer préside actuellement la société Marsh Crisis Consulting.
Rencontres secrètes Iran-USA à Genève Selon USA Today les
ennemis jurés se sont déjà rencontrés trois fois à Genève depuis
janvier dans le cadre de la crise irakienne. Les deux pays se sont
entendus pour que chacun respecte les intérêts de l'autre. L'offensive
américaine a scrupuleusement respecté la frontière iranienne. En échange
de quoi, les chiites se sont abstenus d'interférer durant les trois
semaines du conflit armé. Téhéran a ainsi retenu ses amis de l'Assemblée
suprême de la révolution islamique en Irak (ASRII) et surtout les
Brigades al-Badr. De son côté, Washington vient de désarmer les
Moudjahidin e-Khalq, farouches opposants au régime iranien établis en
Irak. En espérant obtenir des pressions iraniennes pour le désarmement
du Hezbollah au Liban? La visite hier du président Khatami au Pays des Cèdres
le laisse supposer. (source: 24heures).
- La contribution de Rumsfeld
au programme nucléaire nord-coréen 11/05/2003 Une histoire très
gênante pour le Secrétaire à la Défense US, le super-faucon Donald
Rumsfeld, commence enfin à apparaître dans les grands médias. Bien
avant d'intégrer la nouvelle administration de Bush junior, en janvier
2001, ce fou de guerre offrait en effet ses services à une société bien
particulière, la société suisse ABB (Asea Brown Boveri LTD), groupe spécialisé
dans la technologie destinée à la production énergétique. Là où le bât
blesse, c'est qu'en 2000, cette société avait conclu un contrat d'une
valeur de 200 millions de dollars avec le régime de Pyong Yang. But du
deal: livrer à la Corée du Nord des équipements pour deux réacteurs
nucléaires de 1000 mégawatts chacun. A l'époque, le contrat avait été
décrié par les républicains comme favorisant la prolifération nucléaire.
Seul étasunien au conseil d'administration d'ABB de 1990 à 2001,
Rumsfeld aurait pourtant fait du lobbying à Washington pour fait passer
le contrat, selon un codirecteur d'ABB cité par le magazine Fortune.
Aujourd'hui, alors que Donald Rumsfeld qualifie la Corée-du-Nord d'Etat
terroriste, classé dans le fameux axe du mal de Doobleyou, et qu'il
appelle à un changement
de régime à Pyongyang, son porte-parole affirme que le Secrétaire
à la Défense «ne se souvient pas» que le contrat ait été
soumis au conseil d'administration de la firme.
La recherche des armes de destruction massive tourne au délire Pas
moins de 2600 experts de la coalition criminelle britannico-étasunienne
sont désormais à pied d'oeuvre pour dénicher le moindre début de
morceau de qui, de près ou de loin, pourrait avoir un lien avec des armes
de destruction massive. Le mot d'ordre de Washington: l'échec n'est pas
une option et il n'est donc pas question de ne rien trouver: «Finding
nothing is unthinkable.» Rappelons cette déclaration, début mai,
d'un ancien
militaire et fonctionnaire européen, s'étonnant que les Anglo-étasuniens
«n'aient pas encore planté quelques armes de destruction massives à
eux dans le paysage irakien, quelque part bien en évidence, et qu'ils
puissent enfin clamer victoire.»
Patience...
La guerre en Irak, moteur de la prolifération Attaque d'une Irak désarmée
d'un côté, négociation avec une Corée-du-Nord dotée de l'arme nucléaire
de l'autre. Résultat prévisible: l'Iran donne un coup
d'accélérateur à son programme nucléaire. Paniqués, les Etats-Unis
font pression pour obtenir de l'Agence atomique qu'elle dénonce
une violation du Traité de non-prolifération par Téhéran.
- ORWELL
08/05/2003 Alors que les États-Unis se proposent de mettre la planète à
feu et à sang sous prétexte de guerre contre le terrorisme, alors que
les ministres du G8, toujours sous prétexte de lutte contre le
terrorisme, veulent instaurer un système d'identification biométrique
des individus digne des pires scénarios de Philipp K. Dick,
William
Pfaff
, dans le International Herald Tribune, constate
que le terrorisme est... à son plus bas niveau depuis 1969.
(>>Le compte-rendu de de
defensa).
Nouveau bras de fer à venir à l'ONU L'ambassadeur des Etats-Unis à
l'ONU, John Negroponte, a espéré jeudi qu'un projet américain de résolution
levant les sanctions contre l'Irak serait adopté dans les quinze jours.
Il a précisé que le Conseil de sécurité se réunirait vendredi qu'il
ferait alors «circuler un projet de résolution sur la situation en
Irak». Rappelons que la France et la Russie lient la levée des
sanctions contre l'Irak à la constatation, par l'ONU, que ce pays n'a pas
de programmes d'armes de destruction massive. En visite chez son ami
Poutine le 29 avril, Tony Blair avait d'ailleurs essuyé un échec
cinglant alors qu'il tentait de faire plier le chef du kremlin sur la
question. Le président russe avait alors rappelé à son hôte que c'était
précisément à cause de ces armes de destruction massive qu'il s'était
lancé dans la guerre. «Deux semaines plus tard, elles n'ont toujours
pas été trouvées, avait-il fait remarquer. Où est Saddam? Où
sont les arsenaux d'armes de destruction massive, à supposer qu'ils aient
réellement existé? Peut-être que Saddam se cache toujours quelque part
dans un bunker souterrain, assis sur des caisses d'armes de destruction
massive, et qu'il s'apprête à tout faire sauter, tuant des milliers
d'Irakiens.» Tant que les inspecteurs en désarmement professionnels
n'auront pas déclaré résolue la question de ces armes, les sanctions
doivent être maintenues, avait répété le président russe. «Seul
le Conseil de sécurité est en mesure de lever ces sanctions; après
tout, c'est lui qui les a imposées.»
Inspecteurs onusiens persona non grata L'ambassadeur des Etats-Unis à
l'ONU, John Negroponte, a affirmé, en réponse à une question, que les
Etats-Unis ne voyaient aucun rôle pour les inspecteurs de l'ONU chargés
du désarmement de l'Irak. «C'est la coalition [criminelle
britannique-étasunienne] qui a pris la responsabilité de désarmer
l'Irak, a-t-il dit. La coalition a pris en charge le processus
d'inspection des armements de destruction massive et nous ne voyons pas,
dans un avenir prévisible, de rôle pour la Commission de contrôle, de vérification
et d'inspection des Nations Unies (Cocovinu).»
Polémique autour du filme X-Men 2 Un groupe de musulmans américains
a demandé des excuses au réalisateur du film X-Men 2 qui est
actuellement en tête du box-office américain. Il l'accuse d'avoir dépeint
le méchant dans ce film de mutants comme un musulman. Le groupe musulman
HOPE, basé à Los Angeles, a accusé le réalisateur Bryan Singer d'avoir
filmé un plan serré du méchant du film portant une bague sur laquelle
est incrite «Allah», le mot arabe désignant Dieu. «C'est
intentionnel, a estimé le directeur de HOPE, Najee Ali.
C'est encore un cas qui montre la phobie de Hollywood, qui diabolise les
Arabes et les musulmans.» Pour lui, cette scène, qui intervient dans
les premières minutes du film, correspond à de la «propagande
anti-musulmans». Il accuse Bryan Singer, qui est juif, de s'engager
ainsi «dans une campagne subtile pour susciter de l'intolérance et de
la haine».
Les duettistes israélo-étasuniens menacent encore la Syrie La
conseillère américaine à la sécurité nationale Condoleeza Rice prévient
la Syrie mercredi que les Etats-Unis «seront obligés d'agir» si
Damas a autorisé l'entrée d'armes irakiennes de destruction massive sur
son territoire lors de la guerre en Irak. Dans un entretien accordé au
quotidien espagnol El Païs et à trois autres journaux espagnols,
elle affirme que les troupes américaines finiront par trouver des armes
chimiques, biologiques ou de toute autre nature en Irak. Et si des armes
de destruction massive ont franchi la frontière syrienne lors de
l'intervention militaire américaine, cela créerait une situation très
grave et la communauté internationale serait forcée d'agir, affirme
Condoleeza Rice, reprenant une rengaine que Powell, Rumsfeld et Wolfowitz
avaient entonnée à peine Bagdad tombée. Un refrain au demeurant inventé
par Sharon et lancé sur les ondes le 24 décembre dernier avant d'être
repris par Netanyahou peu après.
La Syrie «n'a rien fait contre les organisations terroristes»
palestiniennes installées sur son territoire ou celles qu'elle soutient,
comme le mouvement chiite libanais du Hezbollah, contrairement aux
engagements pris auprès de Washington, s'est cru obligé de renchérir
hier un responsable israélien qui a requis l'anonymat.
-Retour sur investissement.
Episode II 07/05/2003
Fin mars dernier, l'armée américaine avait attribué le principal
contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en Irak au géant
texan Halliburton, dirigée de 1995 à 2000 par l'actuel vice-président,
Dick Cheney. Déjà les soupçons de collusion d'intérêts allaient bon
train, surtout que ledit contrat avait été attribué sans appel
d'offres. Mais il semble aujourd'hui que l'administration Bush a aussi
caché l'ampleur du mandat confié à Halliburton. Dans une lettre adressée
à Henry Waxman, membre démocrate de la Chambre des représentants (qui
avait déjà dénoncé la collusion d'intérêts
entre les pétroliers et la Maison-Blanche), le Corps du génie de l'Armée
de terre vient en effet de révéler que le contrat en question comprenait
non seulement l'extinction des puits en feu, comme annoncé, mais aussi «la
gestion d'installations et la distribution de produits». M. Waxman a
écrit mardi au général Robert Flowers, qui appartient au Corps en
question, soulignant que le contrat d'Halliburton avait «une portée
considérablement plus large que ce que l'on en savait auparavant».
«Je suis préoccupé par le fait que la réticence de l'administration
à fournir une information complète sur ce contrat, et sur d'autres en
Irak, a pu priver le Congrès et l'opinion d'informations importantes»,
explique M. Waxman. L'élu estime aussi que la proposition du Corps de
remplacer l'actuel contrat du géant des services pétroliers par un autre
de longue durée contredit les déclarations de Washington selon
lesquelles le pétrole de l'Irak appartient au peuple irakien.
Les services de Dick Cheney avaient affirmé à plusieurs reprises que le
vice-président n'était pour rien dans l'octroi du contrat. Bien sûr,
Bien sûr. Rappelons tout de même qu'en guise de cadeau d'adieux après
la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert des
stock options pour une valeur de 20 millions de dollars. Vous avez dit
retour sur investissement?
L'arrogant Wolfowitz veut remettre la Turquie au pas Le secrétaire adjoint à la Défense
Paul Wolfowitz, idéologue de la thérorie des dominos pour un imposer la
démocratie-hamburger à coup de flingue au Moyen-Orient, a sévèrement
critiqué mardi le refus de la Turquie d'appuyer l'intervention militaire
américaine et a demander au pays de se conformer désormais à la ligne définie
par Washington à l'égard de l'Iran et de la Syrie. Dans une interview à
la télévision privée CNN-Turk, M. Wolfowitz s'est dit très déçu par
l'attitude des militaires turcs. «Je pense que pour une raison
quelconque, ils n'ont pas joué le rôle clé et n'ont pas eu le
comportement que nous attendions d'eux», a-t-il déclaré. Wolfowitz
a prévenu qu'il appartenait désormais à la Turquie de se racheter par
son attitude en Irak aussi bien que vis-à-vis de l'Iran et de la Syrie.
«Si nous voulons tourner la page, cela dépendra de la coopération de
la Turquie qui, au lieu de dire (...) «Bon, nous ne nous soucions
pas des problèmes des Américains en Iran et en Syrie, ils sont nos
voisins», avancera et dira «Nous avons fait une erreur,
nous aurions dû savoir à quel point les choses étaient mauvaises en
Irak, mais nous le savons maintenant. Essayons de voir quelle aide nous
pouvons apporter aux Américains».
Rappelons que pour punir Ankara de sa trahison, Bush a annuler 6 milliards
de dollars d'aide à destination d'Ankara. La semaine dernière les
Etats-Unis ont par ailleurs fermé leur principale mission militaire
turque.
Objectifs de guerre étasuniens Une excellente analyse de PINR
(Power and Interest News Report) sur les motivations des fous de guerre étasuniens. Extraits: «Washington
trouvera nécessaire d'établir des bases militaires dans le pays afin de
superviser les activités militaires de la période post-guerre. Ceci
rendra possible la réalisation du même modèle qu'en Afghanistan. Avec
l'Iraq comme nouvelle base militaire, les USA se trouveront à un point
stratégique: ayant des frontières communes avec six pays d' importance
capitale, l'Iraq se trouve en effet au coeur du Moyen- Orient. (...) Une
fois les bases militaires actives en Irak, Washington sera en mesure de
remodéler le Moyen-Orient. (...) Cette projection de pouvoir dans le
Moyen-Orient est la raison primaire derrière l'invasion de l'Irak. Mais
en plus d'augmenter son influence dans la région, Washington sera aussi
en mesure de contrôler l'offre de pétrole.»
Aznar récompensé pour sa collaboration Les Etats-Unis ont ajouté
à leur liste noire des organisations terroristes le parti radical basque
Batasuna. Le ministre espagnol de l'Intérieur Angel Acebes a qualifié
cette inscription de «nouvelle magnifique». Comme l'ETA, Batasuna
revendique l'indépendance d'un grand Pays basque unissant l'Euskadi (Pays
Basque espagnol), la Navarre (partiellement bascophone) et le Pays Basque
français. Mardi à New York, devant le Conseil de sécurité des Nations
Unies, le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar, l'autre toutou
européen de Bush, avait suggéré l'établissement d'une liste mondiale
unique pour les organisations terroristes. Aznar devait rencontrer Bush
mercredi à Washington.
Les Etats-Unis appliquent-ils en Irak un vieux plan israélien des années
1980? De l'avis des observateurs, la puissance occupante étasunienne
privilégie aujourd'hui en Irak une redistribution des forces politiques
calquée sur des modes religieux et tribaux, ce qui pourrait aboutir au
morcellement du pays. Un morcellement qui n'était rien moins que
l'objectif d'un vieux plan sioniste des années
1980, qui prônait d'ailleurs déjà
le démembrement de l'Irak. Extrait:«En Irak, une distribution des
provinces, selon les ethnies et les religions, peut se faire de la même
manière qu'en Syrie au temps de la domination ottomane. Trois Etats se
constitueront autour des trois villes principales: Bassorah, Bagdad et
Mossoul; et les régions chiites du sud se sépareront des sunnites et des
kurdes du nord.»
Le cruel manque à gagner irakien de l'ONU Relégué au rang de
vague ONG par la coaltion des fous de guerre britannico-étasuniens, l'ONU
doit aussi faire face à un sérieux manque à gagner depuis la chute de
Bagdad. Sous le régime du programme «Pétrole contre nourriture» mis en
place en 1996, les Nations unies se sont copieusement engraissées sur le
dos de l'Irak. 3% des revenus pétroliers irakiens (soient environ 1,7
milliard de dollars annuels) ont en effet financé les activités
onusiennes. Pour la première fois dans l'histoire de l'organisation, le
pays récipiendiaire d'une aide alimentaire était celui-là même qui la
finançait avec ses propres deniers!
Nomination de Bremer: bonnet blanc, blanc bonnet? Le président américain
George W. Bush a nommé mardi L. Paul Bremer, un ex-diplomate et ancien
chef du service du contre-terrorisme du Département d'Etat, émissaire spécial
des Etats-Unis en Irak. M. Bremer deviendra l'administrateur civil de
l'Irak et dirigera le groupe de transition comprenant le général en
retraite Jay Garner, actuel administrateur du pays. De nombreux
observateurs analyse cette nomination comme une victoire du Département
d'Etat sur le Pentagone, c'est à dire de Powell sur Rumsfeld. Powell
ayant réussi à imposer un civil pour gérer l'occupation de l'Irak. Sauf
que Bremer n'est, semble-t-il, qu'un super-faucon
de plus. Ce qui est sûr, c'est qu'il a un pedigree suspect puisqu'il
fut collaborateur d'Henry Kissinger.
M. Bremer a en effet quitté le département d'Etat où il assistait les anciens
secrétaires d'Etat William Rogers et Henry Kissinger, pour rejoindre
Kissinger Associates, une société de conseil. M. Bremer préside
actuellement la société Marsh Crisis Consulting.
- Mais où sont donc les fameuses
armes de destruction massive qui ont justifié la guerre 05/05/2003
De
defensa.org fait le point sur la question, nous renvoyant à
l'interview
d'Imad Khadduri, un scientifique irakien qui nous dit clairement
que si les Etasuniens n'ont pas encore trouvé de telles armes, c'est
parce-qu'il n'y en a pas. Ce qui nous ramène au scoop
de Newsweek, diffusé le 24 février dernier, et selon
lequel l'Unscom (la précédente mission d'inspecteurs en désarmement des
Nations Unies) savait depuis 1995 que l'Irak avait détruit toutes ses
armes de destruction massive, mais a dissimulé cette information. Cette
année-là, en effet, le général Hussein Kamel, chef des armements
irakiens, le plus haut gradé des déserteurs irakiens, quitta l'Irak pour
la Jordanie et fut interrogé, le 22 août au soir à Amman, notamment par
un membre de l'Unscom, M. Smidovich. Dans la transcription de cette
rencontre, classée «sensible» par l'Unscom, et dont Newsweek a
obtenu une copie, le général Kamel affirme, à la page 13 de ladite
retranscription, que toutes les armes de destructions massives de l'Irak,
autant chimiques que biologiques, ont été détruites (>>document
pdf, 450Ko). Rappelons que le général Kamel retourna en Irak en
1996 où il fut assassiné, ce qui semble exclure l'hypothèse d'une opération
de désinformation menée par Bagdad. Une source de de
defensa.org, ancien militaire et fonctionnaire européen, s'étonnait
hier mardi que les Anglo-étasuniens «n'aient pas encore planté
quelques armes de destruction massives à eux dans le paysage irakien,
quelque part bien en évidence, et qu'ils puissent enfin clamer victoire.»
Patience...
Le CICR exhorte la «puissance occupante» à rétablir la sécurité
en Irak Le président du Comité international de la Croix-Rouge
(CICR) a exhorté mardi les forces de la coalition américano-britannique
à faire davantage pour rétablir la sécurité en Irak, alors qu'un «noyau
de gouvernement», composé de personnalités de l'ancienne opposition au
régime de Saddam Hussein, doit se mettre en place à Bagdad dans un délai
d'un mois. Les lois internationales «imposent des devoirs et des
droits clairs à la puissance occupante», a déclaré Jakob
Kellenberger.
Le G8 relaie l'hystérie sécuritaire US Les ministres de l'Intérieur
et de la Justice du G8, ce club des actionnaires majoritaires de l'économie
mondiale, y sont encore allés de leur rengaine sur la lutte contre le
terrorisme, lors d'une réunion lundi à Paris. Dans leur communiqué
final, les chantres de la dictature libérale insistent ainsi sur le fait
que le terrorisme continue «de faire peser sur nos sociétés une
menace à la fois diffuse et globale.» L'un des moyens de lutte
contre ladite menace que fait peser sur nous le fantôme Al-Qaïda serait,
selon la dernière trouvaille étasunienne, de recourir à la biométrie,
technique qui sera à la base du «passeport de demain» et au sujet de
laquelle Paris et Washington (mais si, mais si) ont décidé de co-présider
un groupe de travail. La seule difficulté semble être de choisir entre
plusieurs normes pour cette méthode qui permet d'inclure dans une puce électronique
plusieurs caractéristiques biologiques propres à l'individu. Nicolas
Sarkozy a expliqué que les Français avaient une préférence pour les
empreintes digitales, mais que les Allemands penchaient pour l'utilisation
de l'iris de l'oeil.
Les Etats-Unis ont fixé à octobre 2004 l'entrée en vigueur du contrôle
par recours à la biométrie des passeports et documents permettant l'entrée
sur leur territoire.
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