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2002 Proche-Orient
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| décembre
2002
- nEUF PALESTINIENS TUéS 26/12/2002 Le scénario est devenu classique. A la moindre accalmie, Tsahal lance des opérations meurtrières qui ont sans doute pour principal objectif de redynamiser l'engrenage attentats-répression nécessaire à la politique du gouvernement Sharon. Hier jeudi, alors que des pourparlers interpalestiniens visant la suspension des attentats doivent se tenir en Egypte, Sharon a commanditer des opérations meurtrières en Cisjordanie, tuant pas moins de sept Palestiniens dont au moins un adolescents. Selon la radio militaire, le ministre israélien de la Défense avait ainsi ordonné «d'accentuer la pression sur les organisations terroristes et de lancer de opérations partout dans les territoires palestiniens pour y capturer les terroristes recherchés». L'armée, notamment des membres d'unités spéciales «déguisés en Palestiniens», a lancé six opérations en douze heures en Cisjordanie. Dans la bande de Gaza, deux activistes armés du Hamas ont aussi été tués alors qu'ils tentaient de s'infiltrer dans la colonie de Netzarim. - Elections
palestiniennes reportées 22/12/2002 L'Autorité
palestinienne a annoncé ce week-end le report des élections générales
du 20 janvier. Elles n'auront lieu que lorsque l'occupation des villes
cisjordaniennes par l'armée israélienne aura été levée, a annoncé
dimanche le ministre Saëb Erekat. «En raison de la réoccupation
israélienne, des mesures de couvre- feu et des bouclages, il est
impossible de convoquer une élection pour le 20 janvier», a dit le
ministre palestinien des Collectivités locales à l'issue d'une réunion
de l'exécutif palestinien.Dans un communiqué, l'exécutif palestinien
a déclaré que le scrutin serait «immédiatement organisé»
après le retrait de Tsahal derrière les positions qu'elle occupait
avant le début de la seconde intifada en septembre 2000. Il a souligné
que, conformément à la loi électorale, un délai de 100 jours était
nécessaire entre l'annonce du nouveau scrutin, et la date à laquelle
celui-ci se tiendra. Le Haut représentant de l'Union européenne (UE)
aux relations extérieures, Javier Solana, a indiqué que Bruxelles
comprenait la décision palestinienne. «On ne peut pas avoir d'élections
libres s'il n'y a pas de liberté de mouvement et s'il y a des chars
dans les rues», a affirmé le Commissaire européen chargé des
Relations extérieures, Chris Patten. - Liberté
de la presse, version israélienne 19/12/2002 Un
photographe palestinien de l'AFP basé à Naplouse, en Cisjordanie, a été
battu jeudi par des gardes-frontières de la police israélienne.
Jaafar Achtiyé a indiqué que deux gardes-frontières ont sauté de
leur jeep à un barrage routier érigé entre Naplouse et la localité
de Salim, pour tenter de lui confisquer son appareil photographique. Il
a refusé de le leur céder et exigé des explications, les deux
gardes-frontières l'ont alors jeté à terre et frappé au cou et à la
tête, sans toutefois provoquer de blessures, a-t-il raconté. Un autre
photographe palestinien de l'AFP, Musa al-Shaer, a été forcé jeudi de
détruire deux photos de militaires israéliens armés qu'il avait
prises alors qu'ils pénétraient dans la basilique de la Nativité, à
Bethléem, érigée sur les lieux de la naissance du Christ, selon les
évangiles. En avril, un autre photographe palestinien de l'AFP, Hossam
Abou Alan, avait été appréhendé dans le sud de Hébron en
Cisjordanie et maintenu en détention administrative, sans jugement,
puis relâché sans explication six mois plus tard. En août, Seif
Chauki Dahlah, également photographe palestinien de l'AFP, basé à
Jénine,
dans le nord de la Cisjordanie, avait accusé des soldats israéliens
d'avoir volé des bijoux et trois téléphones portables pour une valeur
de 2'000 dollars lors d'une perquisition à son domicile. Il a aussi
accusé les militaires de lui avoir conseillé de changer de domicile,
faute de quoi il risquait de subir le même sort que Imad Abou Zahra, un
photographe palestinien tué en juin à Jénine. - Votes
achetés pour les primaires du Likoud Selon News
Telegraph, le parti de Sharon est mouillé dans un scandale
de votes achetés pour influencer le résultats des primaires. Deux
membres du comité central du parti ont été arrêtés par l'office des
fraudes israéliens la nuit passée. - L'invitation
suspecte de Blair aux Arabes 17/12/2002 Tony Blair, principal
zélateur de Washington dans les préparatifs de guerre en Irak, a lancé
une opération de séduction en direction des pays arabes en invitant
des responsables palestiniens à une conférence internationale en
janvier à Londres. Des représentants des principaux «acteurs»
internationaux au Proche-Orient (le Quartette: Etats-Unis, Russie, UE,
ONU) ont également été conviés, mais pas Israël. Il faut dire que
cette rencontre ne vise pas une quelconque relance du processus de paix,
mais la réforme de l'Autorité palestinienne. Pour le Times
(centre-droit), «M. Blair a calculé qu'il avait besoin d'autant
d'amis dans le monde arabe que possible» dans la perspective
probable d'un conflit en Irak au début de l'année prochaine. Robert
Fisk, du quotidien The Independent (centre-gauche), souligne
qu'en annonçant sa conférence, Tony Blair «a repris la rengaine de
la «réforme» palestinienne, qui revient à se débarrasser
de Yasser Arafat». - Deuxième
Noël sous occupation à Bethléem 15/12/2002 Israël a fait
savoir dimanche que son armée allait continuer à occuper Bethléem et
interdira au président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, de
s'y rendre pour la messe de minuit. «L'attitude israélienne est
stupide et constitue une provocation à l'encontre du peuple
palestinien, c'est également un défi patent au droit international»,
a affirmé à l'AFP Nabil Abou Roudeina, conseiller de M. Arafat.
Israël «avait promis aux Etats-Unis et au pape (Jean Paul II) que son
armée se retirerait pour les fêtes de Noël», mais il «a menti et
défié la communauté internationale», a-t-il poursuivi. L'armée
israélienne, qui bloque M. Arafat dans son quartier général de
Ramallah en Cisjordanie depuis plus d'un an, a réoccupé le 22 novembre
Bethléem en riposte à un attentat suicide à Jérusalem. - Journée
sanglante. Alliance éternelle pour la guerre reconfirmée 12/12/2002
Sept Palestiniens ont été tués jeudi dans les territoires
palestiniens et en Israël. Cinq d'entre-eux, non armés, ont été tués
par l'armée israélienne avant l'aube, près du point de passage de
Karni, entre Israël et la bande de Gaza. Dans la soirée, deux soldats
israéliens, un homme et une femme, ont été tués par des tirs
palestiniens près d'une colonie juive sauvage à Hébron (sud de la
Cisjordanie), selon une source médicale. Ces neuf morts portent à
2'768 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, dont
2'038 Palestiniens et 680 Israéliens. - Les
Travaillistes achèvent leur mue en parti de droite 11/12/2002
En votant hier pour établir leur liste de candidats aux législatives
du 28 janvier, quelque 60'000 militants travaillistes, sur les 110'000
membres du parti, se sont offerts une purge des «colombes» au profit
des «faucons», emmenés par Binyamin Ben Eliezer, ancien ministre de
la Défense de M. Sharon. «Une liste que même Sharon pourrait
conduire», titrait ainsi en première page le quotidien Ha'aretz.
La cuisante défaite de Yossi Beilin, une colombe israélienne dont le
nom symbolise les accords d'Oslo, confirme la fin d'une époque. Relégué
à la 39e place à l'issue du vote, Yossi Beilin n'a, en effet, aucune
chance de siéger à la prochaine Knesset (parlement), les travaillistes
n'étant crédités, au mieux, que de 25 sièges face au Likoud, donné
grand vainqueur de ce scrutin. Hier après-midi, fidèle à ses
convictions, Yossi Beilin a fait savoir qu'il quittait le parti
travailliste pour rallier le Meretz, suivi par Yaël Dayan, la fille du
célèbre général borgne, Moshé Dayan, une autre colombe notoire qui
a publiquement annoncé hier son départ du parti après avoir, elle
aussi, été mise sur la touche lors du vote de lundi. Yossi Beilin, 54
ans, principal artisan des accords israélo-palestiniens d'Oslo depuis
son entrée à la Knesset, en 1988, a toujours été considéré par ses
pairs comme un politicien brillant, remarqué pour son indépendance
d'esprit et ses convictions politiques, n'hésitant pas à aller à
contre courant pour les défendre. Le camp de la paix se retrouve ainsi
complètement marginalisé en Israël, où le pouvoir est désormais
concentré dans les mains des seuls fanatiques religieux et des
militaires. - L'ONU
encore prise pour cible 10/12/2002 Le commissaire général
de l'UNRWA, le Danois Peter Hansen, va protester auprès d'Israël
contre «les tirs arbitraires» de soldats israéliens, lundi, contre un
autobus scolaire de l'Agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés
palestiniens (UNRWA), blessant un Palestinien de 19 ans dans le dos. «C'était
un élève qui a été touché par une balle qui a pénétré à l'arrière
du bus de l'UNRWA portant les couleurs de l'ONU, à un point de contrôle
de Gush Katif au sud de la bande de Gaza», a-t-il déclaré mardi
à l'agence danoise Ritzau. Rappelons que deux employés palestiniens de
l'UNRWA ont été tués vendredi dernier lors d'un raid israélien à
Gaza, et qu'un collègue britannique de la même agence avait été
abattu par un soldat israélien deux semaines plus tôt dans un bâtiment
de l'ONU à Jénine. - Nouvelle boucherie
à Gaza 6-8/12/2002 Tsahal a mené vendredi
à l'aube une nouvelle opération meurtrière dans la bande de Gaza, sur
le camp de réfugiés de Boureij cette fois. L'objectif déclaré était
de démolir la maison d'un chef local du Hamas... Bilan: dix morts et 19
blessés. Six des victimes étaient des membres présumés du Hamas et
les autres sont des civils, dont deux employés onusiens de l'UNRWA.
Rappelons qu'un autre employé de l'Agence des Nations unies pour l'aide
aux réfugiés de Palestine, Iain Hook, avait été abattu par les
soldats de Tsahal le 22 novembre dernier à Jénine. Dimanche soir, une
Palestinienne a aussi été tuée et trois de ses enfants blessés par
des tirs israéliens dans le sud de la bande de Gaza. - Un américain
soupçonné de lien avec al-Qaïda arrêté puis expulsé par Israël
04/12/2002 Curieuse affaire où l'on apprend qu'Israël a récemment
arrêté et expulsé un ressortissant américain soupçonné de liens
avec le réseau terroriste international Al-Qaïda, selon un
porte-parole de la police israélienne, Gil Kleiman. Cet Américain,
Khaled Nazem Diad, 34 ans, «est soupçonné d'avoir voulu transférer
des fonds aux organisations terroristes, en particulier à celles qui
sont liées au Al-Qaïda», a indiqué M. Kleiman à l'AFP. Il a été
arrêté il y a un mois à sa descente d'avion à l'aéroport Ben
Gourion de Tel-Aviv «parce qu'il était fiché pour ses contacts
avec des organisations et des activistes liés au Hamas», mouvement
radical palestinien responsable de nombreux attentats anti-israéliens
meurtriers, a précisé ce porte-parole. M. Diab était récemment
employé pour une oeuvre de bienfaisance au Qatar et auparavant
l'association islamique Al-Najda, fermée aux Etats-Unis après les
attentats du 11 septembre 2001, selon un communiqué du Bureau de presse
gouvernemental. Ce communiqué précise que «Diab a été expulsé
d'Israël à l'issue de l'enquête» à une date et vers une
destination qui n'ont pas été précisées. - Pétition:
des employés de l'ONU dénonce la violence de Tsahal 03/12/2002
Soixante-quatre employés étrangers de l'Onu en poste en Cisjordanie et
dans la bande de Gaza ont signé mardi une pétition pour dénoncer les
violences de l'armée israélienne à leur encontre, qui se sont
traduites par la mort d'un de leurs collègues. «Nous condamnons
l'armée israélienne dans les termes les plus fermes pour l'acte
gratuit de violence contre un homme non armé tué dans le dos par un
tireur d'élite israélien», souligne cette pétition, la première
du genre depuis le début de l'Intifada en septembre 2000. «Depuis
deux ans, les membres des équipes de l'Onu sont victimes d'une
politique de harcèlement croissant et de violence de la part des
militaires israéliens», ajoute ce texte parvenu à l'AFP à Jérusalem.
Cette pétition, signée par des ressortissants de 22 pays, appelle le
gouvernement israélien «à prendre les mesures nécessaires pour
mettre fin à ce harcèlement, ces agressions et aux meurtres de membres
de l'Onu». Iain Hook, 53 ans, un responsable britannique de
l'Agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), a
été tué le 22 novembre par des tirs israéliens dans le camp de réfugiés
de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. - Al-Qaïda
en Israël... 02/12/2002 C'est nouveau. Le ministre israélien
de la Défense, Shaul Mofaz, a affirmé lundi qu'Al Qaïda, évidemment
accusé d'être responsable du double attentat anti-israélien au Kenya,
avait tenté en vain de commettre plusieurs attaques sur le territoire
israélien. «Les tentacules de la pieuvre Al-Qaïda ont essayé de
nous atteindre. Il y a eu plusieurs tentatives d'attentats de sa part,
mais nous sommes parvenus à les faire échouer», a affirmé M.
Mofaz à la deuxième chaîne de télévision privée. Le ministre de la
Défense n'a toutefois pas donné de détails sur ces
tentatives.
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| novembre
2002
- Attentats
anti-israéliens 28-29/11/2002 Quinze personnes, dont trois
touristes israéliens, ont été tuées hier dans un attentat à la
voiture piégée devant un hôtel appartenant à des Israéliens près
de Mombasa, sur la côte kenyane. Au même moment, un charter israélien
qui venait de décoller de Mombasa a essuyé deux tirs de missiles, qui
ont raté leur cible. Ce double attentat a fait l'objet d'une
revendication fantaisiste, à Beyrouth, de la part d'un groupuscule
jusqu'ici inconnu s'appelant «Gouvernement en exil de la Palestine
universelle - Armée de Palestine» et à Tel-Aviv comme à Washington,
on accusait une fois de plus la nébuleuse Al-Qaïda. Un attentat séparé,
renvendiqué par la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa, a fait six victimes
israéliennes dans un siège local du Likoud, durant les primaires du
parti de la droite nationaliste israélienne qui a reconduit Ariel
Sharon à sa tête. Israël a bien sûr promis une riposte sévère à
cette série d'attaques. - Comme prévu, Sharon se succédera à lui-même 27/11/2002 Comme nous en avions fait le pronostic dès le retrait des Travaillistes du gouvernement de guerre d'Ariel Sharon (brève du 6 novembre), le vieux général maniaco-répressif a toutes les chances de se succéder à lui-même lors des élections anticipées du 28 janvier. Il devance en effet de plus de 20 points son challenger, Benjamin Netanyahou, à la veille des primaires du Likoud. Le 28 janvier, le Likoud devrait par ailleurs doubler sa représentation au Parlement avec 38 députés, contre 19 actuellement. Encore bravo aux Travaillistes. - Humiliations dénoncées
par l'ONU
26/11/2002 L'Agence des Nations unies pour l'aide
aux réfugiés de Palestine (Unrwa) a adressé mardi une protestation
officielle à l'armée israélienne pour des pratiques «humiliantes»
à l'encontre de l'une de ses employées à Bethléem (Cisjordanie). «Le
22 novembre à l'aube, une unité israélienne de 20 à 30 hommes armés
a cerné à Bethléem le domicile de Mme Allégra Pacheco, expert
juridique de l'Unrwa», de nationalité américaine, selon un communiqué
de l'Agence. «Les militaires l'ont tenue en joue durant deux heures à
l'extérieur de sa résidence pendant qu'ils y faisaient une
perquisition (...) et ses affirmations répétées sur son appartenance
aux Nations unies ont été ignorées», ajoute le texte. L'époux de
Mme Pacheco, le Palestinien Abed Al-Ahmar, a été «forcé de se déshabiller
partiellement avant d'être emprisonné pour une période de 11 jours»,
ajoute le texte qui s'élève contre ces pratiques «humiliantes» (>>autre
exemple à Naplouse). L'armée israélienne a réoccupé Bethléem,
déclarée zone militaire fermée, au lendemain d'un attentat suicide
palestinien dans un bus à Jérusalem-ouest qui a fait jeudi onze morts,
outre le kamikaze. Actuellement, 23 employés palestiniens de l'Unrwa en
Cisjordanie sont détenus par l'armée sans qu'aucune charge n'ait été
retenue contre la majorité d'entre eux, ajoute le communiqué. - Gosse de huit ans abattu 25/11/2002 Alors que les soldats et les blindés israéliens se sont retirés de Bethléem lundi matin, un Palestinien de huit ans a été tué par balles à Naplouse où des centaines d'enfants et d'adolescents ont ignoré le couvre-feu imposé par Tsahal pour lancer des pierres sur les soldats, ont rapporté des témoins et des responsables hospitaliers palestiniens de Cisjordanie. - Bavure
israélienne 24/11/2002 Quatre personnes, dont un employé britannique de l'ONU et un
enfant palestinien, ont été tuées vendredi dans les territoires occupés
où l'armée israélienne a lancé de vastes opérations en riposte à
l'attentat suicide de Jérusalem. Bethléem a été réoccupée et plus
de 32 Palestiniens y ont été arrêtés, dont trois futurs kamikazes présumés.
L'ONU a contredit dimanche la version de Tsahal sur les circonstances
exactes de la mort d'un responsable britannique de l'UNRWA. Selon Tsahal,
Iain Hook, chef de projet de l'Agence des Nations unies pour l'aide aux
réfugiés de Palestine (UNRWA), a été abattu par des soldats lors
d'une fusillade avec des Palestiniens tirant depuis l'intérieur des
locaux de l'UNRWA dans le camp de Jénine. «A ce stade de l'enquête,
ce que nous savons c'est qu'il n'y a eu absolument aucun tir provenant
de l'intérieur du complexe de l'Unrwa, contrairement à ce qu'a dit
l'armée», a indiqué un porte-parole de l'Unrwa, Paul McCann,
joint à Jénine au téléphone par l'AFP. L'ONU a en outre accusé les
forces israéliennes d'avoir bloqué l'ambulance venue évacuer M. Hook,
qui était âgé de 54 ans. Il était chargé de la réhabilitation du
camp de réfugiés palestiniens de Jénine. - horrible
attentat.
Processus de paix enterré 21/11/2002
Onze personnes, dont quatre enfants ou adolescents âgés de 8 à 16
ans, et six femmes, ont été tuées et près de 50 autres personnes
blessées, jeudi matin, dans un attentat suicide perpétré par un
Palestinien qui s'est fait exploser dans un autobus bondé à Jérusalem.
L'attentat, qui a également coûté la vie à son auteur, a d'abord été
revendiqué par la branche armée du mouvement islamiste Hamas, puis,
dans la soirée, par un autre mouvement intégriste palestinien, le
Jihad islamique. Il s'agissait du premier attentat à Jérusalem depuis
près de quatre mois. La radio militaire israélienne a cité de hauts
responsables militaires israéliens selon lesquels une opération de
grande envergure était «inévitable» à Bethléem, ville autonome
palestinienne du sud de la Cisjordanie d'où provenait apparemment le
kamikaze. - Désinformation sur Hébron: les Palestiniens réagissent 18/11/2002 La représentation palestinienne aux Nations unies s'est élevée lundi contre la manière dont les autorités israéliennes avaient rendu compte de l'attaque d'Hébron et les condamnations internationales ayant suivi. «Les autorités israéliennes parlent de «massacre» et «d'agression contre des fidèles» alors qu'en fait tous ceux qui ont été tués ou blessés sont des militaires israéliens ou des membres de services de sécurité», affirme la représentation palestinienne dans un communiqué. «Certains membres de la communauté internationale ont laissé parler leur enthousiasme en parlant «d'actes terroristes. Mais, insiste le texte, si l'Autorité palestinienne demeure favorable à des négociations pacifiques, il reste essentiel de souligner le contexte légal de la situation. Les colonies sont illégales (...) et il est absolument légitime pour le peuple palestinien de résister à leur présence qui équivaut à une négation de nos droits nationaux. (...) Les prises de position de membres de la communauté internationale contre la violence, faites sans clarification ou mise en perspective de son contexte légal, ne servent qu'à encourager la Puissance occupante à poursuivre la colonisation qu'elle mène avec ardeur dans les territoires palestiniens.» Douze israéliens, neuf militaires dont le lieutenant-colonel commandant le secteur, et trois colons armés, avaient été tués vendredi à Hébron lors d'une embuscade. - Appel du Rassemblement pour
le Liban (France) Depuis le début de la guerre en 1975
et jusqu'à nos jours, la Syrie tente de soumettre
le Liban et de le transformer en sa propriété exclusive. Sur ce
territoire qu'elle a réussi à contrôler à force d'usure, elle applique
les méthodes de la dictature de Damas: terrorisme, détournement de
fonds, violation des droits de l'homme, refus des libertés fondamentales.
Le 22 novembre, le Liban commémore «son indépendance perdue». En même
temps, des délégations viennent de différents pays pour assister à la
rencontre «Paris II» parrainée par la France pour étudier les
difficultés économiques du Liban. Nous voulons leur dire que le Liban n'est
ni indépendant, ni souverain et ni libre. Nous voulons crier fort: «Pas
de prospérité sans liberté». Les Libanais ne sont pas dupes: ils
savent que l'aide économique n'ira pas au peuple libanais, mais à un
appareil d'État corrompu et soutenu par la Syrie. Nous, nous
voulons une paix véritable; nous refusons de nous asservir et de perdre
une liberté et une dignité qui nous sont si chères. Nous n'acceptons ni
la tutelle syrienne, ni le silence complice et complaisant de la communauté
internationale. Chers libanais, chers amis du Liban, Dans une période
où le monde entier est en quête de paix et de justice, que voulez-vous?
Allez-vous laisser périr la seule démocratie du monde arabe, la seule
dont la constitution soit conforme à la charte universelle des droits de
l'homme? Allez-vous vous taire et la laisser subir les manipulations dont
elle est victime? Allez-vous laisser remplir les coffres de Damas par l'intermédiaire
d'un «prêt» accordé au «peuple libanais»? - Exploitation
cynique d'une terrible embuscade 15-17/11/2002 Un commando
palestinien du Jihad islamique a infligé vendredi l'un des coups les
plus durs à l'armée israélienne depuis le début de l'Intifada, fin
septembre 2000, en tuant neuf militaires et trois colons armés, lors
d'une embuscade à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les autorités
israéliennes ont dénoncé «le massacre du shabbat», mais la
presse ainsi que des membres de l'opposition présentaient ce drame
comme une bataille rangée entre «des terroristes et l'armée».
Tous les Israéliens tués dans l'embuscade étaient des militaires ou
des vigiles armés, qui ont eu droit dimanche à des funérailles
militaires. «Il faut appeler un chat un chat, a déclaré à la
radio publique, selon l'AFP, l'ancien ministre travailliste de la
Culture, le général de réserve Matan Vilnaï. Ce qui s'est passé
à Hébron est une bataille rangée entre l'armée et des terroristes,
et non un massacre». - Usage de boucliers humains par
Tsahal: ça continue 14/11/2002 L'armée israélienne
continue à recourir à des «boucliers humains» palestiniens, selon l'associaton
israélienne pour la défense des droits de l'Homme B'Tselem. Cette
pratique a pourtant été interdite par la Cour suprême israélienne.
Dans un rapport, B'Tselem accuse l'armée d'avoir «utilisé des
Palestiniens comme boucliers humains malgré une injonction de la Cour
suprême» d'Israël, lors d'une opération à Jénine en
Cisjordanie le 9 novembre. Celle-ci avait abouti à la liquidation d'Iyad
Sawalha, un chef local des Brigades Al-Qods, la branche militaire du
mouvement radical palestinien Jihad islamique. Dans un rapport publié
le 4 novembre, Amesty International (AI) avait également affirmé que
l'armée utilisait des civils comme boucliers humains, notamment lors de
son opération «Rempart» menée entre avril et juin en Cisjordanie. - Trois bombes dans trois
fast-foods étasuniens à Beyrouth 12/11/2002 De petites
bombes ont explosé devant trois fast-foods américains tôt mardi matin
au Liban, faisant des dégâts mais pas de blessés, a annoncé la
police. La première bombe, composée de 0,5kg de TNT, a explosé à
4h30 (2h30 GMT). Elle a endommagé l'escalier métallique menant à un
restaurant Pizza Hut à Jounieh, une ville côtière située à 20km au
nord de Beyrouth. Trente minutes après, une deuxième bombe, d'une
taille similaire, a explosé au restaurant Winners de Jounieh, selon la
police. La déflagration a détruit l'entrée du restaurant. La troisième
bombe a explosé devant un Pizza Hut de Tripoli, une ville du nord du
pays, à 4h30 (2h30 GMT). Elle a soufflé les vitres et endommagé des
tables ainsi que des chaises, a précisé la police. Les trois
restaurants ont été fermés. La police a refusé de se prononcer sur
les causes de ces attentats. - Terreur
contre terreur 11/11/2002 Dimanche soir peu avant minuit,
cinq Israéliens, dont deux enfant de 4 et 5 ans, ont été tués dans
l'attaque du Kibboutz Metzer (nord d'Israël). L'attaque a été
revendiquée, dans un appel téléphonique de Jénine, par les Brigades
des martyrs d'Al-Aqsa. Israël s'apprête a «riposter durement» à
l'attaque, a déclaré un haut responsable de la Défense, non identifié,
cité par la radio militaire. Selon la télévision publique israélienne,
Tsahal préparait lundi soir une «vaste opération» à Naplouse et
Tulkarem en Cisjordanie. - Offensive israélienne contre la CPI 10/11/2002 Israël a proposé dimanche d'accueillir en janvier prochain une rencontre de juristes de différents pays opposés aux prérogatives actuelles de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a-t-on appris de source officielle. Le gouvernement israélien a adopté une initiative en ce sens lancée par le nouveau chef de la diplomatie, Benjamin Netanyahou, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le ministre a proposé notamment à des juristes des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine de participer à cette rencontre, ces trois pays «considérant qu'il faut réduire les prérogatives du CPI», chargée de juger les crimes de guerre et contre l'humanité. - Israël:
la (dernière?) trahison des travaillistes 06/11/2002 Décidément,
les travaillistes auront été, depuis près de deux ans, les meilleurs
alliés des faucons du Likoud. Coupables d'avoir privé tout ce temps le
peuple israélien d'une alternative au délire maniaco-répressif de
Sharon et de ses zélateurs, ils se sont finalement décidés à quitter
le gouvernement d'union nationale la semaine passée, non pas pour
protester contre les coups de boutoir portés au processus de paix et
chercher à défendre la voie de la paix tracé par Rabin, mais bien
pour des seules questions de politique intérieure. Le résultat de
cette fronde? Des élections anticipées désormais annoncées dans les
trois mois par Sharon (qui a renoncé à maintenir son cabinet par des
alliances indéfendables sur le plan international), et dans lesquels
les travaillistes, discrédités, sont promis à de la figuration. Une
nouvelle majorité étant d'ores et déjà acquise au Likoud selon les
sondages, le seul enjeu du scrutin sera en effet de savoir qui, de
Sharon ou de Netanyahou (l'autre maniaco-répressif de la politique israélienne),
commandera la progression des Merkava dans les territoires palestiniens.
Le plus probable étant que Sharon se succède à lui-même. Pour les
tenants de la paix en général, les pacifistes israéliens en
particulier et les Palestiniens, c'est donc la peste ou le choléra qui
sortira des urnes après cette (dernière?) trahison des travaillistes. Amnesty
accuse Israël de «crimes de guerre» 04/11/2002
Amnesty International a accusé hier l'armée israélienne d'avoir
commis des crimes de guerre lors d'opérations menées au printemps à
Naplouse et à Jénine dans la nord de la Cisjordanie. Dans un rapport
intitulé «Un rempart contre une enquête: les violations de l'armée
israélienne à Jénine
et Naplouse», Amnesty International appelle Israël et la
communauté internationale à enquêter pour identifier les responsables
de ces «crimes de guerre», quelle que soit leur fonction.
L'organisation affirme qu'entre avril et juin, lors de son opération «Rempart»,
l'armée israélienne a tué des civils, torturé des prisonniers,
utilisé des civils comme boucliers humains, détruit des maisons et empêché
l'acheminement d'aide humanitaire et médicale aux Palestiniens. «Amnesty
International croit que certains actes de l'armée israélienne décrits
dans le rapport relèvent de graves violations de la Quatrième
Convention de Genève et constituent des crimes de guerre», indique
le document. Amnesty demande «une enquête complète,
transparente et impartiale concernant ces allégations de violation des
droits de l'Homme et humanitaire». -
Sharon plus libre que jamais?
31/10 - 02/11/2002 Coupables d'avoir soutenu --par calcul politique, lâcheté
ou peut-être même, finalement, par unité de vue-- le terrorisme d'Etat
du gouvernement Sharon en participant, depuis deux ans, à son cabinet
de guerre; coupables d'avoir, de ce fait, privé le peuple israélien
d'une alternative politique en renonçant à leur rôle d'opposition,
les travaillistes viennent de se fendre d'un coup de pouce inespéré au
général Sharon. En démissionnant en bloc mercredi --officiellement
pour protester contre les subventions allouées aux colonies juives dans
les territoires palestiniens dans le projet de budget 2003--, la
formation du ministre de la Défense, Ben Eliezer, pensait peut-être
benoîtement faire sauter le gouvernement d'union nationale et provoquer
des élections anticipées avant l'échéance du 28 octobre 2003. Le
ratage est non seulement complet, mais il offre en plus l'occasion rêvée
au général Sharon d'orienter définitivement son gouvernement à
l'extrême droite. Sans envisager un instant les élections anticipées,
ce dernier a en effet immédiatement saisi l'opportunité de tisser des
alliances avec les ultras parmi les ultras afin de conserver une majorité
à la Knesset. Déjà, l'ancien chef d'état-major, le super-faucon
Shaul Mofaz, partisan de l'explustion d'Arafat et du tout répression
vis-à-vis des Palestiniens, a accepté son offre de devenir ministre de
la Défense, en remplacement de Binyamin Ben Eliezer. La diplomatie
reviendrait à Benjamin Netanyahou, l'ex-chef du gouvernement, faucon
notoire. Quant aux sept députés du bloc des partis d'extrême-droite
«Union nationale - Israël Beytenou» sur lesquels Sharon compte pour
étoffer son assise parlementaire, ils rejettent le plan du Quartette,
veulent accentuer la colonisation des territoires occupés, contestent
le transfert à l'Autorité palestinienne de fonds lui revenant qu'Israël
a gelés. Partisans de la manière forte, ils préconisent aussi le
bannissement pur et simple de Yasser Arafat. (>>L'ombre
du pire) |
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- Forcing
français. Sharon refuse un gel de la colonisation 28/10/2002
«Il est temps que la communauté internationale prenne toutes ses
responsabilités» sur la crise au Proche-Orient, a affirmé lundi
le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.«Il
est temps véritablement que la communauté internationale se mobilise
et prenne toutes ses responsabilités. (...) Nous ne pouvons pas
accepter cette situation de crise ouverte qui est celle du
Proche-Orient, cette situation d'injustice qui nourrit tant
d'insatisfactions, d'humiliations, de frustrations. (...) Nous
avons tous le devoir aujourd'hui de contribuer à trouver une solution
juste et équitable partant du fait que l'ensemble de la communauté
internationale reconnaît (la nécessité) de deux Etats capables
de vivre en paix et en sécurité, l'un à côté de l'autre.» - Sanglant week end. Opération à Jénine 27/10/2002 Trois militaires israéliens ont été tués dimanche dans un attentat suicide, qui a également coûté la vie à son auteur palestinien, à l'entrée de la colonie juive d'Ariel (nord de la Cisjordanie), selon un nouveau bilan de sources sécuritaires israéliennes. Les trois militaires tués sont deux officiers et un soldat, tous réservistes, selon ces mêmes sources. Située à quelque 25 km à l'est de Tel-Aviv, Ariel, qui comprend une université, est l'une des plus grosses colonies de Cisjordanie. Peu après, deux activistes palestiniens armés ont été tués dimanche dans une opération israélienne à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Ils ont été abattus par une unité spéciale opérant en civil dans une voiture banalisée. Plus tard dans la journée, un Palestinien âgé de 15 ans a été tué par un tireur embusqué israélien à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, où l'armée israélienne opère depuis vendredi sa plus grosse incursion depuis la sanglante offensive d'avril dernier. 57 Palestiniens ont été arrêtés. Par ailleurs, l'armée israélienne a abattu un individu - probablement un Palestinien - qui tentait de s'infiltrer de la bande de Gaza vers l'Egypte, a-t-on appris de sources policières égyptiennes. - «médiation»
américaine 23/10/2002 Le secrétaire d'Etat adjoint américain William
Burns est arrivé à Jérusalem mercredi, porteur d'une nouvelle
initiative de paix sur laquelle Israéliens et Palestiniens ont déjà
exprimé d'importantes réserves. Washington tente ainsi de calmer le
jeu au moment où l'administration Bush cherche le soutien des pays
arabes modérés dans la perspective d'une guerre contre l'Irak. Les
effets se sont déjà fait sentir puisqu'Israël, qui a reconnu prendre
en compte les intérêts de Washington, a renoncé à exercer des représailles
immédiates après l'attentat-suicide de lundi, qui a fait 16 morts,
dont les deux kamikazes. - Enfants et femmes âgées tués à Gaza 17/10/2002 Au lendemain de la visite d'Ariel Sharon à Washington, Tsahal a relancé ses opérations meurtrières dans la bande de Gaza. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et une quarantaine blessés jeudi par des tirs de chars israéliens dans la bande de Gaza, selon des sources médicales et des témoins. Les victimes sont une petite fille de quatre ans, un garçon de 12 ans, quatre autres jeunes hommes et deux femmes âgées. - Bush invite Israël à riposter en cas d'attaque irakienne!
16/10/2002 En rupture
totale avec la situation de 1991 où, pour éviter un embrasement
régional, l'on avait interdit à Israël de riposter aux tirs de Scuds
irakiens, W. a donné carte blanche hier à Ariel Sharon pour
répliquer à une éventuelle attaque. «Si l'Irak attaquait Israël
demain, je suis sûr qu'il y aurait une réponse appropriée. Je pense que
le premier ministre [Sharon] répondrait, car il a le droit de se défendre»,
a affirmé Jr. à Washington, à l'issue d'un entretien avec Ariel Sharon.
«Nous ne pouvions espérer mieux de la part du président américain
qui a reconnu publiquement le droit d'Israël à se défendre en cas
d'attaque de la part de l'Irak ou du Hezbollah», a ensuite
précisé à l'AFP le porte-parole du premier ministre israélien, Ranaan
Gissin. Il a ajouté qu'il n'y avait eu «aucune pression de la part
des Américains sur la question palestinienne». C'est d'abord la
confirmation du pas de deux israélo-étasunien dans toutes les options
choisies depuis deux ans sur la scène régionale. Ensuite, c'est le
risque de voir les super-faucons de Washington réunir toutes les
conditions à un embrasement régional. Pour remodeler tout le Proche-Orient?
C'est ce que pense Pat
Buchanan (14 octobre). Une thèse déjà développée
début septembre dans le Boston
Globe. Et l'on repense au récent avertissement, dans le
Ha'aretz du 15 août, du commentateur israélien Meron Benvenisti: «Les avertissements sur les conséquences destructrices pour
l'ensemble du Moyen-Orient d'une attaque contre l'Irak ne dissuadent pas
Israël: ils l'encouragent. (...) Un assaut américain sur l'Irak, en dépit
d'une opposition arabe et mondiale, et une participation même
symbolique d'Israël à cet assaut, provoquera l'effondrement du régime
hachémite en Jordanie. Israël mettrait alors en oeuvre la vieille «option
jordanienne» en expulsant des centaines de milliers de Palestiniens de
l'autre côté du Jourdain. Il n'y a jamais eu de meilleure opportunité
pour cette option. (...). Les avertissements à propos du nettoyage
ethnique ne doivent pas seulement venir des militants gauchistes, mais
aussi de ceux dont on ne peut remettre en doute le patriotisme.
Et Benvenisti de souligner que les Américains doivent être «avertis
qu'un assaut contre l'Irak pourrait déclencher le nettoyage ethnique
des Palestiniens.» - Week end de
terreur ordinaire: 8 Palestiniens tués 12-13/10/2002 Un
enfant de 4 ans a été tué dimanche, écrasé sous les décombres de
sa maison à Rafah (sud de la bande de Gaza), lorsque les soldats israéliens
ont fait sauter une habitation voisine. La charge d'explosifs était si
forte qu'elle a démoli deux autres maisons, dont celle où se trouvait
l'enfant. Selon l'armée israélienne, l'opération avait pour but de
faire sauter «des tunnels servant à la contrebande d'armes».
Lors de cette opération, un autre Palestinien a été en tué par un
tir de char. Persuadé que «le gouvernement israélien prépare une
réoccupation totale de la bande de Gaza», le négociateur
palestinien, Saëb Erakat, a condamné «fermement ces crimes commis
contre notre peuple dans la bande de Gaza». Deux Palestiniens armés
sont morts dans la matinée lors d'un échange de tirs avec des soldats
israéliens et une Palestinienne de 40 ans a été tuée, et deux
fillettes ont été blessées, près de Jénine, en Cisjordanie. Enfin,
un membre des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa a été tué à Bethléem
(Cisjordanie) par l'explosion d'un téléphone piégé, selon des
sources sécuritaires palestiniennes. L'armée israélienne a dit ne pas
avoir de commentaires à faire sur le sujet dans l'immédiat... - Les intégristes étasuniens prêchent pour Israël
11/10/2002
Entre 2000 et 3000 chrétiens fondamentalistes s'étaient donné
rendez-vous vendredi à Washington, à l'appel de la Christian Coalition,
pour apporter leur soutien à Israël et combattre la décadence qui
menace l'Amérique. Pour l'occasion, de nombreux représentants du Parti républicain
ont fait le déplacement, à commencer par le président Bush, qui a fait
un bref passage en début de matinée. A quatre semaines des élections
pour le renouvellement du Congrès, les conservateurs comptent notamment
sur la Christian Coalition, mouvement qui revendique aujourd'hui deux
millions de membres, pour tenter de reprendre le contrôle du Sénat. «Vous
êtes une armée de deux millions de personnes et nous dépendons de vous,
car nous avons une révolution à faire! Dieu vous bénira pour ça!»
a ainsi proclamé le sénateur républicain de l'Oklahoma, Jim Inhofe.
Parmi les figures de proue de la Christian Coalition, on trouve notamment
J.C. Watts, Représentant républicain de l'Oklahoma, qui a cité jeudi
saint Augustin pour expliquer pourquoi il avait voté en faveur de la résolution
autorisant le président Bush à user de la force en Irak, et Tom DeLay,
numéro trois des conservateurs de la Chambre basse. Hier, ce dernier a
exprimé un vigoureux soutien à Israël, tout comme son collègue du
Missouri Roy Blunt: «Que l'on attaque Tel-Aviv ou New York, cela ne
fait pas de différence, a clamé ce dernier. Nous devons défendre notre
liberté, car nous avons les meilleures idées.» - Réponse
civile au carnage de Khan Younès 9/10/2002Convaincus que la
paix est possible entre les deux peuples, les activistes du «Mouvement
des familles endeuillées palestiniennes et israéliennes» organisent
des dons du sang réciproques. Des Israéliens ont ainsi fait don de
leur sang mardi dans des banques de sang palestiniennes, alors que des
Palestiniens ont fait de même dans des banques de sang israéliennes.
«Nous sommes venus faire don de notre sang à l'hôpital
gouvernemental de Ramallah pour les familles endeuillées palestiniennes
en réponse aux événements de Khan Younès», le raid israélien (usage
d'une bombe à fragmentation?) qui a fait 16 morts lundi, explique
Roni Gerston, un activiste israélien du mouvement. Roni Gerston a perdu
son fils Amir, 19 ans, dans un attentat contre un bus israélien à Beit
Leid (nord de Tel Aviv) en 1995. Le Jihad islamique avait revendiqué
cette attaque. Au centre David Magen Adom, l'équivalent israélien de
la Croix rouge, à Jérusalem ouest, des Palestiniens qui ont perdu des
proches tués par les balles israéliennes ont aussi fait don de leur
sang aux familles israéliennes. Etude sensible censurée Dans The Guardian du 25 novembre 2001 (repérage tardif...), une curieuse histoire de censure au sujet d'un article traitant d'une étude scientifique tendant à démontrer qu'au Proche-Orient, Juifs et Palestiniens sont pour ainsi dire un même peuple. (L'étude en question peut être consultée à cette adresse, au format pdf (840ko). Téléchargement assez lent). - Sharon
annonce d'autres massacres à Gaza 09/10/2002 Deux
Palestiniens ont succombé à leurs blessures suite à la boucherie perpétrée
par l'armée israélienne lundi à Gaza, portant le bilan de l'opération
à 16 morts. Précisions tombées hier: selon des sources militaires
israéliennes, seuls six des seize Palestiniens tués étaient «des
activistes terroristes armés impliqués dans des attentats anti-israéliens».
La radio militaire a même indiqué qu'ils n'étaient pas des «activistes
importants» et qu'aucun d'entre eux n'appartenait au Hamas (sic).
Mardi, fort de ce nouveau haut fait militaire, le général Ariel Sharon
a donc annoncé l'imminence d'autres incursions à Gaza. - Encore
une boucherie «réussie»
à Gaza 08/10/2002 Après un premier raid aérien
qui avait fait 15
morts, dont neuf enfants, le 22 juillet dernier à Gaza, Tsahal y a
lancé lundi une nouvelle opération meurtrière, tuant pas moins de 14 Palestiniens. L'hôpital de Khan Younès a même été touché par des tirs de mitraillettes et par un obus de char.
Comme pour la boucherie précédente, Ariel Sharon a estimé que
l'opération avait été un «succès»: «Je regrette la
présence de civils parmi les victimes, mais il y avait aussi des
terroristes», a
déclaré mardi Ariel Sharon selon Euronews (on est rassuré).
Notons
que cette offensive israélienne intervient alors que le chef de la
diplomatie européenne, Javier Solana, tente de relancer le processus de
paix au Proche-Orient
où il a rencontré Yasser Arafat notamment. - Exercice d'expulsion d'Arafat! 03/10/2002 L'armée israélienne a récemment effectué un exercice d'entraînement pour se préparer à une éventuelle expulsion vers l'étranger du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, a indiqué jeudi le quotidien israélien Maariv. Le but de cet exercice, qui s'est déroulé dans un secteur «isolé», était de s'emparer du dirigeant palestinien, puis de l'expulser vers un «pays étranger» qui n'est pas nommé, a ajouté le journal, en se bornant à préciser qu'il ne s'agit ni de la Jordanie ni du Liban (la Tunisie peut-être?). Maariv a précisé que ce plan pourrait être appliqué «très rapidement» si les responsables politiques israéliens donnaient leur feu vert à un bannissement. Le quotidien indique également que pour cet exercice, les militaires ont utilisé des hélicoptères et que l'expulsion pourrait également s'appliquer à des proches d'Arafat. Le quotidien a ajouté que ce plan a été gelé «pour le moment», après que l'armée eut mis fin dimanche au siège du quartier général de M. Arafat à Ramallah (Cisjordanie) sous la pression des Etats-Unis. Le journal précise que ce plan a été mis au point à la demande du premier ministre Ariel Sharon et de son ministre de la Défense, le «travailliste» Binyamin Ben Eliezer. - Le
Congrès US reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël
02/10/2002 La décision, lundi, du Congrès américain de considérer Jérusalem
comme la capitale d'Israël a déclenché un tollé dans les pays
arabo-musulman qui l'estiment, à juste titre, contraire aux résolutions
de l'ONU. Le président palestinien, Yasser Arafat, a qualifié cette décision
de «désastre». Le Fatah a mis en garde contre «ses retombées
dangereuses»; le mouvement islamiste Hamas l'a qualifiée d'«agression
directe contre les droits du peuple palestinien» et le Jihad
islamique a appelé «gouvernements et peuples à s'opposer à ce
nouveau complot avec tous les moyens disponibles». - Halte aux meurtres
d'enfants! 01/10/2002 Plus de 250 enfants palestiniens et
plus de 70 petits israéliens sont morts depuis le début du soulèvement
dans les teritoires occupés en septembre 2000, estime le groupe de défense
des droits de l'Homme Amnesty international. Amnesty accuse l'armée
israélienne de ne pas sanctionner ses soldats répondant aux jets de
pierre des enfants par «un usage illégal et excessif d'une violence
mortelle». L'ONG s'en prend également aux dirigeants palestiniens
qui ne parviennent pas empêcher les activistes de mener des actions
suicide en Israël. |
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septembre
2002
- Plantée
de Sharon, ou de Bush? 29-30/09/2002 Malgré un marathon
diplomatique effréné, Washington n'arrive pas à faire passer son
projet de résolution autorisant le recours automatique à la force
contre l'Irak. Des émissaires américain et britannique se sont rendus
successivement vendredi à Paris, et samedi à Moscou, pour défendre
leur projet, mais ni Paris ni Moscou n'y étaient favorables. Dimanche,
Washington a donc tenté le joker Arafat en forçant Sharon à mettre
fin au siège du QG du président palestinien, histoire sans doute
d'amadouer la France et la Russie qui réclamaient un tel retrait. Mais
la manoeuvre n'a pas eu le succès escompté. Tout en se réjouissant de
la levée du siège de la Moukataa, la France persistait lundi à
refuser de donner son aval à une action militaire contre l'Irak. «Nous
ne voulons pas donner de blanc-seing à une action militaire, car nous
voulons assumer notre responsabilité jusqu'au bout, a déclaré au
journal Le Monde le chef de la diplomatie française, Dominique
de Villepin. C'est pourquoi nous ne pouvons pas accepter une résolution
autorisant dès maintenant le recours à la force, sans retour devant le
Conseil de sécurité des Nations unies.» Dans la foulée, le
ministre chinois des Affaires étrangères, Tang Jiaxuan, et son
homologue russe, Igor Ivanov, ont enfoncé le clou en insistant de
concert sur le fait que la meilleure façon de résoudre le problème
irakien passait par la voie politique, a rapporté l'agence de presse
Chine Nouvelle. - Offensive meurtrière 26/09/2002 Deux Palestiniens ont été tués et vingt-cinq autres, dont dix enfants, ont été blessés, lors d'un raid mené par un hélicoptère israélien qui a tiré au moins un missile sur un quartier nord de Gaza. Les deux tués étaient des activistes du Hamas, selon l'un des responsables politiques du mouvement. Quatre autre Palestiniens, dont un bébé, ont été tués en Cisjordanie et à Gaza, au septième jour du siège imposé à Yasser Arafat à Ramallah. A Hébron, une fillette palestinienne de 14 mois a ainsi succombé après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés par des soldats qui tentaient d'imposer le couvre-feu sur la partie palestinienne de la ville, pour permettre aux colons juifs du centre de célébrer la fête hébraïque de Souccot. Un officier israélien a par ailleurs été tué dans un violent échange de tir. En tout, 16 Palestiniens ont été tués en quatre jours. - Halte
aux meurtres d'enfants! 01/10/2002 Plus de 250 enfants
palestiniens et plus de 70 petits israéliens sont morts depuis le
début du soulèvement dans les teritoires occupés en septembre 2000,
estime le groupe de défense des droits de l'Homme Amnesty
international. Amnesty accuse l'armée israélienne de ne pas
sanctionner ses soldats répondant aux jets de pierre des enfants par «un usage illégal et excessif
d'une violence mortelle». L'ONG s'en prend également aux
dirigeants palestiniens qui ne parviennent pas empêcher les activistes
de mener des actions suicide en Israël. - Des chrétiens fondamentalistes suisses font pression sur le gouvernement en faveur d'Israël 26/09/2002 En Suisse comme aux États-Unis, des courants protestants fondamentalistes se mobilisent en faveur d'Israël (24heures) - Nouvelle
colonie fêtée 25/09/2002 Des colons ont inauguré mercredi
une nouvelle implantation à une dizaine de kms de la ville
palestinienne de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Le
vice-ministre de la Sécurité intérieure, Guidon Ezra, s'est rendu
dans la colonie de Rehalim afin de féliciter ses habitants «pour
leur détermination dans le combat pour l'intégrité de la terre d'Israël»,
a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'implantation, Naty Israëli.
Les colons ont inauguré quatorze maisons construites dans cette colonie
où n'étaient installées, jusqu'à présent, que des caravanes. - Israël
rejette la résolution 1435. Arafat toujours otage 24/09/2002
En dépit des menaces de veto brandies par le représentant américain au
Conseil, John Negroponte, les Etats-Unis ne pouvaient décemment pas
bloquer une résolution condamnant l'agression israélienne alors qu'ils
ont besoin, de la part de ce même Conseil de Sécurité, d'une résolution
ouvrant la voie à l'option militaire contre l'Irak. Washington s'est donc
abstenu au moment du vote de la résolution 1435, approuvée dans la nuit
de lundi à mardi par les 14 autres membres du Conseil, résolution qui
exige notamment la fin du siège du QG d'Arafat. Tel-Aviv a bien sûr
rejeté cette résolution: «L'ONU peut demander ce qu'elle veut, Israël
continuera son opération jusqu'à ce que ses objectifs soient atteints»,
a affirmé à l'AFP un haut responsable gouvernemental qui a requis
l'anonymat. Et pour donner toute la mesure de sa détermination et de sa
liberté d'action, l'armée israélienne a mené la plus importante
incursion jamais lancée dans Gaza (90 blindés et des hélicoptères
d'assaut), dans la nuit de lundi à mardi, tuant pas moins de 9
Palestiniens tout en poursuivant le siège du QG de Yasser Arafat. - La
prise en otage d'Arafat se confirme 23/09/2002 Dans notre brève
d'hier, nous avancions l'hypothèse selon laquelle le siège de la
Moukataa par Sharon n'était en fait qu'une vulgaire prise d'otage. Le but
du jeu étant d'offrir à Bush un moyen de pression sur les membres du
Conseil de Sécurité de l'ONU (notamment la France et la Russie
sensibles à la cause palestinienne) pour obtenir une résolution
ouvrant la voie à l'option militaire contre l'Irak. Rien, au
Proche-Orient, ne se faisant sans un feu vert de Washington, une initiative
unilatérale de Sharon s'avérait peu probable, la mollesse de la réaction
étasunienne attestant d'une entente préalable sur l'opération. Comme
pour lever les derniers doutes, les Etats-Unis ont dès lundi menacé
d'opposer leur veto à un projet de résolution, devant le Conseil de sécurité
de l 'ONU, exigeant qu'Israël lève le siège du QG d'Arafat. Et
parallèlement, W.
Bush n'a pas manqué de revenir à la charge en affirmant qu'il voulait
une «résolution forte» des Nations Unies, «demandant des comptes» au
président irakien Saddam Hussein... -
Arafat
pris en otage pour faire plier l'ONu sur l'Irak?
22/09/2002 Une fois de plus, le gouvernement israélien a donc choisi de
s'en prendre aux infrastructures et à l'Autorité palestiniennes en riposte aux derniers
attentats du Hamas, mercredi et jeudi, qui ont
fait sept victimes israéliennes. Depuis jeudi soir, le président Arafat
est ainsi assiégé, pour la troisième fois en huit mois, avec pour
objectif avoué de le «pousser à l'exil», selon les
propos du vice-ministre de la Défense israélien, Weizman Shiri. Samedi,
l'armée avait démoli tout le quartier général du chef palestinien,
sauf ses bureaux et, dimanche, elle a même «accidentellement» coupé
l'eau, l'électricité et le téléphone du dernier bâtiment encore
debout de la Moukataa. L'ampleur de l'opération de Tsahal (pompeusement
baptisée «Question de temps») apparaît tout à fait
disproportionnée pour des attentats qui, bien que meurtriers, survenaient après 5
semaines durant lesquels seuls les Israéliens avaient continué à tuer des civils (douze civils palestiniens tués en quatre jours fin août,
entre-autres). - Israël
attaque et détruit la Moukataa. Arafat coincé sans son bureau
20/09/2002 Pour la troisième fois en huit mois, Yasser Arafat se
trouvait vendredi isolé dans son QG de Ramallah, au lendemain d'un
attentat suicide qui a fait six morts à Tel-Aviv. Paris et Moscou ont
vaguement critiqué le siège du leader palestinien, tandis que
Washington a lancé un appel inaudible à la retenue. En clair, plus
personne ne réagit aux coups de boutoir de Tsahal dans son entreprise
de destruction des infrastructures et de l'Autorité palestiniennes. Une
passerelle reliant les bureaux de M. Arafat à une salle de réception a
même été détruite dans la soirée, selon des sources sécuritaires
palestiniennes, isolant ainsi totalement les bureaux du président
palestinien. De nombreuses explosions se produisaient hier soir dans et
autour de l'enceinte de la Moukataa. Un policier, qui se trouvait près
d'une fenêtre dans le QG, a été tué par un tireur d'élite israélien,
selon une source palestinienne. L'armée israélienne a reconnu avoir détruit
plus d'une dizaine de maisons. Un couvre- feu a été imposé pour une période
indéterminée sur cinq villes autonomes de Cisjordanie réoccupées
depuis la mi-juin. Ramallah a été déclarée «zone militaire fermée»
et également soumise à un couvre-feu. Une fois de plus, le
gouvernement israélien s'en est pris aux symboles et infrastructures de
l'Etat palestinien sous prétexte de riposte aux attentats pour servir
sa politique du pire dans les territoires. En attendant sans doute de déclencher,
comme le suspecte de plus en plus d'observateurs, le nettoyage ethique
des Palestiniens dès les premières explosions sur Bagdad (>>Lire
ci-dessous la brève du 05/09/2002: Le plan «Busharon»: attaque de
l'Irak et nettoyage ethnique des Palestiniens?) -
Terreur contre terreur
19/09/2002 Un attentat suicide perpétré jeudi dans un autobus à
Tel-Aviv a fait au moins six morts et 66 blessés, selon la police israélienne.
La direction palestinienne a condamné cet acte. L'attentat, revendiqué
par la branche armée du Hamas, s'est produit dans la partie avant d'un
autobus près de la grande synagogue de Tel-Aviv. En réponse à cet
attentat, l'armée israélienne a réimposé le couvre-feu sur les
villes palestiniennes réoccupées en Cisjordanie, hormis Hébron. Le
premier ministre, Ariel Sharon, a convoqué hier soir à Jérusalem son
cabinet pour une séance d'urgence, a indiqué la radio publique israélienne.
Il s'agit du deuxième attentat en deux jours. Mercredi, un attentat
suicide a eu lieu près de la localité arabe d'Oum el-Fahm et a coûté
la vie à un policier israélien ainsi qu'au kamikaze. -
Le quartette sur le Proche-Orient
laisse les mains libres à Israël 17/09/2002 Les
membres du quartette sur le Proche-Orient ont adopté mardi le
calendrier du plan esquissé par l'Union européenne pour mener à la création
d'un Etat palestinien d'ici 2005, tout en avertissant que sa mise en œuvre
dépendrait des progrès accomplis par les parties. Les principaux
responsables du quartette ( États-Unis, Russie, UE et ONU), sont
parvenus à cet accord minimal après une série de trois rencontres
ponctuées par des consultations séparées avec des dirigeants
israéliens et palestiniens, ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères
de plusieurs pays arabes. Le principal
négociateur palestinien, Saëb Erakat, joint par téléphone par l'AFP,
a estimé que le calendrier adopté par le quartette ne résolvait «rien».
«Il s'agit d'une déclaration générale. Elle ne résout rien. Nous
espérions que le quartette mette fin à l'agression israélienne, au siège
et au bouclage, ainsi qu'au terrorisme israélien contre notre peuple
pour que l'on puisse relancer les négociations.» - Il y a 20 ans, les massacres de Sabra et Chatila 16/09/2002 Le 14 septembre 1982, le président libanais Béchir Gemayel, ancien chef des Forces Libanaises (FL), milice chrétienne de droite, est assassiné trois semaines après avoir été élu, grâce aux pressions d'Israël. Moins de 24 heures plus tard, le 15 septembre, l'armée israélienne investit Beyrouth-ouest pour «empêcher des effusions de sang et des actes de vengeance» et combattre «2000 terroristes» qui y seraient embusqués. Le 16 septembre au soir, des miliciens chrétiens pro-israéliens, aidés par l'armée israélienne qui tire des fusées éclairantes, entrent dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, évacués fin août par les combattants de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP). Pendant trois jours, dans un black-out total, ils se livrent à des massacres sans que Tsahal n'intervienne. Le 19, des images insoutenables de corps amputés, éventrés, de nourrissons écrasés bouleversent l'opinion mondiale. Les massacres font entre 800 et 2000 morts civils, selon les estimations, dont une centaine de Libanais. La commission d'enquête officielle israélienne, présidée par le juge Kahane, attribuera en 1983 à Ariel Sharon, ministre de la Défense au moment des faits, la «responsabilité personnelle» mais «indirecte» des massacres, lui reprochant de ne pas les avoir prévus ou empêchés. Il sera forcé de démissionner de son poste en février 1983. La responsabilité directe du carnage a été imputée par la commission à Elie Hobeika, alors chef des services de renseignements des FL. Tué le 24 janvier 2002 dans un attentat à Beyrouth, Elie Hobeika avait annoncé en juillet 2001 détenir des preuves innocentant les FL et avoir amassé «des documents qui vont ternir l'image de la commission Kahane et lui ôter toute crédibilité». De nombreux rescapés avaient fait état de la présence dans les camps lors du massacre de miliciens de l'Armée du Liban libre, une milice multiconfessionnelle créée, financée et armée par Israël, connue par la suite sous le nom d'Armée du Liban sud (ALS). En juin 2001, 23 Palestiniens rescapés de la tuerie ont porté plainte en Belgique contre Ariel Sharon pour pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et actes de génocide lors de ce massacre, en se fondant sur une loi belge de 1993 qui accorde une compétence universelle aux tribunaux du pays pour ce type de crimes. La justice belge a jugé cette plainte irrecevable le 26 juin dernier, au motif qu'Ariel Sharon «n'a pas été trouvé en Belgique». - Démission
du cabinet d'Arafat 11-12/09/2002 Le
cabinet, formé en juin par M. Arafat, a préféré démissionner
mercredi plutôt que de se présenter au vote du Conseil législatif
palestinien (CLP, Parlement) qui lui refusait sa confiance. Si les députés
voient dans cette fronde un exercice normal de la démocratie, les
dirigeants israéliens n'ont pas manqué de se réjouir du revers infligé
au dirigeant palestinien et voient dans cette contestation un signe
annonciateur de la fin de l'ère Arafat. Mais tous les Israéliens ne
sont pas aussi optimistes. Zehava Gal On, député du Meretz (opposition
de gauche) a mis en garde contre une éventuelle arrivée au pouvoir de
radicaux islamistes si M. Arafat venait à perdre le pouvoir. Une
situation de «chaos» pourrait, selon elle, résulter de cette éventualité
«et ferait le jeu d'Ariel Sharon (le Premier ministre israélien) qui
n'a pas d'horizon politique, celui-ci pouvant affirmer alors qu'Israël
n'a pas d'interlocuteurs». -
L'Alliance éternelle pour la
guerre perpétuelle 11/09/2002 (brève remaniée) Les commémorations
du 11 septembre auront été l'occasion, pour le couple américano-israélien,
de réaffirmer l'Alliance éternelle qui unit les deux pays dans leur
pseudo lutte contre le terrorisme: même vision du monde, même objectifs
de guerre. - israël-Liban: SHARON évoque un casus belli 10/09/2002 Ariel Sharon a affirmé mardi qu'un détournement des eaux de la rivière Hasbani par le Liban constituerait un «casus belli» pour Israël, a rapporté la radio militaire israélienne. M. Sharon a fait cette déclaration lors d'une réunion spéciale de responsables civils et militaires, à l'issue du conseil des ministres, selon la radio. Le Hasbani prend naissance au Liban et coule sur une cinquantaine de km en territoire libanais, puis rejoint le Jourdain qui se déverse dans le lac de Tibériade. «Le Hasbani fournit entre 20 et 25% de l'eau s'écoulant dans le lac de Tibériade», selon un responsable le ministère israélien de l'Agriculture. En mars 2001, un responsable militaire israélien avait affirmé que les Libanais avaient entamé des travaux de construction d'un système de pompage de leur côté de la frontière afin d'empêcher les eaux de la rivière Hasbani de couler en Israël. Un porte-parole de la force de l'ONU au Liban sud avait démenti alors que le Liban ait détourné les eaux du Hasbani, affirmant que des ouvriers installaient une «conduite de 10 cm» pour alimenter un village souffrant de manque d'eau. - «Enormes quantités d'armes» US acheminées en Israël 09/09/2002 Israël a autorisé les États-Unis à entreposer dans les bases de son armée d'énormes quantités de matériel militaire, d'armes et de munitions en prévision d'une éventuelle offensive contre l'Irak, a indiqué dimanche le quotidien Maariv. Selon le journal, qui fait état d'un document qui lui est parvenu, le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer a donné son feu vert aux premières livraisons de ce matériel dans les prochains jours. Maariv affirme aussi qu'un officier supérieur amméricain a confirmé sous couvert de l'anonymat ces informations, précisant que les livraisons s'inscrivaient dans le cadre de la coopération stratégique entre Israël et les Etats-Unis. En vertu de cette coopération, a-t-il précisé, Israël met ses bases militaires à la disposition des Etats-Unis, auxquels il fournit aussi une assistance logistique et des renseignements. Maariv ajoute encore que «des dizaines d'officiers et fonctionnaires américains se trouvent actuellement dans des bases de l'armée israélienne pour vérifier les entrepôts de munitions et d'armements». Selon un de ces officiers cité par le journal, «les quantités d'armes qui ont déjà été livrées ou doivent encore parvenir en Israël sont énormes, car Israël est le seul pays auquel nous fassions confiance». -
Sharon enterre officiellement
Oslo, Camp David et Taba 06/07/2002 Le Premier ministre israélien
Ariel Sharon a enterré officiellement vendredi les accords avec les
Palestiniens. Pour Israël, les accords d'Oslo conclus en 1993 avec les
Palestiniens et les arrangements envisagés à Camp David et à Taba en
l'an 2000 «n'existent plus», a déclaré M. Sharon dans une interview
accordée au quotidien Maariv à l'occasion du Nouvel an juif,
qui débute en soirée. «Oslo n'existe plus, Camp David (Etats-Unis)
n'existe plus, ni Taba (Egypte). Nous ne retournerons pas dans ces
endroits», a-t-il déclaré, en allusion aux accords et
arrangements conclus depuis 1993 par les précédents gouvernements israéliens
et les Palestiniens. -
Sharon provoque Kadhafi
05/09/2002 La Libye pourrait bien être le premier pays arabe à se
doter de l'arme nucléaire, a affirmé mercredi le Premier ministre israélien
Ariel Sharon. Selon lui, la Corée du Nord, l'Irak et peut-être bien le
Pakistan aident le colonel Moammar Kadhafi à mettre au point ces armes,
peut-être avec des fonds saoudiens. «La Libye devient peut-être un
pays plus dangereux qu'on ne le croyait», a-t-il déclaré à la télévision
israélienne sans se montrer plus précis. M. Sharon a assuré en tout
cas que l'Etat hébreu réunissait des informations sur ce sujet et
qu'il se préparait à faire face à cette menace. - Le plan «Busharon»: attaque de l'Irak et nettoyage ethnique des Palestiniens? 05/09/2002 Le quotidien Ha'aretz du 16 août rapportait que Sharon avait envoyé des messages à l'administration Bush pour lui demander de ne pas surseoir à une attaque contre l'Irak. La veille, toujours dans le Ha'aretz, le commentateur israélien Meron Benvenisti écrivait: «Les avertissements sur les conséquences destructrices pour l'ensemble du Moyen-Orient d'une attaque contre l'Irak ne dissuadent pas Israël: ils l'encouragent. (...) Un assaut américain sur l'Irak, en dépit d'une opposition arabe et mondiale, et une participation même symbolique d'Israël à cet assaut, provoquera l'effondrement du régime hachémite en Jordanie. Israël mettrait alors en oeuvre la vieille «option jordanienne» en expulsant des centaines de milliers de Palestiniens de l'autre côté du Jourdain. Il n'y a jamais eu de meilleure opportunité pour cette option. (...). Les avertissements à propos du nettoyage ethnique ne doivent pas seulement venir des militants gauchistes, mais aussi de ceux dont on ne peut remettre en doute le patriotisme. Et Benvenisti de souligner que les Américains doivent être «avertis qu'un assaut contre l'Irak pourrait déclencher le nettoyage ethnique des Palestiniens.» - La machine de guerre israélienne grippée par les objections de conscience 05/09/2002 Sans compter sa puissance nucléaire, Tsahal peut aligner quelques 186'000 appelés ou engagés et 445'000 réservistes pour servir ses 400 avions ultra-performants, ses 4000 chars et ses milliers de bouches de canons. Mais comme le note Martin Van Crefeld, considéré comme le meilleur historien de Tsahal, dans un article publié vendredi dans 24heures, «Israël peut perdre la bataille, et son âme, à cause de l'occupation des territoires palestiniens». Et de rappeler que personne n'a jamais réussi à réduire l'aspiration d'un peuple à l'indépendance. Ni les Américains au Vietnam, ni les Russes en Afghanistan, ni les Français en Algérie. Des centaines de militaires (486 à ce jour) ont signé une pétition appelant au refus de servir dans les territoires occupés, et des dizaines d'entre-eux ont été incarcérés. Ils ne veulent pas être mêlés à la répression ou pire: aux pillages et exactions. Les militants d'extrême gauche du «Bloc de la paix» d'Uri Avnery ont menacé de constituer des dossiers personnels sur les gradés violant le code éthique, afin de les soumettre au tribunal pénal international de La Haye. Les désertions, elles, ont augmenté de 100% en douze mois, avec 2400 militaires qui ont fait défection. -
Le Hezbollah dans la ligne de
mire 05/09/2002 Le groupe chiite fondamentaliste du Hezbollah
pourrait bien être l'équipe championne du terrorisme, et sera visé
par la campagne américaine antiterroriste «le moment venu», a
déclaré jeudi le le secrétaire d'Etat adjoint américain, Richard
Armitage. «Ils sont sur la liste, leur heure viendra, ça ne fait
aucun doute», a dit M. Armitage en évoquant le mouvement opérant
au Liban avec le soutient de l'Iran et de la Syrie. - «Terrorisme d'Etat»:
Trente des 49 Palestiniens tués en août étaient des civils!
03/09/2002 Treize civils palestiniens ont trouvé la mort depuis
mercredi soir. Quatre personnes, dont une femme de 55 ans et deux de ses
enfants, ont d'abord succombé à un tir d'obus de char contre leur
domicile à Gaza. Samedi, des missiles d'hélicoptères d'assaut «Apache»
ont fait cinq tués, dont deux enfants, lors d'un raid prétendument
ciblé à Toubas, en Cisjordanie, qui a par ailleurs blessé dix
passants. Enfin, le lendemain, quatre ouvriers, que l'armée qualifie de
«terroristes», ont été abattus dans une embuscade près de Hébron.
«Cette escalade vise à effrayer le peuple palestinien et à
l'amener à la reddition. C'est du terrorisme d'Etat», a déclaré
le négociateur palestinien Saëb Erakat. - Treize Palestiniens tués, dont deux enfants et trois adolescents 02/09/2002 Alors qu'aucun attentat anti-israélien n'est survenu depuis le 4 août dernier, les soldats de Tsahal ont tué hier quatre Palestiniens, portant le bilan à treize morts palestiniens depuis jeudi, dont deux enfants et trois adolescents (>>bilan provisoire). Le ministre palestinien de l'Information, Yasser Abed Rabbo, a demandé l'arrêt des négociations avec Israël, estimant que ces incidents sanglants fournissent la preuve que l'Etat hébreu ne souhaite pas un cessez-le-feu: «Après chaque rencontre avec les Israéliens, un nouveau massacre survient quelque part dans les territoires». Absent du 02/08/2002 au 02/09/2002 |
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- Officiellement
«pas de massacre à Jénine», selon l'ONU 01/08/2002 Plus
de la moitié des 52 Palestiniens tués à Jénine
étaient des civils, reconnaît l'ONU dans un rapport, mais Israël n'a
pas commis de «massacre» lors de son opération contre le camp de réfugiés
palestiniens, du 3 avril au 10 avril dernier. Les Nations unies
rejettent ainsi les affirmations palestiniennes faisant état du
massacre de plusieurs centaines de personnes. Le secrétaire général
de l'organisation, Kofi Annan, a toutefois tenu à préciser que ce
texte «n'était pas le résultat d'une enquête sur place mais qu'il
s'appuyait sur des informations déjà disponibles dans le domaine
public». «Le fait que nous ne disions pas qu'il y ait eu un
massacre ne veut pas dire qu'il n'y en a pas eu, a renchérit jeudi un
haut responsable des Nations Unies, selon l'AFP. Nous avons voulu éviter
un terme au contenu émotionnel.» - Meurtre, couvre-feu et bouclage 28/07/2002 Une Palestinienne de 14 ans a été tuée dimanche d'une balle dans la tête par des tirs de colons juifs de Hébron après les funérailles d'un des leurs, tué dans une attaque. Le frère de l'adolescente a été légèrement blessé, selon la même source, qui a cité deux autres blessés par balles, un garçon battu, un autre poignardé et une famille de six Palestiniens renversée par une voiture de colons. Plusieurs centaines de milliers de Palestiniens vivent sous couvre-feu depuis près de six semaines en Cisjordanie, alors que plus d'un million sont sous bouclage dans la bande de Gaza. Responsables palestiniens et experts internationaux se disent alarmés par la dégradation de la situation humanitaire, soulignant un problème croissant de malnutrition chez les enfants. - Immigrés
illégaux: dehors! Rallonge de Washington !
26/07/2002 Le gouvernement israélien, qui
s'attend pour 2003 à un chômage record de 11,5%, a décidé de
renvoyer 50'000 travailleurs immigrés illégaux. Frappé depuis
l'Intifada par la récession, Israël compte 270'000 sans-emploi (10,6%
de la population active), un taux jamais enregistré depuis la création
de l'État, en 1948. Le Premier ministre Ariel Sharon a en effet donné
lundi ordre à la police de commencer au plus vite les expulsions, pour
arriver à 50'000 en un an. «La solution est de réduire le nombre
de travailleurs étrangers, qui concurrencent les chômeurs israéliens»,
a affirmé Michaël Sarel, directeur-adjoint au ministère des Finances.
Évidemment, les partis religieux de la coalition, qui contrôlent le
ministère de l'Intérieur, font eux aussi campagne pour réduire de façon
draconienne le nombre de travailleurs étrangers, mais afin de préserver
le caractère juif du pays. - Sharon,
première impasse pour la CPI 24-25/07/2002 (brève
remaniée) Le bombardement lundi à
Gaza, qui a fait 15 morts dont 9 enfants, est un «crime de
guerre» qui tombe sous le coup de la Cour pénale internationale (CPI),
a déclaré le représentant de la Palestine, Nasser al-Kidwa, mercredi
soir devant le Conseil de sécurité de l'ONU convoqué en urgence. «Cet acte tombe définitivement sous
la juridiction de la Cour et donc des mesures pour que ses responsables
puissent être présentés à la justice doivent être prises», a
dit le diplomate palestinien, selon l'AFP. Aucun orateur n'a repris la
demande palestinienne de saisir la Cour pénale internationale de
l'action israélienne. «Si politiquement cette demande ne manque pas
de mérites, ses fondements juridiques sont peut-être plus fragiles»,
a commenté un diplomate. L'argument consiste à dire que seul un État
peut saisir la CPI, qualité non reconnue à l'Autorité palestinienne,
même si l'État de Palestine a été reconnu
par 94 Etats, dont l'Autriche et le Vatican, après sa
proclamation par la réunion du Conseil National Palestinien (CNP)
d'Alger de novembre 1988. Autre problème, la juridiction de la CPI ne s'exerce
que sur les pays qui ont ratifié le Traité de Rome (1998) qui a créé
la Cour, et, si Israël a bien signé ce Traité, elle ne l'a pas ratifié.
Cela dit, la Cour a toutefois juridiction sur des affaires qui impliquent des États qui
n'ont pas ratifié le Traité, mais seulement si elle est saisie par... le Conseil de sécurité.
Et au final, qui dit Conseil de sécurité dit, en dernier ressort, veto américain en tout
ce qui touche à Israël. Fin de l'épisode. - Boucherie
«réussie» à Gaza 23/07/2002 (brève
remaniée en soirée) Un raid aérien lancé la nuit passée a fait 15
morts à Gaza, parmi lesquels neuf enfants (dont cinq de moins de 5 ans
et un bébé), ainsi que 176 blessés, dont quinze étaient dans un état
«désespéré». Le raid visait officiellement le chef de la branche
armée du Hamas, Salah Chéhadé. Selon la radio militaire israélienne,
c'est une «bombe d'une tonne» qui a été larguée par un avion de
combat F-16, détruisant cinq maisons dans un quartier populaire de Gaza
où vivaient des dizaines de familles. Le premier ministre israélien,
Ariel Sharon, a parler d'une «des opérations les plus réussies» de
l'armée. Opération qui avait reçu l'aval et de Sharon, et de Ben
Eliezer, le ministre «travailliste» de la Défense, sans réunion préalable
du cabinet de sécurité. - Business is Business 21/07/2002 Neuf soldats et officiers de Tsahal ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d'avoir vendu des munitions (60'000 balles) à des Palestiniens membres de groupes armés du Fatah, l'organisation de Yasser Arafat. Deux chefs de ce réseau habitent dans la colonie d'Adoura (Cisjordanie) où, il y a à peine trois mois, un commando palestinien a tué quatre Israéliens, dont une petite fille. - Déportation de Palestiniens 20/07/2002 Dans la nuit de jeudi à vendredi, l'armée israélienne a détruit deux maisons et fait prisonniers vingt et un Palestiniens, dans le nord de la Cisjordanie, avec l'intention de les déporter vers la gigantesque prison à ciel ouvert qu'est la bande de Gaza, au seul motif qu'ils avaient des liens de parenté avec des auteurs d'attaques anti-israéliennes. Les autorités israéliennes se sont toutefois engagées dimanche, devant la Cour suprême, à donner un préavis de douze heures aux Palestiniens qu'elles voudraient expulser. - Effort britannique pour la paix 19/07/2002 L'an passé selon The Guardian, la Grande-Bretagne a doublé ses ventes d'armes à Israël, selon un rapport publié vendredi 19 juillet 2002. (voir aussi dossier du Guardian sur les ventes d'armes). - Un rapport d'information du Sénat français, d'après une mission effectuée juste avant le déclenchement de l'opération «Mur de protection», souligne l'ambiguïté de l'engagement américain et préconise le déploiement, sur le terrain, d'une présence internationale d'observation, d'interposition ou de sécurisation. - Attentat à Tel-Aviv, incursion près de jénine, bombardement à Gaza 17/07/2002 Cinq personnes ont été tuées, dont deux kamikazes palestiniens, et 28 autres blessées, dans un attentat suicide perpétré mercredi soir à Tel-Aviv. Le premier depuis le lancement, le 19 juin, de l'opération israélienne «Voie ferme» en Cisjordanie. Dans l'après-midi, un avion de chasse israélien a bombardé une usine métallurgique de la Bande de Gaza et, près de Jénine, la localité de Silat ad-Daher a été investie en fin de journée par des chars israéliens «tirant partout» dans les rues, selon son maire, Ragheb Abou Diyak. Un palestinien membre du Fatah de Yasser Arafat a été tué. Par ailleurs, selon le quotidien israélien Ha'aretz, quatre soldats de Tsahal ont été arrêtés lundi. Ils sont suspectés d'avoir vendu de l'armement à des activistes palestiniens. Les quatre soldats vivent dans une colonie au sud d'Hébron. Enfin, un Palestinien armé a été tué par des soldats israéliens alors qu'il tentait d'entrer en Israël à travers un barrage près de la ville de Kalkiliya occupée. - Attentat à quelques heures de la réunion du quartette 16/07/2002 Un commando de trois hommes portant des uniformes militaires israéliens a attaqué mardi un car de colons juifs en Cisjordanie, faisant huit morts et une quinzaine de blessés. Cet attentat est intervenu peu avant la réunion du «quartette» (USA, UE, Russie, ONU) à New York sur la relance du processus de paix au Proche-Orient. L'opération a été revendiquée par les brigades des martyrs d'Al Aqsa, puis par la branche armée du Front démocratique de libération de la Palestine (FDLP, gauche radicale) et, enfin, plus tardivement par le Hamas. - «La vision d'Ariel Sharon: Maximal Killing» 16/07/2002 Petit retour en arrière sur les hauts faits de guerre du général Ariel Sharon, du massacre de villageois palestiniens à Qibya, en 1953 (70 morts), aux 15'000 morts de l'invasion du Liban et du siège de Beyrouth (publié le 12). Avec Naplouse, Jénine ou Ramallah cette année, les historiens n'ont pas fini d'empiler les cadavres dans la biographie de celui que Bush Jr. appelle «a man of peace». Un autre «décompte» sanglant du Monde Diplomatique (novembre 2001). - Sabra et Chatila: secret maintenu 15/07/2002 La Cour suprême d'Israël a rejeté un appel pour la publication de la partie secrète du rapport de la commission d'enquête sur les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, en 1982. La Cour a repoussé le recours de la famille du lieutenant Yoav Spiegel, tué au Liban, qui lui demandait de déclassifier la partie secrète du rapport de la commission Kahane sur les massacres, selon les agences. La famille s'était heurtée au refus du gouvernement israélien qui a décidé, le 23 juin, du maintien du secret. Le gouvernement, sur avis des services secrets, a estimé que la publication de cette partie du rapport pourrait «porter préjudice aux intérêts israéliens, notamment à la sécurité de l'Etat et ses relations extérieures». La commission d'enquête, présidée par le juge Itzhak Kahane, avait conclu en février 1983 qu'Israël avait une «responsabilité indirecte» dans les massacres et que l'actuel Premier ministre, Ariel Sharon, alors ministre de la Défense, portait une «responsabilité personnelle» pour avoir ni prévu ni empêché à temps les tueries. - Bombardements US sur le Liban évoqués 15/07/2002 Le président de la commission des renseignements du sénat américain, Bob Graham, affirme que les Etats-Unis doivent envisager sérieusement le bombardement aérien des bases terroristes au Liban si la Syrie se refuse à les démanteler. (radio Kol Israël, le 10-07-2002). - Saisie de terres 15/07/2002 L'armée israélienne a informé des familles palestiniennes résidant à l'entrée nord de Ramallah qu'elle s'apprêtait à saisir un terrain de 1,5 hectare, apprend-on auprès des intéressés. Le terrain vague, qui jouxte des habitations, est la seule voie de passage pour les Palestiniens qui veulent entrer ou sortir de Ramallah occupée, bouclée par l'armée israélienne et soumise au couvre-feu depuis près d'un mois. Des militaires ont informé les propriétaires du terrain et les voisins que cette parcelle située près du quartier général de l'armée de Beit El devait être saisie «pour des raisons de sécurité», précise l'AFP. - Journaliste et enfant de 13 ans tués 12/07/2002 L'armée israélienne a abattu un policier palestinien et un jeune Palestinien de 13 ans vendredi matin lors d'une incursion dans la bande de Gaza, a-t-on déclaré de sources médicale et proche de la sécurité palestinienne. Quatre personnes ont été blessées. L'armée est entrée dans la ville de Deir al Balah, dans le centre de la bande de Gaza, et a ouvert le feu sur deux positions de la police palestinienne, tuant un policier. L'adolescent a été tué au moment où les militaires se retiraient des lieux, a-t-on ajouté de mêmes sources. Par ailleurs, un des deux journalistes palestiniens blessés jeudi à Jénine par des tirs de l'armée israélienne est par ailleurs décédé vendredi matin. Imad Abou Zahra, 35 ans, rédacteur indépendant travaillant pour un journal palestinien, est le deuxième reporter tué en quatre mois, après la mort, le 13 mars, d'un photographe italien indépendant, Raffaele Ciriello - Anecdote 12/07/2002 Le 5 juillet dernier, dans un avion Air France se rendant à Tel Aviv, le commandant de bord du vol AF1992 a déclenché les foudres de ses passagers, notamment israéliens, en mentionnant «Israël-Palestine» dans l'une de ses annonces. La compagnie Air France a déploré «l'incident» et précisé «qu'il s'agissait d'une annonce personnelle du commandant de bord et en aucun cas d'un libellé recommandé par la compagnie». Notons au passage que l'Etat de Palestine a été reconnu par 94 Etats, dont l'Autriche et le Vatican, après sa proclamation par la réunion du Conseil National Palestinien (CNP) d'Alger de novembre 1988. D'autres pays, sans avoir formellement reconnu l'Etat de Palestine, ont accordé un statut diplomatique spécifique à une représentation palestinienne: délégation générale de Palestine en France, délégation générale palestinienne en Allemagne, Belgique, Espagne, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, UK. Le Brésil et la Suisse accueillent une représentation de l'OLP bénéficiant des immunités diplomatiques d'une autre Mission arabe. - «L'entreprise sioniste» 10/07/2002 Le cabinet israélien entend reconsidérer un projet de loi, approuvé dimanche, restreignant dans certains cas la vente de terres domaniales aux juifs, a indiqué hier le secrétaire du gouvernement selon l'AFP. «Le gouvernement veut examiner la nécessité de légiférer à ce sujet, a affirmé Guidon Saar à la radio publique israélienne. Nous voulons entendre l'avis d'un forum de professionnels, et le gouvernement décidera ensuite de la marche à suivre pour assurer au mieux la poursuite de l'entreprise sioniste.» - «Crimes de guerre» à naplouse, pillage à Bethléem 10/07/2002 La première enquête d'ONG internationales menée à Naplouse parle d'infractions «qualifiables de crimes de guerre». En encadré, la traduction d'un communiqué de presse de la Direction du Centre de la paix de Bethléem qui en dit long sur le comportement des soldats de Tsahal en opération. - soutien des intégristes américains à sharon: une vision apocalyptique! 08/07/2002 Ils sont 40 millions d'américains issus du courant évangélique à soutenir sans réserve la politique du gouvernement Sharon. Ils forment actuellement le lobby pro-israélien le plus influent des Etats-Unis. Le ministre de la Justice, John Ashcroft, ou Tom Delay, chef de la majorité républicaine au Sénat, font partie de ces ultras qui vivent leur foi dans une perspective apocalyptique. En soutenant Ariel Sharon dans sa guerre de conquête des territoires Palestiniens, ils espèrent, à terme, permettre la reconstruction du Temple de Jérusalem et entrer ainsi dans la fin des temps, suivant la prophétie biblique de St.-Jean. - Londres et la politique du caniche 08/07/2002 Dans sa dernière fantaisie télévisée du 24 juin dernier, le leader du monde libre, Bush Jr., sommait les Palestiniens de changer de dirigeant, condition sine qua non à la création d'un bantoustan, pardon, d'un Etat palestinien pour Washington. Mardi soir 2 juillet, le nouveau secrétaire d'Etat britannique au Moyen-Orient, Mike O'Brien, confirmait, s'il en était besoin, la politique du caniche de l'administration Blair à l'égard des Américains en invitant les Palestiniens à faire émerger de nouveaux leaders avec lesquels la communauté internationale pourra traiter, à côté de Yasser Arafat, selon un communiqué du Foreign Office. Publié le 4 juillet, un sondage du Mirror montre que le premier ministre britannique est perçu par 62% des personnes interrogées comme le toutou (poodle) de Bush. - (absent du 15 juin au 1er juillet) |
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- Un
mur autour de la Cisjordanie 13/06/2002 Israël va
construire une ligne défensive tout au long des 364 km de la «ligne
verte» séparant l'Etat hébreu de la Cisjordanie occupée depuis juin
1967. Sur ordre du ministre de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, des
travaux ont commencé pour l'édification d'une première ligne de
fortifications face au village palestinien de Kfar Salem et près de Umm
el-Fahem (Galilée), aux abords de la ville palestinienne de Jénine
(nord de la Cisjordanie). Remblais, profondes tranchées, herses, tours
de guet, chicanes en béton, clôtures électroniques, déploiement d'un
triple réseau de fils de fer barbelés: c'est en fait un véritable réseau
défensif qui sera mis en place en fonction des données topographiques.
Le tout surveillé par des patrouilles motorisées ou à pied accompagnées
de chiens, voire par ballons mongolfières à l'aide d'appareillages électroniques
hyper-sophistiqués. Coût de l'opération: 1 million de dollars le
kilomètre (24 heures ). |
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mai 2002 - attaque sanglante d'une colonie. bethléem réoccupé Trois étudiants d'une école juive orthodoxe ont été tués, et un autre légèrement blessé, par les tirs d'un Palestinien qui a lui-même été abattu, dans l'implantation d'Itamar, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Dans la journée, l'armée israélienne a poursuivi ses incursions en Cisjordanie, menant une opération de quelques heures à Jénine. Un Palestinien a été tué par des tirs, et une vingtaine ont été arrêtés. Bethléem est réoccupé depuis deux jours. Par ailleurs, trois colons juifs ont été inculpés par un tribunal de Jérusalem pour avoir fomenté un projet d'attentat. Ils avaient projeté de faire sauter une école de filles palestinienne à Jérusalem-est le 29 avril dernier. Enfin, un Palestinien incarcéré depuis un an pour des activités hostiles à Israël s'est suicidé dans la prison israélienne de Ramlé, à l'est de Tel-Aviv. - Attentat-suicide 27/05/2002 Une femme et une fillette ont été tuées lundi dans un attentat-suicide perpétré dans un centre commercial de Petah Tikva, à l'est de Tel-Aviv. Le kamikaze est mort et une vingtaine de personnes ont par ailleurs été blessées. Les Brigades des Martyrs Al-Aqsa, qui ont revendiqué la responsabilité de l'attentat, ont annoncé qu'elles allaient poursuivre les opérations tant que l'occupation israélienne durerait. Le ministre israélien de la Sécurité Intérieure, Uzi Landau, a accusé Yasser Arafat d'être responsable de l'attentat, estimant que l'Autorité palestinienne devait être «complètement désarmée». Sur CNN, Saëb Erekat, un proche de Yasser Arafat, a déclaré, quant à lui, que le président palestinien condamnait tous les assassinats de civils palestiniens et israéliens. Et d'ajouter: «On ne peut pas accepter qu'Israël nous fasse tout endosser. Aujourd'hui, nous avons assisté à une incursion de Tsahal à Bethléem et Kalkilya. Ce n'est pas la routine.» - «Partition de la Cisjordanie» 20/05/2002 Selon Saëb Erakat, haut responsable palestinien, Yasser Arafat a envoyé des messages à plusieurs dirigeants étrangers pour protester contre la «partition» par Israël des zones palestiniennes, estimant que cela représentait une forme «d'apartheid». Dans les «messages urgents», qu'il a adressés notamment aux dirigeants des Etats-Unis, de la Russie, de la France, de l'Espagne et au secrétaire général de l'ONU, le président palestinien a demandé l'intervention de la communauté internationale «pour mettre un terme à ce nouveau chapitre de l'apartheid qui vise à transformer la Cisjordanie et la bande de Gaza en cantons entourés de zones tampon et à intensifier la colonisation». «Israël a introduit aujourd'hui un nouveau système d'apartheid pire que celui qui était en vigueur jadis en Afrique du Sud», a affirmé M. Erakat, accusant l'Etat hébreu d'avoir procédé à la «division de la Cisjordanie en huit parties, et la bande Gaza en quatre». De son côté, le ministère de la Défense israélien a indiqué, dans un communiqué, qu'Israël allait accélérer les travaux de construction d'ouvrages défensifs en Cisjordanie le long des 350 km de la ligne de démarcation. L'AFP précise que le ministre israélien de la Défense, Binyamin Ben Eliezer, en a assuré les maires des localités israéliennes proches de ce secteur qu'il a rencontrés dans ses bureaux de Tel-Aviv, au lendemain de l'attentat suicide meurtrier qui a fait trois tués, outre son auteur, à Netanya. Le ministère israélien du logement, dirigé par Natan Sharansky, fervent ennemi du «gel» des implantations, a, quant à lui, lancé des appels d'offre pour la construction d'un millier de nouveaux appartements destinés aux colons en Cisjordanie. - Sabra et Chatila: Sharon saura le 26 juin s'il est poursuivi 16/05/2002 Ariel Sharon saura le 26 juin s'il sera poursuivi par la justice belge pour son rôle présumé dans les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila, en 1982 à Beyrouth. La chambre des mises en accusation de la cour d'appel de Bruxelles doit se prononcer sur la recevabilité de la plainte déposée, en juin 2001 contre le premier ministre, par 23 Palestiniens rescapés de cette boucherie qui avait fait, selon les sources, entre 800 et 3000 morts. Mais déjà, on évoque un récent arrêt de la Cour internationale de Justice qui devrait faire jurisprudence et dissuader les juges belges de poursuivre Sharon. - coup dur ou coup de pouce? 13/05/2002 Analyse A l'initiative de l'ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le comité central du Likoud, le parti que dirige Ariel Sharon, a approuvé dimanche une motion rejetant la création d'un Etat palestinien. «Il faut que ce soit clair: il n'y aura pas d'Etat palestinien à l'ouest du Jourdain car un tel Etat sera une menace mortelle pour Israël», a déclaré Netanyahou. Opposé à un tel vote qu'il a qualifié, sous les huées des délégués, de «dangereux pour Israël», le premier ministre Ariel Sharon est donc, apparemment, désavoué par son parti (60% des 1500 membres (sur 2600) du comité central ont approuvé la motion). Un vote qui intervient au moment même où Tsahal a mis fin à l'opération Mur de protection, en levant le siège de la Nativité. Coup dur pour Sharon? Pas si sûr. Car à court terme au moins, le premier ministre pourra se présenter comme l'alternative au pire, un presque... modéré en somme, face à l'extrémisme des positions d'un Netanyahou. D'abord servi par les attentats du Hamas qui lui ont permis d'imposer sa politique du pire, servi ensuite par le silence assourdissant de Shimon Pérès qui privait le peuple israélien d'une alternative, servi désormais par l'épouvantail Netanyahou qui lui tend le masque du modéré, le bulldozer Sharon va sans doute, avec le soutien toujours inconditionnel de Washington, chercher à s'imposer comme celui avec qui les Palestiniens ont une dernière chance de négocier, même des bantoustans. On croirait la partition écrite. Des accords ainsi obtenus par la violence ne sauraient toutefois déboucher que sur une paix contestée avec, à la clé, davantage de morts, davantage de terrorisme, davantage de répression. Un conflit permanent mais de basse intensité que, selon la chercheuse Saïda Bédar, l'État hébreu envisage de soutenir désormais contre sa périphérie arabe. Difficile pourtant d'imaginer que les Israéliens acceptent de vivre dans un Etat bunker en permanence attaqué. Reste le plan séoudien et la normalisation des relations qu'ils proposent avec le monde arabe. Il a l'avantage de jeter les prémices d'une solution globale, seule à même de calmer les angoisses sécuritaires d'Israël, notamment en faisant baisser d'un cran l'importance stratégique de certaines parties des territoires palestiniens. Reste que le peu d'enthousiasme d'Ariel Sharon pour une telle normalisation conduisent, pour l'heure, certains observateurs à lui prêter des arrière-pensées finalement aussi conquérantes que les projets avoués de son turbulent élève. Samedi, 60'000 pacifistes se sont rassemblés sur la place Itzhak Rabin, à Tel-Aviv, afin d'appeler au «retrait des territoires occupés, pour le salut d'Israël». Sur le terrain, Tsahal a finalement reporté l'opération militaire massive qui était prévue dans la bande de Gaza. - Coup de sang 07/05/2002 Dans un discours à la chambre des Communes (The Guardian, 17 avril), un parlementaire du Parti travailliste britannique, Gerald Kaufman (principale personnalité politique juive outre-Manche), a qualifié Sharon de «criminel de guerre» qui avait «donné l'ordre à ses troupes d'utiliser des méthodes barbares contre les Palestiniens». Evoquant les opérations de Tsahal dans le camp de Jénine, M. Kaufmann a comparé les tactiques de Sharon à celles des terroristes juifs de l'Irgoun qui, en 1948, rappela le parlementaire, avaient notamment massacré des dizaines de civils palestiniens à Deir Yassin. M. Kaufmann a vigoureusement condamné les attentats-suicides palestiniens, affirmant toutefois qu'il était «important de se demander pourquoi les Palestiniens utilisaient ces méthodes. Nous devons nous demander comment nous nous sentirions si nous avions été occupés durant 35 ans par une puissance étrangère qui vous refuse les plus élémentaires droits humains et des conditions de vie décentes.» «Nous devons nous demander ce que les Juifs auraient fait en pareilles circonstances», a encore martelé M. Kaufmann, rappelant par le détails les actions des groupes Irgoun et Stern. Dans ce discours jugé très «émotionnel» par The Guardian, le Parlementaire a aussi déclaré que la différence entre Deir Yassin et Jénine était qu'il s'agissait à l'époque d'actions de «groupes terroristes», mais que «l'horreur de Jénine était le fait de l'armée israélienne officielle». Rappelant la grandeur du Peuple juif, il regretta qu'il soit «désormais symbolisé à travers le monde par le bulldozer Sharon, un criminel de guerre impliqué dans le meurtre de Palestiniens à Sabra et Chatila et qui recommence à tuer des Palestiniens.» M. Kaufmann a encore mis en garde contre «une attaque de l'Irak qui dresserait le monde musulman tout entier contre les États-Unis et la Grande-Bretagne», prédisant la désintégration de la coalition anti-terroriste et un crash «comparable au choc pétrolier de 1973». Sur le terrain, le gouvernement Sharon a précisé sa vision de la paix. En visite à Washington, le premier ministre israélien réclame la tête d'Arafat et propose des accords intérimaires, «sur plusieurs années», avant d'envisager des négociations finales devant aboutir à la création de ces fameux bantoustans palestiniens sur 40% de la Cisjordanie et à Gaza. Il a aussi réaffirmé qu'aucune colonie ne serait démantelée. Bref, un plan inacceptable pour les Palestiniens et qui, notamment sur les volets colonie et bantoustans, assurerait en l'état mille ans de terrorisme à Israël. Comme lors des trois semaines de calme relatif de décembre 2001, où Sharon s'était borné à exiger un calme absolu avant de commencer à négocier, le premier ministre ne semble toujours pas intéressé par un règlement final du conflit dans le respect des résolutions de l'ONU. Son peu d'intérêt pour le plan séoudien en témoigne aussi. Une stratégie qui prend tout son sens, selon des observateurs (lire plus bas: L'ombre du pire), si on l'inscrit dans le vieux plan sioniste de déportation des Palestiniens en Jordanie (lire ci-contre: Stratégie pour Israël dans les années 1980). Un plan officiellement exhumé par le petit dernier du gouvernement Sharon, Effie Eitam. On ne peut toutefois s'empêcher de juger le scénario excessif puisqu'il nécessiterait, au minimum pour être techniquement réalisable, une guerre régionale à laquelle Washington est opposé. Reste l'hypothèse convaincante de la chercheuse Saïda Bédar, pour qui l'Etat hébreu aurait pris le «pari de la guerre ingagnable», envisageant désormais un conflit permanent mais de basse intensité avec sa périphérie arabe. Pour l'heure, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le général Shaul Mofaz, évoque déjà, quant à lui, la possibilité d'une opération de plus grande envergure que celle lancée le 29 mars en Cisjordanie (et pratiquement toujours en cours): «Si les Palestiniens poursuivent leurs attentats terroristes et qu'il n'y ait personne du côté palestinien pour les brider, nous serons contraints de le faire même si cela nécessite une nouvelle opération plus large et plus profonde.» - Le hamas au rendez-vous! 07/05/2002 Tard mardi soir, Euronews annonçait qu'un attentat-suicide, revendiqué par le Hamas, avait fait plus d'une quinzaine de morts dans une salle de billard au sud de Tel-Aviv. Dans un timing aussi prévisible que macabre après l'horreur de l'opération Mur de protection, cette nouvelle boucherie ne manquera pas de déclencher une riposte dont personne ne saurait, aujourd'hui, prévoir l'ampleur. Une crise humanitaire est imminente dans la bande de Gaza, en raison du bouclage du territoire palestinien par l'armée israélienne, a affirmé l'UNRWA. L'agence de l'ONU est à court de combustible, de médicaments et de réserves de nourriture. - Israël plus fort que l'ONU 03/05/2002 L'Etat hébreu a finalement gagné son bras de fer avec l'ONU. Il n'y aura pas d'enquête à Jénine. Face au refus de coopérer d'Israël, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a formellement dissous jeudi la mission d'enquête, regrettant que «la lumière sur les ombres inquiétantes provoquées par les événements qui se sont déroulés dans le camp de réfugiés palestiniens ne sera pas faite». Côté Palestinien, c'est l'écœurement. «L'enquête ne peut pas être abandonnée. Nous voulons que la communauté internationale envoie une mission à Jénine pour mettre en évidence les crimes israéliens contre notre peuple», a déclaré le conseiller du président palestinien Yasser Arafat, Nabil Abou Roudeina. Les Palestiniens accusent Tsahal d'avoir commis un massacre dans le camp de réfugiés et selon une enquête à Jénine de The independent.co.uk, près de la «moitié des 50 Palestiniens dont les cadavres ont déjà été sortis des décombres étaient des civils, parmi lesquels des femmes, des personnes âgées et des enfants». Vigoureusement contesté par Israël mais jugé «crédible» par Mary Robinson, Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l'Homme, un rapport de l'organisation de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch (HRW), écarte la thèse du massacre mais évoque des «crimes de guerre», notamment l'usage de civils comme «boucliers humains». Qualifiée de «dangereuse reculade» ou même de «droit de veto» accordé à Israël, l'annulation de la mission de l'ONU a soulevé une vague d'indignation au Proche et au Moyen-Orient notamment. Au plan international, les Américains ont exprimé leur soutien inconditionnel à Israël en adoptant deux résolutions soulignant que ce pays est engagé, comme les Etats-Unis, dans une guerre «contre le terrorisme». Le Sénat a été le premier à se prononcer à une écrasante majorité (94 voix contre 2) en faveur d'un texte pro-israélien proposé par le sénateur Joseph Lieberman. La Chambre des Représentants a, peu après, adopté par 352 contre 21 une autre résolution, plus agressive, qui s'en prend directement à Yasser Arafat, accusé de «soutenir et de coordonner le terrorisme». Parallèlement, Colin Powell a proposé de rééditer la conférence internationale de Madrid, 10 ans après, pour trouver une solution au conflit. MM. Bush et Powell ont d'ores et déjà donné le ton de la médiation américaine, et un avant goût des concessions attendues côté palestinien, en avertissant Yasser Arafat «qu'il n'aura pas encore beaucoup d'occasions pareilles à saisir». - Mission sur Jénine sacrifiée 02/05/2002 Yasser Arafat a retrouvé sa liberté de mouvements jeudi, au moment où le Conseil de sécurité des Nations Unies cherchait le meilleur moyen d'enterrer la mission chargée de faire la lumière sur les événements de Jénine, où les Palestiniens accuse Tsahal d'avoir commis un massacre. «En fait, nous sommes à la recherche du meilleur moyen d'enterrer la mission et de limiter les dégâts», a commenté un diplomate cité par l'AFP. Le démantèlement de la mission des Nations Unies signifie, comme le relevait M. Annan mercredi dans une lettre au Conseil, que «cet exercice d'établissement des faits n'ayant pas lieu, la lumière ne sera pas faite sur les ombres inquiétantes provoquées par les événements qui se sont déroulés dans le camp de réfugiés palestiniens de Jénine». Il signifie surtout qu'Israël dispose désormais, de facto, d'un véritable droit de veto aux Nations Unies. Le dirigeant palestinien Saëb Erakat a estimé, quant à lui, que la dissolution de cette mission serait un «désastre» et «un feu vert à Sharon et son gouvernement pour commettre plus de massacres et plus de crimes de guerre». Le premier ministre israélien a d'ailleurs d'ores et déjà annoncé qu'il se réservait le droit de réitérer l'opération de Tsahal, ou de bloquer Arafat à l'étranger, en cas de nouvelle attaque suicide. L'armée israélienne a par ailleurs informé 14 familles palestiniennes du nord de la bande de Gaza de son intention de saisir leurs terres, a affirmé un groupe palestinien de défense des droits de l'Homme. «Les forces de l'occupation ont remis des ordres à 14 propriétaires de Beit Lahia les informant de leur intention de saisir leurs terres, soit quelque 30 hectares», indique le centre Al-Mizan dans un communiqué reçu par l'AFP. L'armée a précisé vouloir saisir ces terres pendant une période de cinq ans et justifié sa décision par des considérations sécuritaires, selon le centre. |
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-L'ombre
du pire
29/04/2002 Le
vieux plan sioniste de déportation des Palestiniens en Jordanie (lire
ci-contre: Stratégie pour Israël dans les années 1980),
officiellement exhumé par le petit dernier du gouvernement Sharon, Effie
Eitam, semble de plus en plus préoccuper les observateurs. Uri
Avnery, biographe de Sharon, estime ainsi que le but de l'opération
Mur de protection n'était pas de détruire l'infrastructure
terroriste, mais de préparer à la réalisation d'Eretz Israël (Israël dans ses
frontières bibliques). De son côté, l'historien
israélien Martin van Creveld pense qu'une attaque américaine
contre l'Irak, ou un attentat particulièrement sanglant en Israël,
pourrait sonner la mobilisation générale dans l'Etat hébreu afin de «vider
les territoires de quelque 2 millions d'Arabes».
Quant au soutien populaire que nécessiterait une telle opération, l'historien
précise que 44% des Israéliens sont aujourd'hui favorables à un
transfert de population. Le rabbin
Michael Lerner, éditeur du magazine Tikkun parlait, lui, de
46%.
- Jénine:
Israël craint une «enquête pour crime de guerre»
25/04/2002 Selon une enquête à Jénine de The
independent.co.uk, près de la moitié des 50 Palestiniens dont les
cadavres ont déjà été sortis des décombres étaient des civils,
parmi lesquels des femmes, des personnes âgées et des enfants. Une
infirmière en uniforme aurait même été «tuée en secourant un
garçon de 14 ans qui était blessé». Sur le front diplomatique, la
tentative israélienne de bloquer l'équipe d'enquêteurs de l'ONU,
censée faire la lumière sur le «massacre» dénoncé par les
Palestiniens, s'explique par la crainte de l'Etat hébreu de se voir
exposé à une «enquête pour crime de guerre». «Nous devons faire
attention si on ne veut pas tomber dans un traquenard», a ainsi déclaré
Emmanuel Nahchon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.
Ajoutant: «Chat échaudé craint l'eau froide», en référence
à la plainte déposée en Belgique contre Ariel Sharon pour son rôle
présumé dans les massacres de Sabra et Chatila.
Selon un rapport rendu public hier par le quotidien israélien Ha'aretz,
et dont l'authenticité a été confirmée à l'AFP par un responsable
israélien qui a requis l'anonymat, cet aspect juridique a fortement pesé
dans la décision d'Israël de geler son accord à la venue de l'équipe
de l'ONU. Dans ce mémorandum, Daniel Bethlehem, expert de droit
international à l'université de Cambridge et conseiller juridique du
gouvernement israélien à propos de cette mission, a averti qu'Israël
prenait le risque, s'il acceptait la mission dans sa forme actuelle, de
se voir exposer à une «enquête pour crime de guerre». |
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Mars
2002 - feu vert 30/03/2002 «Le monde entier doit savoir qu'Israël n'agit pas et ne peut pas agir sans un accord américain!» Prisonnier dans son QG de Ramallah ce 29 mars 2002, Yasser Arafat dénonce. Lors du sommet de Beyrouth, le soutien apporté par les pays arabes à l’Irak, et plus singulièrement le soutien saoudien, ont en effet été vécus comme un cinglant revers par les Américains. L'échec de la mission Cheney au Moyent-Orient, qui cherchait, au même moment, un appui arabe à une nouvelle campagne militaire contre Saddam, était patent. En «représailles», l’administration Bush aura, semble-t-il, voulu faire plier les Arabes en augmentant la pression sur les Palestiniens. Pari on ne peut plus risqué, à moins qu’une régionalisation du conflit ne soit le but recherché pour « redessiner » quelques frontières. Sur le terrain, 20’000 réservistes israéliens ont été mobilisés et un front menace de s'ouvrir sur la frontière libano-israélienne. «Arafat est un ennemi [Lire ci-dessous] qu'il faut isoler totalement et nous avons ordonné une vaste opération d'au moins plusieurs semaines dont l'objectif est de détruire l'infrastructure terroriste», a déclaré Ariel Sharon. L'opération, déclenchée après une vague d'attentats palestiniens qui a fait plus de 130 victimes israéliennes en un mois, a été baptisée «Mur de protection». C'est la plus vaste opération lancée depuis l'invasion du Liban, en 1982. Mardi 2 mars 2002, Arafat a refusé l'offre d'un exil «aller-simple» de Sharon. Jeudi 4 avril, la Syrie a ordonné le redéploiement de 20'000 soldats au Liban. - 34 nouvelles colonies ont été construites dans les territoires palestiniens depuis qu'Ariel Sharon a été élu premier ministre, selon The Independent.co.uk (anglais, 20 mars 2002). Jeudi 4 avril, alors que l'offensive israélienne se poursuivait tout azimuts, le médiateur américain, par la voix de George Bush, accusait Arafat d'être non seulement «le responsable» de la détérioration de la situation au Proche-Orient, mais d'avoir «trahi les espoirs du peuple qu'il est censé dirigé». Selon l'AFP, Bush paraissait déjà envisager son remplacement [du président Arafat] en évoquant une direction palestinienne «responsable». |