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2002 Proche-Orient
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| décembre
2002
- nEUF PALESTINIENS TUéS 26/12/2002 Le scénario est devenu classique. A la moindre accalmie, Tsahal lance des opérations meurtrières qui ont sans doute pour principal objectif de redynamiser l'engrenage attentats-répression nécessaire à la politique du gouvernement Sharon. Hier jeudi, alors que des pourparlers interpalestiniens visant la suspension des attentats doivent se tenir en Egypte, Sharon a commanditer des opérations meurtrières en Cisjordanie, tuant pas moins de sept Palestiniens dont au moins un adolescents. Selon la radio militaire, le ministre israélien de la Défense avait ainsi ordonné «d'accentuer la pression sur les organisations terroristes et de lancer de opérations partout dans les territoires palestiniens pour y capturer les terroristes recherchés». L'armée, notamment des membres d'unités spéciales «déguisés en Palestiniens», a lancé six opérations en douze heures en Cisjordanie. Dans la bande de Gaza, deux activistes armés du Hamas ont aussi été tués alors qu'ils tentaient de s'infiltrer dans la colonie de Netzarim. - Elections
palestiniennes reportées 22/12/2002 L'Autorité
palestinienne a annoncé ce week-end le report des élections générales
du 20 janvier. Elles n'auront lieu que lorsque l'occupation des villes
cisjordaniennes par l'armée israélienne aura été levée, a annoncé
dimanche le ministre Saëb Erekat. «En raison de la réoccupation
israélienne, des mesures de couvre- feu et des bouclages, il est
impossible de convoquer une élection pour le 20 janvier», a dit le
ministre palestinien des Collectivités locales à l'issue d'une réunion
de l'exécutif palestinien.Dans un communiqué, l'exécutif palestinien
a déclaré que le scrutin serait «immédiatement organisé»
après le retrait de Tsahal derrière les positions qu'elle occupait
avant le début de la seconde intifada en septembre 2000. Il a souligné
que, conformément à la loi électorale, un délai de 100 jours était
nécessaire entre l'annonce du nouveau scrutin, et la date à laquelle
celui-ci se tiendra. Le Haut représentant de l'Union européenne (UE)
aux relations extérieures, Javier Solana, a indiqué que Bruxelles
comprenait la décision palestinienne. «On ne peut pas avoir d'élections
libres s'il n'y a pas de liberté de mouvement et s'il y a des chars
dans les rues», a affirmé le Commissaire européen chargé des
Relations extérieures, Chris Patten. - Liberté
de la presse, version israélienne 19/12/2002 Un
photographe palestinien de l'AFP basé à Naplouse, en Cisjordanie, a été
battu jeudi par des gardes-frontières de la police israélienne.
Jaafar Achtiyé a indiqué que deux gardes-frontières ont sauté de
leur jeep à un barrage routier érigé entre Naplouse et la localité
de Salim, pour tenter de lui confisquer son appareil photographique. Il
a refusé de le leur céder et exigé des explications, les deux
gardes-frontières l'ont alors jeté à terre et frappé au cou et à la
tête, sans toutefois provoquer de blessures, a-t-il raconté. Un autre
photographe palestinien de l'AFP, Musa al-Shaer, a été forcé jeudi de
détruire deux photos de militaires israéliens armés qu'il avait
prises alors qu'ils pénétraient dans la basilique de la Nativité, à
Bethléem, érigée sur les lieux de la naissance du Christ, selon les
évangiles. En avril, un autre photographe palestinien de l'AFP, Hossam
Abou Alan, avait été appréhendé dans le sud de Hébron en
Cisjordanie et maintenu en détention administrative, sans jugement,
puis relâché sans explication six mois plus tard. En août, Seif
Chauki Dahlah, également photographe palestinien de l'AFP, basé à
Jénine,
dans le nord de la Cisjordanie, avait accusé des soldats israéliens
d'avoir volé des bijoux et trois téléphones portables pour une valeur
de 2'000 dollars lors d'une perquisition à son domicile. Il a aussi
accusé les militaires de lui avoir conseillé de changer de domicile,
faute de quoi il risquait de subir le même sort que Imad Abou Zahra, un
photographe palestinien tué en juin à Jénine. - Votes
achetés pour les primaires du Likoud Selon News
Telegraph, le parti de Sharon est mouillé dans un scandale
de votes achetés pour influencer le résultats des primaires. Deux
membres du comité central du parti ont été arrêtés par l'office des
fraudes israéliens la nuit passée. - L'invitation
suspecte de Blair aux Arabes 17/12/2002 Tony Blair, principal
zélateur de Washington dans les préparatifs de guerre en Irak, a lancé
une opération de séduction en direction des pays arabes en invitant
des responsables palestiniens à une conférence internationale en
janvier à Londres. Des représentants des principaux «acteurs»
internationaux au Proche-Orient (le Quartette: Etats-Unis, Russie, UE,
ONU) ont également été conviés, mais pas Israël. Il faut dire que
cette rencontre ne vise pas une quelconque relance du processus de paix,
mais la réforme de l'Autorité palestinienne. Pour le Times
(centre-droit), «M. Blair a calculé qu'il avait besoin d'autant
d'amis dans le monde arabe que possible» dans la perspective
probable d'un conflit en Irak au début de l'année prochaine. Robert
Fisk, du quotidien The Independent (centre-gauche), souligne
qu'en annonçant sa conférence, Tony Blair «a repris la rengaine de
la «réforme» palestinienne, qui revient à se débarrasser
de Yasser Arafat». - Deuxième
Noël sous occupation à Bethléem 15/12/2002 Israël a fait
savoir dimanche que son armée allait continuer à occuper Bethléem et
interdira au président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, de
s'y rendre pour la messe de minuit. «L'attitude israélienne est
stupide et constitue une provocation à l'encontre du peuple
palestinien, c'est également un défi patent au droit international»,
a affirmé à l'AFP Nabil Abou Roudeina, conseiller de M. Arafat.
Israël «avait promis aux Etats-Unis et au pape (Jean Paul II) que son
armée se retirerait pour les fêtes de Noël», mais il «a menti et
défié la communauté internationale», a-t-il poursuivi. L'armée
israélienne, qui bloque M. Arafat dans son quartier général de
Ramallah en Cisjordanie depuis plus d'un an, a réoccupé le 22 novembre
Bethléem en riposte à un attentat suicide à Jérusalem. - Journée
sanglante. Alliance éternelle pour la guerre reconfirmée 12/12/2002
Sept Palestiniens ont été tués jeudi dans les territoires
palestiniens et en Israël. Cinq d'entre-eux, non armés, ont été tués
par l'armée israélienne avant l'aube, près du point de passage de
Karni, entre Israël et la bande de Gaza. Dans la soirée, deux soldats
israéliens, un homme et une femme, ont été tués par des tirs
palestiniens près d'une colonie juive sauvage à Hébron (sud de la
Cisjordanie), selon une source médicale. Ces neuf morts portent à
2'768 le nombre de personnes tuées depuis le début de l'Intifada, dont
2'038 Palestiniens et 680 Israéliens. - Les
Travaillistes achèvent leur mue en parti de droite 11/12/2002
En votant hier pour établir leur liste de candidats aux législatives
du 28 janvier, quelque 60'000 militants travaillistes, sur les 110'000
membres du parti, se sont offerts une purge des «colombes» au profit
des «faucons», emmenés par Binyamin Ben Eliezer, ancien ministre de
la Défense de M. Sharon. «Une liste que même Sharon pourrait
conduire», titrait ainsi en première page le quotidien Ha'aretz.
La cuisante défaite de Yossi Beilin, une colombe israélienne dont le
nom symbolise les accords d'Oslo, confirme la fin d'une époque. Relégué
à la 39e place à l'issue du vote, Yossi Beilin n'a, en effet, aucune
chance de siéger à la prochaine Knesset (parlement), les travaillistes
n'étant crédités, au mieux, que de 25 sièges face au Likoud, donné
grand vainqueur de ce scrutin. Hier après-midi, fidèle à ses
convictions, Yossi Beilin a fait savoir qu'il quittait le parti
travailliste pour rallier le Meretz, suivi par Yaël Dayan, la fille du
célèbre général borgne, Moshé Dayan, une autre colombe notoire qui
a publiquement annoncé hier son départ du parti après avoir, elle
aussi, été mise sur la touche lors du vote de lundi. Yossi Beilin, 54
ans, principal artisan des accords israélo-palestiniens d'Oslo depuis
son entrée à la Knesset, en 1988, a toujours été considéré par ses
pairs comme un politicien brillant, remarqué pour son indépendance
d'esprit et ses convictions politiques, n'hésitant pas à aller à
contre courant pour les défendre. Le camp de la paix se retrouve ainsi
complètement marginalisé en Israël, où le pouvoir est désormais
concentré dans les mains des seuls fanatiques religieux et des
militaires. - L'ONU
encore prise pour cible 10/12/2002 Le commissaire général
de l'UNRWA, le Danois Peter Hansen, va protester auprès d'Israël
contre «les tirs arbitraires» de soldats israéliens, lundi, contre un
autobus scolaire de l'Agence des Nations unies pour l'aide aux réfugiés
palestiniens (UNRWA), blessant un Palestinien de 19 ans dans le dos. «C'était
un élève qui a été touché par une balle qui a pénétré à l'arrière
du bus de l'UNRWA portant les couleurs de l'ONU, à un point de contrôle
de Gush Katif au sud de la bande de Gaza», a-t-il déclaré mardi
à l'agence danoise Ritzau. Rappelons que deux employés palestiniens de
l'UNRWA ont été tués vendredi dernier lors d'un raid israélien à
Gaza, et qu'un collègue britannique de la même agence avait été
abattu par un soldat israélien deux semaines plus tôt dans un bâtiment
de l'ONU à Jénine. - Nouvelle boucherie
à Gaza 6-8/12/2002 Tsahal a mené vendredi
à l'aube une nouvelle opération meurtrière dans la bande de Gaza, sur
le camp de réfugiés de Boureij cette fois. L'objectif déclaré était
de démolir la maison d'un chef local du Hamas... Bilan: dix morts et 19
blessés. Six des victimes étaient des membres présumés du Hamas et
les autres sont des civils, dont deux employés onusiens de l'UNRWA.
Rappelons qu'un autre employé de l'Agence des Nations unies pour l'aide
aux réfugiés de Palestine, Iain Hook, avait été abattu par les
soldats de Tsahal le 22 novembre dernier à Jénine. Dimanche soir, une
Palestinienne a aussi été tuée et trois de ses enfants blessés par
des tirs israéliens dans le sud de la bande de Gaza. - Un américain
soupçonné de lien avec al-Qaïda arrêté puis expulsé par Israël
04/12/2002 Curieuse affaire où l'on apprend qu'Israël a récemment
arrêté et expulsé un ressortissant américain soupçonné de liens
avec le réseau terroriste international Al-Qaïda, selon un
porte-parole de la police israélienne, Gil Kleiman. Cet Américain,
Khaled Nazem Diad, 34 ans, «est soupçonné d'avoir voulu transférer
des fonds aux organisations terroristes, en particulier à celles qui
sont liées au Al-Qaïda», a indiqué M. Kleiman à l'AFP. Il a été
arrêté il y a un mois à sa descente d'avion à l'aéroport Ben
Gourion de Tel-Aviv «parce qu'il était fiché pour ses contacts
avec des organisations et des activistes liés au Hamas», mouvement
radical palestinien responsable de nombreux attentats anti-israéliens
meurtriers, a précisé ce porte-parole. M. Diab était récemment
employé pour une oeuvre de bienfaisance au Qatar et auparavant
l'association islamique Al-Najda, fermée aux Etats-Unis après les
attentats du 11 septembre 2001, selon un communiqué du Bureau de presse
gouvernemental. Ce communiqué précise que «Diab a été expulsé
d'Israël à l'issue de l'enquête» à une date et vers une
destination qui n'ont pas été précisées. - Pétition:
des employés de l'ONU dénonce la violence de Tsahal 03/12/2002
Soixante-quatre employés étrangers de l'Onu en poste en Cisjordanie et
dans la bande de Gaza ont signé mardi une pétition pour dénoncer les
violences de l'armée israélienne à leur encontre, qui se sont
traduites par la mort d'un de leurs collègues. «Nous condamnons
l'armée israélienne dans les termes les plus fermes pour l'acte
gratuit de violence contre un homme non armé tué dans le dos par un
tireur d'élite israélien», souligne cette pétition, la première
du genre depuis le début de l'Intifada en septembre 2000. «Depuis
deux ans, les membres des équipes de l'Onu sont victimes d'une
politique de harcèlement croissant et de violence de la part des
militaires israéliens», ajoute ce texte parvenu à l'AFP à Jérusalem.
Cette pétition, signée par des ressortissants de 22 pays, appelle le
gouvernement israélien «à prendre les mesures nécessaires pour
mettre fin à ce harcèlement, ces agressions et aux meurtres de membres
de l'Onu». Iain Hook, 53 ans, un responsable britannique de
l'Agence des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (Unrwa), a
été tué le 22 novembre par des tirs israéliens dans le camp de réfugiés
de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. - Al-Qaïda
en Israël... 02/12/2002 C'est nouveau. Le ministre israélien
de la Défense, Shaul Mofaz, a affirmé lundi qu'Al Qaïda, évidemment
accusé d'être responsable du double attentat anti-israélien au Kenya,
avait tenté en vain de commettre plusieurs attaques sur le territoire
israélien. «Les tentacules de la pieuvre Al-Qaïda ont essayé de
nous atteindre. Il y a eu plusieurs tentatives d'attentats de sa part,
mais nous sommes parvenus à les faire échouer», a affirmé M.
Mofaz à la deuxième chaîne de télévision privée. Le ministre de la
Défense n'a toutefois pas donné de détails sur ces
tentatives.
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| novembre
2002
- Attentats
anti-israéliens 28-29/11/2002 Quinze personnes, dont trois
touristes israéliens, ont été tuées hier dans un attentat à la
voiture piégée devant un hôtel appartenant à des Israéliens près
de Mombasa, sur la côte kenyane. Au même moment, un charter israélien
qui venait de décoller de Mombasa a essuyé deux tirs de missiles, qui
ont raté leur cible. Ce double attentat a fait l'objet d'une
revendication fantaisiste, à Beyrouth, de la part d'un groupuscule
jusqu'ici inconnu s'appelant «Gouvernement en exil de la Palestine
universelle - Armée de Palestine» et à Tel-Aviv comme à Washington,
on accusait une fois de plus la nébuleuse Al-Qaïda. Un attentat séparé,
renvendiqué par la Brigade des martyrs d'Al-Aqsa, a fait six victimes
israéliennes dans un siège local du Likoud, durant les primaires du
parti de la droite nationaliste israélienne qui a reconduit Ariel
Sharon à sa tête. Israël a bien sûr promis une riposte sévère à
cette série d'attaques. - Comme prévu, Sharon se succédera à lui-même 27/11/2002 Comme nous en avions fait le pronostic dès le retrait des Travaillistes du gouvernement de guerre d'Ariel Sharon (brève du 6 novembre), le vieux général maniaco-répressif a toutes les chances de se succéder à lui-même lors des élections anticipées du 28 janvier. Il devance en effet de plus de 20 points son challenger, Benjamin Netanyahou, à la veille des primaires du Likoud. Le 28 janvier, le Likoud devrait par ailleurs doubler sa représentation au Parlement avec 38 députés, contre 19 actuellement. Encore bravo aux Travaillistes. - Humiliations dénoncées
par l'ONU
26/11/2002 L'Agence des Nations unies pour l'aide
aux réfugiés de Palestine (Unrwa) a adressé mardi une protestation
officielle à l'armée israélienne pour des pratiques «humiliantes»
à l'encontre de l'une de ses employées à Bethléem (Cisjordanie). «Le
22 novembre à l'aube, une unité israélienne de 20 à 30 hommes armés
a cerné à Bethléem le domicile de Mme Allégra Pacheco, expert
juridique de l'Unrwa», de nationalité américaine, selon un communiqué
de l'Agence. «Les militaires l'ont tenue en joue durant deux heures à
l'extérieur de sa résidence pendant qu'ils y faisaient une
perquisition (...) et ses affirmations répétées sur son appartenance
aux Nations unies ont été ignorées», ajoute le texte. L'époux de
Mme Pacheco, le Palestinien Abed Al-Ahmar, a été «forcé de se déshabiller
partiellement avant d'être emprisonné pour une période de 11 jours»,
ajoute le texte qui s'élève contre ces pratiques «humiliantes» (>>autre
exemple à Naplouse). L'armée israélienne a réoccupé Bethléem,
déclarée zone militaire fermée, au lendemain d'un attentat suicide
palestinien dans un bus à Jérusalem-ouest qui a fait jeudi onze morts,
outre le kamikaze. Actuellement, 23 employés palestiniens de l'Unrwa en
Cisjordanie sont détenus par l'armée sans qu'aucune charge n'ait été
retenue contre la majorité d'entre eux, ajoute le communiqué. - Gosse de huit ans abattu 25/11/2002 Alors que les soldats et les blindés israéliens se sont retirés de Bethléem lundi matin, un Palestinien de huit ans a été tué par balles à Naplouse où des centaines d'enfants et d'adolescents ont ignoré le couvre-feu imposé par Tsahal pour lancer des pierres sur les soldats, ont rapporté des témoins et des responsables hospitaliers palestiniens de Cisjordanie. - Bavure
israélienne 24/11/2002 Quatre personnes, dont un employé britannique de l'ONU et un
enfant palestinien, ont été tuées vendredi dans les territoires occupés
où l'armée israélienne a lancé de vastes opérations en riposte à
l'attentat suicide de Jérusalem. Bethléem a été réoccupée et plus
de 32 Palestiniens y ont été arrêtés, dont trois futurs kamikazes présumés.
L'ONU a contredit dimanche la version de Tsahal sur les circonstances
exactes de la mort d'un responsable britannique de l'UNRWA. Selon Tsahal,
Iain Hook, chef de projet de l'Agence des Nations unies pour l'aide aux
réfugiés de Palestine (UNRWA), a été abattu par des soldats lors
d'une fusillade avec des Palestiniens tirant depuis l'intérieur des
locaux de l'UNRWA dans le camp de Jénine. «A ce stade de l'enquête,
ce que nous savons c'est qu'il n'y a eu absolument aucun tir provenant
de l'intérieur du complexe de l'Unrwa, contrairement à ce qu'a dit
l'armée», a indiqué un porte-parole de l'Unrwa, Paul McCann,
joint à Jénine au téléphone par l'AFP. L'ONU a en outre accusé les
forces israéliennes d'avoir bloqué l'ambulance venue évacuer M. Hook,
qui était âgé de 54 ans. Il était chargé de la réhabilitation du
camp de réfugiés palestiniens de Jénine. - horrible
attentat.
Processus de paix enterré 21/11/2002
Onze personnes, dont quatre enfants ou adolescents âgés de 8 à 16
ans, et six femmes, ont été tuées et près de 50 autres personnes
blessées, jeudi matin, dans un attentat suicide perpétré par un
Palestinien qui s'est fait exploser dans un autobus bondé à Jérusalem.
L'attentat, qui a également coûté la vie à son auteur, a d'abord été
revendiqué par la branche armée du mouvement islamiste Hamas, puis,
dans la soirée, par un autre mouvement intégriste palestinien, le
Jihad islamique. Il s'agissait du premier attentat à Jérusalem depuis
près de quatre mois. La radio militaire israélienne a cité de hauts
responsables militaires israéliens selon lesquels une opération de
grande envergure était «inévitable» à Bethléem, ville autonome
palestinienne du sud de la Cisjordanie d'où provenait apparemment le
kamikaze. - Désinformation sur Hébron: les Palestiniens réagissent 18/11/2002 La représentation palestinienne aux Nations unies s'est élevée lundi contre la manière dont les autorités israéliennes avaient rendu compte de l'attaque d'Hébron et les condamnations internationales ayant suivi. «Les autorités israéliennes parlent de «massacre» et «d'agression contre des fidèles» alors qu'en fait tous ceux qui ont été tués ou blessés sont des militaires israéliens ou des membres de services de sécurité», affirme la représentation palestinienne dans un communiqué. «Certains membres de la communauté internationale ont laissé parler leur enthousiasme en parlant «d'actes terroristes. Mais, insiste le texte, si l'Autorité palestinienne demeure favorable à des négociations pacifiques, il reste essentiel de souligner le contexte légal de la situation. Les colonies sont illégales (...) et il est absolument légitime pour le peuple palestinien de résister à leur présence qui équivaut à une négation de nos droits nationaux. (...) Les prises de position de membres de la communauté internationale contre la violence, faites sans clarification ou mise en perspective de son contexte légal, ne servent qu'à encourager la Puissance occupante à poursuivre la colonisation qu'elle mène avec ardeur dans les territoires palestiniens.» Douze israéliens, neuf militaires dont le lieutenant-colonel commandant le secteur, et trois colons armés, avaient été tués vendredi à Hébron lors d'une embuscade. - Appel du Rassemblement pour
le Liban (France) Depuis le début de la guerre en 1975
et jusqu'à nos jours, la Syrie tente de soumettre
le Liban et de le transformer en sa propriété exclusive. Sur ce
territoire qu'elle a réussi à contrôler à force d'usure, elle applique
les méthodes de la dictature de Damas: terrorisme, détournement de
fonds, violation des droits de l'homme, refus des libertés fondamentales.
Le 22 novembre, le Liban commémore «son indépendance perdue». En même
temps, des délégations viennent de différents pays pour assister à la
rencontre «Paris II» parrainée par la France pour étudier les
difficultés économiques du Liban. Nous voulons leur dire que le Liban n'est
ni indépendant, ni souverain et ni libre. Nous voulons crier fort: «Pas
de prospérité sans liberté». Les Libanais ne sont pas dupes: ils
savent que l'aide économique n'ira pas au peuple libanais, mais à un
appareil d'État corrompu et soutenu par la Syrie. Nous, nous
voulons une paix véritable; nous refusons de nous asservir et de perdre
une liberté et une dignité qui nous sont si chères. Nous n'acceptons ni
la tutelle syrienne, ni le silence complice et complaisant de la communauté
internationale. Chers libanais, chers amis du Liban, Dans une période
où le monde entier est en quête de paix et de justice, que voulez-vous?
Allez-vous laisser périr la seule démocratie du monde arabe, la seule
dont la constitution soit conforme à la charte universelle des droits de
l'homme? Allez-vous vous taire et la laisser subir les manipulations dont
elle est victime? Allez-vous laisser remplir les coffres de Damas par l'intermédiaire
d'un «prêt» accordé au «peuple libanais»? - Exploitation
cynique d'une terrible embuscade 15-17/11/2002 Un commando
palestinien du Jihad islamique a infligé vendredi l'un des coups les
plus durs à l'armée israélienne depuis le début de l'Intifada, fin
septembre 2000, en tuant neuf militaires et trois colons armés, lors
d'une embuscade à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les autorités
israéliennes ont dénoncé «le massacre du shabbat», mais la
presse ainsi que des membres de l'opposition présentaient ce drame
comme une bataille rangée entre «des terroristes et l'armée».
Tous les Israéliens tués dans l'embuscade étaient des militaires ou
des vigiles armés, qui ont eu droit dimanche à des funérailles
militaires. «Il faut appeler un chat un chat, a déclaré à la
radio publique, selon l'AFP, l'ancien ministre travailliste de la
Culture, le général de réserve Matan Vilnaï. Ce qui s'est passé
à Hébron est une bataille rangée entre l'armée et des terroristes,
et non un massacre». - Usage de boucliers humains par
Tsahal: ça continue 14/11/2002 L'armée israélienne
continue à recourir à des «boucliers humains» palestiniens, selon l'associaton
israélienne pour la défense des droits de l'Homme B'Tselem. Cette
pratique a pourtant été interdite par la Cour suprême israélienne.
Dans un rapport, B'Tselem accuse l'armée d'avoir «utilisé des
Palestiniens comme boucliers humains malgré une injonction de la Cour
suprême» d'Israël, lors d'une opération à Jénine en
Cisjordanie le 9 novembre. Celle-ci avait abouti à la liquidation d'Iyad
Sawalha, un chef local des Brigades Al-Qods, la branche militaire du
mouvement radical palestinien Jihad islamique. Dans un rapport publié
le 4 novembre, Amesty International (AI) avait également affirmé que
l'armée utilisait des civils comme boucliers humains, notamment lors de
son opération «Rempart» menée entre avril et juin en Cisjordanie. - Trois bombes dans trois
fast-foods étasuniens à Beyrouth 12/11/2002 De petites
bombes ont explosé devant trois fast-foods américains tôt mardi matin
au Liban, faisant des dégâts mais pas de blessés, a annoncé la
police. La première bombe, composée de 0,5kg de TNT, a explosé à
4h30 (2h30 GMT). Elle a endommagé l'escalier métallique menant à un
restaurant Pizza Hut à Jounieh, une ville côtière située à 20km au
nord de Beyrouth. Trente minutes après, une deuxième bombe, d'une
taille similaire, a explosé au restaurant Winners de Jounieh, selon la
police. La déflagration a détruit l'entrée du restaurant. La troisième
bombe a explosé devant un Pizza Hut de Tripoli, une ville du nord du
pays, à 4h30 (2h30 GMT). Elle a soufflé les vitres et endommagé des
tables ainsi que des chaises, a précisé la police. Les trois
restaurants ont été fermés. La police a refusé de se prononcer sur
les causes de ces attentats. - Terreur
contre terreur 11/11/2002 Dimanche soir peu avant minuit,
cinq Israéliens, dont deux enfant de 4 et 5 ans, ont été tués dans
l'attaque du Kibboutz Metzer (nord d'Israël). L'attaque a été
revendiquée, dans un appel téléphonique de Jénine, par les Brigades
des martyrs d'Al-Aqsa. Israël s'apprête a «riposter durement» à
l'attaque, a déclaré un haut responsable de la Défense, non identifié,
cité par la radio militaire. Selon la télévision publique israélienne,
Tsahal préparait lundi soir une «vaste opération» à Naplouse et
Tulkarem en Cisjordanie. - Offensive israélienne contre la CPI 10/11/2002 Israël a proposé dimanche d'accueillir en janvier prochain une rencontre de juristes de différents pays opposés aux prérogatives actuelles de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a-t-on appris de source officielle. Le gouvernement israélien a adopté une initiative en ce sens lancée par le nouveau chef de la diplomatie, Benjamin Netanyahou, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le ministre a proposé notamment à des juristes des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine de participer à cette rencontre, ces trois pays «considérant qu'il faut réduire les prérogatives du CPI», chargée de juger les crimes de guerre et contre l'humanité. - Israël:
la (dernière?) trahison des travaillistes 06/11/2002 Décidément,
les travaillistes auront été, depuis près de deux ans, les meilleurs
alliés des faucons du Likoud. Coupables d'avoir privé tout ce temps le
peuple israélien d'une alternative au délire maniaco-répressif de
Sharon et de ses zélateurs, ils se sont finalement décidés à quitter
le gouvernement d'union nationale la semaine passée, non pas pour
protester contre les coups de boutoir portés au processus de paix et
chercher à défendre la voie de la paix tracé par Rabin, mais bien
pour des seules questions de politique intérieure. Le résultat de
cette fronde? Des élections anticipées désormais annoncées dans les
trois mois par Sharon (qui a renoncé à maintenir son cabinet par des
alliances indéfendables sur le plan international), et dans lesquels
les travaillistes, discrédités, sont promis à de la figuration. Une
nouvelle majorité étant d'ores et déjà acquise au Likoud selon les
sondages, le seul enjeu du scrutin sera en effet de savoir qui, de
Sharon ou de Netanyahou (l'autre maniaco-répressif de la politique israélienne),
commandera la progression des Merkava dans les territoires palestiniens.
Le plus probable étant que Sharon se succède à lui-même. Pour les
tenants de la paix en général, les pacifistes israéliens en
particulier et les Palestiniens, c'est donc la peste ou le choléra qui
sortira des urnes après cette (dernière?) trahison des travaillistes. Amnesty
accuse Israël de «crimes de guerre» 04/11/2002
Amnesty International a accusé hier l'armée israélienne d'avoir
commis des crimes de guerre lors d'opérations menées au printemps à
Naplouse et à Jénine dans la nord de la Cisjordanie. Dans un rapport
intitulé «Un rempart contre une enquête: les violations de l'armée
israélienne à Jénine
et Naplouse», Amnesty International appelle Israël et la
communauté internationale à enquêter pour identifier les responsables
de ces «crimes de guerre», quelle que soit leur fonction.
L'organisation affirme qu'entre avril et juin, lors de son opération «Rempart»,
l'armée israélienne a tué des civils, torturé des prisonniers,
utilisé des civils comme boucliers humains, détruit des maisons et empêché
l'acheminement d'aide humanitaire et médicale aux Palestiniens. «Amnesty
International croit que certains actes de l'armée israélienne décrits
dans le rapport relèvent de graves violations de la Quatrième
Convention de Genève et constituent des crimes de guerre», indique
le document. Amnesty demande «une enquête complète,
transparente et impartiale concernant ces allégations de violation des
droits de l'Homme et humanitaire». -
Sharon plus libre que jamais?
31/10 - 02/11/2002 Coupables d'avoir soutenu --par calcul politique, lâcheté
ou peut-être même, finalement, par unité de vue-- le terrorisme d'Etat
du gouvernement Sharon en participant, depuis deux ans, à son cabinet
de guerre; coupables d'avoir, de ce fait, privé le peuple israélien
d'une alternative politique en renonçant à leur rôle d'opposition,
les travaillistes viennent de se fendre d'un coup de pouce inespéré au
général Sharon. En démissionnant en bloc mercredi --officiellement
pour protester contre les subventions allouées aux colonies juives dans
les territoires palestiniens dans le projet de budget 2003--, la
formation du ministre de la Défense, Ben Eliezer, pensait peut-être
benoîtement faire sauter le gouvernement d'union nationale et provoquer
des élections anticipées avant l'échéance du 28 octobre 2003. Le
ratage est non seulement complet, mais il offre en plus l'occasion rêvée
au général Sharon d'orienter définitivement son gouvernement à
l'extrême droite. Sans envisager un instant les élections anticipées,
ce dernier a en effet immédiatement saisi l'opportunité de tisser des
alliances avec les ultras parmi les ultras afin de conserver une majorité
à la Knesset. Déjà, l'ancien chef d'état-major, le super-faucon
Shaul Mofaz, partisan de l'explustion d'Arafat et du tout répression
vis-à-vis des Palestiniens, a accepté son offre de devenir ministre de
la Défense, en remplacement de Binyamin Ben Eliezer. La diplomatie
reviendrait à Benjamin Netanyahou, l'ex-chef du gouvernement, faucon
notoire. Quant aux sept députés du bloc des partis d'extrême-droite
«Union nationale - Israël Beytenou» sur lesquels Sharon compte pour
étoffer son assise parlementaire, ils rejettent le plan du Quartette,
veulent accentuer la colonisation des territoires occupés, contestent
le transfert à l'Autorité palestinienne de fonds lui revenant qu'Israël
a gelés. Partisans de la manière forte, ils préconisent aussi le
bannissement pur et simple de Yasser Arafat. (>>L'ombre
du pire) |
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- Forcing
français. Sharon refuse un gel de la colonisation 28/10/2002
«Il est temps que la communauté internationale prenne toutes ses
responsabilités» sur la crise au Proche-Orient, a affirmé lundi
le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.«Il
est temps véritablement que la communauté internationale se mobilise
et prenne toutes ses responsabilités. (...) Nous ne pouvons pas
accepter cette situation de crise ouverte qui est celle du
Proche-Orient, cette situation d'injustice qui nourrit tant
d'insatisfactions, d'humiliations, de frustrations. (...) Nous
avons tous le devoir aujourd'hui de contribuer à trouver une solution
juste et équitable partant du fait que l'ensemble de la communauté
internationale reconnaît (la nécessité) de deux Etats capables
de vivre en paix et en sécurité, l'un à côté de l'autre.» - Sanglant week end. Opération à Jénine 27/10/2002 Trois militaires israéliens ont été tués dimanche dans un attentat suicide, qui a également coûté la vie à son auteur palestinien, à l'entrée de la colonie juive d'Ariel (nord de la Cisjordanie), selon un nouveau bilan de sources sécuritaires israéliennes. Les trois militaires tués sont deux officiers et un soldat, tous réservistes, selon ces mêmes sources. Située à quelque 25 km à l'est de Tel-Aviv, Ariel, qui comprend une université, est l'une des plus grosses colonies de Cisjordanie. Peu après, deux activistes palestiniens armés ont été tués dimanche dans une opération israélienne à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Ils ont été abattus par une unité spéciale opérant en civil dans une voiture banalisée. Plus tard dans la journée, un Palestinien âgé de 15 ans a été tué par un tireur embusqué israélien à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie, où l'armée israélienne opère depuis vendredi sa plus grosse incursion depuis la sanglante offensive d'avril dernier. 57 Palestiniens ont été arrêtés. Par ailleurs, l'armée israélienne a abattu un individu - probablement un Palestinien - qui tentait de s'infiltrer de la bande de Gaza vers l'Egypte, a-t-on appris de sources policières égyptiennes. - «médiation»
américaine 23/10/2002 Le secrétaire d'Etat adjoint américain William
Burns est arrivé à Jérusalem mercredi, porteur d'une nouvelle
initiative de paix sur laquelle Israéliens et Palestiniens ont déjà
exprimé d'importantes réserves. Washington tente ainsi de calmer le
jeu au moment où l'administration Bush cherche le soutien des pays
arabes modérés dans la perspective d'une guerre contre l'Irak. Les
effets se sont déjà fait sentir puisqu'Israël, qui a reconnu prendre
en compte les intérêts de Washington, a renoncé à exercer des représailles
immédiates après l'attentat-suicide de lundi, qui a fait 16 morts,
dont les deux kamikazes. - Enfants et femmes âgées tués à Gaza 17/10/2002 Au lendemain de la visite d'Ariel Sharon à Washington, Tsahal a relancé ses opérations meurtrières dans la bande de Gaza. Huit Palestiniens, dont deux enfants, ont été tués et une quarantaine blessés jeudi par des tirs de chars israéliens dans la bande de Gaza, selon des sources médicales et des témoins. Les victimes sont une petite fille de quatre ans, un garçon de 12 ans, quatre autres jeunes hommes et deux femmes âgées. - Bush invite Israël à riposter en cas d'attaque irakienne!
16/10/2002 En rupture
totale avec la situation de 1991 où, pour éviter un embrasement
régional, l'on avait interdit à Israël de riposter aux tirs de Scuds
irakiens, W. a donné carte blanche hier à Ariel Sharon pour
répliquer à une éventuelle attaque. «Si l'Irak attaquait Israël
demain, je suis sûr qu'il y aurait une réponse appropriée. Je pense que
le premier ministre [Sharon] répondrait, car il a le droit de se défendre»,
a affirmé Jr. à Washington, à l'issue d'un entretien avec Ariel Sharon.
«Nous ne pouvions espérer mieux de la part du président américain
qui a reconnu publiquement le droit d'Israël à se défendre en cas
d'attaque de la part de l'Irak ou du Hezbollah», a ensuite
précisé à l'AFP le porte-parole du premier ministre israélien, Ranaan
Gissin. Il a ajouté qu'il n'y avait eu «aucune pression de la part
des Américains sur la question palestinienne». C'est d'abord la
confirmation du pas de deux israélo-étasunien dans toutes les options
choisies depuis deux ans sur la scène régionale. Ensuite, c'est le
risque de voir les super-faucons de Washington réunir toutes les
conditions à un embrasement régional. Pour remodeler tout le Proche-Orient?
C'est ce que pense Pat
Buchanan (14 octobre). Une thèse déjà développée
début septembre dans le Boston
Globe. Et l'on repense au récent avertissement, dans le
Ha'aretz du 15 août, du commentateur israélien Meron Benvenisti: «Les avertissements sur les conséquences destructrices pour
l'ensemble du Moyen-Orient d'une attaque contre l'Irak ne dissuadent pas
Israël: ils l'encouragent. (...) Un assaut américain sur l'Irak, en dépit
d'une opposition arabe et mondiale, et une participation même
symbolique d'Israël à cet assaut, provoquera l'effondrement du régime
hachémite en Jordanie. Israël mettrait alors en oeuvre la vieille «option
jordanienne» en expulsant des centaines de milliers de Palestiniens de
l'autre côté du Jourdain. Il n'y a jamais eu de meilleure opportunité
pour cette option. (...). Les avertissements à propos du nettoyage
ethnique ne doivent pas seulement venir des militants gauchistes, mais
aussi de ceux dont on ne peut remettre en doute le patriotisme.
Et Benvenisti de souligner que les Américains doivent être «avertis
qu'un assaut contre l'Irak pourrait déclencher le nettoyage ethnique
des Palestiniens.» - Week end de
terreur ordinaire: 8 Palestiniens tués 12-13/10/2002 Un
enfant de 4 ans a été tué dimanche, écrasé sous les décombres de
sa maison à Rafah (sud de la bande de Gaza), lorsque les soldats israéliens
ont fait sauter une habitation voisine. La charge d'explosifs était si
forte qu'elle a démoli deux autres maisons, dont celle où se trouvait
l'enfant. Selon l'armée israélienne, l'opération avait pour but de
faire sauter «des tunnels servant à la contrebande d'armes».
Lors de cette opération, un autre Palestinien a été en tué par un
tir de char. Persuadé que «le gouvernement israélien prépare une
réoccupation totale de la bande de Gaza», le négociateur
palestinien, Saëb Erakat, a condamné «fermement ces crimes commis
contre notre peuple dans la bande de Gaza». Deux Palestiniens armés
sont morts dans la matinée lors d'un échange de tirs avec des soldats
israéliens et une Palestinienne de 40 ans a été tuée, et deux
fillettes ont été blessées, près de Jénine, en Cisjordanie. Enfin,
un membre des Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa a été tué à Bethléem
(Cisjordanie) par l'explosion d'un téléphone piégé, selon des
sources sécuritaires palestiniennes. L'armée israélienne a dit ne pas
avoir de commentaires à faire sur le sujet dans l'immédiat... - Les intégristes étasuniens prêchent pour Israël
11/10/2002
Entre 2000 et 3000 chrétiens fondamentalistes s'étaient donné
rendez-vous vendredi à Washington, à l'appel de la Christian Coalition,
pour apporter leur soutien à Israël et combattre la décadence qui
menace l'Amérique. Pour l'occasion, de nombreux représentants du Parti républicain
ont fait le déplacement, à commencer par le président Bush, qui a fait
un bref passage en début de matinée. A quatre semaines des élections
pour le renouvellement du Congrès, les conservateurs comptent notamment
sur la Christian Coalition, mouvement qui revendique aujourd'hui deux
millions de membres, pour tenter de reprendre le contrôle du Sénat. «Vous
êtes une armée de deux millions de personnes et nous dépendons de vous,
car nous avons une révolution à faire! Dieu vous bénira pour ça!»
a ainsi proclamé le sénateur républicain de l'Oklahoma, Jim Inhofe.
Parmi les figures de proue de la Christian Coalition, on trouve notamment
J.C. Watts, Représentant républicain de l'Oklahoma, qui a cité jeudi
saint Augustin pour expliquer pourquoi il avait voté en faveur de la résolution
autorisant le président Bush à user de la force en Irak, et Tom DeLay,
numéro trois des conservateurs de la Chambre basse. Hier, ce dernier a
exprimé un vigoureux soutien à Israël, tout comme son collègue du
Missouri Roy Blunt: «Que l'on attaque Tel-Aviv ou New York, cela ne
fait pas de différence, a clamé ce dernier. Nous devons défendre notre
liberté, car nous avons les meilleures idées.» - Réponse
civile au carnage de Khan Younès 9/10/2002Convaincus que la
paix est possible entre les deux peuples, les activistes du «Mouvement
des familles endeuillées palestiniennes et israéliennes» organisent
des dons du sang réciproques. Des Israéliens ont ainsi fait don de
leur sang mardi dans des banques de sang palestiniennes, alors que des
Palestiniens ont fait de même dans des banques de sang israéliennes.
«Nous sommes venus faire don de notre sang à l'hôpital
gouvernemental de Ramallah pour les familles endeuillées palestiniennes
en réponse aux événements de Khan Younès», le raid israélien (usage
d'une bombe à fragmentation?) qui a fait 16 morts lundi, explique
Roni Gerston, un activiste israélien du mouvement. Roni Gerston a perdu
son fils Amir, 19 ans, dans un attentat contre un bus israélien à Beit
Leid (nord de Tel Aviv) en 1995. Le Jihad islamique avait revendiqué
cette attaque. Au centre David Magen Adom, l'équivalent israélien de
la Croix rouge, à Jérusalem ouest, des Palestiniens qui ont perdu des
proches tués par les balles israéliennes ont aussi fait don de leur
sang aux familles israéliennes. Etude sensible censurée Dans The Guardian du 25 novembre 2001 (repérage tardif...), une curieuse histoire de censure au sujet d'un article traitant d'une étude scientifique tendant à démontrer qu'au Proche-Orient, Juifs et Palestiniens sont pour ainsi dire un même peuple. (L'étude en question peut être consultée à cette adresse, au format pdf (840ko). Téléchargement assez lent). - Sharon
annonce d'autres massacres à Gaza 09/10/2002 Deux
Palestiniens ont succombé à leurs blessures suite à la boucherie perpétrée
par l'armée israélienne lundi à Gaza, portant le bilan de l'opération
à 16 morts. Précisions tombées hier: selon des sources militaires
israéliennes, seuls six des seize Palestiniens tués étaient «des
activistes terroristes armés impliqués dans des attentats anti-israéliens».
La radio militaire a même indiqué qu'ils n'étaient pas des «activistes
importants» et qu'aucun d'entre eux n'appartenait au Hamas (sic).
Mardi, fort de ce nouveau haut fait militaire, le général Ariel Sharon
a donc annoncé l'imminence d'autres incursions à Gaza. - Encore
une boucherie «réussie»
à Gaza 08/10/2002 Après un premier raid aérien
qui avait fait 15
morts, dont neuf enfants, le 22 juillet dernier à Gaza, Tsahal y a
lancé lundi une nouvelle opération meurtrière, tuant pas moins de 14 Palestiniens. L'hôpital de Khan Younès a même été touché par des tirs de mitraillettes et par un obus de char.
Comme pour la boucherie précédente, Ariel Sharon a estimé que
l'opération avait été un «succès»: «Je regrette la
présence de civils parmi les victimes, mais il y avait aussi des
terroristes», a
déclaré mardi Ariel Sharon selon Euronews (on est rassuré).
Notons
que cette offensive israélienne intervient alors que le chef de la
diplomatie européenne, Javier Solana, tente de relancer le processus de
paix au Proche-Orient
où il a rencontré Yasser Arafat notamment. - Exercice d'expulsion d'Arafat! 03/10/2002 L'armée israélienne a récemment effectué un exercice d'entraînement pour se préparer à une éventuelle expulsion vers l'étranger du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, a indiqué jeudi le quotidien israélien Maariv. Le but de cet exercice, qui s'est déroulé dans un secteur «isolé», était de s'emparer du dirigeant palestinien, puis de l'expulser vers un «pays étranger» qui n'est pas nommé, a ajouté le journal, en se bornant à préciser qu'il ne s'agit ni de la Jordanie ni du Liban (la Tunisie peut-être?). Maariv a précisé que ce plan pourrait être appliqué «très rapidement» si les responsables politiques israéliens donnaient leur feu vert à un bannissement. Le quotidien indique également que pour cet exercice, les militaires ont utilisé des hélicoptères et que l'expulsion pourrait également s'appliquer à des proches d'Arafat. Le quotidien a ajouté que ce plan a été gelé «pour le moment», après que l'armée eut mis fin dimanche au siège du quartier général de M. Arafat à Ramallah (Cisjordanie) sous la pression des Etats-Unis. Le journal précise que ce plan a été mis au point à la demande du premier ministre Ariel Sharon et de son ministre de la Défense, le «travailliste» Binyamin Ben Eliezer. - Le
Congrès US reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël
02/10/2002 La décision, lundi, du Congrès américain de considérer Jérusalem
comme la capitale d'Israël a déclenché un tollé dans les pays
arabo-musulman qui l'estiment, à juste titre, contraire aux résolutions
de l'ONU. Le président palestinien, Yasser Arafat, a qualifié cette décision
de «désastre». Le Fatah a mis en garde contre «ses retombées
dangereuses»; le mouvement islamiste Hamas l'a qualifiée d'«agression
directe contre les droits du peuple palestinien» et le Jihad
islamique a appelé «gouvernements et peuples à s'opposer à ce
nouveau complot avec tous les moyens disponibles». - Halte aux meurtres
d'enfants! 01/10/2002 Plus de 250 enfants palestiniens et
plus de 70 petits israéliens sont morts depuis le début du soulèvement
dans les teritoires occupés en septembre 2000, estime le groupe de défense
des droits de l'Homme Amnesty international. Amnesty accuse l'armée
israélienne de ne pas sanctionner ses soldats répondant aux jets de
pierre des enfants par «un usage illégal et excessif d'une violence
mortelle». L'ONG s'en prend également aux dirigeants palestiniens
qui ne parviennent pas empêcher les activistes de mener des actions
suicide en Israël. |
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septembre
2002
- Plantée
de Sharon, ou de Bush? 29-30/09/2002 Malgré un marathon
diplomatique effréné, Washington n'arrive pas à faire passer son
projet de résolution autorisant le recours automatique à la force
contre l'Irak. Des émissaires américain et britannique se sont rendus
successivement vendredi à Paris, et samedi à Moscou, pour défendre
leur projet, mais ni Paris ni Moscou n'y étaient favorables. Dimanche,
Washington a donc tenté le joker Arafat en forçant Sharon à mettre
fin au siège du QG du président palestinien, histoire sans doute
d'amadouer la France et la Russie qui réclamaient un tel retrait. Mais
la manoeuvre n'a pas eu le succès escompté. Tout en se réjouissant de
la levée du siège de la Moukataa, la France persistait lundi à
refuser de donner son aval à une action militaire contre l'Irak. «Nous
ne voulons pas donner de blanc-seing à une action militaire, car nous
voulons assumer notre responsabilité jusqu'au bout, a déclaré au
journal Le Monde le chef de la diplomatie française, Dominique
de Villepin. C'est pourquoi nous ne pouvons pas accepter une résolution
autorisant dès maintenant le recours à la force, sans retour devant le
Conseil de sécurité des Nations unies.» Dans la foulée, le
ministre chinois des Affaires étrangères, Tang Jiaxuan, et son
homologue russe, Igor Ivanov, ont enfoncé le clou en insistant de
concert sur le fait que la meilleure façon de résoudre le problème
irakien passait par la voie politique, a rapporté l'agence de presse
Chine Nouvelle. - Offensive meurtrière 26/09/2002 Deux Palestiniens ont été tués et vingt-cinq autres, dont dix enfants, ont été blessés, lors d'un raid mené par un hélicoptère israélien qui a tiré au moins un missile sur un quartier nord de Gaza. Les deux tués étaient des activistes du Hamas, selon l'un des responsables politiques du mouvement. Quatre autre Palestiniens, dont un bébé, ont été tués en Cisjordanie et à Gaza, au septième jour du siège imposé à Yasser Arafat à Ramallah. A Hébron, une fillette palestinienne de 14 mois a ainsi succombé après avoir inhalé des gaz lacrymogènes tirés par des soldats qui tentaient d'imposer le couvre-feu sur la partie palestinienne de la ville, pour permettre aux colons juifs du centre de célébrer la fête hébraïque de Souccot. Un officier israélien a par ailleurs été tué dans un violent échange de tir. En tout, 16 Palestiniens ont été tués en quatre jours. - Halte
aux meurtres d'enfants! 01/10/2002 Plus de 250 enfants
palestiniens et plus de 70 petits israéliens sont morts depuis le
début du soulèvement dans les teritoires occupés en septembre 2000,
estime le groupe de défense des droits de l'Homme Amnesty
international. Amnesty accuse l'armée israélienne de ne pas
sanctionner ses soldats répondant aux jets de pierre des enfants par «un usage illégal et excessif
d'une violence mortelle». L'ONG s'en prend également aux
dirigeants palestiniens qui ne parviennent pas empêcher les activistes
de mener des actions suicide en Israël. - Des chrétiens fondamentalistes suisses font pression sur le gouvernement en faveur d'Israël 26/09/2002 En Suisse comme aux États-Unis, des courants protestants fondamentalistes se mobilisent en faveur d'Israël (24heures) - Nouvelle
colonie fêtée 25/09/2002 Des colons ont inauguré mercredi
une nouvelle implantation à une dizaine de kms de la ville
palestinienne de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie. Le
vice-ministre de la Sécurité intérieure, Guidon Ezra, s'est rendu
dans la colonie de Rehalim afin de féliciter ses habitants «pour
leur détermination dans le combat pour l'intégrité de la terre d'Israël»,
a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'implantation, Naty Israëli.
Les colons ont inauguré quatorze maisons construites dans cette colonie
où n'étaient installées, jusqu'à présent, que des caravanes. - Israël rejette la résolution 1435. Arafat toujours otage 24/09/2002 En dépit des menaces de veto brandies par le représentant américain au Conseil, John Negroponte, les Etats-Unis ne pouvaient décemment pas bloquer une résolution condamnant l'agression israélienne alors qu'ils ont besoin, de la part de ce même Conseil de Sécurité, d'une résolution ouvrant la voie à l'option militaire contre l'Irak. Washington s'est donc abstenu au moment du vote de la résolution 1435, approuvée dans la nuit de lundi à mardi par les 14 autres membres du Conseil, résolution qui exige notamment la fin du siège du QG d'Arafat. Tel-Aviv a bien sûr rejeté cette résolution: «L'ONU peut demander ce qu'elle veut, Israël continuera son opération jusqu'à ce que ses objectifs soient atteints», a affirmé à l'AFP un haut responsable gouvern |