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décembre
2002
- Le Pentagone mobilise
27/12/2002
Le Pentagone a ordonné à la
Marine de préparer deux porte-avions et deux navires d'assaut amphibie en
vue d'une possible intervention en Irak, a-t-on appris vendredi auprès
responsables des services de défense. Ces instructions, envoyées au
cours des deux derniers jours, exigent que ces différents bâtiments
soient prêts à prendre la mer vers l'Irak dans un délai de 96 heures à
compter d'une certaine date, ont expliqué ces responsables sous couvert
de l'anonymat. Ils ont refusé de préciser cette date.
L'un des principaux buts de guerre US atteint en Afghanistan Convoîté
depuis longtemps par les États-Unis mais soumis jusqu'à présent au contrôle
de Moscou, le gaz du Turkménistan (les quatrièmes réserves du monde) va
changer de cap pour s'écouler à travers l'Afghanistan vers le Pakistan
et l'océan indien. Un accord pour la construction d'un gazoduc de 1500
kilomètres a ainsi été signé vendredi à Achkhabad, la capitale du
Turkménistan, entre les présidents turkmène et afghan Saparmourat
Niazov et Hamid Karzaï et le premier ministre pakistanais Zafarullah
Jamali. La construction du gazoduc devrait coûter entre 2 et 2,5 milliard
de dollars (3 à 3,7 milliard de francs) et s'étaler sur quatre ans. Le
gazoduc sera conçu pour transporter 15 à 20 milliard de mètres cubes de
gaz par an.
L'idée de construire des pipe-lines à travers l'Afghanistan avait
provoqué un combat acharné dans les années 90 entre la compagnie pétrolière
argentine Bridas et l'américaine Unocal qui l'avait emporté en 1997. Les
Etats-Unis comptaient en fait sur les talibans, avec qui ils ont négocié
jusqu'à l'été 2001, pour les aider à concrétiser leurs plans de
gazoduc. Ainsi, à la mi-juillet 2001 encore, à l'Hôtel Palace de
Berlin, lors de rencontres de «niveau 2» (officieuses et à l'issue
desquelles chacun dément généralement les propos tenus) patronnées
par le diplomate espagnol Vendrell, représentant spécial de l'ONU en
Afghanistan, les Etats-Unis promettaient encore aux talibans les
milliards d'un plan de reconstruction, et une reconnaissance
internationale, s'ils acceptaient un gouvernement élargi et la
construction du fameux pipe-line. L'ancien chef de la diplomatie
pakistanaise, Niaz Naik, a témoigné du fait qu'à ce moment-là, les
Etasuniens ont menacé les talibans d'une opération militaire («un
tapis de bombes») en cas de refus (>>11
septembre: une tragédie suspecte).
Pearl Harbor: un memo bien gênant
Daté du 7 octobre 1940, le
memo de McCollum tend à démontrer que l'équipe de Roosevelt était
non seulement averti de l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais, mais
l'aurait en fait provoquer pour pouvoir entrer en guerre. Rappelons que
20 ans plus tard, en 1962, juste après le désastre de la baie des
Cochons, la National Security Agency (NSA) avait projeté des attentats
antiaméricains, qui auraient été attribués à Castro, pour fournir à
l'Amérique le prétexte d'envahir Cuba. Cette Northwood Operation
(>>Document déclassifié,
en format pdf,
777ko) prévoyait ainsi des détournements d'avion, des bombes à Miami ou
Washington notamment, de sorte que «la publication de la liste des
victimes dans les journaux américains provoque une vague d'indignation
instrumentalisable». L'administration Kennedy n'approuva pas l'opération
Northwood, mais, deux ans plus tard, un «incident» similaire dans le
golfe du Tonkin déclenchait la
guerre du Vietnam.
Les prémonitions de Rumsfeld Donald Rumsfeld, 8 mois avant les attentats du 11 septembre: «La
question est de savoir si une attaque improbable contre notre pays et
contre notre peuple sera l'événement qui réveillera la nation de son
sommeil et incitera le gouvernement américain à l'action.» (Report
of the Commission to Assess United States National Security Space
Management and Organization, 11 janvier 2001).
Une heure avant
l'attaque sur le Pentagone, Rumsfeld a eu un petit déjeuner de travail
avec une délégation de quatre Républicains de la Chambres des
Représentants. Robin Hayes (Caroline du Nord) était au meeting et a
témoigné du fait que Rumsfeld, à ce moment-là, avait déclaré qu'un dramatique événement
serait nécessaire pour faire comprendre au public américain à quel
point le monde était dangereux. Robin Hayes: «Il
parlait de la nécessité d'une catastrophe ou quelque-chose comme ça
pour réveiller les gens. Et juste une heure après, cet avion heurte le
Pentagone. C'était incroyable!» (source:
de defensa.org)
-
Attaque de
l'Irak début février, toujours selon Israël 26/12/2002 Les
Etats-Unis devraient attaquer l'Irak début février, a estimé mardi le général
Aharon Zeevi, chef des renseignements militaires israéliens, cité par la
télévision publique israélienne. Le général Zeevi, qui s'exprimait
devant la Commission des affaires étrangères et de la défense de la
Knesset (Parlement), a estimé par ailleurs que la probabilité d'une
attaque préventive de l'Irak contre Israël au moyen d'armes non conventionnelles était
faible, a ajouté la télévision. Les propos de Zeevi sont en totale contradiction avec ceux
prononcés la veille par Ariel Sharon, faisant état du danger réel d'une
attaque irakienne contre Israël.
Sharon tente d'impliquer la Syrie et la Libye dans la fausse crise
irakienne Ariel Sharon a affirmé mardi soir disposer d'informations
selon lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non
conventionnelles en Syrie. «Il y a des informations que nous vérifions.
Mais nous sommes sûrs que l'Irak a récemment transféré des armes
chimique ou biologiques en Syrie», a affirmé M. Sharon à la seconde
chaîne privée de la télévision israélienne. Dans la foulée, Sharon a
aussi affirmé sans sourciller que «des experts et des savants
irakiens travaillent dans l'industrie nucléaire en Libye».
Lancées sans l'ombre d'un début de preuve (tiens, ça nous rappelle
quelque-chose), les accusations de Sharon ont au moins le mérite de nous
éclairer sur ses intentions en cas d'attaque étasunienne sur l'Irak.
L'intention prêtée aux Étasuniens de vouloir remodeler tout le
Moyen-Orient (>>1
/ >>2
/ >>3)
comporte peut-être un volet Proche-Orient (>>
L'ombre du pire) confié à Sharon. Le pas de deux opéré depuis
deux ans entre Tel-Aviv et Washington plaide en ce sens.
Du tac au tac Les accusations de Sharon, selon
lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non conventionnelles
en Syrie, visent à détourner l'attention de l'arsenal nucléaire israélien,
a affirmé fort justement jeudi un haut responsable de la Ligue arabe. M.
Sharon tente, par ces «fausses allégations», «de créer la
confusion parce qu'une fois le désarmement de l'Irak achevé, c'est Israël
qui sera dans la ligne de mire», a déclaré à la presse le
vice-secrétaire général de la Ligue, Ahmed Ben Helli. La résolution
687 du Conseil de sécurité, adoptée au lendemain de la guerre du Golfe,
en 1991, «stipulait que le désarmement de l'Irak est le premier pas
vers la création d'un Moyen-Orient sans armes de destruction massive»,
a-t-il rappelé, soulignant qu'«Israël est le seul Etat (dans la
région) à avoir de telles armes». Israël «dispose de plus
de 200
têtes nucléaires et il refuse de mettre ses installations nucléaires
sous surveillance internationale», a-t-il ajouté.
11 septembre: qui était au
courant? Demandez au sénateur
Bob Graham (>>1
/ >>2).
- Un an déjà!
Depuis son lancement, le 23 décembre
2001, Entrefilets.com a reçu plus de 16'000 visites venant de 11'000
personnes différentes, pour un total de 35'000 pages consultées, selon
les statistiques fournies par l'hébergeur. Merci de votre soutien et très
belles fêtes de fin d'année à tous.
-
L'ONU prépare la guerre
23/12/2002 L'ONU a annoncé lundi qu'elle se préparait à une guerre en
Irak, alors que Bagdad a dénoncé la «campagne enragée» de
Washington à son encontre. Les agences des Nations unies ont lancé un
appel de 37,4 millions de dollars (50 millions de francs). Cet appel de
fonds a été lancé le 13 décembre lors d'une réunion avec les pays
donateurs à Genève, a déclaré le porte-parole du Haut Commissariat de
l'ONU pour les réfugiés (HCR) Kris Janowski à l'ats, confirmant des
informations du quotidien britannique «Times». Ce montant concerne
l'ensemble des agences de l'ONU qui seraient impliquées lors d'une
intervention militaire. Le CICR a de son côté demandé 17 millions de
francs pour ses préparatifs. La Fédération internationale des sociétés
de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge a prévu en outre sept millions.
Comme pour une «guerre mondiale» Les Etats-Unis amassent des troupes
«comme pour une guerre mondiale» visant le monde arabe, a déclaré
lundi le vice-Premier ministre irakien Tarek Aziz. Evoquant le déploiement
de troupes américaines dans la région du Golfe, M. Aziz a déclaré: «Ceci
est un amassement stratégique pour une guerre» semblable à «une
guerre mondiale, qui vise dans cette phase l'ensemble du monde arabe du
Levant au Maghreb», a déclaré M. Aziz. M. Aziz a tenu ces propos
lors d'une réunion de solidarité afro-asiatique avec l'Irak, organisée
à Bagdad.
Rumsfeld envisage deux guerres simultanées en Irak et en Corée (comme
prévu dès 1992) Les Etats-Unis choisissent la diplomatie pour tenter
de régler le problème du programme nucléaire de la Corée du Nord mais
ils sont, dans l'absolu, capables de mener deux guerres simultanées en
Irak et en Corée, a déclaré lundi le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld.
Le Pentagone «est capable de mener deux conflits régionaux (...) Nous
sommes en mesure de remporter le premier de façon décisive et de battre
(l'adversaire) rapidement dans l'autre. Qu'on ne s'y trompe pas»,
a-t-il souligné.
Rappelons que le Defense Policy Guidance, un document confidentiel du
Pentagone rédigé en 1992 par les actuels faucons du gouvernement Bush (
>>1 / >>2
), prévoyait le maintien des forces armées dans un état de préparation
apte à conduire simultanément deux guerres régionales majeures,
l'affaiblissement de l'URSS éliminant la menace d'une guerre mondiale menée
sur tous les théâtres à la fois. Ce scénario fut repris dans la révision
de 1993 et confirmé en 1997. Les deux ennemis potentiels désignés
officiellement comme cibles des deux guerres étaient... l'Irak et la Corée
du Nord (>>Le nouvel
impérialisme étasunien ).
Coleen Rowley honorée L'hebdomadaire américain Time a désigné
cette année «personnalités de l'année» trois femmes qui avaient alerté,
en vain, leurs supérieurs sur des dysfonctionnements graves, dans les
entreprises en faillite Enron et Worldcom et à la police fédérale
(FBI). «Ces femmes ont été pour les douze derniers mois ce que les
pompiers de New York ont été en 2001: des héros, consacrés par les
circonstances», ont déclaré les responsables de Time. Coleen
Rowley, basée à Minneapolis (Minnesota, nord), est l'auteur d'une lettre
cinglante de 13 pages, datée du 21 mai, dans laquelle elle a
accusé le quartier général du FBI à Washington d'avoir entravé l'enquête
sur le Français Zacarias Moussaoui, qui risque aujourd'hui la peine de
mort pour sa participation présumée à la préparation des attentats du
11 septembre.
- Guerre pétrolière en Irak
en janvier ou février selon... Israël 22/12/2002 Les autorités
israéliennes ont fait état dimanche d'une intensification des préparatifs
défensifs dans l'hypothèse d'une attaque américaine contre l'Irak et
d'une riposte de Bagdad contre l'Etat hébreu dans les semaines à venir.
En Israël, la défense passive et l'armée de l'air ont reçu pour
consigne d'être fin prêts à partir du mois de janvier dans l'hypothèse
d'une guerre entre fin janvier et fin février, selon des sources
militaires. Lors de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le
ministre de la défense Shaul Mofaz, de retour de Washington, a déclaré
qu'il avait la nette impression que les Etats Unis étaient «décidés
à frapper» en Irak, selon la radio publique. De son côté, l'Irak
s'est dit convaincu samedi de l'imminence d'une guerre au moment où les
Etats-Unis accélèrent leurs préparatifs militaires en vue d'une éventuelle
frappe.
Dix jours après papa? Le Guardian
relève que Hans Blix, qui n'a pas mis longtemps avant de se ranger sous
le drapeau US, rendra son rapport sur les inspections le 27 janvier 2003.
Jour qui pourrait être celui de la déclaration de guerre. Soit dix jours
après la date anniversaire du déclenchement de la première guerre du
Golfe de papa, le 17 janvier 1991.
Les Britanniques préparent le débarquement Selon le Sunday
Telegraph de dimanche, la Royal Navy britannique se prépare à la
plus grande opération de débarquement jamais menée depuis 20 ans, aux côtés
des forces américaines. Selon le journal, au moins 40'000 soldats
britanniques, dont 5'500 Royal Marines, pourraient combattre aux côtés
des Américains en Irak. En cas de conflit, la brigade des Royal Marines
au grand complet se joindrait aux forces américaines pour prendre le
contrôle du port stratégique de Bassorah, dans le sud de l'Irak.
Encore ces fameuses preuves secrètes étasuniennes Selon le New
York Times, Washington a indiqué avoir commencé à donner des éléments
aux inspecteurs pour les aider à traquer les programmes d'armements
interdits de l'Irak. Les américians n'ont toutefois pas dévoilés toutes
leurs informations secrètes, arguant des risques de fuites et de leur
crainte de «griller» des sources en Irak. Le quotidien Babel,
dirigé par Oudaï Saddam Hussein, fils aîné du président irakien
Saddam Hussein, a eu beau jeu de tourner en dérision l'annonce américaine:
«Le monde entier sait que s'ils (les Etats-Unis) avaient de
vraies informations, ils les auraient propagées sur les écrans de télévisions
avant de les donner aux inspecteurs.»
Opposition russe Une éventuelle intervention américano-britannique
sans l'appui de l'ONU devra toutefois se heurter à l'opposition de la
Russie, comme l'a rappelé dimanche son chef de la diplomatie Igor Ivanov.
Dans un entretien avec la première chaîne de la télévision russe, M.
Ivanov a affirmé que son pays n'avait aucune intention de participer à
une telle campagne, soulignant que ce qui comptait était le désarmement
de l'Irak: «Tous les autres objectifs vont contre nos propres intérêts».
Pétrole, pétrole, pétrole Selon des milieux pétroliers américains,
plus d'une trentaine d'accords ont été conclus au cours de derniers mois
entre l'Irak et des sociétés italienne (Eni), espagnole (Repsol YPF),
russe (Tatneft), française (TotalFinaElf), chinoise, indienne, turque et
autres, avec un taux de rentabilité élevé (plus 20%). Le montant de ces
contrats portant sur le développement de nouveaux champs pétroliers est
estimé à 38 milliards de dollars par la Deustche Bank, avec une capacité
de production potentielle de 4,7 millions de barils par jour (mbj), si
tous les projets sont exécutés. Pour leur part, les firmes américaines
ont entamé des pourparlers avec des représentants de l'opposition
irakienne aux Etats-Unis sur l'après-Saddam, pourparlers parrainés par
le département d'Etat. L'opposition irakienne n'a pas pour sa part
dissimulé le fait qu'en cas de changement de régime, celles-ci
percevraient «une bonne partie des dividendes» de l'intervention
américaine.
Ventes d'armes chimiques britanniques à 26 pays Selon une enquête
du Sunday
Herald, la Grande-Bretagne a vendu, en violation des lois
internationales, des armes chimiques à 26 pays dont l'Iran, le Soudan, la
Libye et Israël.
- Comme prévu, l'ONU s'apprête
à «couvrir la guerre pétrolière de Bush 19/12/2002 Prévue
par les faucons étasuniens bien avant la désignation,
par des juges républicains, de Bush Jr. à la présidence, la guerre pétrolière
contre l'Irak est sur le point d'être déclenchée avec la bénédiction
d'un Conseil de Sécurité qui confirmerait ainsi son rôle de simple chambre
d'enregistrement des décisions étasuniennes.
L'Irak est en état de «violation patente» de ses obligations en matière
de désarmement, a ainsi déclaré jeudi l'ambassadeur américain aux
Nations Unies John Negroponte: «L'Irak a perdu sa dernière occasion
de se conformer à ses obligations en matière de désarmement. Nous avons
informé le Conseil du fait que nous étions très déçus que l'Irak ait
une fois de plus refusé de répondre à ses exigences et choisi la
dissimulation et la tromperie plutôt que de tout dévoiler. Il s'agit
d'une violation patente des exigences de la résolution 1441». Un
refrain repris quelques heures plus tard par Colin Powell soit-même.
Peu auparavant, le chef des inspecteurs en désarmement, Hans Blix, avait
estimé que «l'absence de preuve (dans la déclaration irakienne)
signifiait que nous ne pouvons pas avoir confiance». «Une
occasion a été manquée dans la déclaration de livrer de nombreuses
preuves», a ajouté M. Blix. Il a estimé que le document remis par
Bagdad à l'ONU «consistait largement en une répétition de ce qui a
été dit auparavant». Même du côté français, l'ambassadeur aux
Nations Unies, Jean-Marc de la Sablière, y est allé de ses soit-disant
doutes sur la non-continuation par l'Irak d'activités prohibées par la résolution
1441 de l'ONU. Il y «a des doutes sur la non-continuation par l'Irak
d'activités prohibées», a déclaré le diplomate à la presse.
Lancée dans l'unique but d'offrir une «couverture légale» à l'attaque
de l'Irak par les Etats-Unis et leurs zélateurs, les inspections organisées
depuis le vote de la résolution 1441 vont sans doute se révéler comme
la plus gigantesque opération d'intox jamais montée pour justifier une
guerre impérialiste. Il est vrai qu'après avoir offert un cadre légal
à l'extermination de plus d'un million de civils irakiens en dix ans, par
l'arme biologique de la privation, le Conseil de sécurité de l'ONU n'en
est peut-être plus à un massacre près pour servir les intérêts des cinq
puissances qui le contrôlent.
Pillage de l'or noir irakien déjà en discussion L'opposition
irakienne et les grandes compagnies pétrolières américaines ont commencé
à se rencontrer discrètement pour déterminer ce qu'il adviendra des
gigantesques réserves de pétrole irakiennes si Saddam Hussein est chassé
du pouvoir, selon des informations obtenues par AFX, filiale d'information
financière de l'AFP. Des représentants de l'opposition irakienne aux
Etats-Unis, soutenus par l'administration Bush, ont indiqué qu'ils
discutaient de la meilleure manière de gérer les réserves de brut, les
deuxièmes plus importantes du monde après celles de l'Arabie Saoudite,
en cas de changement de régime à Bagdad.
Rappelons que le 31 octobre dernier, le patron de BP, Lord
Browne, demandait aux Etats-Unis de ne pas garder le contrôle de
tout le pétrole irakien pour eux seuls après la guerre.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont continué à
armer l'Irak durant l'embargo Selon les révélations du Tages
Zeitung, des entreprises américaines, françaises, britanniques,
russes et une chinoise ont livré du matériel sensible à Bagdad pendant
plusieurs années après la guerre du Golfe, certaines jusqu'à tout récemment.
Détail gênant: ces cinq pays sont aussi les cinq membres permanents du
Conseil de sécurité des Nations Unies!
Comment la guerre contre le terrorisme, façon W., alimente le
terrorisme Selon un rapport d'experts du PINR, la guerre contre le
terrorisme de Bush Jr. ne cesse, en fait, d'alimenter le terrorisme qui
s'attaque désormais aux structures même du système de globalisation
installé sous la pression et l'inspiration des USA (>>Document
pdf).
- Déploiement majeure de troupes britanniques dans le
Golfe 18/12/2002 Alors que les inspecteurs
onusiens n'en finissent plus de constater la pleine coopération de
l'Irak, la coalition américano-britannique poursuit imperturbablement ses
préparatifs de guerre pétrolière. Les Britanniques annoncent ainsi
officiellement un déploiement majeure de leurs forces dans le Golfe,
selon le Guardian.
Dans un autre article, le même journal nous apprend que la préférence
des stratèges anglais va à un siège
de Bagdad plutôt qu'à un assaut directe de la capitale.
Parallèlement,W.
Bush s'est dit hier «préoccupé» par des omissions et des problèmes
dans la déclaration de l'Irak sur ses armes de destruction massive. Peu
auparavant, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw,
avait déclaré dans un communiqué que la Grande-Bretagne considérait le
document irakien comme «incomplet». Des avions américains et
britanniques ont par ailleurs à nouveau bombardé mercredi matin le sud
de l'Irak en toute illégalité comme ils le font depuis 10 ans. The
independent
relate aussi la publication, par un journal allemand, de la liste
des sociétés ayant fourni à l'Irak des composants destiné à la
fabrication d'armes de destructions massives. On y retrouve des sociétés
françaises, britanniques, ainsi que 80 sociétés allemandes et 24 étasuniennes...
Militarisation «immorale» de l'espace Le
ministre canadien des Affaires étrangères Bill Graham met en garde les
Etats-Unis contre la «grave erreur» de militariser l'espace à la suite
de la décision de Washington de commencer le déploiement d'un bouclier
antimissile, dans un entretien accordé au quotidien Globe and Mail de
mercredi. «La grande limite que nous avons tous est la militarisation de
l'espace, ce qui, je crois, serait immoral, illégal et une grave erreur,
affirme le chef de la diplomatie canadienne. Il y a des voix à Washington
qui réclament cela et nous les exhortons fermement à voir que ce serait
un développement extrêmement malheureux pour la paix.»
Protocole contre la torture refusé par les Etats-Unis
L'assemblée générale de l'ONU a adopté mercredi le nouveau protocole
de l'ONU contre la torture, qui prévoit des inspections-surprises dans
les prisons. Le protocole a été adopté par 127 voix favorables, 4
contraires (Etats-Unis, Nigéria, Palau et Iles Marshall) et 42
abstentions.
11 septembre: qui était au courant? Demandez au
sénateur Bob
Graham....
- Bouclier antimissile: c'est parti!
17/12/2002 W. Bush a annoncé mardi qu'il avait ordonné à l'armée de
commencer à déployer son fameux bouclier antimissile. «Les
Etats-Unis prendront toute mesure nécessaire pour protéger leurs
citoyens contre ce qui est peut-être le plus grand danger: les maux
catastrophiques qui pourraient être provoqués par des Etats hostiles ou
des groupes terroristes dotés d'armements de destruction massive et des
moyens de les utiliser», a déclaré Jr. dans un communiqué. Plus tôt
mardi, des responsables de l'administration américaine ont indiqué, sous
couvert de l'anonymat, que 10 missiles intercepteurs seraient installés
d'ici 2004 sur une base en Alaska, et 10 autres d'ici 2005 ou 2006. Dès
l'officialisation, l'été dernier, du retrait des Etats-Unis du traité
ABM (Anti-Ballistic Missile) conclu en 1972 avec l'URSS, le Pentagone a
lancé le chantier de Fort Greeley, à 160km au sud-est de Fairbanks, avec
notamment la construction de six silos pour intercepteurs, selon le
Washington Times.
«Burka CNN» pour tout le monde! Le Pentagone évoque la
mise en place de moyens de désinformation
vis-à-vis des Alliés, histoire de façonner les opinions
publiques encore réticentes à la dictature planétaire étasunienne.
Pseudo-guerre contre le terrorisme: délire répressif en Italie
Cent seize personnes appartenant à des organisations liées au terrorisme
islamiste ont été arrêtées depuis les attentats du 11 septembre 2001,
a annoncé mardi à Rome l'ancien membre de la Loge P2 et président du
Conseil italien, Silvio Berlusconi. Depuis le début de l'année, ce sont
aussi soixante quinze personnes appartenant à la mouvance d'extrême
gauche qui ont été arrêtées en Italie, confirmant ainsi l'instauration
d'une répression purement politique du gouvernement. Enfin, concernant la
lutte contre l'immigration clandestine, M. Berlusconi a souligné que
81'936 clandestins avaient été expulsés en 2002 contre 66'702 en 2001,
soit une hausse de 31,95%.
- Gangstérisation du pouvoir:
permis de tuer présidentiel pour la cia 12-15/12/2002 Depuis
le 11 septembre, difficile de savoir qui, de Sharon ou de Bush, influence
la politique de l'autre. Toujours est-il qu'à l'instar des pratiques du
gouvernement israélien qui, en 20 mois d'Intifada, a procédé à 182
assassinats extrajudiciaires (considérés comme des crimes de
guerre par la 4e Convention de Genève), le cabinet Bush a établi une
liste de plus d'une vingtaine de chefs terroristes présumés que la CIA
est autorisée à tuer, a rapporté dimanche le New York Times,
citant des hauts responsables militaires et du renseignement. Bush Jr. a
donné par écrit tout pouvoir à la CIA de poursuivre et tuer ces
terroristes présumés sans avoir à obtenir une autorisation expresse
chaque fois qu'elle est sur le point de lancer une opération,
explique le quotidien. L'établissement de cette liste fait partie des
efforts de la CIA pour traquer ou liquider les membres d'Al-Qaïda loin de
leur champ d'action habituel, au Yémen par exemple, rapporte le journal,
en référence à l'assassinat dans ce pays, le 4 novembre, de six Yéménites,
membres présumés d'Al-Qaïda, par un missile américain tiré depuis un
drone. Les critères précis pour l'ajout d'un nom à la liste ne sont pas
connus, mais elle est mise à jour régulièrement, indique le quotidien.
Les Etats-Unis ont souvent eu recours à de telles méthodes criminelles,
par le passé, mais elles restaient en principe cachées. Rappelons
simplement, pour faire court, l'opération «Phoenix»
de la CIA au Vietnam, qui aurait fait quelque 60'000 victimes, ou l'«Opération
Condor», en Amérique Latine. Désormais, l'usage de moyens
criminels est donc en passe d'être institutionnalisé aux Etats-Unis. Un
exemble de plus de la gangstérisation du pouvoir étasunien.
Enquête sur le 11 septembre: Mitchell se dérobe, Kissinger démissionne
Le 27 novembre, Bush Jr. avait nommé l'ancien secrétaire d'Etat, Henry
Kissinger, un chaud partisan de la guerre perpétuelle considéré par
beaucoup comme un criminel de guerre (>>1
/
>>2 / >>3),
à la tête d'une commission d'enquête, dite indépendante, chargée de
faire la lumière sur l'incapacité des services de renseignement à empêcher
les attentats du 11 septembre 2001. Le 11 décembre, l'ancien sénateur
George Mitchell avait décliné le poste de vice-président de la
commission et, deux jours plus tard, vendredi 13 décembre, Kissinger
annonçait sa démission de la commission, invoquant d'éventuels conflits
d'intérêt avec son activité professionnelle. La nomination de M. Kissinger,
secrétaire d'Etat sous les présidences des républicains Richard Nixon
et Gerald Ford au début des années 1970, avait soulevé une polémique
aux Etats-Unis en raison des accusations sur son rôle présumé dans le
coup d'Etat au Chili
en septembre 1973. Il avait été reproché à M. Kissinger
de n'avoir pas révélé au Congrès américain la nature exacte de son rôle
dans ce coup d'Etat qui avait abouti au renversement du président
socialiste Allende par un putsch militaire (Kissinger
declassified).
Appel à la révolte civique En 1971, Daniel Ellsberg, ancien stratège
de la guerre nucléaire au sein du Département de la Défense des
Etats-Unis, avait communiqué à la presse les Pentagon Papers,
quarante-trois volumes ultra-confidentiels sur l'origine de l'engagement
des Etats-Unis au Vietnam, documents qui prouvaient les mensonges du
gouvernement de l'époque cette guerre. Son geste avait aidé au
retournement de l'opinion publique et accéléré la fin du conflit.
Aujourd'hui, il
appelle les fonctionnaires fédéraux étasuniens à prendre des
risques en faisant de même pour barrer la route à l'administration
guerrière de Bush et empêcher la ratonnage en Irak.
Attentats de Mombasa: bientôt plus de suspects... 12/12/2002 Six
Pakistanais et trois Somaliens, arrêtés au lendemain des deux attentats
anti-israéliens du 28 novembre à Mombasa, sur la côte du Kenya, ont été
mis hors de cause, a annoncé hier la police kényane. Une explosion avait
fait seize morts dans un hôtel, et deux missiles avaient été tirés
sans contre un avion de ligne transportant 261 passagers, sans
l'atteindre. Trois suspects restent sous les verrous: le négociant ayant
vendu le véhicule 4x4 qui a explosé dans l'hôtel, ainsi que la mère et
le frère de l'acheteur. L'acheteur, un jeune kényan né en 1979 à
Mombasa, pourrait être l'un des kamikazes, selon la police, qui a
toutefois diffusé sa photo d'identité, assortie d'une offre de récompense
de 500'000 shillings (9000 francs) pour toute information permettant son
arrestation. En clair, plus de suspect digne de ce nom. Rappelons que,
selon The
Telegraph.co.uk
du 30 novembre), un mystère persiste autour du décollage de
l'avion israélien visé par deux missiles. Extrait: «Le mystère
entoure la direction du décollage du charter Arkia IZ582. Ce dernier n'a
pas pris la route habituelle que prennent les vols commerciaux lorsqu'ils
quittent l'aéroport de Mombasa. Ces derniers partent normalement vers le
large. Le charter d'Arkia s'est, lui, dirigé vers l'intérieur des
terres, faisant de lui une cible facile pour le lance-missile.»
-
Guerre pétrolière en Irak:
signaux contradictoires 12/12/2002 Depuis lundi, environ un
millier de militaires, dont quelque 300 Britanniques, participent au Qatar
aux manoeuvres américaines «Internal Look», qui concernent également
des milliers d'autres soldats dans la région et dans le monde. Les
troupes américaines continuent d'affluer au Koweït dans des camps disséminés
à travers le désert et multiplient les entraînements aux portes de
l'Irak. Le nombre de soldats US a ainsi bondi de 12'000 à 15'000 en un
mois, selon des sources militaires américaines. Le sous-secrétaire américain
à la Défense Douglas Faith s'est par ailleurs rendu jeudi en Israël, où
il devait évoquer la question de l'Irak avec Sharon et son ministre de la
Défense, Shaul Mofaz. Quant au
Guardian de jeudi, il réaffirme que Washington est tout à sa guerre, qui
remodèlera
tout le Moyen-Orient (un remodelage déjà évoqué par Pat
Buchanan en octobre dernier, et un mois auparavant par le Boston
Globe). Rappelons aussi que, selon le Sydney
Morning Herald du 5 décembre, le nombre de bombes déversées
sur l'Irak a explosé de 300% entre mars et novembre 2002.
Parallèlement à ces tambours de guerre, le gourou de la politique US,
Condoleezza Rice (>>lire ci-dessous: cet étrange groupe des
Vulcains), a toutefois adopté un ton plus conciliant en déclarant hier
que les Etats-Unis reviendraient devant le Conseil de sécurité de l'ONU
avant toute attaque contre l'Irak «pour des consultations», et Londres a
affirmé qu'il préférerait une seconde résolution de l'ONU pour
contraindre l'Irak à respecter ses obligations avant toute attaque.
Curieusement peu vindicatif à l'égard de Bagdad, Rumsfeld a, quant
à lui, choisi de parler de la lutte antiterroriste plutôt que de l'Irak
en visitant le centre de commandement américain au Qatar qui pourrait
servir en cas d'attaque contre le pays de Saddam Hussein.
«Tout l'art de la guerre est fondé sur la duperie», disait le
stratège chinois Sun Tzu, 500 ans avant notre ère...
Au tour de l'Iran Selon CNN, citant des officiels étasuniens,
l'Iran construirait en secret deux grandes installations nucléaires
pouvant servir à la construction d'armement nucléaire.
Cet étrange groupe des «Vulcains» Dans l'actuelle administration
Bush, Cheney et Rumsfeld ont introduit un certain nombre de faucons au
sein du gouvernement, notamment Wolfowitz, Richard Perle, Douglas Feith,
J.D. Crouch, adjoint au secrétaire à la Défense chargé de la sécurité
internationale, et John Bolton, sous-secrétaire d'Etat chargé du contrôle
des armements et des affaires internationales. Ce groupe recoupe en grande
partie une autre faction du gouvernement, qui s'est baptisée elle-même
les Vulcains, créée en 1998 par George Schultz, ancien secrétaire d'Etat
de Reagan, Dick Cheney et Condoleezza Rice (>>1
/
>>2), aujourd'hui conseillère à la sécurité nationale.
Les principaux collaborateurs de Mme Rice, au sein des Vulcains, sont
Wolfowitz et Richard Perle.
Guerre contre le terrorisme: 2000 «disparus» aux Etats-Unis Selon
le Pr
David Cole, de la faculté de droit de Georgetown, quelque 2000
personnes ont été arrêtées depuis le 11 septembre. Ces détenus, des
immigrés pour la plupart, Cole les appelle les «disparus de l'Amérique»,
étant donné que la plupart ont été mis au secret, jugés à huis clos
par des tribunaux de l'immigration et, pour beaucoup d'entre eux, secrètement
expulsés. Personne ne sait combien sont encore sous les verrous. Pour
qualifier ce que le gouvernement et le ministre de la Justice, John
Ashcroft, sont en train de mettre en place, le Washington Post
parle de «système judiciaire parallèle» pour les terroristes présumés,
dépourvu des protections normalement assurées aux suspects, conformément
à la Constitution américaine.
Poussée militariste des États-Unis vers la
domination mondiale David North, sur le World
Socialiste Web Site
- Abracadabrante histoire de Scuds
11/11/2002 Sur la base de renseignements fournis par les Etats-Unis au
sujet d'un navire «suspect», la marine espagnole a intercepté, lundi
dans la mer d'Oman, un bateau qui contenait 15 missiles Scud en provenance
de Corée du Nord et à destination du Yémen. Immédiatement, le secrétaire
américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a réitéré hier les
accusations de son gouvernement contre la Corée du Nord. «La Corée
du Nord n'aime pas me l'entendre dire, mais elle continue d'être le
principal diffuseur mondial en technologie de missiles», a-t-il déclaré
à la presse à Djibouti, après un entretien avec le président
djiboutien, Ismael Omar Guelleh. Dans la foulée, le zélateur
britannique, Tony Blair, s'est empressé d'appeler à «maintenir la
pression sur la Corée du Nord» pour l'empêcher d'exporter des
missiles balistiques, estimant que cela représenterait «une menace
inacceptable pour notre sécurité». Hier soir pourtant, l'on
apprenait qu'au final, Washington confirmait la «légalité» de cette
livraison à Sanaa, la Maison-Blanche soulignant que rien n'empêchait le
Yémen d'aquérir des armes nord-coréennes. Le porte-parole de la
Maison-Blanche, l'inénarrable Ari Fleischer, a ensuite confirmé que les
missiles avaient été remis à Sanaa. «Le Yémen a donné des
assurances comme quoi ces missiles ne seraient remis à personne d'autre»,
a-t-il ajouté sans sourciller. Selon le New York Times de mercredi
pourtant, le gouvernement américain avait imposé, en août dernier, des
sanctions à la Corée du Nord après s'être assuré que ce pays avait
vendu des pièces de Scud au... Yémen, avant l'arrivée de Jr. à la
Maison-Blanche.
Pour influencer les élections en Corée-du-Sud? L'explication
de cette abracadabrante histoire est sans doute à chercher du côté
d'une manipulation étasunienne destinée à envenimer les relations entre
la Corée du Nord et son voisin du sud. Ainsi, le Parti démocratique du
millénaire de Roh Moo-hyun, candidat du gouvernement sortant à l'élection
présidentielle sud-coréenne du 19 décembre prochain, s'est interrogé
sur le moment choisi pour cet arraisonnement. Un responsable du parti
ayant requis l'anonymat a déclaré qu'il convenait de se demander si les
Etats-Unis ont planifié l'opération pour tenter d'influencer le résultat
de l'élection sud-coréenne. De nouvelles craintes sur les capacités
militaires de la Corée du Nord pourraient en effet bénéficier au
principal adversaire de M. Roh, le chef de l'opposition conservatrice Lee
Hoi-chang, qui a d'ailleurs saisi l'occasion pour attaquer M. Roh et la
politique de rapprochement avec le régime nord-coréen.
Destabilisation méditerranéenne Une analyse de dedefensa.org
concernant la décision étasunienne de vendre des armes à l'Algérie,
pour combattre le terrorisme bien sûr. «Le principal aspect de cette
décision de livrer des armes à l'Algérie, nous dit dedefensa,
est bien qu'elle semble avoir été prise sans consultation des Français,
dont l'Algérie fait partie de la zone d'influence géographique et
culturelle ; par conséquent, sans le moindre intérêt pour la politique
française de recherche d'apaisement de la zone, notamment par le refus de
livrer certaines armes à l'Algérie. (...) Le comportement américain
dans cette matière, avec la décision de livrer des armes, est clair tant
il correspond à la politique US depuis le 11 septembre, qui est de
n'accepter aucune restriction dans ce qui est identifié comme la lutte
contre le terrorisme. Pour ce cas précis de l'Algérie, la décision US
met en pleine lumière une évolution déjà fortement entamée, qui est
l'effacement complet des Européens (dont la France, sans aucun doute) au
profit de l'OTAN, c'est-à-dire des Américains.» >>Lire
l'analyse
Qatar assujetti Le secrétaire américain à la Défense,
Donald Rumsfeld, a signé hier avec le Qatar un accord officialisant la présence
militaire américaine dans cet émirat du Golfe, au moment où les menaces
d'une attaque pèsent toujours sur l'Irak. Au cours d'une conférence de
presse, Rumsfeld a affirmé que cet accord permettrait de développer les
installations de la base d'Al-Udeid, qui accueille 4'000 soldats américains
et constitue le plus grand dépôt de matériel militaire américain dans
la région.
- Scandale: les USA dérobent le
seul exemplaire complet de la déclaration irakienne 10/12/2002
Les Etats-Unis ont obtenu le seul exemplaire complet de la déclaration de
Bagdad sur ses armes de destruction massive et l'ont immédiatement fait
transporter à Washington où il se trouvait lundi, selon des sources
diplomatiques aux Nations unies. Le porte-parole du département d'Etat,
Richard Boucher, a affirmé que les Etats-Unis avaient obtenu ce document
unique parce qu'ils avaient... la capacité technique d'en faire des
tirages rapides dans des conditions de sécurité strictes. On croit rêver.
«Ce n'est pas exactement comme cela que je présenterais ce qui s'est
passé», a commenté sous le couvert de l'anonymat un diplomate
appartenant à un pays membre du Conseil de sécurité. «Il n'y a pas
qu'eux qui savent se servir d'une photocopieuse», a raillé un autre
diplomate. La France et la Russie «sont particulièrement outrées par
ce tour de passe-passe», ont indiqué plusieurs sources diplomatiques
à l'AFP. Les Irakiens ont dénoncé un racket inédit dans l'histoire des
Nations Unies, accusant Washington de vouloir manipuler le document afin
de trouver le prétexte au déclenchement de la guerre.
Seuls trois diplomates (un Américain, un Britannique et un Colombien) étaient
présents dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de la Cocovinu
pour se faire remettre le seul exemplaire complet de la déclaration de
Bagdad sur ses armes de destruction massive, a-t-on appris de sources
concordantes. L'ambassadeur colombien Alfonso Valdivieso, arguant de sa
qualité de président du Conseil de sécurité, s'est fait remettre, vers
minuit locale (lundi 05h00 GMT), par Hans Blix, le directeur exécutif de
la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'Onu (Cocovinu),
le document arrivé moins de trois heures auparavant à New York de Bagdad
via Larnaca (Chypre) et Francfort. Le diplomate colombien, selon les mêmes
sources, a ensuite remis le document au diplomate américain, le diplomate
britannique étant présenté comme «le coordinateur du groupe des 5
membres permanents du Conseil de sécurité». Le document, un peu moins
de 12'000 pages, a été ensuite immédiatement acheminé à Washington,
les Etats-Unis étant censés en faire une copie à l'intention des 4
autres membres permanents du Conseil (Chine, France, Grande Bretagne et
Russie).
Marchandages US-Turquie pour la ratonnage en Irak La semaine passée,
Paul Wolfowitz, numéro deux de la Défense, et Marc Grossman, numéro
deux de la diplomatie, sont arrivés à Ankara pour convaincre leur
partenaire musulman de soutenir leur action contre l'Irak. Les dirigeants
américains ont promis, en échange, une aide économique et militaire, la
protection de la Turquie, avec l'installation de fusées Patriot aux
points stratégiques, et le lobbying en Europe pour son entrée à l'UE.
Ankara exige 25 milliards de dollars de «défraiement» pour la future
guerre et le contrôle de l'Irak du Nord (aux mains des Kurdes) par l'armée
turque. Parallèlement, le président étasunien a téléphoné, selon le
quotidien turc Sabah, au chancelier allemand, Gerhard Schröder, au
premier ministre grec, Costas Simitis, au premier ministre danois et président
de l'UE, Anders Fogh Rasmussen. Bush leur a «diplomatiquement conseillé»
de fixer une date d'adhésion pour la Turquie. Accessoirement, les médias
étasuniens parlent des nouveaux scénarios de guerre qui englobent la
Turquie comme acteur incontournable: le Pentagone envisagerait d'attaquer
l'Irak du Nord, pas seulement par voie aérienne mais aussi terrestre. «La
Turquie, c'est la seule voie», a déclaré Paul Wolfowitz, dans les
colonnes du journal Hürriyet. (source: 24heures du 10.12.2002).
L'héroïne afghane coule à flot: un remake de «Dark Alliance»?
Les Quinze se sont inquiétés mardi de l'ampleur prise par la production
de drogue en Afghanistan qui, selon une source communautaire, génère des
revenus qui égaleraient le montant de l'aide internationale dans le pays,
soit 1,2 milliard d'euros par an. «Soixante-quinze pour cent de l'héroïne
dans nos rues proviendra en 2003 d'Afghanistan», a-t-on ajouté de même
source, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères
des Quinze à Bruxelles. Alors que les barbouzes étasuniens sont à pied
d'oeuvre depuis un an, difficile de ne pas penser à l'affaire «Dark
Alliance». En 1996, une série de reportages du journaliste Gary Webb du
San Jose Mercury News avait établi un lien direct, dans les années
quatre-vingt, entre l'entrée du crack (drogue composée à partir de cocaïne)
sur le marché de San Francisco, et une opération de financement des
contras nicaraguayens qui se serait déroulée avec l'aide d'agents de la
CIA.
- Rapport irakien rendu
6-8/12/2002 Comme promis, les Irakiens ont livré dans les délais le
rapport, exigé par la résolution 1441 de l'ONU, sur l'état de leurs
programmes d'armement. Comme annoncé, Bagdad nie posséder la moindre
arme de destruction massive. Comme prévu, Bush et Blair n'y croient pas.
Etats-Unis mis au défi L'Irak a mis dimanche Washington et Londres
au défi de produire les preuves qu'ils affirment détenir sur des armes
de destruction massive encore entre les mains de Bagdad. Le conseiller présidentiel
Amer al-Saadi a répété que Bagdad s'était débarrassé de tous ses
programmes d'armes prohibées et mis Washington et Londres au défi de «produire,
sans délai, la preuve du contraire». Des responsables US s'en sont
tirés avec une pirouette en réaffirmant que Saddam détient bien cet
arsenal, mais qu'ils ne veulent pas trahir leurs sources en révélant les
informations dont ils disposent sur l'existence de ces programmes
d'armement. En clair, les Etats-Unis possèdent des preuves mais ils ne
veulent pas les donner pour ne pas griller leur source. On notera d'abord
que la même recette a été appliquée au lendemain des attentats du 11
septembre vis-à-vis d'Al-Qaïda, l'attaque de l'Afghanistan ayant ainsi
été déclenchée sur la base de preuves jamais produites à ce jour.
Ensuite que les preuves revendiquées sont à ce point vague qu'elles ne
permettent même pas de donner la moindre piste aux inspecteurs onusiens.
Mais Bush et Blair le disent: ils ont des preuves. Cela devrait donc
suffire.
La reprise est au coin de la rue La presse vous l'annonce tous les
quinze jours, la reprise est au coin de la rue. Aux Etats-Unis, les
premiers signes concrets prennent l'allure d'un taux de chômage qui passe
de 5,7% à 6% (pour ceux qui ont encore le privilège de figurer dans
les statistiques). Bush fait sauter deux fusibles: le secrétaire
à trésor O'Neill, et le conseiller éconimique de la présidence, Larry
Lindsey.
- Guerre planifiée en Irak:
intensification dramatique des bombardements 5/12/2002 Selon le Sydney
Morning Herald, le nombre de bombes déversées sur l'Irak a
explosé de 300% entre mars et novembre 2002. Un signe clair que ces
frappes, dans les zones d'exclusions aériennes, servent à détruire les
infrastructures irakiennes en vue de la guerre planifiée.
De l'intérêt US d'une guerre en Irak Le 22 mai 2002, soit bien
avant le lancement officiel de la campagne médiatique du président Bush
pour «libérer le peuple irakien», William Kristol, président du «Project
for a new American Century» (un puissant lobby
conservateur co-fondé sous Clinton par Donald Rumsfeld, Secrétaire à la
Défense, ou encore Dick Cheney, le vice-président) déclarait au Congrès:
«Se débarrasser du régime de Saddam Hussein et aider à construire
une société et une économie irakiennes décentes permettrait de réduire
l'influence séoudienne de manière décisive. Permettre au pétrole
irakien d'accéder aux marchés mondiaux serait un plus pour l'économie.
D'un point de vue militaire et stratégique, l'Irak est plus important que
l'Arabie Saoudite.»
Surréaliste! L'inénarrable porte-parole de la Maison-Blanche, Ari
Fleisher, jeudi aux journalistes: «Le président Bush a dit que l'Irak
avait des armes de destruction massive, Tony Blair a dit que l'Irak avait
des armes de destruction massive, Donald Rumsfeld a dit que l'Irak avait
des armes de destruction massive, Richard Butler [ancien chef de l'Unscom
qui avait donné un blanc-seing à Washington pour les frappes sur l'Irak
en 1998 au
mépris des Nations Unies] a dit qu'il en avait, les Nations
unies ont dit qu'il en avait [qui, quand?], les experts ont dit
qu'il en avait, l'Irak a dit qu'il n'en avait pas. C'est à vous de
choisir qui vous voulez croire. La charge de la preuve repose clairement
sur Saddam Hussein.»
A ce jour, ni Bush Jr., ni Blair, ni Rumsfeld, (ne parlons pas de Butler),
ni les fameux experts n'ont apporté le moindre début de preuve de leurs
allégations. En revanche, les preuves existent que la seconde guerre
contre l'Irak est planifiée depuis longtemps par les faucons du
cabinet Bush.
Pour faire court, citons deux rapports: le Defense Policy Guidance (DPG) 1992,
puis en 2000, Rebuilding America's Defences (>>article
>>rapport).
Un autre document daté de 2001,
émanant de l'Institut Baker cette fois, sur les défis de la politique énergétique
pour le 21e siècle, notait que l'Irak était un danger pour la stabilité des
marchés pétroliers et préconisait, dans ses conclusions, une révision de la
politique étasunienne, vis-à-vis de l'Irak, incluant les options militaires.
Une «opportunité pour Israël» Selon le chef de la diplomatie
israélienne, Netanyahou, la guerre étasunienne en Irak sera une opportunité
pour Israël. Middle
East Newsline affirme par ailleurs que l'Etat hébreu
planche sur des scénarios de guerre régionale.
«Mystère» autour de l'attentat au Kenya Selon The
Telegraph.co.uk du 30 novembre, un mystère persiste autour du
décollage de l'avion israélien visé par deux missiles. Extrait: «Le
mystère entoure la direction du décollage du charter Arkia IZ582. Ce
dernier n'a pas pris la route habituelle que prennent les vols commerciaux
lorsqu'ils quittent l'aéroport de Mombasa. Ces derniers partent
normalement vers le large. Le charter d'Arkia s'est, lui, dirigé vers
l'intérieur des terres, faisant de lui une cible facile pour le
lance-missile.»
- Badgad accuse les inspecteurs
onusiens d'espionnage
04/12/2002 Les relations entre l'Irak et les inspecteurs de l'ONU se sont
brusquement détériorées mercredi pour la première fois depuis la
reprise de leurs missions dans ce pays, il y a une semaine. «Leur
travail est un travail d'espionnage au profit de la CIA et du Mossad,
a déclaré le vice-président irakien, Taha Yassine Ramadan. Les
inspecteurs ne sont pas venus pour s'assurer que l'Irak ne possède pas
d'armes de destruction massive, mais ils sont venus pour fournir de
meilleures conditions et des informations plus précises pour l'attaque à
venir» contre l'Irak. Pour leur part, les Etats-Unis se sont déclarés
convaincus que l'Irak possédait toujours, malgré ses dénégations, des
armes de destruction massive et ils ont réclamé aux experts de l'ONU des
inspections vigoureuses. Notons que les Etats-Unis et plusieurs de leurs
alliés mèneront pendant une semaine, à partir du 9 décembre, des
manoeuvres militaires dans la région du Golfe qui pourraient servir à préparer
une éventuelle intervention militaire américaine en Irak. Cet exercice
sera coordonné du Qatar, où le Commandement central étasunien a déployé
un quartier-général provisoire avec quelque 600 spécialistes pour
coordonner une éventuelle offensive contre Saddam Hussein.
Le fantôme Al-Qaïda, partout et pour longtemps On se demande désormais
ce que les super-faucons de Washington feraient sans la menace fantôme
Al-Qaïda, tant elle est devenue pour eux l'alibi parfait, le véritable
carburant même de leur nouvelle offensive
impérialiste. Histoire d'enfoncer encore un peu son clou, W. Bush
a donc affirmé mercredi qu'il croyait que le réseau Al-Qaïda était
impliqué dans les attentats de la semaine dernière au Kenya. «Je
suis préoccupé partout par Al-Qaïda, a-t-il récité à la
Maison-Blanche. Je crois qu'Al-Qaïda était impliqué dans les
attentats au Kenya. Je crois qu'Al-Qaïda déteste la liberté. Je crois
qu'Al-Qaïda va frapper partout où il le peut pour perturber la société
civile et c'est la raison pour laquelle nous sommes en chasse.»
Répression israélienne légitimée Au passage, il en a profité pour
légitimer la répression israélienne, affirmant que les terroristes
freinaient le processus de paix israélo-palestinien. «Je m'inquiète
du fait que des terroristes ont perturbé l'aptitude de gens qui aiment la
paix (sic) à faire avancer le processus de paix. Je
comprends parfaitement les efforts du gouvernement israélien pour déraciner
la terreur, parce que nous n'aurons jamais la paix tant que des
terroristes peuvent se montrer perturbateurs.»
- Kofi Annan contredit Bush
03/12/2002 Au lendemain des déclarations de Bush Jr. sur les prétendus
«signes pas encourageants» de la coopération de l'Irak avec les
inspecteurs onusiens, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi
Annan, a affirmé: «C'est seulement le début mais, à l'évidence, la
coopération [de l'Irak avec les inspecteurs en désarmement] a été
bonne.»
Et voici le coup de la variole Après le coup des laboratoires itinérants
(servant à expliquer l'impossibilité de prouver la production d'armes de
destruction massive par les Irakiens); après le coup de la reconstruction
de sites prétendument nucléaires (de simples ruines ont constatés des
journalistes); après le coup du possible
lien entre l'Irak et l'attentat d'Oklahoma
City, en 1995; après le coup de l'axe Hussein-Ben Laden, sur lequel
planche en vain un groupe
de barbouzes au seul service de Rumsfeld et Wolfowitz, voici donc
le coup de la souche ultra virulente d'un super-virus de la variole
qui aurait été livré à l'Irak par une scientifique russe morte il y a
deux ans, a en croire le New York Times de mardi. Le quotidien, qui
cite des responsables américains et des scientifiques étrangers,
souligne que la CIA tente d'établir un lien entre cette scientifique,
Nelja Maltseva, décédée il y a deux ans, et la présence de cette
souche en Irak. Un informateur anonyme aurait fait savoir aux autorités
américaines, rapporte sans sourciller le journal, que le docteur Maltseva,
qui a travaillé pendant trente ans à l'Institut de recherche pour les préparations
virales à Moscou, avait livré cette souche aux Irakiens. Un informateur
anonyme donc.
Soudoyée, Ankara plie Les Etats-Unis, soucieux de s'assurer le
soutien de leur principal allié dans la région pour une éventuelle
guerre contre l'Irak, proposent à la Turquie une aide économique «substantielle»
en cas d'opération militaire, a déclaré vendredi un responsable turc.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Yasar Yakis, a ensuite annoncé,
à l'issue d'un entretien avec le secrétaire américain adjoint à la Défense,
le super-faucon Wolfowitz, que la Turquie serait prête à ouvrir ses
bases aux avions américains en cas de guerre avec l'Irak. Le ministre a
toutefois laisser entendre que la Turquie refuserait une offensive
terrestre à partir de son territoire. Nous voilà soulagés.
Doutes sur l'authenticité du message de Ben Laden (suite) Un lien
vers le rapport, au
format pdf, de l'analyse effectuée par l'IDIAP, institut suisse
semi-privé basé à Martigny et spécialisé dans la reconnaissance
vocale, qui semble démontrer que le dernier message sonore de Ben Laden,
bien sûr authentifié par le Pentagone, est sans doute un faux.
- Guerre pétrolière en Irak: on
atteint des sommets 03/12/2002 Basées sur la résolution
inique d'un Conseil de sécurité otage de l'hyper-puissance étasunienne
et d'une poignée d'ex-puissances coloniales aux ordres, les inspections
sur le désarmement irakien se sont déroulées sans accroc notable depuis
une semaine. Hier, Bush Jr. n'en a pas moins affirmé le contraire. «Jusqu'ici,
les signes ne sont pas encourageants. Le régime qui a tiré sur des
pilotes américains et britanniques ne prend pas la voie du respect»
des résolutions des Nations Unies lui enjoignant de désarmer, a déclaré
Jr. lors d'un discours au Pentagone à l'occasion de la signature de la
loi de programmation militaire 2003.
A passage, notons le caractère puéril, grotesque, de la complainte à
propos de ces pauvres pilotes américains et britanniques qui se font
tirer dessus alors que, depuis plus de dix ans, ils bombardent l'Irak et
tuent des civils sans même être «couvert» par un mandat de
l'ONU.
De son côté, le véritable patron de la Maison-Blanche, le super-faucon
Dick Cheney, a affirmé (toujours sans la moindre preuve évidemment, mais
l'adoption de la résolution contre l'Irak montre que les accusations
suffisent désormais) que Saddam Hussein avait eu des liens ces dix dernières
années avec... l'organisation al-Qaïda bien sûr. Lors d'un discours
prononcé à Denver (Colorado, centre) et dont le texte a été rendu
public à Washington, Cheney a déclaré à propos de Saddam Hussein que
«son régime a eu des contacts de haut niveau ces dix dernières années
avec al-Qaïda et a aidé à l'entraînement de terroristes d'al-Qaïda».
Et d'ajouter: «C'est pour cela que la guerre contre le terrorisme ne
sera pas gagnée tant que l'Irak ne sera pas, de manière totale et vérifiable,
privé de ses armes de destruction massive.» Bien sûr, bien sûr.
Humour Gulf War, Episode
II, avec Oussama ben Laden dans le rôle de la menace fantôme...
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novembre
2002
- Attentats anti-israéliens au Kenya
28-29/11/2002 Quinze personnes, dont trois touristes
israéliens, ont été tuées hier dans un attentat à la voiture piégée
devant un hôtel appartenant à des Israéliens près de Mombasa, sur la côte
kenyane. Au même moment, un charter israélien qui venait de décoller de
Mombasa a essuyé deux tirs de missiles, qui ont raté leur cible. Ce
double attentat a fait l'objet d'une revendication fantaisiste, à
Beyrouth, de la part d'un groupuscule jusqu'ici inconnu s'appelant «Gouvernement
en exil de la Palestine universelle - Armée de Palestine». A Tel-Aviv
comme à Washington, on accusait une fois de plus la nébuleuse Al-Qaïda,
et Sharon a chargé le Mossad de venger les morts.
Avertissements reçus deux semaines auparavant... Vendredi, des
responsables australiens ont rapporté que le gouvernement de ce pays
avait eu vent de menaces terroristes à Mombasa, plus de deux semaines
avant l'attentat perpétré jeudi au Kenya contre un hôtel. Le ministère
australien des Affaires étrangères a refusé de révéler les sources de
cette information qui l'avait néanmoins poussé, le 12 novembre, à
recommander à ses ressortissants de ne se rendre à Mombasa qu'en cas de
nécessité absolue.
Al-Qaïda? Dans une interview publiée au lendemain de l'attentat de
Mombasa, Saïda Bédar, chargée de recherche au CIRPES,
nous dit: «A ce jour, il est difficile de faire le bilan de ce qui
reste d'Al-Qaida, ni même de ce qu'il a pu vraiment représenter. Le
moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un acteur ubiquitaire qui
a pour effet (paradoxal) d'unir la coalition de la guerre globale au
terrorisme et qui permet une emprise sécuritaire sans précédent des
Etats-Unis (FBI et militaires) dans certains Etats (Afghanistan,
Indonésie, Yémen).» Et de conclure: «Il est évident que nous avons affaire
à une campagne de terreur, mais il est impossible de déterminer avec
exactitude par qui elle est orchestrée.» (>>Lire
interview).
L'authenticité du dernier message de Ben Laden
mis en doute
L'IDIAP, institut suisse semi-privé basé
à Martigny et spécialisé dans la reconnaissance vocale, a fait part de
ses doutes jeudi sur l'authenticité du dernier message attribué par le
Pentagone à Ben Laden. Dans cet enregistrement sonore, diffusé par la
chaîne d'information qatariote Al-Jazira le 13 novembre, le chef d'Al-Qaïda
saluait notamment les attentats de Djerba, de Bali, du Yémen ainsi que la
prise d'otages de Moscou. Le terroriste prévenait par ailleurs les
Etats-Unis et leurs alliés de nouveaux attentats. «La voix pourrait
être celle de Ben Laden, mais pourrait ne pas l'être aussi», a déclaré
Samy Bengio, de l'Institut Dalle Molle d'intelligence artificielle
perceptive. Le chercheur a eu l'occasion d'analyser, pour le compte de la
chaîne de télévision France2, l'enregistrement attribué au chef d'Al-Qaïda.
La méthode statistique utilisée par l'institut figure parmi les plus
connues en matière de reconnaissance vocale. A partir d'une vingtaine
d'enregistrements du dirigeant islamiste, l'institut a créé le modèle générique
de sa voix. C'est à celui-ci que l'enregistrement diffusé à la
mi-novembre a été comparé. Bien qu'il soit proche de ce modèle, il
s'en éloigne suffisamment pour générer des doutes quant à son auteur.
«Il pourrait s'agir d'un imposteur, mais il faut rester prudent,
affirme M.Bengio. Ce n'est pas simple de tromper ce genre de système»,
explique-t-il, en précisant que des collaborateurs arabophones de
l'institut ont tenté de le faire, sans succès. Sur France Info, le
directeur de l'Institut ajoutait que s'il était contrait de trancher
entre un oui ou un non, à la question de savoir si c'était bien Ben
Laden, le directeur affirmait qu'il opterait alors pour un non!
- Guerre pétrolière en Irak: les
provocations US s'intensifient 27/11/2002 Des sirènes, qui
annoncent d'habitude un bombardement aérien, ont retenti mercredi dans
tout Bagdad après le passage à haute altitude d'un avion non identifié.
Une longue traînée blanche était visible après le passage de l'avion
qui semble avoir survolé un site, proche de Bagdad, qui était inspecté
par des experts de l'ONU. Dans une déclaration à l'AFP, le porte-parole
des inspecteurs de l'ONU, Hiro Ueki, a indiqué: «Nous n'avons rien à
voir avec avec tout avion qui survole la région [inspectée]. Nous
n'avons aucune idée à ce sujet. Notre avion est stationné sur le tarmac
de l'aéroport international Saddam.»
Programme «pétrole contre nourriture» bloqué Le Conseil de sécurité
de l'ONU a prolongé pour neuf jours seulement le programme humanitaire en
faveur de l'Irak «pétrole contre nourriture». Washington a refusé de
procéder au renouvellement habituel de six mois. Un compromis prévoyant
une prolongation du programme pour 180 jours, avec une révision de la
liste des produits interdits après 90 jours, a été repoussé par les
Etats-Unis. Le programme comporte l'approvisionnement en nourriture, en médicaments
et d'autres produits à usage civil afin d'atténuer l'impact des
sanctions imposées par les Nations unies qui, depuis 1990, ont déjà tué
plus d'un million de civils irakiens, exterminés par l'arme biologique de
la privation. Pour sûr, l'ONU peut faire encore mieux.
Lancement d'une campagne contre Blix Les super-faucons étasuniens ont
entamé une campagne pour discréditer le chef des inspecteurs de l'ONU,
Hans Blix, dont ils craignent qu'il soit trop accommodant avec Bagdad. Le
très conservateur Wall
Street Journal a donné le coup d'envoi mardi de cette
campagne en publiant une tribune au vitriol contre cet ancien chef de la
diplomatie suédoise, qui avait de 1981 à 1997 dirigé l'agence
internationale de l'énergie atomique (AEIA) à Vienne. De son côté,
l'ancien chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU, Richard Butler, a
accusé son successeur Hans Blix d'avoir, par le passé, fermé les yeux
sur des diversions clandestines d'uranium enrichi par des pays comme la
Corée du Nord et l'Iran, lorsqu'il était à la tête de l'AIEA.
Rappelons qu'en 1998, Richard Butler, dont l'équipe était infiltrée
d'agents étasuniens et qui rendait compte au Pentagone avant l'ONU, avait
offert un blanc-seing à Washington pour son attaque en Irak au
mépris des Nations Unies.
Ambiguïtés allemandes Les Etats-Unis et l'OTAN pourront utiliser
l'espace aérien allemand et les bases américaines en Allemagne dans
l'hypothèse d'une éventuelle opération militaire en Irak, a déclaré
mercredi le chancelier Gerhard Schröder. M. Schröder a toutefois réaffirmé
le refus de Berlin de participer à une éventuelle intervention contre
l'Irak. De son côté, la ministre allemande de la Coopération,
Heidemarie Wieczorek-Zeul, a qualifié mercredi de «cynisme pur et simple»
l'attitude des Etats-Unis à l'égard de ses alliés sur le dossier
irakien, dans un entretien à la chaîne d'informations en continu n-tv.
Les projets du gouvernement américain de vouloir mener la guerre contre
l'Irak et de laisser ensuite à d'autres Etats le financement de la
reconstruction du pays «relève d'un cynisme pur et simple», a lancé la
ministre social-démocrate.
Un «criminel de guerre» pour enquêter sur le 11
septembre Le président Bush a nommé mercredi l'ancien secrétaire d'Etat,
Henry Kissinger, un chaud partisan de la guerre perpétuelle considéré
par beaucoup comme un criminel de guerre (>>1
/ >>2
/
>>3 / >>4),
à la tête d'une commission d'enquête, dite indépendante, chargée de
faire la lumière sur l'incapacité des services de renseignement à empêcher
les attentats du 11 septembre 2001. On en rirait. (>>
Une tragédie suspecte)
11 septembre: Meyssan
chez Ardisson
- «Fenêtre» d'attaque de l'Irak
autour de Noël 26/11/2002 Selon News
of the World, l'état-major US a déterminé une «fenêtre»
d'à peu près six semaines, autour de Noël, pour frapper en Irak. Une
info déjà diffusée au début du mois par News.scotsman.com.
Par ailleurs, le gouvernement US a officiellement demandé aux
Britanniques de pouvoir utiliser leur base de Diego
Garcia notamment, pour le offensive en Irak. Evidemment, Blair
s'est empressé d'accepter.
Guerre perpétuelle: Corée-du-Nord et Pakistan menacés La Corée
du Nord reste le champion mondial de la prolifération de la technologie
balistique, a affirmé mardi le secrétaire américain Donald Rumsfeld. La
veille, le chef de la diplomatie étasunienne, Colin Powell, avait révélé
avoir mis en garde le Pakistan que le maintien d'une coopération entre
Islamabad et Pyongyang dans les domaines balistique et nucléaire ne
resterait «pas sans conséquences». «La Corée du Nord reste
le plus grand pays proliférateur en matière de technologie balistique,
a déclaré Rumsfeld a des journalistes. Elle a eu des échanges depuis
des années avec de nombreux pays, terroristes ou non et elle demeure un
danger pour le monde.»
Aide au développement «au mérite» Les Etats-Unis veulent
distribuer au mérite une partie de leur aide au développement. Les 7,3
milliards de francs annuels supplémentaires annoncés au début de l'année
iront donc aux pays qui opteront pour les politiques soutenues par
Washington. En clair, laissez-nous piller vos richesses, soutenez nos
guerres, devenez des chantres du néolibéralisme sauvage, et nous vous
ferons l'aumône.
- USA: cibles de choix sans
surveillance...
25/11/2002 La semaine dernière, après le lancement d'une nouvelle alerte
du FBI à propos de possibles nouvelles attaques terroristes aux
Etats-Unis, le chef du NYPD, Raymond Kelley, avait déclaré: «Nous
pensons que les mesures de protection adéquates sont en place».
Pourtant le New York Post de lundi démontre précisément le
contraire. Les tunnels et les ponts reliant l'île de Manhattan au reste
de New York, qui constituent des cibles de choix pour des terroristes,
sont ainsi laissés quasiment sans surveillance, affirme le quotidien. Le
tabloïd a loué la semaine dernière une camionnette de déménagement,
identique à celle utilisée par l'auteur de l'attentat d'Oklahoma City en
1995, et a fait traverser à plusieurs reprises par un journaliste six
ponts et trois tunnels. Le reporter n'a été que rarement contrôlé et
le véhicule fouillé, à l'exception du Midtown Tunnel, reliant Manhattan
à Brooklyn, à l'entrée duquel il a été stoppé six fois sur six. Il a
en revanche pu traverser six fois le Lincoln Tunnel, reliant l'île à l'Etat
voisin du New Jersey, en n'étant vérifié qu'une seule fois. Les taux de
vérification sont encore pires pour les ponts: le gros van jaune n'y a
jamais été inspecté au cours de nombreux aller-retour. Les ponts et
tunnels de Manhattan ont pourtant été la cible de plusieurs tentatives
d'attentats déjoués, le premier en 1993 par une cellule terroriste
islamiste installée à New York.
No comment.
Ritter dénonce le double-jeu étasunien L'ancien inspecteur en désarmement
de l'ONU Scott Ritter a affirmé lundi que les Etats-Unis se serviront de
la nouvelle mission d'inspection onusienne en Irak pour justifier une
intervention militaire contre le régime de Saddam Hussein, réunir des
renseignements et renverser le raïs irakien. Pour cet ancien Marine,
l'attitude américaine va représenter «l'obstacle majeur» au travail
des inspecteurs de la Commission de contrôle, de vérification et
d'inspection des Nations unies (COCOVINU). Il a ainsi demandé à ces
derniers de se méfier de toute interférence de la part des autorités américaines.
Les USA pressés de tester de nouveaux gadgets mortels sur l'Irak
Un membre du Congrès américain, en visite au Koweit, a affirmé lundi
que le président irakien Saddam Hussein ferait face à de nouveaux types
d'armes des Etats-Unis et de leurs alliés s'il n'appliquait pas la résolution
1441 du Conseil de sécurité de l'Onu sur le désarmement. «Je pense que
Saddam Hussein n'a qu'une seule option qui est de se plier à la loi
internationale et au Conseil de sécurité de l'Onu, a déclaré à la
presse le républicain Mark Steven Kirk (Illinois). S'il ne se conforme
pas à la loi internationale, l'Irak fera face à de nouveaux types
d'armes en possession des alliés.» Sans doute faisait-il référence à
l'arme à micro-ondes de forte puissance, la fameuse bombe
E, qui figure désormais dans l'arsenal étasunien.
Etat policier en marche Le président George W. Bush a signé lundi la
loi créant le super-ministère
de la sécurité intérieure qu'il présente comme essentiel pour
renforcer la protection des Etats-Unis contre les attentats terroristes,
mais dont la mise en place va prendre du temps. Rappelons que le DHS va à
terme regrouper au sein d'une même entité quelque 170'000
fonctionnaires issus de 22 ministères et agences fédérales liés
à la sécurité nationale.
- Attaque de l'Irak dans tous les
cas 24/11/2002 Selon Richard
Perle, directeur du Defense Policy Board auprès du Pentagone et
super-faucon du cabinet Bush, les Etats-Unis attaqueront l'Irak même si
les inspecteurs de l'ONU ne trouvent rien. The
Independent dénonce parallèlement la guerre secrète menée
actuellement en Irak pour préparer l'invasion: bombardements américano-britanniques
et entraînement de combattants kurdes dans le nord.
Un piste séoudienne qui pourrait précipiter l'agression étasunienne
Trois sénateurs américains influents ont pressé dimanche la
Maison-Blanche d'enquêter plus intensivement sur le rôle qu'aurait pu éventuellement
jouer le gouvernement séoudien dans le financement des terroristes du 11
septembre, par le biais notamment de son ambassade aux Etats-Unis. Récemment,
Newsweek a affirmé que l'épouse de l'ambassadeur séoudien à
Washington, la princesse Haïfa Al-Faiçal, aurait envoyé des dizaine de
milliers de dollars à deux étudiants ayant eu des liens avec deux des
pilotes du réseau Al-Qaïda, présumés responsables des attaques.
Rappelons que le royaume saoudien est le pays d'origine de 15 des 19
pirates de l'air présumés responsables des attentats du 11 septembre
2001 aux Etats-Unis.
L'affaire ne présage rien de bon pour Bagdad puisqu'elle ne peut que précipiter
l'agression étasunienne. Le divorce Ryiad-Washington est en effet
programmé mais les Etats-Unis doivent d'abord trouver une alternative au
pétrole séoudien avant rompre (au moins provisoirement) avec le régime
wahhabite...
Cri du cœur «Quel crétin!» Ces mots ont été lâchés
à l'adresse du cowboy de Washington par Françoise Ducros, directrice de
communication du premier-ministre canadien, Jean Chrétien, au cours d'une
conversation privée avec un journaliste lors du sommet de l'OTAN à
Prague. Le premier ministre canadien, Jean Chrétien, a annoncé vendredi
qu'il avait refusé la démission de sa conseillère.
- Aux
ordres de Washington, l'OTAN
crée une légion étrangère US 21/11/2002 L'OTAN, qui compte
actuellement 19 membres, a donné son feu vert jeudi à l'élargissement
de l'Alliance à sept anciens pays communistes d'Europe de l'Est: la
Lettonie, l'Estonie, la Lituanie, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovénie
et la Slovaquie, qui devraient intégrer l'Organisation en mai 2004.
Surtout, les dix-neuf chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance
atlantique ont approuvé la proposition étasunienne de création d'une
Force de réaction rapide de quelque 21'000 hommes devant être opérationnelle
dès 2004. Cette force devra être mobilisable dans des temps très courts
pour des missions de combat potentielles partout dans le monde. Cette véritable
légion étrangère, sous commandement US évidemment, pourra frapper où
elle le voudra et quand elle le voudra, sans avoir besoin
d'obtenir l'aval des Etats dans lequels elle interviendra dans le cadre de
la lutte contre le terrorisme. Le 7 novembre dernier, William Pfaff, de l'International
Herald Tribune, estimait que la nouvelle force de réaction
rapide de l'OTAN ne serait qu'une «légion étrangère» au
service du Pentagone.
Pour de nombreux analystes, et malgré les dénégations de la France
notamment, cette nouvelle force contrecarre les projets de l'UE qui avait
décidé de mettre sur pied, en principe en 2004, sa propre force de réaction
rapide de 60'000 hommes pour des missions de paix ou humanitaires.
L'Alliance discute déjà de la guerre pétrolière en Irak Les
pays de l'OTAN se sont aussi tous couchés devant le cowboy de Washington
en s'engageant à «appuyer pleinement la mise en application de la résolution
1441 du Conseil de sécurité» de l'ONU, par des «mesures efficaces»
qu'ils n'ont pas détaillées, alors que Washington battait le rappel de
ses alliés sur une éventuelle intervention militaire en Irak. Le texte
omet soigneusement d'évoquer d'éventuelles actions militaires contre
Bagdad et les mesures de soutien envisagées s'en tiennent strictement au
cadre du processus défini par la résolution 1441, qui durcit le régime
des inspections en désarmement en Irak. Mais plusieurs pays de l'OTAN ont
discuté «de manière constructive» d'un éventuel concours à une
intervention militaire, pendant une réunion, a souligné le secrétaire
à la Défense, le super-faucon Rumsfeld, sans citer les Etats concernés.
- OTAN: sommet crucial 20/11/2002 W. Bush a relancé mercredi à Prague,
avant même l'ouverture du sommet de l'OTAN aujourd'hui, sa campagne
contre l'Irak en demandant à ses alliés de l'Alliance atlantique de le
soutenir dans le cas d'une nouvelle guerre du Golfe. Si l'Irak refuse de désarmer,
«nous conduirons alors une coalition pour le désarmer, et j'espère,
bien sûr, que nos amis de l'OTAN nous rejoindront», a-t-il affirmé
dans un entretien avec la télévision tchèque. Le sommet devrait donc
publier une déclaration de soutien à la résolution inique des Nations
Unies sur le désarmement de l'Irak, mais sans contraindre toutefois à
titre individuel des membres de l'OTAN à mettre en oeuvre cette résolution
par des moyens militaires. L'Allemagne a clairement signifié qu'elle ne
participerait pas à une intervention militaire en Irak, même avec mandat
de l'ONU, et la France a fait part de son refus à soutenir, à Prague, le
principe d'une opération militaire.
Légion étrangère US bientôt créée? Principalement consacré à
l'élargissement de l'Alliance à sept nouveaux pays issus de l 'ancienne Europe
soviétique, le sommet sera aussi l'occasion de «moderniser» l'Alliance afin qu'elle
puisse
«répondre plus efficacement aux menaces du terrorisme et des
armes de destruction massives». Les Alliés doivent
ainsi approuver le concept
d'une Force de réaction d'environ 21'000 hommes, mobilisable dans des
temps très courts et pour des missions de combat potentielles partout
dans le monde. Selon The
Guardian, cette véritable légion, sous commandement US évidemment,
pourra frapper où elle le voudra et quand elle le voudra, sans avoir
besoin d'obtenir l'aval des Etats dans lequels elle interviendra dans le
cadre de la lutte contre le terrorisme. Le 7 novembre dernier, William
Pfaff, de l'International Herald
Tribune, estimait que la nouvelle force de réaction rapide de
l'OTAN ne serait qu'une «légion étrangère» au service du
Pentagone.
Guerre pétrolière en Irak: élément de réponse Les Etats-Unis
vont dépendre de plus en plus des importations de pétrole qui représenteront
deux tiers de leur consommation d'ici 2025, indique une étude publiée
mercredi par le département américain de l'Energie. «La demande américaine
de pétrole devrait devenir de plus en plus dépendante des importations.
Les importations nettes de pétrole, comprenant à la fois le pétrole
brut et les produits raffinés, devraient représenter 68% de la demande pétrolière
totale d'ici 2025, contre 55% en 2001», selon ce rapport de l'Agence
d'information sur l'énergie (EIA). L'Irak abritant les deuxième réserves
d'hydrocarbure de la planète...
20'000 armes de destructions massives en de «bonnes mains» Le
point sur les armes nucléaires à travers le monde selon le Bulletin
of atomic scientists. Où l'on apprend qu'en 2002, les cinq
principales puissances nucléaires de la planète alignent encore plus de
20'000 têtes nucléaires (Etats-Unis: 10'600 têtes; Russie: 8'600;
Chine: 400; France: 350; Grande-Bretagne: 200). Un rapport spécial
(>>format
pdf), note qu'Israël disposerait de quelque 200 têtes.
Humour: une
histoire vraiment irrésistible! Cette anecdote circule par
e-mails, et est présentée comme véridique avec la mention suivante: «Ceux
qui veulent vérifier peuvent s'adresser aux affaires maritimes
canadiennes, l'incident s'est passé en octobre 1995.»
Il s'agit d'une transcription d'une communication radio entre un bateau de
la US Navy et les autorités canadiennes au large de Newfoundland.
Les Américains Veuillez vous dérouter de 15 degrés Nord pour éviter
une collision.
A vous.
Les Canadiens Veuillez plutôt vous dérouter de 15 degrés Sud
pour éviter une collision.
A vous.
Les Américains Ici le capitaine d'un navire des forces navales américaines.
Je répète: veuillez modifier votre course.
A vous.
Les Canadiens Non, veuillez dérouter, je vous prie.
A vous.
Les Américains, furieux Ici c'est le porte-avions USS
Lincoln, le deuxième navire en importance de la flotte navale des États-Unis
d'Amérique. Nous sommes accompagnés par 3 destroyers, 3
croiseurs et un nombre important de navires d'escorte. Je vous demande de
dévier de votre route de 15 degrés Nord ou des mesures contraignantes
vont être prises pour assurer la sécurité de notre navire.
A vous.
Les Canadiens Ici, c'est un phare.
A vous.
Silence de l'USS Lincoln.
- Hans Blix dans la ligne de mire
des faucons US 19/11/2002 Chef des inspecteurs de l'ONU, le diplomate suédois
de 72 ans est désormais dans la ligne de mire des faucons de Washington.
Son seul tort est d'affirmer que la mission de désarmement pourrait réussir
et éviter la guerre (The Guardian, article_1
/ article_2).
On se souviendra que l'ancien chef de l'UNSCOM, le tristement célèbre
Richard Butler, avait satisfait aux exigences de Clinton, en 1998, en
offrant un blanc-seing totalement infondés à des frappes sur l'Irak au
mépris des Nations unies.
Zones d'exclusions illégales Rappel:
les zones d'exclusions aériennes imposées au nord et au sud de l'Irak ne
repose sur aucune résolution de l'ONU. En conséquence, c'est donc en
toute illégalité que la coalition américano-britannique bombarde ces régions
quotidiennement depuis 12 ans.
Attaque de l'Irak: encore le pétrole En
Avril 2001 déjà, un
rapport de l'Institut James Baker, sur les défis de la politique
énergétique pour le 21e siècle, notait que l'Irak était un danger pour
la stabilité des marchés pétroliers et préconisait, dans ses
conclusions, une révision de la politique étasunienne, vis-à-vis de
l'Irak, incluant les options militaires.
- Irak: casus belli tout trouvé pour la Maison-Blanche
18/11/2002 Les attaques contre les avions américains et britanniques dans
les zones d'exclusion aériennes au nord et au sud de l'Irak constituent
une «violation patente» de la résolution de l'ONU sur le désarmement
de l'Irak, selon la Maison-Blanche. «Nous pensons qu'il s'agit d'une
violation qui pourrait constituer une «violation patente», a déclaré
lundi son porte-parole adjoint, Scott McClellan. La résolution 1441 du
Conseil de sécurité, adoptée le 8 novembre, «dit que l'Irak ne doit
pas mener ou menacer de mener des actes hostiles dirigés contre tout représentant
ou membre d'un Etat membre qui agit pour appliquer une résolution du
Conseil de sécurité, a-t-il ajouté. Nos avions vont continuer de
répondre de la manière qu'ils l'ont fait dans le passé. (...) La
résolution nous donne l'option de discuter de ces violations devant le
Conseil de sécurité.» Interrogé pour savoir si Washington
utiliserait cette option, qui pourrait être la première étape vers une
intervention militaire en Irak, il s'est contenté de répondre: «Nous
avons cette option».
Grosse manif contre une fabrique étasunienne de dictateurs Près de
10'000 personnes ont manifesté dimanche aux Etats-unis pour réclamer la
fermeture d'une école militaire destinée aux Sud-Américains, et une
centaine d'entre elles ont été interpellées, selon les organisateurs de
ce rassemblement. Au moins 96 personnes ont été arrêtées pour être
entrées illégalement dans l'enceinte de la base militaire américaine de
Fort Benning (Géorgie, sud-est), où se trouve l'école, a-t-on précisé
de même source. Les manifestants exigeaient, comme chaque année depuis
1990, la fermeture de l'Institut de l'hémisphère occidental pour la coopération
dans le domaine de la sécurité, appelé auparavant Ecole des Amériques.
Les manifestants estiment que les diplômés de cette école sont à
l'origine de violations des droits de l'Homme en Amérique latine. L'Ecole
des Amériques, basée dans le passé dans la zone du canal de Panama,
avait eu notamment comme diplômés l'ancien homme fort du Panama Manuel
Noriega, l'ancien dictateur argentin Leopoldo Galtieri et le dernier
dictateur bolivien Hugo Banzer.
Nouvelle briquette dans la création d'un Etat policier Une Cour
d'appel fédérale a conclu lundi que le département de la Justice américain
pouvait recourir à des écoutes et autres méthodes de surveillance pour
traquer les terroristes aux Etats-Unis, inversant ainsi une décision antérieure.
Les trois juges ont conclu que l'autorité étendue demandée par
l'Attorney General (ministre de la Justice) John Ashcroft, dans le cadre
de la législation antiterrorisme adoptée après les attentats du 11
septembre, ne violait pas la Constitution américaine. La Cour d'appel de
Cincinnati (Ohio, nord-est), a cassé une décision d'une juridiction inférieure.
Celle ci avait refusé au FBI (qui dépend du Département de la Justice),
de procéder à ces écoutes, en estimant que la police fédérale avançait
systématiquement des informations erronées pour obtenir l'autorisation
de procéder à des écoutes. Ashcroft s'est immédiatement félicité de
la décision en appel lors d'une conférence de presse. «La décision
de la Cour d'appel révolutionne notre capacité d'enquêter les actes
terroristes et d'inculper les terroristes», a-t-il déclaré.
- du transport des prisonniers afghans à Guatanamo.
- Nouvelle force de l'OTAN: une légion étrangère US
15-17/11/2002 Pour les Britanniques,
la nouvelle force de réaction rapide de l'OTAN devra compter 20'000
hommes, sous commandement US évidemment, et pourra frapper où elle le
voudra et quand elle le voudra, sans avoir besoin d'obtenir l'aval des
Etats dans lequels elle interviendra dans le cadre de la lutte contre le
terrorisme. Le 7 novembre dernier, William Pfaff, de l'International
Herald Tribune, estimait que la nouvelle force de réaction
rapide de l'OTAN ne serait qu'une «légion étrangère» au
service du Pentagone. Décision au sommet de Prague.
CPI: Bush craint d'être poursuivi Selon une dépêche Reuters,
citant un haut responsable US sous couvert d'anonymat, la principale
raison qui motive l'opposition des Etats-Unis à la Cour pénale
internationale est que le Gouvernement US craint que Bush ou d'autres
responsables étasuniens ne soient poursuivis.
Biiiig Brother: précisions 15/11/2002 Le Pentagone a annoncé vendredi avoir
commencé à élaborer un programme informatique révolutionnaire qui
comprendra plusieurs milliards de transactions électroniques susceptibles
de détecter les moindres mouvements secrets de groupes terroristes. Le
programme, surnommé «Total Information Awareness» (Programme global
d'information), a été mis au point par l'ancien conseiller à la sécurité
nationale, l'amiral John Poindexter, nommé début 2002 chef du Bureau
d'information de l'Agence chargée du projet de recherche avancée sur la
défense (Defense Advanced Research Project Agency).
Escalade dans l'usage des armes à uranium appauvri (Repérage d'un
lecteur) Sur Arabesques.org,
un article de Médecines Nouvelles qui dénonce le fait que «depuis les
essais en grandeur nature d'armes à uranium appauvri (UA) dans le Golfe
(1991), l'utilisation de cette nouvelle génération d'armes nucléaire
s'est banalisée dans l'indifférence générale. Chaque nouvelle guerre
«humanitaire» (Bosnie, Kosovo, Afghanistan...) est l'occasion de
tester de nouvelles armes à l'UA de la panoplie, à des puissances de
plus en plus grandes. La contamination par l'uranium appauvri empoisonne
l'environnement pour plusieurs milliards d'années et provoque chez les
populations touchées une multiplication des cancers, des leucémies,
ainsi que d'autres maladies graves, et l'apparition de malformations congénitales
monstrueuses.» (>>autre
source).
Commando israélien en Irak
Selon American
Free Press), un commando israélien serait en opération en
Irak et sa mission pourrait consister à déclencher la guerre. Une
information déjà diffusée, fin septembre, par le Jerusalem
Post, qui attribuait toutefois au commando une mission de repérage
des sites de lancement de missile.
- Guerre contre le
terrorisme, alibi à la répression politique en Italie
15/11/2002 L'arrestation vendredi pour «association subversive» d'une
vingtaine de militants antimondialisation du sud de l'Italie a provoqué
un tollé au sein de la gauche et de nombreuses manifestations spontanées.
Les prévenus sont accusés de «conspiration politique
en réunion à des fins de perturber l'exercice des fonctions de
gouvernement et subvertir par la violence l'ordre économique constitué
de l'Etat». Ces délits sont passible de cinq à 12 ans de prison.
Parmi les personnes arrêtées, le plus connu est le leader de la
contestation «no global» de Naples, Francesco Caruso, 28 ans, diplômé
de sciences politiques. Il a été écroué à la prison de haute sécurité
de Trani (Pouilles, sud), réputée pour avoir abrité de nombreux
terroristes et mafieux. Au total, 42 personnes sont poursuivies par la
justice, dont 22 pour «association subversive». Treize ont été écrouées
et sept autres assignées à domicile. Ces arrestations ont provoqué la
stupeur et l'indignation dans les rangs de la gauche. Le comédien et
metteur en scène Roberto Benigni a estimé que «cette nouvelle ne présageait
rien de bon». On ne saurait mieux dire.
- Guerre pétrolière en Irak:
Washington planche sur le casus belli 14/11/2002 Washington se
montrait évidemment très sceptique, hier, sur la volonté réelle des
autorités irakiennes de se soumettre aux inspections des désarmements
après l'accord donné, la veille, à la résolution 1441 (>>format
pdf) des Nations unies. «L'approche du président est celle
d'une tolérance zéro», a répété le porte-parole adjoint de la
Maison-Blanche, Scott McClellan. Il a rappelé que l'article de la résolution
demandant aux inspecteurs de revenir devant le Conseil de sécurité s'ils
constataient des violations par l'Irak «n'empêchait pas le président
de recourir à son autorité pour protéger le peuple américain et d'agir
avec des gens qui pensent comme lui».
La ligne dure adoptée par les Etats-Unis semble déjà provoquer quelques
désaccord avec les Nations unies et d'autres pays. Selon des propos
rapportés par le New York Times, Kofi Annan aurait déclaré à des
journalistes que Washington plaçait «la barre plus haut» que les
autres pour définir une violation de la résolution susceptible de déclencher
une action armée.L'affirmation des autorités irakiennes de ne pas posséder
d'armes de destruction massive pourrait elle-même être considérée
comme une violation si elle se révélait fausse, toujours selon Scott
McClellan. La Maison-Blanche a aussi laissé entendre que les attaques
irakiennes contre les avions américains et britanniques surveillant les
zones d'exclusion aériennes en Irak pourraient aussi être considérées
comme des violations.
Moscou reconnaît le détournement d'uranium La nouvelle devrait
faire ronronner d'aise les faucons de Washington. Le chef de la sécurité
nucléaire russe, Iouri Vichnievski, a reconnu hier que des matériaux
nucléaires, dont «des kilogrammes» d'uranium «faiblement enrichi»,
avaient été détournés en Russie ces dix dernières années. «Il y
a eu des cas de disparitions de matériaux nucléaires, mais pour les matériaux
nucléaires destinés aux armements, elles se chiffraient en grammes,
alors que pour l'uranium faiblement enrichi, destiné au combustible de
centrales civiles, il s'agissait de kilogrammes», a déclaré M.
Vichnievski. Devinez qui va bientôt être accusé, par les étasuniens,
d'avoir été le destinataire du matériel à usage militaire???
Blair toujours le toutou de Bush pour les Britanniques Un sondage
réalisé début novembre confirme que les Britanniques considèrent
toujours leur premier ministre comme le toutou du cowboy de Washington.
Rappelons qu'un sondage publié le 4 juillet dernier par le Mirror
montrait déjà que le premier ministre britannique était perçu par 62%
des personnes interrogées comme le toutou (poodle) de Bush. Allez
savoir pourquoi!
911: Mystère autour des pirates de l'air présumés Le
FBI a, paraît-il, toutes les peines du monde à prouver que les
19 pirates de l'air présumés du 11 septembre sont bien ce que l'histoire
officielle dit qu'ils sont... De l'aveux des flics fédéraux, aucune
preuve matérielle en tout cas pour l'instant.
De la raison du plus fort, ou comment les États-Unis ont (ré)inventé
le droit international et leur droit constitutionnel. Par Sarah
Pellet, chargée de Mission à la Commission Nationale Consultative des
Droits de l’Homme.
- 500'000 morts de plus en Irak?
Selon un rapport
d'experts, la guerre en Irak, désormais prévue pour
Noël selon des sources étasuniennes, pourrait coûter la vie à
500'000 personnes, dont évidemment une majorité de civils. Une boucherie
que s'apprête manifestement à cautionner l'ONU qui, otage des
ex-puissances coloniales qui le contrôlent, n'en
est pas il est vrai à son coup d'essai en la matière. En 12 ans d'embargo,
l'Organisation s'est déjà rendue complice du massacre de plus d'un
million de civils irakiens, dont une majorité d'enfants, exterminés par
l'arme biologique de la privation. Mais bien sûr tout cela pour le bien
du monde-libre, de la démocratie, de la justice, de la défense du
fox-terrier à poil dur, de la baleine bleue, de...
«Ce fut un choix très difficile», avait répondu la secrétaire
d'Etat étasunienne Madeleine Albright, en
1996, lors d'un programme télévisé national, quand on lui
demanda ses réactions au meurtre (du fait de l'embargo) d'un demi-million
d'enfants irakiens en cinq ans, mais «nous pensons que cela vaut la
peine de payer ce prix».
Option de l'invasion en force retenue Le déploiement en Irak de
250'000 militaires américains, selon un plan cité par les médias américains,
revient à vouloir prendre en force le pays et le contrôle de Bagdad,
selon des experts. Après avoir imaginé le recours à un contingent plus
léger de 100'000 hommes, les stratèges en seraient revenus à l'idée
d'une invasion massive et plus classique pour neutraliser un ennemi soupçonné
posséder des armes de destruction massive, à en croire les médias américains.
A la différence de la guerre du Golfe, qui avait débuté par une longue
campagne de bombardements aériens pendant 43 jours avant l'intervention
terrestre, le nouveau plan prévoit un déploiement de troupes en Irak en
trois points - ouest, nord, sud -, presque simultanément aux premiers
raids aériens.
Intégrisme étasunien: paroles de racistes! Le télévangéliste
américain Pat Robertson, qui était jusqu'à l'an dernier numéro un de
la Coalition chrétienne, a affirmé lundi soir que les musulmans étaient
pires que les nazis. «Je souhaite que les juifs en Amérique se réveillent,
ouvrent les yeux et lisent ce qu'il est dit à leur sujet», a déclaré
Pat Robertson, sur sa chaîne de télévision Christian Broadcasting
Network, en affirmant que les musulmans voulaient leur extermination. «C'est
pire que les nazis. Adolf Hitler était mauvais mais ce que les musulmans
veulent faire aux juifs est pire.» La
Coalition chrétienne, fondée en 1989 par Pat Robertson, revendique
près de 2 millions d'adhérents, protestants pour la plupart, et pèse de
tout son poids conservateur sur le parti républicain et l'actuel
gouvernement où ses vues trouvent un écho certain, notamment auprès du
très religieux ministre de la Justice, John Ashcroft .
Big, Big, Big, Biiiiiiiiig Brother Où l'on apprend que les
Etats-Unis, selon le Washington
Post, tentent de développer un système universel de
traitement de toutes les données informatiques circulant au niveau des
gouvernements et des organismes commerciaux du monde entier. Bien sûr
pour lutter contre le terrorisme.
Embargo étasunien sur Cuba condamné L'embargo économique imposé depuis
plus de 38 ans à Cuba par les Etats-Unis a été condamné lundi à
l'Assemblée générale des Nations unies par un nombre record de 173
pays. Les trois pays qui ont voté contre sont les Etats-Unis, Israël et
les îles Marshall.
- Fronde irakienne, menace étasunienne
11/11/2002 La Commission des Affaires étrangères du Parlement irakien
recommande le rejet de la résolution 1441 du Conseil de sécurité de
l'ONU sur le désarmement du pays, a annoncé lundi devant le Parlement le
président de cette commission, Salem al-Kobaissi. W. Bush a, quant à
lui, affirmé que le désarmement de l'Irak était une «tâche urgente»
que les Etats-Unis étaient prêts à mener seuls par la force si
nécéssaire.
«Si une action militaire devenait nécessaire pour assurer notre sécurité,
j'engagerai tout la puissance des Etats-Unis et nous l'emporterons»,
a déclaré le texan de Washington dans une allocution, à la
Maison-Blanche, pour la journée des Anciens combattants.
La Jordanie anticipe l'attaque de l'Irak L'armée jordanienne est entrée
lundi à l'aube dans la ville de Maan, bastion des islamistes dans le sud
du royaume et théâtre de heurts, dimanche, entre policiers et extrémistes
armés qui ont fait au moins quatre morts. Officiellement, l'opération à
Maan, la première de cette envergure depuis l'intronisation du roi
Abdallah II, en 1999, visait à arrêter des dirigeants islamistes extrémistes
armés et leurs partisans qui y sont retranchés et sont accusés de «terroriser
la population et de crimes». En fait, la monarchie jordanienne, qui ne
survit que grâce aux prébendes de Washington (env. 3 milliards de
dollars par an), est en totale rupture avec son opinion publique sur la
question irakienne, et cherche simplement à briser les mouvements
islamistes les plus radicaux du pays avant l'attaque de l'Irak.
Les USA et Israël, notamment, rejettent un Protocole onusien anti-torture
Le protocole anti-torture, qui prévoit des visites surprises d'experts
indépendants dans tous les lieux de détention des Etats qui le
ratifieront, a été approuvé par une écrasante majorité (104 voix
contre 8 oppositions et 37 abstentions) de la 3e Commission de l'Assemblée,
jeudi dernier. L'Assemblée générale des Nations Unies doit encore
trancher le mois prochain, mais cela ne devrait être qu'une formalité.
Huit pays refusent ce protocole facultatif qui complétera les
dispositions de la Convention des Nations Unies contre la torture adoptée
en 1984: La Chine, Cuba, les Etats-Unis, Israël, le Japon, le Nigéria,
la Syrie et le Vietnam. Rappelons que les USA et Israël tentent parallèlement
par tous les moyens de torpiller la Cour pénal internationale, habilitée
à juger les crimes de guerre ou contre l'humanité.
-
Résolution sur l'Irak: la victoire
en rampant!
10/11/2002 Au lendemain du vote de la résolution 1441 sur le désarmement
irakien, Moscou et Paris n'en finissent plus de crier victoire en prétendant
avoir donné une chance à la paix puisque le texte adopté par le Conseil
de Sécurité, à l'unanimité vendredi 8 novembre, ne mentionne pas le
recours automatique à la force initialement réclamé par les Etats-Unis
et la Perfide Albion. La belle affaire! Non seulement le texte voté
menace bel et bien l'Irak de «graves conséquences» en cas de non
respect des termes de la résolution, c'est-à-dire d'une action
militaire, mais en aucune façon il ne mentionne la nécessité d'une
deuxième résolution de l'ONU pour autoriser un tel recours à la force.
Dimanche déjà, les Etats-Unis ont d'ailleurs fait savoir, par la voix du
secrétaire-général de la Maison-Blanche, Andrew Card, sur la chaîne
NBC, qu'ils «n'auront pas besoin de la permission des Nations Unies»
pour agir le cas échéant en Irak: «Les Nations Unies peuvent se
rencontrer et discuter, mais nous n'avons pas besoin de leur permission.»
Loin d'être cette victoire diplomatique revendiquée par les capitales
russe et française, la résolution votée vendredi s'apparente donc plutôt
à un acte de soumission totale au diktat de l'hyper-puissance étasunienne.
Car en fait, en l'absence du moindre début de preuve sur l'implication de
l'Irak dans le terrorisme, ou sur son pseudo programme de développement
d'armes de destruction massive, il n'y avait aucune raison de voter cette
résolution contre l'Irak. Pas plus, en tout cas, que d'en voter une
contre l'Iran ou la Corée-du-Nord, et certainement moins que d'en faire
appliquer au moins une par Israël qui viole impunément tous les textes
onusiens depuis 35 ans.
Retour donc à la case départ pour constater encore que si l'Irak se
retrouve à nouveau mis en joue par les Etats-Unis, c'est à nouveau (comme
en 1991), et uniquement, parce-que ce pays abrite les deuxième réserves
pétrolières de la planète. Et pour constater ensuite que si le club des
anciennes puissances coloniales, qui disposent d'un droit de veto à
l'ONU, ont voté en faveur d'une telle résolution par nature inique,
c'est qu'il y a de fortes chances pour qu'ils cautionnent en coulisses
l'ambition étasunienne de voir l'Irak, et plus généralement le monde
arabe, mis à genoux. Pour le World
Socialiste Web Site, rejoint en cela par The
Independant, pas de doutes: la résolution 1441 n'est qu'une
farce destinée à offrir aux Etats-Unis une «couverture» pour une
guerre prétrolière qui profitera forcément, par ricochet au moins, au
club de nantis qui dirige l'ONU. Le patron de BP, Lord
Browne, ne demandait-il pas récemment aux Etats-Unis de ne pas
garder le contrôle de tout le pétrole irakien pour eux seuls après la
guerre?
Plan de guerre US déjà approuvé Le président George W. Bush a
choisi son plan d'attaque en Irak qui s'appuiera sur une force de 200'000
à 250'000 hommes, et débutera par une campagne aérienne assez courte
avant l'établissement de têtes de pont pour isoler rapidement les
dirigeants de Bagdad, a affirmé samedi le New York Times dans son édition
électronique. La campagne aérienne devrait durer moins d'un mois, et
s'inspirer des leçons apprises en Afghanistan, en infiltrant en Irak des
petits groupes de forces spéciales pour guider les bombardements vers
leurs objectifs, précise le quotidien en citant des responsables anonymes
de l'administration américaine. Les Etats-Unis utiliseront un maximum de
munitions à haute précision pour frapper des centres névralgiques du
pouvoir, tout en évitant de s'en prendre aux infrastructures du pays,
pour qu'il puisse être remis rapidement sur pied une fois le président
Saddam Hussein liminé. L'option retenue par M. Bush prévoit
l'installation rapide de têtes de ponts dans le nord, le sud et l'ouest
de l'Irak qui serviraient de bases aux troupes américaines et alliées
pour pénétrer plus profondément dans le pays.
Accessoirement, la conseillère à la sécurité nationale de la
Maison-Blanche, Condoleezza Rice, a commencé à préparer le terrain en
se disant dimanche «très sceptique» quant à la volonté du président
Saddam Hussein de respecter les termes de la résolution des Nations
Unies.
Blair toujours aux ordres Le Premier ministre britannique Tony Blair a
prévenu le régime irakien qu'il ne devait avoir «aucun doute» sur le
fait qu'il serait désarmé «par la force» s'il refuse de se plier à la
résolution de l'ONU adoptée vendredi. Le ministre britannique de la Défense
Geoff Hoon a déclaré dimanche que la Grande-Bretagne était «prête»
pour une guerre en Irak. Certains journaux évoquent même une prochaine
mobilisation de troupes en vue d'une opération dans le Golfe. La
Grande-Bretagne va commencer cette semaine à mobiliser une force de
15'000 hommes pour participer à une offensive terrestre en Irak en cas d'échec
des efforts diplomatiques pour forcer Bagdad à éliminer ses armes de
destruction massive, rapporte l'hebdomadaire britannique Sunday
Telegraph.
- Elections US: la banana-république
en action 08/11/2002 A Miami, 103'000 bulletins non comptabilisés
dans un comté à forte majorité démocrate ont été découvert au
lendemain des élections qui ont offert les pleins pouvoirs au cowboy de
Washington. Mais, parole de CNN et des officiels américains, ce n'est
grave car cela n'a pas influencé les résultats... Dans un article du
24heures (8 novembre), Andreas Gross, conseiller national suisse (PS)
et observateur de l'OSCE en mission d'observation lors des élections étasuniennes,
s'est dit choqué d'avoir constaté que «les minorités et les classes
les plus pauvres sont systématiquement désavantagées par un découpage
électoral sans cesse redessiné en faveur des classes aisées, et par le
système majoritaire qui les met sur la touche. D'autre part, ce pays
riche n'investit que peu de moyens pour ses élections; il y a par conséquent
beaucoup d'approximation dans les décomptes et des marges d'erreur de 2
à 5% ne dérangent personne.»
Bientôt une légion étrangère au service du Pentagone à l'OTAN?
Pour William Pfaff, de l'International
Herald Tribune, la nouvelle force de réaction rapide proposée
par les américains à l'OTAN n'est qu'une «légion étrangère» au
service du Pentagone
- Les
pleins pouvoirs pour la Busherie
06/11/2002 Le président étasunien a désormais les pleins
pouvoirs. Les républicains ont obtenu mardi une double majorité au Congrès,
ce qui va permettre à Jr. d'appliquer des réformes jusque-là bloquées
par un Sénat alors en mains démocrates. En vrac, il va pouvoir activer
la création de son super-département de la
sécurité, le fameux DHS;
la nomination de dizaines de juges fédéraux que les démocrates
refusaient d'entériner parce-que trop ancrés à droite selon eux; le
lancement de son programme de forage dans les réserves naturelles
d'Alaska ou, encore, l'application de réformes économiques et sociales
taillées sur mesure pour le grand capital. Sans parler de la politique étrangère
où le texan dispose désormais d'une totale liberté d'action. Pour
Mohammed Chaker, président du Conseil égyptien des relations
internationales, «on a affaire à un pouvoir qui ne connaît aucune
limitation sur les questions étrangères». L'ancien ministre qatari
de la Justice, Nadjib al-Naouimi, estime quant à lui que «cette
victoire est un message de soutien des Américains à la politique extérieure
de Bush après qu'il ait réussi à les distraire des problèmes économiques
intérieurs».
Notons que l'accident, jugé suspect par certain (lire les doutes du
World
Socialist Web Site et d'Alternet.org),
qui a coûté la vie au très populaire sénateur démocrate Wellstone,
aura, dans une mesure qui reste à étudier, fait la différence puisque
son remplaçant a été battu par un républicain et que la majorité
acquise par ces derniers au Sénat n'est que... d'une voix!
Préparatifs de guerre L'USS Bob Hope, un navire
de la marine américaine transportant une cargaison d'équipement
militaire lourd, a traversé mercredi le canal de Suez en direction de la
mer Rouge, selon les autorités du canal. Le Bob Hope est un navire
roulier, de vitesse moyenne, affecté, depuis la guerre du Golfe (1991),
au transport de grandes quantités de provisions vers les zones de
conflit, selon la marine américaine. Les forces militaires américaines
ont commencé à entreposer des équipements dans des bases du désert, au
Koweït et au Qatar. Au cours des mois derniers, le nombre de soldats américains
dans le Golfe est passé à 50'000. Près de 400 avions militaires sont
actuellement stationnés dans la région, et trois porte-avions, au moins,
accompagnés de leurs bateaux d'escorte se dirigent vers le Golfe.
Morceler la région Le vice-Premier ministre
irakien Tarek Aziz a affirmé hier que les Etats-Unis, qui menacent de
frapper l'Irak, cherchaient en fait à morceler la région du
Proche-Orient en de nombreux «Etats marginaux». «Les
Etats-Unis ont pour cible déclarée l'Irak, mais en réalité toute la région
est menacée de morcellement en plusieurs Etats marginaux»,
a déclaré le responsable irakien, cité par l'agence officielle INA.
L'hypothèse d'un plan étasunien de remodelage de la région est
d'ailleurs soutenu par Pat
Buchanan dans un commentaire sur Worldnetdaily.com (14 octobre
2002), et avait déjà été développée début septembre dans le Boston
Globe.
Étonnante correspondance Notons au passage que ce plan attribué
aux faucons étasuniens correspondrait presque point par point à un vieux
plan sioniste des années 80, qui prônait d'ailleurs déjà le démembrement
de l'Irak. Extrait:«En
Irak, une distribution des provinces, selon les ethnies et les religions,
peut se faire de la même manière qu'en Syrie au temps de la domination
ottomane. Trois Etats se constitueront autour des trois villes
principales: Bassorah, Bagdad et Mossoul; et les régions chiites du sud
se sépareront des sunnites et des kurdes du nord.»
Résolution contre l'Irak présentée Le nouveau
texte présenté hier par les étasuniens stipule notamment que l'Irak
dispose de 30 jours pour faire «une déclaration
précise, actualisée et complète de tous les aspects de ses programmes
de développement d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, de
missiles balistiques et d'autres rampes de lancement»
aux inspecteurs en désarmement de la COCOVINU, de l'Agence internationale
à l'énergie atomique (AIEA) et du Conseil de sécurité; que les
inspecteurs auront des droits d'entrée sans restrictions en Irak (...) y
compris un accès immédiat, sans entraves, inconditionnel et sans
restrictions aux sites présidentiels; que les inspecteurs pourront geler
tout site et déclarer des zones d'exclusion autour; que l'Irak dispose de
sept jours pour confirmer qu'il est prêt à coopérer avec cette résolution;
que les inspecteurs rapporteront immédiatement au Conseil de sécurité
toute interférence de la part de l'Irak dans les inspections, ainsi que
tout manquement irakien à ses obligations en termes de désarmement; que
le Conseil se réunira immédiatement à la réception d'un rapport pour
évaluer la situation et la nécessité du respect complet de toutes les résolutions
du Conseil de sécurité afférentes, afin de restaurer la paix et la sécurité
mondiales. Enfin, le texte «rappelle, dans ce
contexte, que le Conseil a prévenu à plusieurs reprises l'Irak qu'il
fera face à de sérieuses conséquences s'il continue à violer ses
obligations».
Inspecteurs toujours sous contrôle?
Rappelons que le 30 octobre dernier, le président Bush a reçu les chefs
de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'ONU (COCOVINU),
Hans Blix, et de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA),
Mohamed ElBaradei. Les inspecteurs s'étaient tout d'abord entretenus avec
le vice-président, M. Dick Cheney, avec le secrétaire d'État, M. Colin
Powell, et avec la conseillère pour les questions de sécurité
nationale, Mme Condoleezza Rice, avant de se rendre dans le bureau ovale
pour parler avec le président Bush. On se souviendra que l'ancien chef de
l'UNSCOM, le tristement célèbre Richard Butler, avait satisfait aux
exigences de Clinton, en 1998, en offrant un blanc-seing totalement infondés
à des frappes sur l'Irak, au
mépris des Nations Unies.
- Guerre
pétrolière en Irak: Etats-Unis toujours contrés 04/11/2002
Après deux mois de blocage à l'ONU, les Etats-Unis n'arrivent toujours
pas à faire passer leur résolution autorisant des frappes automatiques
contre Bagdad. En Turquie, le parti islamiste modéré de la Justice et du
Développement (AKP), qui vient de remporter les élections législatives
en obtenant la majorité absolue au Parlement, s'opposera a des frappes
contre l'Irak sans résolution onusienne, a fait savoir son leader, Recep
Erdogan.
Même prise de distance du Koweit qui affirmait lundi qu'il
n'autoriserait les forces américaines à utiliser ses bases militaires
que si l'ONU donnait son feu vert à une frappe américaine contre l'Irak,
tout en soulignant que ses troupes ne seraient pas impliquées dans
l'assaut.
En Arabie séoudite, Ryad a réitéré dimanche son opposition à
une offensive américaine contre l'Irak, affirmant qu'il refuserait
d'autoriser les Etats-Unis à utiliser son territoire pour lancer une
telle attaque même si elle était décidée dans le cadre de l'ONU.
Du côté de l'OTAN, le secrétaire général de l'OTAN, le
Britannique George Robertson, a estimé lundi à Berlin que «d'autres
pays» au sein de l'Alliance pourraient soutenir la position allemande sur
l'Irak, alors que Berlin refuse toute intervention militaire en Irak, même
sous mandat de l'ONU. «Il se pourrait que d'autres pays, au sein de
l'OTAN, soutiennent la position allemande», a déclaré M. Robertson
dans un entretien à la chaîne d'informations en continu n-tv.
Mobilisation de troupes britanniques? Le Royaume-Uni va annoncer
cette semaine la mobilisation de 10'000 réservistes dans le cadre de ses
préparatifs à un conflit armé en Irak, affirmait lundi le quotidien
Daily Telegraph. Tony Blair a démenti. Mais selon le Daily
Telegraph, cette mobilisation massive doit être annoncée par le
ministre britannique de la Défense, Geoff Hoon, et être décidée dans
le cadre d'un Ordre de la reine (Queen's Order, signé par la souveraine),
auquel Londres n'a plus eu recours depuis la guerre de Corée.
Armada étasunien déployé Trois grands cargos de la marine américaine
pouvant transporter des blindés ont quitté ces derniers jours les
Etats-Unis, a fait savoir un responsable de l'US Navy. Ils sont partis ces
deux dernières semaines de la côte est. Ces mouvements laissent penser
que Washington s'emploie à renforcer sa puissance de feu en vue d'une
attaque contre l'Irak. La semaine dernière, le porte-avions USS
Constellation a quitté le port californien de San Diego pour gagner le
Golfe.
- Ramsey Clark, ancien ministre de
la justice US, écrit à l'ONU pour dénoncer la folie guerrière de W.
Le 20 septembre dernier, l'ancien ministre de la Justice américain,
Ramsey Clark, a transmis une lettre au secrétaire général de
l'ONU,
Kofi Annan, avec copies aux membres du Conseil de Sécurité et à
l'Assemblée générale. Dans cette lettre, il dénonce la tentative du
cabinet Bush d'entraîner le monde dans une guerre sans fin. Il affirme
que les ETats-Unis, et non l'Irak, sont une menace pour l'ONU. Il affirme
qu'il n'y a aucune raison objective à l'attaque de l'Irak et que les buts
de Bush, par cette guerre, sont de sauver une présidence à l'agonie,
assurer l'hégémonie des Etats-Unis en préservant leur seuls intérêts,
renforcer le leadership israélien au Proche-Orient et briser les nations
arabes, une après l'autre, afin de mieux contrôler leur pétrole. Il
estime enfin qu'une politique de réduction des armes de destruction
massive au Moyen-Orient doit inclure Israël.
Guerre éternelle: après l'Irak, l'Iran! 31/10 - 02/11/2002 Le
secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a prédit mercredi
une chute rapide du régime islamique iranien, chassé par sa population
ou sous l'effet de ses propres difficultés et divisions internes. «Je
pense que de mon vivant nous allons voir un changement dans la situation là-bas
et que les jeunes et les femmes et ceux qui croient en la liberté vont
renverser ce gouvernement religieux et qu'il tombera d'une certaine façon
de son propre poids», a dit M. Rumsfeld, 70 ans, lors de l'émission
de radio The Mike Gallagher Show. L'Iran est conduit par «une très
petite clique de religieux», a estimé M. Rumsfeld, et «les
femmes et les jeunes ne sont pas d'accord avec la façon dont il est dirigé».
M. Rumsfeld, interrogé sur une éventuelle action américaine pour
renverser le gouvernement de Téhéran, dans la perspective d'un après-Saddam
Hussein à Bagdad, a ainsi laissé entendre que Washington rejetait cette
option, comptant sur un effondrement naturel de la «République islamique».
Et la Lybie? La Libye cherche à acquérir des missiles à longue
portée, a affirmé jeudi un haut responsable du Pentagone, le général
de l'armée de l'air Ronald Kadish, chef du département des la
fabrication de tels armements, le général Kadish a ajouté que ce pays
faisait partie, avec la Corée du Nord, l'Iran et l'Irakmissiles au
Pentagone. Tout en estimant que la Libye ne disposait sans doute pas de
toutes les capacités qu'on lui prête généralement pour , de ceux qui
cherchent à se doter de missiles à courte et longue portée.
Pétrole, pétrole, et encore pétrole Le patron de BP, Lord
Browne, demande aux Etats-Unis de ne pas garder le contrôle de
tout le pétrole irakien pour eux seuls après la guerre.
Coordination israélo-américaine pour l'offensive sur l'Irak Un
haut responsable militaire américain, l'amiral James Metzger, se trouve
d'ores-et-déjà en Israël où il servira de coordinateur pendant
l'offensive contre l'Irak. Le chef d'état-major de Tsahal, le général
Moshe Yaalon, doit, lui, se rendre la semaine prochaine aux Etats-Unis. Il
sera suivi le 13 novembre par le ministre sans portefeuille, Dan Meridor,
et le chef du Conseil national de la Défense, Ephraim Halevy. Dans le
cadre des rencontres régulières prévues par l'accord de coopération
stratégique Israël-USA, tous deux présenteront l'approche d'Israël sur
«l'après Saddam», lorsque le régime du président irakien Saddam
Hussein aura été écarté.
(index)
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octobre
2002
- Un
groupe de barbouzes au seul service de Rumsfeld et Wolfowitz
28/10/2002 Où l'on apprend que le couple de super-faucons
Rumsfeld-Wolfowitz (secrétaire et secrétaire-adjoint à la Défense) a
constitué son propre service de renseignement, mis en place juste après
le 11 septembre, sans doute avec la bénédiction de Cheney. Mais alors
que tous les services de renseignement déjà existants au Département de
la défense sont obligés de rendre compte au directeur de la CIA, le
groupe mis en place par Rumsfeld-Wolfowitz ne rend compte qu'à ces deux
hommes. Sa dernière mission en date, selon l'article du Guardian
qui révèle l'affaire, est de trouver (fabriquer?) des liens entre Al-Qaïda
et l'Irak pour justifier la guerre tant désirée.
Wellstone assassiné? Le World
Socialist Web Site envisage un assassinat politique du sénateur démocrate
adversaire de la guerre contre l'Irak... Alternet.org
se pose aussi la question. Rappelons que Paul Wellstone, 58 ans, se
situait à la gauche du parti démocrate et sa disparition pourrait
influencer l'issue des élections législative du 5 novembre où la
majorité du Sénat, actuellement détenue par les démocrates, dépend
d'un seul siège. Anecdote intéressante, la famille du sénateur Paul
Wellstone a refusé la présence du vice-président républicain, Dick
Cheney, à une cérémonie du souvenir en l'honneur du défunt mardi soir.
Nouvelles armes de destruction massive... étasuniennes Dans le Guardian
encore, les révélations d'un scientifique américain sur le fait
que les USA développent de nouvelles armes biologiques et chimiques.
Propaganda ABC, CBS, NBC, Fox et CNN aux
ordres de Condolezza Rice.
11 septembre: Pourquoi ils ont laissé faire les pirates de l'air
Un
livre à découvrir de Peter Franssen et Pol De Vos.
- Vers
une plantée américano-britannique à l'ONU? 28/10/2002
Washington et Londres ont mis la pression lundi sur le Conseil de sécurité
de l'ONU, l'exhortant à se prononcer sur une résolution concernant
l'Irak. «Le moment est venu pour que les gens lèvent la main et
votent. Le délai est échu. C'est important. Les Nations unies ont débattu
de cela depuis assez longtemps», a déclaré le porte- parole de la
Maison-Blanche, l'inénarrable Ari Fleischer. Le gouvernement britannique
lui a bien sûr fait écho: «Nous en discutons depuis la mi-septembre
[de la résolution contre l'Irak] et compte tenu du temps passé, nous
en arrivons au moment où nous allons devoir décider si cela va être résolu
dans le cadre des Nations Unies ou non», a déclaré le porte-parole
du premier ministre Tony Blair, menaçant implicitement de contourner
l'ONU en cas de refus. Le ministre français des Affaires étrangères,
Dominique de Villepin, n'en a pas moins récusé l'idée d'une résolution
américaine donnant à Washington, dans le cadre de l'ONU, un «chèque en
blanc» pour attaquer l'Irak. «Il ne peut pas y avoir à la fois une
action collective et une action unilatérale [de la part des
Etats-Unis]. Il faut choisir», a-t-il déclaré au cours d'une
conférence de presse.
Après six semaines de pressions sur les autres membres du Conseil de Sécurité,
le gouvernement Bush, et son toutou britannique, s'avèrent donc incapable
de renverser la tendande et voient s'éloigner un blanc-seing du Conseil
de Sécurité qu'ils croyaient pourtant acquis. Même le président
mexicain, Fox, a renvoyer samedi Jr. à sa copie. Pour le Times
de Londres, c'est la stratégie américano-britannique sur l'Irak
qui est tout bonnement sur le point de s'effondrer. De quoi se réjouir a
priori. Mais le risque est aussi grand de voir Londres et Washington se
lancer coûte que coûte dans une guerre unilatérale contre l'Irak, ne
serait-ce que pour justifier la politique alarmiste défendue depuis des
mois.
Mondale pour remplacer Wellstone? Dimanche, la famille du sénateur
Paul Wellstone, tué vendredi dans un accident d'avion, a appelé l'ancien
vice-président démocrate Walter Mondale à se présenter à sa place aux
législatives du 5 novembre. Rappelons que la majorité du Sénat,
actuellement détenue par les démocrates, dépend d'un seul siège.
Walter Mondale, 74 ans, avait été sénateur démocrate dans cet Etat de
1964 à 1976, date à laquelle il était devenu vice-président de Jimmy
Carter, qui vient de recevoir le Prix Nobel de la paix. Pas gagné
d'avance donc pour les républicains. Le parti démocrate a jusqu'à jeudi
pour désigner un remplaçant au sénateur dans la course, dans le
Minnesota, contre le républicain Norm Coleman.
L'anti Bushisme n'est pas de l'anti-américanisme Analyse d'Alain
Joxe, dans le Débat
stratégique de septembre.
-
11 septembre: Gore vidal accuse l'équipe Bush de complot
27/10/2002 Le célèbre écrivain et opposant américain, Gore Vidal, réclame
une enquête indépendante sur les attentats du 11 septembre. Il affirme
que la «junte
de Bush» a délibérément laissé survenir les attaques d'Al-Qaïda
contre le World Trade Center pour avoir le prétexte de déclencher
l'invasion de l'Afghanistan, prévue de longue date, et réduire en
miettes les libertés individuelles aux Etats-Unis. Une thèse que nous
soutenons depuis novembre 2001(>>11 septembre: une tragédie
suspecte).
Semaine cruciale pour l'Irak Après un week-end où Washington a accru sa
pression sur Paris et Moscou, les diplomates s'attendaient à un vote pour
cette fin de mois sur le projet de résolution contre l'Irak. Côté français,
le ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a déjà
affirmé que la France envisageait de déposer sa propre résolution sur
l'Irak si un accord n'est pas trouvé avec les Américains. «Nous
allons essayer de travailler avec les Américains sur la base du texte
qu'ils ont proposé. Si nous n'y arrivons pas, nous proposerons évidemment
officiellement notre propre texte», a indiqué le ministre. Aux dernières
nouvelles, les Américains ont quelque peu remanié leur projet, le débarassant
de certains points controversés comme l'accompagnement des inspecteurs
par des escortes armées. «C'était comme d'envahir l'Irak directement»,
avait estimé fort justement l'un des membres du Conseil (lire brève
du 24/10).
Manifestation antiguerre L'opposition à la guerre grandit en
Europe comme aux Etats-Unis. Entre 5'000 et 8'000 manifestants ont défilé
dimanche en début d'après-midi dans le centre de Madrid pour protester
contre une éventuelle attaque américano-britannique en Irak. Samedi, la
manif antiguerre de Washington a réuni quelque 200'000 personnes.
Mort bien opportune du démocrate Wellstone Le sénateur démocrate
Paul Wellstone du Minnesota (nord) a été tué vendredi dans un accident
d'avion. Un porte-parole de la FAA (administration fédérale de
l'aviation civile) a confirmé la chute d'un appareil bimoteur BeechKraft
vers 11 h 20 locales, à trois kilomètres de l'aérodrome de Eveleth dans
le Minnesota. Les huit personnes qui se trouvaient à bord ont toutes péri,
y compris la femme et l'un des enfants du Sénateur, ainsi que trois de
ses assistants et les deux pilotes. Paul Wellstone, 58 ans se situait à
la gauche du parti démocrate et sa disparition pourrait influencer
l'issue des élections législative du 5 novembre où la majorité du Sénat,
actuellement détenue par les démocrates, dépend d'un seul siège. Ses
positions très progressistes l'avait conduit à voter contre la résolution
autorisant le président George W. Bush a recourir à la force contre
l'Irak.
Déjà, les rumeurs d'assassinats se propage sur le Net, avec une mention
spéciale pour le site voxnyc.com
qui se vante d'avoir, dans un article du 25
mai 2001, annoncé l'assassinat d'un sénateur démocrate
justement...
- initiative
française
24/10/2002 Hier jeudi, une dépêche AP affirmait que la France était
prête à négocier sur le projet de résolution américaine (lire
di-dessous), citant des diplomates français ayant même laissé
entendre que Paris ne s'opposerait pas au texte s'il obtenait l'aval de M.
Blix et de Mohammed ElBaradei, de l'Agence internationale de l'énergie
atomique (AIEA). Vendredi pourtant, la France a soumis une version
remaniée du projet américain de résolution, provoquant l'impatience de
Bush, qui a renouvelé sa menace d'agir seul contre Bagdad. Selon des
sources diplomatiques à New York, le projet français n'a pas été
présenté aux autres membres du Conseil de sécurité comme une
alternative à la résolution défendue par les Américains. Il comporte
cependant plusieurs modifications, dont certaines ont été révélées
aux médias. Tout en conservant la menace de «conséquences graves»
qu'entraînerait la non-coopération de l'Irak avec les inspecteurs en
désarmement de l'ONU, les Français ont relégué cette expression à la
fin du texte. La mention d'un délai de sept jours laissé à l'Irak pour
accepter la résolution est par ailleurs supprimée. «Dans le projet de
résolution actuel, il y a des ambiguïtés, il y a une certain nombre de
mots-clés qui permettraient l'automaticité d'un recours à la force»
contre l'Irak, a-t-on indiqué de source diplomatique française. C'est
justement ce que Paris ne veut pas. Membres permanents du Conseil de sécurité,
la Russie et la Chine sont également opposées au projet présenté par
Washington.
- Résolution
US contre l'Irak déposée, la France prête à se coucher?
24/10/2002 Après six semaines de tensions diplomatiques sur le dossier
irakien, un projet de résolution vient d'être déposé devant le Conseil
de sécurité de l'ONU. Fruit de discussions internes à Washington et du
bras de fer avec Paris, le texte a été présenté par les Etats-Unis
dans la perspective d'un vote la semaine prochaine. Celui-ci «modifie légèrement»
la première mouture américaine, selon le chef des inspecteurs de l'ONU
en désarmement, Hans Blix. La Russie a d'ores et
déjà exprimé son opposition au texte américain, en raison d'une
mention susceptible de permettre le déclenchement d'une action militaire
contre l'Irak. Mais la France, après s'être élevée contre le précédent
projet de Washington, serait prête à négocier, selon les agences.
Après plusieurs
versions qui prévoyaient une autorisation explicite pour un recours à la
force contre l'Irak, ce dernier projet de résolution comprend toujours une menace
implicite d'intervention militaire, et permettrait même aux inspecteurs d'imposer une
zone d'exclusion aérienne et routière autour des sites contrôlés. En
clair, la résolution autoriserait une véritable occupation militaire du territoire irakien,
avec stationnement de troupes étrangères et surtout américaines. Bref
un texte suffisamment inacceptable pour que Bagdad le refuse, et offre
ainsi à Washington le prétexte tant attendu pour déclencher sa guerre.
L'attentat d'Oklahoma City: bientôt un coup de Saddam! Le FBI
subirait de grosses
pressions pour enquêter sur un possible lien entre l'Irak et
l'attentat d'Oklahoma City,
en 1995. Rappelons qu'un ponte de la task force antiterroriste du
FBI était présent à Oklahoma City 9 heures avant l'attentat
perpétré par McVeigh, qui fit 168 morts, selon un reçu
d'hôtel déniché par WorldNetDaily (janvier 2002).
Rappelons aussi l'empressement d'Ashcroft à ordonner l'exécution de
McVeigh, cela alors que le
FBI s'était refusé de remettre à la défense un dossier de 4000 pages
qui, selon les avocats de McVeigh, contenait les preuves que leur client
n'avait pas agi seul..
Manipulation des marchés financiers avant les élections? Entre le
10 et le 15 octobre dernier, le Dow Jones a gagné près de 1000 points,
sa plus forte progression en si peu de temps depuis des décennies. Un
rebond pour le moins inexplicable puisque les nouvelles macro ou micro-économiques
sont toujours aussi mauvaises outre-Atlantique. D'aucuns dénoncent
en fait une gigantesque manipulation destinée à maintenir les marchés
financiers à un certain niveau jusqu'aux élections législatives américaines
du 5 novembre. Histoire de faire croire aux électeurs que «tout ne va
pas si mal» finalement, et que la «reprise est au coin de la rue...»
«D'ici aux élections du 5 novembre, commentait un spécialiste
financier de la City, le 18 octobre, je crois que l'administration Bush
fera tout son possible pour injecter des liquidités dans les marchés et
créer l'illusion de bonnes nouvelles économiques; mais après, la réalité
s'affirmera avec plus de force.» Un autre spécialiste européen décrit
ce «boom» comme «la plus grande escroquerie que j'ai vue de toute ma
carrière. Lorsque les actions grimpent fortement, comme ces derniers
jours, c'est que vous avez affaire à des achats massifs de la part
d'investisseurs institutionnels -- banques, compagnies d'assurances, fonds
de placement.» Mais, a précisé cet observateur, «j'ai vérifié»
et «apparemment, personne n'achète rien». Les événements sont, d'après
lui, «des plus irréels. Nous avons affaire à une gigantesque
manipulation, à savoir une action coordonnée d'importantes banques
centrales».
Délires apocalyptiques Toujours ces fameux intégristes US qui
rêvent d'un Armageddon.
Et le point de vue sur le sujet de de
defensa.org. (>>Lire aussi notre
dossier sur le sujet).
- Résolution
US contre l'Irak toujours bloquée
23/10/2002 La nouvelle version du projet de résolution, présentée par
les Etats-Unis aux membres permanents du Conseil de sécurité, «est
considérée comme une agression flagrante et une déclaration de guerre
à l'Irak», a estimé mercredi le ministre irakien de la Culture, Hamed
Yousef Hamadi, affirmant que les détails qui ont été rendus publics à propos de ce
projet, « montrent clairement que les Etats-Unis compte envahir l'Irak avec
ou sans une résolution des Nations unies.» Selon Washington, le nouveau
texte avertit Saddam Hussein de «graves conséquences» en cas de
non-coopération de Bagdad et renforce la mission des inspecteurs en désarmement.
Mardi, le quotidien arabe al-Hayat avait publié les principaux
extraits du projet de résolution qu'il qualifiait aussi de «déclaration de guerre contre
l'Irak». Selon le journal, le projet constitue «un projet visant à
torpiller» les missions d'inspections en raison de ses «conditions
rédhibitoires et provocatrices». L'Irak aurait sept jours pour
accepter la nouvelle résolution et «s'exposerait à de graves conséquences
s'il continuait à violer de ses engagements», selon le texte américain.
Les conséquences ne sont pas précisées mais le texte est lié à la
clause VII de la Charte de l'ONU, qui prévoit le recours à la force.
Les Nations Unies n'ont «plus beaucoup» de temps pour tenter de trouver
un accord sur un texte de résolution sur l'Irak, a menacé le
porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer.
Les USA n'envisagent qu'un report de l'attaque Le retour des
inspecteurs en désarmement de l'ONU en Irak pourrait repousser une
intervention militaire américaine contre Bagdad au-delà de l'hiver et du
printemps. Le Pentagone précise toutefois qu'il sera prêt quel que soit
le moment choisi. Si l'Irak refuse la future résolution onusienne définissant
la mission des inspecteurs, une attaque américaine pourrait être lancée
dès décembre ou janvier. En revanche, s'il se confirme que le régime
irakien accepte de coopérer, l'offensive pourrait s'en trouver repoussée
au-delà du printemps 2003. Lors d'une conférence de presse mardi, des
journalistes ont demandé au général Richard Myers, chef d'état-major
interarmes, s'il fallait s'inquiéter que l'Irak ait plus de temps pour préparer
sa défense contre une invasion américaine. Il a répondu qu'un délai
supplémentaire pouvait aider les deux camps et que ce ne serait «pas
un problème». «Plus vous attendez et plus l'adversaire a le
temps de se préparer, mais vous aussi», a-t-il souligné.
- Guerre
contre l'Irak: les USA tentent de piéger la Turquie 20/10/2002
Malgré les fortes réticenses onusiennes à voter une résolution
autorisant le recours automatique à la force souhaité par les Etats-Unis,
ces derniers n'en poursuivent pas moins leurs préparatifs de guerre. Le général
Tommy Franks, chef des opérations militaires américaines dans le Golfe,
et le général Joseph Ralston, commandant des forces de l'OTAN en Europe,
sont ainsi arrivés dimanche à Ankara pour tenter d'obtenir l'appui de la
Turquie à une intervention armée contre l'Irak. Les deux généraux américains
devraient rencontrer aujourd'hui lundi les principaux dirigeants turcs. Au
menu des discussions figure, notamment, l'utilisation de bases aériennes
turques en cas d'opération militaire contre le régime de Bagdad, a
rapporté la chaîne privée NTV. A Ankara pourtant, l'irritation est
manifeste. Le ministre turc des Affaires étrangères, Sukru Sina Gurel, a
ainsi accusé les Etats-Unis de vouloir amener la Turquie à intervenir
militairement dans le nord de l'Irak, en réactivant la question kurde,
avant une éventuelle opération militaire américaine contre Saddam. «Dans
toutes nos réunions, les responsables américains ont affirmé qu'ils ne
voulaient pas d'un Etat kurde indépendant dans le nord de l'Irak, mais
les événements là-bas montrent qu'un Etat existe de facto, a affirmé
le ministre cité par le journal Milliyet. On se demande si les
Etats-Unis n'essayent pas de provoquer Ankara en encourageant cette
situation. Par exemple, est-ce qu'ils [les responsables américains]
veulent que la Turquie envahisse le nord de l'Irak avant qu'ils n'y
interviennent? C'est peut-être leur but.»
Mandat américain «inacceptable» Le chef du Mouvement pour la
monarchie constitutionnelle en Irak a jugé «inacceptable» l'établissement
d'un mandat américain sur l'Irak en cas de renversement du régime de
Saddam Hussein. «Il est inacceptable que les Américains viennent
diriger l'Irak. Ils savent que c'est une question compliquée et très
grave», a déclaré Al-Charif Ali ben Hussein, membre de la direction
du Congrès national irakien (CNI, coalition de l'opposition irakienne basée
à Londres). Le 11 octobre, le quotidien américain New York Times
avait affirmé que la Maison-Blanche élaborait (sans rire) un plan
d'occupation de l'Irak après une chute du régime, prévoyant un
gouvernement militaire dirigé par les Américains. Le plan en discussion
prévoit de nommer un commandant militaire américain comme responsable en
Irak, peut-être le chef du commandement central de l'armée américaine,
le général Franks, pendant un an ou plus, selon le journal.
Crime de guerre US en Afghanistan Un soldat
américain confesse avoir reçu, lors de l'opération Anaconda,
l'ordre de tuer femmes et enfants. Parallèlement, le World Socialist
Web Site nous parle d'un documentaire, Massacre
in Mazar, de Jamie Doran, qui accusent les Etats-Unis d'avoir
perpétré tortures et massacres de masse sur leurs prisonniers de guerre
en Afghanistan. Rappelons par ailleurs qu'en janvier dernier, un
professeur d'économie à l'université du New Hampshire, Marc Herold,
estimait dans une étude que les frappes américaines avaient fait, depuis
le 7 octobre 2001, quelque 4000
victimes civiles.
Mobilisation us contre la guerre 12'000 professeurs américains
signent une pétition
antiguerre.
Rappel: des actions de guerre étasuniennes (1947-2000).
- Vers
un sursis pour
l'Irak? 18/10/2002 La France et la Russie
examinaient vendredi un nouveau compromis proposé par les Etats-Unis
concernant une résolution du Conseil de sécurité sur l'Irak. Essayant
de mettre fin à une impasse de cinq semaines entre les membres permanents
du conseil, les Etats-Unis, soutenus par la Grande-Bretagne, auraient
renoncé à demander une résolution autorisant explicitement un recours
automatique à la force militaire contre l'Irak. Selon ce nouveau texte
qui reste à formaliser, aucune action militaire ne pourrait donc être
entreprise contre l'Irak avant une réunion du Conseil de sécurité, préalablement
informé d'une violation de Bagdad au nouveau régime d'inspection par le
chef des inspecteurs.
Du côté britannique, le ministre des Affaires étrangères,
Jack Straw, n'a quant à lui pas exclu que les Etats-Unis et la
Grande-Bretagne interviennent militairement en Irak sans résolution du
Conseil de sécurité de l'ONU, «si les Nations unies ne prennent pas
leurs responsabilités». Et le secrétaire d'Etat américain Colin
Powell d'enfoncer le clou en affirmant que, quelle que soit la teneur
d'une nouvelle résolution, son pays conservait le droit d'utiliser la
force pour se défendre face à l'Irak. «Les Etats-Unis agissent
actuellement en vertu de l'autorité donnée la semaine dernière au président
par le Congrès», a déclaré M. Powell.
Buts de guerre en Irak: pour le pétrole et pour masquer le krach
16/10/2002 Deux petites briquettes supplémentaires sur les véritables
mobiles de la guerre voulue par les faucons du cabinet Bush en Irak:
mettre la main sur le pétrole
irakien d'un côté, et, de l'autre, masquer le pire effondrement
financier qui ait frapper les Etats-Unis depuis le krach de 1929.
Rappelons ainsi que de mars 2000 à août 2002, près de 16'000 milliards
de dollars de titres se sont évaporés sur les marchés financiers
internationaux, dont la moitié aux Etats-Unis. Août 2002 a par ailleurs
marqué le vingt-quatrième mois consécutif de déclin dans l'emploi
industriel aux Etats-Unis. Depuis août 2000, 1,8 million d'emplois
industriels ont disparu de l'économie américaine. Au cours des quatre
dernières années, le fardeau des dettes des entreprises et des ménages
américains aurait aussi augmenté de plus de 2000 milliards de dollars
par an. L'ensemble de la dette intérieure américaine, y compris la dette
gouvernementale, atteindrait le niveau effarant de 31'100 milliards de
dollars. Si l'on y ajoute les quelque 2000 milliards de dollars de dette
extérieure, on arrive à un total de plus 33'000 milliards de dollars. A
noter encore que depuis la désignation à la présidence américaine du
fantassin des lobbies pétroliers, la Bourse US a connue sa pire descente
aux enfers depuis Nixon ().
Le 2 octobre dernier, dans grand élan de sincérité, le sous-secrétaire
américain au Commerce international, Grant Aldonas, avait même affirmé
sans détour, à Varsovie, qu'une guerre en Irak pourrait être bénéfique
pour l'économie mondiale. «Les conséquences peuvent être bénéfiques
à double titre, a dit M. Aldonas. Du point de vue économique, car
les véritables sources du terrorisme seront éliminées, de même que les
lourds nuages qui pèsent sur l'économie mondiale. Dans le même temps,
cela ouvrira le robinet du pétrole irakien, ce qui aura certainement des
conséquences importantes pour la performance des pays producteurs et
consommateurs de pétrole.» Une guerre qui plus est proposée
officiellement en juin dernier comme une solution à la crise par Larry
Kudlow, de National Review, la publication de la droite américaine
pure et dure, proche des intégristes chrétiens auxquels appartient
Ashcroft notamment.
- Irak:
la France pourrait utiliser son droit de veto!
16/10/2002 Le ton est nettement monté mercredi entre Washington et
Paris sur le dossier irakien, alors que l'impasse se prolonge à l'ONU sur
l'adoption d'une résolution sur le désarmement de Bagdad et un éventuel
recours à la force contre le régime de Saddam Hussein. Le secrétaire d'Etat
Colin Powell a fait savoir qu'il avait décidé de «faire preuve de la
plus grande fermeté» à l'égard de Paris, tandis que le président
français Jacques Chirac a affiché son «hostilité» à l'égard
des positions américaines sur un recours automatique à la force. M.
Chirac a même déclaré, un peu plus tard, lors d'une visite officielle
en Egypte, que «La France, en tant que membre permanent du Conseil de
sécurité, prendrait ses responsabilités [dans le dossier irakien]
pour éviter une guerre à une région qui n'en a pas besoin!» Une
petite phrase qui signifie que la France pourrait bien s'orienter vers une
abstention, voire un veto, dans les débats en cours au Conseil de sécurité.
Bush invite Israël à riposter en cas d'attaque irakienne! En rupture
totale avec la situation de 1991 où, pour éviter un embrasement
régional, l'on avait interdit à Israël de riposter aux tirs de Scuds
irakiens, W. a donné carte blanche hier à Ariel Sharon pour
répliquer à une éventuelle attaque. «Si l'Irak attaquait Israël
demain, je suis sûr qu'il y aurait une réponse appropriée. Je pense que
le premier ministre [Sharon] répondrait, car il a le droit de se défendre»,
a affirmé Jr. à Washington, à l'issue d'un entretien avec Ariel Sharon.
«Nous ne pouvions espérer mieux de la part du président américain
qui a reconnu publiquement le droit d'Israël à se défendre en cas
d'attaque de la part de l'Irak ou du Hezbollah», a ensuite
précisé à l'AFP le porte-parole du premier ministre israélien, Ranaan
Gissin. Il a ajouté qu'il n'y avait eu «aucune pression de la part
des Américains sur la question palestinienne». C'est d'abord la
confirmation du pas de deux israélo-étasunien dans toutes les options
choisies depuis deux ans sur la scène régionale. Ensuite, c'est le
risque de voir les super-faucons de Washington réunir toutes les
conditions à un embrasement régional. Pour remodeler tout le Proche-Orient?
C'est ce que pense Pat
Buchanan (14 octobre). Une thèse déjà développée
début septembre dans le Boston
Globe. Et l'on repense au récent avertissement, dans le
Ha'aretz du 15 août, du commentateur israélien Meron Benvenisti: «Les avertissements sur les conséquences destructrices pour
l'ensemble du Moyen-Orient d'une attaque contre l'Irak ne dissuadent pas
Israël: ils l'encouragent. (...) Un assaut américain sur l'Irak, en dépit
d'une opposition arabe et mondiale, et une participation même
symbolique d'Israël à cet assaut, provoquera l'effondrement du régime
hachémite en Jordanie. Israël mettrait alors en oeuvre la vieille «option
jordanienne» en expulsant des centaines de milliers de Palestiniens de
l'autre côté du Jourdain. Il n'y a jamais eu de meilleure opportunité
pour cette option. (...). Les avertissements à propos du nettoyage
ethnique ne doivent pas seulement venir des militants gauchistes, mais
aussi de ceux dont on ne peut remettre en doute le patriotisme.
Et Benvenisti de souligner que les Américains doivent être «avertis
qu'un assaut contre l'Irak pourrait déclencher le nettoyage ethnique
des Palestiniens.»
Résolution US signée, Bush menace les frileux Jr. a signé mercredi
la résolution du Congrès américain l'autorisant à utiliser la force
contre Bagdad et a affirmé qu'il le ferait sans hésiter si cela se révèlait
nécessaire. «Soit le régime irakien élimine ses armes de
destruction massive ou bien, pour le bien de la paix, les Etats-Unis
conduiront une coalition internationale pour désarmer ce régime.
(...) Si quelqu'un doute de la résolution et la détermination de
notre pays, il serait mal conseillé de la mettre à l'épreuve», a
encore affirmé le texan de Washington, ajoutant que «chaque nation
qui profite de la paix doit aussi aider à la défendre. Le temps est à
nouveau venu pour les Nations unies de se montrer à la hauteur des
raisons de leur création: protéger notre sécurité commune. Ceux
qui vivent en se cachant la vérité, peuvent finir par être forcés de
vivre dans la peur.»
War, war, war: Cheney, marionettiste et fou
de guerre Le vice-président américian, ancien de l'équipe Bush Sr.,
est le véritable meneur de jeu des ultras de l'administration Bush Jr.,
selon le Wahington
Post du 13 octobre.
- Carnage
de Bali: les USA auraient bloqué l'alerte 14-15/10/2002 Le Taiwan
News rapporte que deux partis d'opposition ont critiqué le
Ministère des affaires étrangères taïwanais pour ne pas avoir donné
l'alerte quant au risque extrême d'attentat dans la région. Selon un
leader du Kuomintang, Lee Chuan-chiao, le Ministère aurait en effet été averti
par les Etats-Unis, dès vendredi, de l'imminence d'un attentat.
Le pire, dit M. Lee, est que «le gouvernement n'a pas émi d'alerte
parce-que le gouvernement américain lui avait demandé de ne pas
divulguer l'information». «La priorité du KTM est la sécurité
de notre peuple et non la préservation d'intérêt nationaux américains»,
a martelé M. Lee. Ça sent un peu le réchauffé, non?
Bush instrumentalise le massacre Les faucons de l'administration
Bush doivent jubiler. Le monstrueux attentat de Bali redonne un souffle
inespéré à leur fameuse guerre contre le terrorisme. Les Australiens,
qui ont vu 13 de leurs compatriotes mourir dans l'attentat, estiment avoir
perdu l'illusion de l'invulnérabilité: «La terreur frappe chez nous»,
titrait, alarmiste, le quotidien Sydney Morning Herald de lundi. Le
secrétaire général d'Interpol, Ronald K. Noble, réaffirmait dans la
foulée la nécessité d'une «coopération internationale» pour
lutter contre le terrorisme, précisant qu'il s'agissait «maintenant
vraiment d'un problème qui touche tout le monde».
Bien sûr, Bush Jr. a immédiatement accusé Al-Qaïda d'être à
l'origine de l'attentat, sans s'embarrasser du moindre début de preuve évidemment.
Mieux: pour le président américain, l'attentat de Bali fait partie, avec
les récentes attaques contre des soldats américains au Koweït (trois en
une semaine), et l'attentat contre un pétrolier français au Yémen, d'un
seul et «même schéma d'attaques», signé Al-Qaïda bien sûr.
La piste australienne Plus sérieusement, les soupçons des enquêteurs
se sont d'abord portés sur le mouvement radical Jamaah Islamiyah, actif
en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines et à Singapour. Même s'il ne
cache pas son admiration pour Oussama ben Laden, son chef présumé, Abou
Bakar Baachir, a toutefois démenti toute implication. Une autre piste
commence aussi à être évoquée, qui place l'attentat de Bali dans le
cadre d'une vengeance, des nationalistes indonésiens, dirigée contre les
Australiens pour la perte du Timor-Oriental. Le gouvernement de Canberra
ayant pesé de tout son poids dans le processus d'indépendance de cette région.
A l'appui de cette thèse, l'usage d'un explosif militaire C4,
essentiellement fabriqué aux Etats-Unis, et qui pourrait bien avoir passé
des mains d'éléments radicaux de l'armée indonésienne, à celles de
l'auteur de l'attentat.
Tremplin pour la guerre en Irak Surfant sur la vague d'indignation
internationale suscitée par le carnage, Jr. y est
donc allé de son raccourci favori. Affirmant sans sourciller que Saddam
Hussein tentait d'utiliser Al-Qaïda comme «l'avant-garde de son armée»,
lors d'un rassemblement politique dans le Michigan. Selon Jr., désarmer
Saddam Hussein est ainsi «aussi important» que de neutraliser la
menace du réseau Al-Qaïda. Ces deux menaces, proclame le président étasunien,
«sont d'égale importance». Suivant cette logique, W. s'est
ensuite empressé de demander que l'ONU, dans une nouvelle résolution,
menace l'Irak de «conséquences» si ce pays ne supprime pas ses
armes de destruction massive. «Ce que je veux, c'est une résolution
ferme qui dise: «Vous désarmez!» (...), a martelé Jr. Pour être
sûr que la résolution soit crédible aux yeux de M. Hussein, il doit y
avoir des conséquences.» W. a estimé qu'une possible action
militaire contre l'Irak entrait dans le cadre de sa guerre contre le
terrorisme, et que les Etats-Unis avaient les moyens de simultanément
s'occuper de l'Irak et de combattre le terrorisme.
Humeur séoudienne L'Arabie saoudite a décidé de soumettre les
citoyens américains visitant le royaume à des restrictions similaires à
celles imposées par les Etats-Unis à l'entrée de voyageurs de certains
pays arabes, dont les Saoudiens, a annoncé dimanche le ministre saoudien
de l'Intérieur. Le prince Nayef ben Abdel Aziz a précisé à la presse
que «cette mesure, qui comporte aussi une prise des empreintes
digitales, a été prise conformément au principe de réciprocité».
Bien sûr, ça ne sert à rien, mais ça défoule.
11 septembre: circulez, y'a rien à voir Cheney
bloque une commission d'enquête indépendante.
- La
guerre, plus vite, mieux, plus fort, bref, Rumsfeld parlE à cœur ouvert
13/10/2002 Les commandements militaires américains régionaux ont ordre
de refaire leurs plans de guerre en prévoyant des interventions plus
rapides, avec davantage d'armes de précision et moins de soldats, a
indiqué le secrétaire à la Défense étasunien, Donald Rumsfeld, dans
une interview au New York Times parue dimanche. Les armées américaines
pourraient ainsi, selon lui, commencer des opérations de combat avec
moins de préavis et beaucoup moins de troupes qu'on ne le pensait
possible ou même raisonnable avant le 11 septembre. La Maison-Blanche
pourrait ainsi prendre le temps de travailler avec l'ONU pour l'envoi
d'inspecteurs du désarmement en Irak, tout en ayant la possibilité de déclencher
éventuellement, avec des effectifs plus restreints, une offensive contre
le régime de Saddam Hussein cet hiver, la période jugée optimale pour
un conflit dans le Golfe.
Bêtisier du jour: l'Irak sous administration provisoire américaine
Sans rire, l'administration Bush a fait savoir que ses projets pour un Irak post-Saddam
Hussein s'appuient sur les exemples récents de l'Afghanistan, pour la
mise en place d'une administration provisoire, et de l'ex-Yougoslavie pour
ce qui est du jugement des dirigeants irakiens. Ils reposent sur la
conviction (toujours sans rire) que les Américains seront accueillis en
libérateurs et que des élections démocratiques pourront être organisées
après une période relativement brève d'administration militaire américaine.
Selon Youssef Ibrahim, expert au Centre des relations internationales (Council
on Foreign Relations) de New York, une administration militaire provisoire
de l'Irak par les Américains «n'a aucune chance de réussir».
Youssef Ibrahim relève que l'exemple de l'Afghanistan n'est peut-être
pas le mieux choisi: «La lutte contre al-Qaïda est un succès, mais
ce qui relève de la reconstruction du pays est un échec.».
- Les intégristes étasuniens prêchent pour Israël 11/10/2002
Entre 2000 et 3000 chrétiens fondamentalistes s'étaient donné
rendez-vous vendredi à Washington, à l'appel de la Christian Coalition,
pour apporter leur soutien à Israël et combattre la décadence qui
menace l'Amérique. Pour l'occasion, de nombreux représentants du Parti républicain
ont fait le déplacement, à commencer par le président Bush, qui a fait
un bref passage en début de matinée. A quatre semaines des élections
pour le renouvellement du Congrès, les conservateurs comptent notamment
sur la Christian Coalition, mouvement qui revendique aujourd'hui deux
millions de membres, pour tenter de reprendre le contrôle du Sénat. «Vous
êtes une armée de deux millions de personnes et nous dépendons de vous,
car nous avons une révolution à faire! Dieu vous bénira pour ça!»
a ainsi proclamé le sénateur républicain de l'Oklahoma, Jim Inhofe.
Parmi les figures de proue de la Christian Coalition, on trouve notamment
J.C. Watts, Représentant républicain de l'Oklahoma, qui a cité jeudi
saint Augustin pour expliquer pourquoi il avait voté en faveur de la résolution
autorisant le président Bush à user de la force en Irak, et Tom DeLay,
numéro trois des conservateurs de la Chambre basse. Ce dernier a
exprimé un vigoureux soutien à Israël, tout comme son collègue du
Missouri Roy Blunt: «Que l'on attaque Tel-Aviv ou New York, cela ne
fait pas de différence, a clamé ce dernier. Nous devons défendre notre
liberté, car nous avons les meilleures idées.» (source: 24heures
du 12-13/10)
Rappelons qu'aux Etats-Unis, le courant chrétien évangélique
conservateur rassemblerait quelque 40 millions de fidèles qui vivent leur
foi dans une perspective
apocalyptique. Selon une prophétie de la Bible, qu'ils lisent
littéralement, la reconstruction du Temple juif à Jérusalem annoncerait
la fin des temps et le retour du messie sur terre. Seul hic, pour
reconstruire le temple en question, il faudrait d'abord raser les mosquées
d'Omar et d'al-Aksa, troisième lieu saint de l'Islam, qui occupent
aujourd'hui son ancien emplacement... Le Dôme du Rocher, ou Mosquée
d'Omar, a été édifiée en 691 au centre du lieu correspondant à
l'esplanade de l'ancien Temple juif. La Mosquée Al-Aksa a ensuite été
construite en 715 sur ce même parvis.
Au fait, pourquoi la mosquée d'Al-Aqsa, joyau de l'architecture arabe,
n'est-elle toujours pas inscrite au patrimoine de l'Humanité de l'Unesco
d'après vous?
- Bush
a les coudées franches pour attaquer l'Irak!
11/10/2002 Le Congrès américain a donné, dans la nuit de jeudi à
vendredi, son feu vert à Bush Jr. pour un recours unilatéral éventuel
à la force contre l'Irak, officiellement afin d'éliminer ses armes de
destruction massive. Le Sénat, pourtant contrôlé par les démocrates, a
adopté par 77 voix contre 23 une résolution permettant au président
d'utiliser la force armée «comme il le juge nécessaire et approprié
pour défendre la sécurité nationale contre la menace continuelle posée
par l'Irak» et «faire appliquer toutes les résolutions du
Conseil de sécurité des Nations unies» concernant ce pays. La
Chambre des représentants, dominée par les républicains, avait adopté
quelques heures plus tôt une résolution similaire par 296 voix contre
133. Juste après ce vote, Bush Jr. avait déclaré: «La
Chambre des représentants a parlé clairement au monde et au Conseil de
sécurité de l'ONU. Il faut faire face à la menace irakienne,
entièrement et définitivement.»
L'heure de vérité pour l'ONU C'est un formidable moyen de
pression sur le Conseil de sécurité que vient de s'offrir Bush Jr. Car
si l'ONU refuse de voter la résolution envisageant un recours à la force
demandée par Washington, elle prend le risque de voir les États-Unis agir seul en Irak. Cela pour les
raisons que l'on sait, pétrole et récession, mais sous l'alibi d'une
première application de la nouvelle stratégie étasunienne de frappes préventives
récemment présentée par Bush (lire ci-dessous).
Sans parler du danger immédiat d'embrasement
régional, les États-Unis porteraient alors un coup terrible au droit
international, bouleversant les relations entre les États (dont un grand
nombre s'empresserait d'adopter cette même stratégie guerrière), et ce
sont les fondements même de l'ONU qui pourraient vaciller. C'est pourtant
un
risque que les Nations unies doivent prendre. Car qui plus est en l'absence de
preuve sur la production des
fameuses armes de destruction massive, une attaque de l'Irak sous l'égide
de l'ONU aurait des répercussions tout aussi
dramatiques, renvoyant l'Organisation au rang de porte-flingue de
Washington.
Pour l'heure, un vrai mobile fait toujours défaut à Bush pour se lancer
dans son aventure pétro-guerrière, et ce temps doit donc être mis à
profit pour lancer les inspections dans des conditions acceptables pour
Bagdad, même sans l'accord de Washington. L'opposition à la guerre gagne
en force aux États-Unis, et les faucons du cabinet Bush commencent à
apparaître pour ce qu'ils sont. Cela augmentent bien sûr leur
dangerosité, mais peut aussi signifier la fin de l'état de grâce issu
du 11 septembre. Moment charnière quoi!
- Nouvelle
stratégie US: de Bush à Spielberg Sur de defensa.org,
une réflexion très intéressante sur l'article d'un ancien combattant de
la guerre du Golfe devenu objecteur de conscience, Dan Fahey, qui compare
la nouvelle stratégie américaine, annoncée par Bush le 20 septembre
dernier, au film Minority Report, de Spielberg. Rappelons que la
modification de la doctrine militaire alors présentée par Jr. est
fondamentale. Elle signifiait l'abandon de la
doctrine de la Guerre froide, basée sur la dissuasion nucléaire, pour
lui substituer une stratégie de frappes préventives. (Une nouvelle
doctrine au demeurant préparée depuis dix ans par les faucons du
gouvernement Bush (et ancien de Bush Sr.), principalement Cheney, Rumsfeld
et Wolfowitz. >>Lire:
Le nouvel impérialisme étasunien). Le rapprochement entre
le film de Spielberg et cette nouvelle stratégie est évident, nous
dit de defensa. Car là aussi, il est question de frapper à partir
du jugement qu'on fait soi-même que la cible se prépare elle-même à
frapper, qu'elle nourrit le dessein de se préparer à frapper, etc.
«Préemption» et non «prévention» Il faut bien
s'attacher aux termes, souligne de defensa: le stratégie de Bush est bien
la «préemption» et non la «prévention» ; la préemption
implique un droit tandis que la prévention implique une action plus
naturelle: «Ensemble de mesures préventives contre certains risques ».
(...) Le mot préemption vient du vocabulaire du commerce de l'art et il
est accompagné, pour être complet, du mot «droit»: le «droit
de préemption» indique que vous disposer d'une priorité légale d'achat
avant tout autre; la stratégie «préemptive» implique donc que
l'Amérique fait le droit dans sa stratégie de frappe à volonté et
selon son seul jugement, par conséquent qu'en ces matières stratégiques,
l'Amérique, désormais, EST le droit.
- Encore
la théorie fumeuse de l'axe Bagdad-Ben Laden 9/10/2002
L'administration Bush, qui s'efforce de convaincre le Congrès et
l'opinion du bien-fondé d'une intervention contre Bagdad, s'évertue à
établir un lien entre l'Irak et le réseau terroriste Al-Qaïda, une
hypothèse jugée hasardeuse par des experts. Le dernier argument faisant
état d'une relation entre Bagdad et Oussama ben Laden a été avancé par
le directeur de la CIA, George Tenet, dans une lettre rendue publique
mardi soir au Congrès. La Centrale du renseignement dit ainsi posséder
de «solides informations établissant l'existence de contacts entre
l'Irak et Al-Qaïda depuis dix ans», fondées notamment sur les aveux
des prisonniers capturés depuis un an en Afghanistan... «Il est intéressant
d'observer qu'ils [les dirigeants américains] n'ont pas établi ce
lien après les attentats», note le professeur Mohammed Abou Nimr, spécialiste
du Proche-Orient à l'American University, à Washington. Selon lui,
aujourd'hui, «il est clair qu'ils essaient de gagner une légitimité
et une justification pour déclencher une guerre contre l'Irak».
Huit ans d'obstruction US Comment, selon The
Guardian, les Etats-Unis ont tout fait pour empêcher la résolution
de la crise irakienne dans le cadre de l'ONU ces huit dernières années.
Paris résiste encore Le ministre français des Affaires étrangères,
Dominique de Villepin, a réaffirmé mercredi que la France «refusait
l'automaticité du recours à l'usage de la force». «La France ne
donnera pas son accord à une formule délivrant par avance un blanc-seing
sur l'action à entreprendre en cas de manquement par l'Irak à ses
obligations», a souligné le ministre lors d'un débat sur l'Irak au
sénat.
Le gouvernement Sharon s'impatiente Dans le Jérusalem
Post, le ministre israélien de la Défense, Ben Eliezer,
confie qu'il s'attend à ce que les Etats-Unis attaque l'Irak en novembre.
De son côté, Ariel Sharon a réaffirmé mercredi que son pays
riposterait à toute attaque irakienne: «Des nuages de guerre
projettent leur ombre sur notre région. J'espère qu'ils ne nous
atteindrons pas. Mais nous devons savoir que si Israël est attaqué, il
protégera ses citoyens.»
Pétrole: le point sur les réserves planétaires Où l'on apprend
qu'en un siècle, la moitié des réserves estimées de la planète ont été
utilisées. Aujourd'hui,
pour 1 baril extrait, 4 sont consommés. C'est dire si le pétrole
irakien est précieux!
- Afghanistan:
l'un des buts de guerre bientôt atteint 09/10/2002 Le projet
de gazoduc reliant le Turkménistan au Pakistan à travers l'Afghanistan,
négocié depuis des années, devrait être signé les 26-27 octobre lors
d'un sommet des chefs d'Etat à Achkhabad, a annoncé mardi un responsable
du ministère turkmène du pétrole et du gaz. Les présidents des trois
pays «ont prévu de signer cet accord» lors du sommet des 26-27
octobre, a déclaré ce responsable à l'AFP, sous couvert de l'anonymat.
Le projet prévoit la construction de 1'500 km de gazoduc, pour un coût
de 2 milliards de dollars. L'idée d'un gazoduc reliant l'Asie centrale au
Pakistan a été avancée il y a plus de 20 ans, mais sa concrétisation a
toujours été reportée en raison des guerres en Afghanistan. Rappelons
la signature du premier accord entre le Turkménistan, Unocal
(USA) et Delta Oil, en octobre 1995, celle d'un protocole d'accord entre
le Turkménistan, l'Afghanistan et le Pakistan en mai 1996, suivi d'un
protocole d'accord entre le Turkménistan, l'Afghanistan, le Pakistan,
Unocal et Delta Oil, en 1997. Surtout, rappelons qu'à la mi-juillet 2001,
lors de rencontres de «niveau 2» (officieuses et à l'issue
desquelles chacun peu démentir les propos tenus) organisée à l'Hôtel
Palace de Berlin, les Américains avaient promis aux talibans les
milliards d'un plan de reconstruction, et une reconnaissance
internationale, s'ils acceptaient un gouvernement élargi et la
construction du fameux pipe-line. L'ancien chef de la diplomatie
pakistanaise, Niaz Naik, présent à la réunion, avait témoigné du fait
qu'à ce moment-là, les Américains ont menacés les talibans d'un «tapis
de bombes» en cas de refus. On connaît la suite (>>11
septembre: une tragédie suspecte).
Irak: Moscou recule Moscou s'est déclaré prêt mardi à soutenir
une nouvelle résolution renforçant le régime des inspections sur le désarmement
de l'Irak afin de calmer l'inquiétude internationale sur la présence
dans ce pays d'armes de destruction massive. «S'il y a au Conseil de sécurité
de l'ONU des propositions visant à augmenter l'efficacité des
inspecteurs en désarmement en Irak, nous les soutiendrons», a déclaré
le ministre russe des Affaires étrangères, dont le pays dispose d'un
droit de veto au Conseil de sécurité en tant que membre permanent.
Vendredi dernier, Moscou avait déclaré être opposé à toute nouvelle résolution
sur l'Irak.
- Who's Who US 08/10/2002 Suggéré par un lecteur,
ce lien vers une biographie
épuisée et surtout non-autorisée de Bush Sr. En prime, un
portrait au vitriol de Donald H. Rumsfeld, dans l'Asia
Times du 8 octobre.
- Feu vert des
parlementaires US à l'attaque de l'Irak 02/10/2002 Bush Jr.
est parvenu hier mercredi à un accord avec les leaders de la Chambre
des représentants sur le texte d'une résolution parlementaire ouvrant
la porte à une action militaire américaine contre l'Irak. Reste encore
à convaincre le Sénat, ce qui s'annonce toutefois sans problème.
La résolution de la Chambre est similaire à celle proposée la semaine
dernière par M. Bush, lui confèrant de larges pouvoirs pour utiliser
la force contre Bagdad s'il le juge nécessaire. Le texte autorise le président
Bush à «utiliser les forces armées des Etats-Unis comme il
l'estime nécessaire et approprié afin de
1) défendre les intérêts de la sécurité nationale (...)
2) faire appliquer toutes les résolutions du Conseil de sécurité
des Nations unies appropriées concernant l'Irak».
La résolution contraint M. Bush d'informer le Congrès tous les 60
jours de «questions liées» à un conflit avec l'Irak et elle va dans
le sens de l'admnistration Bush en affirmant que Saddam Hussein devrait
être renversé.
Reste la question du Sénat. Un accord semblait à portée de main à la
chambre haute, contrôlée par l'opposition démocrate. Le chef du
groupe démocrate, Tom Daschle, a prédit que son camp et les républicains
se mettraient d'accord en fin de journée «sur une résolution qui
exprime notre soutien aux efforts menés par les Nations unies et
l'administration Bush» pour régler le dossier irakien.
Résistance franco-allemande Le président Jacques Chirac a
affirmé mercredi que «les approches française et allemande sont
les mêmes» sur l'Irak et a expliqué que les deux pays étaient
opposés à un recours automatique à la force, à l'issue d'un dîner
avec le chancelier Gerhard Schroeder à Paris.
Buts de guerre avoués A de nombreuses reprises, nous avons relevé
que les principales raisons à l'empressement du cabinet Bush d'en découdre
avec l'Irak étaient la volonté de mettre la main sur le pétrole
irakien d'une part, et, d'autres part, de tenter de retarder
l'effondrement économique qui ronge les Etats-Unis depuis deux ans.
Rappelons que rien qu'entre mars 2000 à août 2002, ce sont près de
16'000 milliards de dollars de titres qui se sont évaporés sur les
marchés financiers internationaux, dont la moitié aux Etats-Unis. Une
source de la City de Londres estimait même, le mois dernier, que «le
monde financier vivait au jour le jour et se préparait probablement
pour le plongeon final».
Dans grand élan de sincérité, le sous-secrétaire américain au
Commerce international, Grant Aldonas, a confirmé ce fait mercredi à
Varsovie, affirmant sans détour qu'une guerre en Irak pourrait être bénéfique
pour l'économie mondiale. «Les conséquences peuvent être bénéfiques
à double titre, a dit M. Aldonas. Du point de vue économique,
car les véritables sources du terrorisme seront éliminées, de même
que les lourds nuages qui pèsent sur l'économie mondiale. Dans le même
temps, cela ouvrira le robinet du pétrole irakien, ce qui aura
certainement des conséquences importantes pour la performance des pays
producteurs et consommateurs de pétrole.»
«Une vulgaire guerre pour le pétrole» Sur Solidaire.org,
le point de vue du journaliste et écrivain Michel Collon. Où l'on
s'aperçoit que les visions du monde des dirigeants européens et américains
ne sont malheureusement pas si éloignée que ça!
- Les USA annoncent vouloir
torpiller l'accord Irak-ONU 01/10/2002 L'ONU et l'Irak sont
tombés d'accord hier mardi à Vienne sur les modalités d'un retour en
Irak des inspecteurs en désarmement qui auront accès «à tous les
sites», a annoncé le chef des inspecteurs, Hans Blix. Les Etats-Unis
ont immédiatement fait savoir qu'ils chercheraient à «contrecarrer»
le retour des inspecteurs en désarmement de l'ONU en Irak s'il devait
se faire sans une nouvelle résolution du Conseil de sécurité.
Bush et Blair isolés Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité
ne sont pas parvenus mardi à un consensus sur le texte d'un projet de résolution
concernant l'Irak, a-t-on appris de sources diplomatiques. «Les
discussions ont été bonnes et nous allons les poursuivre», a
seulement déclaré à l'issue de la réunion le représentant adjoint
des Etats-Unis, James Cunningham. Egalement pressé de questions, Jeremy
Greenstock, l'ambassadeur de Grande-Bretagne, s'est contenté de répondre
que les discussions avaient été «utiles». Quant aux ambassadeurs de
Chine, de Russie et de la France, ils ont pour leur part évité les
journalistes, ce qui en dit long sur la fracture au sein du Conseil. «Nous
espérons que les Etats-Unis seront assez sages pour ne pas distribuer
le même texte que celui qu'ils ont fait circuler à Paris et à Moscou»,
avait déclaré avant la rencontre un diplomate français, faisant référence
à un projet de résolution américano-britannique prévoyant un recours
automatique à la force contre Bagdad.
Résolution «à portée de main» au Congrès US Un vote du Congrès
sur une résolution autorisant le président Bush à lancer une opération
militaire en Irak est «à portée de main», a indiqué pour sa part
mardi le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer. Selon des
responsables du parti démocrate cités mardi dans la presse américaine,
75 à 80 des 100 sénateurs sont actuellement prêts à voter pour un
texte édulcoré mais encore largement unilatéraliste. Côté Chambre,
un vote largement majoritaire est attendu sur le texte de la Maison
Blanche d'autant plus que Richard Gephardt, le leader de la minorité démocrate,
s'est déclaré favorable à octroyer à M. Bush l'autorité qu'il
demande.
Rumsfeld, ou la preuve par l'absurde contre l'Irak Le secrétaire étasunien
à la Défense, Donald Rumsfeld, s'est surpassé lundi. Comme preuve
ultime de la duplicité irakienne, il a diffusé des vidéos montrant
des tirs récents de la DCA irakienne sur les avions de la coalition américano-britannique...
Saddam Hussein est bel et bien le démon que l'on sait, semble nous dire
le super-faucon du cabinet Bush, puisqu'il ose ouvrir le feu sur nos
forces qui ne font que leur devoir en bombardant le pays inlassablement
depuis 11 ans. Méchant Saddam!
- 11 septembre: une bien étrange
vidéo Sur cette vidéo
amateur, l'on peut voir le président Bush au moment précis où il
est informé, par Andy Card, qu'un second avion s'est crashé sur le WTC.
Andy Card l'informe de la tragédie et s'en va sans attendre aucun ordre
du président qui, de son côté, reste de marbre et bouquine une
vingtaine de minutes encore. Deux avions venaient de s'écraser coup sur
coup sur le WTC. Pas de quoi fouetter un chat apparemment. A moins que,
comme le suggère Michel Rivero, l'annonce de ces événements ne fut
pas une véritable surprise pour W. Bush... Aucun doute en tout cas sur
le fait qu'il s'agisse bien, sur cette vidéo, de l'annonce du deuxième
crash. Dans ce document
de la Maison-Blanche , Bush l'atteste clairement: «Well, I
was sitting in a schoolhouse in Florida(...). Anyway, I was sitting
there, and my Chief of Staff -- well, first of all, when we walked into
the classroom, I had seen this plane fly into the first building. There
was a TV set on. And you know, I thought it was pilot error and I was
amazed that anybody could make such a terrible mistake. And something
was wrong with the plane, or -- anyway, I'm sitting there, listening to
the briefing, and Andy Card came and said, «America is under attack.»
Repérages «Les vrais buts de Bush en Irak» selon Bushnews.com,
et un rapport spécial de Counterpunch.org
sur la situation une année après le 11 septembre.
(index)
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