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Le coup de stabylo sur un article du
Times de Londres
qui révèle les circonstances de la mort de 10 soldats Français en Afghanistan en août dernier dans une zone pourtant réputée calme. Mais calme parce-que, nous apprend le Times, les Italiens qui occupaient le terrain avant l'arrivée des Français payaient des seigneurs de guerre locaux pour ne pas avoir à en découdre. Sauf qu'ensuite, les Italiens ont juste oublié de prévenir les Français de leur petit arrangement....
Voilà donc ce qu'il en est du grand combat que mène l'Occident pour la liberté, la démocratie et la sauvegarde du Fox à poil dur en Afghanistan. Etrange pays où les troupes de l'OTAN tentent de survivre tant bien que mal à l'absence de sens de cette étrange guerre en alternant les boucheries aéroportées et les minables petites magouilles de quartier. Tout cela en dit long sur l'esprit de la chose. On fait, comme on dit, avec ce qu'on a. Et ce qu'on a, c'est une machine de guerre occidentale qui a certes la puissance de feu nécessaire à renvoyer des pays entiers à l'âge de pierre, mais c'est tout ce qu'on a. A force d'ânoner les mêmes âneries démocratico-droit-de-l'hommistes pour servir d'écran de fumée à des guerres essentiellement mercantiles, l'élite occidentale a tant perdu de sa crédibilité qu'elle n'arrive plus à convaincre personne, même pas sa soldatesque. En résulte une guerre molle, larvée, sale et surtout ingagnable car menée par des trouffions peut-être magnifiquement high-tech, superbes à l'exercice, mais minables sur le terrain d'y être sans conviction, sans esprit, sans âme et surtout, sans raison.
(15.10.09)
- Le coup de stabylo vers un texte de Robert Fisk, qui confirme l’effondrement en cours de la puissance US, désormais incapable de réagir alors que les plus grandes puissances de la planète discute ouvertement de la fin du dollar comme monnaie de référence. Un texte à rapprocher de celui Michael Hudson qui nous raconte comment, hors la zone Disneyland, un nouvel ordre mondial s’organise discrètement. Reste à savoir si les Etats-Unis, construction artificielle et utilitaire, pourraient résister à un tel bouleversement. Notre pari est que non, pour le bien de tous.
- Premier coup de stabylo
(03/09/2009) sur un article de Paul Craig Roberts (ici en version
presque française
ou en version originale)
qui nous dit la réalité de la situation économique américaine
à l'heure où tous les analystes embarqués du système, qui n'avaient
rien vu venir de la crise, nous annoncent maintenant la reprise. (Né
en 1939, Paul Craig Roberts, diplômé de Berkeley et d’Oxford, a
travaillé au sein de l’administration Reagan en 1981 et 1982).
Deuxième coup de
stabylo dans la foulée,
sur un article de l'infatigable Gore Vidal, homme de lettre inspiré, plus
prophétique
que jamais sur le déclin irréversible de l'Amérique
du nord.
Troisième coup de stabylo sur un texte de Philippe Grasset qui décrit le
fonctionnement du "virtualisme" occidental, ou par quel processus
notre fameuse élite politico-intello-médiatique s'est inventé un monde
parallèle imperméable au réel. "Le
processus s’effectue dans un cadre général défini par des mots
d’ordre qui font appel à une attitude de l’esprit caractérisé par
un conformisme de fer. Ces mots d’ordre renvoient en général à des
narratives bien établies par des conceptions humanitaristes et moralistes
extrêmement vagues et confortablement bien-pensantes, dépendant d’une
idéologie primaire, américaniste et occidentaliste, que nous connaissons
tous, principalement caractérisée par l’idée que cet ensemble est
fondé sur une pratique générale de la liberté (liberté de pensée,
d’opinion, de parole, etc.). Ce caractère d’ensemble, de système,
est important dans la mesure où il donne une impression de cohérence et
de cohésion; l’habillage humanitariste et moral lui donne un sens et
une justification. Plus encore que Le confort intellectuel (cf. Marcel Aymé,
1949), c’est le “confort psychologique” dans sa plénitude – à
condition que la réalité et l’Histoire laissent faire. La référence
à la liberté est évidente, sinon fondée, du fait que personne ne se
perçoit explicitement, comme on pouvait l'être dans un camp du goulag,
comme coupable, trompeur ou contraint. Cette référence est essentielle;
elle rencontre la conviction de la plupart des acteurs et écarte le soupçon
de la tromperie et de l’erreur. Ainsi la liberté mène-t-elle à tout,
on le comprend bien, et ceux qui échappent au virtualisme pour retrouver
leur liberté sont ceux qui échappent à cette “liberté”-là...."
- Le coup de stabylo sur un article de Pierre Piccinin qui, dans La Libre Belgique, ose écrire qu'Ahmadinejad et Kadhafi ont peut-être des choses intéressantes à dire... (Arrghhh ! Quelle hérésie ! Au bûcher, hurle déjà la meute !) C’est que l'Occident et ses dociles éditorialistes, penseurs et intellos embarqués (embedded), encagés dans leur formidable complexe de supériorité, planent à des hauteurs stratosphériques où l’on écoute pas, où l’on a que faire du fond des choses, de ce que les autres pensent ou disent puisque, à la fin, il est entendu que seul l'Occident montre la voie, incarne la lumière. Alors pourquoi débattre, pourquoi écouter? >>Ici, écoutons un peu.
- Le coup de Stabylo, sur un article de Thierry Meyssan qui nous raconte l'histoire plutôt trouble du petit Nicolas.
Le
coup
de stabylo, sur un article de Michael Hudson qui nous
raconte comment, hors la zone Disneyland (l’Ouest donc pour faire
court), un nouvel ordre mondial s’organise discrètement. « Les
membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai, réunis à
Iekaterinbourg avec l’Inde et le Brésil, n’ont guère d’autre choix
que de rechercher une alternative au dollar, juge l’économiste Michael
Hudson. Continuer à financer à crédit la consommation américaine, les
dépenses du Pentagone et de ses 750 bases à l’étranger, en accumulant
des dollars et des bons du Trésor équivaudrait pour eux à accumuler en
parallèle les risques tant financiers que militaires. Ils sont désormais
contraints, estime-t-il, d’inventer une voie de sortie du dollar.
L’heure est venue pour un monde multipolaire a affirmé le Président
russe Medvedev, et le président de la Banque centrale chinoise lui fait
écho en déclarant que l’objectif est désormais de créer une une
monnaie de réserve internationale qui ne serve pas les intérêts
exclusifs des USA. Hudson indique que les autorités américaines se sont
vues infliger une fin de non recevoir à leur demande d’assister au
sommet de l’OCS. Ce non, dit-il, c’est un mot que les américains vont
entendre beaucoup plus souvent à l’avenir. »
>>>La
suite
- Le coup de stabylo sur un texte de Philippe Grasset, commentant une intervention remarquable du Prince Charles lors du forcément insignifiant Sommet du G8, texte qui contient un diagnostique éclairé sur le pourquoi de notre temps en crise. Extraits: "Depuis deux siècles, nous avons choisi le développement fondé sur la mécanisation à outrance, passant par [la thermodynamique], moyen destructeur en soi, formidable consommateur d’énergie épuisables (...). Le résultat est une civilisation de la puissance exponentielle, absolument destructrice de l’environnement par son action déstructurante; une civilisation qui, par le rythme et la tension mêmes de sa puissance, perd tout sens. (...). Cette destruction du monde par la puissance s’accompagne de la destruction du passé, de l’héritage de la connaissance générale aux dépens des spécialisations réductrices, de l’esthétique elle-même. La laideur, par déstructuration du beau, est la marque même de la modernité. Cette laideur qui détruit l'esthétique est partout, elle est dans les comportements et les mœurs, elle est dans la psychologie, elle est dans la réduction du sacré à sa caricature, elle est dans le saccage des équilibres naturels de l’univers, elle est dans l'assèchement de l'âme. Elle constitue une bonne partie de l’explication de la mort du sens de notre civilisation. Elle pervertit notre psychologie jusqu’à transformer notre jugement pour nous faire accepter comme souhaitable une voie suicidaire, en la décrivant comme génératrice de vertu et de bonheur. Par ailleurs, et quelle que soit l’habileté de notre raison pour dégager notre responsabilité, nous sommes dans une impasse, entre le déclin inéluctable des sources de notre puissance et des exigences en augmentation potentielle de cette puissance.(...) Notre puissance exponentielle nous a privés de la vertu initiale de l’espèce, qui était sa capacité d’adaptation. Croyant maîtriser le monde et le façonner à notre image, nous avons perdu tout intérêt pour et toute capacité de nous adapter aux variations du monde. Nous vivons dans un état de tension artificielle, dans des structures artificielles, comme dans une bulle; cet ensemble instable repose sur un développement exponentiel, et il est d’ores et déjà menacé par des occurrences catastrophiques qui ne peuvent que s’accroître en rythme. Une absence d’électricité, une absence d’automobile, etc., nous plongent dans le chaos le plus total, parce que nous avons appris à concevoir ces moyens comme des alternatives existentielles à une situation que nous nous sommes contraints à apprécier comme un chaos. Cette perspective devenue catastrophique nous remplit d’effroi et pèse sur nos psychologies en aggravant notre malaise et, par conséquent, en nous faisant nous enfoncer encore plus dans nos erreurs, notamment en accélérant le rythme du “progrès” selon une tendance de fuite en avant ."
Le coup de stabylo sur deux textes très éclairants sur le pourquoi de la politique pro-israélienne (et islamophobe) du petit Nicolas Sarkozy, et sur les dessous assez nauséabonds du personnage (à diffuser auprès de nos amis Français en espérant qu'ils se réveillent avant 2012 !!!)