Les États-Unis en guerre  

Sélection des principaux articles classés par thèmes

Les faucons au pouvoir / Dérive vers un état policier / La guerre perpétuelle / Pour le pétrole / 11 septembre, une tragédie suspecte / Dommages collatéraux  / Manipulation / propagande / censure / Services Secrets / Anthrax / Reconstruction / Humour  / >>Les brèves 

 

Les faucons au pouvoir

- Gangstérisation du pouvoir: permis de tuer présidentiel pour la cia 12-15/12/2002 Depuis le 11 septembre, difficile de savoir qui, de Sharon ou de Bush, influence la politique de l'autre. Toujours est-il qu'à l'instar des pratiques du gouvernement israélien qui, en 20 mois d'Intifada, a procédé à 182 assassinats extrajudiciaires (considérés comme des crimes de guerre par la 4e Convention de Genève), le cabinet Bush a établi une liste de plus d'une vingtaine de chefs terroristes présumés que la CIA est autorisée à tuer, a rapporté dimanche le New York Times, citant des hauts responsables militaires et du renseignement. Bush Jr. a donné par écrit tout pouvoir à la CIA de poursuivre et tuer ces terroristes présumés sans avoir à obtenir une autorisation expresse chaque fois qu'elle est sur le point de lancer une  opération, explique le quotidien. L'établissement de cette liste fait partie des efforts de la CIA pour traquer ou liquider les membres d'Al-Qaïda loin de leur champ d'action habituel, au Yémen par exemple, rapporte le journal, en référence à l'assassinat dans ce pays, le 4 novembre, de six Yéménites, membres présumés d'Al-Qaïda, par un missile américain tiré depuis un drone. Les critères précis pour l'ajout d'un nom à la liste ne sont pas connus, mais elle est mise à jour régulièrement, indique le quotidien.
Les Etats-Unis ont souvent eu recours à de telles méthodes criminelles, par le passé, mais elles restaient en principe cachées. Rappelons simplement, pour faire court, l'opération «Phoenix» de la CIA au Vietnam, qui aurait fait quelque 60'000 victimes, ou l'«Opération Condor», en Amérique Latine. Désormais, l'usage de moyens criminels est donc en passe d'être institutionnalisé aux Etats-Unis. Un exemble de plus de la gangstérisation du pouvoir étasunien.

- Un groupe de barbouzes au seul service de Rumsfeld et Wolfowitz 29/10/2002 Où l'on apprend que le couple de super-faucons Rumsfeld-Wolfowitz (secrétaire et secrétaire-adjoint à la Défense) a constitué son propre service de renseignement, mis en place juste après le 11 septembre, sans doute avec la bénédiction de Cheney. Mais alors que tous les services de renseignement déjà existants au Département de la défense sont obligés de rendre compte au directeur de la CIA, le groupe mis en place par Rumsfeld-Wolfowitz ne rend compte qu'à ces deux hommes. Sa dernière mission en date, selon l'article du Guardian qui révèle l'affaire, est de trouver (fabriquer?) des liens entre Al-Qaïda et l'Irak pour justifier la guerre tant désirée (autre source).

Cet étrange groupe des «Vulcains» Dans l'actuelle administration Bush, Cheney et Rumsfeld ont introduit un certain nombre de faucons au sein du gouvernement, notamment Wolfowitz, Richard Perle, Douglas Feith, J.D. Crouch, adjoint au secrétaire à la Défense chargé de la sécurité internationale, et John Bolton, sous-secrétaire d'Etat chargé du contrôle des armements et des affaires internationales. Ce groupe recoupe en grande partie une autre faction du gouvernement, qui s'est baptisée elle-même les Vulcains, créée en 1998 par George Schultz, ancien secrétaire d'Etat de Reagan, Dick Cheney et Condoleezza Rice (>>1 / >>2), aujourd'hui conseillère à la sécurité nationale. Les principaux collaborateurs de Mme Rice, au sein des Vulcains, sont Wolfowitz et Richard Perle.

- La crème des faucons américains autour du président Bush (décembre 2001)

- L'extrême-droite idéologique américaine de la sécurité nationale (le super-hawks) s'installe au pouvoir. Repérage (français) sur le site de defensa (décembre 2001)

- «This guy is a joke.!» Un colonel de l'armée de l'air US accuse Bush de complot 06/06/2002 Un colonel de l'armée de l'air américaine, Steve Butler, a été suspendu pour avoir écrit une lettre, publiée le 26 mai dans The (Monterey County) Herald, dans laquelle il accuse Bush Jr. d'avoir été au courant de l'attaque du 11 septembre, et d'avoir laissé faire pour donner un but à son administration. Extrait: «Il n'a pas averti les américains parce qu'il avait besoin de cette guerre contre le terrorisme. (...) Son papa avait Saddam, lui avait besoin d'Oussama. Son administration n'avait aucun but.» Et Butler de conclure d'une sentence qui devrait avoir le même succès médiatique que l'affaire du Bretzel: «>>This guy is a joke.»

- Bush va-t-il attaquer la HollanDE Le 06/05/2002, les Etats-Unis annonçaient leur refus de ratifier le Traité créant la Cour pénale internationale (>>CPI), précisant qu'ils ne se considèraient «plus liés d'aucune manière aux but et objectif » de ce texte. Selon le Herald Tribune du 13 mai 2002, la Chambre des Représentants est sur le point de voter une loi par laquelle les États-Unis se réservent le droit d'intervenir par la force pour «libérer» des citoyens américains qui seraient détenus et conduits devant la Cour pénale internationale à La Haye. En clair, les Etats-Unis pourraient donc se doter d'une loi, déjà adoptée par la Commission des Appropriations de la Chambre, qui autoriserait les marines à débarquer armes au poing en Hollande. On en rirait presque (repérage de de defensa).

Who's Who US 08/10/2002 Suggéré par un lecteur, ce lien vers une biographie épuisée et surtout non-autorisée de Bush Sr. En prime, un portrait au vitriol de Donald H. Rumsfeld, dans l'Asia Times du 8 octobre.


Des gens douteux 

  retour sur investissement: toujours plus fort! 30/10/2003 Des sociétés ayant soutenu financièrement Doobleyou lors de son élection en 2000 figurent parmi les mieux servies en Irak et en Afghanistan pour les contrats de reconstruction, selon un rapport d'un centre de recherches publié jeudi. Plus de 70 sociétés ayant effectué des dons d'au moins 500'000 dollars au profit de Bush ont obtenu au total 8 milliards de dollars de contrats, annonce le Center for Public Integrity, basé à Washington. Le rapport souligne les relations des entreprises avec l'armée et le monde politique (>>relire le dossier Waxmann). La plupart des contrats n'ont pas donné lieu à un appel d'offres. «Les 10 plus gros contrats pour l'Irak et l'Afghanistan ont été accordés presque tous à des sociétés employant d'anciens hauts responsables politiques ou des personnes ayant des liens privilégiés avec le pouvoir ou avec le  Congrès», révèle le rapport. Le géant du pétrole Halliburton, dirigé par l'actuel vice-président Dick Cheney jusqu'en 2000, a remporté le plus gros contrat, d'une valeur de 2,3 milliards de dollars. Bechtel (une société d'ingénierie californienne qui, en 1988, avait signé plusieurs contrats avec Bagdad pour la construction d'une... usine chimique à double-usage), a remporté un contrat d'un milliard de dollars pour réparer des infrastructures en Irak. L'un de ses responsables, Riley Bechtel, conseille le président Bush pour l'exportation.
Aux dernières nouvelles, Halliburton a tiré presque un quart de ses bénéfices au 3e trimestre 2003 des contrats en Irak accordés sans appel d'offres à l'une de ses filiales, KBR. A elle seule, Kellogg Brown and Root a ainsi réalisé un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de dollars, soit un bon de... +80% par rapport à la même période de l'année précédente.
Rappelons qu'en guise de cadeau d'adieux après la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert une prime de 20 millions de dollars.
Vous avez dit retour sur investissement?
L'invasion de l'Irak aurait fait 13'000 morts Environ 13 000 Irakiens, dont 4300 civils, ont été tués pendant les combats menés entre le 19 mars et le 30 avril en Irak, selon l'étude d'une association indépendante. Ces chiffres sont fondés sur des données américaines de combat, des rapport de presse sur les champs de bataille et des enquêtes d'hôpitaux irakiens, précise l'étude réalisée pour «Project on Defense Alternatives». «Du côté irakien, une analyse des preuves disponibles révèle qu'environ 11'000 à 15'000 Irakiens, combattants et non-combattants, ont été tués au cours des opérations majeures», qui se sont achevées le 1er mai 2003, selon l'étude. «Sur le nombre total de morts irakiens (entre le 19 mars et fin avril), environ 30% (soit entre 3200 et 4300 personnes) étaient des civils non-combattants, c'est-à-dire des civils qui n'ont pas pris les armes», ajoute le rapport.
Plus de GI tués après la fin de la guerre que pendant
  La mort de deux nouveaux GI dans leur char Abrams, hier à Bagdad, a porté mercredi à 117 le chiffre des tués étasuniens depuis la fin officielle des combats. Soit plus que pendant le conflit lui-même, qui avait 114 victimes US.

- Retour sur investissement 29/08/2003 Dans son interview à Meet the Press du 14 septembre, le vice-président Dick Cheney a déclaré qu'il n'avait plus «aucun lien financier» avec le géant pétrolier Halliburton, dont il était le PDG de 1995 à 2000, et qui s'est vu attribué par le gouvernement, sans appel d'offres, des contrats pour un montant de... 1,25 milliard de dollars en Irak.
Là où le bât blesse, c'est que selon un rapport du bureau du sénateur Lautenberg, Cheney a perçu d'Halliburton, au titre de salaire différé, quelque 205'298 dollars en 2001 et 162'392 dollars en 2002. En stock options, le vice-président a aussi empoché 100'000 parts à 54,50 dollars (acquis), expiration le 12/03/07; 33'333 parts à 28,12 dollars (acquis), expiration le 12/02/08, et 300'000 parts à 39,50 dollars (acquis), expiration le 12/02/09. A ces salaires différés et autres stocks options s'ajoutent encore des indemnités de départ d'un montant de 20 millions de dollars qu'Halliburton lui a versés après seulement cinq années de service, et une prime de 1,4 million de dollars versés en liquide en 2001.
Vous avez dit retour sur investissement?
Le 23 septembre, le sénateur Lautenberg a officiellement demandé par écrit au sénateur Susan Collins, présidente de la commission des Affaires gouvernementale du Sénat, de tenir des auditions immédiates sur les contrats pour les travaux en Irak.
Rappel: Fin mars dernier, l'armée étasunienne avait attribué le principal contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en Irak au géant texan Halliburton, dirigée de 1995 à 2000 par l'actuel vice-président, Dick Cheney. Déjà, les soupçons de collusion d'intérêts allaient bon train, surtout que ledit contrat avait été attribué sans appel d'offres. Les services de Dick Cheney avaient même dû affirmer à plusieurs reprises que le vice-président n'était pour rien dans l'octroi du contrat. Hier jeudi, on apprenait que les contrats en Irak, conclus entre Washington et les groupes américains d'énergie et d'ingénierie pétrolière Halliburton Co. et Bechtel Group Inc., sont en fait bien plus importants que les estimations avancées jusqu'à présent. Selon des documents obtenus par le quotidien Washington Post, les contrats de Halliburton avec le Pentagone dépassent ainsi les... 1,7 milliard de dollars, sans compter plusieurs centaines de millions de plus obtenus en vertu d'un accord avec le Corps des ingénieurs de l'armée de Terre américaine. Les précédentes estimations, datant de mai, parlait de contrats à hauteur d'environ 500 millions de dollars. Selon le Washington Post, Halliburton, basé au Texas (sud), est le plus gros client du gouvernement étasunien en Irak, suivi par la société Bechtel, basée en Californie.
Rappelons qu'en guise de cadeau d'adieux après la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert des stock options pour une valeur de 20 millions de dollars. Vous avez dit retour sur investissement?
Accessoirement, notons aussi que Bechtel a signé, en 1988, plusieurs contrats avec Bagdad pour la construction  d'une usine chimique à double-usage en banlieue de la capitale, selon TomPaine.com. Dans l'inventaire remis aux Nations Unies à la fin de l'année dernière, Saddam Hussein citait d'ailleurs Bechtel parmi les fournisseurs de technologie qui ont participé à la mise au point des armes chimiques détenues par le régime.

- Retour sur investissement, épisode III 13/05/2003 Kellogg, Brown & Root, filiale de BTP Halliburton, a obtenu un contrat de 24 millions de dollars pour la distribution d'essence en Irak, a annoncé l'armée américaine. Le Corps d'armée du Génie a précisé que le contrat a été attribué le 4 mai dans le cadre d'un contrat global. Fin mars dernier, l'armée américaine avait en effet attribué le principal contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en Irak au géant texan Halliburton, dirigée de 1995 à 2000 par l'actuel vice-président, Dick Cheney. Déjà les soupçons de collusion d'intérêts allaient bon train, surtout que ledit contrat avait été attribué sans appel d'offres. A l'époque, l'administration Bush avait caché l'ampleur du mandat. Dans une lettre adressée à Henry Waxman, membre démocrate de la Chambre des représentants (qui avait déjà dénoncé la collusion d'intérêts entre les pétroliers et la Maison-Blanche), le Corps du génie de l'Armée de terre a ainsi récemment révélé que le contrat en question comprenait non seulement l'extinction des puits en feu, comme annoncé, mais aussi «la gestion d'installations et la distribution de produits». M. Waxman a écrit mardi au général Robert Flowers, qui appartient au Corps en question, soulignant que le contrat d'Halliburton avait «une portée considérablement plus large que ce que l'on en savait auparavant». «Je suis préoccupé par le fait que la réticence de l'administration à fournir une information complète sur ce contrat, et sur d'autres en Irak, a pu priver le Congrès et l'opinion d'informations importantes», expliquait M. Waxman. L'élu estimait aussi que la proposition du Corps de remplacer l'actuel contrat du géant des services pétroliers par un autre de longue durée contredit les déclarations de Washington selon lesquelles le pétrole de l'Irak appartient au peuple irakien.
Les services de Dick Cheney avaient affirmé à plusieurs reprises que le vice-président n'était pour rien dans l'octroi du contrat. Rappelons tout de même qu'en guise de cadeau d'adieux après la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert des stock options pour une valeur de 20 millions de dollars. Vous avez dit retour sur investissement?

- Retour sur investissement. Episode II 07/05/2003 Fin mars dernier, l'armée américaine avait attribué le principal contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en Irak au géant texan Halliburton, dirigée de 1995 à 2000 par l'actuel vice-président, Dick Cheney. Déjà les soupçons de collusion d'intérêts allaient bon train, surtout que ledit contrat avait été attribué sans appel d'offres. Mais il semble aujourd'hui que l'administration Bush a aussi caché l'ampleur du mandat confié à Halliburton. Dans une lettre adressée à Henry Waxman, membre démocrate de la Chambre des représentants (qui avait déjà dénoncé la collusion d'intérêts entre les pétroliers et la Maison-Blanche), le Corps du génie de l'Armée de terre vient en effet de révéler que le contrat en question comprenait non seulement l'extinction des puits en feu, comme annoncé, mais aussi «la gestion d'installations et la distribution de produits». M. Waxman a écrit mardi au général Robert Flowers, qui appartient au Corps en question, soulignant que le contrat d'Halliburton avait «une portée considérablement plus large que ce que l'on en savait auparavant». «Je suis préoccupé par le fait que la réticence de l'administration à fournir une information complète sur ce contrat, et sur d'autres en Irak, a pu priver le Congrès et l'opinion d'informations importantes», explique M. Waxman. L'élu estime aussi que la proposition du Corps de remplacer l'actuel contrat du géant des services pétroliers par un autre de longue durée contredit les déclarations de Washington selon lesquelles le pétrole de l'Irak appartient au peuple irakien.
Les services de Dick Cheney avaient affirmé à plusieurs reprises que le vice-président n'était pour rien dans l'octroi du contrat. Bien sûr, Bien sûr. Rappelons tout de même qu'en guise de cadeau d'adieux après la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert des stock options pour une valeur de 20 millions de dollars. Vous avez dit retour sur investissement?

- Bush jr. au milieu du scandale 15/07/2002 Les scandales de comptes truqués des sociétés américaines se succèdent, éclaboussant désormais jusqu'au président Bush Jr. lui-même. Après l'affaire des prêts avantageux et les soupçons de délit d'initié, il est question aujourd'hui d'un engagement écrit non tenu concernant la vente de ses actions de la société pétrolière texane Harken Energy, dont W. Bush fut l'administrateur (société dont la famille Ben Laden détenait une part, revendue juste après les attentats du 11 septembre, selon la BBC). En 1990, Jr. avait ainsi signé une lettre déclarant qu'il ne vendrait aucune de ses actions Harken pendant au moins six mois. Deux mois et demi plus tard, selon l'AFP, alors que la firme traversait une mauvaise passe, il les a vendues pour un total de 848'560 dollars. La vente des actions Harken de M. Bush a fait l'objet, en 1991, d'une enquête de la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme de la bourse américaine) en raison de soupçons de délit d'initié. La SEC n'a jamais interrogé M. Bush, dont le père était alors président des Etats-Unis, et n'a pas pris de sanction. Heureusement, dans un discours destiné à rassurer les marchés (mais qui a fait plonger la Bourse), Jr. a annoncé vouloir moraliser le milieux des affaires. Il a aussi dit toute sa confiance dans la santé de l'économie américaine:
«Notre économie est fondamentalement solide (...) La productivité s'accroît (...) La croissance au premier trimestre a dépassé légèrement 6%. C'est un bon signe.» George Bush Jr., le 15 juillet 2002.
 «La reprise est au coin de la rue.» Le président Hoover au printemps 1930, juste avant la grande dépression (de defensa).
Pour l'heure, la Bourse américaine connaît sa pire chute depuis l'époque Nixon et le principal taux interbancaire de la Réserve fédérale est à 1,75%, son plus bas niveau depuis 40 ans.

- Bush au service d'Enron? Un rapport rédigé par le bureau du député démocrate Henry Waxman dénonce, dix-sept exemples à l'appui, une politique énergétique taillée sur mesure pour Enron (avec rapport au format pdf). La Maison-Blanche dément toute collusion d'intérêts (janvier 2002, français).(index)

- Dick Cheney au milieu du scandale 16/07/2002 Le vice-président américain, Dick Cheney, est mis en cause pour des pratiques financières douteuses lorsqu'il était à la tête du groupe pétrolier Halliburton. Selon le quotidien Washington Post, Dick Cheney avait, en août 2000, quelques jours après avoir quitté la tête du groupe, vendu plus de 600'000 actions de l'entreprise, réalisant un bénéfice de 18,5 millions de dollars. Deux mois plus tard, l'entreprise annonçait aux investisseurs stupéfaits que ses affaires ne marchaient pas aussi bien que prévu, et le cours de ses actions avait enregistré une baisse immédiate de 11%. Elles ont aujourd'hui perdu 75% de leur valeur. Selon Cryptome, Halliburton se refait toutefois une santé grâce à la guerre contre le terrorisme.

- Halliburton et Cheney: premier retour sur investissement 26/03/2003 Un élu démocrate à la Chambre des représentants américains, Henry Waxman (qui avait déjà dénoncé la collusion d'intérêts entre les pétroliers et la Maison-Blanche), s'est indigné mercredi dans une lettre au Génie militaire des conditions d'attribution d'un important contrat en Irak à une filiale du groupe pétrolier Halliburton. L'armée américaine a en effet attribué le principal contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en Irak à une filiale du groupe américain Halliburton, et ce sans appel d'offres. Rappelons qu'Halliburton a été dirigé jusqu'en 2000 par l'actuel vice-président, Dick Cheney. Et qu'en guise de cadeau d'adieux après la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert des stock options pour une valeur de 20 millions de dollars. C'est ce qu'on appelle, en jargon économique, un retour sur investissement.

- Elections US: la banana-république en action 08/11/2002 A Miami, 103'000 bulletins non comptabilisés dans un comté à forte majorité démocrate ont été découvert au lendemain des élections qui ont offert les pleins pouvoirs au cowboy de Washington. Mais, parole de CNN et des officiels américains, ce n'est grave car cela n'a pas influencé les résultats... Dans un article du 24heures (8 novembre), Andreas Gross, conseiller national suisse (PS) et observateur de l'OSCE en mission d'observation lors des élections étasuniennes, s'est dit choqué d'avoir constaté que «les minorités et les classes les plus pauvres sont systématiquement désavantagées par un découpage électoral sans cesse redessiné en faveur des classes aisées, et par le système majoritaire qui les met sur la touche. D'autre part, ce pays riche n'investit que peu de moyens pour ses élections; il y a par conséquent beaucoup d'approximation dans les décomptes et des marges d'erreur de 2 à 5% ne dérangent personne.»

 

dérive vers un état policier

- Militarisation des villes US 12/01/2004 La guerre contre le terroriste aura permis de militariser les villes américaines. Le WSWS y voit une répétition générale (en prévision d'une crise majeure (>>2 ). Fin novembre, ce même WSWS évoquait déjà, dans une précédente analyse, une possible déstabilisation du système US lors de la campagne électorale 2004, notamment à la suite d'une attaque terroriste. S'ensuivrait alors une suspension de la Constitution et une militarisation du pouvoir, selon des hypothèses évoquées par le général Tommy Franks soit-même. Un scénario catastrophe certes, mais d'autant plus à craindre que, paradoxalement, il pourrait aider le trio des fous-de-guerre, Cheney-Rumsfeld-Wolfowitz, à se maintenir au pouvoir par la force au cas où leur marionnette Doobleyou n'était pas donnée gagnante dans les sondages (>>Lire aussi l'article de Yellotimes).
ORWELL Dans leurs journaux de 20 heures, en 2003, trois des principales chaînes de télévision étasuniennes, ABC, CBS et NBC, ont consacré:
15 minutes au réchauffement climatique (probable disparition d'un quart des espèces d'ici à 2050 sans compter les pertes humaines).
39 minutes au SIDA (3 millions de morts, 40 millions de personnes infectées).
4047 minutes à l'Irak (entre 8000 et 13'000 morts)
Vous avez dit Orwell?

- 05/05/2003 Le G8 relaie l'hystérie sécuritaire US Les ministres de l'Intérieur et de la Justice du G8, ce club des actionnaires majoritaires de l'économie mondiale, y sont encore allés de leur rengaine sur la lutte contre le terrorisme, lors d'une réunion lundi à Paris. Dans leur communiqué final, les chantres de la dictature libérale insistent ainsi sur le fait que le terrorisme continue «de faire peser sur nos sociétés une menace à la fois diffuse et globale.» L'un des moyens de lutte contre ladite menace que fait peser sur nous le fantôme Al-Qaïda serait, selon la dernière trouvaille étasunienne, de recourir à la biométrie, technique qui sera à la base du «passeport de demain» et au sujet de laquelle Paris et Washington (mais si, mais si) ont décidé de co-présider un groupe de travail. La seule difficulté semble être de choisir entre plusieurs normes pour cette méthode qui permet d'inclure dans une puce électronique plusieurs caractéristiques biologiques propres à l'individu. Nicolas Sarkozy a expliqué que les Français avaient une préférence pour les empreintes digitales, mais que les Allemands penchaient pour l'utilisation de l'iris de l'oeil.
Les Etats-Unis ont fixé à octobre 2004 l'entrée en vigueur du contrôle par recours à la biométrie des passeports et documents permettant l'entrée sur leur territoire.

- Etat policier en marche 25/11/2002 Le président George W. Bush a signé lundi la loi créant le super-ministère de la sécurité intérieure qu'il présente comme essentiel pour renforcer la protection des Etats-Unis contre les attentats terroristes, mais dont la mise en place va prendre du temps. Rappelons que le DHS va à terme regrouper au sein d'une même entité quelque 170'000 fonctionnaires issus de 22 ministères et agences fédérales liés à la sécurité nationale.

- Les pleins pouvoirs pour la Busherie 06/11/2002 Le président étasunien a désormais les pleins pouvoirs. Les républicains ont obtenu mardi une double majorité au Congrès, ce qui va permettre à Jr. d'appliquer des réformes jusque-là bloquées par un Sénat alors en mains démocrates. En vrac, il va pouvoir activer la création de son super-département de la sécurité, le fameux DHS, la nomination de dizaines de juges fédéraux que les démocrates refusaient d'entériner parce-que trop ancrés à droite selon eux; le lancement de son programme de forage dans les réserves naturelles d'Alaska ou, encore, l'application de réformes économiques et sociales taillées sur mesure pour le grand capital. Sans parler de la politique étrangère où le texan dispose désormais d'une totale liberté d'action. Pour Mohammed Chaker, président du Conseil égyptien des relations internationales, «on a affaire à un pouvoir qui ne connaît aucune limitation sur les questions étrangères». L'ancien ministre qatari de la Justice, Nadjib al-Naouimi, estime quant à lui que «cette victoire est un message de soutien des Américains à la politique extérieure de Bush après qu'il ait réussi à les distraire des problèmes économiques intérieurs».

- Big, Big, Big, Biiiiiiiiig Brother Où l'on apprend que les Etats-Unis, selon le Washington Post, tentent de développer un système universel de traitement de toutes les données informatiques circulant au niveau des gouvernements et des organismes commerciaux du monde entier. Bien sûr pour lutter contre le terrorisme.
- Biiiig Brother: précisions Le Pentagone a annoncé vendredi avoir commencé à élaborer un programme informatique révolutionnaire qui comprendra plusieurs milliards de transactions électroniques susceptibles de détecter les moindres mouvements secrets de groupes terroristes. Le programme, surnommé «Total Information Awareness» (Programme global d'information), a été mis au point par l'ancien conseiller à la sécurité nationale, l'amiral John Poindexter, nommé début 2002 chef du Bureau d'information de l'Agence chargée du projet de recherche avancée sur la défense (Defense Advanced Research Project Agency).

- Internement des arabes américains évoqués 24/07/2002 Un représentant de Bush à la Commission des droits civils, Peter Kirsanow, a affirmé, la semaine passée à Detroit, qu'il envisage une situation où le public demandera des camps d'internement pour les arabes américains «si une deuxième attaque terroristes est effectuée par le même groupe ethnique qui a lancé les attaques du 11 septembre. Vous pourrez alors oublier les droits civils.»

- Wolfowitz, Rumsfeld et la loi martiale 28/07/2002 Selon une source à la Maison-Blanche, le ministre de la Défense, le super-faucon Donald Rumsfeld, pourrait prendre la tête du tout nouveau Département de la Sécurité intérieure (DHS). Cerise sur le gâteau des ultras, c'est un autre super-faucon, Paul Wolfowitz (partisan hystérique des frappes sur l'Irak), qui prendrait les rênes du Pentagone à la place de Rumsfeld.
Rappelons que le DHS regroupera près de 200'000 fonctionnaires de services dispersés dans plus d'une centaine d'agences fédérales. A la mi-juillet, Bush avait présenté un plan de lutte anti-terroriste pour appuyer cette réorganisation des Services de sécurité. Le plan préconisait notamment un réexamen des tâches confiées à l'armée pour lui permettre d'intervenir sur le territoire national. Le Commandement Nord (>>Northcom), dont la création a été annoncée par Rumsfeld en avril dernier, serait ainsi chargé des opérations de l'armée sur sol américain.
L'ancien secrétaire d'Etat, Warren Christopher, et un ancien directeur de la CIA, avaient récemment fait par de leurs craintes de voir Bush instaurer par là une structure de répression politique. Quant au Sydney Morning Herald de samedi, il estime désormais que les «fondations sont en place pour l'instauration de la loi martiale aux Etats-Unis».

- USA: Dérive vers un état policier (suite bis) 22/07/2002 Le responsable de la sécurité intérieure auprès de la Maison Blanche, Tom Ridge, a défendu dimanche la nécessité de modifier une loi américaine qui limite, depuis la guerre de sécession, l'intervention de l'armée sur le sol américain. Le Posse Comitatus Act, qui remonte à 1878, interdit à l'armée de procéder à des arrestations, de faire des recherches ou toute autre activité qui relève de la police sur le sol américain. «Je pense qu'il est temps de réexaminer» cette loi, a pour sa part déclaré sur la chaîne de télévision Fox News le sénateur Joseph Biden, président de la commission des Affaires étrangères au Sénat. Il a donné l'exemple où des terroristes s'apprêteraient à déclencher une arme de destruction massive sur le sol américain sans que des militaires présents à ce moment-là ne soient autorisés à leur tirer dessus... Rappelons que la modification de cette loi est nécessaire à la mise en place de la nouvelle structure militaire Northcom (voir aussi image du Pentagone), dont la création a été annoncée en avril dernier, et qui prévoit l'intervention de l'armée sur sol américain. L'exemple de terroristes sur lesquels on ne pourrait pas tirer étant peu convaincant, il faut envisager l'hypothèse que les super-faucons de Washington se préparent peut-être, tout simplement, à faire face à d'éventuels troubles intérieurs. Par exemple provoqués par le krach boursier, de type 1929, que craignent certains d'observateurs désormais (lire ci-dessous).

- USA: dérive vers un Etat policier (suite) 16/07/2002 George W. Bush a demandé mardi au Congrès des pouvoirs accrus en lui soumettant un plan détaillé pour contrer le terrorisme et mettre l'Amérique à l'abri d'attentats perpétrés avec des armes de destruction massive. Ce plan, qui était en cours d'élaboration depuis huit mois, viendra appuyer la transformation des services de sécurité intérieure en un puissant ministère, le DHS, de près de 200'000 personnes, qui regroupera des services dispersés dans plus d'une centaine d'agences fédérales. Le plan préconise notamment d'étendre les pouvoirs du président pour procéder à une réorganisation des structures fédérales et un réexamen des tâches confiées à l'armée, pour lui permettre d'intervenir sur le territoire national pour appuyer la sécurité intérieure. L'ancien secrétaire d'Etat Warren Christopher, et un ancien directeur de la CIA, ont fait par de leur crainte de voir Bush instaurer une structure de répression politique.

- USA: dérive vers un Etat policier Après la création de >>NorthCom, une structure militaire qui autorise désormais l'armée américaine à intervenir sur le territoire des Etats-Unis, Bush Jr. a annoncé la création d'un super-département de la sécurité, le Department of Homeland Security (DHS), doté d'un budget de 37,4 milliards de dollars et qui contrôlera 170'000 fonctionnaires. Ce nouveau monstre fédéral devra assumer quatre missions: la protection des frontières et la sécurité des transports; la prévention et le traitement contre des attaques chimiques, bactériologiques ou nucléaires; la sécurité civile et l'analyse du renseignement. Le président espère obtenir l'aval du Congrès d'ici à la fin de l'année. Curieusement, ce nouveau DHS n'aura aucun contrôle sur la CIA ou le FBI qui resteront autonomes. De nombreux observateurs y voient un signe de plus d'une dérive de l'Amérique vers un Etat policier.

 

La guerre perpétuelle

Une guerre planifiée de longue date par les super-faucons Cheney, Rumsfeld, Wolfowitz entre-autres

documents

1992 - Pas de guerre contre le terrorisme, juste l'application d'une stratégie définie en 1992? 10/09/2002 Dans l'Asia Times du 10 septembre, l'hypothèse selon laquelle la politique américaine actuelle est moins une guerre contre le terrorisme, que l'application d'un schéma d'hégémonie mondiale développé pour la première fois en 1992 dans un document confidentiel du pentagone intitulé: Defense Policy Guidance 1992-1994 (DPG). Il s'agissait alors d'accorder la priorité stratégique à la suprématie militaire absolue des États-Unis, dans le but de consolider et de prolonger autant que possible le «moment unipolaire» inauguré par l'écroulement de l'URSS. Le scénario de 1992 prévoyait le maintien des forces armées dans un état de préparation apte à conduire simultanément deux guerres régionales majeures, l'affaiblissement de l'URSS éliminant la menace d'une guerre mondiale menée sur tous les théâtres à la fois. Ce scénario fut repris dans la révision de 1993 et confirmé en1997. Les deux ennemis potentiels désignés officiellement comme cibles des deux guerres étaient l'Irak et la Corée du Nord. A noter que le document en question avait été concocté, au sein de l'administration Bush père, par trois personnages à nouveau aux commandes dans l'administration Bush fils: Dick Cheney, Colin Powell et le secrétaire adjoint à la défense, Paul Wolfowitz. (>>Lire l'article du CIRPES sur le sujet, et celui du Monde Diplomatique de juillet 2001).

1997 Confirmation du DPG de 1992.

1998 

- Le 26 janvier 1998, le numéro deux du pentagone Paul Wolfowitz, avec huit autres personnes, dont Donald Rumsfeld, actuel Secrétaire à la Défense, ont adressé une lettre à Bill Clinton dans laquelle tous demandaient que Saddam Hussein soit chassé du pouvoir.

- L'Asie Centrale, une région où l'Amérique doit intervenir massivement, préconisait, en 1998, l'ancien conseiller à la Maison-Blanche Zbigniew Brzezinski. «Jamais, en effet, un pays n'a à ce point dominé le reste de la planète. Depuis la chute de l'empire soviétique, les Etats-Unis détiennent la suprématie dans les quatre domaines clés : le militaire, l'économie, la technologie et même la culture. Rendez-vous compte : principale puissance nucléaire, l'Amérique contrôle tous les océans et entretient des «légions» en Asie comme en Europe et dans le golfe Persique ; l'économie américaine est le principal moteur de la croissance mondiale, et son avance dans les technologies de l'information est considérable ; enfin, la culture made in USA ses films, ses programmes de télévision bénéficie, quoi qu'on en pense, d'un pouvoir d'attraction incomparable.» (...) «Je pense même que cet ensemble devrait être la zone prioritaire de la politique géostratégique américaine, et cela pour deux raisons intimement liées : d'une part, cette région recèle de gigantesques gisements de gaz et de pétrole, et la consommation mondiale d'énergie croît de manière exponentielle ; d'autre part, ces « Balkans eurasiens » peuvent devenir une source de grande instabilité voire de chaos, si les puissances régionales (la Russie mais aussi l'Iran, la Turquie et la Russie) s'affrontent pour son contrôle. Pour atténuer ces conflits et empêcher que l'un de ces pays ne prenne le leadership de la région, les Etats-Unis doivent intervenir massivement.»

1999 - The smoking guns 16/03/2003 Où l'on apprend qu'après les documents datés de 1992 et 2000, dans lesquels l'actuel équipe en place à la Maison-Blanche préconisait déjà les interventions militaires en cours en Irak et en Afghanistan, lesdites guerres figuraient également à l'agenda des stratèges de l'ère Clinton dans un document daté de 1999 et bâptisé Strategic Assesment.

2000 - Rebuilding America's Defences: Strategies, Forces And Resources For A New Century Le Sunday Herald affirme qu'un document secret, pour la création d'une «global Pax Americana», prouve que le président Bush et son cabinet planifiaient déjà une attaque de l'Irak avant l'investiture de Jr. Le document a été rédigé, en septembre 2000, par le Project for a New American Century (PNAC), un think-tank néoconservateur fondé par Dick Cheney (vice- president), Donald Rumsfeld (secrétaire à la Défense), Paul Wolfowitz (adjoint de Rumsfeld), mais aussi le frère du George W. Bush, Jeb, et Lewis Libby (le chef d'équipe de Cheney). Le document, intitulé Rebuilding America's Defences: Strategies, Forces And Resources For A New Century (document pdf 870ko), jette les bases de la politique américaine actuelle: besoin d'une augmentation drastique des dépenses militaires, dénonciation du traité ABM de 1972 sur la non-prolifération des missiles, besoin d'un bouclier antimissile. L'Irak, l'Iran et la Corée du Nord y sont fustigés : «On ne peut pas permettre à la Corée du Nord, à l'Iran, l'Irak (...) de menacer le leadership américain ou le sol américains»...

2001 - Avril Un rapport de l'Institut James Baker, sur les défis de la politique énergétique pour le 21e siècle, notait que l'Irak était un danger pour la stabilité des marchés pétroliers et préconisait, dans ses conclusions, une révision de la politique étasunienne, vis-à-vis de l'Irak, incluant les options militaires.

2002 - Nouvelle stratégie officielle: guerres préventives et libéralisme sauvage 20/09/2002 W. Bush a annoncé vendredi une évolution de la doctrine militaire américaine qui passera de la dissuasion, caractéristique de la Guerre froide, aux actions «préventives» contre des terroristes cherchant à se procurer des armes de destruction massive (>>lire document officiel). «Les Etats-Unis ne peuvent plus compter seulement sur une posture réactive comme nous l'avons fait dans le passé», écrit Jr. dans un rapport officiel intitulé «National Military Strategy for the United States of America» (stratégie militaire nationale pour les Etats-Unis). «Nous devons être prêts à arrêter les Etats voyous et leurs associés terroristes avant qu'ils ne soient capables de menacer ou d'utiliser des armes de destruction massive contre les Etats-Unis, leurs alliés et leurs amis», affirme le rapport. «Nous ne pouvons pas laisser nos ennemis frapper les premiers.» Bush ajoute ensuite que «les Etats-Unis chercheront constamment à s'assurer le soutien de la communauté internationale, mais nous n'hésiterons pas à agir seul, si nécessaire, pour exercer notre droit à l'autodéfense en agissant préventivement contre de tels terroristes.» Le document de 33 pages équivaut à une déclaration officielle de la mort de la doctrine de la Guerre froide, basée sur la dissuasion nucléaire. Il s'agit du premier rapport de ce genre rédigé par l'administration de W. Bush depuis son entrée en fonction, en janvier 2001. «Nos forces seront assez fortes pour dissuader tous les adversaires potentiels de s'engager dans une course aux armements dans l'espoir de surpasser ou égaler la puissance des Etats-Unis», souligne le texte. Celui-ci comprend également des chapitres sur la nécessité de promouvoir une politique économique libérale à l'échelon international et le libre-échange, ainsi que sur le rôle des Etats-Unis pour défendre la liberté d'expression et les droits de l'Homme (sic).
«Préemption» et non «prévention» Il faut bien s'attacher aux termes, souligne de defensa: le stratégie de Bush est bien la «préemption» et non la «prévention» ; la préemption implique un droit tandis que la prévention implique une action plus naturelle: «Ensemble de mesures préventives contre certains risques ». (...) Le mot préemption vient du vocabulaire du commerce de l'art et il est accompagné, pour être complet, du mot «droit»: le «droit de préemption» indique que vous disposer d'une priorité légale d'achat avant tout autre; la stratégie «préemptive» implique donc que l'Amérique fait le droit dans sa stratégie de frappe à volonté et selon son seul jugement, par conséquent qu'en ces matières stratégiques, l'Amérique, désormais, EST le droit.

Tambours de guerre

- Guerre tout azimuts confirmée 03/06/2002 Lors d'un discours plus agressif que jamais prononcé ce week end à l'Académie militaire de West Point, Bush Jr. a annoncé des frappes américaines préventives qui pourraient toucher une soixantaine de pays dans la guerre américaine contre le terrorisme:  c'est la stricte application du plan de guerre déposé sur le bureau du président américain deux jours avant les attentats du 11 septembre, comme l'avait révélé la chaîne NBC. Le plan prévoyait une guerre totale sur plusieurs fronts, y compris des opérations antiterroristes dans une soixantaine de pays, un volet financier pour geler les avoirs d'Al-Qaïda dans le monde et un volet militaire pour forcer les talibans à remettre Oussama ben Laden aux Etats-Unis. Bref, tout ce qui se passe aujourd'hui. Ne manquait que le casus belli.

- Bush déclare la guerre à la Corée-du-Nord, l'Iran et confirme son intention d'en découdre avec Saddam dans son discours sur l'Etat de l'Union (février 2002).

- 400 milliards pour la guerre  Bush vient d'annoncer qu'il inscrira 48 milliards de dollars supplémentaires sur le budget de la défense américaine pour 2003. Soit une hausse de 15% par rapport à celui de 2002 qui atteignait déjà 318 milliards. A quoi s'ajoute un doublement du budget pour la sécurité intérieure, soit près de 400 milliards de dollars en tout.  La défense de la liberté est une de nos responsabilités spéciales (...) J'ai aussi pour responsabilité de préparer la nation à ce qui nous attend, a-t-il justifié (janvier 2002). (index) Un tel montant équivaut à 40% des dépenses militaires mondiales.

- Plans d'attaque nucléaires contre sept pays Selon un rapport secret du Pentagone (ministère américain de la Défense), publié samedi 9 mars 2002 par le Los Angeles Times, les stratèges américains envisagent des attaques nucléaires contre sept pays - la Chine, la Russie, mais aussi cinq pays officiellement dépourvus de l'arme atomique, Irak, Corée du Nord, Iran, Libye et Syrie - dans le cas d'une agression chimique ou biologique contre les Etats-Unis ou leurs alliés, ou dans celui «d'événements militaires surprenants».
Engagement rompu Deux semaines auparavant, citant un haut responsable du département d'Etat, le Washington Times révélait que le gouvernement américain n'était plus lié à l'engagement, pris en 1978, de ne pas utiliser d'armes nucléaires contre des Etats ne disposant pas eux-mêmes de force de frappe nucléaire.

- L'Alliance éternelle pour la guerre perpétuelle 11/09/2002 (brève remaniée) Les commémorations du 11 septembre auront été l'occasion, pour le couple américano-israélien, de réaffirmer l'Alliance éternelle qui unit les deux pays dans leur pseudo lutte contre le terrorisme: même vision du monde, même objectifs de guerre.
En préambule, une perle du général Sharon:
Sharon: «Nous, en Israël, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siècle» 11/09/2002 «Le président américain George W. Bush mène la lutte contre le mal et le terrorisme pour préserver les valeurs démocratiques. Nous, en Israël, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siècle», a déclaré le premier ministre israélien lors des commémorations du 11 septembre. Pour un état créé en 1948 et qui occupe illégalement depuis 35 ans des territoires palestiniens soumis à la violence, l'oppression et l'apartheid, il fallait oser...
A bas la pensée unique Puis c'est le couplet sur l'axe du Mal, version Sharon, avec, en préambule, une vibrante déclaration d'allégeance: «Nous sommes aux côtés des Américains. Nous n'oublierons pas. C'est notre devoir historique, c'est notre devoir pour la vie et pour les générations futures» (...) «Tout le monde éclairé comprend qu'il n'y a pas de bon et de mauvais terrorisme, et que le terrorisme de Ben Laden, du Hamas, du Tanzim (organisations palestiniennes), du Hezbollah (chiite libanais), de Saddam Hussein et de l'Iran, tous font partie du même axe du Mal qui menace la paix et la stabilité du monde.» Dans la foulée, le premier ministre a alors accusé l'Iran, l'Irak et la Libye de soutenir le terrorisme et de vouloir se doter de l'arme nucléaire, reprenant ainsi à son compte la réthorique guerrière de W. Bush dans son discours sur l'Etat de l'Union de janvier 2002.
En écho, Bush Jr. a évidemment renouvelé quant à lui, à Washington, sa promesse de gagner à tout prix, et surtout celui du sang irakien, sa guerre contre le terrorisme:  «Nous renouvelons notre engagement de gagner la guerre qui a commencé ici», a notamment déclaré le président étasunien, ajoutant que les attentats perpétrés avaient déclenché «la première grande lutte du nouveau siècle». Et que bien sûr malgré les progrès réalisés dans la lutte contre Al-Qaïda, «beaucoup de choses restent à faire».
A noter que la notion de «première grande lutte du nouveau siècle» avait déjà été développée récemment par... Ehud Barak, l'ancien premier ministre israélien, en juillet dernier: «Le premier chapitre de la guerre, l'Afghanistan, s'achève. L'étape suivante, c'est l'Irak, et ensuite l'Iran. Nous devons gagner la première guerre mondiale du XXIe siècle. Ce ne sera pas une simple guerre. Ce sera un marathon.» (AFP, Sofia, 11 juillet 2002). Dans l'ordre nous avons donc Sharon qui plagie Bush et Bush qui plagie Barak. On tourne un peu en rond, non?

 

pour le pétrole

- Dépendance grandissante des Etats-unis envers les importations de pétrole Les Etats-Unis vont dépendre de plus en plus des importations de pétrole qui représenteront deux tiers de leur consommation d'ici 2025, indique une étude publiée mercredi par le département américain de l'Energie. «La demande américaine de pétrole devrait devenir de plus en plus dépendante des importations. Les importations nettes de pétrole, comprenant à la fois le pétrole brut et les produits raffinés, devraient représenter 68% de la demande pétrolière totale d'ici 2025, contre 55% en 2001», selon ce rapport de l'Agence d'information sur l'énergie (EIA). L'Irak abritant les deuxième réserves d'hydrocarbure de la planète...

- réserves pétrolières en diminution  Pétrole: le point sur les réserves planétaires Où l'on apprend qu'en un siècle, la moitié des réserves estimées de la planète ont été utilisées. Aujourd'hui, pour 1 baril extrait, 4 sont consommés. C'est dire si le pétrole irakien est précieux!

En Asie centrale

- L'un des principaux buts de guerre US atteint en Afghanistan Convoîté depuis longtemps par les États-Unis mais soumis jusqu'à présent au contrôle de Moscou, le gaz du Turkménistan (les quatrièmes réserves du monde) va changer de cap pour s'écouler à travers l'Afghanistan vers le Pakistan et l'océan indien. Un accord pour la construction d'un gazoduc de 1500 kilomètres a ainsi été signé vendredi à Achkhabad, la capitale du Turkménistan, entre les présidents turkmène et afghan Saparmourat Niazov et Hamid Karzaï et le premier ministre pakistanais Zafarullah Jamali. La construction du gazoduc devrait coûter entre 2 et 2,5 milliard de dollars (3 à 3,7 milliard de francs) et s'étaler sur quatre ans. Le gazoduc sera conçu pour transporter 15 à 20 milliard de mètres cubes de gaz par an.
L'idée de construire des pipe-lines à travers l'Afghanistan avait provoqué un combat acharné dans les années 90 entre la compagnie pétrolière argentine Bridas et l'américaine Unocal qui l'avait emporté en 1997. Les Etats-Unis comptaient en fait sur les talibans, avec qui ils ont négocié jusqu'à l'été 2001, pour les aider à concrétiser leurs plans de gazoduc. Ainsi, à la mi-juillet 2001 encore, à l'Hôtel Palace de Berlin, lors de rencontres de «niveau 2» (officieuses et à l'issue desquelles chacun dément généralement les propos tenus) patronnées par le diplomate espagnol Vendrell, représentant spécial de l'ONU en Afghanistan, les Etats-Unis promettaient encore aux talibans les milliards d'un plan de reconstruction, et une reconnaissance internationale, s'ils acceptaient un gouvernement élargi et la construction du fameux pipe-line. L'ancien chef de la diplomatie pakistanaise, Niaz Naik, a témoigné du fait qu'à ce moment-là, les Etasuniens ont menacé les talibans d'une opération militaire («un tapis de bombes») en cas de refus (>>11 septembre: une tragédie suspecte).

- Afghanistan: l'un des buts de guerre bientôt atteint 09/10/2002 Le projet de gazoduc reliant le Turkménistan au Pakistan à travers l'Afghanistan, négocié depuis des années, devrait être signé les 26-27 octobre lors d'un sommet des chefs d'Etat à Achkhabad, a annoncé mardi un responsable du ministère turkmène du pétrole et du gaz. Les présidents des trois pays «ont prévu de signer cet accord» lors du sommet des 26-27 octobre, a déclaré ce responsable à l'AFP, sous couvert de l'anonymat. Le projet prévoit la construction de 1'500 km de gazoduc, pour un coût de 2 milliards de dollars. L'idée d'un gazoduc reliant l'Asie centrale au Pakistan a été avancée il y a plus de 20 ans, mais sa concrétisation a toujours été reportée en raison des guerres en Afghanistan. Rappelons la signature du premier accord entre le Turkménistan, Unocal (USA) et Delta Oil, en octobre 1995, celle d'un protocole d'accord entre le Turkménistan, l'Afghanistan et le Pakistan en mai 1996, suivi d'un protocole d'accord entre le Turkménistan, l'Afghanistan, le Pakistan, Unocal et Delta Oil, en 1997. Surtout, rappelons qu'à la mi-juillet 2001, lors de rencontres de «niveau 2» (officieuses et à l'issue desquelles chacun peu démentir les propos tenus) organisée à l'Hôtel Palace de Berlin, les Américains avaient promis aux talibans les milliards d'un plan de reconstruction, et une reconnaissance internationale, s'ils acceptaient un gouvernement élargi et la construction du fameux pipe-line. L'ancien chef de la diplomatie pakistanaise, Niaz Naik, présent à la réunion, avait témoigné du fait qu'à ce moment-là, les Américains ont menacés les talibans d'un «tapis de bombes» en cas de refus. On connaît la suite (>>11 septembre: une tragédie suspecte).

- Asie centrale Une région où  l'Amérique doit intervenir massivement, préconisait, en 1998, l'ancien Conseiller à la Maison-Blanche Zbigniew Brzezinski (Interview du Nouvel Observateur).

- Un nouvel Eldorado?  Rapport du Sénat français (mai 2001, format pdf, 214 ko). (index)

- En 1998, Unacol plaidait pour la construction de pipelines en Asie centrale, et en Afghanistan, dans une conférence devant la Chambre des députés.

- Des bases militaires US encerclent désormais l'Afghanistan. Tout indique que les Etats-Unis considèrent désormais l'Asie-Centrale comme une région stratégiquement vitale, c'est à dire à défendre militairement (voir carte des bases US) (janvier 2001, anglais).

-Talibans au Texas! Une délégation de talibans s'est rendue au Texas en 1997 pour discuter du projet de pipeline avec la compagnie UNOCAL.

- Hamid Karzaï ET UNOCAL Pachtoune royaliste, le président du gouvernement intérimaire afghan était-il un ancien consultant de l'entreprise pétrolière américaine Unocal (décembre 2001, français).
(index)

En Irak

- Une première guerre du Golfe aux relents de pétrole

- Guerre en Irak: pour le pétrole admettent les Britanniques 09/01/2003 Le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a admis pour la première fois de façon formelle que la question du pétrole, plus précisément la sécurité de l'accès aux sources d'énergie, est l'un des points centraux la politique extérieure britannique. Sous couvert d'anonymat, ministres et officiels britanniques reconnaissent même que le contrôle du pétrole irakien est le principal mobile de la guerre en préparation contre Bagdad. Ceci a cause de l'instabilité qui entoure les autres sources d'approvisionnement au Moyen-Orient ou en Asie centrale (Caspienne). Le sous-sol irakien, rappelons-le, renferme les deuxièmes réserves de pétrole du monde.

- Dépeçage programmé des richesses irakiennes: les pétroliers US et britanniques rafleront la mise Plusieurs responsables de l'opposition irakienne le reconnaissent : des négociations informelles ont commencé avec des groupes pétroliers occidentaux, qui considèrent que tous les contrats signés avec le régime de Saddam Hussein seront bientôt nuls et non avenus. Et, disent-ils, au jeu particulièrement incertain de ces négociations, les sociétés américaines et britanniques se tailleraient la part du lion sur le marché pétrolier irakien, alors que les sociétés françaises seraient très fortement pénalisées par l'attitude de Paris, qui s'oppose fermement au déclenchement d'une guerre contre l'Irak. Des négociations ont déjà commencé avec des sociétés américaines, britanniques, françaises, russes, chinoises et saoudiennes, concède Hoshyar Zebari, porte-parole du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), tout en refusant de donner le nom d'une seule de ces firmes ou de s'étendre sur le contenu des discussions.

- De l'intérêt US d'une guerre en Irak Le 22 mai 2002, soit bien avant le lancement officiel de la campagne médiatique du président Bush pour «libérer le peuple irakien», William Kristol, président du «Project for a new American Century» (un puissant lobby conservateur co-fondé sous Clinton par Donald Rumsfeld, Secrétaire à la Défense, ou encore Dick Cheney, le vice-président) déclarait au Congrès: «Se débarrasser du régime de Saddam Hussein et aider à construire une société et une économie irakiennes décentes permettrait de réduire l'influence séoudienne de manière décisive. Permettre au pétrole irakien d'accéder aux marchés mondiaux serait un plus pour l'économie. D'un point de vue militaire et stratégique, l'Irak est plus important que l'Arabie Saoudite

Aveux Le patron de BP, Lord Browne, demande aux Etats-Unis de ne pas garder le contrôle de tout le pétrole irakien pour eux seuls après la guerre.
Aveux (bis) 2/10/2002 Dans grand élan de sincérité, le sous-secrétaire américain au Commerce international, Grant Aldonas, a affirmé mercredi à Varsovie, qu'une guerre en Irak pourrait être bénéfique pour l'économie mondiale. «Les conséquences peuvent être bénéfiques à double titre, a dit M. Aldonas. Du  point de vue économique, car les véritables sources du terrorisme seront éliminées, de même que les lourds nuages qui pèsent sur l'économie mondiale. Dans le même temps, cela ouvrira le robinet du pétrole irakien, ce qui aura certainement des conséquences importantes pour la performance des pays producteurs et consommateurs de pétrole.»
Aveux (bis bis) Dick Cheney (source Euronews du 18 septembre 2002):  «Si on intervenait pas, Saddam continuerait à disposer de 12% des réserves mondiales de pétrole et à gagner des milliards pour acquérir des armes nucléaires».

Rapport accablant En Avril 2001 déjà, un rapport de l'Institut James Baker, sur les défis de la politique énergétique pour le 21e siècle, notait que l'Irak était un danger pour la stabilité des marchés pétroliers et préconisait, dans ses conclusions, une révision de la politique étasunienne, vis-à-vis de l'Irak, incluant les options militaires.

«Une vulgaire guerre pour le pétrole» Sur Solidaire.org, le point de vue du journaliste et écrivain Michel Collon. Où l'on s'aperçoit que les visions du monde des dirigeants européens et américains ne sont malheureusement pas si éloignée que ça!

Rumsfeld déjà prêt à attaquer l'Irak le 11 septembre: «Allez-y franchement. Détruisez tout!» Le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait demandé à ses collaborateurs de préparer des plans pour frapper l'Irak dans les heures qui ont suivi les attentats du 11 septembre, a rapporté mercredi la chaîne de télévision américaine CBS. Selon des notes prises par ses collaborateurs qui se trouvaient avec lui, M. Rumsfeld a été averti à 12H05 locales (16H05 GMT) le 11 septembre par le directeur de la CIA George Tenet qu'un appel intercepté émanant d'un agent d'Oussama ben Laden en Afghanistan faisait état de «bonnes nouvelles» et d'une autre cible encore à venir, en référence à l'avion qui allait s'écraser dans un champ en Pennsylvanie (est). Comme toutes les informations convergeaient sur ben Laden, Rumsfeld a ordonné à l'armée de préparer des frappes. Et à 14H40 (18H40 GMT), les notes citant M. Rumsfeld affirment: «Juger s'il serait bon de frapper SH (Saddam Hussein) en même temps. Pas seulement Oussama ben Laden». Près d'un an près les attentats, il y a très peu de preuves impliquant l'Irak, selon CBS, mais si ces notes sont exactes, cela importait peu à M. Rumsfeld. «Allez-y franchement. Détruisez tout», affirme M. Rusmfeld dans les notes citées par CBS.

L'attentat du 11 septembre

«La question est de savoir si une attaque improbable contre notre pays et contre notre peuple sera l'événement qui réveillera la nation de son sommeil et incitera le gouvernement américain à l'action
Donald Rumsfeld, 8 mois avant le 11 septembre... (Report of the Commission to Assess United States National Security Space Management and Organization, 11 janvier 2001).
- Aux chapitres des étonnantes prémonitions de Rumsfeld, citons encore cette anecdote: une heure avant l'attaque sur le Pentagone, Rumsfeld a eu un petit déjeuner de travail avec une délégation de quatre Républicains de la Chambres des Représentants. Robin Hayes (Caroline du Nord) était au meeting et a témoigné du fait que Rumsfeld, à ce moment-là, avait déclaré qu'un dramatique événement serait nécessaire pour faire comprendre au public américain à quel point le monde était dangereux. Robin Hayes: «Il parlait de la nécessité d'une catastrophe ou quelque-chose comme ça pour réveiller les gens. Et juste une heure après, cet avion heurte le Pentagone. C'était incroyable!» (source: de defensa.org)

11 septembre: qui était au courant? Demandez au sénateur Bob Graham (>>1  / >>2).

- Une tragédie suspecte  Les attentats du 11 septembre n’en finissent plus d’apparaître comme un terrible mais simple prétexte à la guerre en Afghanistan, verrou de l’Asie Centrale et de ses fabuleux gisements, et à la guerre contre le terrorisme, érigée en politique étrangère américaine. Une guerre décidée de longue date et dont le casus belli se devait d'être indiscutable, définitif. Un casus belli désiré, attendu. Attendu jusqu'à quel point? De nombreux éléments tendent à accréditer la thèse selon laquelle une partie au moins des Services secrets américains «savait» ce qui allait se passer, mais a « laisser faire » sans s'attendre, peut-être, à un carnage d'une telle ampleur. Petit tour d'horizon de ce qui coince dans la version officielle.  >>Lire la suite

- 11 septembre: une bien étrange vidéo Sur cette vidéo amateur, l'on peut voir le président Bush au moment précis où il est informé, par Andy Card, qu'un second avion s'est crashé sur le WTC. Andy Card l'informe de la tragédie et s'en va sans attendre aucun ordre du président qui, de son côté, reste de marbre et bouquine une vingtaine de minutes encore. Deux avions venaient de s'écraser coup sur coup sur le WTC. Pas de quoi fouetter un chat apparemment. A moins que, comme le suggère Michel Rivero, l'annonce de ces événements ne fut pas une véritable surprise pour W. Bush... Aucun doute en tout cas sur le fait qu'il s'agisse bien, sur cette vidéo, de l'annonce du deuxième crash. Dans ce document de la Maison-Blanche , Bush l'atteste clairement: «Well, I was sitting in a schoolhouse in Florida(...). Anyway, I was sitting there, and my Chief of Staff -- well, first of all, when we walked into the classroom, I had seen this plane fly into the first building. There was a TV set on. And you know, I thought it was pilot error and I was amazed that anybody could make such a terrible mistake. And something was wrong with the plane, or -- anyway, I'm sitting there, listening to the briefing, and Andy Card came and said, «America is under attack
Repérages «Les vrais buts de Bush en Irak» selon Bushnews.com, et un rapport spécial de Counterpunch.org sur la situation une année après le 11 septembre.

11 septembre: encore une briquette sur les avertissements reçus 24/09/2002 Deux semaines avant les attentats du 11 septembre, un responsable du FBI de Minneapolis avait affirmé à sa hiérarchie à Washington qu'il voulait empêcher Zacarias Moussaoui de s'emparer d'un avion «pour aller percuter le World Trade Center» à New York, a déclaré mardi une enquêtrice parlementaire devant une commission du Congrès américain.Eleanore Hill a ajouté que la hiérarchie du FBI avait répondu: «Cela n'arrivera pas. Nous ignorons s'il est un terroriste. Nous n'avons pas assez de preuves montrant qu'il est un terroriste. C'est un type qui s'intéresse à ce type d'avions, un point c'est tout». Le-type-qui-s'intéresse-à-ce-type-d'avions-un-point-c'est-tout avait été arrêté aux Etats-Unis deux semaines avant les attentats, le 16 août 2001, alors qu'il prenait des cours de pilotage. De plus, selon le Washington Post, le contre-espionnage français (DST) avait informé les Américains de l'appartenance présumée de Moussaoui au réseau terroriste d'Oussama ben Laden aux alentours du 1er septembre, soit une dizaine de jours avant les attentats. Ils avaient même précisés que Moussaoui s'était rendu deux mois au Pakistan, passage obligé vers les camps d'entraînement terroriste en Afghanistan. Enfin, dans une lettre de 13 pages adressée à sa hiérachie, Coleen Rowley, l'agent du FBI de Minneapolis en question, affirme pourtant que des responsables du FBI à Washington ont non seulement délibérément bloqué l'enquête sur Zacarias Moussaoui, mais tenté d'empêcher qu'un lien ne soit fait entre lui et les attaques terroristes après le 11 septembre.

11 septembre: confirmation des avertissements reçus par les Services US 18/09/2002 Les services de renseignement américains étaient au courant d'un risque d'attentats utilisant des avions de ligne avant les attaques du 11 septembre 2001, mais avaient estimé qu'il était peu élevé, a déclaré mercredi une responsable de l'enquête menée au Congrès sur les ratés de ces services. «En dépit des informations en sens contraire parvenues aux services de renseignement, le FBI (police fédérale) et la FAA (administration fédérale de l'aviation civile) avaient estimé que le risque d'un acte terroriste prenant pour cible l'aviation civile était relativement faible», a déclaré devant une commission spéciale du Congrès Eleanor Hill, l'une des responsables de l'enquête, ancien procureur. Mme Hill a fait remonter les premières informations en ce sens à 1994, et mentionné une alerte, à l'automne 1998, évoquant un projet d'attentat par Oussama ben Laden impliquant des avions dans la région de New York et de Washington. Parallèlement, la commission d'enquête du Congrès sur les éventuelles défaillances des services de renseignement américains avant les attentats du 11 septembre a fait un premier bilan sévère mercredi. Elle reproche au FBI, à la CIA et à la NSA d'avoir commis des erreurs «d'une ampleur sans précédent». La porte-parole de la commission a notamment relevé que la NSA, l'Agence chargée de coordonner les écoutes, avait enregistré 33 conversations, de mai à juillet 2001, faisant état de «possibles et d'imminentes attaques terroristes». Rappelons qu'au lendemain des attentats du 11 septembre, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, certifiait que W. Bush n'avait reçu aucun avertissement sur d'éventuelles attaques terroristes en préparation. Forcé ensuite d'admettre le contraire, Ari Fleisher avait alors joué sur les mots en expliquant que «des spéculations de longue date avaient été partagées avec le Président sur la possibilité de détournements dans un sens traditionnel du terme» (sic), mais que «le président et ses conseillers n'avaient aucun moyen de savoir que des pirates de l'air kamikazes utiliseraient les appareils comme des missiles».

- 11 septembre: Les Services américains savaient 05/06/2002 Après huit mois d'alignement obligé sur la thèse officielle, la presse américaine met les bouchées doubles. Mardi, USA Today révélait ainsi que, contrairement aux affirmations de la Maison-Blanche, les agents américains avaient bel et bien infiltré des cellules du réseau Al-Qaïda et surpris des conversations évoquant les préparatifs d'un attentat majeur dans les semaines qui ont précédé le 11 septembre. Selon le quotidien, qui cite deux hauts responsables parlant sous couvert d'anonymat, les conversations interceptées figurent dans 13'000 pages de notes réunies par la National security agency (NSA), l'agence d'écoutes mondiales américaine. La CIA a fourni par ailleurs quelque 350'000 pages de documents à la commission spéciale du Sénat qui devait commencer à examiner, mardi à huis-clos, les dysfonctionnements des agences de renseignement américaines avant le 11 septembre. Parmi elles se trouvent des rapports, fournis par les agents ayant infiltré Al-Qaïda et ses alliés talibans, soulignant à quel point le réseau de ben Laden était décidé à infliger des dommages aux États-Unis. Y figurent également des courriers électroniques de membres d'Al-Qaïda, interceptés jusqu'au 10 septembre (ce qui démontre qu'ils étaient étroitement surveillés), et laissant entendre qu'une attaque majeure allait se produire (exemple de deux messages interceptés le 10 septembre: Tomorrow is the zero day - The match begin tomorrow) . Les documents comprennent aussi des mémorandums décrivant la volonté d'Al-Qaïda de lancer des attentats faisant un nombre important de victimes aux États-Unis. Enfin, selon le journal, des rapports sur des discussions au sein de la communauté américaine du renseignement évoquent la possibilité d'attentats suicide, notamment en faisant s'écraser des avions contre des immeubles comme le Pentagone, les tours du World Trade Center, et d'autres cibles de choix. Autant d'éléments qui sont en complète contradiction avec les déclarations de la Maison-Blanche depuis le début des révélations sur les avertissements reçus par elle à la veille des attentats.
Accessoirement, le président égyptien, Hosni Moubarak, a déclaré au New York Times que l'Egypte avait averti Washington, environ une semaine avant les attentats du 11 septembre, que le réseau d'Oussama ben Laden préparait une importante opération contre une cible américaine. Washington a confirmé avoir reçu ces informations tout en assurant qu'elles ne faisaient pas état d'un scénario comme celui mis en oeuvre avec des avions détournés.
Petit retour en arrière. Au lendemain des attentats du 11 septembre, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, certifiait que W. Bush n'avait reçu aucun avertissement sur d'éventuelles attaques terroristes en préparation. Forcé d'admettre le contraire, Ari Fleisher avait ensuite joué sur les mots en expliquant que «des spéculations de longue date avaient été partagées avec le Président sur la possibilité de détournements dans un sens traditionnel du terme» (sic), mais que «le président et ses conseillers n'avaient aucun moyen de savoir que des pirates de l'air kamikazes utiliseraient les appareils comme des missiles». Oui mais voilà, il y a les mémos des agents du FBI de Phoenix et de Minneapolis qui attestent du contraire. Et il y a l'enquête freinée, selon un >>agent du FBI, sur Zacarias Moussaoui, arrêté avant les attentats alors qu'il apprenait à piloter.
De l'accusation d'incompétence, il est désormais hautement probable que la presse américaine passe très prochainement à l'accusation de machination. Il est en effet démontré (lire ci-dessous: Guerre tout azimuts confirmée) que l'administration Bush avait décidé, bien avant les attentats, d'intervenir militairement en Afghanistan, verrou de l'Asie centrale et de ses fabuleux gisements. Région qualifiée au demeurant de «stratégiquement vitale (donc à défendre militairement comme le Golfe) par le secrétaire d'Etat adjoint américain Strobe Talbot en juillet 1997 déjà, et pour laquelle l'ancien conseiller à la Maison-Blanche, Brzezinski, préconisait en 1998 une intervention américaine massive pour des questions géostratégiques (>>Une tragédie suspecte).

- La cia aussi nulle que le fbi? 03/06/2002 Selon les révélations de l'hebdomadaire américain Newsweek, la CIA était, depuis janvier 2000, sur la piste de deux des pirates de l'air présumés, morts dans le crash sur le Pentagone. L'agence de renseignement américaine avait en effet été avertie par les autorités malaises du fait que l'un des kamikazes d'origine séoudienne, Nawaq Al-Hamzi, venait de participer à une réunion «secrète» d'Al-Qaïda dans la capitale de l'Etat musulman avant de s'envoler pour Los Angeles. Rappellons au passage qu'après le premier attentat contre le World trade center, en 1993, et ceux contre les ambassades américaines de Nairobi et Dar es-Salaam, en 1998, les services de renseignements avaient déjà classé le réseau d'Oussama ben Laden dans la catégorie terroriste. Selon Newsweek, la CIA a alors traqué Nawaq Al-Hamzi, dès son arrivée aux Etats-Unis, et découvert l'existence de son compatriote et complice, Khalid Al-Midhar. Le problème est que la filature s'est arrêtée là. Mieux: le lien établi ensuite entre Al-Midhar et l'un des auteurs présumés de l'attentat contre l'USS Cole attribué à al-Qaïda  (17 marines tués en octobre 2000 au Yémen), n'a pas empêcher le Département d'Etat de renouveler son visa au terroriste présumé. Il faudra attendre le 23 août 2001 pour que le directeur de la CIA, George Tenet, ordonne de rouvrir le dossier. Dans les trois semaines qui suivront, aucun n'agent ne sera capable de mettre la main sur les deux hommes qui ont pourtant utilisé leur vrai nom dans toutes leurs activités. Domicilié en Californie, Al-Hamz figurait dans l'annuaire téléphonique.
Si l'on ajoute à ces dernière révélations le mémo resté lettre morte de l'agent du FBI de Phoenix, mettant en garde contre le soudain intérêt de Moyen-orientaux pour les écoles d'aviation, et le refus du FBI de donner carte blanche aux agents de Minneapolis pour enquêter sur le cas Moussaoui (dont ils soupçonnaient qu'il «était peut-être en train de planifier le vol d'un avion contre le World Trade Center» selon une autre note d'un autre agent du FBI), ça commence à faire beaucoup à mettre sur le dos des fameux cafouillages sensés expliquer l'incapacité des Services de renseignements à déjouer les attentats. Des attentats dont ils connaissaient l'imminence, les commanditaires, les lieux possibles et le modus operandi grâce au projet Bojinka.

- 11 septembre Avertis du risque d'attentats, de hauts responsables du FBI à Washington ont tenté de bloquer l'enquête 28/05/2002 Un mois avant les attentats, le FBI de Minneapolis avait arrêté Zacarias Moussaoui, un citoyen français d'origine marocaine qui avait éveillé des soupçons chez son instructeur de vol alors qu'il prenait des cours de pilotage. Après l'avoir interrogé, un agent avaient même rédigé une note suggérant la possibilité que «Moussaoui était peut-être en train de planifier le vol d'un avion contre le World Trade Center».  Dans une lettre de 13 pages adressée à sa hiérachie, Coleen Rowley, un agent du FBI de Minneapolis, reprend aujourd'hui le fil des événements, démontrant que des responsables du FBI à Washington ont non seulement délibérément bloqué l'enquête sur Zacarias Moussaoui, mais tenté d'empêcher qu'un lien ne soit fait entre lui et les attaques terroristes après le 11 septembre.

- Bush ne veut surtout pas d'enquête indépendante  23/05/2002 Alors qu'à Washington, le séisme provoqué par les révélations d'avertissements reçus par W. Bush avant le 11 septembre fait encore rage, le président américain a livré le fond de sa pensée quant à la nécessité d'une enquête sur les événements du 11 septembre. Hier à Berlin, dans le cadre d'une tournée européenne destinée à réanimer la coalition antiterroriste en vue d'attaquer l'Irak, il a dit son opposition à la création d'une commission spéciale chargée d'enquêter sur les défaillances des agences du renseignements avant les attentats: «Bien sûr, je souhaite que le Congrès examine ce qui s'est passé avant le 11 septembre. Mais dans la mesure où il s'agit d'une information sensible, ce qui à mon avis est le mieux pour la guerre en cours contre le terrorisme est que l'enquête soit menée par la commission du Renseignement.» Le président américain a par contre proposé aux Européens de soutenir l'élargissement de la guerre contre le terrorisme, confiant au chancelier allemand Gerhard Schröder, selon l'AFP, qu'il voulait étendre la guerre contre le terrorisme au-delà de l'Afghanistan. Les oreilles de Saddam Hussein n'en finissent plus de siffler. Reste à savoir jusqu'où les faucons de Washington sont prêts à aller pour échapper au scandale qui semble les menace.

- la Maison-Blanche s'enfonce! 17/05/2002 La Maison-Blanche affirme que le président Bush avait été averti de la menace de «détournements d’avions traditionnels», mais que personne n’aurait pu imaginer que des avions seraient transformés en missiles. Pourtant, dans son édition du 7décembre 2001, Die Welt révélait que les services secrets occidentaux avaient eu connaissance, dès 1995, d’un projet mis au point par Oussama ben Laden pour s’attaquer à des cibles civiles avec des avions transportant des passagers. Citant des sources proches des services secrets occidentaux, le quotidien allemand précise ainsi que le plan de Ben Laden, baptisé projet Bojinka, aurait été découvert en janvier 1995 par des unités de la police philippine qui tentaient de déjouer la préparation d’un attentat suicide contre le pape Jean Paul II, en visite à Manille. Jusqu’à onze avions devaient être simultanément détruits en faisant exploser des bombes à bord. Une autre variante du plan prévoyait que plusieurs avions volant en direction des Etats-Unis soient détournés et dirigés sur des cibles civiles. Etaient notamment cités le World Trade Center à New York et les bureaux de la CIA, à Langley, mais aussi la Sears Tower, à Chicago. Die Welt souligne encore que le projet Bojinka avait été officiellement évoqué devant un tribunal de New York lors du procès, en 1997, du terroriste pakistanais Ramsi Youssef, cerveau de l’attentat meurtrier contre le World Trade Center en 1993. De sorte que les services américains ont été prévenus au plus tard à cette date des tactiques élaborées par Oussama ben Laden. Autre information qui semble contredire la position de la Maison-Blanche sur l’impossibilité de prévoir l’usage d’avions comme missiles: les avertissements du BND (les services allemands) qui, en juin 2001 selon Frankfurter Allgemeine Zeitung du 14 septembre 2001, avaient aussi informé les Américains que des «terroristes planifiaient d’écraser des avions commerciaux sur des symboles de la culture américaine et juive». La position de la Maison-Blanche devient même intenable lorsqu'on évoque le cas de Zacarias Moussaoui, premier inculpé dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 11 septembre, arrêté le 17 août aux Etats-Unis où il prenait des cours de pilotage. Après l'avoir interrogé, un agent du FBI avait rédigé une note jetant l'hypothèse que «Moussaoui était peut-être en train de planifier le vol d'un avion contre le World Trade Center». Ne manquait donc qu'un bristol de Ben Laden indiquant la date et l'heure, les seules informations qui, au fond, manquaient réellement à l'administration Bush dans cette affaire.
Accessoirement la chaîne de télévision NBC a révélé jeudi qu'un plan de guerre pour éliminer le réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden avait été transmis au président George W. Bush deux jours avant le 11 septembre. Ce plan, une «directive présidentielle de sécurité nationale», avait été déposé sur le bureau du président, qui n'a pas eu le temps ni d'en prendre connaissance ni de la signer, précise la chaine, citant des sources américaines et étrangères. Le plan prévoyait une guerre totale sur plusieurs fronts, y compris des opérations antiterroristes dans une soixantaine de pays, un volet financier pour geler les avoirs d'Al-Qaïda dans le monde et un volet militaire pour forcer les talibans à remettre Oussama ben Laden aux Etats-Unis. Bref, ce qui se déroule aujourd'hui. Ne manquait, cette fois, que le casus belli (lire: Une tragédie suspecte).

- 11 septembre: bush averti 16/05/2002 Alors qu'au lendemain des attentats du 11 septembre, le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, certifiait que W. Bush n'avait reçu aucun avertissement sur d'éventuelles attaques terroristes en préparation, la Maison-Blanche a admis hier qu'en fait, les services secrets américains avaient bel et bien averti le président américain du fait que le réseau terroriste d'Oussama ben Laden allait peut-être détourner des avions américains, et cela au début août, soit un mois avant les attentats. Dès ce moment, les services de sécurité ont même été discrètement placés en état d'alerte sur la base des informations transmises au président. Pour expliquer la fausseté de ses premières déclarations, Ari Fleischer a joué sur les mots en expliquant que «des spéculations de longue date avaient été partagées avec le Président sur la possibilité de détournements dans un sens traditionnel du terme» (sic), mais que «le président et ses conseillers n'avaient aucun moyen de savoir que des pirates de l'air kamikazes utiliseraient les appareils comme des missiles».
Hier devant le Congrès, le chef de la majorité démocrate au Sénat, Thomas Daschle, a déclaré être «gravement préoccupé» par ces révélations, tout en assurant «ne pas vouloir tirer des conclusions hâtives», notamment sur le rôle du président Bush. «Clairement, cela soulève des questions très importantes qui doivent être posées et avoir des réponses», a-t-il ajouté, traduisant un sentiment qui semblait très largement partagé au Congrès. Dans la foulée, M. Daschle a exigé de la présidence qu'elle transmette «aujourd'hui ou demain», à une commission conjointe chargée d'enquêter sur les attentats du 11 septembre, le compte-rendu de la réunion où M. Bush a été informé, en août, de ces risques de détournement d'avions. Il a aussi demandé au FBI de rendre public un document émanant de l'un de ses agents à Phoenix (Arizona), l'été dernier, et dans lequel il recommandait d'enquêter sur la présence d'étudiants étrangers dans des écoles de pilotage (lire ci-dessous). Une recommandation qui était restée sans réponse elle aussi. Hier, plusieurs élus ont appelé directement à la création d'une commission d'enquête sur le 11 septembre, indépendante et non partisane, qui serait chargée d'élucider pourquoi les attentats n'avaient pu être déjoués. Pendant de longs mois après les attentats, l'administration Bush avait, [entre-autres], discrètement fait pression sur le Congrès pour qu'il n'ouvre pas d'enquêtes à ce sujet.

- 11 septembrE: Le FBI au courant  05/05/2002 Deux mois avant les attentats du 11 septembre, un agent du bureau du FBI de Phoenix (Arizona) avait attiré l'attention des autorités sur le grand nombre d'hommes venus du Proche-Orient pour étudier le pilotage aux Etats-Unis, et avait recommandé l'ouverture d'une enquête sur l'ensemble des écoles d'aviation, selon une dépêche AP.  «Le siège du FBI devrait aborder cette question avec d'autres services de renseignements américains et leur demander toute information qui appuierait les soupçons de Phoenix», recommandait l'agent dans une note que l'Associated Press a pu obtenir. Le bureau de Phoenix a transmis ses observations aux experts en terrorisme à Washington et New York. Le FBI envisageait de mener une enquête au sein de toutes les écoles de pilotage du territoire quand les détournements d'avions du 11 septembre se sont produits, ont expliqué à l'AP des responsables. L'AP avait révélé le mois dernier que les autorités philippines avaient alerté le FBI, dès 1995, sur la présence de nombreux pilotes proche-orientaux dans les écoles américaines d'aviation. Au moins un de ces pilotes avait prévu de détourner un avion de ligne et de s'écraser sur un édifice fédéral. Par ailleurs, un mois après le rapport de Phoenix et un mois avant les attentats, les agents du FBI au Minnesota avaient arrêté Zacarias Moussaoui, un citoyen français d'origine marocaine, qui avait éveillé des soupçons chez son instructeur de vol. A ce jour, Moussaoui est le seul sur qui pèsent des accusations liées aux attentats du 11 septembre. Lors de l'arrestation de Moussaoui, les services secrets américains avaient averti le gouvernement des risques croissants d'attaques terroristes sur le sol américain, précise l'AP.

- chronologie du journaliste d'opposition américain Michaël Ruppert (février 2002, anglais (actualisation régulière).

- Les services US connaissaient les plans d'oussama ben laden depuis 1995 au moins! D'après des informations de die Welt, Oussama ben Laden avait déjà, en 1995, élaboré des plans détaillés pour des attentats semblables à ceux du 11 septembre. Baptisé «Projet Bojinka», ces plans prévoyaient l'attaque de cibles avec des avions de lignes. Les services secrets de l'ouest en avaient eu connaissance. De plus, en juin 2001, le site AirlinesBiz.com avait diffusé une alerte rappelant l'existence de ces plans (décembre 2001).

- ANDREWS BASE Des escadrons de chasseurs à quelques kilomètres du Pentagone (voir carte), étaient prêts à intervenir. Une heure 12 après le premier impact, ils n'avaient pas bougé. Une enquête de Emperors Clothes.com. (décembre 2001 (actualisation régulière sur le site d'origine, anglais). Lire les enquêtes d'Amnistia.net sur le sujet).

- Réseau d'espionnage israélien démantelé aux Etats-Unis Dans son édition du 14 mars 2002 (NO 435), Intelligence Online (IOL), revue spécialisée dans le Renseignement, affirme avoir obtenu la copie d'un rapport classifié lui permettant d'affirmer qu'un important réseau de renseignement israélien venait d'être découvert aux Etats-Unis. Près de 120 ressortissants de l'Etat hébreu ont été expulsés ou arrêtés dans le cadre de cette enquête, débutée un an auparavant. En décembre 2001, la chaîne américaine Fox News, qui avait révélé l'affaire, avait curieusement «effacé» son reportage de son site internet. (Jusqu'au début mars, en cliquant sur l'ancienne adresse internet du reportage, vous obteniez un message ironique de Fox News, daté du 21 décembre 2001: «This story no longer exists». (Cette histoire n'existe PLUS!) Dans ce reportage, Fox News évoquait l'éventualité d'un réseau clandestin israélien surveillant les futurs auteurs de l'attentat du 11 septembre. Dans son numéro du 28 février 2002 (NO 424), IOL rapporte à ce sujet que «les domiciles des agents israéliens, mentionnés dans le rapport, sont effectivement très proches des ex-domiciles connus des terroristes». L'article du Monde sur le sujet. Le recueil d'articles de Michaël Rivero. Lire aussi le dossier de Antiwar.com.

... Services compris?

- Ben Laden aurait rencontré un agent de la cia à Dubaï en juillet 2001, selon le Figaro et RFI (octobre 2001). 

- La CIA impliquée dans des spéculations boursières juste avant les attentats du 11 septembre? Sur le site du journaliste américain Michael C. Ruppert, une longue enquête, dont la dernière partie vient de paraître, accuse (décembre 2001, anglais). The Independent s'interroge aussi. En décembre, Reuters annonçait qu'une firme allemande enquêtait sur le sujet.

- Zacaria Moussaoui, premier inculpé dans le cadre des attentats du 11 septembre (dépêche) avait été arrêté le 17 août alors qu'il prenait des cours de... pilotage.  Dix jours avant les attentats, la DST avait avertit les Services US qu'il appartenait au réseau Ben Laden (décembre 2001).

- Quand le FBI refusait d'enquêter sur Zacaria Moussaoui, premier inculpé dans les attentats du 11 septembre. Publié sur le  World Socialist Website (janvier 2002).

- Le MI5 Selon The Observer, les services secrets britanniques auraient surveillé pendant plusieurs mois Richard Reid (le terroriste aux chaussures explosives), et Zacarias Moussaoui (premier inculpé dans les attentats) en l'an 2000. Comment, s'interroge Amnistia.net, expliquer que Moussaoui ait pu se rendre tranquillement aux USA et que Reid, après, ait pu quitter sans crainte ni encombre le territoire britannique alors que Moussaoui était déjà inculpé? (décembre 2001, anglais)

- ben Laden: «Nous étions prévenus depuis le jeudi précédent que l'événement aurait lieu ce jour-là.» (décembre 2001, verbatim).

- MORT «SUSPECTE» ABC7 news (Chicago) rapporte qu'une inspectrice d'auto-école, jugée dans une affaire impliquant des » avec les attentats du 11 septembre, est morte dans un accident la veille de son procès. Le procureur juge l'accident «très inhabituel et suspect» (février 2002, anglais).

... L'enquête?

Enquête sur le 11 septembre: Mitchell se dérobe, Kissinger démissionne 13/12/2002 Le 27 novembre, Bush Jr. avait nommé l'ancien secrétaire d'Etat, Henry Kissinger, un chaud partisan de la guerre perpétuelle considéré par beaucoup comme un criminel de guerre (>>1  / >>2 / >>3), à la tête d'une commission d'enquête, dite indépendante, chargée de faire la lumière sur l'incapacité des services de renseignement à empêcher les attentats du 11 septembre 2001. Le 11 décembre, l'ancien sénateur George Mitchell avait décliné le poste de vice-président de la commission et, deux jours plus tard, vendredi 13 décembre, Kissinger annonçait sa démission de la commission, invoquant d'éventuels conflits d'intérêt avec son activité professionnelle. La nomination de M. Kissinger, secrétaire d'Etat sous les présidences des républicains Richard Nixon et Gerald Ford au début des années 1970, avait soulevé une polémique aux Etats-Unis en raison des accusations sur son rôle présumé dans le coup d'Etat au Chili en septembre 1973. Il avait été reproché à M. Kissinger de n'avoir pas révélé au Congrès américain la nature exacte de son rôle dans ce coup d'Etat qui avait abouti au renversement du président socialiste Allende par un putsch militaire (Kissinger declassified).

11 septembre: circulez, y'a rien à voir 20/10/2002  Cheney bloque une commission d'enquête indépendante.

- enquêtE bidon? du congrès sur les attentats Pour savoir pourquoi les Services secrets US n'ont pas pu déjouer  les attentats, les chambres lancent une enquête qui sera conduite par...  un ancien inspecteur général à la CIA (février 2002).


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BUSH tente de limiter l'enquête sur les attentats Selon CNN, le président Bush est intervenu auprès du démocrate Daschle pour qu'il limite au maximum les auditions sur les conditions de l'attaque du 11 septembre (janvier 2002, anglais). Pendant ce temps-là, en Allemagne, Andreas Von Bülow, ancien secrétaire d'Etat parlementaire auprès du Ministère de la défense notamment, livre ses doutes sur la version officielle des événements (janvier 2002, allemand). (index)

services secrets

- Listes des responsables US du renseignement et de l'armée (février 2002).

- Et l'on reparle de l'attentat d'Oklahoma city. Pour finir par l'attribuer à Saddam? 13/02/2003  Selon l'Associated press, le FBI aurait détruit, en 1999, des preuves liées à l'attentat d'Oklahoma City, en 1995, qui fit 168 morts. Rappelons que le FBI subit de grosses pressions depuis plusieurs mois pour enquêter sur un prétendu lien entre l'Irak et l'attentat d'Oklahoma City. Rappelons aussi que peu avant l'attentat, un camion Ryder, identique à celui utilisé pour l'attentat, aurait été photographié dans une base militaire US, à en croire les documents diffusés sur le site de Michaël Rivero. Rappelons encore qu'un ponte de la task force antiterroriste du FBI était présent, à Oklahoma City, 9 heures avant l'attentat perpétré par McVeigh, selon un reçu d'hôtel déniché par WorldNetDaily (janvier 2002). Rappelons enfin l'empressement du ministre la justice étasunien Ashcroft (un ultra polymorphe: Je n'ai d'autre roi que Jésus, clame-t-il) à ordonner l'exécution de McVeigh, cela alors que le FBI s'était refusé de remettre à la défense un dossier de 4000 pages qui, selon les avocats de McVeigh, contenait les preuves que leur client n'avait pas agi seul.

- Yvonne Ridley, journaliste britannique captive des talibans, affirme que les Services occidentaux ont voulu la tuer pour "doper" l'appui du public aux frappes en Afghanistan (décembre 2001, anglais) (index)

- Espionnage  Février 2002 Intelligence Online (IOL), revue spécialisée dans le Renseignement, a obtenu la copie d'un rapport classifié lui permettant d'affirmer qu’un important réseau de renseignement israélien vient d’être découvert aux Etats-Unis. Près de 120 ressortissants de l’Etat hébreu ont été expulsés ou arrêtés dans le cadre de cette enquête, débutée il y a près d’un an. En décembre dernier, la chaîne américaine Fox News, qui avait révélé l'affaire, avait curieusement «effacé» son reportage de son site internet. (Jusqu'au début mars, en cliquant sur l'ancienne adresse internet du reportage, vous obteniez un message ironique de Fox News, daté du 21 décembre 2001: «This story no longer exists».  Cette histoire n'existe PLUS!) Dans ce reportage, Fox News évoquait l'éventualité d'un réseau clandestin israélien surveillant les futurs auteurs de l'attentat du 11 septembre. Avec toute la prudence nécessaire,  IOL rapporte à ce sujet que «les domiciles des agents israéliens, mentionnés dans le rapport, sont effectivement très proches des ex-domiciles connus des terroristes». Depuis le 8 mars, Fox News diffuse à nouveau  son reportage. (février 2002, français-anglais) (index) L'article du Monde sur le sujet. Le recueil d'articles de Michaël Rivero.

 

Anthrax

- anthrax: L'auteur des lettres contaminées protégé 08/07/2002 Le World Socialist Wide Web commente un article du New York Times, dans lequel ont apprend que le FBI connaît l'auteur des lettres contaminées à l'anthrax mais ne l'arrête pas. Il faut dire qu'il s'agit d'un américain, ayant de fortes connections avec les milieux militaires et du renseignement...

- Anthrax 12/02/2002 Le FBI aux portes de laboratoires de l'armée US. Le Wall Street Journal cite divers officiels affirmant que le FBI a orienté son enquête de façon décisive vers des laboratoires de l'US Army (anglais).

- Piste intérieure Les officiels américains admettent désormais que l'enquête désigne une piste intérieure (février 2002)

- vraiment très intérieure??? La CIA fabriquait la même souche que celle envoyée à des Parlementaires américains mais jure ne pas avoir envoyé les lettres. Les spores envoyés au sénateur Daschle (image de la lettre) sont d'une qualité toute militaire et l'enquête du FBI pointe vers des laboratoires utilisés par la CIA et des scientifiques britanniques (décembre 2001, français-anglais). (index)

 

Dommages collatéraux

- Les usa soupçonnés d'avoir voulu camoufler une «bavure» 29/07/2002 Le premier juillet dernier, un A-130 américain avait bombardé un mariage dans la province de l'Uruzgan en Afghanistan. Bilan 48 civils tués et 117 autres blessés. Selon rapport préliminaire de l'ONU, dont le Times s'est procuré une copie, les troupes américaines ont ensuite «nettoyé la zone» après le raid afin de couvrir leur bavure. Les Nations unies ont répondu en expliquant que le projet de rapport cité par le journal contenait «des jugements qui n'étaient pas suffisamment étayés». Le Times expliquait que le rapport préliminaire de la mission d'enquête des Nations unies dépêchée sur les lieux montrait que des soldats américains avaient détruit des preuves en retirant du site «des éclats d'obus, des balles et des traces de sang». Selon un responsable de l'ONU, cela suggèrerait que «les Américains ont tenté d'étouffer l'affaire», ajoute le quotidien londonien. Le colonel Roger King, un porte-parole du commandement américain en Afghanistan, a estimé que la description rapportée par le Times correspondait tout à fait «à ce que la mission d'enquête américaine a fait», c'est à dire recueillir des échantillons de munition et prélever du sang pour des analyses après leur arrivée sur les lieux. Le colonel King a ajouté que la mission d'enquête américaine avait terminé ses entretiens et ses visites du site et préparait son propre rapport qui pourrait être rendu dans deux semaines environ. A suivre.

- BAVURES  Les opérations militaires américaines controversées en Afghanistan (février 2002).

- Dommages
«collatéraux» 4000 civils afghans ont été tués par les bombardements américains entre le  7 octobre et la mi-décembre 2001, selon les recherches de Marc Herold, professeur d'économie à l'université du New Hampshire (janvier 2002).(index)

 

Humour

- Humour En trois vidéos et trois mois, Ben Laden gonfle et dégonfle. Lire le verbatim de sa livraison du 26 décembre 2001 (décembre 2001).

- Ooops! En novembre 2001 W. Bush affirme sur CNN avoir vu le premier impact à la TV. Aucune chaîne de télévision n'a diffusé le premier impact en direct. (anglais).

- OOOPS! (bis) En janvier 2002, Bush affirme encore avoir vu le premier impact en direct à la TV (anglais).
(index)

manipulation / propagande / censure

Manipulation

- Grosses pressions us sur les inspecteurs pour qu'ils donnent un prétexte à la guerre 20/02/2003 La Russie a mis en garde les Etats-Unis contre «des pressions» exercées sur les inspecteurs internationaux dans le but de trouver «un prétexte» au lancement d'une opération militaire. Visant implicitement les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a dit avoir reçu des «informations alarmantes» sur de «très fortes pressions» exercées sur les inspecteurs en désarmement. Ces pressions visent, a-t-il dit lors d'une conférence de presse, «à provoquer leur départ d'Irak, comme ce fut le cas en 1998, ou faire en sorte qu'ils présentent ensuite au Conseil de sécurité un rapport qui permettrait de servir de prétexte au lancement d'une opération de force». Les inspecteurs doivent pouvoir «poursuivre leur activité de façon objective», a-t-il ajouté, soulignant que la communauté internationale avait besoin «d'informations fiables». La Russie estime qu'une seconde résolution ne se justifie pas pour l'instant, a fortiori pour demander le lancement d'une opération militaire.

- Aucun lien entre Bagdad et Al-Qaïda: «une certitude» selon la DST 17/02/2003 Alors que les Etats-Unis tentent de faire croire que Saddam Hussein et Ben Laden sont de mèche, le directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage français), Pierre Bousquet de Florian, a remis les pendules à l'heure lundi soir, au cours d'une émission de télévision, en affirmant que les services français spécialisés dans la lutte contre le terrorisme avaient «une certitude: il n'y a pas de lien organique entre le régime de Saddam Hussein et Al-Qaïda.»

- Et l'on reparle de l'attentat d'Oklahoma city. Pour finir par l'attribuer à Saddam? 13/02/2003  Selon l'Associated press, le FBI aurait détruit, en 1999, des preuves liées à l'attentat d'Oklahoma City, en 1995, qui fit 168 morts. Rappelons que le FBI subit de grosses pressions depuis plusieurs mois pour enquêter sur un prétendu lien entre l'Irak et l'attentat d'Oklahoma City. Rappelons aussi que peu avant l'attentat, un camion Ryder, identique à celui utilisé pour l'attentat, aurait été photographié dans une base militaire US, à en croire les documents diffusés sur le site de Michaël Rivero. Rappelons encore qu'un ponte de la task force antiterroriste du FBI était présent, à Oklahoma City, 9 heures avant l'attentat perpétré par McVeigh, selon un reçu d'hôtel déniché par WorldNetDaily (janvier 2002). Rappelons enfin l'empressement du ministre la justice étasunien Ashcroft (un ultra polymorphe: Je n'ai d'autre roi que Jésus, clame-t-il) à ordonner l'exécution de McVeigh, cela alors que le FBI s'était refusé de remettre à la défense un dossier de 4000 pages qui, selon les avocats de McVeigh, contenait les preuves que leur client n'avait pas agi seul.

- Quand colin Powell affirmait qu'il n'y avait aucun lien entre Al-Qaïda et l'Irak Colin Powell, le 25 octobre 2001: «We cannot let Usama bin Laden pretend that he is doing it in the name of helping the Iraqi people or the Palestinian people. He doesn't care one whit about them. He has never given a dollar toward them.» (Nous ne pouvons pas laisser Oussama ben Laden prétendre qu'il fait cela [les attentats du 11 septembre] au nom du soutien des peuples irakiens et palestiniens. Il n'a que faire d'eux. Il ne leur a jamais donné un dollar.)

- Pseudo-preuves contre l'Irak: scandaleuses manipulations américano-britanniques Mercredi 5 février dernier, Colin Powell s'était définitivement discrédité devant le Conseil de Sécurité de l'ONU en présentant, en guise de preuves de la «culpabilité» de l'Irak, des photos satellite et des enregistrements sonores impossibles à authentifier, impossibles à situer ni dans le temps ni dans l'espace. Bref, les fameuses preuves américaines sur la poursuite des programmes d'armes de destruction massive par Bagdad s'étaient résumées à une série de spéculations et d'allégations lancées sur la base de rares documents par nature suspects. Au lendemain du show de Powell, l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) affirmait même que le secrétaire d'Etat américain avait, en fait, donné des preuves des programmes d'armement irakiens des années 1990, et non pas des éventuels développements récents. «Je crois que M. Powell a donné des preuves sur les armements et les programmes d'armement qu'avait l'Irak, mais quand je dis «avait», je crois que l'on parle des programmes des années 1990», a expliqué à l'AFP Jean-Pascal Zanders, expert au SIPRI.
C'est pourtant le poodle britannique, Tony Blair, qui décroche la palme de la propagande dans cette affaire. En effet, le dossier présenté par Londres dès lundi, sensé démontrer l'existence des programmes irakiens d'armes de destruction massive, n'était en fait qu'un plagiat d'une thèse rédigée en 1992 par un étudiant américain, et non le résultat des travaux des services secrets comme l'avait affirmé le gouvernement britannique. Glen Rangwala, qui enseigne la politique à l'université de Cambridge, a ainsi affirmé dès jeudi que les pages 6 à 16 du rapport anglais avaient été recopiées mot pour mot à partir de la thèse d'un de ses étudiants, Ibrahim al-Marashi. «Y compris les erreurs grammaticales et les fautes d'orthographe», a-t-il souligné. Naturellement, le rapport ne faisait aucune mention de l'auteur original. Vendredi 7, Downing Street a reconnu les faits, mais a assuré que les informations, vieilles de 12 ans, étaient... toujours valables.
Notons encore que lors de sa prestation devant le Conseil de sécurité de l'ONU, Colin Powell avait loué le rapport britannique «comme une belle étude ... qui décrit en détail les activités de dissimulation irakiennes»...
Vraiment, on touche le fond.

- Corruption généralisée pour la guerre, risque d'une nouvelle Grande Dépression 15/01/2003 Connu pour son franc-parler, Le ministre néo-zélandais du commerce, Jim Sutton, accuse les Etats-Unis de faire un lobbying qui s'apparente en fait à une corruption généralisée des pays qu'ils veulent rallier dans leur guerre contre l'Irak. Cette corruption pourrait déclencher un enchaînement d'événements jusqu'au protectionnisme et jusqu'à une dépression comme en 1929 (source: de defensa.org).

- Alertes terroristes bidons pour maintenir la pression?  06/01/2003 Selon des fuites aux FBI, la Maison-Blanche ferait pression sur les agences de renseignements pour qu'elles lancent des alertes terroristes afin de maintenir la pression sur les Américains et garantir au président Bush un taux de soutien élevé parmi la population.

- Scandale: les USA dérobent le seul exemplaire complet de la déclaration irakienne 10/12/2002 Les Etats-Unis ont obtenu le seul exemplaire complet de la déclaration de Bagdad sur ses armes de destruction massive et l'ont immédiatement fait transporter à Washington où il se trouvait lundi, selon des sources diplomatiques aux Nations unies. Le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher, a affirmé que les Etats-Unis avaient obtenu ce document unique parce qu'ils avaient... la capacité technique d'en faire des tirages rapides dans des conditions de sécurité strictes. On croit rêver. «Ce n'est pas exactement comme cela que je présenterais ce qui s'est passé», a commenté sous le couvert de l'anonymat un diplomate appartenant à un pays membre du Conseil de sécurité. «Il n'y a pas qu'eux qui savent se servir d'une photocopieuse», a raillé un autre diplomate. La France et la Russie «sont particulièrement outrées par ce tour de passe-passe», ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l'AFP. Les Irakiens ont dénoncé un racket inédit dans l'histoire des Nations Unies, accusant Washington de vouloir manipuler le document afin de trouver le prétexte au déclenchement de la guerre.
Seuls trois diplomates (un Américain, un Britannique et un Colombien) étaient présents dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de la Cocovinu pour se faire remettre le seul exemplaire complet de la déclaration de Bagdad sur ses armes de destruction massive, a-t-on appris de sources concordantes. L'ambassadeur colombien Alfonso Valdivieso, arguant de sa qualité de président du Conseil de sécurité, s'est fait remettre, vers minuit locale (lundi 05h00 GMT), par Hans Blix, le directeur exécutif de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection de l'Onu (Cocovinu), le document arrivé moins de trois heures auparavant à New York de Bagdad via Larnaca (Chypre) et Francfort. Le diplomate colombien, selon les mêmes sources, a ensuite remis le document au diplomate américain, le diplomate britannique étant présenté comme «le coordinateur du groupe des 5 membres permanents du Conseil de sécurité». Le document, un peu moins de 12'000 pages, a été ensuite immédiatement acheminé à Washington, les Etats-Unis étant censés en faire une copie à l'intention des 4 autres membres permanents du Conseil (Chine, France, Grande Bretagne et Russie).

-La Guerre, comme prévu! 5/12/2002 L'inénarrable porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleisher, jeudi aux journalistes: «Le président Bush a dit que l'Irak avait des armes de destruction massive, Tony Blair a dit que l'Irak avait des armes de destruction massive, Donald Rumsfeld a dit que l'Irak avait des armes de destruction massive, Richard Butler [ancien chef de l'Unscom qui avait donné un blanc-seing à Washington pour les frappes sur l'Irak en 1998 au mépris des Nations Unies] a dit qu'il en avait, les Nations unies ont dit qu'il en avait [qui, quand?], les experts ont dit qu'il en avait, l'Irak a dit qu'il n'en avait pas. C'est à vous de choisir qui vous voulez croire. La charge de la preuve repose clairement sur Saddam Hussein
A ce jour, ni Bush Jr., ni Blair, ni Rumsfeld, (ne parlons pas de Butler), ni les fameux experts n'ont apporté le moindre début de preuve de leurs allégations. En revanche, les preuves existent que la seconde guerre contre l'Irak est planifiée depuis longtemps par les faucons du cabinet Bush. Pour faire court, citons deux rapports: le Defense Policy Guidance (DPG) 1992, puis en 2000, Rebuilding America's Defences (>>article >>rapport). Un autre document daté de 2001, émanant de l'Institut Baker cette fois, sur les défis de la politique énergétique pour le 21e siècle, notait que l'Irak était un danger pour la stabilité des marchés pétroliers et préconisait, dans ses conclusions, une révision de la politique étasunienne, vis-à-vis de l'Irak, incluant les options militaires.

- Un groupe de barbouzes au seul service de Rumsfeld et Wolfowitz 28/10/2002 Où l'on apprend que le couple de super-faucons Rumsfeld-Wolfowitz (secrétaire et secrétaire-adjoint à la Défense) a constitué son propre service de renseignement, mis en place juste après le 11 septembre, sans doute avec la bénédiction de Cheney. Mais alors que tous les services de renseignement déjà existants au Département de la défense sont obligés de rendre compte au directeur de la CIA, le groupe mis en place par Rumsfeld-Wolfowitz ne rend compte qu'à ces deux hommes. Sa dernière mission en date, selon l'article du Guardian qui révèle l'affaire, est de trouver (fabriquer?) des liens entre Al-Qaïda et l'Irak pour justifier la guerre tant désirée.
Wellstone assassiné? Le World Socialist Web Site envisage un assassinat politique du sénateur démocrate adversaire de la guerre contre l'Irak... Alternet.org se pose aussi la question. Rappelons que Paul Wellstone, 58 ans, se situait à la gauche du parti démocrate et sa disparition pourrait influencer l'issue des élections législative du 5 novembre où la majorité du Sénat, actuellement détenue par les démocrates, dépend d'un seul siège. Anecdote intéressante, la famille du sénateur Paul Wellstone a refusé la présence du vice-président républicain, Dick Cheney, à une cérémonie du souvenir en l'honneur du défunt mardi soir.

- anthrax: L'auteur des lettres contaminées protégé 08/07/2002 Le World Socialist Wide Web commente un article du New York Times, dans lequel ont apprend que le FBI connaît l'auteur des lettres contaminées à l'anthrax mais ne l'arrête pas. Il faut dire qu'il s'agit d'un américain, ayant de fortes connections avec les milieux militaires et du renseignement...

9/11: Les manipulations de l'équipe Bush de plus en plus évidentes 09/2002 Les enquêtes au Congrès montrent de plus en plus d'indications convaincantes de manipulations, d'interventions et de dissimulations de l'administration GW autour de l'attaque du 11 septembre, selon une enquête du World Socialist Wide Web.

- Une tragédie suspecte   novembre-décembre 2001 Les attentats du 11 septembre n’en finissent plus d’apparaître comme un terrible mais simple prétexte à la guerre en Afghanistan, verrou de l’Asie Centrale et de ses fabuleux gisements, et à la guerre contre le terrorisme, érigée en politique étrangère américaine. Une guerre décidée de longue date et dont le casus belli se devait d'être indiscutable, définitif. Un casus belli désiré, attendu. Attendu jusqu'à quel point? De nombreux éléments tendent à accréditer la thèse selon laquelle une partie au moins des Services secrets américains «savait» ce qui allait se passer, mais a « laisser faire » sans s'attendre, peut-être, à un carnage d'une telle ampleur. Petit tour d'horizon de ce qui coince dans la version officielle.  >>Lire la suite

Propagande, censure

- «Burka CNN» pour tout le monde! 17/12/2002 Le Pentagone évoque la mise en place de moyens de désinformation vis-à-vis des Alliés, histoire de façonner les opinions publiques encore réticentes à la dictature planétaire étasunienne.

- Propaganda 28/10/2002 ABC, CBS, NBC, Fox et CNN aux ordres de Condolezza Rice.

- CENSURE episode 1 Depuis que Robert Jensen, enseignant à l'Université du Texas, à Austin, a fait savoir qu'il était opposé à la «guerre contre le terrorisme» telle que définie par Bush, son quotidien est rythmé par les insultes, les pressions et la censure (décembre 2001).


- Censure episode 2  CNN efface de son site web l'un de ses articles concernant la société israélienne Odigo, installée dans le World Trade Center, dont deux employés ont reçu des messages d'avertissement deux heures avant les impacts. Il est vrai que, côté censure, le président Bush avait donné le ton en interdisant à Powell, Rumsfeld, Ashcroft et les patrons du FBI et de la CIA de révéler certaines informations au membre du Congrès (lire la traduction ou voir document format gif) (septembre 2001).


- Censure episode 3 Les photos des prisonniers de Guantanamo effacées du site du département de la Défense américain (photo1 / photo2 / photo3).(index)

 

Reconstruction

- Aide américaine à coup d'OGM Les paysans afghans reçoivent des semences génétiquement modifiées au titre de l'aide américaine pour la reconstruction du pays (AFP du 26 janvier). Les paysans, selon Andrew Natsios, administrateur de l'agence américaine pour le développement international (USAID), sont «ravis de voir germer des récoltes promettant d'être 300% plus importantes que d'ordinaire» (janvier 2002). (index)