«Le pétrole est une chose trop
sérieuse pour qu'on la laisse aux Arabes.»
Henry Kissinger
«Ce
fut un choix très difficile»,
répondit la secrétaire d'Etat, Madeleine Albright, en 1996, lors d'un
programme télévisé national, quand on lui demanda ses réactions au meurtre
(du fait de l'embargo) d'un demi-million d'enfants irakiens en cinq ans, mais «nous
pensons que cela vaut la peine de payer ce prix».
source: Le monde
dipolmatique - Mai 1999, p. 4-5
A la fin juillet 1990, alors que les troupes irakiennes étaient déjà massées à la frontière du Koweït, Margaret Tutwiller, porte-parole du département d’Etat américain, ainsi que l’ambassadrice April Glaspie (dans un entretien avec Saddam Hussein le 25 de ce même mois) ou, encore, John Kelly, sous-secrétaire d’Etat chargé du Proche-Orient, ont fait des déclarations suggérant que «les Etats-Unis ne souhaitaient pas se mêler des disputes territoriales entre le Koweït et l’Irak » (Le Monde diplomatique, avril 1992)
De 1985 à 1990, le département américain du commerce aurait donné son feu vert à l’exportation de 1,5 milliard de dollars d’équipement, livré directement au ministère de la défense irakien, à la Commission de l’énergie atomique irakienne et au Saad 16, un centre de recherches sur les missiles balistiques. (Agence France-Presse, 9 février 1991)
En sept ans de travail l’Unscom a détruit plus d’armes de destruction massives irakiennes que pendant les semaines de bombardements intensifs de l’opération Tempête du désert. Durant le mois précédant les nouvelles frappes de décembre 1998, l’Unscom avait procédé à 300 inspections sans le moindre accroc.