sélection de brèves importantes

-L'entrepôt 1391 30/06/2003 Selon l'Associated Press, le Shin Bet (Sécurité intérieure israélienne) a reconnu avoir emprisonné des Palestiniens dans un centre de détention clandestin en violation avec la loi internationale. Israël refuse toujours de révéler la localisation de ce centre de détention et qui y est emprisonné, mais laisse entendre que des étrangers sont parmi les détenus. Le procureur de l'Etat a confirmé l'existence du centre de détention, connu sous le nom d'entrepôt 1391. Israël s'est toutefois contenté de réveler que le centre de détention est situé sur une base militaire secrète, soulignant qu'il ne pouvait donner plus d'informations à ce sujet sans menacer la sécurité nationale. Le Shin Bet affirme n'avoir utilisé le centre que durant une courte période au moment où Israël a pénétré la Cisjordanie en avril dernier. Un «manque de cellules libres» dans les prisons israéliennes a forcé le gouvernement à y enfermer des centaines de détenus palestiniens, a affirmé le procureur.

- Le pseudo démantèlement des colonies tourne à la farce 24/06/2003 Les colons juifs les plus militants semblent installer des implantations illégales plus vite que l'armée israélienne ne peut en détruire. Selon des pacifistes israéliens, neuf avant-postes ont été érigés en Cisjordanie pendant que Tsahal n'en démantelait que huit ces deux dernières semaines (A ce sujet, le bruit court que Sharon aurait fait installer de fausses colonies sauvages, constituées d'une à deux caravanes, pour faire croire à l'application de la feuille de route lors de leur démontage. Ce qui expliquerait que sur les huit pseudo-colonies démantelées récemment, une seule était habitée).
«C'est du grand spectacle», dénonce Dror Etkes du mouvement israélien anti-colonies La Paix Maintenant. «Il n'y a aucun démantèlement d'avant-postes. Chaque fois que l'un est démonté, le lendemain un autre est érigé.»

- Powell, verbatim 20/06/2003 En visite à Jérusalem, où il a tenu une conférence de presse conjointe avec Ariel Sharon vendredi, le secrétaire d'Etat étasunien Colin Powell a évidemment désigné le Hamas comme seul responsable des violences survenues après le pseudo-sommet d'Aqaba, et sommé le premier ministre palestinien, Mahmoud Abbas, de «mettre fin au terrorisme pour toujours». «Le Hamas a été l'ennemi de la paix, notamment lors des deux dernières semaines», a déclaré sans sourciller le chef de la diplomatie étasunienne.
Vérification faite, durant les deux semaines évoquées par Powell,
c'est à dire du vendredi 2 au vendredi 20,
le décompte des morts était le suivant:
27 Israéliens tués
49 Palestiniens tués
No comment.
Le bilan 2003 des victimes se décline comme suit:
Janvier
66 Palestiniens tués
30 Israéliens tués
février
79 Palestiniens tués
8 Israéliens tués
Mars
95 Palestiniens tués, dont 26 enfants
selon un rapport du ministère palestinien de la santé
23 Israéliens tués
Avril
66 Palestiniens tués
10 Israéliens tués
Mai
61 Palestiniens tués
14 Israéliens tués
Juin (jusqu'au 20)
54 Palestiniens tués
27 Israéliens
Sources: Bilan palestinien (>>2 ///  Bilan israélien,
avec les agences

- «Israël boycotte les droits de l'homme, boycottons Israël» 17/06/2003 Face à l'inertie des gouvernements occidentaux qui refusent de faire clairement pression sur l'Etat hébreu pour qu'il mette fin à 35 ans d'occupation des terres palestiniennes et de terrorisme d'Etat, l'arme citoyenne par excellence reste le boycott. Sous le mot d'ordre «Israël boycotte les droits de l'homme, boycottons Israël», une trentaine d'associations pro-palestiniennes et de gauche ont lancé hier en Suisse une campagne de boycott des produits israélien. «Cette action non violente durera tant que plusieurs conditions ne seront pas remplies: la création d'un Etat palestinien indépendant, le retrait de l'armée israélienne de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, ainsi que le démantèlement des colonies», a déclaré Mohammed Fayssal, représentant de l'association des Palestiniens de Suisse. «Depuis l'abolition de l'apartheid en Afrique du Sud, Israël est probablement l'unique Etat au monde où la discrimination et l'inégalité entre les habitants sont élevées au niveau d'une politique d'Etat, note Urs Diethelm, membre de l'Association Suisse-Palestine. La construction du grand mur est totalement illégale. On chasse des gens, on les prive d'eau et on entrave leur liberté de mouvement.» Et le journaliste israélien Shraga Elam de conclure: «De victime, Israël est devenu bourreau

- Exposition sur la Palestine censurée à Lille 12/06/2003 L'exposition «Palestine, d'un monde à l'autre» prévue dans le Grand Hall de l'Hôtel de Ville de Lille, dans le cadre du festival des Transphotographiques 2003, a été retirée le jour-même de son accrochage, le 12 mai dernier (>>voir les images interdites et leurs légendes censurées)

Sabra et Chatila: la belgique accepte une plainte contre un général israélien 10/06/2003 La justice belge a jugé recevable mardi une plainte pour crimes contre l'humanité visant le général israélien Amos Yaron pour son rôle présumé dans les massacres de  Sabra et Chatila (Liban) en 1982, au risque d'engendrer une nouvelle crise diplomatique entre la Belgique et Israël. Amos Yaron avait été mis en cause aux côtés de l'actuel premier ministre israélien Ariel Sharon dans une plainte déposée en juin 2001 par 23 rescapés de ces tueries, qui avaient fait un millier de morts selon le Comité international de la Croix-Rouge. Le général Yaron était responsable du secteur de Beyrouth à l'époque des faits, alors que M. Sharon était ministre de la Défense. Il est actuellement directeur général du ministère israélien de la Défense.

- Le récit d'une habitante de Gaza, témoin du terrorisme d'Etat israélien 09/06/2003 Extrait: «Les soldats sont venus, ont intimé l'ordre de sortir immédiatement sans rien prendre, ni l'argent, ni le lait pour les enfants, ni les papiers importants, ni les couvertures, ni... Tout cela dans la nuit. Tous sont sortis sans résistance pour assister de loin à l'anéantissement de leur bien. Ailleurs, les soldats s'en sont pris à un père de famille, sa gamine de 5 ans tout au plus s'est mise à pleurer et a couru vers son père. Le soldat a mis son arme sur sa tempe et lui a ordonné de lever les mains >>Texte intégral

- Akaba, première supercherie 04/06/2003 Dans ce énième «plan de paix», où l'on exige comme d'habitude d'abord des Palestiniens occupés depuis 35 ans de cesser toute violence, le général Sharon a réussi un autre tour de force en faisant croire que le démantèlement des colonies sauvages était une concession majeur d'Israël (rappelons que l'une des dernières colonies sauvages démantelées était, en fait, une caravane inhabitée), alors que le minimum auquel l'Etat hébreu devra se plier est ni plus ni moins que le démantèlement de toutes les colonies de Cisjordanie et de Gaza. Condition sine qua non à l'établissement d'un Etat palestinien viable, c'est à dire avec une certaine continuité territoriale.

- Du danger d'oser critiquer la politique du gouvernement israélien 20/05/2003 Est-il permis de critiquer Israël comme n'importe quel autre Etat? Directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), Pascal Boniface répond par la négative dans un livre... refusé par sept éditeur. Dans une interview accordée au quotidien suisse 24heures du 21 mai, il dénonce le terrorisme intellectuel dont il a été l'objet à cause de ses prises de position sur le conflit israélo-palestinien..
Extrait:
- Vous critiquez le soucis d'équilibre de la France dans le conflit israélo-palestinien. Mais n'est-ce pas précisément vers l'équilibre qu'il faut tendre dans la région?
Pascal Boniface -
Bien sûr qu'il vaut mieux avoir une position équilibrée. Mais en l'occurence, mettre sur le même plan l'occupant et l'occupé n'est pas une position équilibrée. On ne raisonne pas ainsi dans d'autres conflits. Au Kosovo par exemple, personne n'a jamais dit qu'il fallait mettre les Serbes et les Kosovars sur pied d'égalité. A mes yeux, au Proche-Orient, depuis le début de la nouvelle Intifada, les torts reposent essentiellement sur Israël, du fait de l'occupation.
- Vous même, en raison de vos prises de position, vous avez été la cible des ultras pro-israéliens. A tel point que vous parlez de terrorisme intellectuel. N'y allez-vous pas un peu fort?
P. B. -
Non. C'est bien de cela dont j'ai été la victime. On a exercé des pressions pour m'intimider et me faire peur. Ce n'est pas pour rien que ce livre a été refusé par sept éditeurs. Pour m'être exprimé sur le conflit du Proche-Orient et sur les liens entre politique étrangère et politique nationale, j'ai failli perdre mon livre. On m'a menacé directement à plusieurs reprises. Certains contacts professionnels ont été coupés. Des pressions ont été faites sur de nombreux organismes publics pour qu'ils cessent toute collaboration avec l'IRIS. J'avais deux chroniques dans des journaux de province: elles ont été arrêtées.
Est-il permis de critiquer Israël?

de Pascal Boniface
(Editions Robert Laffont, Paris, mai 2003)

- Après avoir abattu un pacifiste britannique, Tsahal tire sur ses parents 05/05/2003 Des soldats israéliens ont délibérément ouvert le feu samedi sur un convoi de véhicules diplomatiques britanniques ayant à leur bord les parents du jeune pacifiste Tom Hurndall, en état de mort clinique après avoir lui-même été abattu par l'armée d'occupation dans la bande de Gaza, le mois dernier, rapportait hier le quotidien The Independent. Anthony et Jocelyn Hurndall voyagaient à bord de l'une des deux Range Rovers blindées de l'ambassade britannique en Israël, en direction de la ville de Rafah (bande de Gaza) lorsqu'à un check-point, des soldats israéliens ont fait feu. Les balles sont passées juste au dessus du véhicule. L'armée israélienne avait pourtant été avertie, à trois reprises, par les autorités diplomatiques britanniques, du déplacement, y compris quelques minutes seulement avant l'arrivée au check-point, poursuit le journal.

- Gel de la... décolonisation 04/05/2003 Le ministre israélien de la Défense, le super-faucon Shaoul Mofaz, a décidé de suspendre le démantèlement d'une dizaine de points de colonisation sauvage, a annoncé dimanche la radio publique israélienne. Mofaz, qui avait prévu de démanteler une dizaine de points de colonisation, a toutefois décidé de les maintenir en place «en attendant que leur statut juridique soit clarifié», a indiqué la radio. Dans un acte essentiellement symbolique, l'armée israélienne avait démantelé il y a une semaine un point de colonisation sauvage près de Hébron (sud de la Cisjordanie). Il s'agissait... d'une caravane inhabitée.

- Exécutions et attentat pour une investiture.
Bain de sang pour une feuille de route.
22 Palestiniens et 3 Israéliens tués en 48 heures
30/04 et 1/05/2003 Quelques heures avant l'investiture du gouvernement d'Abou Mazen par le législatif palestinien, mardi, le gouvernement Sharon avait fait assassiner deux activistes palestiniens, à Gaza et Bethléem. Et quelques heures après cette investiture, les Brigades des Martyrs d'al-Aqsa et la branche armée du Hamas avait envoyé un kamikaze se faire sauter à Tel Aviv, à l'entrée d'un café proche de l'ambassade étasunienne, tuant trois personnes et faisant une cinquantaine de blessés.
Dès le lendemain mercredi, c'est un véritable bain de sang qui devait accompagné la publication, par le quartette (ONU-UE-Russie-USA), de la «feuille de route» censée aboutir à la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005. Cinq Palestiniens ont ainsi été tués mercredi par des tirs israéliens dans les Territoires, dont une bergère de 55 ans, Sobhiya Abou Atweh, tuée de trois balles tirées par des militaires affectés à la surveillance de la colonie juive de Netzarim alors qu'elle faisait paître ses moutons sur sa terre.
Douze Palestiniens, dont un bébé de deux ans et un jeune garçon de 13 ans, ont ensuite été tués par les troupes israéliennes lors d'une incursion de grande envergure lancée dans la nuit de mercredi à jeudi dans la ville de Gaza. Quarante personnes ont également été blessées. «Israël a lancé ses chars dans la bande de Gaza en guise de réponse à la feuille de route», plan de paix international remis mercredi et prévoyant la création d'un Etat palestinien d'ici 2005, a déclaré le négociateur palestinien, M. Erakat. Il a demandé à la communauté internationale de «mettre un terme» à cette incursion, qualifiée d'«agression» et de «massacre». Jeudi soir, un autre Palestinien était tué par des tirs de soldats israéliens après avoir tenté, de sources israéliennes, de s'infiltrer dans la colonie de Hermesh, dans le nord de la Cisjordanie.
La «feuille de route»
La «feuille de route» du Quartette comporte trois étapes.
PHASE I
L'Autorité palestinienne doit:
- Faire «une déclaration sans équivoque réitérant le droit d'Israël à exister en paix et en sécurité et appeler à un cessez-le-feu immédiat et sans condition».
- «Entreprendre des efforts visibles sur le terrain pour arrêter, démanteler et restreindre les individus et groupes» qui organisent et commettent des violences contre les Israéliens.
- Démanteler «les capacités et infrastructures terroristes».
- Mettre fin à toute incitation contre Israël.
- Placer tous les services de sécurité sous le contrôle du ministre de l'Intérieur.
- Convoquer des élections libres, ouvertes et équitables.
Israël doit:
- Faire une «déclaration sans équivoque proclamant son engagement en faveur du principe de deux Etats dont un Etat palestinien indépendant, viable et souverain (et) appeler à une fin immédiate des violences contre les Palestiniens en tous lieux».
- Geler toutes les constructions dans les implantations juives.
- Démanteler immédiatement les avant-postes illégaux des colonies construits depuis mars 2001.
- Cesser les démolitions d'habitations de militants palestiniens.
- Se retirer progressivement des zones autonomes palestiniennes réoccupées lors du conflit.
PHASE II (dès la fin 2003)
- Prise par Israël de mesures pour «renforcer au maximum la continuité territoriale» pour les Palestiniens.
- Ratification de la Constitution palestinienne.
- Conférence internationale pour lancer le processus conduisant à l'instauration d'un Etat palestinien aux frontières provisoires.
- Promotion par le Quartet de la reconnaissance internationale de l'Etat palestinien et de son statut de membre des Nations unies.
PHASE III (2004-2005)
- Une seconde conférence internationale doit finaliser une solution permanente pour un Etat palestinien en 2005, avec les questions des frontières, du statut de Jérusalem, des réfugiés et des implantations, et la paix entre Israël et les autres Etats arabes.

- Le problème des armes de destruction massive israéliennes La résolution 687 du Conseil de sécurité, adoptée au lendemain de la guerre du Golfe, en avril 1991, stipulait que le désarmement de l'Irak était le premier pas vers la création d'un Moyen-Orient «sans armes nucléaires (...) chimiques ou biologiques». Une animation de MSNBC nous donne un aperçu de l'ampleur du travail concernant le désarmement d'Israël, principal détenteur d'armes de destruction massive dans la région du Proche et Moyen-Orient. Une évaluation du Bulletin of atomic scientists (>>document pdf), note que l'Etat hébreu disposerait ainsi de quelque 200 ogives nucléaires. Estimation pratiquement identique du FAS.

- Israël condamné pour le «massacre» des Palestiniens 15/04/2003 Israël a été condamné mardi par la Commission des droits de l'homme de l'ONU pour «les massacres perpétrés par ses autorités militaires d'occupation» et «la pratique de liquidation ou d''exécutions extrajudiciaires» à l'encontre du peuple palestinien. Cette résolution co-parrainée par des pays arabes et musulmans, ainsi que par la Chine et Cuba, a été votée par 33 voix favorables, 15 abstentions et 5 votes contre, dont les Etats-Unis (les quatre autres sont l'Australie, le Canada, l'Allemagne et le Pérou). Une autre résolution, présentée par l'Union européenne, appelant l'Etat hébreu à démanteler à terme ses colonies de peuplement et à arrêter la construction d'une barrière de sécurité dans les territoires palestiniens, a été massivement adoptée par 50 pour, 2 abstentions (Australie, Costa Rica) et une voix contre... les Etats-Unis. Israël a été condamnée une troisième fois pour son occupation du Golan syrien par 33 voix, 21 abstentions et une voix contre...les Etats-Unis.
8000 palestiniens détenus
Quelque 25'000 Palestiniens ont été arrêtés par Israël depuis le début de l'Intifada, en septembre 2000, et en tout Israël détient 8'000 personnes, a indiqué mardi un responsable palestinien. »Israël a arrêté environ 25'000 Palestiniens depuis le début de l'Intifada, et 8'000 sont toujours détenus dans onze prisons», a indiqué à l'AFP le député Kadoura Farès, secrétaire du comité du Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) en charge du dossier des prisonniers. Entre 1000 et 1500 purgent des peines d'emprisonnement depuis plus de 20 ans, le vétéran étant un Palestinien détenu depuis 27 ans, a-t-il précisé. Selon lui, 1800 Palestiniens sont des prisonniers administratifs, c'est-à-dire maintenus sans jugement pour des périodes de six mois renouvelables.

- Colonisation de Jérusalem-Est au pas de charge 04/04/2003 Plusieurs familles juives ont commencé cette semaine à s'installer dans les 35 appartements d'un nouveau quartier de colonisation juive au coeur du quartier palestinien de Ras el-Amoud, à Jérusalem-est, alors que 16 autres appartements sont en cours de construction. Les travaux sont financés par un millionnaire juif américain, Irving Moskowitz, un bailleur de fond des groupes ultra nationalistes juifs. Le projet porte sur la construction de 133 logements sur un terrain de 1,5 hectare acquis par M. Moskowitz. L'objectif proclamé des promoteurs est de couper totalement la Cisjordanie du quartier de Ras el-Amoud (30'000 habitants) pour empêcher toute continuité territoriale palestinienne avec la partie orientale de Jérusalem, occupée et annexée par Israël depuis juin 1967, et dont les Palestiniens voudraient faire la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

- Histoire de masques à gaz 13/03/2003 Les médias israéliens ont révélé mercredi que des milliers de masques à gaz vendus par l'armée aux travailleurs immigrés étaient périmés et avaient été déclarés hors d'usage pour la population israélienne. Pour s'équiper de ces masques, les quelques 300'000 immigrés légaux et illégaux vivant en Israël doivent pourtant verser 200 shekels (40 dollars). En prévision d'une éventuelle attaque irakienne en cas de frappe américaine en Irak, les autorités ont distribué gratuitement des masques à gaz à la population israélienne et aux habitants palestiniens de Jérusalem-est annexée par Israël depuis juin 1967, ayant une carte de résidence israélienne. En revanche, les autorités ont décidé de ne pas distribuer de masques aux Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Cinq Palestiniens tués Cinq Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens, jeudi soir, lors de violents affrontements à Tammoun, près de Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, selon des sources sécuritaires palestiniennes et de l'armée israélienne.

- Sharon et Eitam s'allient, sans doute pour le pire 23/02/2003 Le Likoud du général Sharon a conclu dimanche un accord de coalition avec le Parti National Religieux (PNR), porte-voix des colons, dirigé par Effie Eitam, un fanatique religieux qui déclare ouvertement qu'«une solution régionale et territoriale au problème palestinien doit être trouvée dans le Sinaï égyptien et en Jordanie». Effie Eitam a déclaré à la radio militaire israélienne que l'accord conclu prévoit notamment que «les colonies [israéliennes dans les territoires palestiniens] seront agrandies pour répondre à la croissance naturelle de leur population». Le texte prévoit aussi que le programme gouvernemental ne devra mentionner ni la création d'un Etat palestinien ni le plan de paix du quartette (USA, Russie, UE, ONU), le PNR pouvant, de plus, indiquer dans un document annexé qu'il veut «lutter par tous les moyens légaux contre la création d'un Etat palestinien».
A la veille d'une attaque étasunienne sur l'Irak, c'est sans doute la confirmation d'une politique du pire qui pourrait bien aboutir, à terme, au nettoyage ethnique des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza dans le but de réaliser le fantasme sioniste d'Eretz Israel, Israël dans ses frontières bibliques.

- Sharon invite les Etats-Unis à attaquer l'Iran, la Libye et la Syrie 19/02/2003 Selon le Ha'aretz de mardi, le général Sharon a déclaré, à une délégation de congressistes étasuniens, que l'Iran, la Libye et la Syrie «sont des Etats irresponsables et qu'ils doivent être désarmés.» Ajoutant que «le modèle d'une attaque américaine réussie en Irak facilitera» ces opérations.
Projet de saisies de terre dénoncé
Le maire de Bethléem, Hanna Nasser, a accusé mardi Israël d'être sur le point de procéder à la saisie de terres proches de sa vile pour pouvoir construire une clôture de sécurité séparant le territoire israélien de la Cisjordanie. M. Nasser a précisé que 354 hectares devaient être saisis au nord de Bethléem et que cette opération prévoyait la destruction de 40 maisons et magasins, ainsi que d'une station-service.

- 20'000 Ethiopiens pour renforcer les colonies de Cisjordanie et Gaza? 16/02/2003 Le gouvernement israélien a donné son feu vert dimanche à l'immigration en Israël de quelque 20'000 Ethiopiens d'origine juive, a annoncé à l'AFP la porte-parole du ministère israélien de l'Intérieur. La décision du gouvernement porte sur l'immigration en Israël de 17'000 membres de la communauté des Falachmoras, des juifs éthiopiens convertis de force au christianisme, et celle de 3'000 autres Fallashas, éthiopiens d'origine juive, disséminés dans des villages de l'intérieur de l'Ethiopie, a-t-on ajouté. A la mi-janvier déjà, la Ligue arabe avait accusé Israël de se préparer à accueillir plus de 20'000 juifs d'Ethiopie pour les installer dans les colonies de la bande de Gaza et de Cisjordanie.

- La justice belge prête à juger sharon  pour crimes contre l'humanité! 12/02/2003 Considéré comme un tueur pathologique par les Palestiniens et, plus généralement, comme un criminel de guerre en exercice par de nombreux observateurs (>>1 / >>2 / >>3 / >>4 / >>5), le «Boucher de Beyrouth», comme l'appelle les Libanais depuis les 15'000 morts de l'invasion du Liban, en 1982, pourrait bien avoir un jour à répondre de ses crimes en Belgique. La justice belge a en effet rouvert la voie, hier mercredi, à la relance des poursuites contre Ariel Sharon. Elle ne lui a reconnu qu'une immunité temporaire liée à sa fonction de premier ministre. La Cour de cassation a ainsi annulé une décision de justice qui, en juin dernier, avait déclaré irrecevable une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre lui pour sa responsabilité présumée dans les massacres de Sabra et Chatila. Israël a rappelé son ambassadeur en Belgique pour consultation.
«C'est une grande victoire, non seulement pour les victimes des massacres de Sabra et Chatila, mais pour toutes les victimes de crimes graves qui ont mis leur espoir dans la loi belge de compétence universelle», a déclaré à l'AFP Reed Brody, un responsable de Human Rights Watch qui s'exprimait au téléphone depuis le siège de New York.
Sharon réclame des bombes sur l'Iran après l'Irak Dans une interview au Times, le général Sharon, «a man of peace» selon le bon mot du texan de Washington, demande à la Communauté internationale d'attaquer l'Iran dès que le conflit avec l'Irak sera terminé (lire ci-contre).

- Sharon: «Le Quartet n'est rien! (...) Un autre plan va marcher» 19/01/2003  Interrogé ce week-end par l'hebdomadaire américain Newsweek, au sujet du plan élaboré par le Quartet (Etats-Unis-UE-Russie-ONU), et qui prévoit la création d'un Etat palestinien d'ici à 2005, le général Sharon a répondu: «Oh, le Quartet n'est rien! Il ne faut pas le prendre au sérieux! Il y a un autre plan qui va marcher.» (>>L'ombre du pire?) Le conseiller du premier ministre israélien, Raanan Gissin, a volé dimanche au secours d'Ariel Sharon en affirmant que «ce qui a été publié n'est pas la réponse originale et complète du premier ministre. Les mots ont été complètement sortis de leur contexte. Il a voulu dire que le plan ne pourrait pas être appliqué, et pas que le Quartet n'est rien.» Gissin a ajouté qu'Ariel Sharon estimait toutefois que la «feuille de route» élaborée par le Quartet n'était pas réaliste et qu'elle ne pourrait pas être mise en oeuvre. La version définitive du plan du Quartet doit être soumise aux différentes parties le 22 février, près d'un mois après les élections législatives du 28 janvier en Israël, que devrait remporter Ariel Sharon.
Israël veut allonger son mur de la honte Une équipe du ministère israélien de la Défense a procédé dimanche à des repérages sur le terrain pour un projet d'une clôture de sécurité dans le secteur des monts Gilboa (nord), limitrophe de la Cisjordanie, a rapporté la radio publique. L'idée est d'ériger cet ouvrage défensif sur une longueur de 45 km entre la la localité arabe israélienne de Kfar Salem, au nord-ouest, et la ville de Beit Shéan, au nord-est, a indiqué la radio. Les travaux devraient débuter d'ici deux mois et être achevés d'ici la fin de l'année. Ce nouveau projet viendra s'ajouter à celui, lancé en juin 2002 par le gouvernement, de construire une clôture de sécurité de 350 kilomètres le long de la ligne de démarcation qui sépare Israël de la Cisjordanie, pour prévenir les attaques palestiniennes.

- Sharon tente d'impliquer la Syrie et la Libye dans la fausse crise irakienne 26/12/2002 Ariel Sharon a affirmé mardi soir disposer d'informations selon lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non conventionnelles en Syrie. «Il y a des informations que nous vérifions. Mais nous sommes sûrs que l'Irak a récemment transféré des armes chimique ou biologiques en Syrie», a affirmé M. Sharon à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. Dans la foulée, Sharon a aussi affirmé sans sourciller que «des experts et des savants irakiens travaillent dans l'industrie nucléaire en Libye».
Lancées sans l'ombre d'un début de preuve (tiens, ça nous rappelle quelque-chose), les accusations de Sharon ont au moins le mérite de nous éclairer sur ses intentions en cas d'attaque étasunienne sur l'Irak. L'intention prêtée aux Étasuniens de vouloir remodeler tout le Moyen-Orient (>>1 / >>2 / >>3) comporte peut-être un volet Proche-Orient (>> L'ombre du pire) confié à Sharon. Le pas de deux opéré depuis deux ans entre Tel-Aviv et Washington plaide en ce sens .
Du tac au tac Les accusations de Sharon, selon lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non conventionnelles en Syrie, visent à détourner l'attention de l'arsenal nucléaire israélien, a affirmé fort justement jeudi un haut responsable de la Ligue arabe. M. Sharon tente, par ces «fausses allégations», «de créer la confusion parce qu'une fois le désarmement de l'Irak achevé, c'est Israël qui sera dans la ligne de mire», a déclaré à la presse le vice-secrétaire général de la Ligue, Ahmed Ben Helli. La résolution 687 du Conseil de sécurité, adoptée au lendemain de la guerre du Golfe, en 1991, «stipulait que le désarmement de l'Irak est le premier pas vers la création d'un Moyen-Orient sans armes de destruction massive», a-t-il rappelé, soulignant qu'«Israël est le seul Etat (dans la région) à avoir de telles armes». Israël «dispose de plus de 200 têtes nucléaires et il refuse de mettre ses installations nucléaires sous surveillance internationale», a-t-il ajouté.

- Votes achetés pour les primaires du Likoud Selon News Telegraph, le parti de Sharon est mouillé dans un scandale de votes achetés pour influencer le résultats des primaires. Deux membres du comité central du parti ont été arrêtés par l'office des fraudes israéliens la nuit passée.
Amnesty réclame la libération des objecteurs de consciences israéliens
Amnesty International a dénoncé mercredi la détention des appelés ou réservistes de l'armée israélienne qui refusent de servir dans les territoires palestiniens pour ne pas participer à des violations des droits de l'Homme. Dans une lettre adressée au ministre israélien de la Défense Shaoul Mofaz, l'organisation de défense des droits de l'Homme demande la libération «immédiate et inconditionnelle» de ces «prisonniers de conscience». Des membres de l'armée israélienne «qui commettent de graves violations des droits de l'Homme et des crimes de guerre, notamment en tuant des enfants ou d'autres civils sans armes, en tirant et en bombardant de façon irresponsable des zones résidentielles densément peuplées, ou en faisant sauter des maisons tout en laissant mourir les gens sous les décombres, ne sont pas traduits en justice et tenus responsables de leurs actes», s'indigne Amnesty. Selon l'organisation, environ 180 objecteurs de conscience ont été emprisonnés en Israël depuis 26 mois. Curieux: Un site internet dédié aux soldats et officiers israéliens refusant de servir dans les territoires palestiniens était jusqu'à récemment accessible à l'adresse: http://www.seruv.org/. Aujourd'hui, en tapant cette adresse, vous arrivez sur un tout autre site israélien, spécialisé dans l'Internet.

«Israël, pays moral du Proche-Orient» En visite à Berlin, le président israélien, Moshé Katsav, a mis en garde contre la mise sur «le même plan» du «terrorisme palestinien» et de la riposte «défensive» d'Israël. Bien que «tout bébé palestinien tète avec le lait de sa mère la haine d'Israël», Israël reste attaché à la nécessité de travailler pour la paix: «Nous sommes le pays moral du Proche-Orient». Détails gênants tout de même: 85% des 2000 Palestiniens tués depuis le début de la deuxième Intifada étaient des civils, et 120 d'entres-eux étaient des gosses de moins de 12 ans.
Al-Qaïda en Israël et au Liban: un montage?  6-8/12/2002  L'Autorité palestinienne a accusé samedi des agents israéliens se faisant passer pour des membres d'Al-Qaïda d'avoir recruté des Palestiniens de Gaza. «Au cours des neuf derniers mois, nous avons enquêté sur huit cas dans lesquels des agents israéliens, se présentant comme des membres d'Al-Qaïda, ont recruté des Palestiniens dans la bande de Gaza», a déclaré le chef de la sécurité préventive à Gaza, Rachid Abou Chbak, lors d'une conférence de presse. Ces révélations sont intervenues deux jours après que le général Sharon eut affirmé détenir «des informations selon lesquelles quelques membres d'Al-Qaïda se trouvent dans la bande de Gaza et d'autres sont au Liban où ils sont en étroite collaboration avec le Hezbollah». Le président libanais, Emile Lahoud, a qualifié quant à lui de «nulles et non avenues» les «allégations» d'Israël sur une présence au Liban de membres du réseau Al-Qaïda, et jugé que ces propos dévoilent des «intentions agressives» d'Israël à l'égard du Liban. Quant au Hezbollah, il a déclaré dans un communiqué que «Les allégations de Sharon, souvent répétées par des responsables israéliens, font partie d'un plan exécuté par les services de sécurité d'Israël depuis les attentats du 11 septembre (2001), pour aller de pair avec l'offensive américaine contre les Arabes et les musulmans.»

Al-Qaïda? Dans une interview publiée au lendemain de l'attentat de Mombasa, Saïda Bédar, chargée de recherche au CIRPES, nous dit: «A ce jour, il est difficile de faire le bilan de ce qui reste d'Al-Qaida, ni même de ce qu'il a pu vraiment représenter. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'agit d'un acteur ubiquitaire qui a pour effet (paradoxal) d'unir la coalition de la guerre globale au terrorisme et qui permet une emprise sécuritaire sans précédent des Etats-Unis (FBI et militaires) dans certains Etats (Afghanistan, Indonésie, Yémen).» Et de conclure: «Il est évident que nous avons affaire à une campagne de terreur, mais il est impossible de déterminer avec exactitude par qui elle est orchestrée.» (>>Lire interview).

- Commando israélien en Irak 17/11/2002 Selon American Free Press (), un commando israélien serait en opération en Irak et sa mission pourrait consister à déclencher la guerre. Une information déjà diffusée, fin septembre, par le Jerusalem Post, qui attribuait toutefois au commando une mission de repérage des sites de lancement de missile.

- Offensive israélienne contre la CPI 10/11/2002 Israël a proposé dimanche d'accueillir en janvier prochain une rencontre de juristes de différents pays opposés aux prérogatives  actuelles de la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, a-t-on appris de source officielle. Le gouvernement israélien a adopté une initiative en ce sens lancée par le nouveau chef de la diplomatie, Benjamin Netanyahou, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères. Le ministre a proposé notamment à des juristes des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine de participer à cette rencontre, ces trois pays «considérant qu'il faut réduire les prérogatives du CPI», chargée de juger les crimes de guerre et contre l'humanité.

- Amnesty accuse Israël de «crimes de guerre» 04/11/2002 Amnesty International a accusé hier l'armée israélienne d'avoir commis des crimes de guerre lors d'opérations menées au printemps à Naplouse et à Jénine dans la nord de la Cisjordanie. Dans un rapport intitulé «Un rempart contre une enquête: les violations de l'armée israélienne à Jénine et Naplouse», Amnesty International appelle Israël et la communauté internationale à enquêter pour identifier les responsables de ces «crimes de guerre», quelle que soit leur fonction. L'organisation affirme qu'entre avril et juin, lors de son opération «Rempart», l'armée israélienne a tué des civils, torturé des prisonniers, utilisé des civils comme boucliers humains, détruit des maisons et empêché l'acheminement d'aide humanitaire et médicale aux Palestiniens. «Amnesty International croit que certains actes de l'armée israélienne décrits dans le rapport relèvent de graves violations de la Quatrième Convention de Genève et constituent des crimes de guerre», indique le document. Amnesty demande «une enquête complète, transparente et impartiale concernant ces allégations de violation des droits de l'Homme et humanitaire».

- Etude sensible censurée Dans The Guardian du 25 novembre 2001 (repérage tardif...), une curieuse histoire de censure au sujet d'un article traitant d'une étude scientifique tendant à démontrer qu'au Proche-Orient, Juifs et Palestiniens sont pour ainsi dire un même peuple. (L'étude en question peut être consultée à cette adresse, au format pdf (840ko). Téléchargement assez lent).

- Le Congrès US reconnaît Jérusalem comme capitale d'Israël 02/10/2002 La décision, lundi, du Congrès américain de considérer Jérusalem comme la capitale d'Israël a déclenché un tollé dans les pays arabo-musulman qui l'estiment, à juste titre, contraire aux résolutions de l'ONU. Le président palestinien, Yasser Arafat, a qualifié cette décision de «désastre». Le Fatah a mis en garde contre «ses retombées dangereuses»; le mouvement islamiste Hamas l'a qualifiée d'«agression directe contre les droits du peuple palestinien» et le Jihad islamique a appelé «gouvernements et peuples à s'opposer à ce nouveau complot avec tous les moyens disponibles».
Techniquement, la décision a été votée dans le cadre de la loi sur le budget du département d'Etat, pour l'année fiscale 2003, qui comportait une disposition reconnaissant Jérusalem comme capitale de l'Etat juif. La Maison-Blanche avait annoncé lundi que M. Bush avait signé le texte bien que la communauté internationale n'ait jamais reconnu l'annexion de Jérusalem-est par Israël, en 1967, et considère toujours Tel-Aviv comme la capitale de l'Etat hébreu.
Cette provocation du «médiateur américain», qui intervient précisément au moment où de plus en plus de Palestiniens se disaient favorables à une «Intifada pacifique», résonne comme une véritable incitation l'escalade. Elle dit aussi à quel point l'unité de vue est totale entre Tel-Aviv et Washington, et notamment sur la «question palestinienne». De son côté, le groupe de pression pro-israélien au Congrès, l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee -- le lobby non américain le plus puissant des Etats-Unis et qui soutient financièrement nombre de sénateurs américains --) a applaudi à la promulgation de la loi. Sur son site internet, l'AIPAC estime que la signature de la loi par le président Bush constituait «une reconnaissance plus large de Jérusalem comme capitale d'Israël». La loi, souligne AIPAC, constitue «un engagement du Congrès pour déplacer l'ambassade américaine à Jérusalem» ainsi qu'une «obligation que la mention Jérusalem, capitale d'Israël, figure sur des documents du gouvernement américain».

- Des chrétiens fondamentalistes suisses font pression sur le gouvernement en faveur d'Israël 26/09/2002 En Suisse comme aux États-Unis, des courants protestants fondamentalistes se mobilisent en faveur d'Israël (24heures)

- L'Alliance éternelle pour la guerre perpétuelle 11/09/2002 (brève remaniée) Les commémorations du 11 septembre auront été l'occasion, pour le couple américano-israélien, de réaffirmer l'Alliance éternelle qui unit les deux pays dans leur pseudo lutte contre le terrorisme: même vision du monde, même objectifs de guerre.
En préambule, une perle du général Sharon:
Sharon: «Nous, en Israël, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siècle» 11/09/2002 «Le président américain George W. Bush mène la lutte contre le mal et le terrorisme pour préserver les valeurs démocratiques. Nous, en Israël, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siècle», a déclaré le premier ministre israélien lors des commémorations du 11 septembre. Pour un état créé en 1948 et qui occupe illégalement depuis 35 ans des territoires palestiniens soumis à la violence, l'oppression et l'apartheid, il fallait oser...
A bas la pensée unique Puis c'est le couplet sur l'axe du Mal, version Sharon, avec, en préambule, une vibrante déclaration d'allégeance: «Nous sommes aux côtés des Américains. Nous n'oublierons pas. C'est notre devoir historique, c'est notre devoir pour la vie et pour les générations futures» (...) «Tout le monde éclairé comprend qu'il n'y a pas de bon et de mauvais terrorisme, et que le terrorisme de Ben Laden, du Hamas, du Tanzim (organisations palestiniennes), du Hezbollah (chiite libanais), de Saddam Hussein et de l'Iran, tous font partie du même axe du Mal qui menace la paix et la stabilité du monde.» Dans la foulée, le premier ministre a alors accusé l'Iran, l'Irak et la Libye de soutenir le terrorisme et de vouloir se doter de l'arme nucléaire, reprenant ainsi à son compte la réthorique guerrière de W. Bush dans son discours sur l'Etat de l'Union de janvier 2002.
En écho, Bush Jr. a évidemment renouvelé quant à lui, à Washington, sa promesse de gagner à tout prix, et surtout celui du sang irakien, sa guerre contre le terrorisme:  «Nous renouvelons notre engagement de gagner la guerre qui a commencé ici», a notamment déclaré le président étasunien, ajoutant que les attentats perpétrés avaient déclenché «la première grande lutte du nouveau siècle». Et que bien sûr malgré les progrès réalisés dans la lutte contre Al-Qaïda, «beaucoup de choses restent à faire».
A noter que la notion de «première grande lutte du nouveau siècle» avait déjà été développée récemment par... Ehud Barak, l'ancien premier ministre israélien, en juillet dernier: «Le premier chapitre de la guerre, l'Afghanistan, s'achève. L'étape suivante, c'est l'Irak, et ensuite l'Iran. Nous devons gagner la première guerre mondiale du XXIe siècle. Ce ne sera pas une simple guerre. Ce sera un marathon.» (AFP, Sofia, 11 juillet 2002). Dans l'ordre nous avons donc Sharon qui plagie Bush et Bush qui plagie Barak. On tourne un peu en rond, non?

- «Enormes quantités d'armes» US acheminées en Israël 09/09/2002 Israël a autorisé les États-Unis à entreposer dans les bases de son armée d'énormes quantités de matériel militaire, d'armes et de munitions en prévision d'une éventuelle offensive contre l'Irak, a indiqué dimanche le quotidien Maariv. Selon le journal, qui fait état d'un document qui lui est parvenu, le ministre de la Défense Binyamin Ben Eliezer a donné son feu vert aux premières livraisons de ce matériel dans les prochains jours. Maariv affirme aussi qu'un officier supérieur amméricain a confirmé sous couvert de l'anonymat ces informations, précisant que les livraisons s'inscrivaient dans le cadre de la coopération stratégique entre Israël et les Etats-Unis. En vertu de cette coopération, a-t-il précisé, Israël met ses bases militaires à la disposition des Etats-Unis, auxquels il fournit aussi une assistance logistique et des renseignements. Maariv ajoute encore que «des dizaines d'officiers et fonctionnaires américains se trouvent actuellement dans des bases de l'armée israélienne pour vérifier les entrepôts de munitions et d'armements». Selon un de ces officiers cité par le journal, «les quantités d'armes qui ont déjà été livrées ou doivent encore parvenir en Israël sont énormes, car Israël est le seul pays auquel nous fassions confiance».

- Images de la Palestine en 1910 Souvenirs d'une

- Sharon, première impasse pour la CPI 24-25/07/2002 (brève remaniée) Le bombardement lundi à Gaza, qui a fait 15 morts dont 9 enfants,  est un «crime de guerre» qui tombe sous le coup de la Cour pénale internationale (CPI), a déclaré le représentant de la Palestine, Nasser al-Kidwa, mercredi soir devant le Conseil de sécurité de l'ONU convoqué en urgence. «Cet acte tombe définitivement sous la juridiction de la Cour et donc des mesures pour que ses responsables puissent être présentés à la justice doivent être prises», a dit le diplomate palestinien, selon l'AFP. Aucun orateur n'a repris la demande palestinienne de saisir la Cour pénale internationale de l'action israélienne. «Si politiquement cette demande ne manque pas de mérites, ses fondements juridiques sont peut-être plus fragiles», a commenté un diplomate. L'argument consiste à dire que seul un État peut saisir la CPI, qualité non reconnue à l'Autorité palestinienne, même si l'État de Palestine a été reconnu par 94 Etats, dont l'Autriche et le Vatican, après sa proclamation par la réunion du Conseil National Palestinien (CNP) d'Alger de novembre 1988. Autre problème, la juridiction de la CPI ne s'exerce que sur les pays qui ont ratifié le Traité de Rome (1998) qui a créé la Cour, et, si Israël a bien signé ce Traité, elle ne l'a pas ratifié. Cela dit, la Cour a toutefois juridiction sur des affaires qui impliquent des États qui n'ont pas ratifié le Traité, mais seulement si elle est saisie par... le Conseil de sécurité. Et au final, qui dit Conseil de sécurité dit, en dernier ressort, veto américain en tout ce qui touche à Israël. Fin de l'épisode.

- Business is Business 21/07/2002 Neuf soldats et officiers de Tsahal ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d'avoir vendu des munitions (60'000 balles) à des Palestiniens membres de groupes armés du Fatah, l'organisation de Yasser Arafat. Deux chefs de ce réseau habitent dans la colonie d'Adoura (Cisjordanie) où, il y a à peine trois mois, un commando palestinien a tué quatre Israéliens, dont une petite fille.

- Effort britannique pour la paix 19/07/2002 L'an passé selon The Guardian, la Grande-Bretagne a doublé ses ventes d'armes à Israël, selon un rapport publié vendredi 19 juillet 2002. (voir aussi dossier du Guardian sur les ventes d'armes).

- Un rapport d'information du Sénat français, d'après une mission effectuée juste avant le déclenchement de l'opération «Mur de protection», souligne l'ambiguïté de l'engagement américain et préconise le déploiement, sur le terrain, d'une présence internationale d'observation, d'interposition ou de sécurisation. 

- «La vision d'Ariel Sharon: Maximal Killing» 16/07/2002 Petit retour en arrière sur les hauts faits de guerre du général Ariel Sharon, du massacre de villageois palestiniens à Qibya, en 1953 (70 morts), aux 15'000 morts de l'invasion du Liban et du siège de Beyrouth (publié le 12). Avec Naplouse, Jénine ou Ramallah cette année, les historiens n'ont pas fini d'empiler les cadavres dans la biographie de celui que Bush Jr. appelle «a man of peace». Un autre «décompte» sanglant du Monde Diplomatique (novembre 2001).

- «L'entreprise sioniste» 10/07/2002 Le cabinet israélien entend reconsidérer un projet de loi, approuvé dimanche, restreignant dans certains cas la vente de terres domaniales aux juifs, a indiqué hier le secrétaire du gouvernement selon l'AFP. «Le gouvernement veut examiner la nécessité de légiférer à ce sujet, a affirmé Guidon Saar à la radio publique israélienne. Nous voulons entendre l'avis d'un forum de professionnels, et le gouvernement décidera ensuite de la marche à suivre pour assurer au mieux la poursuite de l'entreprise sioniste.»

- «Crimes de guerre» à naplouse, pillage à Bethléem  10/07/2002 La première enquête d'ONG internationales menée à Naplouse parle d'infractions «qualifiables de crimes de guerre». En encadré, la traduction d'un communiqué de presse de la Direction du Centre de la paix de Bethléem qui en dit long sur le comportement des soldats de Tsahal en opération. 

-  34 nouvelles colonies ont été construites dans les territoires palestiniens depuis qu'Ariel Sharon a été élu premier ministre, selon The Independent.co.uk (anglais, 20 mars 2002). Jeudi 4 avril, alors que l'offensive israélienne se poursuivait tout azimuts, le médiateur américain, par la voix de George Bush, accusait Arafat d'être non seulement «le responsable» de la détérioration de la situation au Proche-Orient, mais d'avoir «trahi les espoirs du peuple qu'il est censé dirigé». Selon l'AFP, Bush paraissait déjà envisager son remplacement [du président Arafat] en évoquant une direction palestinienne «responsable».

- Réseau d'espionnage israélien démantelé aux Etats-Unis Dans son édition du 14 mars 2002 (NO 435), Intelligence Online (IOL), revue spécialisée dans le Renseignement, affirme avoir obtenu la copie d'un rapport classifié lui permettant d'affirmer qu'un important réseau de renseignement israélien venait d'être découvert aux Etats-Unis. Près de 120 ressortissants de l'Etat hébreu ont été expulsés ou arrêtés dans le cadre de cette enquête, débutée un an auparavant. En décembre 2001, la chaîne américaine Fox News, qui avait révélé l'affaire, avait curieusement «effacé» son reportage de son site internet. (Jusqu'au début mars, en cliquant sur l'ancienne adresse internet du reportage, vous obteniez un message ironique de Fox News, daté du 21 décembre 2001: «This story no longer exists». (Cette histoire n'existe PLUS!) Dans ce reportage, Fox News évoquait l'éventualité d'un réseau clandestin israélien surveillant les futurs auteurs de l'attentat du 11 septembre. Dans son numéro du 28 février 2002 (NO 424), IOL rapporte à ce sujet que «les domiciles des agents israéliens, mentionnés dans le rapport, sont effectivement très proches des ex-domiciles connus des terroristes». L'article du Monde sur le sujet. Le recueil d'articles de Michaël Rivero. Lire aussi le dossier de Antiwar.com.