brèves 2003 3/3 (mars, février, janvier)
   
MArs 2003

- Numéro de duettistes israélo-étasunien pour un embrasement régional 31/03/2003 Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a adressé dimanche soir une nouvelle mise en garde à la Syrie et à l'Iran. «La Syrie peut continuer à soutenir directement les groupes terroristes et le régime à l'agonie de Saddam Hussein, ou elle peut s'engager sur une voie différente et plus porteuse d'espoir», a indiqué Powell lors d'un discours prononcé devant le Comité des affaires publiques israélo-étasunien (AIPAC), un influent groupe de pression pro-israélien auprès du Congrès américain. La Syrie est désormais confrontée à un choix crucial. Quel que soit son choix, elle en portera l'entière responsabilité et en supportera les conséquences». Lors de ce discours, Colin Powell a également lancé un avertissement à l'Iran, estimant qu'il était «désormais temps que la communauté internationale insiste pour que l'Iran cesse son soutien aux terroristes, notamment aux groupes violemment opposés à Israël et au processus de paix au Proche-Orient. (...) Téhéran doit mettre un terme à ses efforts en vue d'acquérir des armes de destruction massive et des moyens de les utiliser.» Vendredi passé, le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld avait déjà averti Damas et Téhéran, les menaçant de les «tenir pour responsables» en cas d'entrave aux opérations militaires contre l'Irak. Rumsfeld accusait Damas de fournir des équipements militaires à l'Irak.
Selon de nombreux observateurs et analystes, l'Irak n'est que la première étape du plan de remodelage complet du Moyen-Orient que suivent les fous de guerre étasuniens  (>>1 / >>2 / >>3).
La partition israélienne L'Irak a peut-être transféré en Syrie des missiles et des armes de destruction massive, a affirmé lundi un haut responsable du renseignement militaire israélien, le général Yossi Kuperwasser, cité par la radio publique israélienne. Le général Kuperwasser, chef du département recherche du renseignement militaire, a tenu ces propos devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset (parlement), a indiqué la radio.
Rappelons que, depuis des mois, le gouvernement israélien fait le forcing pour que la Syrie, l'Iran et la Lybie soit inscrits au tableau de chasse étasunien. Ainsi, selon le Ha'aretz du mardi 18 février 2003, le général Sharon a déclaré, à une délégation de congressistes étasuniens, que l'Iran, la Libye et la Syrie «sont des Etats irresponsables et qu'ils doivent être désarmés.» Ajoutant que «le modèle d'une attaque américaine réussie en Irak facilitera» ces opérations.
Le dimanchje 19 janvier 2003, le chef de la diplomatie israélienne Benjamin Netanyahou avait, quant à lui, affirmé, sur la chaîne de télévision américaine CNN, qu'il ne faisait «aucun doute» que l'Irak a transféré des armes interdites en Syrie. Interrogé sur les informations recueillies par Israël sur la nature exacte de ces armes, M. Netanyahu a répondu: «Il n y a aucun doute que l'Irak a transféré des armes en Syrie». Selon lui, «il s'agit d'armements que l'Irak a jugés suffisamment importants pour les transférer en Syrie, soit parce qu'il ne veut pas qu'ils soient découverts (ndlr: par les inspecteurs de l'Onu sur le désarmement), soit parce qu'il veut les garder en réserve». Le général Sharon y était allé du même refrain le 24 décembre 2002, affirmant disposer d'informations selon lesquelles l'Irak a transféré récemment des armes non conventionnelles en Syrie. «Il y a des informations que nous vérifions. Mais nous sommes sûrs que l'Irak a récemment transféré des armes chimique ou biologiques en Syrie», avait affirmé M. Sharon à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. Dans la foulée, Sharon avait aussi affirmé sans sourciller que «des experts et des savants irakiens travaillent dans l'industrie nucléaire en Libye». Enfin, dans une interview du 5 novembre 2002, dans le Times, le général Sharon, «a man of peace» selon le bon mot du texan de Washington, demandait déjà à la communauté internationale d'attaquer l'Iran dès que le conflit avec l'Irak serait terminé.
Désinformation britannique
Le secrétaire d'Etat aux armées Adam Ingram a tenté lundi de qualifier d'«armes chimiques» des équipements de protection découverts samedi dans un bâtiment occupé par des militaires irakiens à Nassiriyah (350 km au sud-est de Bagdad). Interrogé sur cette découverte par une députée au cours d'une séance de questions à la Chambre des Communes, M. Ingram a déclaré: «Bien sûr, nous avons découvert des stocks d'armes chimiques et d'autres aspects liés aux menaces nucléaires, biologiques et chimiques». Copieusement hué, le secrétaire d'Etat a été contraint de rectifier en ajoutant: «Ok, ok, simplement des menaces chimiques et biologiques liées à ces combinaisons».
Les bouchers du ciel en action Les forces étasuniennes ont mené un millier de sorties aériennes sur l'Irak dimanche, a déclaré lundi le général Stanley McChrystal durant une conférence de presse au Pentagone. Le général a précisé que depuis le début de l'agression de l'Irak, les Etasuniens ont «tiré plus de 700 missiles de croisière Tomahawk et largué plus de 8'000 bombes à guidage de précision». Au vu de ces chiffres effarants, on ose à peine imaginer le nombre de tonnes de bombes conventionnelles ou de munitions à l'uranium appauvri qui ont été déversées sur ce pays.
Carnages Dans la nuit du 29 au 30 mars, la ferme des Ismaïl, dans le lieu-dit d'al-Janabiyeh, au sud-est de Bagdad, a été prise pour cible par deux missiles intelligents. Bilan: 20 morts dont onze enfants, sept femmes et deux hommes, alors que 10 personnes blessées ont été transférées à l'hôpital. Lundi soir près de Najaf, les GI ont abattu 7 femmes et un enfant irakiens circulant à bord d'un bus «qui a refusé de s'arrêter à un barrage.»

- Rumsfeld provoque la Syrie et l'Iran. Pour embraser la région? 30/03/2003 Selon de nombreux observateurs et analystes, l'Irak n'est que la première étape du plan de remodelage complet du Moyen-Orient que suivent les fous de guerre étasuniens (>>1 / >>2 / >>3). Désignant ses futurs cibles, le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, a donc accusé vendredi les Syriens de laisser transiter du matériel militaire vers leur voisin irakien, et adressé une véritable menace à Damas. «Ces livraisons représentent une menace directe pour la vie des soldats de la coalition (...). Nous considérons ces mouvements comme des actes hostiles et nous en tiendrons le gouvernement syrien pour responsable.» Les allégations de Rumsfeld ont été démenties et par Damas, et par Bagdad le jour même. Concernant l'Iran, le chef du Pentagone a accusé des rebelles irakiens, membres de l'aile militaire du Conseil suprême de la révolution islamique, qui est «entraînée, équipée et commandée par les gardiens de la révolution» en Iran, de vouloir opérer à l'intérieur de l'Irak. «Nous considérerons que cette activité à l'intérieur de l'Irak ne nous aide pas. Dans la mesure où ils entravent les activités du général (Tommy) Franks (qui commande les opérations contre l'Irak), ils seront considérés comme des combattants», a déclaré M. Rumsfeld.
A noter que, depuis des mois, le général Sharon appelle de tous ses vœux l'extension de l'agression étasunienne à la Syrie, l'Iran et la Lybie. Ainsi, selon le Ha'aretz de mardi 18 février 2003, le général Sharon a déclaré, à une délégation de congressistes étasuniens, que l'Iran, la Libye et la Syrie «sont des Etats irresponsables et qu'ils doivent être désarmés.» Ajoutant que «le modèle d'une attaque américaine réussie en Irak facilitera» ces opérations. Dans une interview publiée le 5 novembre 2002 dans le Times, le général Sharon, «a man of peace» selon le bon mot du texan de Washington, demandait déjà à la Communauté internationale d'attaquer l'Iran dès que le conflit avec l'Irak serait terminé.
L'appel de Robin Cook L'ancien ministre britannique des Affaires étrangères Robin Cook a appelé dimanche le déprimant toutou Tony Blair à retirer les troupes britanniques d'Irak. Il a dénoncé une «guerre sanglante et inutile», dans une contribution au tabloïde Sunday Mirror. «J'en ai marre de cette guerre sanglante et inutile», écrit dans cette tribune Robin Cook. M. Cook a démissionné le 17 mars du gouvernement britannique en raison de son opposition à une action militaire contre l'Irak. «Je veux que nos soldats rentrent à la maison et je veux qu'ils rentrent avant qu'un plus grand nombre d'entre eux ne soit tués», ajoute M. Cook. Il a été le ministre des Affaires étrangères de Tony Blair de 1997 à 2001.
>>La mobilisation antiguerre ne faiblit pas

- C'est officiel: le rapport de la CIA sur l'achat d'uranium nigérien était un faux! 27/03/2003 Afin de faire croire aux Sénateurs américains, puis au monde entier, que Saddam Hussein avait remis en route son programme d'armement nucléaire, les services secrets étasuniens ont produit un rapport, vers la fin de l'année dernière, accusant l'Irak d'avoir acheté, entre 1999 et 2001 «500 tonnes d'uraniumau gouvernement nigérien». Or, ce rapport est un faux! Le 7 mars dernier, devant le Conseil de Sécurité, le patron de l'agence atomique l'avait déjà suggéré à mots couverts. Sans donner le nom du pays menteur, Mohamed El Baradei avait ainsi déclaré que les renseignements fournis par «de nombreux Etats» sur d'éventuels achats d'uranium par l'Irak au Niger ne lui semblaient «pas authentiques». Dans son édition de lundi, l'hebdomadaire The New Yorker démontre que deux documents du rapport au moins ont clairement été forgés de toutes pièces. Une lettre du président nigérien actuel, qui se référait à ses pouvoirs selon les termes de la Constitution de 1965, alors que celle-ci était caduque depuis quatre ans. En outre la signature du chef de l'Etat avait été visiblement imitée. Une autre lettre se référant à l'uranium, datée d'octobre 2000, était censée émaner du ministre des Affaires étrangères Alle Elhadj Habibou, qui n'occupe plus ces fonctions depuis... 1989. Elle portait de surcroît l'en-tête du Conseil militaire suprême dissous en 1999.
La grossièreté des ficelles utilisées suggère toutefois que certains barbouzes de Langley ont volontairement remis un rapport plombé à la Maison-Blanche. Histoire de la discréditer peut-être. On sait en effet qu'une partie des services étasuniens rejette les délires guerriers des super-faucons du cabinet Bush. En tout état de cause, l'aventure démontre, s'il en était besoin, que les Etats-Unis n'avaient stictement aucune preuve sur l'éventuelle poursuite des programmes irakiens d'armes de destruction massive avant de lancer leur agression.
Bavure à coups de mortiers Dans la série «on s'amuse tellement bien entre nous qu'on n'a presque pas besoin des Irakiens», les agences ont annoncé hier que le quartier général du commandement des marines, près de Nassiriah, dans le sud de l'Irak, avait été pilonné aux obus et aux mortiers par une autre position des marines. Au total, trente-sept marines ont été blessés, selon des sources médicales du QG des marines. Trois des blessés sont dans un état critique, deux sont grièvement touchés. Les marines du quartier général ont riposté mais aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat sur d'éventuelles victimes dans les rangs de la deuxième position des marines...
Rappelons que lundi, deux militaires avaient été tués dans les environs de Bassorah, dans le sud de l'Irak, lorsque leur char Challenger avait été atteint par les tirs d'un autre Challenger britannique. Et dans la nuit de samedi à dimanche, un Tornado britannique avait été abattu par un missile Patriot américain, tuant les deux membres d'équipage. Le lendemain, c'est un F-16 étasunien qui avait détruit une batterie de missiles Patriot.
Londres et Washington: parias de l'ONU Le débat du Conseil de sécurité des Nations Unies sur l'Irak qui s'est achevé jeudi a mis en relief l'isolement des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne au sein de la communauté internationale, préoccupée des conséquences humanitaires de la guerre. Pendant près de neuf heures, 85 orateurs se sont succédés mercredi et jeudi à la tribune du Conseil de sécurité lors de cette séance publique demandée par la Ligue arabe et le mouvement des pays non-alignés. Seule une poignée de pays achetés a défendu la position des agresseurs anglo-saxon. Le représentant de la Russie, Sergueï Lavrov, a quant à lui dénoncé «une intervention militaire non provoquée en violation du droit international» et une «action militaire illégale dont les répercussions sur le reste du monde se font déjà sentir». Il a averti que la Russie «s'opposera à tous les efforts visant à légitimer cet usage de la force et à permettre à ses auteurs d'échapper à leur responsabilité».
«350 civils tués» Le ministre irakien de la Santé, Omid Medhat Moubarak, a annoncé que les frappes aériennes de la veille sur la capitale avaient tué 36 civils et blessé 215 autres. Il a ajouté qu'en une semaine de guerre, 350 civils ont été tués et plus de 4000 blessés dans tout le pays. «Ni l'administration Bush ni ses bombes ne sont intelligentes», a-t-il ironisé, accusant Washington de viser délibérément des civils.

- Halliburton et Cheney: premier retour sur investissement 26/03/2003 Un élu démocrate à la Chambre des représentants américains, Henry Waxman (qui avait déjà dénoncé la collusion d'intérêts entre les pétroliers et la Maison-Blanche), s'est indigné mercredi dans une lettre au Génie militaire des conditions d'attribution d'un important contrat en Irak à une filiale du groupe pétrolier Halliburton. L'armée américaine a en effet attribué le principal contrat de lutte contre les incendies de puits de pétrole en Irak à une filiale du groupe américain Halliburton, et ce sans appel d'offres. Rappelons qu'Halliburton a été dirigé jusqu'en 2000 par l'actuel vice-président, Dick Cheney. Et qu'en guise de cadeau d'adieux après la nomination de Cheney au gouvernement, Halliburton lui avait offert des stock options pour une valeur de 20 millions de dollars. C'est ce qu'on appelle, en jargon économique, un retour sur investissement.
Une guerre peut-être pas gagnée d'avance
Les Etats-Unis n'ont pas les moyens militaires de prendre d'assaut Bagdad et ne peuvent que perdre la guerre contre l'Irak, a déclaré l'ancien inspecteur en désarmement de l'ONU Scott Ritter, dans un entretien à la radio privée TSF. «Les Etats-Unis vont quitter l'Irak la queue entre les jambes, sur une défaite. (...) A chaque fois que nous affrontons les troupes irakiennes, nous pouvons gagner quelques batailles tactiques, comme nous l'avons fait pendant dix ans au Vietnam, mais nous ne serons pas capables de gagner cette guerre, qui est à mon avis perdue.» M. Ritter, ancien officier des renseignements au sein du corps des Marines américains, a démissionné en août 1998 de la commission spéciale de l'ONU chargée du désarmement (UNSCOM) et a pris parti depuis contre la politique américaine envers l'Irak, devenant l'un des critiques les plus virulents de l'administration Bush.
Si, en fait, une défaite étasunienne reste peu probable, il est clair que les Etasuniens ont pour l'heure été contraint de changer de stratégie. Devant l'ampleur de la résistance rencontrée, notamment à cause des opérations de harcèlement menées par les tribues, les marines ont en effet décidé de réduire le sud irakien avant d'envisager l'assaut de la capitale. A ce propos, citons l'effarante remarque du général Vincent Brooks, du Commandement central américain (Centcom), qui a dénoncé mercredi lors d'une conférene de presse au Qatar les méthodes de guérilla utilisées par les Irakiens, les accusant de ne pas respecter les règles de la guerre... En clair, les Irakiens violent les lois de la guerre s'ils ne se laissent pas massacrer en bon ordre!
Pas de guerre, juste un jeu de massacres
L'écrasante supériorité de la machine de guerre de l'Empire étasunien réduit l'agression anglo-saxonne de l'Irak à un simple jeu de massacres. Après la centaine d'Irakiens tués sur la route de Nassiriah, mardi dans le sud de l'Irak, le commandement étasunien a annoncé un nouveau haut fait de guerre hier. Près de Najaf, à 150 km au sud de la capitale, les unités de la troisième division d'infanterie (3ID) américaine auraient ainsi livré leur «plus importante bataille» en une semaine de guerre, tuant pas moins de 650 Irakiens en 24 heures et cela sans enregistrer la moindre victime, selon les déclarations du commandant John Altman, officier de renseignement de la première brigade de la 3ID. En tout, plus de 1000 Irakiens ont été tués depuis le début de l'agression.
Du côté des bombardements intelligents, deux missiles se sont abattus hier dans un quartier populaire de Bagdad, tuant au moins 14 civils et blessant 30 autres personnes.
Super-faucons de Washington à l'assaut de l'ONU La droite radicale US veut porter le coup de grâce à l'ONU et libérer l'Empire des dernières contraintes de forme qui le soumette encore aux lois internationales.
Traitement des prisonniers: mauvaise foi de Washington jusqu'à la nausée
W. Bush a réaffirmé mercredi sur la base aérienne de Macdill (Floride, sud) que les soldats irakiens coupables de mauvais traitements aux prisonniers américains ou de violations du droit de la guerre seront considérés comme des «criminels de guerre» et traduits en justice. Rappelons que les Etats-Unis ont massacré plus de 4000 civils afghans durant leur pseudo-traque à Ben Laden (>>1 / >>2  / >>3), que deux prisonniers afghans sont morts sous la torture dans la base étasunienne de Bagram, et que 660 autres prisonniers afghans sont détenus sans statut juridique ni jugement, dans des conditions inhumaines (déjà plus de 20 tentatives de suicide), dans la base étasunienne de Guantanamo (>>une photo de John Walker, le taliban américain, fournie à l'époque par le Pentagone (>>autres images du traitement des prisonniers par les Etasuniens).

- la guerre pourrait ne pas être courte et joyeuse 24-25/03/2003 Les GI accueillis en libérateurs après quelques échauffourées et des redditions massives de soldats irakiens goguenards? La carte-postale vendue par l'administration Bush aux prédateurs de Wall Street et au bon peuple étasunien commence à s'écorner. Depuis le début de l'agression lancée contre Bagdad par les troupes étasuniennes et britanniques, en violation du droit international, les accrochages sévères, les poches de résistances et les embuscades sont devenus la règle et laissent sur le carreau de plus en plus de soldats US et britanniques. Et le long des colonnes de chars de la coalition hors-la-loi, aucune trace de ces foules en liesse sensées remercier les bons yankees d'avoir baffoué l'ONU pour leur bonheur. A la place, une stratégie évidente de guerre asymétrique, apparemment bien maîtrisée, qui semble démontrer que Saddam Hussein a tiré les leçons des opérations de 1991 et va tenter d'attirer les marines dans une guérilla urbaine où ils n'excellent pas, loin s'en faut. Si, à terme, l'issue de la bataille ne fait toutefois guère de doute, le prix a payer pour enlever Bagdad pourrait surprendre plus d'un supporter des extrémistges de Washington. Et peut-être freiner l'ardeur des super-faucons du cabinet de guerre étasunien qui, après l'Irak, comptent placer, rappelons-le, l'Iran, la Syrie ou la Libye dans leur ligne de mire.
Rappelons que les stratèges étasuniens doivent aussi faire face au revers infligé par la Turquie. Initialement, Washington avait prévu de lancer, à partir du territoire turc, 62'000 hommes à l'assaut du nord de l'Irak pour forcer le régime de Bagdad à combattre sur deux fronts à la fois. Le niet d'Ankara, qui négocie l'entrée de ses propres troupes au Kurdistan irakien, rend pour l'heure impossible la prise en tenaille de la capitale irakienne.
Bientôt plus besoin des Irakiens pour faire la guerre
Alors qu'un chasseur Britannique Tornado a été abattu par un missile patriot étasunien samedi, c'était, hier, au tour d'une batterie de missile Patriot d'être bombardée par un chasseur F-16 étasunien. Décidément, la «coalition» hors-la-loi s'amuse si bien toute seule qu'elle n'a bientôt plus besoin des Irakiens pour faire sa guéguerre des sables.
74 milliards pour la guerre (incluant une enveloppe destinée à la corruption) W. Bush a officiellement demandé mardi au Congrès un collectif budgétaire de 74,7 milliards de dollars pour financer la guerre contre l'Irak et des mesures de protection contre les attentats aux Etats-Unis. Un chapitre du collectif est intitulé «fonds de soutien économique» et s'élève au total à 2,5 milliards de dollars. Il est destiné à récompensé les pays qui ont soutenu l'action étasunienne. Sur ce total, la Turquie va recevoir un milliard de dollars, soit 40%. «Un milliard de dollars va être accordé à la Turquie sous forme de dons. Une partie de ce montant pourra être utilisée par la Turquie pour payer les frais financiers liés à l'obtention et à la garantie de prêts à la Turquie allant jusqu'à 8,5 milliards de dollars», souligne le texte du collectif publié par les services budgétaires de la Maison-Blanche. Parmi les autres pays «récompensés» figurent la Jordanie (700 millions de dollars), l'Egypte (300 millions de dollars), l'Afghanistan (254 millions de dollars).
Meurtre d'un journaliste indépendant par les troupes US: pour maîtriser l'information?
Après la mort d'un journaliste britannique indépendant, abattu par les forces US, le World Socialiste Web Site s'interroge: jusqu'où les gouvernements Bush et Blair sont-ils prêts à aller pour supprimer la presse indépendante des théâtres d'opération?
Washington cherche des poux à Moscou
La belliqueuse Washington a accusé dimanche des entreprises russes d'avoir vendu à l'Irak des missiles et des systèmes de brouillage menaçant la sécurité des troupes américaines, britanniques et australiennes qui avancent sur Bagdad. Le gouvernement et les compagnies russes accusées par Washington d'avoir livré des armements à l'Irak ont rejeté lundi ces allégations, les qualifiant d'«inventions» et réaffirmant que Moscou respecte strictement l'embargo imposé par l'Onu à Bagdad. «Les accusations formulées envers la Russie n'ont aucun fondement et sont des inventions», a affirmé le porte-parole du gouvernement russe, Alexeï Voline. «La Russie respecte strictement toutes ses obligations internationales et elle n'a livré à l'Irak aucun équipement, y compris militaire, en violation du régime des sanctions», a déclaré de son côté le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov.
Prisonniers exhibés: les Etats-Unis crient au scandale et invoquent... le droit international (oui, oui...)
Dès les premières heures de l'agression illégale de l'Irak par les troupes étasuniennes et britanniques, les chaînes de télévision du monde entier ont montré les images de prisonniers irakiens exhibés comme des animaux de cirque, avec gros plan sur les visages et tout le toutim. Personne n'a, et surtout pas la censure étasunienne, évoqué à ce moment-là une possible violation des Conventions de Genève, alors même qu'elle était flagrante. Dimanche pourtant, au moment où les Irakiens cette fois diffusaient les premières images d'une poignée de prisonniers GI apeurés, le Royaume-Uni et les Etats-Unis se sont offusqués, clamant soudainement que ces images constituaient une violation flagrante de la Convention de Genève de 1949. On croit rêver, surtout à l'heure où deux prisonniers afghans sont morts sous la torture dans la base étasunienne de Bagram, et que les 660 prisonniers d'Afghanistan, expédiés dans la base de Guantanamo par les Etasuniens, sont détenus dans des conditions inhumaines et sans aucun statut juridique. (>>une photo de John Walker, le taliban américain, fournie à l'époque par le Pentagone (>>autres images fournies par le Pentagone).

- Risque de guerre dans la guerre 21/03/2003 L'agression étasunienne contre l'Irak pourrait bien se compliquer. Hier soir, juste après avoir ouvert son espace aérien aux bombardiers de Doobleyou, la Turquie a annoncé au grand dam de Washington l'entrée de 1000 soldats dans le nord de l'Irak, officiellement pour établir un couloir humanitaire, en réalité pour contenir les éventuelles velléités indépendantistes des Kurdes irakiens. Ankara craint en effet que ces derniers ne profitent de l'attaque étasunienne pour revendiquer la création d'un Etat indépendant à ses portes. Quant aux États-Unis, ils craignent que la Turquie ne profitent de leur ratonnade pour s'installer durablement au Kurdistan irakien. Rumsfeld s'est même permis d'avertir clairement Ankara d'un risque de confrontation si elle décidait «unilatéralement» (oui, c'est le mot utilisé...) d'envoyer ses troupes. Quant aux Kurdes irakiens, ils juraient hier soir de combattre les troupes turcs avec autant d'acharnement que celles de Saddam. Heureusement que tout ce petit monde fait partie de la même coalition... 
Offensive juridique russe La Russie a annoncé hier vendredi qu'elle «posait avec d'autres pays» la question de la légalité de l'opération militaire britannico-étasunienne en Irak aux services juridiques de l'ONU. Devant les députés de la Douma (chambre basse du parlement), le ministre des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a qualifié l'opération «d'illégale» et a employé le terme «d'occupation militaire». «Sans résolution correspondante du Conseil de sécurité de l'ONU, une telle occupation sera le résultat d'un recours illégal à la force contre l'intégrité territoriale et l'indépendance politique de l'Irak, a déclaré le ministre. Nous posons avec d'autres Etats cette question devant les services juridiques de l'ONU. (...) Si le Conseil de sécurité qualifie l'action des Etats-Unis d'agression, alors des mesures correspondantes seront prises.» M. Ivanov a aussi expliqué que l'affirmation de l'existence d'une coalition de pays favorables à la guerre contre l'Irak était «une invention», brandie par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne «pour convaincre du bien-fondé de leurs actes et se substituer à la volonté de la communauté internationale». Et de conclure: «Ce n'est pas une coalition, c'est une formation amorphe que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne appellent coalition pour montrer qu'ils ne sont pas tout seuls.»
Le président Vladimir Poutine a, pour sa part, souligné que l'opération était «lourde de conséquences difficilement prévisibles», et allait notamment «favoriser la montée de l'extrémisme dans le monde».
Précisons que cette montée de l'extrémisme est précisément un objectif de guerre étasunien, les attentats devant servir de carburant à une guerre-alibi contre le terrorisme que les faucons de Washington veulent perpétuelle, seule façon s'imposer à la planète la volonté de l'Empire.
La «plus grande démocratie du monde». Bien sûr, bien sûr... Quelque 60 personnes ont été interpellées vendredi à San Francisco (Californie, ouest) lors d'une nouvelle manifestation contre l'intervention américaine en Irak, selon la police. La veille, plus de 1'300 personnes avaient été interpellées lors d'une précédente manifestation pacifiste. «Nous avons interpellé hier 1'311 personnes, principalement pour obstruction à la circulation et résistance à arrestation, et 60 autres ce matin», a déclaré vendredi la porte-parole des services du shérif de San Francisco, Eileen Hirst. A Los Angeles, 27 personnes, dont des responsables religieux jésuites et quakers, ont été interpellées lors d'une manifestation anti-guerre qui a rassemblé plusieurs centaines de personnes.
Aznar, inspiré... La police a chargé vendredi soir dans les rues de Madrid pour disperser une manifestation de plusieurs milliers de personnes contre la guerre en Irak. La police anti-émeutes a repoussé en plusieurs assauts des groupes de plusieurs milliers de manifestants qui tentaient de s'approcher du siège du Parti Populaire (PP, droite, au pouvoir) après s'être rassemblés à proximité de l'ambassade des Etats-Unis. Au moins six fourgons de police ont pourchassé les manifestants le long de la grande artère centrale du Paseo de la Castellana. Peu auparavant, une vingtaine de détonations ont été entendues, accompagnées de panaches de fumée en provenance des rangs des policiers massés devant le siège du PP, qui ont causé des mouvements de panique parmi les manifestants.
Commentant la décision d'Aznar de soutenir la politique guerrière de Bush, Gil Calvo, sociologue et habituel commentateur politique dans les colonnes du journal El Pais, écrit: «Aznar est un peu machiavélique. Comme il s'en va de la politique espagnole, c'était sa dernière opportunité, avant de nommer un successeur, de prendre des décisions avec lesquelles il va passer à l'histoire, mais pour lesquels il n'aura pas de comptes à rendre. Il pourra dire: j'ai accompagné Bush dans son passage du Rubicon, comme Jules César qui, en franchissant le Rubicon, a établi un nouvel empire en balayant la République. Bush ne l'aurait pas fait sans avoir le feu vert de l'un des principaux dirigeants de l'Europe continentale. Aznar s'est prêté au jeu, alors que même Silvio Berlusconi ne l'a pas fait. Aznar va se présenter devant l'histoire comme l'initiateur intellectuel du coup de force de Bush, celui qui l'a soutenu politiquement. Si on regarde dans une perspective historique, l'Espagne revient dans l'orbite de Washington, où elle avait été pendant quarante ans de dictature franquiste. A l'époque où elle était, en pleine guerre froide, un satellite américain.» (source: 24heures du 20 mars 2003).
Plainte pour génocide contre Bush à Genève Des membres de l'Alliance de gauche (AdG) accusent le président des Etats-Unis George Bush de génocide et de crimes contre l'humanité envers le peuple irakien. Ils ont dénoncé vendredi le cas au procureur général de la Confédération helvétique. Depuis la fin de la première guerre du Golfe, en 1991, les Etats- Unis et la Grande-Bretagne n'ont eu de cesse de bombarder l'Irak. Ils ont également, par leur veto, empêché la livraison de médicaments au peuple irakien dans le cadre du programme pétrole contre nourriture de l'ONU, a expliqué Christian Grobet. Le conseiller national genevois, co-fondateur de l'association «Solidarité avec les victimes de la guerre contre l'Irak», estime que ces actes relèvent du génocide. Depuis le cessez-le-feu en 1991, 1,5 millions personnes sont mortes en Irak à cause de Washington et de Londres, «dont la moitié sont des enfants». M. Grobet, avocat de formation, défend des proches des victimes, qui habitent aujourd'hui en Europe. Il a souligné devant la presse que depuis décembre 2000, le crime de génocide est puni par le code pénal suisse. Ce crime, a-t-il précisé, est poursuivi d'office, quel que soit le lieu où il a été commis.

Psycho-virus
Bush Jr., 2003
:
«We will stay in Iraq as long as necessary, not one day longer.»
Papa Bush, 1991:
«We will stay in the Gulf for as long as necessary, but not one day longer than it takes us to complete this mission

- Systèmes d'écoutes téléphoniques, US selon un député, découverts à Bruxelles! 19/03/2003 Des systèmes électroniques d'écoute téléphonique ont été découverts dans des bureaux utilisés par six délégations au siège du Conseil des ministres de l'Union européenne à Bruxelles, où doit s'ouvrir jeudi un sommet européen. Selon des diplomates, des systèmes de ce type ont été découverts le 28 février dans les bureaux de la France, l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Autriche. Un porte-parole de l'Union européenne Dominique-George Marro a annoncé mercredi qu'une enquête avait été ouverte. Le député UMP Philippe de Villiers a dénoncé des «procédés totalitaires». «Je crois qu'aujourd'hui les Etats-Unis ont perdu tous sens de la mesure et sont en train de changer complètement d'attitude en piétinant le droit». L'immeuble abrite également entre autres, les bureaux de Javier Solana, le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune.
Rappelons que l'ONU vient d'ouvrir une enquête sur l'espionnage des membres du Conseil de Sécurité par les Etats-Unis. Depuis début février 2003, et dans le but de trouver matière à faire chanter les pays du Conseil pour obtenir un feu vert à leur résolution guerrière, les Etats-Unis, par le biais de la NSA, ont monté une opération mahousse d'écoutes téléphoniques et de surveillance des e-mails des membres du Conseil de Sécurité. De defensa.org fait le point de la situation avec un recueil d'article sur le sujet qui nous apprend que les Nations Unies ont ouvert une enquête au plus haut niveau sur cet espionnage US, et qu'un Britannique a d'ores et déjà été arrêté.

- Les Etats-Unis et leurs zélateurs en route pour la ratonnade pétrolière 18/03/2003 George W. Bush a lancé lundi soir un ultimatum de 48 heures à Saddam Hussein et ses fils pour quitter leur pays, faute de quoi les Etats-Unis lanceraient une guerre contre l'Irak à la date de leur choix. C'est au terme d'une longue série d'inepties et de mensonges, en guise de discours à la nation, que W. a lancé son ultimatum. Reprenant la vieille rengaine jamais démontrée des armes de destruction massive, et allant jusqu'à affirmer que le régime de Saddam Hussein a «aidé, entraîné et hébergé des terroristes, y compris des agents d'Al-Qaïda». Le 17 février dernier, le directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage français), Pierre Bousquet de Florian, affirmait au cours d'une émission de télévision que les services français spécialisés dans la lutte contre le terrorisme avaient au moins «une certitude: il n'y a pas de lien organique entre le régime de Saddam Hussein et Al-Qaïda».
Feu vert pour la guerre à Tony Blair «La crise irakienne déterminera les relations internationales pour la génération à venir. C'est le moment de montrer l'exemple.» C'est avec ce genre d'arguments digne des Croisés que le toutou britannique a finalement convaincu son Parlement de l'autoriser à envoyer des soldats anglais massacrer des Irakiens. Seul consolation hormis les trois démissions qui ont frappé son gouvernement en protestation à sa politique du caniche: 217 des 659 députés britanniques avaient auparavant voté en faveur d'un amendement hostile à une guerre contre l'Irak, un vent de fronde inédit aux Communes.
Guerre illégale selon la Commission Internationale de juristes La Commission internationale de juristes (CIJ) a affirmé qu'une attaque de l'Irak sans mandat de l'ONU était «illicite et constituerait un guerre d'agression», dans un communiqué publié mardi. Faisant explicitement référence aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et à l'Espagne, la CIJ «exprime sa profonde consternation alors qu'un nombre restreint d'Etats se tiennent prêts à lancer une invasion de l'Irak qui, au regard du droit international, est illicite et constituerait une guerre d'agression». «Il n'y a aucune base juridique possible à une telle intervention», affirme la Commission en rappelant «qu'en l'absence d'une autorisation du Conseil de sécurité, aucun Etat ne saurait recourir à la force contre un autre Etat, sauf en cas de légitime défense, en réponse à une attaque armée». Dotée d'un statut consultatif au Conseil économique et social des Nations unies, la CIJ est une organisation non gouvernementale basée à Genève et composée d'une soixantaine d'éminents juristes.
Le Vatican enfonce Bush Le Vatican a dénoncé hier le droit que s'est arrogé le président américain George W. Bush de fermer la porte à une solution pacifique en Irak. Après avoir lu le discours du président Bush, le pape a chargé son porte-parole, Joaquin Navarro-Valls, de commenter par une phrase simple, mais très ferme et dure, la position américaine. «Celui qui décide que tous les moyens pacifiques mis à disposition par le droit international sont épuisés assume une grave responsabilité devant Dieu, devant sa conscience et devant l'Histoire», a affirmé Navarro-Valls dans une déclaration écrite, considérée au Vatican comme l'une des plus dures prises de position du pape.
Plainte contre le papa du cow-boy, lui-même déjà criminel de guerre Sept familles irakiennes ont déposé plainte hier en Belgique contre l'ancien président des Etats-Unis George Bush, l'actuel vice-président Dick Cheney, le secrétaire d'Etat Colin Powell et le général américain Norman Schwarzkopf, qui dirigeaient l'opération «Tempête du désert»en 1991, a précisé le député belge Patrick Moriau (socialiste), qui a accompagné les plaignants dans leur démarche. La plainte a été déposée en vertu de la loi belge dite de «compétence universelle», qui permet à la justice belge de poursuivre les responsables présumés de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité, ou de génocide. Les plaignants sont des victimes ou des proches de victimes du bombardement américain d'un abri civil à Bagdad qui avait fait 403 morts civils dans la nuit du 12 au 13 février 1991, selon M. Moriau.
>>Actions: initiative italienne

- désavoués aux Nations Unies, les fous de guerre s'apprêtent à agir hors la loi  17/03/2003 Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne ont été contraints de retirer lundi leur projet de nouvelle résolution sur l'Irak. Malgré l'utilisation de méthodes de gangsters pour faire plier les membres du Conseil de sécurité (espionnage, corruption, menace, chantage), les super-faucons de l'administration Bush ont échoué à obtenir le parapluie onusien pour leur ratonnade pétrolière. Plein de rancoeur, les ambassadeurs étasuniens et britanniques s'en sont pris à la France, accusant haineusement Paris d'avoir fait capoter leur projet de deuxième résolution par l'annonce de son veto. L'ambassadeur français à l'ONU, Jean-Marc de la Sablière, a ensuite remis les pendules à l'heure en confirmant que si les co-sponsors de la résolution ont décidé de ne pas mettre au vote la résolution, c'était uniquement parce-qu'ils ont réalisé que la majorité du Conseil était contre le recours automatique à la force. L'ambassadeur français a même révélé que onze des quinze membres du Conseil de sécurité s'apprêtaient à voter contre la résolution. Une véritable baffe pour les fous de guerre.
Ultimatum à Saddam cette fois Hier soir, dans un énième discours à la nation, le cowboy de Washington devait, sur le coup des 1h du matin (GMT), lancer un ultimatum à Saddam cette fois, après celui, avorté, lancé la veille à l'ONU. En gros, Saddam devait choisir l'exil ou la guerre. Hier soir, le dictateur de Bagdad avait déjà rejeté l'ultimatum en question.
Sans doute victime d'un chantage, Blair commence sa descente aux enfers Vraisembablement sous le coup d'un chantage, seule explication rationnelle à son soutien suicidaire aux fous de guerre étasuniens, Blair a déjà commencé sa descente aux enfers. Le ministre britannique des relations avec le Parlement, Robin Cook, a claqué la porte pour marquer son rejet du suivisme de Blair. Il y a fort à parier qu'en cas d'attaque de l'Irak, d'autres démissions retentissantes suivront. Les Britanniques sont en effet dans une écrasante majorité opposés à une attaque unilatérale de l'Irak.
Mise en garde de Moscou et Paris
Un recours à la force en Irak «risque de s'avérer lourd de conséquences pour la région et pour le monde», a déclaré lundi soir à Paris le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin. Poser un ultimatum à l'Irak «n'a aucun sens», a estimé lundi un haut responsable du ministère russe des Affaires étrangères.
Une guerre absolument «illégale» Rappel: Une guerre contre l'Irak sans l'aval des Nations unies serait illégale, affirment 16 experts du droit international travaillant dans les plus prestigieuses universités britanniques, dans une lettre publiée vendredi 7 mars dans The Guardian. Ces universitaires, qui officient entre autres à Oxford, Cambridge ou encore à la London School of Economics, estiment qu'une intervention militaire sans l'accord du Conseil de sécurité «nuirait sérieusement à la règle du droit international». «La doctrine de l'autodéfense préventive contre une attaque qui pourrait se produire dans un futur hypothétique ne repose sur aucun fondement dans le droit international», soulignent-ils. Alors, les États-Unis bientôt officiellement Etat voyou? Réponse dans quelques jours.
Le juge espagnol Baltasar Garzon a estimé mardi 11 mars dernier que les responsables politiques et militaires des pays qui décideraient d'attaquer l'Irak sans l'aval des Nations Unies pourraient être traduits devant la nouvelle Cour Pénale Internationale. Le juge de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, a déclaré à la radio SER, que ces responsables pourraient passer devant la CPI s'il existait des «cas concrets, comme des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité». Une attaque sans l'ONU serait «illégale», a encore souligné le juge Garzon, avant de critiquer l'attitude des Etats-Unis qui refusent de joindre à la CPI. Washington «a toujours joué à ne pas être là», et l'administration américaine actuelle «méprise totalement le droit international», a-t-il affirmé. Cependant, a-t-il dit, «l'important c'est qu'il va y avoir une instance judiciaire internationale permanente, régie par les principes de droit, d'impartialité et d'indépendance, pour juger les délits les plus graves commis contre la communauté internationale».

- Bush et ses caniches lancent un ultimatum à la communauté internationale 16/03/2003 Réunis dimanche aux Açores pour un pathétique Sommet où ils sont apparus, en fait, plus isolés que jamais, Bush et ses toutous Blair  et Aznar ont littéralement menacé la communauté internationale en lui lançant, selon les termes d'un premier ministre britannique plus égaré que jamais, un «ultime appel» pour obtenir «un ultimatum clair menaçant de l'usage de la force» pour contraindre l'Irak à désarmer. De son côté, la marionnette de Dick Cheney, W. Bush, a récité le credo de son maître en prévenant que demain lundi serait «le dernier jour pour une solution diplomatique de la crise irakienne».
Chirac persiste et signe Le président français Jacques Chirac a réaffirmé dimanche que la France était prête à mettre son veto à l'ONU à une résolution ouvrant la voie à un recours à la force contre l'Irak, en déclarant que «nous irons naturellement jusqu'au bout de notre refus». Dans une interview aux chaînes de télévision américaines CNN et CBS, dont la transcription a été rendue publique par les services de l'Elysée, M. Chirac affirme toutefois que la France «changerait de position» si Saddam Hussein cessait de coopérer avec les inspecteurs de l'ONU. Dans ce cas, «elle ne refuserait aucune solution, y compris la guerre», dit-il. Mais il estime que, aujourd'hui, le désarmement de l'Irak peut être obtenu par la voie pacifique, c'est-à-dire par les inspections.
Juste quelques semaines de busherie selon Cheney Le véritable patron de la Maison-Blanche, le vice-président étasunien, Dick Cheney, a estimé dimanche que si les États-Unis lançaient une intervention armée contre l'Irak, la guerre pourrait durer quelques semaines. «Je pense que cela devrait être relativement rapide, une question de semaines, pas de mois. (...) J'ai une très grande confiance dans la conduite d'une opération militaire», a déclaré Dick Cheney, qui était secrétaire à la Défense pendant la guerre du Golfe sous la présidence de papa Bush.
Appel africain pour la paix
Trois des plus influents présidents africains, le Sud-Africain Thabo Mbeki, le Nigérian Olusegun Obasanjo et le Sénégalais Abdoulaye Wade, ont appelé les Etats-Unis à ne pas déclencher une attaque contre l'Irak qui risque, selon eux, de déstabiliser le monde, dans une lettre commune.
The smoking guns Où l'on apprend qu'après les documents datés de 1992 et 2000, dans lesquels l'actuel équipe en place à la Maison-Blanche préconisait déjà les interventions militaires en cours en Irak et en Afghanistan, lesdites guerres figuraient également à l'agenda des stratèges de l'ère Clinton dans un document daté de 1999 et bâptisé Strategic Assesment.

- Les USA se donnent encore du temps pour menacer, corrompre ou faire chanter les indécis du conseil de sécurité 13/03/2003 La Maison-Blanche s'est dit prête, jeudi soir, à attendre jusqu'à la semaine prochaine le vote d'une seconde résolution si ce délai peut lui permettre d'obtenir des soutiens supplémentaires, a annoncé l'inénarrable porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer. Entendez par là que le cabinet de guerre de l'administration Bush n'a toujours pas, malgré les formidables pressions et les méthodes de gangsters utilisées, réussi à rallier une majorité à l'ONU derrière son projet de ratonnade pétrolière. Et veut donc, de ce fait, se donner encore un peu de temps pour menacer, corrompre ou faire chanter les pays indécis. Cette reculade est aussi un susucre octroyé au toutou britannique Tony Blair (selon un sondage publié le 4 juillet dernier par le Mirror, Blair est perçu par 62% des britanniques interrogées comme le toutou (poodle) de Bush) pour ses bons et loyaux services dans la crise, lui qui, en cas d'attaque de l'Irak sans parapluie onusien, pourrait se retrouver au chômage en moins de temps qu'il n'en faut à une arme de destruction massive étasunienne pour exterminer son lot de civils irakiens.
Le camp de la paix rejette une proposition britannique aberrante La France, la Russie et, plus tard, la Chine ont rejeté jeudi un projet de compromis britannique aberrant, proposant cinq conditions à respecter par l'Irak pour éviter la guerre. Le texte énumérant ces conditions (dont une déclaration publique de Saddam Hussein reconnaissant... qu'il détient des armes de destruction massive cachées et qu'il va les détruire - on croit rêver!) ne prévoit pas de date butoir, mais Washington a rappelé que celle-ci restait fixée au lundi 17 mars tout en envisageant que ce délai puisse être prolongé de quelques jours. La proposition britannique sur l'Irak «se situe dans une logique de guerre» et «cela n'est pas acceptable», a déclaré jeudi après-midi le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin. «Il ne s'agit pas d'accorder quelques jours supplémentaires à l'Irak avant de s'engager dans le recours à la force, mais d'avancer résolument dans la voie du désarmement pacifique tracée par les inspections qui sont une alternative crédible à la guerre», a réaffirmé De Villepin.
Perle délire L'influent conseiller du Pentagone Richard Perle, l'un des principaux fous de guerre de Washington, a accusé Paris de «s'aligner» sur Saddam Hussein et a affirmé que la France «avait changé la règle du jeu» à l'ONU. Les règles du jeu à l'ONU?
Pas une cabale selon Powell Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a démenti jeudi que la politique de Washington envers l'Irak soit le fait d'une «cabale», après des déclarations d'un parlementaire mettant en cause l'attitude de la communauté juive américaine. Le chef de la diplomatie américaine répondait à une question du président de la sous-commission de la chambre chargé du budget du département d'Etat, Jim Kolbe, demandant si la politique irakienne était influencée par des «pratiques de conspiration». Cette question se référait implicitement à des propos d'un parlementaire démocrate sur la crise irakienne, qui ont fait scandale aux Etats-Unis. Le représentant James Moran (Virginie) avait déclaré le 3 mars que «s'il n'y avait pas le fort soutien de la communauté juive pour cette guerre, nous ne ferions pas ce que nous faisons». M. Moran, accusé d'antisémitisme et dont les propos ont été vivement dénoncés dans la classe politique, avait par la suite exprimé des regrets.
Bombardiers déployés Des bombardiers B-2 furtifs américains ont été déployés pour la première fois, durant la nuit de mercredi à jeudi, hors des Etats-Unis. Ce déploiement entre dans le cadre des préparatifs d'une éventuelle guerre contre l'Irak. «Je peux confirmer que nous avons déployé des B-2 la nuit dernière», a déclaré le lieutenant Kat Ohlmeyer, une porte-parole de la base aérienne de Whiteman, dans le Missouri. L'armée de l'Air américaine dispose de 21 bombardiers furtifs B-2 d'un coût unitaire de 2,1 milliard de dollars. Ils avaient été utilisés l'an dernier en Afghanistan et en 1999 au Kosovo. Ils peuvent transporter jusqu'à 16 bombes de 900 kilos guidées par satellite, et sont considérés comme une arme de choix pour une attaque aérienne contre l'Irak.
Vétérans contre la guerre Près de 1000 anciens combattants américains ont signé mercredi une lettre adressée au président George W. Bush dans laquelle ils s'interrogent sur le bien-fondé d'une guerre en Irak. «Nous comprenons les risques de la guerre et qu'il y a des moments où de tels risques sont nécessaires. Mais nous nous interrogeons sur la nécessité d'une telle guerre en ce moment», indique la lettre de 986 vétérans de la Deuxième guerre mondiale, de Corée, du Vietnam et de la guerre du Golfe. La lettre met en garde contre d'énormes pertes potentielles et contre une catastrophe humanitaire majeure après le conflit, citant les chiffres, ayant pour source l'Onu, de 10 millions d'Irakiens nécessitant une assistance immédiate et de deux autres millions laissés sans-abri.

- les uSA menacent la Russie 13/03/2003 La Russie pourrait subir un important préjudice économique et géopolitique si elle opposait son veto à une résolution de l'ONU autorisant la guerre contre l'Irak, a averti l'ambassadeur américain à Moscou, Alexander Vershbow, dans une interview à un quotidien russe mercredi. Un veto russe, a-t-il expliqué en substance dans le journal Izvestia, mettrait en péril la coopération prévue entre les deux pays dans le secteur de l'énergie, et notamment d'importants investissements américains dans l'industrie pétrolière russe.
Les USA menacent la France
Dimanche déjà, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell avait adressé des menaces à la France. «Même si la France a été une de nos alliées pendant de nombreuses années et restera à l'avenir une alliée, je pense qu'il pourrait y avoir des conséquences graves sur les relations bilatérales, au moins à court terme» en cas de veto français, avait-il prévenu.
Les USA menacent tout le monde
La Maison-Blanche, pour la première fois, a laissé entendre mercredi que les pays qui voteraient contre le projet de résolution américano-britannique au Conseil de sécurité pourraient voir leurs relations se dégrader avec les Etats-Unis. «Il ne fait aucun doute que le président (Bush) serait déçu» par tout pays qui voterait contre le texte, a prévenu l'inénarrable  porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer. Ce dernier a refusé de citer des exemples de répercussions possibles sur les relations bilatérales, mais a déclaré dans une formule pleine de sous-entendus: «Je pense que le peuple américain parviendra à ses propres conclusions sur ce que pense le peuple américain de cette affaire, sur ce que pensent les membres du Congrès de cette affaire.»
Tentative ratée de corruption de l'Inde par les USA
Le premier ministre indien, Atal Behari Vajpayee, a pressé mercredi le Conseil de sécurité d'accorder plus de temps à l'Irak. Au Parlement, il a mis en garde Washington contre les «conséquences désastreuses» d'une guerre «unilatérale» sans l'aval de l'ONU. Washington venait de demander à l'Inde, grande démocratie du Mouvement non-aligné, de ne pas trop clamer son désaccord avec la guerre, promettant en échange un «rôle majeur» à l 'Inde dans la reconstruction après la guerre, selon une interview de l'ambassadeur des Etats-Unis à New Delhi, Robert Blackwill, publiée mercredi par le Times of India.
Dépeçage programmé des richesses irakiennes: les pétroliers US et britanniques rafleront la mise
Plusieurs responsables de l'opposition irakienne le reconnaissent : des négociations informelles ont commencé avec des groupes pétroliers occidentaux, qui considèrent que tous les contrats signés avec le régime de Saddam Hussein seront bientôt nuls et non avenus. Et, disent-ils, au jeu particulièrement incertain de ces négociations, les sociétés américaines et britanniques se tailleraient la part du lion sur le marché pétrolier irakien, alors que les sociétés françaises seraient très fortement pénalisées par l'attitude de Paris, qui s'oppose fermement au déclenchement d'une guerre contre l'Irak. Des négociations ont déjà commencé avec des sociétés américaines, britanniques, françaises, russes, chinoises et saoudiennes, concède Hoshyar Zebari, porte-parole du Parti démocratique du Kurdistan (PDK), tout en refusant de donner le nom d'une seule de ces firmes ou de s'étendre sur le contenu des discussions.
Bush: un «dangereux fanatique» selon un prix Nobel Le prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka a qualifié mercredi à Lagos le président américain George Bush de «dangereux fanatique» et a appelé le monde à soutenir l'autorité des Nations unies. «Nous devons prendre en charge le fait de restaurer l'autorité là où elle doit naturellement être... aux Nations unies», a déclaré l'écrivain lors d'une intervention publique à l'institut nigérian des affaires internationales. M. Soyinka, 68 ans, écrivain militant, lauréat du prix Nobel de littérature en 1986, a en outre affirmé: «L'occupant actuel de la Maison blanche est l'un des plus dangereux fanatiques a avoir jamais foulé le sol de cette planète.» Au cours d'une allocution au sujet des dangers du fanatisme en général, et de l'extrémisme religieux en politique en particulier, il a affirmé qu'il apparaîtrait que M. Bush a été «aveuglé par une ferveur messianique.» Et de conclure: «George Bush junior, comme son pendant Oussama ben Laden, actuellement en fuite, constitue une illustration des contradictions présentes sur le terrain de l'extrémisme évangélique.» On ne saurait mieux dire.

- Blair risque la Cour pénale internationale en cas de crime de guerre en Irak? 11/03/2003 Le juge espagnol Baltasar Garzon a estimé mardi que les responsables politiques et militaires des pays qui décideraient d'attaquer l'Irak sans l'aval des Nations Unies pourraient être traduits devant la nouvelle Cour Pénale Internationale. Le juge de l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, a déclaré à la radio SER, que ces responsables pourraient passer devant la CPI s'il existait des «cas concrets, comme des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité». Rappelons que l'Empire étasunien a refusé de signer le Traité de Rome instituant la CPI (officiellement inaugurée hier) et, donc, ne tombent pas sous le coup de sa juridiction. En revanche, le Royaume-Uni, l'Australie et le Canada, qui devraient participer militairement à la ratonnade annoncée, ont ratifié le Traité et sont donc passibles, eux, de poursuites devant la CPI. La première guerre du Golfe ayant aligné son cortège de crimes de guerre à coup de bombardements de civils ou d'usage généralisé de munitions à l'uranium appauvri (>>1 / >>2), les responsables politiques de ces pays ont toutes les chances de se retrouver très prochainement sur le banc des accusés.
Une attaque sans l'ONU serait «illégale», a encore souligné le juge Garzon, avant de critiquer l'attitude des Etats-Unis qui refusent de  joindre à la CPI. Washington «a toujours joué à ne pas être là», et l'administration américaine actuelle «méprise totalement le droit international», a-t-il affirmé. Cependant, a-t-il dit, «l'important c'est qu'il va y avoir une instance judiciaire internationale permanente, régie par les principes de droit, d'impartialité et d'indépendance, pour juger les délits les plus graves commis contre la communauté internationale».
Guéguerre pétrolière sans les Britanniques? Les forces américaines sont prêtes à entrer en guerre contre l'Irak, avec ou sans l'aide de la Grande-Bretagne, a précisé mardi le secrétaire étasunien à la Défense, Donald Rumsfeld. Il faut dire que le toutou britannique Tony Blair n'est pas sûr du tout d'obtenir l'aval de son Parlement pour la ratonnade annoncée, une écrasante majorité de Britanniques étant contre toute intervention en dehors du cadre onusien. Dans les couloirs de l'ONU, à New York, on raconte que Blair envisagerait désormais de lâcher Bush. Mieux vaut tard que jamais?
Un deuxième diplomate US s'en va, écoeuré Un diplomate US, John Brown, qui avait rejoint le département d'Etat en 1981, vient de claquer la porte pour protester contre la politique étasunienne à l'égard de l'Irak. Un premier diplomate US, conseiller politique à l'ambassade des Etats-Unis à Athènes, avait récemment démissionné pour protester contre la politique de Washington envers l'Irak. Dans sa lettre de démission, adressée au secrétaire d'Etat Colin Powell, John Kiesking expliquait: «Notre recherche obstinée de la guerre contre l'Irak nous conduit à dilapider la légitimé internationale qui a constitué l'arme américaine, à la fois de défense et d'attaque, la plus puissante depuis Woodrow Wilson.»
Chronique rapide de de defensa.org sur une crise folle roulée jusqu'à la nausée dans les mensonges, les montages, les faux et la spéciosité.
Futur Etat-voyou, les Etats-Unis tentent logiquement de délégitimer l'ONU Bush attaque désormais quotidiennement la légitimité du Conseil dans l'optique d'une probable défaite de son texte. La démarche semble porter ses fruits. Dans un sondage publié hier par le New York Times, 58% des personnes interrogées estiment que les Nations Unies font du mauvais travail pour désarmer Saddam Hussein (soit 10% de plus que la semaine dernière). Ce résultat a permis hier à Ari Fleischer de déclarer que les Américains semblent de moins en moins enclins à considérer l'ONU comme la première institution garante de la paix. Rappelons que, dans une lettre publiée vendredi 7 mars dans The Guardian, 16 experts du droit international travaillant dans les plus prestigieuses universités britanniques ont confirmé qu'une attaque de l'Irak sans mandat de l'ONU serait illégale.
Crime de guerre étasunien planifié avec la «mère de toutes les bombes» L'armée américaine devait tester mardi en Floride la plus grosse bombe conventionnelle de son arsenal, une nouvelle munition de 9,5 tonnes surnommée «la mère de toutes les bombes» (ça ne s'invente pas). Ce devait être le premier test grandeur nature de cette arme appelée «Massive Ordnance Air Blast» ou MOAB. La bombe, qui est guidée par satellite, répand un brouillard inflammable sur la cible puis l'enflamme, ce qui produit une explosion d'une grande puissance destructrice, ont expliqué les cowboys du Pentagone. Des responsables étasuniens ont ensuite laissé entendre que cet essai était un message adressé à l'Irak dans la perspective d'une guerre. «Il est clair que tout ce qui se trouve dans notre arsenal, tout, à n'importe quel stade de sa mise au point», pourrait être utilisé» contre l'Irak, a déclaré le général Richard Myers, chef des forces armées étasuniennes. La bombe a une puissance de 40% supérieure à la terrible «daisy cutter» (faucheuse de marguerite), d'un poids de 6,75 tonnes, considérée comme l'arme la plus destructrice après la bombe nucléaire, et bien évidemment largement utilisée par les héros étasuniens contre les Vietnamiens et les Afghans (déjà plus de 4000 civils tués dans la traque à Ben Laden (>>1 / >>2).
A quand une inculpation des fabricants d'armes pour crimes contre l'humanité?

- La guerre étasunienne contre l'Irak se fera sans le parapluie onusien 10/03/2003 Alors que les Etats-Unis et leurs toutous britannique et espagnol vont soumettre au vote du Conseil de sécurité, d'ici à la fin de la semaine, un projet de résolution adressant à l'Irak un ultimatum fixé au 17 mars pour un désarmement complet, la Russie et la France ont d'ores et déjà annoncé qu'elles opposeraient leur veto à ce texte si nécessaire. «Lors de la dernière séance du Conseil de sécurité, a déclaré le chef de la diplomatie russe, Igor Ivanov, nous n'avons entendu aucun argument sérieux qui plaide en faveur d'un recours à la force. Pour le moment, aucune nouvelle résolution n'est nécessaire et c'est pourquoi la Russie déclare ouvertement que si le nouveau projet de résolution, qui contient un ultimatum irréaliste, est soumis au vote du Conseil de sécurité, elle votera contre cette résolution
De son côté, le président français, Jacques Chirac, a affirmé sans détour, hier soir sur les chaînes de télévision françaises, que «quelles que soient les circonstances, la France votera non» à une deuxième résolution de l'ONU donnant le feu vert à la guerre.
Il est donc désormais certain que les États-Unis devront donc mener leur guéguerre pétrolière en violation du droit international et deviendront officiellement, de ce fait, un Etat-voyou.
Le prix de la politique du caniche
Quant à Tony Blair, son soutien inconditionnel aux fous de guerre étasuniens ressemble de plus en plus à un suicide politique.Déjà, la ministre chargée du Développement international, Clare Short, a déclaré dimanche soir qu'elle démissionnerait en cas de guerre en Irak sans mandat de l'ONU. Quelques heures plus tôt, c'est le député travailliste Andrew Reed qui avait annoncé qu'il quittait son poste de secrétaire privé parlementaire (Parliamentary Private Secretary, PPS) pour protester contre la politique irakienne de M. Blair. Selon la presse, une dizaine de PPS pourraient démissionner pour les mêmes raisons, preuve éclatante du malaise croissant au sein d'un parti qui ne se reconnaît plus dans les orientations de plus en plus atlantistes et bellicistes du toutou Blair.
Yvanov sur la démocratie imposée à coups de flingue Igor Ivanov a par ailleurs estimé lundi que la volonté américaine d'imposer un régime démocratique en Irak était «vouée à l'échec». «A l'époque soviétique, nous avons essayé de mettre en place des régimes loyaux et tous savent comment cela s'est terminé, a déclaré M. Ivanov. L'exportation de la démocratie, notamment dans des pays multiculturels, est vouée à l'échec. Il est essentiel de faire respecter le droit international, mais imposer la démocratie et un modèle unique de développement est impossible.
L'ONU ouvre une enquête sur l'espionnage des membres du Conseil de Sécurité par les Etats-Unis!
Depuis début février, la NSA a monté une opération mahousse d'écoutes téléphoniques et de surveillance des e-mails des membres du Conseil de Sécurité. De defensa.org fait le point de la situation avec un recueil d'article sur le sujet qui nous apprend que les Nations Unies ont ouvert une enquête au plus haut niveau sur cet espionnage US, et qu'un Britannique a d'ores et déjà été arrêté.
Carter et le New York Times contre la guerre Une attaque unilatérale des Etats-Unis contre l'Irak ne serait pas une «guerre juste» et serait «pratiquement sans précédent dans l'histoire des nations civilisées», a estimé l'ancien président américain Jimmy Carter dans une tribune publiée dimanche par le New York Times qui, dans la foulée, prend position contre une intervention militaire américaine sans un large appui international en Irak. Le journal américain estime que l'objectif d'un tel conflit est «flou et fondé sur des prémisses discutables».
Nucléaire irakien: de faux documents selon ElBaradei
Le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohamed ElBaradei, avait indiqué vendredi devant le Conseil de sécurité que les documents accusant l'Irak d'avoir tenté d'acheter de l'uranium au Niger étaient des «faux». Dimanche, M. ElBaradei s'est exprimé dans de nombreux médias au sujet des «faux» documents, transmis notamment par Washington et Londres. «Nous avons obtenu des documents d'un certain nombre d'agences de renseignement, nous avons procédé à leur analyse en profondeur, contacté les personnes citées dans ces documents et nous sommes arrivés à la conclusion que ces documents ne sont pas authentiques», a-t-il précisé à la BBC samedi.
L'Iran en ligne de mire L'Iran a un programme d'armes nucléaires largement plus avancé que ce qui était estimé jusqu'ici, ont affirmé dimanche de hauts responsables américains après la publication d'informations de presse selon lesquelles Téhéran se trouve en violation du Traité de non prolifération nucléaire. «Nous découvrons soudainement que l'Iran est beaucoup plus avancé, avec un programme de développement d'armes nucléaires largement plus solide que ce que tout le monde disait», a déclaré le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, interrogé sur la chaîne de télévision CNN. Ceci «montre comment une nation déterminée qui a l'intention de développer une arme nucléaire peut garder ce processus de développement secret aux yeux des inspecteurs et des personnes extérieures», a-t-il déclaré. Ben voyons.

- Blix confirme la coopération active de l'Irak dans le désarmement. mouchés, Washington et londres, de plus en plus isolés dans leur délire guerrier, n'en demandent pas moins un ultimatum... 7/03/2003 Hans Blix a déclaré hier vendredi devant le Conseil de sécurité des Nations unies que l'Irak avait procédé à des «mesures substantielles» de désarmement. Le chef de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies (COCOVINU), a ainsi noté une «accélération des initiatives» de la part des Irakiens depuis janvier. La coopération «peut être considérée comme active, voire pro-active», a-t-il estimé. Dans la présentation du troisième rapport d'étape des responsables des inspections, Hans Blix a évoqué le début de destruction des missiles Al-Samoud 2, engagé par l'Irak depuis samedi dernier. «La destruction entamée constitue une mesure substantielle de désarmement. Nous ne sommes pas en train de regarder la destruction de cure-dents. Ce sont des armes meurtrières qui sont détruites». Devant les 15 membres du Conseil de sécurité, Hans Blix a fait remarquer si la coopération de l'Irak doit être immédiate, le désarmement et sa vérification ne peuvent être «instantanés»: «Cela ne prendra pas des années, ni des semaines, mais des mois», a-t-il relevé Hans Blix.
Démentant toutes les allégations des SR étasuniens et britanniques,  Blix a encore affirmé que les inspecteurs n'avaient trouvé «aucune preuve» d'activité interdite avec des moyens mobiles, et qu'ils n'avaient «jusqu'à présent trouvé aucune installation souterraine pour la production ou le stockage de produits chimiques ou bactériologiques», malgré que «des radars spéciaux d'étude du sous-sol aient été employés en plusieurs endroits». De son côté, Mohamed ElBaradei a assuré que ses inspecteurs n'avaient trouvé aucun signe d'activité nucléaire prohibée en Irak. Selon lui, il est faux de prétendre que Bagdad ait tenté d'acheter de l'uranium au Niger. Quant aux tubes d'aluminium suspects découverts sur le terrain, rien ne laisse à penser qu'ils soient destinés à un usage prohibé.
Projet GB-US d'ultimatum au 17 mars, la France annonce son veto
Jeudi soir en prime time, Bush s'est livré à l'une de ces pitreries dont il a le secret, jusqu'à la nausée. Récitant en prime time la leçon dictée par les vrais maîtres de Washington, c'est à dire les Cheney, Rumsfeld, Perle et autres Wolfowitz, il a déclamé que «Saddam Hussein était... une menace pour le peuple américain» (sic), et que les États-Unis n'avaient «vraiment pas besoin de l'approbation des Nations Unies pour agir». Le lendemain, Washington, Londres et Madrid ont fait circuler à l'ONU un projet de résolution amendé sur l'Irak, fixant au 17 mars la date limite pour que Bagdad désarme. La résolution amendée déclare que l'Irak «aura échoué à saisir sa dernière possibilité» de désarmer pacifiquement «à moins que d'ici au 17 mars le Conseil conclue que l'Irak a démontré une coopération entière, sans condition, immédiate et active», selon une copie du texte remis à la presse. La France a immédiatement rejeté toute idée d'un ultimatum. De plus, constatant les progrès réalisés par les inspecteurs, le ministre des Affaires étrangères français, Dominique de Villepin, a déclaré hier aux Nations Unies que, «en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, la France ne laisserait pas passer une résolution autorisant un retour automatique à la force».
Décompte onusien favorable au camp de la paix Pour faire passer leur résolution, les fous de guerre américano-britanniques doivent pourtant pouvoir compter sur au moins 9 voix parmi celles des 15 membres du Conseil de sécurité de l'ONU. D'ores et déjà, on sait que la France, l'Allemagne, la Russie, la Chine et la Syrie devrait voter contre ou s'abstenir, tout comme le Pakistan. Restait donc hier à trouver une voix pour contraindre les États-Unis et leurs zélateurs britanniques à rengainer ou, pour le plus probable, au moins à conduire leur ratonnade pétrolière en violation du droit international. Hier vendredi, le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Ernesto Derbez, affirmait que son pays était en faveur d'une solution pacifique et multilatérale pour obtenir un désarmement de l'Irak. La septième voix? Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, va par ailleurs se rendre la semaine prochaine dans les trois pays d'Afrique actuellement membres du Conseil de sécurité, l'Angola, le Cameroun et la Guinée, a indiqué le Quai d'Orsay. Ce serait bien le diable s'il ne pouvait en glaner une voix ou deux de plus. Reste que le gouvernement étasunien n'hésitant malheureusement pas à appliquer à la diplomatie les méthodes de gangsters que l'on sait (>>espionnage>>corruption>>chantage), le bras de fer s'annonce redoutable.
Les États-Unis bientôt officiellement Etat-voyou
Une guerre contre l'Irak sans l'aval des Nations unies serait illégale, affirment 16 experts du droit international travaillant dans les plus prestigieuses universités britanniques, dans une lettre publiée vendredi dans The Guardian. Ces universitaires, qui officient entre autres à Oxford, Cambridge ou encore à la London School of Economics, estiment qu'une intervention militaire sans l'accord du Conseil de sécurité «nuirait sérieusement à la règle du droit international». «La doctrine de l'autodéfense préventive contre une attaque qui pourrait se produire dans un futur hypothétique ne repose sur aucun fondement dans le droit international», soulignent-ils. Alors, les États-Unis bientôt officiellement Etat voyou? Réponse dans quelques jours.
>>Actions Appel à une grève continentale en cas de guerre! L'exemple italien.

- La chine rejoint le camp de la paix 6/03/2003 «Nous ne laisserons pas passer un projet de résolution qui autoriserait un recours à la force», avaient déclaré, mercredi à Paris, les ministres français, russe et allemand des Affaires étrangères. Interrogé sur un possible veto français, Dominique de Villepin avait même répondu que la France comme la Russie «prendraient toutes leurs responsabilités sur ce point». Hier jeudi, à la veille du troisième rapport des inspecteurs de l'ONU sur le désarmement, la Chine a annoncé son soutien à Paris, Berlin et Moscou, confortant ainsi l'axe de la paix. Dans un entretien avec Jacques Chirac, Jiang Zemin, le président chinois, a déclaré qu'une nouvelle résolution n'était pas nécessaire et qu'il était en faveur d'une solution politique à la crise. Quant à la Jordanie, elle a fait part de son refus d'autoriser l'utilisation de ses bases par les troupes américaines pour lancer une attaque contre Bagdad.
Blix reconnaît la «coopération active» de l'Irak
Hans Blix, directeur de la Commission de contrôle, de vérification et d'inspections de l'ONU (Cocovinu), a affirmé hier que l'Irak a «coopéré de manière active le mois dernier».
34 missiles détruits
Missiles détruits L'Irak a détruit hier six missiles prohibés, à la veille d'un rapport déterminant des inspecteurs en désarmement de l'ONU, bien que l'élimination des Al-Samoud 2 ait été jugée injustifiée par le président irakien qui a mis en garde Washington contre toute «stupidité». Ces destructions portent à 34 le nombre d'engins de ce type éliminés depuis le 1er mars, a indiqué le porte-parole des inspecteurs en désarmement, Hiro Ueki.
Espionnage US confirmé
Le Chili a opté pour les «voies diplomatiques» afin de faire la lumière sur l'espionnage présumé par les Etats-Unis des délégués des pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, appelé à se prononcer sur la crise irakienne, a déclaré jeudi le président Ricardo Lagos. «Le gouvernement fait ce qu'il a à faire par les voies diplomatiques», a déclaré M. Lagos aux journalistes, sans préciser si son gouvernement allait protester de manière officielle auprès de Washington. L'affaire a éclaté dimanche avec la publication par l'hebdomadaire britannique The Observer d'informations sur l'interception, par les services de renseignement américains, de conversations téléphoniques ou de messages électroniques des délégués de pays encore «indécis» par rapport à l'Irak.

- Selon un scoop de Newsweek, l'UNSCOM sait depuis 1995 que l'Irak a détruit toutes ses armes de destruction massive! 04/03/2003 Selon un scoop de Newsweek, diffusé le 24 février dernier, l'Unscom (la précédente mission d'inspecteurs en désarmement des Nations Unies) savait depuis 1995 que l'Irak avait détruit toutes ses armes de destruction massive, mais a dissimulé cette information. Cette année-là, en effet, le général Hussein Kamel, chef des armements irakiens, le plus haut gradé des déserteurs irakiens, quitta l'Irak pour la Jordanie et fut interrogé, le 22 août au soir à Amman, notamment par un membre de l'Unscom, M. Smidovich. Dans la transcription de cette rencontre, classée «sensible» par l'Unscom, et dont Newsweek a obtenu une copie, le général Kamel affirme, à la page 13 de ladite retranscription, que toutes les armes de destructions massives de l'Irak, autant chimiques que biologiques, ont été détruites (>>lire le document pdf, 450Ko). Rappelons que le général Kamel retourna en Irak en 1996 où il fut assassiné, ce qui semble exclure l'hypothèse d'une opération de désinformation menée par Bagdad. Comme le souligne de defensa.org, «les révèlations de Newsweek impliquent le contraire de ce qui avait été utilisé, jusque-là, du témoignage du général Hussein Kamel». Pour FAIR, l'histoire de Newsweek est peut-être «la plus importante révélation de la crise irakienne».
Les Etats-Unis exige désormais un changement de régime à Bagdad pour retenir leurs chiens de guerre Les Etats-Unis n'exigent plus seulement le désarmement de l'Irak pour éviter une guerre, mais aussi le changement du régime irakien. Le porte-parole de la Maison-Blanche, l'inénarrable Ari Fleischer, a ainsi déclaré hier:«Le président a été parfaitement clair, et il l'a dit plusieurs fois, il faut désarmement et changement de régime».
Au registre des casus belli successivement invoqué par les étasuniens pour leur guerre pétrolière en Irak, nous avons donc eu, dans l'ordre chronologique:
1. Des liens supposés entre Bagdad et Al-Qaïda. Inventés de toutes pièces, ils n'ont jamais pu être démontrés.
2. Les armes de destruction massive que possèderait l'Irak. Là encore, aucune preuve n'a pu être fournie.
3. Faute de mieux, la Maison-Blanche déplace aujourd'hui son argumentation sur le plan moral.
60'000 soldats US en plus autour de l'Irak Le Pentagone a annoncé mardi que 60'000 hommes supplémentaires allaient être déployés dans la région du Golfe. Ce contingent s'ajoute au déploiement supplémentaire de 34'500 soldats annoncé ce week-end, ce qui portera à près de 320'000 hommes les effectifs américains disponibles pour une offensive. De plus, une deuxième vague de bombardiers stratégiques américains B-52 est arrivée mardi sur la base de la Royal Air Force (RAF) de Fairford (ouest de l'Angleterre).
Et pendant ce temps-là l'Irak coopère activement
Les Irakiens ont détruit mardi cinq moteurs et une rampe de lancement de missiles prohibés Al-Samoud 2. Dix-neuf missiles Al-Samoud 2 ont été détruits depuis le début du processus d'élimination de ces engins le 1er mars, qui concerne une centaine de missiles dont 73 avaient été déployés dans des unités de l'armée.
Veto russe annoncé Le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov a déclaré mardi que son pays ne s'abstiendrait pas en cas de vote d'une nouvelle résolution qui ouvrirait la voie à une intervention militaire en Irak. Moscou pourrait user de son veto. M. Ivanov a par ailleurs réaffirmé que la Russie ne soutiendrait aucune initiative pouvant conduire à une guerre en Irak. «Si nécessaire, Moscou pourra être amené à utiliser son droit de veto» au Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il déclaré lors d'un entretien à la radio britannique BBC.

- Nouveau chantage US sur la Turquie 03/03/2003 L'aide économique spéciale prévue pour la Turquie est compromise par le fait que ce pays n'a pas donné son accord sur le déploiement de forces américaines sur son territoire, a déclaré lundi le département d'Etat. «La majeure partie [de cette aide] n'aura pas lieu d'être s'il n'y pas d'implication directe» de la Turquie dans les opérations en vue d'un possible conflit en Irak, a déclaré le bien nommé porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, Richard Boucher.
Les Britanniques ont Blair dans le nez La popularité du Premier ministre britannique Tony Blair, principal allié des Etats-Unis dans le dossier irakien, a fortement chuté, avec seulement 31% des Britanniques qui se disent satisfaits de son action, contre 61% d'insatisfaits, selon un sondage de l'Institut Mori publié lundi. L'alignement de Londres sur les thèses de Washington a jeté plus d'un million de manifestants dans les rues de la capitale britannique le 15 février, et près de 200 députés (dont 122 du Labour, parti de Blair) ont dénoncé la politique gouvernementale à l'encontre de l'Irak le 26 février, une mutinerie sans précédent dans l'histoire parlementaire récente.
Hôpitaux anglais sur le pied de guerre Le gouvernement britannique à appelé les hôpitaux et les églises à se préparer à recevoir des victimes et soutenir leurs familles, affirme lundi le Times, y voyant un signe supplémentaire de l'imminence d'une guerre contre l'Irak. Le ministère de la Défense a demandé aux 28 responsables des services de santé d'identifier les unités spécialisées en chirurgie plastique et brûlures, en particulier près des aéroports afin de prendre en charge d'éventuels soldats victimes d'attaques chimiques ou biologiques, affirme le quotidien britannique.
Vers l'auto-destruction de l'empire étasunien? Intéressante et, disons-le, encourageante analyse de de defensa.org. Extraits: «L'affaire turque [le refus du parlement d'autoriser le déploiement de soldats US en Turquie] se confirme comme un pas de plus dans la destruction systématique des immenses réseaux US d'influence et de corruption dans le monde. L'effet indirect puissant de ce projet américain de guerre contre l'Irak, qui semble devenir tout court l'effet principal de la crise, est une étrange et effrayante marche à l'auto-destruction de l'immense puissance américaine.» A propos du toutou britannique: «Il ne reste plus à Blair que l'orgueil douteux de la solitude qui est en réalité un isolement (les américains le laisseront tomber quand il ne leur sera plus utile), et l'affirmation nihiliste de la fidélité à lui-même, même si c'est une fidélité à une position absurde. Les images churchilliennes (Churchill-1940) de Blair, devant une Irak désarmée, impuissante, coopérant avec l'ONU, détruisant son piètre armement, et pourtant comparée à l'Allemagne nazie, deviennent tout simplement obscènes jusqu'à la nausée et insupportables pour l'intelligence. (...) Ce qui est en jeu n'est plus l'Irak, la démocratie au Moyen-Orient, ni même le renforcement de l'empire ; à terme, ce qui est en jeu est rien moins que la destruction de l'empire et la fin de l'American Century prolongé arbitrairement dans le XXIe siècle, - le problème étant de savoir comment
A l'appui de cette thèse, il faut mentionner les raisons de la récente démission, pour le 7 mars 2003, d'un diplomate US, conseiller politique à l'ambassade des Etats-Unis à Athènes, pour protester contre la politique de Washington envers l'Irak. Dans sa lettre de démission, adressée au secrétaire d'Etat Colin Powell, John Kiesking explique: «Notre recherche obstinée de la guerre contre l'Irak nous conduit à dilapider la légitimé internationale qui a constitué l'arme américaine, à la fois de défense et d'attaque, la plus puissante depuis Woodrow Wilson.»

- Espionnage à grande échelle des membres du Conseil de sécurité  02/03/2003 Depuis début février, la NSA a monté une opération mahousse d'écoutes téléphoniques et de surveillance des e-mails des membres du Conseil de Sécurité.
Guerre imminente sans mandat de l'ONU. Risque de rupture de l'alliance occidentale
Où l'on apprend que le toutou britannique a donné son accord à une attaque de l'Irak sans mandat de l'ONU, et que tout cela pourrait déboucher sur une crise internationale sans précédent avec, à la clé, le risque d'une rupture de l'alliance occidentale. Où l'on apprend aussi que, la semaine dernière, Bush et Chirac ont eu une conversation houleuse durant laquelle doobleyou a dit à Chirac que «les Etats-Unis ne pardonneraient pas, qu'ils n'oublieraient pas».
Le parlement turc contrecarre les plans de guerre étasuniens
Après avoir grassement monnayé son soutien à la politique guerrière étasunienne, le gouvernement turc avait besoin de l'aval de son parlement. Il s'agissait d'autoriser le déploiement de 62'000 soldats américains en Turquie en prévision de la guerre pétrolière contre Bagdad. A la surprise générale, et alors que 50'000 personnes manifestaient à Ankara contre le projet étasunien, les députés turcs ont dit non. Un refus qui porte un coup sévère aux préparatifs militaires des Etats-Unis puisqu'il remet en question la possibilité d'une attaque massive sur le front nord de l'Irak.
Dans une menace à peine voilée à l'encontre des Turcs qui, rappelons-le, craignent qu'une guerre ne favorise la création d'un Etat kurde indépendant au nord de l'Irak, un ancien président de la commission des Affaires étrangères, Joseph Biden, a souligné, sur la chaîne de télévision Fox, que ce vote allait réduire la capacité étasunienne «d'être l'interlocuteur entre les Kurdes et les Turcs. Ce qui m'inquiète beaucoup dans le nord pour le lendemain, la semaine, l'année, la décennie» qui suivra le probable conflit.
Dimanche soir, le gouvernement turc étudiait déjà la possibilité de faire à nouveau voter les députés...
Destruction des missiles Al-Samoud 2 en cours Décidément, rien ne va plus pour le cowboy de Washington. Les Turcs qui se rebiffent et l'Irak qui coopère: six missiles prohibés Al-Samoud 2 ont été détruits dimanche par l'Irak, portant à dix le total de missiles détruits en deux jours, a ainsi annoncé le conseiller présidentiel irakien, le général Amer Al-Saadi. Une chambre de coulée, utilisée dans le processus de fabrication des missiles, a également été détruite. Le chef des inspecteurs, Hans Blix, a qualifié la destruction des missiles d'«élément très important d'un vrai désarmement». Doobleyou a dû en bouffer son Stetson.
La Maison-Blanche en plein délire
Depuis quelques jours, la Maison-Blanche répète qu'elle veut à la fois le désarmement de l'Irak et le départ de Saddam, qu'elle place dans des plans grandioses pour l'ensemble du Proche-Orient et le règlement du conflit israélo-palestinien. Mais cette double exigence semble rendre impossible tout consensus à l'ONU. Après le Canada vendredi et la Russie samedi, la France, qui a droit de veto au Conseil de sécurité, a souligné dimanche son opposition à cette idée de changement de régime qui sort du cadre de la résolution 1441 adoptée en novembre à l'Onu. «Si nous devions nous atteler à changer des régimes partout dans le monde, tant de pays seraient concernés, nous aimerions que tant de dictateurs soient renvoyés de leur pays. Où commencer? Où finir?», a résumé le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, sur la chaîne de télévision ABC.
Manifestations arabes Des manifestations contre une guerre en Irak ont eu lieu ce week-end dans plusieurs pays musulmans, notamment en Turquie, au Yémen, en Egypte, au Maroc et au Pakistan. Quelque 70'000 musulmans ont manifesté dimanche dans le port pakistanais de Karachi. A Casablanca, ce sont quelque 50'000 Marocains qui sont descendus dans la rue. Plus de 300'000 Yéménites ont aussi manifesté à Sanaa. En Egypte, environ 2000 étudiants ont appelé les dirigeants du monde arabe à adopter une position ferme pour éviter une éventuelle guerre. Quelque 140'000 Egyptiens avaient déjà manifesté jeudi au Caire. A Gaza et en Cisjordanie, plus de 5000 Palestiniens ont également exigé des chefs d'Etas arabes réunis à Charm el-Cheikh de «stopper une guerre» contre l'Irak.
A Hiroshima aussi Environ 6'000 personnes ont manifesté dimanche contre le projet de guerre pétrolière en Irak et contre l'utilisation d'uranium appauvri, lors d'un rassemblement à Hiroshima, ville qui fut la cible d'une des deux bombes nucléaires larguées sur des civils Japonais par les Etats-Unis, en 1945. Dans un parc d'Hiroshima, les pacifistes ont formé une chaîne humaine représentant les slogans «Non à la guerre» et «Pas d'uranium appauvri», ont relaté les agences de presse Jiji et Kyodo. Les pacifistes japonais ont rappelé que les Etats-Unis avaient utilisé des munitions contenant de l'uranium appauvri lors de la précédente guerre du Golfe en 1991, en Yougoslavie en 1999 et en Afghanistan

 

février 2003

- Le camp de la paix tient bon à l'ONU 27/02/2003 Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont campé jeudi sur leurs positions concernant l'Irak, laissant percer des tensions grandissantes. Fer de lance des opposants à une opération militaire contre Bagdad, la France a estimé que «le temps n'est pas encore venu de dire qu'il n'y a pas d'autre option que la guerre» à l'issue de nouvelles consultations du Conseil de sécurité. L'ambassadeur de France à l'Onu Jean-Marc de La Sablière a reproché au projet de 2e résolution sur l'Irak, présenté lundi par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne, de «donner le feu vert à la guerre». Deux autres membres permanents du Conseil, la Russie et la Chine, soutiennent les vues françaises de même que l'Allemagne, membre non permanent. Paris, Moscou et Berlin ont déposé en début de semaine devant le Conseil un mémorandum recommandant le renforcement des inspections.
Destruction des missiles Al-Samoud 2 acceptée
L'Irak a accepté le principe de détruire ses missiles prohibés Al-Samoud 2, dans une lettre au chef des inspecteurs de l'ONU Hans Blix, a annoncé jeudi la Cocovinu. La lettre irakienne, signée du général Amir al-Saadi, le principal conseiller scientifique du président Saddam Hussein, affirme que «l'Irak accepte en principe la demande de destruction des missiles et des autres éléments énumérés», a précisé la Commission de contrôle, de vérification et d'inspection des Nations unies. Évidemment, les États-Unis avaient anticipé cette décision en affirmant, par la voix de Colin Powell, que cela ne changerait rien à l'affaire.
Sixième porte-avions US dépêché sur zone
Un sixième porte-avions américain, le Nimitz, quittera la semaine prochaine les Etats-Unis pour la région du Golfe, a annoncé jeudi un porte-parole de la Marine américaine. Les effectifs américains dans le Golfe et les régions voisines atteignent désormais 225'000 hommes, dont 111'000 au Koweit.

- Une guerre à 95 milliards 26/02/2003 La Maison-Blanche présentera un budget supplémentaire en cas de guerre contre l'Irak, a indiqué son inénarrable porte-parole, Ari Fleischer. L'administration américaine estime à 95 milliards de dollars le coût des seuls aspects militaires d'une guerre contre l'Irak, a révélé de son côté le Washington Post. Le montant des dépenses du seul département de la Défense est estimé entre 60 et 95 milliards de dollars, selon le quotidien. Des conseillers du président George W. Bush ont indiqué que le seul point de référence était le coût de la première guerre du Golfe, soit 61,1 milliards de dollars, sans compter les dépenses pour la reconstruction, selon le journal. Rappelons qu'au lendemain de la guerre du Golfe de 1991, les USA avaient présenté une facture de 50 milliards à la coalition. En cas de guerre sans mandat de l'ONU, les USA devront assumer le coût de leur folie guerrière alors que le projet de budget US pour 2004, présenté par la Maison Blanche début février, accuse déjà un déficit de 307 milliards de dollars. On nage en plein délire.
Et pendant ce temps-là, 24'000 personnes meurent de faim chaque jour Le monde est «en train de perdre le combat» contre la faim, a affirmé mardi le chef du Programme alimentaire mondial (Pam) de l'ONU, James Morris. En dépit des efforts des agences gouvernementales et de centaines d'organisations non gouvernementales, plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim et 24'000 personnes meurent chaque jour de la famine ou de problèmes de santé liés à leur alimentation, a-t-il précisé.
Blair humilié La politique du caniche a un prix. Lors d'un débat suivi d'un vote sur la situation en Irak, mercredi à la Chambre des Communes, 200 députés sur 659 ont voté en faveur d'un amendement anti-guerre. Bien que l'amendement ait finalement été rejeté, il s'agit d'une cuisante défaite personnelle pour le toutou britannique puisque sur les 200 députés frondeurs, 122 étaient issus des rangs travaillistes, le parti de Tony Blair. Ce dernier a ensuite quitté la Chambre des Communes sous les huées.
Veto russe envisagé
La Russie pourrait recourir à son droit de veto à l'Onu sur le projet de résolution déposé par Washington, Londres et Madrid, a indiqué mercredi une source au Kremlin, où le chancelier allemand Gerhard Schroeder était attendu dans la soirée. Estimant que le nouveau projet de résolution déposé lundi était «inacceptable», cette source, citée par l'agence Itar-Tass et qui a requis l'anonymat, a estimé que le recours au veto constituerait «un développement fâcheux de la situation», car il signifierait une scission de la communauté internationale.
C'est moi qui ait le plus gros pistolet!
Les malades de la gâchette ne sont jamais en mal d'imagination lorsqu'il s'agit d'inventer les pires saloperies. Une mégabombe de 9,5 tonnes, qui serait la plus grosse bombe conventionnelle, est ainsi en cours de développement, a indiqué mercredi le patron de l'US Air Force, le général Jumpers. Elle devrait remplacer la terrible «daisy cutter» (faucheuse de marguerite), d'un poids de 6,75 tonnes, considérée comme l'arme la plus destructrice après la bombe nucléaire, et bien évidemment largement utilisée par les héros étasuniens contre les Vietnamiens et les Afghans (déjà plus de 4000 civils tués dans la traque à Ben Laden (>>1 / >>2)).
A quand une inculpation des fabricants d'armes pour crime contre l'humanité?

- Corruption généralisée pour la guerre 25/02/2003 Selon USA Today, les Etats-Unis construisent leur coalition à coup de dollars et de faveurs. A la mi-janvier, le ministre néo-zélandais du commerce, Jim Sutton, avait déjà accusé les Etats-Unis de faire un lobbying qui s'apparente en fait à une corruption généralisée des pays qu'ils veulent rallier dans leur guerre contre l'Irak.
L'ONU et l'Irak font état de progrès
Le chef des inspecteurs en désarmement, Hans Blix, a annoncé à la presse à New York avoir récemment reçu des autorités irakiennes plusieurs lettres contenant ce qu'il a qualifié «d'éléments positifs» en matière de désarmement, dont la «découverte» d'une «bombe contenant un liquide» et «une centaine de documents concernant la destruction d'éléments interdits en 1991». A Bagdad, le général Amer Al-Saadi, conseiller du président irakien Saddam Hussein, a estimé que l'Irak et les inspecteurs de l'Onu avaient fait «certaines percées» ces jours-ci dans le processus de désarmement. «Nous avons fait certains progrès. En fait, nous avons fait des percées sur certaines» questions, a-t-il dit à l'issue d'une rencontre avec des experts sud-africains en désarmement venus aider Bagdad.
La nouvelle résolution des fous de guerre n'a aucune chance d'être approuvée selon la Russie
Pour les Russes, la nouvelle résolution présentée par les Etats-Unis et leurs zélateurs britanniques et espagnols, n'a aucune chance de passer.
Big Brother Dès mercredi prochain 5 mars, les douaniers américains auront un accès direct aux systèmes de réservation de billets des compagnies aériennes de l'Union européenne. Les données personnelles des passagers, comme les numéros de carte de crédit, leur seront ainsi transmises. L'accord de Bruxelles a été négocié en urgence par la Commission européenne à la demande des États-Unis, évidemment sous prétexte de loi antiterroriste. Il s'applique à toutes les compagnies européennes.

- Les fous de guerre en remettent une couche 24/02/2003 Un projet de résolution affirmant que l'Irak a «manqué la dernière chance» qui lui était offerte de désarmer volontairement a été déposé formellement lundi aux Nations Unies, a annoncé l'ambassadeur britannique à l'ONU, Jeremy Greenstock. Le projet de résolution déposé est cosigné par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne. Ce projet de résolution affirme que «l'Irak a manqué la dernière chance qui lui était offerte dans la résolution 1441», votée le 8 novembre dernier. L'un des paragraphes note que la déclaration par l'Irak sur ses armements de destruction massive «contient de fausses déclarations et des omissions». Il note également que l'Irak «a manqué à l'obligation de se conformer, et de coopérer pleinement avec la mise en oeuvre de la résolution» 1441.
Face à la proposition des va-t-en-guerre étasuniens et de leurs zélateurs, la France, l'Allemagne et la Russie devaient présenter un memorandum commun sur l'Irak réaffirmant que «l'option militaire ne devrait être qu'un dernier recours», selon le texte rendu public par l'ambassade de France auprès des Nations Unies. Ce texte affirme également que «les conditions pour l'usage de la force ne sont aujourd'hui pas réunies». Dans une conférence de presse à Berlin, Jacques Chirac a ainsi affirmé qu'il n'y avait «aucune raison de changer notre logique, qui est une logique de paix, et de basculer dans une logique de guerre». La France et l'Allemagne «ne sont pas favorables à une nouvelle résolution» sur l'Irak, a ajouté le président français en visite dans la capitale allemande. «Nous ne voyons pas l'utilité [de cette nouvelle résolution], et donc nous n'y serons pas favorables, a-t-il encore martelé, précisant que la majorité du conseil de sécurité n'est pas non plus favorable à une nouvelle résolution.»
Armada sur zone
Le déploiement naval massif des Etats-Unis près de l'Irak atteint une centaine de navires de guerre et sera bientôt complété par l'arrivée dans le Golfe d'un cinquième porte-avions, a indiqué le Pentagone lundi. Ce dernier, le Kitty Hawk, est arrivé du Japon en mer d'Oman et devrait franchir dans les jours à venir le détroit d'Ormuz.
Saddam ne veut pas détruire les missiles Al-Samoud
Bras de fer Saddam Hussein, selon la chaîne de télévision américaine CBS, qu'il n'avait pas l'intention de détruire les missiles prohibés Al-Samoud, ainsi que le lui a demandé l'ONU. Il a démenti que ces missiles constituaient une violation des résolutions de l'ONU sur l'Irak. Le président irakien a par ailleurs proposé un duel télévisé en direct au président américain George W. Bush.
Les responsables occidentaux? «Des assassins», selon le président malaisien «Les responsables occidentaux se comportent comme des assassins. (...) Ce n'est plus une guerre contre le terrorisme, mais une guerre pour dominer le monde...» Ces propos au vitriol ont été prononcés, hier, par le premier ministre malaisien Mahathir Mohamad à l'occasion de l'ouverture, à Kuala Lumpur, du 13e Sommet des pays non alignés (116 nations) dont il assure la présidence, après le leader sud-africain Thabo Mbeki.

- Attaque de l'Irak même en cas de veto français 23/02/2003 Même si la France venait à user de son droit de veto contre une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise irakienne, les Etats-Unis engageraient une intervention militaire contre Saddam Hussein, selon un conseiller du Pentagone. Le super-faucon, Richard Perle, président du Conseil de politique de défense, une société de conseil du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, a déclaré, selon l'édition dominicale du quotidien arabe basé à Londres Ashark Al-Awsat, que Washington ne permettrait pas à un président français de lui dicter sa politique.
Attaque nucléaire envisagée contre la Corée du Nord Histoire sans doute de se changer un peu les idées, le Pentagone prépare des plans de guerre totale, incluant l'option nucléaire, contre la Corée du Nord.

- Etats-Unis fin prêts pour attaquer l'irak. la Turquie bientôt achetée 21/02/2003 Les Etats-Unis se sont estimés vendredi fin prêts militairement à attaquer l'Irak, un responsable du Pentagone révélant par ailleurs que les effectifs étasuniens déployés dans la région du Golfe atteignaient désormais 210'000 hommes, dont 98'000 au Koweit. L'un des derniers obstacles, l'appui logistique de la Turquie, serait aussi «en voie de règlement». «Nous avons réalisé des progrès satisfaisants dans les discussions que nous avons eues jusqu'à présent avec les Etats- Unis. Nous sommes assez proches d'un accord», a indiqué le ministre turc des affaires étrangères, Yasar Yakis. Les deux alliés négocient depuis plusieurs jours sur le montant d'une aide financière américaine à la Turquie. Ankara réclamait l'équivalent de 40 milliards de dollars.
L'Irak sous administration étasunienne
Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a affirmé qu'en cas d'intervention américaine en Irak, ce pays serait placé sous administration militaire pour une période limitée, dans une interview qui doit être diffusée vendredi par la chaîne satellitaire arabe Al-Arabiya. «C'est notre souhait [d'avoir une administration militaire] pour un très court délai s'il y a un conflit en Irak. Nous souhaitons éviter cela, mais s'il y a un conflit, un commandement militaire sera en charge dans un premier temps», a expliqué Powell.
Missiles à détruire
Le chef des inspecteurs en désarmement de l'ONU, Hans Blix, va ordonner aux autorités irakiennes la destruction de leurs missiles prohibés Al-Samoud 2, a confirmé hier son porte-parole. Les Irakiens ont produit 100 missiles de ce type, dont 50 ont déjà été déployés dans des unités de l'armée et 50 autres sont encore sur les chaînes d'assemblage. Les experts de l'ONU ont établi qu'ils pouvaient avoir une portée supérieure au 150 km autorisés par les résolutions ayant fixé les conditions de cessez-le-feu après la guerre du Golfe en 1991.
On ne peut s'empêcher de penser, au point où en sont les choses, que les faucons étasuniens doivent de tordre de rire en pensant que les inspections de l'ONU auront au moins servi à désarmer un peu plus l'armée irakienne juste avant qu'ils ne commencent à la pilonner.
Aznar à la solde de Washington
On dit à Madrid et à Washington que George W. Bush passe plus de temps au téléphone avec José Maria Aznar qu'avec Tony Blair lui-même! Ainsi, c'est Aznar qui a pris l'initiative de la lettre qu'il a cosignée avec Tony Blair, Silvio Berlusconi et cinq leaders européens de l'est favorables à l'intervention armée en Irak, contre les thèses plus modérées de la France et de l'Allemagne. Il faut dire que comme récompense aux bons et loyaux services d'Aznar, Bush pourrait faciliter l'entrée de l'Espagne dans le «club» des grandes puissances, le G8 (Etats-Unis, France, Allemagne, Canada, Royaume Uni, Italie, Japon, Russie) et surtout faire en sorte que le réseau d'espionnage électronique américain «Echelon» participe à fond dans la lutte contre l'ETA, dont l'élimination reste la grande préoccupation des Espagnols. A noter que toutefois que l'opposition ne manque pas de rappeler à Aznar que c'est principalement grâce à la collaboration des autorités françaises que l'ETA a perdu ces dernières années 90% de ses «pistoleros» et est aujourd'hui à bout de souffle.
Rappelons aussi que 90% des Espagnols sont opposés à une guerre en Irak et que lors des manifestations pour la paix du 15 février dernier, ils ont été quelque trois millions à descendre dans la rue. Ce qui fait d'Aznar, à l'instar de Blair ou Berlusconi, un dirigeant en rupture totale avec son opinion publique. (source, 24heures)

- Plan d'attaque-éclair 20/02/2003 Selon The Guardian de mercredi, Rumsfeld et Bush prépareraient en secret un plan d'attaque inédit sous la forme d'une gigantesque opération de commandos avec armes high tech, unités héliportées et tout le toutim, pour renverser Saddam en un clin d'oeil. Une guerre courte et joyeuse quoi!
Grosses pressions us sur les inspecteurs pour qu'ils donnent un prétexte à la guerre
La Russie a mis en garde les Etats-Unis contre «des pressions» exercées sur les inspecteurs internationaux dans le but de trouver «un prétexte» au lancement d'une opération militaire. Visant implicitement les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a dit avoir reçu des «informations alarmantes» sur de «très fortes pressions» exercées sur les inspecteurs en désarmement. Ces pressions visent, a-t-il dit lors d'une conférence de presse, «à provoquer leur départ d'Irak, comme ce fut le cas en 1998, ou faire en sorte qu'ils présentent ensuite au Conseil de sécurité un rapport qui permettrait de servir de prétexte au lancement d'une opération de force». Les inspecteurs doivent pouvoir «poursuivre leur activité de façon objective», a-t-il ajouté, soulignant que la communauté internationale avait besoin «d'informations fiables». La Russie estime qu'une seconde résolution ne se justifie pas pour l'instant, a fortiori pour demander le lancement d'une opération militaire.
Niet à une nouvelle résolution
Une nouvelle résolution américaine sur l'Irak, ouvrant la voie à une guerre, sera présentée la semaine prochaine à l'ONU. «La présentation de la résolution interviendra la semaine prochaine», a annoncé hier un haut responsable américain. Les Etats-Unis devraient soumettre la résolution avec le co-parrainage de la Grande-Bretagne aux autres membres du Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il précisé. La Russie, qui souhaite éviter un conflit en Irak, a de son côté annoncé qu'elle ne renonçait pas à utiliser son droit de veto en cas de nouvelle résolution «musclée» aux Nations unies. «Si une résolution est présentée, qui autorise déjà à ce stade l'usage de la force, alors la Russie ne pourra soutenir une telle résolution», a prévenu le vice-ministre russe des affaires étrangères, Iouri Fedotov.
US go home? Les Etats-Unis réfléchissent à un redéploiement de leurs troupes dans le monde, notamment en Europe, mais il ne s'agit que d'idées préliminaires, a déclaré le secrétaire général de l'OTAN George Robertson hier à Washington. Interrogé lors d'une conférence de presse sur un éventuel retrait des forces américaines d'Allemagne, Lord Robertson a répondu: «Il y a eu des discussions en général sur le déploiement des forces américaines dans un monde qui a changé de façon radicale. Historiquement, les forces américaines en Europe fournissent aux Etats-Unis des bases avancées, tout en rassurant nos alliés européens, a précisé Robertson. Mais il n'y a rien de statique, tout change.» Des parlementaires américains, ayant participé à la réunion sur la sécurité de Munich ce mois-ci, ont indiqué que le Pentagone étudiait un changement de nature de sa présence militaire en Europe (100'000 hommes, surtout en Allemagne), avec des bases avancées pour mouvements rapides de troupes, par exemple vers le Proche-Orient.
Dans son édition du dimanche 16 février, The Guardian avait révélé la volonté étasunienne de punir l'Allemagne de sa «traîtrise» en fermant ses bases. Dont acte?

- L'écrasante majorité des pays membres de l'onu opposée à la guerre. w bush pète les plombs 19/02/2003 Deux jours durant, la très grande majorité des représentants des non-membres du Conseil de sécurité de l'ONU se sont succédé lors d'un débat public à la table du Conseil de sécurité pour dire leur opposition à la politique belliciste de l'administration Bush. Sur la soixantaine de pays qui se sont exprimés, dont la Suisse, très rares ont été ceux qui ont apporté leur soutien à Washington et à Londres.
«Si les Nations Unies ne sont pas capables de faire respecter leurs propres résolutions, cela montre leur utilité future», a dès lors déclaré W. Bush, ajoutant: «Nous verrons bien si l'ONU peut être efficace.»
On en rirait presque lorsque l'on songe que, depuis 50 ans, la presque totalité des résolutions édictées par l