- L’ONU accuse Israël de crimes de guerre. « Antisémitisme » bien sûr ! 17/09/2009  L’Etat voyou israélien vient d’être accusé de « crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité » dans un rapport accablant de l’ONU, rapport qui fait suite à ceux, tout aussi accablants et parfaitement documentés, de diverses ONG. / >>La suite

L'impunité d'Israël:
ça suffit !


 

 

> Le boycott: une arme efficace 

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L’élite des élus

- Moshe Katsave, ex-président à qui l’on doit le bon mot « Israël est le seul Etat moral du Moyen-Orient », va être jugé pour viol et harcèlements. - L’ex-premier ministre Ehud Olmert est accusé de corruption. - Un ex-premier ministre et un ex-ministre de l’Environnement font l’objet d’enquêtes pour pots-de-vin, concussions et trafics d’influence. - L’actuel chef de la diplomatie, l’extrémiste Liebermann, est accusé de corruption. [[[ Ajouté à cela le fait que les mafias russes ont quasiment pris le contrôle de l’économie israélienne et, de l’autre côté du mythe de la jeune et flamboyante démocratie israélienne, nous avons la réalité d’un Etat-voyou privé de tous repères moraux mais doté de l’arme atomique, piloté  par une fameuse bande de paranos et, de surcroît, gangréné par la mafia. [[[ Heureusement, la communauté internationale veille au grain. Non ?

 

Des mythes à la réalité
Vaut-il encore la peine de dénoncer l'impunité d'un état paria qui a perdu tout repère moral et dont les crimes, depuis sa création, cumulent toutes les atrocités possibles et imaginables. Oui, bien sûr, évidemment, inlassablement. Et sans jamais rien oublier: Depuis les carnages perpétrés par les groupes terroristes israéliens pour chasser les Palestiniens de leur terre, en passant par la monstrueuse opération menée au Liban en 1982, jusqu'aux meurtres de masse successifs contre les populations palestiniennes, la guerre de juillet 2006 contre le Liban et les 1400 morts, dont 300 femmes et 115 enfants, de la  dernière boucherie de Gaza. Autant de crimes rendus possibles par l'intolérable impunité dont jouit cet Etat notamment grâce à la protection américaine et à une culpabilité européenne savamment entretenue. La seule chose encore possible est donc de dénoncer, inlassablement. Et tout d'abord en se libérant de la crainte d'une accusation d'antisémitisme désormais vidée de toute substance d'avoir été instumentalisée jusqu'à la nausée.  Puis en se libérant aussi des mythes pour en revenir aux fondamentaux réels de la crise.
1. Le mythe du peuple errant, persécuté et poussé à l'exode perpétuel, le mythe du peuple en exil revenu sur sa terre est une fable. L'historien israélien Shlomo Sand a démontré qu'il n'y avait aucune preuve en ce domaine, et que c'était une construction a posteriori, une mythologie nationale pour légimiter la création de l'Etat hébreu en Palestine.
2. Au début du XXe siècle il n’y avait que quelques milliers de juifs en Palestine. L’Histoire avait tranché la question et  « la bible n’étant pas un cadastre », comme l'avait dit Itzhak Rabin avant d'être assassiné par un extrémiste israélien, les Juifs n’avaient pas d’Etat.
3. La naissance de l’Etat hébreu, seul pays créé par l’ONU, est le fruit d’un vote de l’Assemblée générale des Nations Unies durant lequel les principaux pays occidentaux ont tordu les bras de tous leurs petits pays clients pour arracher une majorité. Formellement, la création de l’Etat hébreu par l’ONU est donc le résultat d’une tricherie.
4. Non, la Palestine n’était pas un désert inhabité et l’agriculture y était même florissante. Les terres non cultivées étaient rares.
5. C’est lors d’une « opération balai » conduite par des groupes terroristes juifs --- qui n’ont pas hésité à massacrer des villages entiers, femmes, enfants et vieillards compris pour faire fuir les Palestiniens --- que les Israéliens se sont installés par le glaive et le feu sur une terre où il y avait bien un peuple. Plus de 700'000 Palestiniens furent alors déportés lors d’une des plus grandes opérations d’épurations ethniques du XXe siècle.
6. Jamais, absolument jamais, Israël n’a eu l’intention d’aboutir à une paix juste avec les Palestiniens. Les pseudo-processus de paix successifs ont toujours eu pour uniques objectifs de contraindre les Palestiniens à renoncer à la lutte armée tout en servant d’écran de fumée à la colonisation et au vol des terres.
7. Démocratie ethnique revendiquée comme telle, Israël est aujourd'hui un Etat raciste qui a instauré un système d'apartheid "pire qu'en Afrique du sud". (Ronnie Kasrils, ancien Ministre des Services de Renseignements d’Afrique du Sud: «L’occupation [des territoires palestiniens] me rappelle les jours les plus sombres de l’Apartheid, mais nous n’avions jamais vu des tanks et des avions tirer sur la population civile. C’est une monstruosité que je n’avais jamais vue auparavant. Le mur que vous avez construit, les check points et les routes pour les juifs seulement – cela donne mal à l’estomac même pour quelqu’un qui a grandi sous le régime d’Apartheid. C’est des centaines de fois pire.»
Malgré l'horreur de l'oppression et de l'occupation, les Palestiniens sont pourtant priés de mourir en silence, sans résister donc, tués à la fois par les Israéliens et par l’Occident qui leur refuse ce droit que l’on croyait inaliénable d’un peuple à la résistance et au combat pour sa liberté. Pourtant, comme le disait l’archevêque de San Salvador, Oscar Romero, avant d’être assassiné par des extrémistes soutenu par les Etats-Unis, « toute forme d’oppression légitime la violence insurrectionnelle ». Alors oui, hurlons-le par-dessus la propagande sioniste ou le conformisme lâche de journalistes désabusés ou de tâcherons sans honneur, oui, bien sûr, hurlons-le, évidemment, les Palestiniens ont non seulement le droit mais le devoir moral de combattre par tous les moyens l’occupation de leur terre après 60 ans de carnages, de pillages, de blocus, de viols, d’assassinats, de déportations, de meurtres de masse, de spoliation bref, 60 ans de terrorisme d’Etat. Et même si chez les décideurs occidentaux l’humeur est désormais plus pétainiste que gaulliste, c’est faire insulte à l’Histoire et au sens de la justice le plus élémentaire que de prétendre le contraire.
Concernant l'avenir palestinien, le pseudo-processus de paix et ses pseudo-relances, l'obstination de l'autorité palestinienne de vouloir arracher la création d'un Etat est une erreur majeure. Au mieux, elle se soldera par l'octroi d'un bantoustan, d'une sorte de réserve d'indiens que les "radicaux" auront beau jeu de ne pas reconnaître. La seule solution viable est d'abandonner cette stratégie, d'en revenir à l'OLP pour, d'abord, faire porter l'entier du coût de l'occupation à l'agresseur israélien en cessant de jouer les supplétifs et, ensuite, pour réorienter définitivement le combat palestinien vers la création d'un Etat binational.
Concernant l'avenir d'Israël, une intime conviction issue du constat que l'Histoire a sa dynamique propre et ne fait que peu de cas des constructions humaines, à plus forte raison lorsque celles-ci sont déviantes. En ce sens, l'hystérie sioniste et les mythes constitutifs de cet Etat le vouent à sa perte plus sûrement que le Hamas. Israël disparaitra donc, à terme, aussi soudainement qu'il est né pour laisser place, peut-être, sans doute, à un Etat de Palestine égalitaire ou chacun trouvera sa place, y compris les Juifs


PS: En 2003, les Européens placaient Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.