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Le coup de stabylo

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Pour mémoire

Le réseau Gladio/Stay Behind est l'épicentre d'un réseau clandestin, issu de la guerre froide mais toujours actif, et implanté dans les principaux pays d'Europe occidentale pour le compte OTAN/ USA.
Lire:
 «L’hypothèse Hersh et l’écho des années de plomb»
et,
Retour sur Gladio et les stay-behind: le passé éclaire évidemment la crise de notre époque. 

et aussi,
Le modèle italien», champ de manœuvre favori de la CIA

L'Afrique
de l'Est
une zone sous surveillance américaine
par Saïda Bédar, chargée de recherche au CIRPES.

Néo-
libéralisme
,
ou l'humanité
sous la dictature des marchés

Abou Ghraïb

Décompte des GI tués en Irak

 Une stratégie guerrière planifiée
de longue date

 Préparatifs US d'attaque de l'Iran
(et opérations clandestines déjà en cours),
et autres signaux...

La saga
des armes
de destruction massive en Irak

Affaire Kelly

 20'000 armes de destructions massives en de «bonnes mains»  Le point sur les armes nucléaires à travers le monde selon le Bulletin of atomic scientists. Où l'on apprend qu'en 2002, les cinq principales puissances nucléaires de la planète alignent encore plus de 20'000 têtes nucléaires

«NorthCom»
une nouvelle structure militaire destinée à défendre le territoire des Etats-Unis (image du Pentagone).

Pétrole: le point sur les réserves planétaires
Où l'on apprend qu'en un siècle, la moitié des réserves estimées de la planète ont été utilisées. Aujourd'hui, pour 1 baril extrait, 4 sont consommés. C'est dire si le pétrole irakien est précieux!

11 septembre
Les attentats
du 11 septembre
n’en finissent plus d’apparaître comme
un terrible mais simple prétexte à une guerre planifiée de longue date.

«Opération Northwood»
Quand les services secrets américains planifiaient des attentats
à Miami ou Washington
Document déclassifié
format pdf (777 ko)

Pearl Harbor:
un memo bien gênant
Daté du 7 octobre 1940, le memo de McCollum tend à démontrer que l'équipe de Roosevelt était non seulement avertie de l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais, mais l'aurait en fait provoqué pour pouvoir entrer en guerre. 

«Le sunnisme, marchepied
de la politique
américaine»
Entretien avec un diplomate français, Beyrouth, 1989. Une relecture instructive à la lumière des récents événements.

Révolution
dans les affaires militaires

(par Saïda Bédar)

Kissinger:
un criminel
de guerre
prix Nobel de la Paix

haarp
Des tempêtes et ouragans, des pluies diluviennes ou la sécheresse à volonté: le programme militaire américain HAARP (High frequency Active Auroral Research Program), serait capable de modifier localement l'ionosphère.

 

Actualité  (site mis à jour le 16/01/2010)

Encyclopédie

Dossier Proche-Orient

éclairages 

>> Double fracture 
26 /12/05

« Le meilleur des mondes » 16/01/10 Nous inaugurons une nouvelle rubrique en remplacement du « Coup de stabylo ». La fonction est la même : il s’agit de pointer sans autres commentaires quelques articles qui nous ont accrochés. Ce nouveau titre nous paraissait plus… primesautier. Seule vraie nouveauté : la rubrique trouve sa place sous les autres (au sommet de la marge de gauche sur cette page), histoire de regrouper les repérages dans une page dédiée. Libertés contre sécurit, OGM toxiques, mobilier radioactif... >>voici la chose

- L’économie à l’école du darwinisme 13/01/10 A l’heure où le séisme financier de 2008 promet de superbes répliques puisque la perversité du système a été soigneusement préservée grâce à l’incurie de nos « dirigeants », un petit retour sur les théories fondatrices dudit système est toujours éclairant. Et notamment celle de Friedrich A. (von) Hayek, à laquelle les zélateurs de la dictature des marchés se réfèrent de plus en plus. >>La suite

- le dangereux psychodrame israélien 12/01/2010 La menace nucléaire iranienne : c’est du pipeau ! Voilà en substance ce que confirme Uzi Eilam, ex-général détaché de l’armée israélienne, chargé du programme nucléaire israélien et, en général, de toutes les matières nucléaires pour Israël. L’homme est au-dessus de tout soupçon, parle avec l’expérience et la liberté de ton que lui offre ses 75 ans, à l’abri qu’il est de l’hystérie généralisée qui entoure la question israélienne dans la pensée occidentale. Or voilà que Tel-Aviv ne cesse de se préparer au pire, multiplie les exercices d’une ampleur sans précédent, histoire de maintenir la population dans cet état de paranoïa total confinant à l’hystérie collective, la chose étant le fond de commerce habituel des cabinets israéliens successifs, et de celui de Netanyahou en particulier. >>La suite

- Gooooooooood Morning Yémen ! 04/01/2010 Cette fois ça y est. BHO a été totalement digéré par le système. Embedded donc, l’american-Gorbatchev. Il aura suffit d’un attentat manqué, mais labellisé Al-Qaïda, pour l’aider à vaincre ses dernières réticences. De la bel ouvrage donc, convenons-en. L’esprit de fronde prêté au rutilant président étasunien se sera donc réduit aux inoffensives bonnes intentions prêchées dans ses discours, une « liberté » de ton symbolisant en quelque sorte son enfance à la Maison-Blanche. Mais là, après avoir soufflé sa première bougie, on ne joue plus. On rentre dans le rang. Embedded, Mr President, please ! >>La suite

- israël n’est plus ! 29/12/09 L’acte est répugnant de cynisme, son symbolisme terrifiant. Durant des années, des médecins de l’armée d’occupation israélienne ont donc bel et bien prélevé des organes sur les cadavres de Palestiniens (article en français). L’affaire avait été révélée par un journal suédois l’été dernier, et immédiatement qualifiée de délire antisémite par l’Etat hébreu et ses machines de propagande. Mais le journal suédois allait plus loin en affirmant que des Palestiniens étaient délibérément assassinés pour alimenter ce trafic d’organes. >>La suite

Vers le grand retour des néocons 29/12/09 On les croyait enfin éradiqués, on se trompait lourdement. Les néocons sont bien là, en embuscade, à fourbir leurs armes, préparant leur retour en force à Washington. Leur cheval de bataille ? En tant que VRP du Complexe militaro industriel (CMI) américain : la guerre totale bien sûr ! En Afghanistan cette fois. Les « nouvelles » se multiplient en effet pour décrire une situation déjà apocalyptique sur ce théâtre d’opérations. En substance, l’on nous dit que si rien n’est fait, les talibans vont s’installer au pouvoir à Kaboul (et éventuellement au Pakistan) d’ici un an. « Si rien n’est fait », cela veut dire si les renforts promis par Obama ne sont pas doublés, triplés, pourquoi pas quadruplés ; si l’idée d’un retrait en 2011 n’est pas abandonnée sur le champ bref, si la guerre d’Afghanistan ne devient pas LA mère de toutes les guerres pour l’Occident-lumière-du-monde. >>La suite

- La fin de la Global Gouvernance 28/12/09 Le fiasco du Sommet de Copenhague fera date. Un ratage aussi complet inviterait presque à la contemplation humble et silencieuse d’une œuvre aussi parfaitement aboutie. Mais ce fiasco-là nous en dit tant... >>La suite

- Le crime organisé au secours du système 19/12/09 C’est peu dire que le modèle économique qui domine aujourd’hui est un système amoral. Plus que les raisons de la crise elle-même, les mesures prises pour la « contrer » en ont offert la plus éclatante des preuves puisqu’il s’est agit, grosso modo, de vider les poches des contribuables pour renflouer les caisses des financiers véreux responsables de la banqueroute mondiale. Au final, sans doute le plus fabuleux hold-up de tous les temps opéré à l’échelle planétaire par Wall Street et la City. Un hold up au demeurant avalisé par le G8, le G20 bref, un hold up avec les lettres de créances du système. Rien de surprenant donc à ce que dans un pareil climat, le crime organisé se sente comme un poisson dans l’eau. Le directeur du service des drogues et du crime de l’ONU ne dira pas le contraire, lui qui nous apprend que  l’argent du crime organisé  a permis de sauver les banques au pire moment de la crise. >>La suite

- Des nouvelles de la reprise  17/12/09 Voici un petit graphique tout à fait saisissant de la progression du chômage aux Etats-Unis, selon les stats officielles bien sûr dont le taux culmine autour des 10%. Le taux de chômage réel, incluant les demandeurs d’emploi non inscrits ou ceux qui ont épuisé leur droit, oscille en vérité entre 16 et 20% selon les sources… Sans transition, voici un autre article de l’Independent, qui nous dit que les entrepreneurs britanniques sont désormais 53% à ne voir aucun signe de reprise dans leur secteur d’activité. Mais heureusement, on se consolera en voyant que les spéculateurs de  Wall Street et de la City ont renoué avec les bénéfices. Ouf.

- Obama : la fin des illusions 09/12/09 Barak Hussein Obama est le président le plus glamour de l’histoire américaine depuis JFK. Malheureusement, il semble bien qu’il ne sera que cela. A entrefilets, nous avons cru un moment qu’il serait un Gorbatchev américain. Qu’il avait l’étoffe pour changer les choses, opérer cette sorte de démolition contrôlée du système américaniste qui conduit le monde, et les Etats-Unis au premier chef, à la ruine. Il n’en sera rien. Après avoir été poussé dans les cordes par le système, BHO s’est couché. C’est terrible pour les Etats-Unis, pas vraiment pour le Rest of the World (ROW). >>La suite

- Un nécessaire cordon sanitaire autour de l’UDC Suisse ! 06/12/09 Les dégâts sont considérables. Après le « vote de la honte » sur l’interdiction des minarets, l’image de la Suisse est désormais celle d’un pays tout simplement raciste, ni plus ni moins. En un dimanche, le Pays de Heidi, qui passait pour un pays d’accueil, de tolérance nonchalante, est devenu le fer de lance de l’extrême droite européenne qui réclame désormais à corps et à cris des votes islamophobes similaires pour leur chapelle. Car il n’y a d'ailleurs guère que les coreligionnaires de l’UDC en Europe pour parler de courage dans la volonté des Suisses d’interdire la construction des minarets. Les autres, tous les autres, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, analysent ce vote en termes de « peur », d’« ignorance », de « honte », de « paranoïa », d’« intolérance », de « xénophobie », de « racisme ». La Suisse ne sera plus jamais regardée comme avant. >>La suite

- La Suisse emportée par la peur ? 12/11/2009 Il y a quelque chose d’infâmant pour la Suisse dans l’initiative des extrémistes de l’UDC et de leurs zélateurs pour interdire la construction de minarets dans le pays. Infâmant car elle salit un peu plus un pays déjà entaché par des images peu glorieuses liées au cynisme de sa haute finance, à l’affaire des fonds en déshérence notamment. Désormais, c’est l’image d’un pays raciste qui est en passe d’émerger. Car voilà une Suisse qui, tout à coup et sans raison, semble cracher au visage des 400'000 Musulmans qui y vivent en bonne intelligence avec la population de leur pays d’accueil. En bonne intelligence car rien, absolument rien, aucun événement particulier (nonobstan cette réalité humaine à laquelle nous souscrivons volontiers et qui veut qu'il y ait la même proportion de crétins et/ou d'extrémistes chez les Musulmans que chez les Suisses), rien en particulier disions-nous, qui justifie cette soudaine poussée de fièvre islamophobe. >>La suite

- Israël en embuscade 09/11/09 Il y a des coïncidences tellement énormes qu’elles enlèvent toute crédibilité aux faits avancés par leurs bénéficiaires. Survenue le jour même où l’ONU débattait des crimes de guerre israéliens à Gaza au travers du rapport Goldstone, l’arraisonnement par l’Etat hébreu d’un cargo sensé transporter des centaines de tonnes d’armement iranien à destination du Hezbollah libanais est de celles-là. >>La suite

- L’Afghanistan, première guerre du Système 30/10/2009 L’Occident perd peu à peu le contrôle de son destin, de son Histoire. Le Système sur lequel repose son architecture économique devient parallèlement autonome, entraîné qu’il est par son propre poids, gouverné par sa seule dynamique mécanique. C’est que ce Système, bâti dans l’unique obsession de servir la Grande Croissance Eternelle (la GCE, soyons modernes diantre !), ne peut survivre que s’il produit et produit encore, indépendamment de toute autre considération. Quite à produire des guerres pour le servir. >>La suite 

- US under attack 24/10/09 Le déclin américain s’accélère, s’amplifie. La situation interne des Etats-Unis est catastrophique. Contrairement aux déclarations des analystes embarqués du système qui prédisent une sortie de crise imminente, la situation n’en fini plus de se dégrader. La hausse du chômage est exponentielle (entre 16 et 20% en chiffres réels selon les sources) et la paupérisation galopante. La distribution de 5000 formulaires d’aide au logement a d’ailleurs tourné à l’émeute à Detroit. A l’extérieur, ennemis et « amis » de l’Amérique commencent à percevoir cette fragilité.  Or à l’état de nature, les Etats étant des monstres froids, il en va dans les rapports entre Etats comme au sein d’une meute :  que le leader vacille et c’est la foire aux complots. Les Etats-Unis subissent aujourd’hui des attaques sur les deux principaux piliers sur lesquels reposent leur puissance : le dollar et le F/A-18. Leur incapacité à réagir est peut-être le signe le plus édifiant du reflux de leur puissance. >>La suite

- L’exemple turc 24/10/2009 On se souvient du mémorable coup de gueule de Tayyeb Erdogan lors du Forum de Davos au début de l’année.  « Je ne pense pas que je reviendrais à Davos », avait asséné le premier ministre Turc en claquant la porte d’un débat durant lequel le prétendu modérateur l’avait empêché de répondre à un larmoyant Shimon Pérès qui, alors que les coupe-jarrets de l’Etat hébreu massacraient femmes et enfants à Gaza, proclamait bien sûr qu’Israël était la seule victime du conflit. Coup de gueule jubilatoire, jouissif puisqu’unique au milieu de la couardise occidentale habituelle s’agissant des crimes sionistes. >>La suite

- Le coup de stabylo sur un article du Times de Londres qui révèle les circonstances de la mort de 10 soldats Français en Afghanistan en août dernier dans une zone pourtant réputée calme. Mais calme parce-que, nous apprend le Times, les Italiens qui occupaient le terrain avant l'arrivée des Français payaient des seigneurs de guerre locaux pour ne pas avoir à en découdre. Sauf qu'ensuite, les Italiens ont juste oublié de prévenir les Français de leur petit arrangement....
Voilà donc ce qu'il en est du grand combat que mène l'Occident pour la liberté, la démocratie et la sauvegarde du Fox à poil dur en Afghanistan. Etrange pays où les troupes de l'OTAN tentent de survivre tant bien que mal à l'absence de sens de cette étrange guerre en alternant les boucheries aéroportées et les minables petites magouilles de quartier. Tout cela en dit long sur l'esprit de la chose. On fait, comme on dit, avec ce qu'on a. Et ce qu'on a, c'est une machine de guerre occidentale qui a certes la puissance de feu nécessaire à renvoyer des pays entiers à l'âge de pierre, mais c'est tout ce qu'on a. A force d'ânoner les mêmes âneries démocratico-droit-de-l'hommistes pour servir d'écran de fumée à des guerres essentiellement mercantiles, l'élite occidentale a tant perdu de sa crédibilité qu'elle n'arrive plus à convaincre personne, même pas sa soldatesque. En résulte une guerre molle, larvée, sale et surtout ingagnable car menée par des trouffions peut-être magnifiquement high-tech, superbes à l'exercice, mais minables sur le terrain d'y être sans conviction, sans esprit, sans âme et surtout, sans raison. (15.10.09)

- D'Est en Ouest, la logique mécanique 10/10/2009 Déclassifié au début du mois, des interviews de hauts gradés soviétiques démentent la fable selon laquelle l'URSS aurait été ce monstre agressif obsédé par l'idée de détruire l'Occident capitaliste. Et confirment que l'URSS a vécu la guerre froide dans la peur de l'holocauste nucléaire, victime, elle aussi, des diktats de son propre Complexe Militaro Industriel ( CMI ) en matière de course aux armements. Le parallèle est absolument frappant entre la situation soviétique d'alors et la situation actuelle du système occidental, américaniste en particulier. >>La suite

- Israël, la tête à l'envers 07/10/2009 Dans une interview publiée en version française dans le Jerusalem Post, le commandant de l'armée de l'air israélienne Ido Nehoushtan nous informe, sans le vouloir, du degré alarmant de paranoïa qui obscurcit les esprits d'une élite israélienne désormais convaincue que le haut est en bas, le bas en haut, que le noir est blanc, que le bourreau est la victime. Qu'ils sont les gentils. >>La suite

- Le coup de stabylo vers un texte de Robert Fisk, qui confirme l’effondrement en cours de la puissance US, désormais incapable de réagir alors que les plus grandes puissances de la planète discute ouvertement de la fin du dollar comme monnaie de référence. Un texte à rapprocher de celui Michael Hudson qui nous raconte comment, hors la zone Disneyland, un nouvel ordre mondial s’organise discrètement. Reste à savoir si les Etats-Unis, construction artificielle et utilitaire, pourraient résister à un tel bouleversement. Notre pari est que non, pour le bien de tous.

- Les Occidentaux bluffés par Téhéran 05/10/09 Encagés dans leur bulle virtualiste toute faite de mollahs aux yeux injectés de sang tripatouillant l’atome dans leur cave pour en extraire LA Bombe destinée à rayer Israël de la carte, les Occidentaux ont été totalement bluffés lors des négociations de Genève II. Face à eux, « une délégation iranienne ouverte, arrangeante, volubile, prête à examiner toutes les objections occidentales, bref négociant avec entrain, optimisme et ardent désir d’arrangement », nous raconte dedefensa.org, dont les sources citent même un Solana se disant « stupéfait ». >>La suite

- Premier coup de stabylo (03/09/2009) sur un article de Paul Craig Roberts (ici en version presque française ou en version originale) qui nous dit la réalité de la situation économique américaine à l'heure où tous les analystes embarqués du système, qui n'avaient rien vu venir de la crise, nous annoncent maintenant la reprise. (Né en 1939, Paul Craig Roberts, diplômé de Berkeley et d’Oxford, a travaillé au sein de l’administration Reagan en 1981 et 1982).
Deuxième coup de stabylo dans la foulée, sur un article de l'infatigable Gore Vidal, homme de lettre inspiré, plus prophétique que jamais sur le déclin irréversible de l'Amérique du nord.
Troisième coup de stabylo
sur un texte de Philippe Grasset qui décrit le fonctionnement du "virtualisme" occidental, ou par quel processus notre fameuse élite politico-intello-médiatique s'est inventé un monde parallèle imperméable au réel. "Le processus s’effectue dans un cadre général défini par des mots d’ordre qui font appel à une attitude de l’esprit caractérisé par un conformisme de fer. Ces mots d’ordre renvoient en général à des narratives bien établies par des conceptions humanitaristes et moralistes extrêmement vagues et confortablement bien-pensantes, dépendant d’une idéologie primaire, américaniste et occidentaliste, que nous connaissons tous, principalement caractérisée par l’idée que cet ensemble est fondé sur une pratique générale de la liberté (liberté de pensée, d’opinion, de parole, etc.). Ce caractère d’ensemble, de système, est important dans la mesure où il donne une impression de cohérence et de cohésion; l’habillage humanitariste et moral lui donne un sens et une justification. Plus encore que Le confort intellectuel (cf. Marcel Aymé, 1949), c’est le “confort psychologique” dans sa plénitude – à condition que la réalité et l’Histoire laissent faire. La référence à la liberté est évidente, sinon fondée, du fait que personne ne se perçoit explicitement, comme on pouvait l'être dans un camp du goulag, comme coupable, trompeur ou contraint. Cette référence est essentielle; elle rencontre la conviction de la plupart des acteurs et écarte le soupçon de la tromperie et de l’erreur. Ainsi la liberté mène-t-elle à tout, on le comprend bien, et ceux qui échappent au virtualisme pour retrouver leur liberté sont ceux qui échappent à cette “liberté”-là...."

- la réalité virtuelle en mode autodéfense  01/10/2009 Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la construction de la réalité virtuelle dans laquelle vit notre fameuse élite politico-intello-médiatique ne nécessite aucune imagination.>>La suite

- « Où est le problème ? Nous sommes tous des assassins ! » 30/09/2009  Les Israéliens ont trouvé la parade idéale pour contraindre les USA à torpiller le rapport Goldstone qui dénonce leurs crimes de guerre et contre l'humanité perpétrés à Gaza. Ils ont en effet attiré l'attention des Américains sur le fait qu'approuver ce rapport reviendrait pour eux à se tirer une balle dans le pied. Car, suggérait à mots à peine couverts lundi le porte-parole de l'ambassade israélienne à Washington, dans une guerre asymétrique (du faible au fort), le droit international humanitaire n’est vraiment plus pertinent puisqu’il est impossible d'éviter les massacres de civils... Et de rappeler utilement à cet égard aux USA leurs propres massacres de civils en Irak et en Afghanistan. >> La suite

- Le coup de stabylo sur un article de Pierre Piccinin qui, dans La Libre Belgique, ose écrire qu'Ahmadinejad et Kadhafi ont peut-être des choses intéressantes à dire... (Arrghhh ! Quelle hérésie ! Au bûcher, hurle déjà la meute !) C’est que l'Occident et ses dociles éditorialistes, penseurs et intellos embarqués (embedded), encagés dans leur formidable complexe de supériorité, planent à des hauteurs stratosphériques où l’on écoute pas, où l’on a que faire du fond des choses, de ce que les autres pensent ou disent puisque, à la fin, il est entendu que seul l'Occident montre la voie, incarne la lumière. Alors pourquoi débattre, pourquoi écouter? >>Ici, écoutons un peu.

- Nucléaire iranien : la leçon de bon sens libanaise 30/09/2009 Dans la cage de Faraday de l’Occident bien pensant, la question de savoir pourquoi l’Iran n’aurait finalement pas droit à la bombe nucléaire, alors que son belliqueux ennemi israélien en possède 200, est évidemment l’un des nombreux sujets tabous du monde dit libre (de même qu’il est interdit par exemple de rouvrir tout débat sur l’holocauste, l’avortement, etc…). Au Moyen-Orient et au Liban, où la liberté de parole est totale sur ce sujet, la récente visite à Beyrouth du Premier ministre français, François Fillon, a donné lieu à un échange savoureux entre ce dernier et le président du Parlement libanais, le chiite Nabih Berri. Morceaux choisis. >>La suite

- Disneyland, puissance (g) 20 28/09/2009 Pour les historiens du futur, l’une des plus savoureuses illustrations du monde parallèle dans lequel vivent nos dirigeants restera la fameuse banderole « Mission accomplie » déployée sur le porte-avions nucléaire USS Abraham Lincoln par l’inénarrable Doobleyou. Nous étions le 1er mai 2003 et celui qui était alors président des Etats-Unis (eh oui) entendait par là proclamer la victoire éclair de l’hyperpuissance US sur le nain militaire irakien quelques semaines après le début des combats. On connaît la suite. D’aucuns auraient pu croire cette bévue spécifiquement liée au caractère granguignolesque d’une administration de néocons particulièrement atteinte, il est vrai, dans sa santé mentale. Erreur. >>La suite  

- Le coup de Stabylo, sur un article de Thierry Meyssan qui nous raconte l'histoire plutôt trouble du petit Nicolas.

- Netanyahou toujours en mode parano-turbo 25/09/2009  Le boucher de Gaza et accessoirement premier ministre israélien, Benjamin Netanayahou, n'en finit plus de s'enfoncer dans la paranoïa la plus totale. En réponse à une nouvelle diatribe anti-israélienne de l'improbable Ahmadinejad, il a brandi devant l'ONU.... un exemplaire des minutes de la conférence de Wannsee de janvier 1942 au cours de laquelle l'état-major nazi planifia la "solution finale", ainsi qu'une copie des plans des camps de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau. Rien que ça. Et de demander à la fameuse communauté internationale "de réfléchir" là dessus. Eh oui...  Ca ne s'arrange pas au pays de la victimisation éternelle. Récemment déjà, le chef de la diplomatie israélienne, Avigdor Lieberman, avait personnellement insisté auprès du Département du Terrorisme Intellectuel de l'Etat hébreu pour qu’une image de 1941, montrant le Grand Mufti de Jérusalem lors d'une rencontre avec Adolf Hitler, soit largement diffusée à travers le monde. Avec ce sous-titre d’un porte-parole: « C’est important que le monde connaisse les faits. » Sic.
Donc résumons.
L'Iran est dans l'esprit de parano-netanyahou l'équivalent de l'Allemagne nazie.
Les Palestiniens sont complices de l'Holocauste.
Vous et moi, qui sommes éventuellement préoccupés par les droits des Palestiniens, sommes des antisémites.
Tous ceux qui critiquent la politique israélienne, ONU comprise, sont des antisémites.
Etrange, le monde, vu d'Israël...
Et vu du monde, Israël est de plus en plus fatiguant, il faut l'avouer.
Boycott, donc.

- De l’Iran à l’Afghanistan, où les valeurs à géométrie variable 22/09/2009 Juste un petit sucre au vitriol pour remarquer l’assourdissant silence des dociles éditorialistes du système sur la question des fraudes massives, et avérées celles-là, de la présidentielle afghane. Mais où sont donc tous les BHL de l’intelligentsia française offusquée, où sont donc nos plumitifs embarqués, tous ces intransigeants défenseurs de la sainte démocratie. Ceux-là mêmes qui, sur de simples soupçons de fraudes en Iran, avaient appelé à la mobilisation mondiale, publié des manifestes à portée universelle, lancé des pétitions planétaires, pris en otage les unes de tous les quotidiens de l’Occident bien-pensant dans de puissantes diatribes contre l’infâme Ahmadinejad, fossoyeur de la liberté etc. etc. etc…
Ah oui, j’oubliais, Amid Karzaï est un pro-consul américain déguisé en Afghan, il est acquis au système, à l’économie de marchés, à la Grande Calculette, à nos chères valeurs donc.
En clair, si vous êtes de notre côté, du côté des gentils autoproclamés donc (nul besoin de l’être en fait, il suffit de le prétendre), vous pouvez tricher, détourner des votes, voler votre élection et personne, de ce côté-ci du miroir, ne vous en tiendra rigueur puisqu’au fond, vous tricherez, volerez, détournerez pour la bonne cause.
Dès lors un constat et une question : un constat pour dire que décidément, il vaut mieux porter les attributs de la meute. Et une question à la meute :   Dites-moi, au fait, c’est quoi, exactement, les valeurs que nous défendons ?

- L’ONU accuse Israël de crimes de guerre. « Antisémitisme » bien sûr ! 17/09/2009  L’Etat voyou israélien vient d’être accusé de « crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité » dans un rapport accablant de l’ONU, rapport qui fait suite à ceux, tout aussi accablants et parfaitement documentés, de diverses ONG. / >>La suite

- Et si on attaquait l’Iran ? 17/09/2009 Obama est de plus en plus mal pris. L’inertie du système est telle que la plupart des initiatives de BHO se heurtent à des forces contradictoires qui finissent par paralyser toute son action. Alors que sa tentative de durcissement vis-à-vis d’Israël est en train d’échouer face aux manœuvres des puissants lobbies pro-israéliens notamment, un blocage semblable menace de contrecarrer ses tentatives de réchauffement avec l’Iran. Un rapport « bipartisan », vient en effet de recommander des sanctions dures contre l’Iran et la préparation ostensible d’une attaque si l’Iran ne cède pas. >>La suite

- Ouf, la crise, c’est bientôt fini ! 17/09/2009 Les porte-voix du système n’en finissent plus de discerner les premiers signes de reprise. C’est que le système l’exige ! On a tout de même pas renfloué les caisses des spéculateurs avec 5000 milliards de dollars pompés dans les poches des citoyens pour rien ?!?! >>La suite

- Obama dans les cordes  27/08/09 Après les huit ans du règne insipide du fantasque Clinton ; après les huit ans du règne nauséabond du pitre Doobleyou ; l’élégant BHO , sa délicieuse Michèle et leurs ravissantes petites filles ont redonné tant d’espoir au monde, et de glamour à la Maison-Banche, qu’on répugne à la critique. C’est que devant le bestiaire affligeant des élites de notre civilisation angoissée, il est le dernier à ressembler à quelque chose qui ne soit pas la caricature de quelque chose d’autre. >>La suite

- Stratégie israélienne : « Bin, on fait comme on a toujours fait quoi !» 19/08/2009 Branché sur pilote automatique en mode parano-turbo depuis l’arrivée d’Obama, le gouvernement Netanyahou est complètement paralysé, bloqué, sclérosé, enfermé qu’il est dans l’épuisante gestion de ses névroses. Lors d’une récente réunion fin juillet, un délégué du département d’Etat américain a ainsi benoîtement demandé au chef de la délégation israélienne « quelle était la perspective stratégique qu’Israël envisageait d’ici 5 ans ». Rien. Néant. Le vide. En fait Israël n’a aucune stratégie sur ce terme et, mieux encore, ne ressent aucun besoin d’en développer une.
En résumé,
 l’Etat hébreu entend donc resté figé dans sa posture hystérico-parano-de-peuple-élu-persécuté-de-retour-d’exil, continuer à flipper à l’intérieur de ce qu’il affirme être ses frontières, et poursuivre ses petits et grands massacres de tout ce qui bouge et parle arabe à l’extérieur. « Bin, on fait comme on a toujours fait quoi ! »

- Afghanistan: de l’URSS à l’OTAN 13/08/09 Conçu pour lutter contre le péril rouge, l’OTAN aurait dû logiquement suivre l’URSS dans le grand cimetière de l’Histoire. Trop d’intérêts particuliers ; trop d’argent ; trop de pressions des lobbies du complexe militaro-industriels pour lesquels l’OTAN est une fabuleuse vache à lait ; trop de personnels vivant des prébendes de la « communauté internationale » ont toutefois poussé l’Occident à offrir coûte que coûte une seconde vie à son corps expéditionnaire en élargissant sa supposée mission civilisatrice à l’ensemble de la planète. C’est raté. >>La suite

Le coup de stabylo, sur un article de Michael Hudson qui nous raconte comment, hors la zone Disneyland (l’Ouest donc pour faire court), un nouvel ordre mondial s’organise discrètement. « Les membres de l’Organisation de Coopération de Shanghai, réunis à Iekaterinbourg avec l’Inde et le Brésil, n’ont guère d’autre choix que de rechercher une alternative au dollar, juge l’économiste Michael Hudson. Continuer à financer à crédit la consommation américaine, les dépenses du Pentagone et de ses 750 bases à l’étranger, en accumulant des dollars et des bons du Trésor équivaudrait pour eux à accumuler en parallèle les risques tant financiers que militaires. Ils sont désormais contraints, estime-t-il, d’inventer une voie de sortie du dollar. L’heure est venue pour un monde multipolaire a affirmé le Président russe Medvedev, et le président de la Banque centrale chinoise lui fait écho en déclarant que l’objectif est désormais de créer une une monnaie de réserve internationale qui ne serve pas les intérêts exclusifs des USA. Hudson indique que les autorités américaines se sont vues infliger une fin de non recevoir à leur demande d’assister au sommet de l’OCS. Ce non, dit-il, c’est un mot que les américains vont entendre beaucoup plus souvent à l’avenir. » >>>La suite

- Surprise sur crise 04/08/09 Les crises ne se succèdent plus, elles s’entassent. Sur les crises climatique, écologique, financière, économique, morale, et en fin de compte systémique, voici qu’est en passe de venir se greffer, s’ajouter, s’additionner, s’entasser, et cela beaucoup plus vite que prévu, une crise pétrolière. Voici donc notre civilisation angoissée se retrouvant ballotée aux quatre vents d’une crise à têtes multiples, globale, totale, d’un désordre complet méticuleusement élaboré à force d’insouciance, d’inconséquence, de superficialité, d’aveuglement, de voracité. >>>La suite

- Hyperpuissance  et absence de sens 23/07/09 L'Occident ne fournit plus la réponse. Notre civilisation semble pourrir désormais sur pied, soutenue dans cette agonie verticale par le seul vacarme de sa puissance technologique. Mais sous le vacarme: le vide. La course effrénée au divertissement, à l'étourdissement, à l’accumulation des biens, à la possession des dernières technologies bref, à la Consommation est devenue le sens et la finalité de la vie, annihilant souvent efficacement toute velléité d'introspection, individuelle ou collective. « Je dépense donc je suis » résume bien l’idée d’une civilisation dont le message ultime est d’inviter chacun à remplir son vide intérieur, l’absence de sens, par un acte d’achat sans cesse renouvelé. >>>Suite

Israël marque un « point Godwin » 23/07/09 Les services de propagande de l’Etat-voyou israélien ne reculent devant rien. Son chef de la diplomatie, l’extrémiste Avigdor Lieberman, a personnellement insisté auprès dudit Département du Terrorisme Intellectuel pour qu’une image de 1941, montrant le Grand Mufti de Jérusalem avec Adolf Hitler, soit largement diffusée à travers le monde. Avec ce sous-titre d’un porte-parole: « C’est important que le monde connaisse les faits. » Sic. Eh oui, si vous l’ignoriez encore, ce sont donc les Palestiniens, et sûrement parmi eux le grand-père du leader du Hamas, qui ont co-planifié l’holocauste. Eh oui !
Bref, en langage Web, cela s’appelle gagner le fameux « point Godwin » qui récompense celui qui, dans un débat, se discrédite en se laissant aller à
remplacer les arguments par des insultes, ou à utiliser des arguments ou des analogies extrêmes. L'exemple le plus courant consiste à effectuer un rapprochement avec le nazisme, soit en comparant le thème de la discussion avec une idéologie extrémiste, soit en traitant son interlocuteur de nazi. Et un point Godwin pour l’Etat-imposteur israélien, un !

- Danger nucléaire israélien 13/07/09 L'arrogance israélienne réussit encore à étonner. Alors que, depuis des mois, l'Iran est sous pression de l'Occident angoissé parce que l’on y suppose que la République des mollah pourrait être en train de penser à envisager de se laisser tenter par la fabrication d'une arme nucléaire, voici Israël, qui aligne 200 ogives, qui n'a jamais laissé le moindre inspecteur de l'AIEA visiter ses installations, qui développe donc son arsenal de destruction massive hors de tout contrôle, voilà que l’Etat hébreu choisit d'annoncer au plus fort de la crise avec Téhéran qu'il lui sera sans doute nécessaire d’augmenter son arsenal nucléaire... Et aucun bruit de botte ! Aucune réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU ! Aucune menace de formation d’une coalition militaire internationale pour faire rentrer l’Etat-voyou dans le rang ! Rien ! Curieux non ? >>> Suite

- Le coup de stabylo sur un texte de Philippe Grasset, commentant une intervention remarquable du Prince Charles lors du forcément insignifiant Sommet du G8, texte qui contient un diagnostique éclairé sur le pourquoi de notre temps en crise. Extraits: "Depuis deux siècles, nous avons choisi le développement fondé sur la mécanisation à outrance, passant par [la thermodynamique], moyen destructeur en soi, formidable consommateur d’énergie épuisables (...). Le résultat est une civilisation de la puissance exponentielle, absolument destructrice de l’environnement par son action déstructurante; une civilisation qui, par le rythme et la tension mêmes de sa puissance, perd tout sens. (...). Cette destruction du monde par la puissance s’accompagne de la destruction du passé, de l’héritage de la connaissance générale aux dépens des spécialisations réductrices, de l’esthétique elle-même. La laideur, par déstructuration du beau, est la marque même de la modernité. Cette laideur qui détruit l'esthétique est partout, elle est dans les comportements et les mœurs, elle est dans la psychologie, elle est dans la réduction du sacré à sa caricature, elle est dans le saccage des équilibres naturels de l’univers, elle est dans l'assèchement de l'âme. Elle constitue une bonne partie de l’explication de la mort du sens de notre civilisation. Elle pervertit notre psychologie jusqu’à transformer notre jugement pour nous faire accepter comme souhaitable une voie suicidaire, en la décrivant comme génératrice de vertu et de bonheur. Par ailleurs, et quelle que soit l’habileté de notre raison pour dégager notre responsabilité, nous sommes dans une impasse, entre le déclin inéluctable des sources de notre puissance et des exigences en augmentation potentielle de cette puissance.(...) Notre puissance exponentielle nous a privés de la vertu initiale de l’espèce, qui était sa capacité d’adaptation. Croyant maîtriser le monde et le façonner à notre image, nous avons perdu tout intérêt pour et toute capacité de nous adapter aux variations du monde. Nous vivons dans un état de tension artificielle, dans des structures artificielles, comme dans une bulle; cet ensemble instable repose sur un développement exponentiel, et il est d’ores et déjà menacé par des occurrences catastrophiques qui ne peuvent que s’accroître en rythme. Une absence d’électricité, une absence d’automobile, etc., nous plongent dans le chaos le plus total, parce que nous avons appris à concevoir ces moyens comme des alternatives existentielles à une situation que nous nous sommes contraints à apprécier comme un chaos. Cette perspective devenue catastrophique nous remplit d’effroi et pèse sur nos psychologies en aggravant notre malaise et, par conséquent, en nous faisant nous enfoncer encore plus dans nos erreurs, notamment en accélérant le rythme du “progrès” selon une tendance de fuite en avant ."

Le coup de stabylo sur deux textes très éclairants sur le pourquoi de la politique pro-israélienne (et islamophobe) du petit Nicolas Sarkozy, et sur les dessous assez nauséabonds du personnage (à diffuser auprès de nos amis Français en espérant qu'ils se réveillent avant 2012 !!!)

- Obama, seul au monde 07/07/09 Dès le lendemain des déclarations du vice-président américain Joe Biden résonnant comme un feu vert à Israël pour attaquer l'Iran, Barak Hussein Obama s'est précipité pour tenter d'éteindre l'incendie en affirmant haut et fort que «absolument pas. C’est très important, je suis aussi clair qu’il est possible de l’être [sur ce sujet]» . Certes. Semble donc se confirmer l'hypothèse d'une faille dans le cabinet Obama, de dissensions profondes au sein d'une équipe dirigeante dans laquelle BHO apparaît de plus en plus isolé puisque contraint de composer avec des has-been formatés par le système, Hillary et Biden au premier chef. >>>Suite

- Obama faiblit  06/07/2009 BHO semble donner des signes de fatigue. Durant la première semaine de la pseudo-révolution iranienne, Obama, certain de la justesse de sa politique de réchauffement avec Téhéran, avait refusé d'hurler avec la meute des bien-pensants de l'Occident angoissé, apparaissant dans toute sa dimension de jeune président potentiellement révolutionnaire, d'homme politique debout au milieu des gesticulations des petits excités du genre Sarko ou Berlusconi vociférants aux quatre vents avec les VRP de la démocratie-hamburger, des droits de l'homme et du Fox à poil dur. Il était alors évident qu'il était le seul président de l'Ouest à avoir une vision, une politique vraie, décidée, ambitieuse, à avoir compris l'enjeu régional, ce qu'attestait d'ailleurs ses exigences à l'égard d'Israël. >>>Suite

- L'hypothèse d'une dislocation des Etats-Unis (épisode II) 03/07//2009 La Californie est en cessation de paiements ! Et sept autres Etats US sont en passe de l'être ! Par ailleurs, à en croire les prévisions, jusqu'à ce jour vérifiées, du LEAD, ce sont les Etats-Unis dans leur ensemble qui pourraient être en cessation de paiements à la fin de l'été. L'hypothèse d'une disloquation des Etats-Unis à la faveur de la crise et des temps extraordinaires que nous vivons prend dès lors une certaine chair. Et si les Européens, prisonniers à la fois du déni face à l'ampleur de la crise et du fantasme paralysant de l'American Dream, sont psychologiquement incapables d'envisager sérieusement une telle hypothèse, il n'en va plus de même aux Etats-Unis où le thème de la sécession, pudiquement rebaptisé "dé-volution", n'est plus un tabou . Ce qui en dit long sur l'évolution quasi révolutionnaire qu'impose la crise aux psychologies Outre-altantique. L'idée générale est que des Etats naturellement et historiquement rétifs au centralisme washingtonien pourraient être tentés par des manoeuvres de tax-rébellion et ne plus verser leur dîme au pouvoir central. Ce qui amorcerait la pompe d'un mouvement sécessionniste. Impossible ? Là encore, il convient de sortir des mythes: >>>suite

Document: Quand Saddam Hussein parlait au FBI

- L'Etat-voyou israélien face à ses crimes 02/07/2009 Avant d'être éjecté de la présidence de l'Etat hébreu parce qu'inculpé de viol et harcèlement, Moshe Katsav avait affirmé: "Israël est le seul état moral du Moyen-Orient". Soit. Amnesty international vient de publier un rapport sur la dernière boucherie pertétrée par l'armée israélienne dans la bande de Gaza qui risque d'écorner quelque peu cette image. Le document de 117 pages, intitulé Opération plomb durci: 22 jours de morts et de destruction à Gaza, confirme les chiffres des services de santé palestiniens qui faisaient état de 1400 Palestiniens tués, dont 300 enfants et 115 femmes, et environ 5000 blessés. Plus de 2700 bâtiments ont aussi été détruits. L'armée israélienne a également tiré des obus au phosphore blanc « au dessus de zones à grande densité de population », ce qui est clairement un crime de guerre (de plus). Enfin, Amnesty accuse aussi l'armée israélienne d'avoir eu recours à des civils, dont des enfants, comme « boucliers humains » en les obligeant à rester près de positions qu'elle occupait, ou encore de les avoir forcés à examiner des objets suspects qui risquaient d'être piégés. L'organisation rejette en outre les accusations de l'État hébreu, selon qui le Hamas a eu recours à des civils comme boucliers humains. Elle reproche cependant au mouvement islamiste d'avoir « installé des positions militaires près d'habitations, mettant ainsi en péril la vie des civils ». >>>Suite

- Surtout ne pensez plus ! Dé-pensez ! 30/06/2009 Puisque l'état de crise (climatique, énergétique, économique, systémique) est devenu en quelque sorte l'état normal de notre époque, voici quelques nouvelles de la crise économique pour nous reposer un peu de la crise iranienne. Et d'abord pour vous inviter à la lecture d'un article de dedefensa.org, intitulé les "Green-Shoots de la lobotomisation". Article qui nous paraît bien résumer le fonctionnement actuel du système qui, après avoir opéré le hold-up du millénaire en arrachant des milliers de milliards de dollars aux collectivités publiques pour se renflouer, entend bien poursuivre son petit bonhomme de chemin sans rien changer à ses habitudes anthropophages. >>>Suite

- Jackson - Moussavi: 1-0 29/06/2009 Michael Jackson a-t-il enterré la révolution iranienne? Le fait est que le coeur de l'Occident est volage. Dans le meilleur des cas, les grands médias ne réussissent en général que rarement à conserver l'intérêt du citoyen-consommateur au-delà de huit ou dix jours sur un même sujet, si l'histoire est vraiment, vraiment sexy. Or voilà que le roi de la Pop, Michael Jackson lui-même a le mauvais goût de passer l'arme à gauche au faîte de la gloire médiatique de la pseudo-révolution iranienne, portée jusque-là à bout de bras par une intelligentsia occidentale emballée comme un seul homme, impatiente de pouvoir s'auto-célébrer dans l'effondrement du régime des mollahs au profit du soi-disant représentant des seules valeurs pour lesquelles il vaille la peine de faire couler le sang des autres, les nôtres donc. Mais la mort de Michael Jackson a stoppé net l'emballement. Après un séisme d'une telle intensité émotionnelle à l'échelle planétaire, difficile en effet, et pour tout dire impossible de revenir à la charge avec une pseudo-révolution moribonde, ça sentirait le réchauffé, voire le radotage. >>>Suite

- L'Iran, les bobos, la diaspora et les barbouzes 24/06/2009 Intéressante démonstration filmée des profondeurs de la réflexion des salons parisiens où l'on a tout compris au monde. Mardi dans l'émission "C dans l'air", une brochette d'invités sensés débattre sur le thème "Iran, la révolution?", était réunie comme un seul homme pour nous faire comprendre que, à l'évidence, les fraudes avaient été massives pour permettre à Ahmadinejad de se maintenir au pouvoir. Sauf qu'à la question d'un internaute de savoir si, puisque seuls les quartiers nord bourgeois de Téhéran étaient en ébullition, alors que le reste de la ville et de l'Iran en général étaient relativement calmes, nous n'avions pas finalement à faire à une révolution de bobos ? Nos chers experts se sont écriés en coeur que "Non bien sûr !", avançant comme preuve ultime que l'Iran était doté d'un outil statistique très performant et que l'examen du résultat des élections (SIC) prouvait que les votes vers l'opposition provenaient de toutes les classes sociales. Euuuhhh, oui. Certes. Donc en résumé les élections iraniennes ont été truquées, c'est sûr (lire la précédente brève ci-dessous), mais la partie du résultat de ces élections truquées qui permet aux experts parisiens d'affirmer que l'opposition est soutenue par toute les classes sociales est fiable, elle. Vous vous en doutez, le paradoxe n'a pas même fait sourciller l'animateur du "débat". >>>Suite

- L'Iran l'Ukraine, le Hamas et la démocratie à l'occidentale 22/06/09 L'intelligentsia occidentale n'en est toujours pas revenue, et ne compte d'ailleurs pas en revenir. Comment est-il possible que l'écrasante majorité du peuple iranien (63%) ait plébiscité le représentant de la sombre République des mollah, l'infâme Ahmadinejad dont chacun sait qu'il est nucléaire et cherche à fabriquer une bombe antisémite (ou est-ce l'inverse?). Comment est-il possible que ce même peuple ait, ce faisant, pu renvoyer à sa copie le brillant candidat pro-occidental qui allait enfin extirper les Iraniens de l'obscurantisme pour leur offrir la liberté, le progrès, la démocratie, les droits de l'homme, du bébé phoque et du fox à poil dur bref, leur permettre d'accéder à la seule vraie Civilisation dont nous-mêmes sommes les lumineux représentants et pouvons donc témoigner de la lumineuse supériorité? Et bien ce n'est tout simplement pas possible! Il y a donc eu fraude! Et une fraude massive, formidable, énorme, gigantesque, à tous les niveaux bref, à la mesure de notre déception. La preuve? Et bien la preuve c'est que le candidat pro-occidental représentait nos valeurs et que comme chacun sait, le monde entier nous envie nos valeurs et que donc il ne pouvait pas perdre. Logique. Il y a donc bel et bien eu fraude, c'est un fait établi, indiscutable, nous venons d'en faire la preuve. >>>Suite

- Un Liban si rassurant 10/06/2009 Or donc, voilà l'intelligentsia politico-médiatique de l'Occident bien pensant qui respire. Ouf, on l'a échappé belle. L'opposition et plus singulièrement les barbus du Hezbollah libanais n'ont heureusement pas décroché la majorité, même avec l'aide de leurs alliés chrétiens du CPL de Michel Aoun. Et peu importe que la coalition victorieuse dite du 14 mars, conduite par l'étincelant Saad Hariri, regroupe des assassins (Geagea, Joumblatt et consors) et autres corrompus qui ont été les collaborateurs zélés de l'occupant syrien entre 1990 et 2005 (Siniora, Hariri et consors); peu importe que le fameux héros de la nation, Rafic Hariri, père du petit Saad, ait ruiné le pays et rempli les poches de sa famille (2 milliards de dollars de dette publique au sortir de la guerre, 40 milliards à la fin de son règne); peu importe que le petit Saad, grâce à ce trouble héritage et aux centaines de millions de dollars séoudiens débloqués pour l'occasion, ait fait venir des expatriés Libanais par dizaine de milliers en leur offrant leur billet d'avion en échange de leur vote dans les circonscriptions à risque; peu importe que 10'000 habitants sunnites ait été inscrits fauduleusement dans le village de Zahlé pour contrer le CPL; peu importe les pressions sur les électeurs aounistes et le festival indécents des ingérences américaines en faveur du 14 mars; peu importe en définitive que ces élections ait été manipulées par tous les moyens possibles; et surtout peu importe que le Hezb et ses alliés chrétiens aient voulu précisément en finir avec la corruption et le clientélisme qui ravagent le pays; peu importe, peu importe, peu importe. >>>Suite

- Exercice israélien ou agenda de guerre? 31/05/09 L'Etat hébreu n'a jamais digéré la raclée reçue par le Hezbollah libanais lors de la guerre de juillet 2006. Une guerre sous-traitée à Tel-Aviv par les néocons de Washington et qui s'était soldée, souvenons-nous, par la mort d'une poignée de combattants de la milice chiite, et le meurtre de plus de 1300 civils libanais, dont des centaines d'enfants, et la destruction des infrastructures du pays. Avouant à demi-mot que Washinton était bien le commanditaire de la boucherie, la cheffe de la diplomatie américaine, Condoleezza Rice, avait commenté le massacre en disant qu'il s'agissait des «douleurs d’enfantement du nouveau Moyen-orient» que les Etats-Unis tentaient de mettre en place... Or voici que depuis aujourd'hui 31 mai jusqu'au 4 juin prochains, Israël va débuter un exercices militaires de grande ampleur alors que la tension à la frontière libanaise est toujours à son comble. >>>Suite

- Ahmadinejad, le bouffon libérateur 22/04/09 Quelle belle unanimité dans le conformisme! Vive la pensée unique! Dans la presse occidentale, la presque totalité des commentateurs a donc condamné, la plupart du temps sans réserve aucune, les propos "scandaleux" tenus par le président iranien lundi à Genève à l'occasion de l'ouverture de la conférence de suivi contre le racisme, dite Durban II. Mais qu'a donc dit de si sulfureux Ahmadinejad? Voyons un peu: "Israël a un gouvernement raciste". Difficile de soutenir le contraire après 60 ans de régime d'apartheid et de massacres à l'encontre des populations arabes et palestiniennes en particulier. "Après la seconde guerre mondiale, ils [les alliés] ont eu recours à l'agression militaire pour priver de terres une nation entière. Ils ont envoyé des migrants d'Europe, des Etats-Unis et d'autres endroits du monde pour établir un gouvernement raciste en Palestine occupé." Bien que le raccourci soit critiquable dans sa forme, il est difficile là encore de donner tort au président iranien si l'on a l'élémentaire honnêteté intellectuelle d'admettre que la perception d'un événement historique est avant tout affaire de culture et de position. "Le Conseil de sécurité de l'ONU a soutenu le gouvernement oppresseur d'Israël et l'a défendu pendant des années en laissant libres ces criminels. Et plusieurs gouvernements occidentaux, dont l'administration américaine, ont défendu ces porteurs d'une politique raciste..." Ahmadinejad ne fait pas dans la langue de bois certes, mais c'est le seul reproche que l'on peut faire à ce dernier énoncé. >>>Suite

- Le G20 à Disney Land 08/04/09 Comme attendu, le G20 n'aura été qu'un spectacle. Face à leur incapacité d'appréhender le réel, les "grands de ce monde" ont donc opté pour l'une de ces opérations de prestidigitation médiatique destinée à faire croire aux masses inquiètes que tout est sous contrôle. Comme attendu, ils se sont ainsi contentés de brandir le carnet de chèques mondialisé, de promettre de faire marcher la planche à billets pour injecter 100, pardon 1000 milliards de dollars supplémentaires dans la machine, c'est-à-dire renflouer les spéculateurs. Et peu importe d'ailleurs, une fois de plus, que les milliards en question n'aient qu'une valeur fictive. Seule l'ampleur du chiffre comptait, qui se devait de frapper par son énormité l'imaginaire de peuples décidément trop inquiets. Carnet de chèque et sourires goguenards sont donc la réponse apportée par le G20 à la crise systèmique qui secoue la planète, le tout devant d'abord rassurer les masses sur la bonne gouvernance du monde globalisé et sur la pérennité du système. >>>Suite

- L'hypothèse d'une dislocation des Etats-Unis 24/03/2009 C'est peu dire que la majoité de l'élite occidentale vit dans le déni, incapable qu'elle est d'appréhender la vraie nature de la crise globalisée qui se déploie depuis septembre dernier. Une crise structurelle, systémique et non conjoncturelle, directement engendrée, enfantée serait plus juste, par la perversité intrinsèque d'un modèle économique ultra-libéral entré dans son ultime phase d'épanouissementcelle de la décomposition anthropophage. Matrice de ce système plus idéologique qu'économique, les Etats-Unis sont la cause première de cette crise, le lieu où le monstre a été pensé, nourri, d'où il s'est déployé pour devenir incontrôlable jusqu'à mordre la main de ses pères.
En 2002 déjà, suite à la rédaction de son ouvrage "Après l'empire", Emmanuel Todd évoquait dans une interview au Figaro l'hypothèse d'un effondrement des Etats-Unis sur le modèle de celui qu'a connu l'ex-URSS. Aujourd'hui, après le ruineux échec de la guerre tout azimuts contre le terrorisme, la crise systèmique est-elle le levier qu'a trouvé l'histoire pour précipiter la chute de l'empire?
Si l'on oublie, durant quelques instants, ô combien libérateurs, la propagande hollywoodienne et le totalitarisme intellectuel qui ont imp
osé le mythe Américain dans les esprits européens (affaiblis par deux tentatives de suicide en un siècle il est vrai), bref si l'on oublie les USA fantasmés de notre inconscient, qu'en est-il réellement de ce pays? >>>Suite

- Israël, Etat paria  06/01/2009 Plus de 500 morts dont une grande partie de civils parmi lesquels des dizaines d'enfants, 2000 blessés: c'est le bilan provisoire de la dernière boucherie orchestrée par l’armée israélienne en une dizaine de jours de courageux raids aériens sur un ghetto de Gaza préalablement affamé par dix-huit mois de blocus. L’objectif est officiellement de faire cesser les tirs de roquettes sur Israël, de briser le Hamas, bref, de faire respecter l’interdiction qui est faite aux Palestiniens de se défendre contre l’oppression sanguinaire de l’Etat hébreu et son occupation de leur terre. >>>Suite

.- Le Liban otage d’un nouveau Grand Jeu 12/02/2008 Une fois de plus, des enjeux régionaux servent de toile de fond à la crise libanaise. Les protagonistes principaux sont connus. D’un côté Washington, Israël et l’Arabie Séoudite. De l’autre l’Iran et la Syrie. Pour Washington, il s’agit coûte que coûte d’asseoir son influence au Pays du Cèdre et, pour ce faire, de favoriser par tous les moyens l’émergence d’un gouvernement « ami ». D’où un soutien inconditionnel au premier ministre Fouad Siniora et à ses alliés de la majorité contre une opposition formée d’un général Michel Aoun incontrôlable, et de son allié du Hezbollah, bête noire des Etats-Unis. En plein bras de fer avec l’Iran, Washington refuse bien sûr de laisser un parti chiite peser sur l’échiquier politique au Pays du Cèdre, quant bien même les chiites représentent plus du tiers de la population. Dès lors, les émissaires américains n’ont eu de cesse d’inciter la majorité à ne faire aucune concession à l’opposition, participant ainsi activement au blocage politique actuel. >>>Suite

- oui, la CIA et le Mossad ont bien trempé dans les attentats du 11 septembre, mais qui s'en soucie  28/12/2007 Les révélations de l'ancien président italien Francesco Cossiga aurait dû faire l'effet d'une bombe. Mais rien. Ou presque. Et pourtant l'ancien chef d'Etat n'y est pas allé quatre chemins dans une interview accordée au Corriere Della Sera le 30 novembre dernier:  « On nous fait croire que Ben Laden aurait avoué l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours à New York, alors qu’en fait les services secrets américains et européens savent parfaitement que cette attaque désastreuse fut planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad, dans le but d’accuser les pays arabes de terrorisme et de pouvoir ainsi attaquer l’Irak et l’Afghanistan. » >>>Suite

Politique us du chaos au Liban 20/12/2007 Il y a quelque chose de fascinant à entendre les responsables américains ânonner jusqu'à la nausée qu'ils veulent une élection présidentielle libanaise "sans ingérence extérieure", alors que c'est précisément l'ingérence américaine au Pays du Cèdre qui est à l'origine de l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui le Liban. Une ingérence qui vient de prendre une tournure plus qu'inquiétante. Le 15 décembre dernier en effet, plutôt que de rencontrer le général Aoun, chef de l'opposition et candidat naturel des chrétiens à la présidence, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des Affaires du Proche-Orient, David Welsh, a préféré s'entretenir avec le chef de la milice chrétienne des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, meurtrier trois fois condamné à la prison à vie pour assassinats puis gracié. >>>Suite

- Liban: ces temps historiques où le monde marche sur la tête  27/11/07 Comme prévu, les pressions américaines ont permis de maintenir au Liban le gouvernement "illégitime et anticonstitutionnel" du clan Siniora-Hariri, enfonçant un peu plus le pays dans une dangereuse impasse à l'heure où nombre de miliciens ont graissé leurs armes et sont prêts à en découdre. La pilule est d'autant plus amère dans le camp des véritables souverainistes libanais, regroupés dans l'opposition derrière le général Michel Aoun, que c'est grâce à la troïka européenne que le diktat de Washington a pu être imposé au Pays des Cèdres. Pour les Etats-Unis, il s'agissait coûte que coûte de barrer la route vers la magistrature suprême au général chrétien Michel Aoun, beaucoup trop indépendant à leur goût. "Nous avons été trahis par les Européens", s'emporte le député Nabil Nicolas, membre du Courant Patriotique Libre (CPL) du général Michel Aoun. L'opposition avait en effet accepté de jouer la carte du compromis dans le cadre de la médiation opérée par la troïka européenne. Sauf que ladite troïka s'est finalement contentée d'arracher une liste de noms de présidentiables au vieux patriarche maronite Sfeir pour la soumettre ensuite.... au clan Siniora-Hariri pour choix définitif. Inacceptable pour le CPL comme pour ses alliés du Hezbollah! Nabil Nicolas prédit pourtant l'échec de cette manoeuvre de contournement pilotée par Washington pour maintenir au Liban un pouvoir à sa botte: "Les Américains et les Européens ne comprennent rien à cette région et la terre va trembler sous leur pied. Ils ne pourront pas indéfiniment soutenir un gouvernement illégal. Nous n'avons que deux options, conclut le député du CPL, l'entente ou le chaos.>>>Suite

ingérence americaine au liban
20/10/2007 Le Hezbollah et Michel Aoun toujours en ligne de mire Dans notre précédente brève nous relevions que depuis le ratage de la guerre sous-traitée par les Etats-Unis à Israël pour écraser le Hezbollah, Washington manipulait la scène politique libanaise pour faire émerger, maintenir devrait-on dire, un gouvernement à sa botte lors des prochaines échéances électorales. Et l'on sait que l'un des premiers mandats de ce docile allié sera précisément de désarmer le Hezbollah. Dans le quotidien Al-Akhbar de mardi, Jean Aziz affirme ainsi que lors d'une rencontre privée, l'ambassadeur des Etats-Unis, Jeffrey Feltman, a laissé échapper des propos qui ont convaincu l'assistance que les Etats-Unis veulent bel et bien "un président qui prône la nécessité de résoudre la question de l'armement du parti, abstraction faite du débat sur l'évolution de la mise en œuvre de la résolution internationale". >>>Suite

- Compte à rebours contre l'Iran CHIITE  12/10/07 (brève enrichie le 14) Sauf à voir basculer (comme le craint Paul Craig, ancien sous-secrétaire au trésor de Reagan), les Etats-Unis dans la dictature à la faveur d'un nouveau 11 septembre (>>lire l'article dans sa version française) qui s'avèrerait aussi suspect que le premier, les neocons étasuniens n'ont plus qu'un an de pouvoir pour achever leur remodelage à coups de flingue du Moyen-OrientEt malgré le sanglant bourbier irakien, les grandes manoeuvres de l'ombre ont commencé contre l'Iran. Dans sa livraison d'octobre, Le Monde Diplomatique fait l'état des lieux des préparatifs en cours . >>>Suite

 


sélection de brèves importantes

Analyses

De l'utilité de la guerre contre le terrorisme Dans un commentaire paru dans le Guardian, Naomi Klein nous explique à quel point la guerre contre le terrorisme n'est qu'un écran de fumée permettant aux gouvernements de se débarrasser de leurs opposants.

- Le déploiement géostratégique de la puissance américaine, par Saïda Bédar

- L'anti Bushisme n'est pas de l'anti-américanisme Analyse d'Alain Joxe, dans le Débat stratégique de septembre.

- Une époque différente de la guerre froide s'ouvre La première puissance mondiale, débarrassée du fardeau de la dissuasion, se réserve désormais le droit à l'offensive Par Aris Roubos, chercheur associé au GRIP et journaliste.
«Contrairement aux apparences, et en dépit des déclarations officielles, cette ultime intervention était programmée de longue date. Non pas pour se débarrasser d'un dictateur, ce dont de nombreux démocrates pourraient se féliciter. En réalité, cette guerre signifiera l'achèvement d'un cycle stratégique ouvert à l'issue de la guerre du Golfe. (...) A la faveur de la prétendue guerre contre le terrorisme, le Pentagone a eu l'occasion de procéder à une manœuvre stratégique également programmée de longue date: le déplacement progressif de son centre de gravité de l'Europe vers l'Asie.»

- Le contre-terrorisme et l'universalisation du droit américain, par Saïda Bédar.

- Dérive Les États-Unis en train de devenir un état fasciste? Entrevue avec Francis Boyle, avocat.

- Le déclin du droit international Dans cet article publié sur le site Actualité et Droit International, en novembre 2001, Robert Charvin, professeur agrégé des Facultés de Droit, explique que le conflit armé entre les Etats-Unis et l'Afghanistan, officiellement consécutif aux attentats de New-York et de Washington, est une étape supplémentaire dans le processus de déclin du droit international et dans l'approfondissement du coma dans lequel se trouve l'ONU (format pdf, français).

 

Petites phrases

 Perle: «Merci mon dieu pour la mort des Nations Unies» Mars 2003 Dans cet article publié par le Guardian au lendemain du déclenchement de l'invasion de l'Irak, Richard Perle, précieux conseiller du Pentagone et ami personnel du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, nous dit toute sa haine de l'Organisation des Nations Unies. Il y prophétise la disparition, en même temps que le «règne de terreur de Saddam Hussein», de «la fantaisie selon laquelle l'ONU était la fondation d'un nouvel ordre mondial». Une ONU qui, selon lui, «ne nous apporte que l'anarchie à l'heure où le monde a besoin d'ordre».

«Il y a une forte odeur de pétrole dans tout cela. (...) Une des grandes raisons pour lesquelles les États-Unis veulent attaquer Saddam Hussein, c'est qu'ils n'ont plus confiance dans l'Arabie saoudite, qui avait les premières réserves de pétrole au monde. Ils veulent un remplacement et c'est l'Irak qui a les deuxièmes réserves du monde. Et voilà, vous écrivez le reste de l'histoire.»
Laurent Fabius, jeudi 19 septembre 2002

«Le président américain George W. Bush mène la lutte contre le mal et le terrorisme pour préserver les valeurs démocratiques. Nous, en Israël, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siècle»
Ariel Sharon
, 11 septembre 2002

«Les Etats-Unis sont une menace pour la paix mondiale»
Nelson Mandela, 10 septembre 2002, Newsweek.

«Si les États-Unis décident qu'ils n'ont pas besoin d'être impliqués au niveau international, alors nous aurons un monde pour lequel il sera complètement impossible de prendre des responsabilités. Et alors tout le système de l'ONU s'écroulera. Les États-Unis ont le droit de se défendre eux-mêmes, mais ils n'ont pas carte blanche pour agir comme ils le veulent. Ils doivent respecter le droit international.»
Goeran Persson
, premier ministre suédois, 10 septembre 2002. 

«L'histoire nous a donné  une chance de défendre la liberté et de combattre la tyrannie et c'est exactement ce que ce pays fera.» 
George W. Bush,
New York, 6 février 2002.

«Nous sommes menacés aujourd'hui d'un nouveau simplisme qui est de ramener tous les problèmes du monde à la seule lutte contre le terrorisme et ce n'est pas sérieux. C'est la confirmation d'une approche américaine des affaires du monde qui pose un problème parce que ce n'est pas notre vision du monde.» 
Hubert Védrine,
chef de la diplomatie française France Inter, le  6 février 2002. 

«La question est de savoir si une attaque improbable contre notre pays et contre notre peuple sera l'événement qui réveillera la nation de son sommeil et incitera le gouvernement américain à l'action
Donald Rumsfeld, 8 mois avant le 11 septembre... (Report of the Commission to Assess United States National Security Space Management and Organization, 11 janvier 2001)

«S'ils allument leurs radars, nous ferons exploser leurs nom de Dieu de SAMs (missiles sol-air) ! Leur pays est à nous, leur espace aérien est à nous. Nous décidons de comment ils doivent vivre et s'exprimer. Et c'est ça qui est grand avec l'Amérique en ce moment. C'est une bonne chose, surtout quand on pense qu'il y a là-bas un paquet de pétrole dont on a besoin
Le général William Loonev, 30/08/1999A propos de l'Irak, dans une interview au Washington Post, le 30 août 1999.

«Vous ne verrez jamais des pilotes de l'OTAN devant un tribunal de l'ONU. L'OTAN est l'accusateur, le procureur, le juge et l'exécuteur car c'est l'OTAN qui paie les factures. L'OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international
Lester Munson, parlementaire US, 1999.