Les videos d'Entrefilets.com

La guerre de libération au Liban, montage de photos prises entre fin 1988 et fin 1990, durant la guerre dite de libération.
Intifada en Palestine, montage de photos prises en juin 2002, durant l'Intifada al-Aqsa.
Un peu d'Egypte, montage de photos prises en Egypte entre 2006 et 2007.
Zapping égyptien, petit montage réalisé sur la base d'images refilmées de TV satellitaires au Caire.
L'Irak sous embargo, très court montage de photos prises en Irak en 1998.

Abou Ghraïb

Décompte des GI tués en Irak

 Une stratégie guerrière planifiée
de longue date

 Préparatifs US d'attaque de l'Iran
(et opérations clandestines déjà en cours),
et autres signaux...

La saga
des armes
de destruction massive en Irak

Affaire Kelly

Retour
sur investissement

La chute
de Saddam Hussein:
juste un bénéfice collatéral

Le nouvel impérialisme étasunien
Les faucons du cabinet Bush planchent sur une stratégie de guerres préventives, c'est-à-dire de guerre perpétuelle, depuis dix ans au moins.

Crimes de guerre étasuniens en Irak Un rapport notamment rédigé par Ramsey Clark, ancien ministre US de la Justice.

 20'000 armes de destructions massives en de «bonnes mains»  Le point sur les armes nucléaires à travers le monde selon le Bulletin of atomic scientists. Où l'on apprend qu'en 2002, les cinq principales puissances nucléaires de la planète alignent encore plus de 20'000 têtes nucléaires

Autour
du président Bush,

la crème des faucons américains (anglais)

«NorthCom»
une nouvelle structure militaire destinée à défendre le territoire des Etats-Unis (image du Pentagone).

Soutien
des intégristes américains
à Sharon: une vision apocalyptique!

Ils sont 40 millions d'américains issus du courant évangélique à soutenir sans réserve la politique du gouvernement Sharon. Le ministre de la Justice, John Ashcroft, ou Tom Delay, chef de la majorité républicaine au Sénat, font partie de ces ultras qui vivent leur foi dans une perspective apocalyptique.

Pétrole: le point sur les réserves planétaires
Où l'on apprend qu'en un siècle, la moitié des réserves estimées de la planète ont été utilisées. Aujourd'hui, pour 1 baril extrait, 4 sont consommés. C'est dire si le pétrole irakien est précieux!

L'Asie centrale:
une région où l'Amérique
doit intervenir massivement, préconisait, en 1998, l'ancien conseiller
à la Maison-Blanche Zbigniew Brzezinski.


11 septembre
Les attentats
du 11 septembre
n’en finissent plus d’apparaître comme
un terrible mais simple prétexte à une guerre planifiée de longue date.

Chronologie
du journaliste d'opposition
Michaël C. Ruppert

«Opération Northwood»
Quand les services secrets américains planifiaient des attentats
à Miami ou Washington
Document déclassifié
format pdf (777 ko)

Pearl Harbor:
un memo bien gênant
Daté du 7 octobre 1940, le memo de McCollum tend à démontrer que l'équipe de Roosevelt était non seulement avertie de l'attaque de Pearl Harbor par les Japonais, mais l'aurait en fait provoqué pour pouvoir entrer en guerre. 

«Le sunnisme, marchepied
de la politique
américaine»
Entretien avec un diplomate français, Beyrouth, 1989. Une relecture instructive à la lumière des récents événements.

50 ans
de guerres étasuniennes
(1947-2000)

NSSM 200,
où comment Kissinger préconisait de contenir, voire de réduire, la population des pays sous-développés pour préserver les intérêts US.

Révolution
dans les affaires militaires

(par Saïda Bédar)

Kissinger:
un criminel
de guerre
prix Nobel de la Paix

haarp
Des tempêtes et ouragans, des pluies diluviennes ou la sécheresse à volonté: le programme militaire américain HAARP (High frequency Active Auroral Research Program), serait capable de modifier localement l'ionosphère.

 

 

Non aux OGM
Non
à la privatisation
de la vie

zoom

Le réseau Gladio/Stay Behind est l'épicentre d'un réseau clandestin, issu de la guerre froide mais toujours actif, et implanté dans les principaux pays d'Europe occidentale pour le compte OTAN/ USA.
Lire:
 «L’hypothèse Hersh et l’écho des années de plomb»
e
t,
Retour sur Gladio et les stay-behind: le passé éclaire évidemment la crise de notre époque. 

et aussi,
Le modèle italien», champ de manœuvre favori de la CIA

L'Afrique
de l'Est
une zone sous surveillance américaine
par Saïda Bédar, chargée de recherche au CIRPES.

Néo-
libéralisme
,
ou l'humanité
sous la dictature des marchés

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Terrorisme
de l'hystérie étasunienne
à la brutalité des chiffres
15/02/2006 Nous l'avons souvent écrit, la guerre contre le terrorisme n'est qu'un écran de fumée, un mirage au service de la politique guerrière des néocons étasuniens notamment (avec 440 milliards de dollars, le budget du Pentagone a par exemple explosé de 48% depuis la fin 2001). C'est sur l'autel de cette pseudo guerre globale, virtuelle donc, que le monde occidental en général, cédant pan après pan à l'hystérie étasunienne, est en train de sacrifier les libertés individuelles de ses concitoyens à grands coups de législations de plus en plus intrusives. Un arsenal législatif de contrôle des masses dangereusement inédit, servis sur un plateau aux pouvoirs en place. Pouvoirs dont personne ne peut dire aujourd'hui quels visages ils prendront demain, par exemple face aux conséquences sociales d'une crise pétrolière peut-être  imminente (>>1  /// >>2  /// >>3 /// >>4 ), ou face à une révolte généralisée des laissés-pour-compte de la globalisation néolibérale. 
Terrorisme domestique 
- Aux USA 
zéro mort en 2006
zéro mort en 2005 
zéro mort en 2004 
zéro mort en 2003 
zéro mort en 2002 
- En Europe 
zéro mort en 2006
56 morts en 2005 
2 morts en 2004 
6 morts en 2003 
15 morts en 2002 
Terrorisme international 
- Aux USA 
zéro mort en 2006
zéro mort en 2005 
pas de chiffres officiels en 2004, mais zéro à notre connaissance
pas de chiffres officiels en 2003, mais zéro à notre connaissance
3 morts en 2002 
- En Europe 
zéro mort en 2006
zéro mort en 2005 
192 morts en 2004 
1 mort en 2003 
zéro mort en 2002 
Total terrorisme: 
- Aux USA: 
3 morts déclarés en 5 ans 
- En Europe: 
272 morts en 5 ans 
(source)
Guerre contre le terrorisme 
Des milliers de morts en Afghanistan, dont une majorité de civils 
entre 100'000 et 600'000 morts en Irak selon les estimations, en ne comptant que les civils (études de The Lancet).

Dossier  Liban

  Le Liban otage d’un nouveau Grand Jeu 12/02/2008 Une fois de plus, des enjeux régionaux servent de toile de fond à la crise libanaise. Les protagonistes principaux sont connus. D’un côté Washington, Israël et l’Arabie Séoudite. De l’autre l’Iran et la Syrie.
Pour Washington, il s’agit coûte que coûte d’asseoir son influence au Pays du Cèdre et, pour ce faire, de favoriser par tous les moyens l’émergence d’un gouvernement « ami ». D’où un soutien inconditionnel au premier ministre Fouad Siniora et à ses alliés de la majorité contre une opposition formée d’un général Michel Aoun incontrôlable, et de son allié du Hezbollah, bête noire des Etats-Unis. En plein bras de fer avec l’Iran, Washington refuse bien sûr de laisser un parti chiite peser sur l’échiquier politique au Pays du Cèdre, quant bien même les chiites représentent plus du tiers de la population. Dès lors, les émissaires américains n’ont eu de cesse d’inciter la majorité à ne faire aucune concession à l’opposition, participant ainsi activement au blocage politique actuel.
Côté israélien, l’intérêt bien compris de l’Etat Hébreu est de voir cette domination américaine s’accomplir au Liban, avec pour objectif final le désarmement du Hezbollah que l’aventure militaire de juillet 2006 n’a fait que renforcer. A terme, Israël espère aussi qu’un gouvernement libanais « ami » se résoudra le moment venu à accepter l’installation définitive des quelques 300'000 Palestiniens réfugiés sur son sol, et dans une ultime phase signera un Traité de paix avec Tel Aviv, achevant ainsi de sécuriser la frontière nord de l’Etat hébreu.
Enfin, pour l’Arabie Séoudite, contrarier l’émergence d’une force politique chiite dans la région s’inscrit dans sa lutte d’influence contre l’Iran pour le leadership musulman. Depuis la disparition de l’Irak, contrepoids naturel à la puissance perse, Téhéran tente en effet de reprendre sa place perdue de grande puissance régionale. Sur un plan idéologique, les prises de positions extrêmes du président Ahmadinejab envers Israël et les Etats-Unis, puis la « divine victoire » du Hezbollah contre l’Etat Hébreu ont créé une situation nouvelle où l’on a vu la rue sunnite prendre parti avec ferveur pour ces nouveaux « héros », fussent-ils les ennemis héréditaires de la Sunna. Et toujours à contre-pied de gouvernements arabes pro-occidentaux en totale rupture avec leur opinion publique sur ces questions. De Riyad au Caire en passant par Amman, l’on avait par exemple initialement condamné l’attaque menée contre Tsahal par le Hezbollah, prélude à la guerre de juillet 2006, avant de se rétracter sous la pression populaire.
Leur intérêt bien compris étant de diviser pour régner, les Américains se dépensent sans compter depuis des mois pour redonner toute sa vigueur à la Fitna, cette première grande rupture qui vit l’Islam se scinder en deux courants antagonistes, et donc convaincre les capitales arabes sunnites que leur véritable ennemi est désormais l’Iran chiite et non… Israël.  Un point de vue parfois tout de même difficile à faire passer comme lorsque le secrétaire américain à la Défense avait déclenché les rires de l’assistance en déclarant à Manama, lors d’un forum organisé par l’Institut international d’études stratégiques (IISS) qu’« Israël en tant que puissance nucléaire présumée, ne représentait pas une menace pour les pays du Golfe comme l’Iran ».
De l’autre côté de l’échiquier, l’Iran et la Syrie cherchent bien sûr à contrer l’émergence d’un leadership par trop pro-américain au Liban. Damas ne veut tout simplement pas voir le Pays du Cèdre transformé en porte-avion US. Quant à l’Iran, même s’il ne contrôle pas un Hezbollah largement « nationalisé » depuis la fin de la guerre, il n’en a pas pour autant abandonné ses aspirations pan-chiites et le soutien à la milice lui permet à la fois de contrarier les plans américains et de consolider la visibilité du chiisme comme nouvel acteur régional désormais incontournable. 
L’isolement international de Téhéran, soumis à forte pression sur le dossier nucléaire, et de Damas, également dans la ligne de mire américaine dans sa tentative de façonnage d’un « nouveau Moyen-Orient », les a enfin tout naturellement jeté dans les bras l’un de l’autre, chacun étant à la recherche d’un décloisonnement stratégique.
C’est au Liban que les protagonistes de ce Grand Jeu s’affrontent aujourd’hui directement, profitant d’un système politique encore marqué par le féodalisme, dominé par les intérêts partisans et où un certains nombres d’ex-chefs de guerre, manipulables à souhait, semblent toujours prêts aux pires aventures.
Dans ce contexte, seuls les partisans ou les naïfs peuvent prétendre savoir qui est derrière les 22 attentats perpétrés au Liban depuis 2005, sans qu’aucun ne soit jamais élucidé. Ce qui ne laisse pas de surprendre dans un pays où la police est épaulée par à peu près tous les Services de Renseignement occidentaux, et les dotations techniques dont ils disposent.
Nous renvoyons ici à une interview d'Yves Bonnet, ancien chef de la DST
( service de sécurité intérieure de la France), qui se passe vraiment de commentaires...

- oui, la CIA et le Mossad ont bien trempé dans les attentats du 11 septembre, mais qui s'en soucie  28/12/2007 Les révélations de l'ancien président italien Francesco Cossiga aurait dû faire l'effet d'une bombe. Mais rien. Ou presque. Et pourtant l'ancien chef d'Etat n'y est pas allé quatre chemins dans une interview accordée au Corriere Della Sera le 30 novembre dernier:  « On nous fait croire que Ben Laden aurait avoué l’attaque du 11 septembre 2001 sur les deux tours à New York, alors qu’en fait les services secrets américains et européens savent parfaitement que cette attaque désastreuse fut planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad, dans le but d’accuser les pays arabes de terrorisme et de pouvoir ainsi attaquer l’Irak et l’Afghanistan. »
Ouvrons ici une petite parenthèse pour rappeler que Cossiga avait déjà provoqué l’hostilité de l’Establishment politique et de l’OTAN en rendant publique l’existence du réseau d'espionnage atlantiste Gladio/Stay Behind  (plus actifs que jamais aujourd'hui (>>1 /// >>2 /// >>3 /// >>4), qui fut le véritable organisateur des attentats qui secouèrent l'Italie et la Belgique dans les années 1970-1980. Des attaques perpétrées à l'époque par des cellules néo-fascistes liées à des cercles dans l'Armée, la police et les services secrets italiens, ainsi qu'à la CIA et aux services de renseignement de l'OTAN. Le but d'une telle «stratégie de tension» était alors de créer une psychose telle que la population finirait non seulement par accepter, mais par réclamer des mesures d'Etat policier considérées jusqu'alors comme inacceptables, le tout ayant pour toile de fond la guerre froide et la nécessité de susciter, en Europe, l'émergence de pouvoirs forts susceptibles de faire barrage au communisme. Les révélations de Cossiga avait aboutit à une enquête parlementaire en 2000 sur les activités de Gladio en Italie. Il en était ressortit que les services secrets américains et de l’OTAN avaient bel et bien mené des activités de terreur « sous faux drapeaux », qui avaient fait de nombreuses victimes parmi la population civile.
Intérêt supérieur Même si aucun lien entre Gladio et le 11 septembre n'est à relever, il nous paraissait utile de relater ces faits en préambule pour bien mettre en évidence qu'il n'y a rien de farfelu à penser que certains services secrets occidentaux sont capables d'organiser des carnages dans leur propres populations, le bénéfice escompté étant alors d'un intérêt jugé "supérieur" à la valeur des vies d'une poignée de civils classés dans la catégorie des "dommages collatéraux", des "victimes de guerre". Un précédant exemple de cette tactique, non abouti celui-là, avait été l'opération Northwood.
En 1962, juste après le désastre de la baie des Cochons, la National Security Agency (NSA) avait projeté des attentats antiaméricains, qui auraient été attribués à Castro, pour fournir à l'Amérique le prétexte d'envahir Cuba. Cette Northwood Operation (Document déclassifié en format pdf (777ko) prévoyait ainsi des détournements d'avion, des bombes à Miami ou Washington notamment, de sorte que... «la publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoque une vague d'indignation instrumentalisable».
Les Israéliens à pied d'oeuvre? Le décors étant planté, revenons maintenant au 11 septembre 2001. Et ceci non pour réaffirmer ce que nous avons toujours soutenu ici, à savoir qu'une partie au moins des services secrets américains était impliquée, mais pour nous intéresser au possible rôle du Mossad, les services secrets israéliens. Et pour rappeler que dans son édition du 28 février 2002 (NO 424), Intelligence Online (IOL), revue spécialisée dans le Renseignement, avait ainsi révélé avoir obtenu la copie d'un rapport classifié lui permettant d'affirmer qu'un important réseau de renseignement israélien avait été découvert aux Etats-Unis. Près de... 120 ressortissants de l'Etat hébreu avaient été expulsés ou arrêtés dans le cadre de cette enquête, débutée un an auparavant. IOL rapportait au terme de son enquête que «les domiciles des agents israéliens, mentionnés dans le rapport, sont effectivement très proches des ex-domiciles connus des terroristes».
En décembre 2001, la chaîne américaine Fox News avait déjà révélé  l'affaire, mais curieusement son enquête avait été  «effacée» de son site internet. Jusqu'au début août 2002 en effet, en cliquant sur l'ancienne adresse web du reportage, vous obteniez un message ironique de Fox News, daté du 21 décembre 2001: «This story no longer exists» (Cette histoire n'existe PLUS!) Aujourd'hui ce lien est mort mais bien sûr, Entrefilets.com a gardé une trace que voici de la chose... Dans son reportage, Fox News évoquait déjà l'éventualité d'un réseau clandestin israélien surveillant les futurs auteurs de l'attentat du 11 septembre... (cf.: les dossiers de Michaël Rivero et d'Antiwar.com).
Malgré un faisceau de présomption accablant pour les Services US, une partie du gouvernement US et le Mossad, le mystère reste pourtant entier sur les attentats du 11 septembre 2001. Et il le restera à notre avis. Car enfin: si effectivement une partie des Services secrets et du Gouvernement américains, ainsi que du Mossad, étaient bel et bien derrière les attentats du 11 septembre 2001, qui voudrait vraiment le savoir? Une grande presse conformiste jusqu'à la nausée parce que largement achetée par de grands groupes financiers, eux-mêmes vendus au Grand Capital? Des gouvernements occidentaux dont les banques nationales sont pleines à craquer de Bons du Trésor américains et qui ont tout sauf intérêt à voir vaciller leur principal débiteur? Qui au fond? Ah oui, vous et moi bien sûr. Il semble pourtant que chacun de nous devra donc se contenter de son intime conviction dans cette affaire.

Politique us du chaos au Liban 20/12/2007 Il y a quelque chose de fascinant à entendre les responsables américains ânonner jusqu'à la nausée qu'ils veulent une élection présidentielle libanaise "sans ingérence extérieure", alors que c'est précisément l'ingérence américaine au Pays du Cèdre qui est à l'origine de l'impasse dans laquelle se trouve aujourd'hui le Liban. Une ingérence qui vient de prendre une tournure plus qu'inquiétante. Le 15 décembre dernier en effet, plutôt que de rencontrer le général Aoun, chef de l'opposition et candidat naturel des chrétiens à la présidence, le sous-secrétaire d'Etat américain chargé des Affaires du Proche-Orient, David Welsh, a préféré s'entretenir avec le chef de la milice chrétienne des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, meurtrier trois fois condamné à la prison à vie pour assassinats puis gracié. Renouant ainsi d'anciens liens qui ne présagent rien de bon puisque cette milice a par le passé souvent été utilisée par Washington (et parfois Tel-Aviv c'est selon), comme exécuteur de basses oeuvres et éléments déstabilisateur du Liban. Il suffit de se souvenir qu'en 1990, Samir Geagea avait ainsi tourné ses canons contre l'armée légaliste du général Aoun sur ordre des Américains pour affaiblir ce dernier avant l'attaque finale opérée par les Syriens (ah oui, rappelons qu'à l'époque la Syrie avait les faveurs de Washington qui lui avait offert le Liban en contrepartie de sa docilité lors de la première Guerre du Golfe). Le pauvre Samir Geagea, à qui les Etatsuniens avaient dû promettre monts et merveilles pour prix de sa trahison, aura finalement fait dix ans de placard. Apparemment pas de quoi dissuader le chef de FL de reprendre le rôle sans sourciller (avec une telle bonhomie d'ailleurs que même les Américains ne doivent pas en revenir...). Toujours est-il que dès le lendemain de son départ  pour Paris, David Welsh téléphonait à Samir Geagea pour "s'enquérir de la situation"....  Un geste qui en dit long sur l'importance du rôle que Washington entend lui conférer désormais.
Passons rapidement sur le scandale que représente cette situation où l'on voit un représentant de la "plus grande démocratie du monde", censé être en mission de médiation, boycotter le principal interlocuteur de l'opposition et s'acoquiner avec un assassin notoire. Car il n'y a finalement là que l'expression presque pathologique d'un pouvoir étasunien tombé aux mains de gangsters dont les méthodes ont, dès lors, une certaine cohérence dans ce cas. Reste que les mêmes causes (et les mêmes alliances) produisant les mêmes effets, il y a fort à parier que la résurrection de M. Geagea par la perfusion américaine vise au même but qu'il y a 15 ans: utiliser les FL pour tenter d'affaiblir le général Aoun en accentuant la division du camp chrétien.
Ce faisant, les Etats-Unis intensifient donc leur politique du sape de la souveraineté libanaise sur plusieurs fronts. D'abord en soutenant à bout de bras un gouvernement illégitime et inconstitutionnel dont le seul mérite est de leur être inféodé.  Ensuite en accentuant par là même la fracture entre sunnites et chiites libanais, puisque ce gouvernement a pour principal fonction de faire barrage au Hezbollah, aux chiites donc, et enfin en accentuant les fractures au sein du camp chrétien en y exhumant leurs complices les plus dévoués pour ce faire.
Aux dernières nouvelles, et selon des sources bien informées, la nouvelle visite au Liban de David Welsh, mardi, lui aura servi à réaffirmer au gouvernement pro-américain de Siniora qu’il « bénéficiait de l’appui de la communauté internationale et qu’il n’était obligé de souscrire à aucune condition [à l'opposition] avant l’élection du prochain président ». En clair encourager le blocage et donc une possible dégradation de la situation. Il aurait aussi annoncé qu'une campagne médiatique allait être lancée pour faire porter le chapeau de l'impasse actuelle à l'opposition et à la Syrie. 
On le voit, le souci affirmé par les Américains de non-ingérence étrangère dans les affaires libanaises pourrait presque faire sourire. Presque.
>>Relire nos enquêtes au  Liban

- Liban: ces temps historiques où le monde marche sur la tête  27/11/07 Comme prévu, les pressions américaines ont permis de maintenir au Liban le gouvernement "illégitime et anticonstitutionnel" du clan Siniora-Hariri, enfonçant un peu plus le pays dans une dangereuse impasse à l'heure où nombre de miliciens ont graissé leurs armes et sont prêts à en découdre. La pilule est d'autant plus amère dans le camp des véritables souverainistes libanais, regroupés dans l'opposition derrière le général Michel Aoun, que c'est grâce à la troïka européenne que le diktat de Washington a pu être imposé au Pays des Cèdres. Pour les Etats-Unis, il s'agissait coûte que coûte de barrer la route vers la magistrature suprême au général chrétien Michel Aoun, beaucoup trop indépendant à leur goût. "Nous avons été trahis par les Européens", s'emporte le député Nabil Nicolas, membre du Courant Patriotique Libre (CPL) du général Michel Aoun. L'opposition avait en effet accepté de jouer la carte du compromis dans le cadre de la médiation opérée par la troïka européenne. Sauf que ladite troïka s'est finalement contentée d'arracher une liste de noms de présidentiables au vieux patriarche maronite Sfeir pour la soumettre ensuite.... au clan Siniora-Hariri pour choix définitif. Inacceptable pour le CPL comme pour ses alliés du Hezbollah! Nabil Nicolas prédit pourtant l'échec de cette manoeuvre de contournement pilotée par Washington pour maintenir au Liban un pouvoir à sa botte: "Les Américains et les Européens ne comprennent rien à cette région et la terre va trembler sous leur pied. Ils ne pourront pas indéfiniment soutenir un gouvernement illégal. Nous n'avons que deux options, conclut le député du CPL, l'entente ou le chaos.
Entente franco-étasunienne Mais comment en est-on arrivé là. On connaît dans les grandes lignes les plans américains au Liban: éradication du Hezbollah chiite libanais_1, fixation définitive des réfugiés palestiniens dans le pays et, grâce à la complicité d'un gouvernement docile, transformation du pays des Cèdres en base américaine avancée (avec toutes les facilités et la coopération militaires requises) pour d'éventuelles opérations dans la région. D'aucuns estiment aussi que les Américains, qui s'appuient exclusivement sur les pouvoirs sunnites_2 (qui sont des pouvoirs de marchands aisément manipulables) dans leur grand projet de remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient, ont décidé de réduire toutes les originalités, toutes les spécificités régionales qui pourraient leur faire obstacle, les chrétiens du Liban ayant désormais rejoint les chiites dans la catégorie des empêcheurs de dominer en rond aux yeux de Washington.
Mais pourquoi l'Europe appuie-t-elle sans retenue Washington sur ce dossier. Comme me le confiait récemment sous couvert d'anonymat un officiel occidental en place à Beyrouth, "le Liban est la chasse gardée de Paris au sein de l'Union européenne et aucun autre membre de l'UE ne veut se mettre à dos un poids lourd comme la France pour ce petit pays qu'est le Liban". Et ceci est tellement vrai que dans la plupart des chancelleries européennes à Beyrouth, on déplore en substance, sous couvert d'anonymat également, que "nos capitales nous imposent de soutenir ce que nous constatons bien être le mauvais camp".  Quant aux raisons qui poussent Paris à soutenir la clique Siniora-Hariri, elles sont peu glorieuses. Car si Chirac appuyait sans réserve Hariri pour des raisons... d'intérêts personnels résumerons-nous, Sarkozy soutient Washington à cause de la fascination puérile qu'il nourrit pour une Amérique de papier glacé qui n'a jamais existé que dans ses rêves d'adolescent. La troïka européenne n'était donc à ce titre que de la poudre aux yeux. Ici, l'Europe, c'est juste Paris et sa nouvelle politique de caniche vis-a-vis de Washington. Point à la ligne.
Le monde marche donc une fois de plus sur la tête ici au Liban, à voir les leaders du fameux "monde-libre", Washington chantre de la démocratie et Paris, Patrie des droits de l'homme, soutenir un gouvernement illégitime et inconstitutionnel  (esprit gaullien où es-tu!), le premier par calcul stratégique, le deuxième par soumission aveugle au premier.
Temps historiques dirons-nous donc, à y constater tant d'aveuglement coupable.
Paralysie Mais est-ce à dire que les choses vont en rester là. Un autre député, démissionnaire, nous faisait le pronostic que oui, sous couvert du chantage suivant opéré par le clan Siniora vis-à-vis de l'opposition: "Où vous nous fournissez le quorum nécessaire pour élire le président de notre choix, où nous en restons là, mais comme en cas de vacance de la présidence la chambre des députés ne peut pas se réunir pour autre chose que cette élection,les législatives prévues dans deux ans n'auront pas lieu et vous n'aurez plus votre mot à dire". La situation nous paraît toutefois peu tenable pour le clan Siniora. Le fait est que même si les Occidentaux pratiquent la respiration artificielle sur ce gouvernement pour le maintenir au pouvoir durant deux ans et plus, il n'est qu'un gouvernement de transition et ne peut en principe que gérer les affaires courantes en attendant l'élection d'un président. Sauf à violer toutes les lois du pays. La paralysie est donc totale, y compris pour Siniora.
Pas de coup de force Reste l'entente ou l'épreuve de force. Concernant cette dernière, d'aucuns se sont étonnés dans le camp de l'opposition souverainiste, qu'au soir du "coup" opéré par Washington Michel Aoun n'appelle pas à la formation d'un gouvernement bis. Envisageant même une prise de pouvoir musclée. Il est clair en effet qu'avec l'appui du Hezbollah, Beyrouth serait prise en trois heures et que si le général Aoun en appelait à l'armée, plus de la moitié des troupes, selon notre estimation, se rangerait immédiatement sous sa bannière et il y a fort à parier que le reste suivrait sans coup férir. Mais le scénario reste extrêmement dangereux: Car les milices manipulées par Washington, notamment les Forces libanaises de Samir Geagea, tenteraient par tous les moyens de combattre la nouvelle légalité même si du côté de l'armée, comme nous le confiait un officier à Beyrouth, "on n'attend qu'un faux pas des FL pour les écraser jusqu'au dernier". Et reste aussi à savoir quelle serait l'attitude des Druzes. On sait que Walid Joumblatt voue une haine tenace à Michel Aoun, surtout depuis une alliance avec les chiites qui le marginalise totalement sur la scène politique. Au final, un tel coup de force compte trop de variables dangereuses. D'ailleurs, du côté des rangs aounistes, on nous assure qu'une telle option n'est "pas envisagée".
Et pourquoi pas une révolution à la yougoslave? Une manifestation monstre qui déferlerait sur le sérail et renverserait le gouvernement? Même s'il n'est pas exempt de dangers, ce scénario là n'est pas à exclure de notre point de vue, surtout à l'approche de la date fatidique du 1er décembre qui marque les un an du sit-in de l'opposition Place des Martyrs. Et le gouvernement illégitime et anticonstitutionnel du clan  Siniora-Hariri ne peut pas l'ignorer.
D'où un dernier scénario qui semble s'imposer: l'entente et, finalement, l'acceptation par les Américains du fait que la négociation avec toutes les parties en présence, y compris et peut-être surtout le Hezbollah (plus de 30% des Libanais sont chiites), est la seule voie vers la stabilité du Liban. Sauf bien sûr si Washington (et Israël donc), a quelque intérêts à y préférer le chaos.

1. Le désarmement du Hezbollah a tourné à l'obsession pour Washington. L'an passé, le cabinet Doobleyou avait bien sous-traité une guerre à son allié israélien pour tenter de réduire militairement la milice chiite. Depuis le fiasco de l'Etat hébreu, les néocons ont décidé de manipuler la scène politique libanaise pour contraindre à l'émergence d'un pouvoir politique qui lui soit inféodé et dont les premières actions intérieures seront, bien sûr, l'exigence du désarmement du Hezbollah, l'idée étant de faire faire aux Libanais eux-mêmes ce que les Israéliens ont raté en 2006. Avec tous les risques de guerre civile que cela implique. Une telle extrémité pouvant même servir les dessins étasuniens dans la région.  (lire notre prédédente enquête à Beyrouth).
2. Le chiisme inquiète, effraie même par le fait qu'il s'agisse d'une religion révolutionnaire par nature. Comme le souligne François Thual dans sa "Géopolique du chiisme", "vivre dans l'attente du retour de l'Imam en luttant contre l'injustice sur cette terre est, très globalement, le programme de cette religion dans son aspect profane". Et de fait, à l'inverse du sunnisme dont la doctrine préconise d'obéir au prince, fusse-t-il corrompu, puisque l'on ne saurait présumer du jugement final de dieu, le chiite ne fait pas de compromis avec le prince si celui-ci est perverti et préconise alors le renversement de l'ordre établi. La pire des hérésies pour Washington et ses zélateurs qui son apparemment tenté, partout où cela est possible, de lancer les sunnites contre les chiites. Le Liban pourrait devenir à ce titre le premier champ de bataille d'une nouvelle "Fitna" (première grande fracture de l'Islam après la mort du prophète) aiguillonnée par Washington.


ingérence americaine au liban
20/10/2007 Le Hezbollah et Michel Aoun toujours en ligne de mire Dans notre précédente brève nous relevions que depuis le ratage de la guerre sous-traitée par les Etats-Unis à Israël pour écraser le Hezbollah, Washington manipulait la scène politique libanaise pour faire émerger, maintenir devrait-on dire, un gouvernement à sa botte lors des prochaines échéances électorales. Et l'on sait que l'un des premiers mandats de ce docile allié sera précisément de désarmer le Hezbollah. Dans le quotidien Al-Akhbar de mardi, Jean Aziz affirme ainsi que lors d'une rencontre privée, l'ambassadeur des Etats-Unis, Jeffrey Feltman, a laissé échapper des propos qui ont convaincu l'assistance que les Etats-Unis veulent bel et bien "un président qui prône la nécessité de résoudre la question de l'armement du parti, abstraction faite du débat sur l'évolution de la mise en œuvre de la résolution internationale".
Dans son édition de mercredi le journal al-Akhbar rapporte encore que les Les Etats-Unis ont fait savoir au député Saad Hariri qu'ils opposent un veto au général Michel Aoun, candidat de l'opposition dont Washington ne supporte pas l'indépendance d'esprit. 
Pour Washington, le maintien en place du président Fouad Siniora serait même une « question vitale », rapporte le journal. Vous avez dit ingérence? (lire notre enquête à Beyrouth)
Et l'on reparle du projet de... bases militaires US au Liban. Jeudi, le ministre libanais de l’Information, Ghazi Aridi, a été contraint de démentir les informations du journal As-Safir sur une demande d’établissement de bases américaines au Liban, des informations diffusées auparavant sur un site israélien. Le chroniqueur d'As Safir a répliqué le lendemain en rappelant qu'une confirmation de l'information de son journal "a émané du directeur du Département américain de la Défense pour les affaires politiques, Eric Edelman, qui a évoqué, lors d’une interview au programme Kalam En Nass du journaliste Marcel Ghanem sur la LBCI, l’établissement d’un « partenariat stratégique (avec le Liban) et d’une relation constante avec l’armée libanaise ». Ce qui, de par la force du fait accompli et du décalage de force entre les deux pays, transforme de facto le Liban, selon le chroniqueur, en une sorte de « base militaire alliée ».
Pour ce qui nous concerne, il nous semble évident qu'un tel projet d'établissement de bases militaires US au Liban est plus que vraisemblable. D'abord parce que l'engagement furieux de Washington pour contrôler le gouvernement libanais n'est certainement pas exempt d'arrière-pensées liées à son projet de 
remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient, ensuite parce que les informations concernant un projet de telles bases ne sont pas nouvelles. On se souvient en effet qu'au lendemain de l'assassinat de Rafic Hariri, le journaliste et éditorialiste US, Wayne Madsen,  rapportait déjà que les Etats-Unis avaient demandé à l'ancien premier ministre libanais d'installer une base militaire au nord du Liban, raison pour laquelle les troupes syriennes devaient quitter totalement le Liban. Selon Wayne Madsen, "le contrat, avant même la signature d'un accord avec le Liban, a été remis par le Pentagone à la firme Jacobs Engineering Group, sise à Pasadena en Californie en partenariat avec le groupe Bechtel. Cette base devait servir de plate-forme logistique et de transit pour les troupes US en Irak. Elle devrait servir à protéger les oléoducs US dans la région (Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Mossoul-Kirkouk-Ceyhan) ainsi qu'à la déstabilisation de la Syrie. Des indices permettent de penser que cette base en gestation serait aussi importante que la base US au Qatar."
En Palestine occupée rien de nouveau
Alors que les Etats-Unis sont censés accueillir prochainement une importante conférence sur la question israélo-palestinienne, l'Etat hébreu a lancé la construction de nouvelles colonies, notamment à Jérusalem-Est. Rien de nouveau donc en Palestine occupée. Les sommets se suivent et se ressemblent, ne débouchant sur rien. Seul Israël tire son épingle du jeu, toute cette stérile agitation diplomatique lui servant d'écran de fumée pour masquer la réalité du terrain. Réalité qui se résume à davantage d'assassinats, davantage de spoliations, davantage de colonies, davantage d'apartheid. Rien ne sortira donc de ce Sommet, hormis une 317eme feuille de route vers un improbable Etat palestinien se résumant au mieux à un bantoustan sans continuité territoriale, hormis peut-être un tunnel entre les restes d'une Cisjordanie constellée de colonies israéliennes et la bande de Gaza. Installé sur les 4/5eme de la patrie historique des Palestiniens, l'Etat hébreu pourra donc continuer à prendre ses aises sur une terre où il y avait bien un peuple. Mais qui s'en soucie encore vraiment? Nain politique car ne réussissant à se penser qu'en subalterne de Washington, l'Europe est impuissante à peser sur l'échiquier dans ce dossier. Sans compter qu'elle reste rongée par une culpabilité liée à la Shoah, scientifiquement entretenue par l'Etat hébreu, qui fausse sont jugement. Quant aux Etats-Unis, leur soutien inconditionnel à Israël ces 50 dernières années devrait largement suffire à les disqualifier en tant que médiateur dans ce dossier. 
Pour ce qui nous concerne, nous persistons à penser que l'application inconditionnelle des résolutions de l'ONU est la seule base possible pour une paix juste, résolutions qui réclament le retour de l'Etat hébreu dans les frontières d'avant 1967, et réaffirment notamment le droit au retour des réfugiés palestiniens (on sait à ce sujet que les Etasuniens veulent fixer les 250'000 réfugiés palestiniens du Liban au Pays des Cèdres, raison supplémentaires pour eux d'avoir un gouvernement à leur botte).
Poutine in, Sarkozy out
Un savoureux papier de De defensa.org nous dit à quel point le jeu de la Russie est maîtrisé en Iran, et à quel point la politique du caniche de Sarkozy ne peut que susciter un dédain affligé. Notre point de vue est que rien ne peut finalement expliquer l'alignement de Sarkozy sur Doobleyou mieux que des considérations d'ordre psychologique. Et en l'espèce le goût pathologiquement immodéré du président français pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à la manifestation de la puissance, du pouvoir absolu. Le complexe du petit érigé en diplomatie?
La démocratie libérale progresse Sur le le front de la promotion de la démocratie libérale au moins tout va mieux.
En Afghanistan, le massacre de dizaines de milliers de civils en six ans par les GI puis les troupes de l'OTAN commence à porter ses fruits. Nous venons d'apprendre que le proconsul américain Hamid Karzaï vient de sécuriser un troisième pâté de maisons dans un quartier du centre de Kaboul (admettons que le renversement de l'odieux régime des taliban est toutefois un bénéfice collatéral indéniable).
En Irak, on parle désormais d'un million de morts directs ou indirects suite à l'invasion du pays par les Etats-Unis mais au moins ils sont morts en démocratie (ah oui, la partition du pays est en marche mais bon, on peut pas tout avoir).
En Palestine, le boycott du gouvernement élu du Hamas lors d'élections plus honnêtes et transparentes que celles, frauduleuses on le sait, qui ont porté par deux fois Doobleyou au pouvoir, a conduit les territoires occupés au bord de la guerre civile.
En Iran, les grandes manoeuvres sont commencées pour renverser le régime. Un nouveau petit massacre pour la bonne cause en perspective?
Petit guide à l'usage des candidats à la néo-démocratie
Si vous contrôlez une dictature mais rêvez de transition douce pour éviter le tapis de bombes ou l'embargo, et bénéficier du parapluie américain, sachez que pour obtenir le label US de la démocratie libérale il vous faut:
1. accepter de voir sa politique étrangère dictée par Washington
2. se doter d'une façade parlementaire pour paraître fréquentable aux yeux des opinions publiques occidentales.
3. diviser votre parti unique en diverses tendances (pas trop marquées pour éviter de susciter des vocations) pour donner l'illusion du multipartisme.
4. Bien sûr vous pouvez continuer à emprisonner, torturer ou même exécuter vos opposants mais uniquement sous l'accusation de terrorisme ou de complot contre la démocratie justement.
Alors!

- Compte à rebours contre l'Iran CHIITE  12/10/07 (brève enrichie le 14) Sauf à voir basculer (comme le craint Paul Craig, ancien sous-secrétaire au trésor de Reagan), les Etats-Unis dans la dictature à la faveur d'un nouveau 11 septembre (>>lire l'article dans sa version française) qui s'avèrerait aussi suspect que le premier, les neocons étasuniens n'ont plus qu'un an de pouvoir pour achever leur remodelage à coups de flingue du Moyen-OrientEt malgré le sanglant bourbier irakien, les grandes manoeuvres de l'ombre ont commencé contre l'Iran. Dans sa livraison d'octobre, Le Monde Diplomatique fait l'état des lieux des préparatifs en cours.
Et nous rappelle que:
- le Congrès US a débloqué 75 millions de dollars pour "promouvoir la liberté de parole et de mouvement pour le peuple iranien".
- une directive présidentielle de fin avril autorise désormais l'intensification des opérations clandestines pour déstabiliser  le régime.
- Israël équiperait et entraînerait une milice kurde (PJAK) et  le Pakistan, quand à lui, ferait de même avec des groupes dans la région baloutche de l'Iran. De même, les velléités séparatistes de la région du Khouzistan, proche de Bassorah, sont encouragées.
Il faut ajouter à cela que l'US air force est actuellement entraînée à des frappes sur l'Iran.
L'offensive de Washington contre l'Iran se construit aujourd'hui sur une double articulation d'attaque sur le front intérieur purement iranien, mais aussi sur le front anti-chiite.
En Iran: des foyers de déstabilisation du pays sont aiguillonnés au nord-ouest, au sud et au sud-est du pays, contraignant Téhéran a une tactique de défense du centre, la particularité des minorités perses (44% des habitants) étant d'être transfrontalières, rendant en quelque sorte "perméables" ces zones dès lors que des tensions y sont encouragées ou organisées.
En Afghanistan: la puissance militaire de l'OTAN est instrumentalisée depuis des mois pour réduire les tribus rebelles Hazaras, d'obédience chiite et que Washington considère comme l'une des tentacules de Téhéran.
Au Liban: le désarmement du Hezbollah a tourné à l'obsession pour Washington. L'an passé, le cabinet Doobleyou avait bien sous-traité une guerre à son allié israélien pour tenter de réduire militairement la milice chiite. Depuis le fiasco de l'Etat hébreu, les néocons ont décidé de manipuler la scène politique libanaise pour contraindre à l'émergence d'un pouvoir politique qui lui soit inféodé et dont les premières actions intérieures seront, bien sûr, l'exigence du désarmement du Hezbollah, l'idée étant de faire faire aux Libanais eux-mêmes ce que les Israéliens ont raté en 2006. Avec tous les risques de guerre civile que cela implique. Une telle extrémité pouvant même servir les dessins étasuniens dans la région (lire notre enquête à Beyrouth)
En Syrie: c'est peu dire que le régime alaouite (une branche du chiisme) est sous pression. Toutefois, comme me le faisait remarquer un ami fin observateur de la situation régionale, Tel Aviv a "dû freiner Washington sur ce dossier car il semble que les Israéliens préfèrent traiter avec un pouvoir alaouite qu'ils connaissent parfaitement, plutôt que de lui voir substituer un pouvoir sunnite à la faveur d'un renversement". A relever encore que le 6 septembre dernier, le fameux raid israélien en Syrie (au sujet duquel nous avons lu les plus étonnantes absurdités) visait apparemment à tester une route de bombardement de l'Iran. Sans doute moins pour tester la route elle-même que pour rappeler à Washington qu'en cas de fléchissement de sa part, Tel Aviv était prêt à jouer les alliés en rupture de ban dans ce dossier.
L'objectif. La politique des néocons étasuniens s'articule sur trois grands axes. 
Dans l'ordre d'importance décroissant il s'agit de:
1.  Maintenir la suprématie militaire et économique d'Israël au Moyen-Orient, qu'ils considèrent comme le 51e état américain (par exemple, la partition en cours de l'Irak correspond en tout point à un objectif israélien vieux de 20 ans (>> 1 / >> 2 / >> 3). Abattre l'Iran revient, dans le même ordre d'idée, à abattre un puissant concurrent qui devrait logiquement exercer ce rôle de gendarme du Moyen-Orient que lui confère naturellement sa puissance économique et militaire.
L'autre raison qui pousse l'Iran dans l'axe du mal washingtonien est son caractère chiite. Car le chiisme inquiète, effraie même par le fait qu'il s'agisse d'une religion révolutionnaire par nature. Comme le souligne François Thual dans sa "Géopolique du chiisme", "vivre dans l'attente du retour de l'Imam en luttant contre l'injustice sur cette terre est, très globalement, le programme de cette religion dans son aspect profane". Et de fait, à l'inverse du sunnisme dont la doctrine préconise d'obéir au prince, fusse-t-il corrompu, puisque l'on ne saurait présumer du jugement final de dieu, le chiite ne fait pas de compromis avec le prince si celui-ci est perverti et préconise alors le renversement de l'ordre établi. La pire des hérésies pour Washington et ses zélateurs.
2. Contrôler les routes d'approvisionnement du pétrole dans une logique de guerre pour les ressources.
3. Remodeler le Moyen-Orient pour en faire un espace économique cohérent, c'est-à-dire soumis à la dictature des marchés et des multinationales sans barrière étatiques.
La grande illusion Flanqué d'un nouveau caniche européen en la personne de Sarkozy, depuis le départ à la niche de Tony Blair, Doobleyou et ses marionnettistes ont donc l'air d'avoir choisi la fuite en avant, convaincus qu'ils sont que "le temps leur donnera raison". Comme si d'un cercle vicieux pouvait émerger un cercle vertueux à force d'obstination dans l'erreur. Les idéologies les plus sanguinaires, les plus jusqu'au-boutistes ont fonctionné sur ce registre. On parle déjà d'un million de morts en Irak suite à l'invasion du pays par les Etats-Unis. Qui jugera leurs assassins? M. George Soros financera-t-il un Tribunal pénal international pour juger le gang Cheney et consors?
En fin de compte, si la décision d'attaquer est prise, les États-Unis vont sans doute faire savoir aux Iraniens qu'ils vont bombarder consciencieusement toutes leurs installations mais qu'en cas de riposte majeure de leur part (comme l'écrasement du corps expéditionnaire américain en Irak ou un blocus du Détroit d'Ormuz ou des frappes sur Israël), ils vitrifieront le pays à l'arme nucléaire comme les y autorise désormais leur nouvelle doctrine. Et là de deux choses l'une, où les Iraniens se laissent intimider, où ils ne se laissent pas intimider. Et c'est la boîte de pandore qui s'ouvre avec un risque d'embrasement dont les conséquences forcément dévastatrices, n'en doutons pas, s'étendront bien au-delà de la seule scène moyen-orientale. 

- Psycho-Mickey bombe le torse  29/08/2007 Malgré la mise en scène solennelle, le ton exagérément ferme et déterminé, malgré les effets de manches d'un discours exclusivement rhétorique, Doobleyou, alias Psycho-Mickey selon une savoureuse trouvaille égyptienne, n'a pas réussi, mardi à Reno, à nous faire oublier la toujours étonnante vacuité de son regard, cette presque absence au monde qui nous fait parfois douter de sa réalité même. Comme si l'homme se confondait avec la marionnette, comme si la coquille était réellement, dramatiquement vide. Récitant une fois encore le credo de néocons hystériquement pro-israéliens, islamophobes et plus que jamais décidé à un  remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient *, Doobleyou s'en est donc violemment pris à l'Iran lors d'un discours censé défendre les bienfaits de la boucherie irakienne. Brandissant la menace d'un "holocauste nucléaire" si l'Iran parvenait à se doter de l'arme atomique, réaffirmant que c'était bien là ce que Téhéran cherchait à faire, accusant la république des mollahs de soutenir la résistance irakienne et de semer le trouble dans tout le Moyen-Orient, le porte-parole des néocons a donc désigné l'Iran comme le nouveau Satan à abattre,  la forme du discours, les arguments choisis étant bien sûr calqués à la virgule près sur le modèle des recettes servies jusqu'à la nausée avant l'attaque de l'Irak. Tout les ingrédients y étaient, de  la menace des armes de destruction massive au soutien au terrorisme planétaire en passant par les menaces sur les libertés et la sécurité du monde libre...
Il faut dire que les néocons n'ont plus qu'une année de pouvoir devant eux, élection présidentielle US de 2008 oblige. Et si chacun peut mesurer l'entendue des dégâts provoqués par l'aventure irakienne (augmentation de la menace terroriste, massacres à grande échelle, menace de guerre civile et de déstabilisation régionale (cf. Pakistan), les néocons n'appliquent pas la même grille de lecture et voient encore une possibilité de victoire en Irak, quand bien même le cercle vertueux espéré par la démocratisation aux forceps du pays s'est transformé en cercle vicieux. Et même si ce chaos devait aboutir à la partition du pays sur fond de sanglante guerre civile, cela réaliserait au moins le vieil objectif  israélien de partition de l'Irak (relire à ce sujet Stratégie pour Israël dans les années 1980 (Extrait 1Extrait 2Extrait 3), le soutien inconditionnel à l'Etat hébreu étant l'une des priorités des néocons. A cet égard, il est évident que les agendas israéliens et néocons se superposent désormais à la perfection autour du projet de remodelage du Moyen-orient. Nous l'avons vu concernant l'Irak et, concernant l'Iran, il suffit de rappeler les déclarations d'un ancien chef du Mossad, Shavtaï Shavit le 1er septembre 2006, affirmant qu'"Israël doit se préparer à la pire des possibilités, même à une option militaire" (en préparation depuis longtemps d'ailleurs), pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaireOn se souvient aussi qu'en 2003 déjà, le Washington Post rapportait que le général Sharon avait affirmé à Doobleyou que l'Iran pourrait avoir la bombe atomique en 2005 (sic...) et, surtout, qu'il envisageait une attaque préventive contre Téhéran. De son côté, le magazine allemand Spiegel  (>>L'article du Ha'aretz) révélait dans le même temps qu'une unité spéciale du Mossad avait déjà reçu pour mission d'élaborer des plans d'attaques simultanées contre une demi-douzaine de sites nucléaires dispersés sur le territoire iranien. Parmi lesquels le réacteur de Bushehr, l'usine de production d'eau lourde d'Arak, la centrifugeuse de Natanz, la Compagnie nationale iranienne des métaux d'Ispahan et le Centre de recherches nucléaires de Rudan. Dans une interview du Times du 5 novembre 2002 et intitulée «Attack Iran the day Iraq war ends, demands Israel», le général Sharon avait enfin pressé la communauté internationale d'attaquer l'Iran dès que le conflit avec l'Irak serait terminé.
L'on  voit donc bien que, à la fois par conviction, ou plutôt aveuglement, et aiguillonnés par Tel Aviv qui pourrait être tenté de jouer les alliés en rupture de ban en cas d'inaction américaine, les néocons sont presque contraints à la fuite en avant. Reste à considérer l'aspect militaire de l'opération. Et là, rien n'est joué. Car nous l'avons déjà souligné, même si les Etats-Unis ont les moyens de renvoyer l'Iran à l'âge de pierre, les capacités de riposte de Téhéran ne sont pas celles de l'Irak, qui fut rappelons-le contrainte de rendre ses derniers missiles à l'ONU avant l'attaque américaine. L'Iran dispose de missiles russes modifiés capables d'envoyer par le fond n'importe quel bâtiment de la Ve flotte US. L'Iran peut contribuer à déstabiliser un peu plus l'Afghanistan et l'Irak. L'Iran peut bloquer le détroit d'Ormuz et provoquer une grave crise pétrolière. L'Iran a enfin théoriquement les moyens d'anéantir purement et simplement le corps expéditionnaire US englué en Irak. Il existe donc entre Washington et Téhéran une sorte d'équilibre de la terreur qui devrait empêcher le pire. Reste à savoir si, face à une administration américaine en pleine croisade, pressée dans son agenda et donc dangereusement jusqu'au-boutiste, ces considérations auront un poids quelconque.

*
L'objectif néocons de remodelage du Moyen-Orient est à usages multiples. Il s'agit d'abord de créer un ensemble économique cohérent dans le plateau arabo-musulman qui puisse être soumis à la dictature des marchés sans barrière étatique. Pour cela, il faut renverser les régimes récalcitrants en leur substituant des pouvoirs amis sous quelque forme que ce soit mais avec une façade parlementaire pour les rendre fréquentables. Ensuite, il s'agit de casser les puissances naissantes qui pourraient devenir un rival militaire d'Israël qui, considéré ici comme le 51eme Etat américain, doit rester maître absolu en ce domaine dans la région. Enfin, il s'agit de contrôler les robinets du pétrole soit par la force, soit au travers de gouvernement inféodés.

- Privatisation de la guerre 12/07/2007 Selon le Los Angeles Times ( >>1  /// >>2), le contingent des milices privées financées par les Etats-Unis pour dégommer de l’Irakien s’élève désormais à… 180'000 hommes,  contre les 160'000 GI officiellement déployés. Le double avantage pour Washington est de ne pas être contraint de recourir à la conscription alors que le Pentagone peine déjà à faire tourner sa guerre avec l’effectif disponible.  Surtout, le nombre des mercenaires tués n’a pas à figurer dans le chiffre des pertes US que l’administration Bush doit fournir au peuple américain.
La boucherie des neocons Les pertes irakiennes elles, pourraient approcher du million de morts, évidemment dans l’écrasante majorité des civils. Le rêve neocons de démocratisation à coup de flingues du Moyen-Orient tourne ainsi à la plus épouvantable des boucheries. Heureusement, ces massacres de masse sont perpétrés au nom du monde libre, pour la liberté bien sûr, contre la terreur (…), sans quoi ce ne serait tout juste pas supportable. De leur côté, les neocons.

- Interview exclusive de Hussein Hajj Hassan 11/04/2007 Pour compléter son dossier sur le Liban et à l'heure où la crise politique au Pays du Cèdre est dans l'impasse, principalement parce que les gouvernements occidentaux s'acharnent à pratiquer la respiration artificielle sur le cadavre politique que constitue le gouvernement Siniora, Entrefilets vous propose une interview exclusive du député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan. Lequel ne mâche évidemment pas ses mots pour nous dire à quel point la scène politique libanaise est instrumentalisée par les Etats-Unis qui créent ou alimentent les crises, partout où ils le peuvent, en cherchant à créer ce fameux "chaos constructif" censée faire naître ce non moins fameux "Nouveau Moyen-Orient".
- Dossier sur le Liban (enrichi le 20 mars) où l'on apprend que:
oui, la guerre de juillet 2006 déclenchée par Israël avait bel et bien été commanditée par les Américains qui espéraient que l'exode massif des chiites libanais vers Beyrouth allait provoquer une guerre civile. Objectif: plonger le Pays du Cèdre dans un nouveau chaos qui aurait notamment servi, le moment venu, de porte d'entrée locale dans la guerre régionale (texte enrichi le 20 mars) rêvée alors par les néocons contre l'Iran et la Syrie. Une thèse notamment soutenue par un député franco-libanais du Courant Patriotique Libre, Nabil Nicolas, qui fait aussi le point sur la situation politique intérieure libanaise et la complète soumission de l'actuel gouvernement au diktat des Américains. Un gouvernement qui se livre par ailleurs, à coup de millions, à une propagande hystérique avec la création d'un véritable culte autour de la personne pourtant controversée de Rafik Hariri, assassiné en 2005 dans des conditions plutôt obscures...
- où l'on apprend aussi,
dans une longue interview du général Michel Aoun, chef du Courant Patriotique Libre, que c'est précisément son entente avec le Hezbollah qui bloque les plans américano-israéliens de déclenchement d'une guerre civile au Liban. Le principal leader de l'opposition s'étonne aussi de constater que sur les 16 attentats commis au Liban ces dernières années, aucun n'a été élucidé, ce qui soulève de délicates questions sur leurs réels commanditaires.
- où l'on apprend enfin que
le chef de la milice chrétienne des Forces Libanaises, Samir Geagea, condamné 3 fois à la prison à vie pour assassinats et finalement grâcié (!!!), est l'objet des pires soupçons, considéré qu'il est par beaucoup comme un agent déstabilisateur à la solde des Etats-Unis et d'Israël.
Enfin, il est intéressant de revenir sur un discours prononcé par le  leader du Hezbollah, Cheikh Hassan Nasrallah, en décembre dernier, et dans lequel il donne sa version des faits (largement interdite de séjour dans la presse occidentale) sur les tentatives de déstabilisation du Liban et la guerre d'agression israélienne de juillet 2006.

-La militarisation des Etats-Unis fait son chemin 04/10/05 On l'a deviné depuis longtemps mais c'est désormais quasi officiel, le rêve des marionnettistes de l'inénarrable Doobleyou est bien de voir l'armée prendre à peu près tout en charge aux USA, du maintien de l'ordre aux actions humanitaires. La crise de l'ouragan Katrina a d'ailleurs montré à quel point le système américaniste est déjà largement militarisé, l'exemple de La Nouvelle-Orléans est en cela frappant, et le département de la Défense a d'ailleurs très finement joué le coup, se profilant désormais comme l'acteur incontournable de la sécurité continentale aux USA, dans le domaine civil comme dans le domaine militaire. Évoquons aussi pour terminer la militarisation de l'espace et celle des villes américaines.
La démocratisation à coups de flingue comme programme La cheffe de la "diplomatie" américaine, Condoleezza Rice, n'y va plus par quatre chemins. Dans un discours à l'université de Princeton (New Jersey), elle affirme: «Dans un monde où le Mal est encore très réel, les principes démocratiques doivent avoir le soutien du pouvoir sous toutes ses formes: politique, économique, culturel et moral et, oui, militaire parfois . Si vous pensez, comme je le pense et comme le président (George) Bush le pense aussi, que la cause profonde du 11 septembre a été l'expression violente d'une idéologie extrémiste mondiale fondée sur l'oppression et le désespoir du Moyen-Orient moderne, alors vous devez tenter de supprimer la source même de ce terrorisme en transformant l'ensemble de la région» Bon ben au moins c'est clair.

Sauf que, vraiment, l'armée US est la plus mauvaise armée du monde Où l'on apprend que l'armée US, la plus mauvaise armée du monde selon le mot d'un diplomate français qui l'a vu combattre au Cambodge, a tiré quelque 900'000 balles par insurgé irakien tué.
Rafic Hariri, mythes et réalités Si l'assassinat de Rafic Hariri (>>ici la
version moins conformiste de Wayne Madsen) a été le facteur déclenchant d'un retour à la souveraineté libanaise après le départ des Syriens, il a suscité une idéalisation du personnage qui nécessite le rappel de certaines réalités.

05/11/2003 Les Européens placent Israël (minuscule pays de six millions d'habitants alignant 200 ogives nucléaires (>>1 / >>2 / >>3 ) et les Etats-Unis en tête des pays qui constituent une menace pour la paix dans le monde, selon un vaste sondage réalisé dans les 15 Etats membres de l'Union européenne. Avec 59% de sondés qui le désigne comme la principale menace à la paix mondiale, l'Etat hébreu arrive largement en tête, suivit des Etats-Unis (53%) qui se retrouve à égalité avec... l'Iran et la Corée du Nord. L'Irak (52%) n'arrive qu'en cinquième position. Viennent ensuite l'Afghanistan (50%), le Pakistan (48%), la Syrie (37%), la Libye et l'Arabie séoudite (toutes deux à 36%). Ce sondage a été réalisé par téléphone du 8 au 16 octobre par 15 instituts de sondage EOS Gallup Europe auprès de 7'515 personnes. Sa marge d'erreur est de plus ou moins quatre points.

 


sélection de brèves importantes

Analyses

De l'utilité de la guerre contre le terrorisme Dans un commentaire paru dans le Guardian, Naomi Klein nous explique à quel point la guerre contre le terrorisme n'est qu'un écran de fumée permettant aux gouvernements de se débarrasser de leurs opposants.

- Le déploiement géostratégique de la puissance américaine, par Saïda Bédar

- L'anti Bushisme n'est pas de l'anti-américanisme Analyse d'Alain Joxe, dans le Débat stratégique de septembre.

- Une époque différente de la guerre froide s'ouvre La première puissance mondiale, débarrassée du fardeau de la dissuasion, se réserve désormais le droit à l'offensive Par Aris Roubos, chercheur associé au GRIP et journaliste.
«Contrairement aux apparences, et en dépit des déclarations officielles, cette ultime intervention était programmée de longue date. Non pas pour se débarrasser d'un dictateur, ce dont de nombreux démocrates pourraient se féliciter. En réalité, cette guerre signifiera l'achèvement d'un cycle stratégique ouvert à l'issue de la guerre du Golfe. (...) A la faveur de la prétendue guerre contre le terrorisme, le Pentagone a eu l'occasion de procéder à une manœuvre stratégique également programmée de longue date: le déplacement progressif de son centre de gravité de l'Europe vers l'Asie.»

- Le contre-terrorisme et l'universalisation du droit américain, par Saïda Bédar.

- Dérive Les États-Unis en train de devenir un état fasciste? Entrevue avec Francis Boyle, avocat.

- Le déclin du droit international Dans cet article publié sur le site Actualité et Droit International, en novembre 2001, Robert Charvin, professeur agrégé des Facultés de Droit, explique que le conflit armé entre les Etats-Unis et l'Afghanistan, officiellement consécutif aux attentats de New-York et de Washington, est une étape supplémentaire dans le processus de déclin du droit international et dans l'approfondissement du coma dans lequel se trouve l'ONU (format pdf, français).

 

Petites phrases

 Perle: «Merci mon dieu pour la mort des Nations Unies» Mars 2003 Dans cet article publié par le Guardian au lendemain du déclenchement de l'invasion de l'Irak, Richard Perle, précieux conseiller du Pentagone et ami personnel du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, nous dit toute sa haine de l'Organisation des Nations Unies. Il y prophétise la disparition, en même temps que le «règne de terreur de Saddam Hussein», de «la fantaisie selon laquelle l'ONU était la fondation d'un nouvel ordre mondial». Une ONU qui, selon lui, «ne nous apporte que l'anarchie à l'heure où le monde a besoin d'ordre».

«Il y a une forte odeur de pétrole dans tout cela. (...) Une des grandes raisons pour lesquelles les États-Unis veulent attaquer Saddam Hussein, c'est qu'ils n'ont plus confiance dans l'Arabie saoudite, qui avait les premières réserves de pétrole au monde. Ils veulent un remplacement et c'est l'Irak qui a les deuxièmes réserves du monde. Et voilà, vous écrivez le reste de l'histoire.»
Laurent Fabius, jeudi 19 septembre 2002

«Le président américain George W. Bush mène la lutte contre le mal et le terrorisme pour préserver les valeurs démocratiques. Nous, en Israël, nous luttons contre le terrorisme depuis plus d'un siècle»
Ariel Sharon
, 11 septembre 2002

«Les Etats-Unis sont une menace pour la paix mondiale»
Nelson Mandela, 10 septembre 2002, Newsweek.

«Si les États-Unis décident qu'ils n'ont pas besoin d'être impliqués au niveau international, alors nous aurons un monde pour lequel il sera complètement impossible de prendre des responsabilités. Et alors tout le système de l'ONU s'écroulera. Les États-Unis ont le droit de se défendre eux-mêmes, mais ils n'ont pas carte blanche pour agir comme ils le veulent. Ils doivent respecter le droit international.»
Goeran Persson
, premier ministre suédois, 10 septembre 2002. 

«L'histoire nous a donné  une chance de défendre la liberté et de combattre la tyrannie et c'est exactement ce que ce pays fera.» 
George W. Bush,
New York, 6 février 2002.

«Nous sommes menacés aujourd'hui d'un nouveau simplisme qui est de ramener tous les problèmes du monde à la seule lutte contre le terrorisme et ce n'est pas sérieux. C'est la confirmation d'une approche américaine des affaires du monde qui pose un problème parce que ce n'est pas notre vision du monde.» 
Hubert Védrine,
chef de la diplomatie française France Inter, le  6 février 2002. 

«La question est de savoir si une attaque improbable contre notre pays et contre notre peuple sera l'événement qui réveillera la nation de son sommeil et incitera le gouvernement américain à l'action
Donald Rumsfeld, 8 mois avant le 11 septembre... (Report of the Commission to Assess United States National Security Space Management and Organization, 11 janvier 2001)

«S'ils allument leurs radars, nous ferons exploser leurs nom de Dieu de SAMs (missiles sol-air) ! Leur pays est à nous, leur espace aérien est à nous. Nous décidons de comment ils doivent vivre et s'exprimer. Et c'est ça qui est grand avec l'Amérique en ce moment. C'est une bonne chose, surtout quand on pense qu'il y a là-bas un paquet de pétrole dont on a besoin
Le général William Loonev, 30/08/1999A propos de l'Irak, dans une interview au Washington Post, le 30 août 1999.

«Vous ne verrez jamais des pilotes de l'OTAN devant un tribunal de l'ONU. L'OTAN est l'accusateur, le procureur, le juge et l'exécuteur car c'est l'OTAN qui paie les factures. L'OTAN ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international
Lester Munson, parlementaire US, 1999


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