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le 11 Septembre 2001

Une stratégie guerrière planifiée
de longue date

La saga 
des armes
de destruction massive en Irak 

Affaire Kelly

«Opération Northwood» 
Quand les services secrets américains planifiaient des attentats
à Miami ou Washington
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«Le sunnisme, marchepied
de la politique
américaine»

Entretien avec un diplomate français, Beyrouth, 1989. Une relecture instructive à la lumière des récents événements.

haarp
Des tempêtes et ouragans, des pluies diluviennes ou la sécheresse à volonté: le programme militaire américain HAARP (High frequency Active Auroral Research Program), serait capable de modifier localement l'ionosphère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 les repérages du jour

 les essentiels d'entrefilets

Danger de guerre: l’appel désespéré de Poutine
23/06/2016 Pendant des années, Washington a prétexté la «menace iranienne» pour déployer son fameux système anti-missile en Europe de l’Est. Ensuite, la réhabilitation de Téhéran l’a contraint à changer de fable et le coup d’Etat fomenté en Ukraine a finalement permis de désigner la véritable cible de tout le dispositif: la Russie. Les ficelles de l’affaire sont énormes et tout cela est fort bien documenté même si les «merdias» occidentaux, propriétés de milliardaires apatrides affiliés au Parti de la guerre atlantiste, ont déversé leur propagande pour désigner le responsable de tous nos maux, le super-méchant Poutine donc. Mais la réalité aujourd’hui est que les Etats-Unis menacent la Russie depuis le territoire européen avec des missiles désormais opérationnels et capables d’une attaque nucléaire de première frappe. Dans une vidéo saisissante, Vladimir Poutine lance donc un appel presque désespéré à une brochette de «journalistes» internationaux en leur disant en substance: «Mais arrêtez de mentir, dites la vérité à vos peuples sur le danger imminent qui nous menace tous !» >>La suite

La grande crise, en phase terminale
08/06/2016 Le dénouement approche-t-il? Sur le Vieux-Continent, la France s’est enfin réveillée, poussée à bout par le mépris de classe et la bassesse d’une élite dévoyée. Politiciens, médias et intellectuels sont désormais conspués dans un même crachat antiSystème. A ce sursaut nécessairement symbolique dans ce pays-symbole par essence s’ajoute, partout, le rejet massif de cette Europe des banksters, des lobbies et des technocrates glacés qui lamine les peuples. Enfin, à l’étage supérieur de la fusée-Système, ce même rejet de la caste dirigeante pave la voie à une présidentielle US explosive pour l’Empire, qui semble dès lors envisager les pires extrémités pour sauver sa tête. Partout dans le sanctuaire du Système atlantiste, le développement de ce climat insurrectionnel terrifie désormais la pègre néolibérale dirigeante, créant une tension inédite, radicale, qui préfigure des bouleversements décisifs et impose d’envisager les développements les plus extraordinaires. >>La suite

Retour sur le fiasco libéral
(de la bataille contre le Système, épisode XI)
10/05/2016 Alors qu’il est pratiquement assuré que le bulldozer Trump affrontera la va-t-en-guerre Killary dans une présidentielle US au potentiel désormais explosif pour le Système, nous avons décidé de laisser un peu l’actualité de côté pour revenir sur le fiasco libéral qui a conduit notre contre-civilisation occidentale dans l’impasse mortifère où elle est encagée désormais. Car où que porte le regard, les signaux sont aux rouges. La guerre hégémonique pour les dernières ressources fait rage, la planète et les espèces suffoquent sous l’impératif de croissance éternelle et la démocratie n’est plus qu’un vernis dans la plupart des pays de notre vertueux monde-libre. Le modèle de société juridico-marchand du libéralisme, dans sa version ultime néolibéale, représente ainsi un fiasco complet, presque un «fait social total». Ne restent plus que les slogans furieux et la fuite en avant, le syndrome Titanic donc, pour une capitainerie hallucinée psalmodiant qu’il n’y pas d’alternative à la croissance et au progrès éternels, à la production et à l’accumulation de masse en attendant, enfin, le glorieux avènement d’une société mondiale unique, sans frontières ni race ni culture ni identité, où un magma de bobos-nomades flotteront dans la paix du Marché, tous défoncés à la même came consumériste. Sauf qu’en réalité le meilleur des mondes est déjà parti en sucette. Rien ne va plus. Alors comme toujours, on fonce tête baissée en croisant les doigts et en serrant les dents, histoire sans doute de forcer encore un peu le sourire avant le «grounding» final.
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Killary Clinton flinguée par un tir ami?
20/04/2016 Les plumitifs de la presse-Système en ont carrément des coliques. Trump l’ignoble, l’abominable, vient de cueillir New York comme une fleur. Pensez-donc, 60% des suffrages républicains dans la Ville des villes, la Mecque du libéralisme triomphant et de la cool attitude. Trump n’est donc plus seulement plébiscité par des rednecks consanguins du Ku-Klux-Klan, mais aussi par des new-yorkais «hype» et «smart», des potes de Carrie Bradshaw et de Jennifer Aniston ! Là, rien ne va plus. Et c’est même pire que ça en a l’air. Car dans l’un de ces retours de manivelle coutumiers de notre époque virevoltante, notre chère Killary Clinton se profile désormais comme une victime collatérale des fameux Panama-papers. De là à penser que Trump a désormais toutes ses chances, s’il n’est pas assassiné entre temps bien sûr, de devenir le prochain POTUS... Certes, l’hypothèse flanque de l’urticaire à toute notre caste libérale et à son clergé médiatique et, pourtant, Trump l’ignoble, l’abominable donc, pourrait bien être le seul à pouvoir éviter la guerre, la grande, vous savez, celle dont on vous dit qu’elle ne pourrait plus survenir et qui, pourtant, pointe son nez. >>La suite

Europe : sous la terreur, le naufrage
23/03/2016 «L'Union européenne et les institutions doivent rester et resteront unies face à la terreur.» Au lendemain des attentats de Bruxelles, c’était le message du président Juncker. C’était aussi celui des Cameron, Flanby et autres Kaiser bien sûr, évidemment relayé à pleins poumons par leur clergé médiatique. On passe du Je suis Paris au Je suis Européen. Soit. Sauf que cette posture révèle surtout que toute cette petite caste sent confusément que ça va mal, très mal, pour cette Union et ces institutions «qui doivent rester unies» envers et contre tout, même les peuples. L’écran de fumée provoqué par les attentats va certes lui permettre de cacher le naufrage, d’appeler à resserrer les rangs. Mais peut-on resserrer longtemps les rangs derrière le vide?
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Trump le détonateur
07/03/2016 Aux Etats-Unis, le succès dévastateur du trublion Trump commence à faire sérieusement paniquer l’establishment. A Paris, la même panique saisit la caste dirigeante qui se voit désormais conspuée voire insultée dès qu’elle ose quitter ses palais. De part et d’autre de l’Atlantique, la machine à enfumer est en train de serrer. Les «sans-dents» se rebiffent et refusent même de marcher à la culpabilité. Dans leurs courriers des lecteurs comme dans leurs talk-shows tapissés de sourires hargneux, les gardiens du prêt-à-penser contemporain sont eux aussi renvoyés dans les cordes et découvrent, effarés, qu’en toute logique plus personne ne les distinguent plus de leurs maîtres. Le rejet de la caste dirigeante et de son clergé médiatique est partout massif, global, sans nuances. Alors Trump? Elvis? Le Pen ou Astérix for Président? Oui, «n’importe qui sauf vous», ose la plèbe. Après on verra bien. >>La suite

 

Articles récents

 

Potus 2016: un casting au potentiel dévastateur
01/02/2016 Après les huit ans bling bling du libidineux Clinton, les huit ans de sang du corporate-pantin Doobleyou, nous achevons donc les huit ans de vide absolu de Barak Hussein Obama, premier Président «noir» des Etats-Unis, mais uniquement cela. Huit ans durant, le bonhomme se sera en effet contenté de paraître, de cultiver dans un même élan son image, ses abdos et sa famille-potiche pour survendre la fiction hollywoodienne de son personnage. Huit ans durant, il aura ainsi été sublime et martial jusqu’au grotesque dans chacune de ses apparitions, parfaitement dressé par une armée de communicants-nounous à jouer comme personne du rythme, des intonations et des silences de ses récitations, à s’indigner ici, ou à pleurnicher là, pour émouvoir la ménagère et humidifier la groupie de rédaction avec sa «human touch» de papier glacé. Huit ans de communication pure donc, huit ans de simulacre, de vide, huit ans pour rien. Barak Hussein Obama n’aura même pas été un mauvais président. Il n’aura rien été du tout. Et c’est sur ce vide sidéral que s’engage désormais le casting pour le prochain Potus, avec un potentiel cette fois réellement dévastateur. >>La Suite

De la chute de l’Empire à la surfusion du Système
23/12/2015 L’expérience est étonnante. Vous mettez une bouteille d’eau au congélateur environ 2 heures et demie puis vous la ressortez délicatement. Vous constaterez que l’eau est toujours liquide bien que sa température soit largement descendue en-dessous de zéro. Il suffit alors d’un simple choc sur la bouteille pour que l’eau se transforme instantanément en glace. L’effet est saisissant. C’est la «surfusion». Cette «transition de phase» brutale peut aussi s’appliquer à la biologie comme aux sociétés humaines. Ainsi, à l’image de l’eau de notre bouteille, le Système néolibéral américaniste qui a produit notre contre-civilisation se trouve-t-il déjà bien en-dessous du degré zéro fatidique. Malgré son apparente normalité, il est ainsi dans un état de désorganisation totale et un simple choc pourrait suffire à provoquer son effondrement. La chute de l’Empire US, aujourd’hui en phase terminale, sera à n’en pas douter le choc décisif en question.
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Essai : Bowling for Bataclan
28/11/2015 Dans les tueries du 13 novembre à Paris, on était peut-être bien plus proche de Bowling for Columbine que du jihad des flippés de Daesh. Ce ne sont en effet pas djihadistes syriens ou irakiens mais des jeunes issus de la voyoucratie des ghettos français qui ont massacré aveuglément d’autres jeunes dans une folie meurtrière hors sol où le délire islamiste n’aura finalement été qu’un prétexte. Il est fort probable d’ailleurs qu’aucun d’eux n’ait jamais lu le Coran, et que leur compréhension de l’Islam s’est arrêtée à la quatrième de couverture d’un Que sais-je et aux slogans prémâchés des webmasters islamistes. Ces assassins étaient ainsi d’abord des jeunes ignorants, délinquants pour la plupart, bêtes et méchants, frustrés, égarés, revanchards et haineux d’être tenus à l’écart du paradis consumériste boboïsé qu’incarnaient à leurs yeux les victimes du Bataclan. Coutumier d’une ultra-violence devenue la norme chez les jeunes de banlieues mais pas seulement, ils semblent donc surtout avoir endossé le costume djihadiste pour se donner une identité et une place dans une société où ils n’en ont pas, pour donner un sens à leur vie dans une société qui ne leur en propose aucun. >>La suite

Vite, il faut sauver Daesh des Russes!
25/11/2015 Le grand élan cosmique pour une vertueuse coalition contre l’ennemi commun Daesh n’était bien évidemment que du flan. A peine dix jours après les tueries de Paris et l’appel à l’union sacrée d’un Président-Poire français éberlué, Washington a rapidement calmé les audaces du toutou et remis tout le monde dans le rang. Comme avant, la Russie et Bachar al-Assad restent donc les ennemis à abattre, bien loin devant Daesh que l’on va continuer à instrumentaliser dans la région. Accessoirement, Ankara a également volé au secours de l’Etat Islamique en abattant un bombardier russe, histoire de faire comprendre à Moscou qu’on ne touche pas impunément à la poule aux œufs d’or. Il est vrai que c’est via la Turquie que le groupe terroriste écoule son pétrole et assure ainsi une grande partie de son financement, offrant au passage une rente confortable à Ankara tout en fixant les rebelles kurdes. Ce nouveau front sert d’ailleurs si bien les intérêts US qu’on ne serait même pas étonné d’apprendre qu’ils ont poussé la Turquie à la manœuvre. Bref, on l’aura compris, Daesh rend décidément trop de services à trop de gens pour qu’on laisse la Russie nous en débarrasser. >>La suite

L’improbable coalition contre Daesh
17/11/2015 Ainsi donc, le Président-Poire français s’en va finalement en guerre, bombardant les troupes de Daesh dans leur fief de Raqqa. Pour ne pas admettre trop vite que son soutien zélé à la politique US criminelle de regime-change en Syrie a non seulement aidé à l’avènement de Daesh, mais conduit aux attentats de Paris, Flanby a bien sûr réaffirmé son rejet de Bachar al-Assad. Mais l’affaire semble désormais pliée. Il faudra faire avec. Et plutôt deux fois qu’une. Seul Bachar, et ses alliés iraniens et du Hezbollah, ont en effet les bottes nécessaires pour nettoyer la place. Du fond de son immense désarroi, le Président-Poire s’est donc vu contraint d’en appeler à une grande coalition incluant même la Russie honnie, ce qui témoigne de l’ampleur du virage opéré, même s’il est évident que c’est en adjoint du shérif US que Flanby conçoit son engagement. Reste qu’on se demande comment tout ce petit monde, chacun avec ses ambitions divergentes, va bien pouvoir cohabiter dans le ciel syrien.
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Tuerie à Paris, premiers constats à chaud
14/11/2015 Premiers constats à chaud au lendemain du massacre barbare revendiqué par Daesh à Paris, et qui a fauché 130 vies innocentes (beaucoup de blessés sont encore dans un état grave). Où nous rappelons d’abord les causes de l’avènement du terrorisme islamique en général, et de Daesh en particulier, et où nous essayons d’évaluer les différents impacts possibles du carnage.
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Déprimé, l’Empire rêve de 3e guerre mondiale
10/11/2015 Sauf rebondissement, il semble donc assuré qu’un attentat a bel et bien provoqué le crash de l’Airbus A321 russe, entraînant le massacre de près de 230 innocents. Au-delà du manque indécent d’empathie de la presse bobo-atlantiste pour des victimes civiles dès lors qu’il s’agit de Russes, la première chose qui frappe dans cette affaire est la rapidité des représailles djihadistes contre la Russie. L’attentat survient en effet à peine un mois après le début des frappes lancées par Poutine, alors que les Etasuniens bombardent «impunément» Daesh-EI depuis plus de 13 mois. C’est la confirmation s’il en était besoin que Washington et Daesh sont en réalité des alliés au moins objectifs sur le théâtre d’opérations syrien, sans parler de la coopération avérée des USA avec al-Qaida. L’attentat contre l’Airbus vient ainsi s’ajouter à la longue liste des crimes contre l’humanité issue des relations incestueuses entre Washington et le terrorisme international. Pourtant, malgré le déchaînement de violence que Washington fait pleuvoir sur le Moyen-Orient depuis 20 ans dans sa folle tentative de le «remodeler», le contrôle de la région est en train de lui échapper définitivement. Alors, au fond de sa profonde dépression, l’Empire en vient à rêver de 3e guerre mondiale. >>La suite

Danger de paix en Syrie
02/10/2015 La presse-Système bobo atlantiste peut à nouveau se lâcher. Pensez-donc, après avoir sauvagement attaqué et envahi l’Ukraine puis arraché la Crimée, voilà que le très très méchant Poutine vient encore de jouer l’un de ses sales tours contre la paix mondiale, la démocratie universelle, la liberté cosmique et la défense de la baudroie des abysses. Depuis mercredi en effet, la Russie s’emploie à écraser les gangs de tueurs qui plongent la Syrie dans l’enfer depuis quatre ans et demi maintenant. Plutôt positif à première vue non? Sauf que comme l’a déclaré sans sourciller le néocon américain McCain, Moscou aurait «frappé des groupes armés et entraînés par la CIA» (SIC). Il est vrai que contrairement à la fumeuse coalition atlantiste Obama-Hollande, la Russie n’entend faire aucune différence entre les bouchers d’al-Nosra (copains de Fabius), d’al-Qaïda (copains de la CIA) ou de Daesh (copains de plus personne). Pour la première fois depuis le début du chaos initié par les puissances occidentales dans le pays, la Syrie a donc une vraie chance de commencer à voir le bout du tunnel, si toutefois on laisse faire Moscou. >>La suite

La 3e Guerre, ou quand l’imagination invite à reprendre le pouvoir
23/09/2015 Une fois n’est pas coutume, entrefilets vous parle aujourd'hui d’un roman, une sorte d’ovni qui se dévore comme un polar mais qui est pourtant bien plus que cela. La 3e guerre de Stéphanie Aten nous raconte en effet l’affrontement final entre des altermondialistes parfaitement organisés (enfin), et la caste des Surmorts qui pilotent le Système néolibéral mondialisé. Servi par une intrigue pleine de rebondissements et une écriture nerveuse, le bouquin a aussi l’immense mérite de décrire avec justesse les techniques du Système pour briser les nations, capter leur richesse et réduire les populations en esclavage au profit d’une hyper-classe apatride. A la fin, bien sûr, la caste des prédateurs mord la poussière dans un final jouissif. A l’heure où l’éducation à l’impuissance tourne à plein régime, l’ovni de Stéphanie Aten nous prend ainsi à revers pour nous inviter à croire que oui, le renversement de la pègre néolibérale qui conduit notre monde à la ruine est possible. >>La suite

La crise des migrants comme révélateur d’infamies
16/09/2015 Tout simplement ahurissant. Tout ce qui touche à la crise migratoire qui submerge l’Europe aujourd’hui est ahurissant. Ses causes et les responsabilités qui vont avec d’abord, systématiquement passées sous silence par les medias-Système. Le cynisme absolu du Kaiser européen Merkel ensuite, qui après avoir jeté sans état d’âme le peuple grec aux ordures du capitalisme triomphant, tente de se faire passer pour un Robin-des-bois alors qu’elle dégouline d’arrière-pensées intéressées. Enfin, la gestion désastreuse d’une crise hautement prévisible pourtant, par une Europe qui oscille entre le droit-de-l’hommisme débilitant des salons parisiens côté Ouest, et une furieuse envie de tirer dans le tas côté Est. La crise des migrants comme révélateur d’infamies en somme. >>La suite

Le 11 Septembre, journée des merdias et de la propagande d’Etat 11/09/2015 Histoire de marquer le jour anniversaire de 14 ans d'enfumage médiatique destinés à imposer la plus invraisemblable des fables jamais pondue pour étouffer un false-flag, entrefilets vous renvoie à sa page dédiée, ainsi qu’à cette vidéo humoristique qui renferme plus de vérités que vous n’en trouverez jamais dans tous les articles et reportages de la presse-Système traitant du sujet. En prime, un petit débat organisé par des pilotes français qui posent de bonnes questions.  Et enfin, en guise de dessert, encore et toujours le cas du troisième gratte-ciel (WTC7) abattu par les 2 avions (eh oui) qui constitue la preuve la plus flagrante de la supercherie, sauf pour Le Monde, Libé, Canal+ ou Arte bien sûr..

L’Empire US et la possibilité d’un épilogue
13/08/2015 C’est tout à fait extraordinaire. Au moment où chacun se félicite de la signature de l’Accord sur le nucléaire iranien, Obama himself nous avertit qu’en fait tout cela pourrait bien se terminer par une guerre. En cause? La crise d’hystérie qui saisit le grand hôpital psychiatrique washingtonien et son appendice israélien (ou est-ce l’inverse?) depuis sa signature. Sous la poussée de néocons et de sionistes majoritaires au Congrès US, celui-ci pourrait en effet rejeter l’Accord d’ici au 20 septembre prochain, ce qui «laisserait l’administration américaine face à une seule option, nous dit BHO, une autre guerre au Moyen-Orient». Oui mais voilà, dans la configuration actuelle avec une UE exsangue et encagée dans la Guerre Froide 2.0 déjà imposée par Washington, les Etats-Unis risquent de se retrouver forts dépourvus lorsque le moment de partir au front sera venu. Possibilité d’un épilogue. >>La suite

Daesh/EI, miroir de notre infamie
11/08/2015 Sa vertueuse tentative de «remodelage du Moyen-Orient» ayant, comme prévu, accouché du monstrueux incendie que l’on sait, le Bloc atlantiste occidental est contraint de s’adapter pour tirer encore profit du chaos. L’allié saoudien ayant perdu de sa superbe (trop mouillé dans le terrorisme, plus assez de pétrole, en passe d’être submergé par Daesh/EI) l’idée lui est donc venue de réhabiliter l’Iran, pourtant ennemi juré de l'Occident triomphant depuis 35 ans. Même le chiisme tant méprisé de ses ayatollahs se voit tout à coup paré de toutes les vertus au détriment du sunnisme marchand des Saoud, soudain tombé en disgrâce. Du statut de dangereux fanatiques, les Iraniens sont ainsi en train de passer à celui d’«Occidentaux de l’Orient» (SIC), pour reprendre une prétentieuse formule que Régis Debray pensait sans doute flatteuse. Sauf qu’à y regarder de plus près, le Bloc atlantiste est largement plus proche, idéologiquement parlant, de la barbarie de Daesh/EI que de la finesse d’esprit des Iraniens. Tentative de décryptage. >>La suite

Le Système-zombie et la crise migratoire
06/08/2015 On dit que l’enfer est pavé de bonnes intentions, et c’est là toute l’histoire de la modernité occidentale et de son libéralisme triomphant. Ainsi, le Marché et le Droit étaient censés venir à bout de l’Histoire et de ses guerres par l’avènement d’une humanité nouvelle sans autre aspiration que la réalisation des désirs particuliers de chacun. L’échec est total. Non seulement la modernité occidentale à la sauce libérale conduit le monde à la ruine; non seulement elle organise méthodiquement la guerre de tous contre tous dans une tentative désespérée de faire cohabiter tous les égoïsmes concurrents; non seulement elle réussit le tour de force de multiplier les conflits locaux ou régionaux et de paver la voie au retour des grandes guerres qu’elle prétendait éviter; mais elle exige aussi d’être adorée et considérée comme un modèle de vertu indépassable, glissant dès lors inexorablement vers ce totalitarisme dont elle se croyait également l’antidote. La faillite est donc complète, parfaite et pour tout dire exemplaire. Pourtant, cette modernité pervertie, cet empire libéral mondialisé devenu «Système», aligne une puissance de feu telle désormais qu’il ne peut même plus s’effondrer naturellement. Reste dès lors une sorte d’empire déjà mort mais incapable de mourir tout à fait en même temps, un Système-zombie en somme, croulant sous le poids des crises qu’il engendre, qu’elles soient écologique, géopolitique, économique ou, comme aujourd’hui, migratoire. >>La suite

Retour à Séoul
19/07/2015 Une nouvelles galerie photos d'entrefilets.com >>Voir

En finir avec la double conjuration de Washington et de Bruxelles
(de la bataille contre le Système épisode X)
26/06/2015 «Le seul ennemi du peuple, c'est son gouvernement.» Cette phrase prêtée à Danton résonne aujourd'hui d'une tragique actualité dans une Europe aux relents totalitaires. Le projet européen a en effet échappé aux nations et à leurs peuples pour accoucher d’un monstre glacé piloté par des technocrates sans âme. Gangréné par un capitalisme-terminal façon Goldman-Sachs, il rançonne désormais sa population, poussant des peuples entiers dans la précarité pour satisfaire la voracité de ses parrains. Au plan extérieur, il est totalement soumis à son souteneur étasunien qui utilise dès lors librement son sol pour y exporter ses passes d’armes, en attendant d’y régurgiter ses OGM et son hamburger aux hormones à grand coups de TTIP. Pour reprendre le contrôle de leur destin et échapper à la guerre, les peuples d'Europe vont donc devoir en finir avec cette double conjuration de Washington et de Bruxelles.
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Intelligentsia et servitude globalisée
(de la bataille contre le Système, épisode IX)
16/06/2015 Que le Marché-Système dévore le monde quitte à disparaître avec lui est cohérent vis-à-vis de sa nature. Que les théoriciens de cette machine à épuiser l’univers s’emploient à défendre l’indéfendable l’est aussi. Ce qui l’est moins en revanche, c’est de constater que l’intelligentsia dite de gauche soit devenue une pièce maîtresse de la fabrique à consentement dudit Système, et en favorise même les dérives par son «grand œuvre» de formatage des esprits et de déconstruction sociale. Mais comment en est-on arrivé là? Comment se fait-il que le parti des salonards parisien, les plumitifs de Libé, du Monde ou les gentils animateurs de Canal+ ou d’ARTE produisent avec les autres médias dominants une seule et même bouillie idéologique, appelant aux mêmes transgressions, aux mêmes guerres, aux mêmes haines, aux mêmes divisions voulues par le Marché-Système? Comment cette intelligentsia a-t-elle pu trahir le peuple et ses propres idéaux pour jouer les porteurs d’eau de la pègre du Capital apatride dans sa version terminale? Tentative d’éclairage.
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Ukraine: vous en reprendrez bien une tranche?
09/06/2015 En vitesse, juste un petit mot sur la triste farce en cours en Ukraine. Comme nous l’avions pronostiqué dans notre dernière livraison, la guerre est sur le point d'y reprendre. C’est que les Etats-Unis et leurs laquais européens veillent en effet au grain pour assurer le pourrissement de la crise et la montée aux extrêmes contre la Russie. L’offensive lancée par Kiev, mais officiellement attribuée aux séparatistes comme il se doit, est arrivée à point nommé juste à la veille du fameux G7 (tiens, comme avec la FIFA…), fournissant ainsi le prétexte à nos inénarrables élites pour annoncer le maintien voire l’aggravation des sanctions contre le décidément très méchant Poutine. Et bien sûr, toute la caste des clercs de la presse-Système en rajoute jusqu’à la nausée pour soutenir la farce. And the winner is... >La suite

Du «flash totalitaire» français au stroboscope US
22/05/2015 On dirait une accélération filmée au ralenti. En vision panoramique, on voit la multiplication exponentielle des crises qui agitent la scène géopolitique mondiale. Et si l’on zoome sur une crise ou sur l’autre, on observe que toutes, absolument toutes, s’aggravent et s’amplifient par la grâce d’une lente mécanique de pourrissement quasi automatique. Moteur de ce désordre globalisé : un Système atlantiste en décomposition qui, comme pris dans des sables mouvants, précipite sa disparition d’autant plus vite qu’il s’agite en tous sens. C’est que l’effondrement de sa contre-civilisation se fracasse désormais à la fois contre la montée en puissance des pays émergeants; et contre le mur des contradictions de son modèle néolibéral. Comme attendu, le Système atlantiste cherche dès lors à persévérer dans son être par la guerre à l’extérieur (1), et la dérive totalitaire à l’intérieur. Et là, du «flash» français au stroboscope US, les choses se précisent. >>La suite

Ukraine-Russie: quand l’Empire tombe le masque
(de la bataille contre le Système, épisode VIII)
15/04/2015  Il y a des moments comme cela où la vérité surgit soudain, et vient brièvement parasiter l’écran de fumée de la vertueuse narrative propagée par les médias-Système. L’effet est toujours saisissant, jubilatoire même. Le 3 février dernier, le directeur de la fameuse agence privée de renseignement Strafor, George Friedman, nous a donc offert l’un de ces moments devant le Council on Foreign Relations de Chicago. Evoquant sans complexe la stratégie de domination globale de l’Empire US, il a parlé de l’opération menée actuellement par les Etats-Unis pour fracturer l’Eurasie et empêcher ainsi la constitution d’un bloc concurrent euro-asiatique, détaillant à cet égard le rôle-clé des USA dans la déstabilisation de l’Ukraine. Il a aussi stigmatisé cette Europe «qui n’existe pas» où seule l’Allemagne compte, bref, toutes ces sortes de choses qui n’ont rien à voir avec la bouillie pour les chats que vous sert la presse-Système subventionnée au quotidien. Moment rare donc, riche d’enseignements, où tout est dit de l’ivresse de puissance d’un Empire froid comme l’acier, sans âme et donc sans état d’âme.
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Marché-Système en déroute: petit survol d’une grande crise
(de la bataille contre le Système, épisode VII)
02/04/2015 Depuis une vingtaine d’années, la succession phénoménale de crises qui secouent le monde connaît une accélération exponentielle en termes de nombre comme d’intensité. Que ce soit au niveau écologique, sanitaire, alimentaire, économique ou géopolitique, toutes les coutures du monde connu semblent en train de craquer quasiment en même temps. C’est que toutes ces crises n’en forment en réalité qu’une seule, gigantesque: celle de l’effondrement d’un Marché-Système poussé dans ses ultimes excès par la folle gouvernance US.
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Accord sur le nucléaire iranien
02/04/2015 Or donc, il semble que les grandes lignes d'un accord sur le nucléaire iranien aient été trouvées à Lausanne. Les prolongations décidées au-delà de la date butoir initiale prouvent en tous cas que Washington tenait fermement à aboutir à un tel accord, cela au grand dam de ses alliés historiques saoudien et israélien. Est-ce à dire qu'une réorientation stratégique est en cours dans un Moyen-Orient où les Américains, après avoir plongé la région dans le chaos depuis 20 ans, décideraient de s'appuyer désormais sur l'Iran chiite pour redresser la barre? L'intervention précipitée de Riyad au Yémen trahit en tout cas la nervosité des Saoudiens à cette perspective. Il se peut aussi que Washington cherche simplement à noyauter Téhéran par la séduction plutôt que par la force. Mais quelle va être la réaction de l'entité sioniste, dont l'alliance désormais avérée avec les terroristes sunnites en Syrie la place dès lors du mauvais côté de l'échiquier? Quelle va être la réaction des néocons étasuniens qui n'en finissent plus de vouloir bomb bomb bomb Iran?...Cette nouvelle donne ouvre une nouvelle séquence intéressante mais, intuitivement, on se dit que, avec leur finesse légendaire, les USA devraient se débrouiller pour que toute l'affaire parte en sucette assez rapidement. A suivre donc...   

Interview exclusive du général Michel Aoun: «Utiliser des terroristes pour faire plier al-Assad est très dangereux»
09/03/2015 Depuis des décennies, le Liban fait figure d’entonnoir pour toutes les crises qui secouent le Moyen et le Proche-Orient. Riyad, Washington et Israël y déploient une influence désastreuse en instrumentalisant le féodalisme et le confessionnalisme qui restent la plaie du pays. Quinze ans après la fin de ce que l’on a faussement appelé la «guerre civile libanaise», le pays cherche encore son salut et reste plus que jamais l’otage des grands-jeux régionaux. Chef du Courant Patriotique Libre, le général Michel Aoun se bat sans relâche pour l’unité et la souveraineté de son pays. Patient et résolu; inspiré mais pragmatique, visionnaire autant qu’incorruptible, cet homme d’exception pourrait devenir le prochain Président du Liban, mettant ainsi fin à 8 mois de vacance de la Présidence. Il a accepté de répondre aux questions d’entrefilets.com. Interview exclusive. >>La suite

Alors, prêts à la guerre pour sauver le Système US?
05/03/2015 Le déploiement en Ukraine de plusieurs centaines de tueurs de la 173ème brigade aéroportée de l’US Army devrait être achevé dans quelques jours (1). C’est un développement dont la portée symbolique est énorme. Il signifie que les USA sont désormais militairement engagés dans la guerre qu’ils ont déclenchée en Europe avec le coup d’Etat de Maïdan, en février 2014. A Washington, l’envoi d’armes à la junte de Kiev est à nouveau sur la table, réclamé aujourd’hui à cor et à cri par le Pentagone. La grande guerre contre la Russie doit avoir lieu, avec ou sans l’aval de ces foutus laquais français ou allemands qui n’en finissent plus de traîner la patte. Et vous, êtes-vous prêts à la guerre pour sauver le Système US?
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Du rêve éveillé de Stratfor à l’assassinat de Nemtsov
03/03/2015 Véritable «CIA privée», le groupe Stratfor conseille aussi bien l’administration US que des patrons de multinationales désireux d’opérer quelques nouvelles rapines «abroad» en limitant les risques. C’est une agence qui compte. Ses prévisions sont donc un excellent baromètre non pas de la «vérité de la situation», loin s’en faut, mais de la perception US de cette situation. Et là, la grande «Prospective 2015-2025» que vient de nous pondre Stratfor vaut son pesant de cacahuètes : effondrement de la Russie ; fragmentation de l’Europe ; reflux chinois et, bien sûr, triomphe total d’un Empire US plus puissant et prospère que jamais. L’analyse de Stratfor est si grossièrement biaisée que si elle ne dit rien de ce qui pourrait advenir, elle révèle beaucoup des ambitions stratégiques qui commandent actuellement aux actions de l’Empire. Ambitions au service desquelles Nemtsov est peut-être devenu une victime expiatoire. >>La suite

Comment Washington, Tel-Aviv et Riyad travaillent à la création d’un Etat Islamique docilisé
29/01/2014 Le fameux croissant chiite qui va de Téhéran au Sud-Liban, en passant par Bagdad et Damas, reste plus que jamais la bête noire des Etats-Unis, d’Israël et des pays du Golfe. Aujourd’hui, ce triumvirat et leurs laquais travaillent d’arrache-pied à la création de facto de cet Etat islamique qu’ils prétendent combattre. En réalité, la campagne de bombardements en cours ne sert qu’à en fixer les futures limites géographiques. Ensuite, la zone ainsi créée sera «docilisée» par un océan de pétrodollars et l’extermination des récalcitrants. But final de l’opération: créer un ventre mou régional sunnite qui permette enfin de casser physiquement ce diable d’axe chiite et affaiblir ainsi à la fois l’Iran, le Hezbollah et par ricochet le Hamas palestinien. >>La suite

«Tous Américains», «Tous Charlie», tous en guerre !
23/01/2015 Deux semaines après le massacre de Paris et le déclenchement de l’immense opération de brainwashing «JeSuisCharlie», la poussière des émotions retombe enfin et on commence à mesurer l’étendue des dégâts. L’instrumentalisation jusqu’à la nausée de l’affaire a fonctionné à merveille. Le cadavre politique Flanby et sa cour ont ressuscités dans les sondages et, surtout, la mobilisation complète de la machinerie politico-merdiatique hexagonale a provoqué une sorte de «reset» permettant l’incorporation instantanée de la France dans le grand délire islamophobe du choc des civilisations US. Au plan intérieur, la tentation totalitaire est bien réelle avec une classe dirigeante qui a d’ores et déjà réduit la liberté d’expression à l’expression de ses seules opinions. >>La suite

Le Charlie’s Sytem Magic Tour
12/01/2015 Or donc, nous voici à nouveau contraint de jouer les esprits chagrins ; de ne pas célébrer la vertueuse communion cosmique des âmes dans la foulée du massacre survenu dans la rédaction de CharlieHebdo. Sauf que voilà, on y est pas arrivé. Pourtant, le massacre nous avais nous aussi horrifié. Certains de nos amis, que nous respectons et même admirons, ont immédiatement revêtu le sublime uniforme. Mais rien y a fait. On y est pas arrivé. Evidemment, défiler derrière Netanyahu et le tueur en chef de l’OTAN… mais on pouvait quand même faire la part des choses, non? Mais non, rien n’y a fait. C’est que la séquence prise dans son ensemble puait finalement un peu trop. A moins que... >>La suite

Les amis des «Amis de la Syrie» chez CharlieHebdo?
08/01/2014 On peine à imaginer la terreur et l’effroi absolus qu’ont pu ressentir les membres de CharlieHebdo dans les minutes qui ont précédé leur exécution, mercredi en plein cœur de Paris. Une banale séance de rédaction puis, soudain, des cris, des cagoules, des armes qui rugissent, des balles qui fracassent; c’est la guerre qui explose tout autour et ses éclats qui emportent tout, la chair, les os, puis les vies. En un instant, la salle de rédaction de CharlieHebdo n’est plus à Paris mais à Alep, à Homs, à Damas, où depuis trois ans des dizaines de milliers de Syriennes et Syriens connaissent la même horreur. Tous les jours, eux aussi sont arrachés de la banalité de leur vie pour être exterminés par les bouchers d’al-Nosra et affiliés, dont Fabius nous assure que «sur le terrain, ils font du bon boulot». Aujourd’hui, leurs émules ont fait leur «boulot» au cœur de Paris. Reste à savoir pour le compte de qui. >>La suite

2014, l’année où l’Empire a refusé de mourir dans son lit
15/12/2014 On espérait un peu naïvement que l’Empire US mourrait dans son lit. Il n’en est rien. Gangrené par sa faillite financière, morale et sociale, il décline bien sûr comme prévu et le Système atlantiste avec lui. Sauf que tout se passe beaucoup plus vite qu’attendu. Saisi de panique, l’Empire a donc mis à profit l’année 2014 pour semer partout le chaos pour tenter de conjurer son déclin, allant jusqu’à construire toutes les conditions d’une Troisième guerre mondiale. Il aura évidemment pris soin de fixer l’épicentre de la chose loin de son sanctuaire, avec l’assentiment d’une élite européenne de groupies-technocrates, et autres idiots utiles, encadrés par un proconsul allemand rétabli dans sa grandeur. 2014 aura donc été l’année d’un emballement stupéfiant et d’une montée aux extrêmes terrifiante, l’année où l’Empire aura refusé de mourir dans son lit, ouvrant une nouvelle séquence historique plus folle que jamais. >>La suite

Contre l’abolition de l’homme
(De la bataille contre le Système, épisode VI)
14/11/2014 Certains livres vous tombent dessus comme un météore dont l’impact n’est que lumière. C’est ainsi qu’au détour d’un échange avec un éditeur Suisse installé à Paris, j’ai entendu parler pour la première fois de «L’abolition de l’homme», un bouquin fulgurant, d’une actualité sidérante, pourtant écrit durant la Seconde guerre mondiale par l’auteur irlandais C.S. Lewis. L’écrivain y démontre que le rejet de toute morale universelle, le subjectivisme absolu de notre modernité en somme, a conduit notre civilisation à remplacer l’éducation des individus par leur «conditionnement» à des valeurs détachées du réel et qui, à terme, conduisent à la «capitulation de la Nature humaine» au profit d’une élite de surmorts. L’occasion idéale d’un épisode VI donc, à notre série «De la bataille contre le Système»…
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L’avertissement de Sotchi
ou le véritable choc des civilisations
07/11/2014 Et c’est reparti. Le bourrage des urnes encore chaud, la junte de Kiev a entamé la relance de sa guerre dans l’Est de l’Ukraine en accusant les séparatistes. Et bien sûr, le Bloc atlantiste bombe à nouveau le torse contre la Russie. Alors que rien ne semble plus pouvoir arrêter cette délirante montée aux extrêmes, il nous paraît utile de revenir sur le discours fondamental prononcé par Vladimir Poutine à Sotchi, le 24 octobre dernier, dans le cadre du Club Valdaï. Un discours largement occulté par nos merdias comme il se doit, et dans lequel le Président russe entérine la rupture forcée d’avec le Bloc atlantiste, situant avec une lucidité décapante la vérité de la situation de notre époque. Un discours qui est aussi un avertissement : les règles du jeu ont changé. Le véritable choc des civilisations est là, bien loin des billevesées néoconservatrices de Samuel Huntington. >>La suite

Ras-le-bol russe, l'UE à la croisée des chemins
17/10/2014 Cette fois, les Russes en ont marre. L’interminable campagne d’agressions du Bloc atlantiste, jusqu’à la vulgarité des injures proférées ces derniers jours, ont convaincu Moscou qu’il n’y avait plus rien à espérer de l’Ouest. Le dégel n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant connu pour sa pondération, le premier ministre Medvedev l’a signifié en s’interrogeant publiquement sur la «santé mentale» d’Obama après que celui-ci ait osé ranger la Russie dans la catégorie des «menaces contre l’humanité», avec Daesh et l’Ebola. Poutine himself a ensuite été jusqu’à lancé un avertissement, certes encore à fleuret moucheté mais néanmoins très clair, sur un risque de conflit nucléaire. Sourd et aveugle, le Bloc atlantiste n’a rien compris de ce revirement. La rupture entre les deux géants est pourtant consommée. Coincée entre les deux, l’Europe est à la croisée des plus importants chemins de son Histoire. >>La suite

Le Système est nu, la pression monte
14/10/2014 Problème. Tout le génie du Système néolibéral, à la sauce américaniste, est d’avoir réduit la démocratie à l’opposition théâtralisée des profils gauche-droite d’un même parti politique à sa botte. Seulement voilà, l’arnaque est éventée ; la critique se libère et s’affirme jusqu’à venir parasiter les grands-messes d’enfumage de nos chers merdias de masse. Moments certes encore rares, mais ô combien savoureux, comme cet exposé décapant du professeur de droit et d’économie Etienne Chouard sur France2, dont nous vous proposons une transcription commentée. Sa diatribe antiSystème a fait comme on dit le buzz sur internet, démontrant s’il en était besoin que sa grille de lecture est de plus en plus partagée par le souverain grugé, le peuple donc. Le Système est nu, la pression monte. >>La suite

De Kiev à Damas, une même folie
23/09/2014 On sentait évidemment le coup venir depuis des semaines. Destinées à émouvoir la ménagère de plus de 50 ans et le militant de base de l’UMPS mondial, les fausses décapitations de citoyens US (1) puaient en effet le casus belli à plein nez. Stopper la barbarie de l’EI/Daech par des frappes forcément chirurgicales en Irak et en Syrie? Vaste plaisanterie quand nombre de pays de la coalition montée à la hâte par Washington, pour se la jouer «communauté internationale», figurent parmi ses principaux bailleurs de fonds. Vaste fumisterie lorsque sous prétexte de sauver des minorités dont on favorise le martyre depuis des années, on cherche surtout à achever la trop résistante légalité syrienne pour affaiblir la Russie et permettre au Bloc atlantiste de conserver son hégémonie mondiale. >>La suite

11 Septembre, Journée officielle des «merdias» et du mensonge d’Etat
11/09/2014 Histoire de marquer le 13ème anniversaire de la plus formidable opération d’enfumage jamais réalisée, entrefilets.com propose d’instituer désormais la date du 11 Septembre comme «Journée officielle des «merdias» et du mensonge d’Etat». Après le fascinant montage du 11 Septembre 2001 et les fausses ADM irakiennes ; après la vraie-fausse révolution syrienne et la fameuse attaque chimique bidon; après les faux bombardements de Kadhafi sur sa population ; après la fausse révolution ukrainienne et la manipulation autour du crash du MH17: franchement, il était injuste que face à tant d’efforts pour créer cette réalité virtuelle, aucune journée ne soit dédiée aux merdias pourvoyeurs du mensonge d’Etat. Injustice réparée donc. >>La suite

L’Empire US, vers l’internationale totalitaire en chantant
26/08/2014 Comme disait l’autre, les Etasuniens sont des gens vraiment formidables, pour peu que l’on puisse faire abstraction des morceaux de cervelles d’enfants qui pendouillent à leur parka. Et si eux-mêmes y arrivent parfaitement, c’est que leur ascension en tant qu’hyper-puissance mondiale s’est accompagnée d’une descente dans une pathologie à mesure. Pathologie de la domination mêlant messianisme, exceptionnalisme (version américanisée de l’élitisme israélien), ivresse de puissance et, surtout, inculpabilité. Une pathologie protéiforme terrifiante lorsqu’elle ronge l’âme d’un Empire disposant d’une capacité technologique et d’une puissance de feu inégalés dans l’Histoire de l’humanité, le tout dissimulé sous les paillettes hollywoodiennes et le vernis d’une machine de propagande qui le font passer pour vertueux. Décryptage. >>La suite

De Kiev à Fergusson, ou la crise terminale du Système
21/08/2014 L'année 2014 pourrait bien marquer le début de la phase finale d’effondrement du Système. A chaque fois que sa capitainerie atlantiste agit pour conjurer les crises qu’il a d’ailleurs lui-même provoquées en amont, elle ne fait désormais qu’aggraver la situation, ajouter davantage de chaos au chaos, davantage de désordre au désordre. De l’Irak à la Syrie, de la Libye à l’Ukraine et jusqu’à Fergusson, toutes ses initiatives, toutes ses ripostes sont autant de bombes à sous-munitions d’où jaillissent systématiquement, c’est le mot, de nouvelles crises, de nouvelles catastrophes générant à leurs tours d’autres crises, d’autres catastrophes. Une véritable mécanique d’autodestruction s’est enclenchée, qui échappe à tout contrôle. >>La suite

Qui a (encore) peur de la guerre nucléaire ?
07/08/2014 L’offensive antirusse de l’Etat profond qui gouverne les Etats-Unis – c’est-à-dire l’appareil sécuritaire alliant CIA, NSA, Pentagone et industries de l’armement –, est probablement le plus grand danger que le monde moderne ait eu à affronter. Agitant le très télégénique Obama au bout de ses ficelles pour faciliter le travail d’enfumage de la presse-Système, il s’est totalement radicalisé ces deux dernières décennies, à mesure que devenait inexorable un effondrement de l’hyperpuissance US et de son système néolibéral. Aujourd’hui, pour ces esprits en surchauffe obsédés par la préservation à tous prix de l’hégémonie US, même l’option d’une «attaque nucléaire de première frappe» n’est plus un tabou alors qu’autour de la crise ukrainienne, la montée aux extrêmes se poursuit, et que le risque (désir?) de guerre grandit à mesure. >>La suite

Folie et cécité pour une nouvelle grande guerre?
30/07/2014 Washington vient de concocter un projet de loi (loi S.2277 / «The Russian Aggression Prevention Act») qui prépare ni plus ni moins le terrain à une guerre contre la Russie. Alors j’aimerais comprendre. >>La suite

MH17 : ou l’hystérie de comptoir en guise de diplomatie
23/07/2014 «The finger point at Putin»; «Putin's rebels blew up a plan»;  «Putin's victims»; «Putin looters rob Brit victims» ; «Putin killed my son», on en passe et des meilleures comme on dit: le crash du MH17 a provoqué une vertigineuse poussée de fièvre antirusse dans les tabloïds britanniques mais pas seulement. Peu ou prou, c'est toute l'élite politico-médiatique occidentale qui a cru l'heure de la curée venue pour clouer enfin définitivement l'ours russe au pilori. Le tout bien sûr sans l'ombre d'un début de preuve, mais il est vrai que l'hystérie de comptoir a depuis longtemps succédé à la diplomatie dans le Bloc atlantiste. Et même si de plus en plus d'éléments incriminent aujourd'hui l'armée ukrainienne, les USA et leurs laquais européens continuent de sanctionner et d'accuser, preuve de leur encagement dans une pure politique d'agression. >>La suite

L'Etat tueur israélien repasse sa «tondeuse à gazon»
13/07/2014 Le meurtre crapuleux de trois adolescents israéliens n'a évidemment été qu'un prétexte au lancement de la dernière boucherie en date de l'entité sioniste sur Gaza. Il n'y a guère que les abrutis ou les vendus de la presse-Système pour s'interroger là-dessus. Et ce n'est même pas la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale qui a provoqué le déclenchement de l'opération «Bordure protectrice». Tout au plus, l'entente entre le Hamas et le Fatah n'aura fait qu'«accélérer» une tuerie d'ores et déjà planifiée dans le cadre de la stratégie israélienne dite «de la tondeuse à gazon». >>La suite 

«Mission accomplished» : le désordre est partout !
13/06/2014 «Mission accomplished» : on se souvient de la déclaration bouffonne de «W.» Bush à bord de l’USS Abraham Lincoln à propos de la vertueuse libération de l’Irak. C’était le 1er mai 2003. Dix ans et un million de morts plus tard, le soldat Ryan s’est carapaté sur la pointe des pieds, laissant le pays à sa ruine et aux 800 morts mensuels de sa guerre civile. C’est que l’Oncle Sam avait d’autres fers au feu, dont le soutien des bouchers-djihadistes actifs en Syrie, parmi lesquels le fameux groupe de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) qui marche aujourd’hui sur Bagdad. Fameux bilan. Ajoutez à cela le bourbier afghan ; le ratage libyen ; les guerres larvées au Pakistan et au Yémen ou, enfin, la nouvelle guerre froide déclenchée en Ukraine, et vous aurez l’image assez fidèle d’une machinerie US productrice d’un chaos phénoménal qui se propage partout comme un feu de brousse. >>La suite

Farce européenne
27/05/2014 «Choc», «séisme», «tremblement de terre» : toute la presse-Système subventionnée y est allée de sa métaphore apocalyptique pour s’horrifier de la percée des extrêmes lors des élections européennes, et plus singulièrement de celle du FN en France. Trémolos dans la voix ou tics nerveux dans l’œil, tous les apparatchiks français ont alors juré comprendre l’«avertissement des électeurs»; juré qu’ils allaient ramener le so called «projet européen» sur les rails, sans que l’on sache trop lesquels d’ailleurs. Dans une allocution qui a confiné au burlesque à force de se vouloir volontariste, Flamby-la-Poire aura finalement synthétisé à merveille toute cette bouillie pour les chats en affirmant qu’il fallait «continuer, car au bout du chemin il y avait la réussite». Certes. Continuons donc. >>La suite

Imperturbable, la Russie prépare le monde d’après
14/05/2014 La «Guerre Froide 2.0» voulue par les Etats-Unis pour tenter de freiner leur déclin agit comme un accélérateur historique. Trop lâche et trop faible pour renoncer au confort de sa soumission, l’Europe a laissé passer sa dernière chance d’échapper à ses geôliers et l’hystérie antirusse des dernières semaines a achevé de convaincre Moscou que le point de non-retour était désormais dépassé avec les Occidentaux. Imperturbable face aux provocations atlantistes, la Russie prépare aujourd’hui le monde d’après. Elle a d’ores et déjà entamé la dé-dollarisation de ses échanges, se prépare à sortir des agences de notation et bat le rappel de ses alliés. Le compte à rebours du grand chambardement a commencé. >>suite

Enfumage ukrainien : contre-propagande
30/04/2014 Pour faciliter le travail de ré-information sur la crise ukrainienne, nous avons compilé ici les principaux éléments à charge pour démonter la propagande de la presse-Système bobo-atlantiste >>La suite.

«Guerre Froide 2.0»: un dangereux cache misère
24/04/2014 Après cinq ans de propagande antirusse acharnée pour préparer les opinions publiques, le coup d’Etat de Kiev a permis au Bloc atlantiste de redistribuer complètement la donne sur l’échiquier géopolitique mondial. Sous l’impulsion des Etats-Unis, les Occidentaux ont ainsi plongé le monde dans une «Guerre Froide 2.0», sorte de cache misère destiné à masquer l’effondrement de leur puissance. Nous revoilà donc dans un monde bipolaire avec d’un côté les méchants Russes et leurs alliés chinois et latinos en embuscade –le BRICs pour faire court–, et de l’autre l’immensément vertueux Bloc atlantiste. En jouant la surenchère, les Etats-Unis cherchent désormais à fixer une guerre de basse intensité aux frontières européennes. Mais la gestion de cette nouvelle crise pourrait bien être au-dessus de leurs moyens. >>La suite

Présidentielle libanaise : rien n’est perdu !
24/04/2014 Juste un petit mot à mes amis libanais pour leur dire : Courage ! Rien n’est perdu. Il semble simplement que le premier tour de la présidentielle, qui a vu l’assassin Samir Geagea recueillir sa poignée de voies comme on reçoit un crachat, n’ait été qu’une lamentable mise en scène orchestrée par le Courant du Futur pour mieux se débarrasser ensuite de ce triste pantin. Les choses sérieuses devraient donc commencer la semaine prochaine, mais risquent de prendre du temps...

L’Ukraine, ou le fabuleux auto-goal de l’UE
08/04/2014 Le suivisme de l’Europe dans la nouvelle guerre froide lancée par les Etats-Unis est tout simplement effarant. Les ficelles sont pourtant énormes. En phase d’effondrement, l’Empire US a choisi de fracturer l’Eurasie en faisant de l’Ukraine une nouvelle ligne de front Est-Ouest. L’idée est simple : dynamiter toutes possibilités d’un rapprochement entre l’Europe et la Russie qui mettrait immédiatement Washington sur la touche. Sauf que loin de permettre à l’Oncle Sam de «perdurer dans son être» et son hégémonie, la manœuvre va précipiter l’affrontement final entre l’Empire finissant et les pays émergeants du BRICs. En endossant le rôle de toutou d’Obama, Bruxelles est en train d’arrimer l’Europe au funeste destin du Titanic étasunien. Bravo l’artiste >>La suite.

En finir avec les Etats-Unis, le dollar, l’OTAN
26/03/2014 Le coup d’Etat organisé par les Etats-Unis à Kiev a aujourd’hui replongé le monde dans une nouvelle guerre froide. Mais pour Washington, c’est tout bénéfice. Premièrement, cela permet d’éloigner pour longtemps toutes perspectives d’un partenariat fructueux entre l’UE et la Russie, qui porterait un coup fatal à l’hégémonie étasunienne. Ensuite, sur le modèle du racket mafieux, cela permet aux USA de renforcer l’illusion de leur nécessité comme protecteurs de l’Europe, notamment au travers de l’OTAN. Enfin, l’opération permet encore de garantir sur le long terme la faiblesse de l’UE, et de préparer le terrain à son enchaînement final au boulet dollar avec le monstrueux Traité Transatlantique en préparation. Le piège est presque parfait. >>La suite

Ukraine, la crise (d’hystérie) de trop?
18/03/2014 Le Bloc atlantiste nous a habitués depuis longtemps à camoufler ses petites et grosses boucheries stratégiques sous des océans de vertu outragée. Dressé sur ses ergots, il a ainsi torturé l’Irak pour sauver les Irakiens ; saccagé l’Afghanistan pour sauver les Afghans, dévasté la Libye pour sauver les Libyens ; ruiné la Syrie pour sauver les Syriens etc… Sauf qu’à force de prétendre œuvrer pour éclairer le monde de sa lumière forcément divine, il s’est enfermé peu à peu dans un messianisme politique radical dont il ne contrôle plus la dynamique. Prisonnier de ses «grands principes» supposés; encagé dans son illumination permanente, il se retrouve aujourd’hui incapable de freiner la surenchère que lui impose sa posture dans une crise Ukrainienne qui pourrait bien être la crise de trop. >>La suite

Ukraine : enfumage et montée aux extrêmes
11/03/2014 Après l’enfumage généralisé qui a accompagné les guerres d’Irak, de Lybie ou de Syrie, il ne faut pas s’étonner de voir les médias occidentaux réécrire en direct l’Histoire de la crise ukrainienne à l’encre de la plus grossière propagande. C’est que l’idéologie gouverne aujourd’hui les rédactions bien plus sûrement que le souci d’informer. Qu’importe donc que le coup d’Etat de Kiev ait été réalisé grâce à l’appui de groupes néonazis ; qu’importe que l’opposition ait sans doute eu recours à des snipers (de l’OTAN?) assassinant tour à tour des policiers et des manifestants ; et qu’importe au final qu’une bande d’oligarques pro-occidentaux corrompus ait remplacé le clan pro-russe corrompu de Ianoukovitch. Des détails que tout ceci. Obama et ses idiots utiles européens l’affirment : les Russes sont les méchants de l’histoire. Si vous pensez autrement, c’est que vous êtes un immonde complotiste, voire un crypto-communiste ! >>La suite

L’Ukraine et le Bloc atlantiste halluciné
04/03/2014 On aura tout vu, tout entendu. De l’insignifiant Fabius qui évoque des «sanctions ciblées» contre la Russie comme s’il s’agissait de la Lybie de Khadafi; en passant par Angela Merkel murmurant à l’oreille d’Obama que «Poutine vit dans un autre monde», jusqu’à Obama himself prétendant que la Russie «est du mauvais côté de l’Histoire». Tout, vous dis-je, tout. Et surtout les pires sottises. Car soyons clairs : oui, bien sûr, ce qui s’est passé à Kiev les 21 et 22 février était un coup d’Etat. C’était même tellement un coup d’Etat que l’accord signé entre Gouvernement et «opposition» n’a pas vécu 20 secondes. Oui, bien sûr, les Russes qui ont aidé à sa signature pour éviter la guerre civile en Ukraine ont été roulés dans la farine. Oui encore, bien sûr, l’intervention russe en Crimée était prévisible, voire légitime. Et oui enfin, bien sûr, d’avoir ramené le monde aux pires heures de la guerre froide, avec possibilité d’affrontement nucléaire, est de la responsabilité pleine, entière et exclusive d’élites occidentales hallucinées. >>La suite

L’Ukraine et la révolution-miroir de Crimée
28/02/2014 Après avoir fomenté un coup d’Etat déguisé en vertueuse révolution à Kiev, voici que le Bloc atlantiste et sa presse-Système nous poussent des cris d’orfraie parce-que la Crimée russophone semble tentée à son tour par sa propre «révolution». Le modus operandi est pourtant le même : des milices armées prennent d’assaut des bâtiments officiels et font plier les autorités sous la menace, le tout recouvert d’un vernis révolutionnaire plus ou moins discuté ou discutable. En termes purement qualitatifs, le «contrecoup» de Crimée vaut donc bien le «coup» de Kiev. Mais la situation évolue d’heure en heure et, sans préjuger de l’avenir des gesticulations en cours de part et d’autre, il n’en reste pas moins que le bras de fer est désormais engagé dans la région entre le Bloc atlantiste et la Russie, avec une issue dangereusement incertaine. >>La suite

Ukraine : le hasardeux regime change de l’UE
24/02/2013 Comme prévu, l’incendie attisé par le bloc occidental depuis des semaines en Ukraine a échappé à tout contrôle. Et c’est aux premiers moments d’un dérapage vers la guerre civile que les pompiers-pyromanes européens, saisis de panique, ont finalement forcé l’opposition à signer un accord avec le Gouvernement. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la petite phrase du ministre polonais Sikorski a bien résumé l’urgence infinie dans laquelle chacun s’est retrouvé: «Si vous ne soutenez pas cet accord, vous aurez la loi martiale, l’armée, vous serez tous morts.» Aujourd’hui, l’incendie est loin d’être circonscrit et tout risque d’éclatement du pays n’est pas écarté. En pariant sur la montée aux extrêmes pour aboutir à un regime change bien hasardeux, l’UE vient aussi de légitimer pleinement l’usage de la violence à des fins politiques sur son sol. >>La suite

Kiev, la victoire ou la guerre
27/01/2014 Décidément, les stratèges du Bloc atlantiste osent tout. Après avoir livré la Syrie à la plus formidable armée de terroristes jamais levée, voici qu’ils s’appuient sur des groupes ultras et/ou néo-nazis pour renverser le pouvoir par la violence à Kiev. Le pari est pure folie et, comme en Syrie, rien ne dit que la situation ne va pas totalement leur échapper. On aurait même spontanément tendance à penser que, forcément, elle va leur échapper. Sauf que là, c’est aux portes de l’Europe que cela se passe. >>La suite

Du 9/11 à Dieudonné: l'alignement parfait
17/01/2014 Quel est le dénominateur commun entre les événements du 11 Septembre 2001, la liquidation de Kadhafi, la guerre en Syrie ou le lynchage de Dieudonné? Réponse: l’alignement parfait, uniforme et zélé des médias sur la narrative du pouvoir. En un peu plus d'une décennie, de Washington à Paris, nous avons ainsi assisté à l'incorporation, à l’assimilation complète des médias «qui font l’opinion» par la machinerie du Système. La servitude est totale, consentie, et les voix discordantes sont combattues avec une rage d'autant plus haineuse que les arguments et/ou la raison font défaut, que le mensonge à propager est gros. Avec l’affaire Dieudonné, on a pour la première fois invoqué «l’atteinte à la cohésion nationale» pour justifier la censure. C’est une étape significative dans l’avènement de cette société de l’obéissance en devenir, où «cohésion» rime avec nivellement, avec soumission. >>La suite

Dieudonné n'en espérait pas tant
11/01/2014 La quenelle de Dieudonné a plongé le Gouvernement-Poire français et les médias-Système de l’Hexagone dans un profond délire. Jeudi soir, le spectacle de l’humoriste a fini par être interdit à Nantes alors que personne ne l’avait jamais vu. En France, c’est la première fois qu’on puni préventivement un crime sur le simple soupçon qu’il pourrait être commis. Toutes les chaînes de télévision ont célébré, c’est le mot, l’évènement comme la Libération de Paris. Porté par ce bouillonnement hystérique, les idéologues de cette nouvelle chasse aux sorcières ont d’ores et déjà annoncés qu’ils ne comptaient pas en rester là. Pour peaufiner leur lynchage, ils veulent désormais priver Dieudonné d’Internet. Une dérive aux conséquences liberticides potentiellement vertigineuses. >>La suite

Quand une quenelle fait trembler le Système
09/01/2014 On n’en finit plus de s’effarer. Depuis quelques semaines, tout le gotha politico-médiatique de la République française est mobilisé dans une guerre totale non pas contre la pauvreté ni contre le chômage, l’injustice sociale ou les banksters, mais contre les quenelles de l’humoriste Dieudonné M’bala M’bala. Un lynchage qui unit indistinctement dans la même hystérie l’Elysée et l’immense majorité de la classe politique ; mais surtout toutes les rédactions dite «de référence», de Libé au Figaro en passant par le Nouvel Obs jusqu’au nauséabond Charlie Hebdo. Le Système dans toute sa splendeur donc, avec sa pensée unique et son agressivité quasi stalinienne, une fois tombés les masques parfaitement faussaires des pseudos «sensibilités politiques» censées témoigner de son caractère vertueusement démocratique. >>La suite

Quand l’anecdote devient «signe»
20/12/2013 Il y a des moments de grâce, comme cela, où des évènements en apparence anodins disent absolument tout de l’essentiel de la chose. Des évènements si improbables, à la genèse si tortueuse, mais chargés de tant de sens et de clarté, qu’ils s’imposent avec force comme des signes nécessairement venus d’en-Haut. Ainsi en va-t-il de l’épisode survenu lors de «l’hommage planétaire» réservé à Nelson Mandela, où l’homme choisi pour traduire les discours des «grands de ce monde» en langage de signes aura gesticulé durant des heures sans maîtriser le moins du monde ce langage. Et peu importe qu’il fut un faussaire ou un schizophrène. Le fait est que sa présence à ce moment-là, pour cet évènement-là et dans cette fonction-là, relève tout simplement du magique tant sa performance aura, sous l’apparence d’un charabia gestuel, traduit à la perfection la vacuité des âmes et des discours de nos grands justement. >>La suite

2013, et le dernier pied de nez de Mandela
11/12/2013 Si Nelson Mandela avait pu voir ce parterre de roitelets atlantistes dégouliner d’hypocrisie pour capitaliser sur sa dépouille, pour le récupérer, se l’approprier, pour l’incorporer, il leur aurait sans doute décoché un indéchiffrable sourire plein de compassion désolée comme d’autres, moins élégants, leur auraient consenti un crachat. Car il y avait nécessairement quelque chose d’obscène à voir les va-t-en-guerre Obama, Hollande, Sarkozy ou même Clinton et Bush célébrer le libérateur de l’Afrique du Sud alors qu’eux-mêmes sont les promoteurs infatigables et zélés de l’apartheid israélien, en plus d’être les principaux fossoyeurs des peuples irakien, libyen, libanais ou syrien. C’est qu’en cette fin d’année 2013 marquée par une accélération spectaculaire de la crise d’effondrement du Système dont ils sont les hérauts, l’occasion était trop belle de laisser croire à leur propre vertu en célébrant celle de Mandela, suggérant par-là que son combat était le leur, sa cause la leur, sa vertu la leur. Vaste fumisterie qui seulement en tant que telle aura recelé une part de vérité sur les écrans cathodiques de l’appareil à enfumer du Système. >>La suite

Ukraine : et c’est reparti pour un tour !
03/12/2013 Les événements du 11 Septembre 2001 avaient permis aux Etats-Unis d’enclencher une série d’opérations majeures destinées à leur permettre, enfin, de capitaliser sur la chute de l’URSS. L’offensive s’était ainsi déployée sur trois axes : remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient ; prise de contrôle de l’Asie Centrale et «annexion» des anciennes républiques soviétiques. Un an après la Géorgie, l’Ukraine avait donc déjà été, en 2004, le théâtre d’une des fameuses «révolutions colorées» orchestrées par la CIA et la NED. L'objectif était de pousser Kiev dans les bras de l’OTAN et de l’UE. Aujourd’hui le niet ukrainien à l’UE panique le Bloc atlantiste qui craint de voir Kiev rebasculer dans le giron de Moscou. Et Pavlov de reprendre du service pour nous resservir une petite révolution sur mesure, avec bain de sang en option si nécessaire, histoire de ramener le régime à la raison atlantiste. >>La suite

Le Bloc atlantiste cède, Tel-Aviv et Riyad complotent
25/11/2013 Le 3 septembre dernier, alors que les TV du monde entier se préparent à diffuser en direct les vertueuses frappes punitives de l’Occident contre Damas, un bâtiment US tire deux missiles pour tester la réactivité des côtes syriennes. Leur destruction instantanée par les forces russes sonne le glas des ambitions bellicistes américaines. Washington reçoit le message de Moscou 5 sur 5 et, trois semaines plus tard, c’est le fameux coup de fil d’Obama au Président iranien Rohani, puis la signature historique deux mois après d’un accord intérimaire entre Téhéran et le groupe 5+1. Ce virage à 180° de la politique du Bloc atlantiste dans la région survient après deux ans d’hystérie militaire qui auront coûté la vie à 120'000 personnes en Syrie, et entraîné la destruction totale du pays. Grands perdants de ce revirement, Israël et l’Arabie Saoudite se donnent désormais six mois pour rallumer l’incendie. >>Lire la suite

De JFK à 9/11, la marque du Système
22/11/2013 Il y a tout juste cinquante ans, le 22 novembre 1963 à Dallas, le «Potus» de l’époque John Fitzgerald Kennedy était assassiné. Une heure trente après le drame, on avait miraculeusement arrêté le coupable, qui devait être rapidement assassiné à son tour. Après la publication du rapport d’enquête de la Commission Warren, une seule certitude avait alors été partagée par une majorité d’Américains: la version officielle était fausse, hormis pour l’intelligentsia politico-médiatique bien sûr. Le 11 Septembre 2001, deux avions réussissaient à faire s’effondrer de manière parfaitement symétrique non pas deux, mais trois tours à Manhattan. Une heure après le drame, on connaissait miraculeusement le nom des coupables. Après la publication du rapport d’enquête, une seule certitude avait alors été partagée par une majorité d’Américains: la version officielle était fausse, hormis pour l’intelligentsia politico-médiatique bien sûr. >>La suite

L’«infestation», ou la guerre du Système contre les citoyens (La bataille contre le Système, épisode IV)
12/11/2013 Dans le chef d’œuvre d’anticipation qu’est le film de Terry Gilliam «Brazil», les barbouzes qui viennent arrêter par erreur Archibald Buttle font irruption chez lui par un trou percé dans son plafond. L’effet est glaçant. C’est l’idée de la violence étatique qui peut surgir de partout ; que même la matière ne peut contenir, qui se dissémine à travers vos murs pour envahir votre intimité. La sécurité du foyer n’est plus qu’une illusion. Il n’y a plus de refuge. Tout est perméable à la force intrusive de l’Etat. Simple fiction ? Plus maintenant. Les stratèges du Système appellent cela l’«infestation», et elle constitue aujourd’hui le fin du fin de la pensée militaire contemporaine. Cette tactique a aussi son clone virtuel avec l’«infestation» de l’Internet citoyen par les agences de renseignements. Au moment où l’Hyper-Titanic néolibéral amorce son naufrage, le Système adapte donc fort opportunément sa doctrine et ses moyens sécuritaires à la contre-insurrection, c’est-à-dire à la guerre contre les citoyens. >>La suite

Vers le «Shutdown» global malgré «Iron Man»
17/10/2013 Après quelques jours d’un psychodrame au suspense assez artificiel, les Etats-Unis ont évité comme prévu le défaut de paiement au terme d’une énième crise dite du «Shutdown». La planche à billets va pouvoir fumer de plus belle. La pègre financière a poussé un ouf de soulagement; la planète économique s’est épongé le front et les commentateurs-Système n’en finissent plus de nous expliquer combien nous sommes passés «à ça» de la «déflagration mondiale», mais que rien n’est joué et que les batailles budgétaires vont continuer et bla bla bla bla. La bouillie pour les chats habituelle donc, ou comment s’échiner à décrire une métastase sans voir le cancer généralisé qu’elle révèle. Ce non-évènement n’aura en fait été qu’un simple palier de compression supplémentaire sur la route du Shutdown global vers lequel s’achemine inéluctablement l’Etat faussaire étasunien. Même l’«Iron man» rêvé du Pentagone n’y pourra rien changer. >>La suite

Le Bloc atlantiste (re)crée une internationale terroriste
26/09/2013 Les jihadistes labellisés al-Qaïda n’arrivent toujours pas à y croire. Imaginer un peu : avec la Syrie, on leur a offert un pays entier comme camp d’entraînement, et des crédits illimités pour le mettre à feu et à sang. Et tout cela avec la bénédiction de ces apostats d’Occidentaux. Le truc est tellement énorme que c’est devenu la blague à la mode dans tous les barbecues des bouchers takfiristes. Et aujourd’hui, cette nouvelle internationale terroriste made in West a finalement déclaré son indépendance en annonçant qu’elle rompait les amarres avec la so call Armée syrienne libre (ASL). La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient donc de lui exploser à la figure. Et qui peut savoir jusqu’où voleront ses éclats. >>La suite

Risque de paix, ou la dernière chance d’Obama
24/09/2013 L’échec essuyé par les Occidentaux sur le front syrien pourrait paradoxalement offrir à Glamour-Obama une possibilité de sortie par le haut. L’impasse pousse en effet aujourd’hui des Etats-Unis en déclin à chercher une solution du côté de Téhéran, dont la diabolisation reste le principal ressort du plan délirant de remodelage à coups de flingue du Moyen-Orient initié par le clan Bush. A l’ONU, les ministres des Affaires étrangères américain et iranien ont ainsi convenu d’une rencontre et les rumeurs de possibles contacts bilatéraux entre Obama et le Président iranien Rohani vont bon train. Du jamais vu depuis l’avènement de la République islamique en 1979. Seulement voilà, la pègre israélienne et le gang des néoconservateurs US sont d’ores et déjà montés aux barricades pour torpiller toute possibilité d’apaisement dans ce dossier, tant il constitue leur fonds de commerce. Et il est peu probable que BHO ait les épaules pour leur faire face. Mais sait-on jamais… >>La suite

Poutine sauve la tête d’Obama

11/09/2013 L’Histoire n’est jamais avare d’ironie lorsqu’elle subit d’être écrite par des pantins. Et lorsqu’un Obama et un Hollande prétendent prendre la plume, alors on est certain d’atteindre des sommets. Et c’est bien ce qui s’est passé dans l’affaire syrienne. Nos deux compères, emportés dans leurs gesticulations bellicistes, se sont tout à coup découverts seuls au monde, désavoués par tous – hormis quelques bédouins et une poignée de salonards parisiens –, ne sachant plus que faire de leur érection martiale alors que, du côté de Washington, le Congrès s’apprêtait à porter le coup de grâce politique à Obama avec menaces de destitution. Rien de moins. Bref, la micro-coalition était partie en vrille dans les grandes largeurs. Heureusement, Poutine est arrivé avec son plan de remise des armes chimiques syriennes à l’ONU. Un plan tellement improbable, tellement cocasse, tellement opportuniste, que son acceptation immédiate par le Bloc atlantiste donne toute la mesure de la panique dans laquelle il était plongé. >>La suite

Le Bloc atlantiste prêt à ouvrir les portes de l’enfer
04/09/2013 Le Bloc atlantiste est désormais sur pilote automatique en Syrie. Embourbé depuis deux ans dans une déstabilisation meurtrière financée à coups de pétrodollars, il s’apprête à porter le coup de grâce à tout espoir de règlement politique de la crise en déclenchant des frappes «punitives» contre le régime de Bachar al-Assad. Histoire de se dédouaner des conséquences de la chose après la reculade britannique, Obama attend donc le feu vert du Congrès pour procéder à la ratonnade. Oh bien sûr, le Prix Nobel de la Paix nous assure que ce serait une opération chirurgicale, courte et joyeuse donc. On a déjà entendu ça. Et le Bloc n’en prendrait pas moins le risque d’ouvrir les portes de l’enfer au Moyen-Orient. >>La suite

Syrie : les casseroles du Système plombent la coalition

30/08/2013 Tout va désormais si vite. Le mercredi 28 août, nous étions quasi assurés que les vertueux malfrats du Bloc atlantiste allaient «punir» Damas sous prétexte de son ignoble «massacre chimique». Tout roulait. On avait fait les choses en grands avec une opération sous faux drapeau suffisamment ignoble pour créer le choc nécessaire à justifier l’entrée en guerre ; les médias-Système avaient parfaitement joué leur rôle en deux ans d’enfumage des opinions publiques et l’on estimait donc que le citoyen lambda était désormais acquis à une nouvelle petite ratonnade en pays arabe. Sauf que deux jours plus tard, patatras, tout partait en sucette.
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Syrie: la réalité sur mesure du Système
28/08/2013 Les vainqueurs ont toujours eu le privilège de (ré)écrire l’Histoire. Mais désormais, l’hyper-puissance communicationnelle du Système, piloté par le Bloc atlantiste, lui permet de façonner et de créer en continu la réalité dont il a besoin pour performer. «Nous sommes un empire maintenant, et lorsque nous agissons, nous créons notre propre réalité», avait un jour résumé Karl Rove, principal conseiller de George W. Bush peu après l’invasion de l’Irak de 2003. La «réalité» sur mesure de l’époque, c’était la fable des armes de destructions massives et l’invasion salvatrice du pays. On a ensuite «créé» une nouvelle réalité pour justifier l’écrasement de la Libye, et c’est le même mécanisme que l’on observe aujourd’hui en Syrie avec la vraie-fausse attaque chimique. Le Système a déclaré le régime de Bachar al-Assad coupable avant même que les enquêteurs de l’ONU n’aient pu accéder au site. Puis il a mobilisé ses chiens de guerre dans le même élan pour saturer tout l’espace de cette «nouvelle réalité» devenu indépassable, indiscutable, et dont nous sommes désormais tous prisonniers. >>La suite

Vers le lynchage de Bachar al-Assad
26/08/2013 Nous avons encore en mémoire les images atroces de Muammar Ghadafi se faisant sodomiser au bâton par les valeureux rebelles de Sarko et BHL avant son exécution. Nous avons encore en mémoire la franche hilarité qu’avait suscité la chose chez Hillary Clinton: «We came, we saw, he died: Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha». Aujourd’hui, place à Bachar al-Assad donc, dont on sait grâce aux fines analyses de Libé, du Monde, du Figaro et de toute la presse-Système du Bloc atlantiste en général, qu’il est vraiment très très très méchant face à aux rebelles bisounours de la «so call» révolution. Bien sûr, l’attaque chimique dont on l’accuse est à l’évidence un parfait montage (les Russes en ont fourni la preuve) dans la droite ligne des armes de destructions massives irakiennes, ou des faux bombardements aériens que Ghadafi étaient accusés d’avoir lancés contre son peuple (justifiant l’attaque de la coalition)et qui n’ont jamais eu lieu. Mais à vrai dire : on s’en fout ! Les propagandistes du Bloc occidental savent bien qu’une fois la guerre lancée, plus personne ne se souciera du pourquoi ni du comment, et encore moins quand elle sera terminée. Alors attachez vos ceintures ! C’est peut-être reparti pour un énième vertueux massacre. >>La suite

Dangereuse montée aux extrêmes au Moyen-Orient
23/08/2013 En confiant depuis juin dernier la conduite de la guerre en Syrie à l’Arabie Saoudite – en remplacement du Qatar, viré pour incompétence –, le Bloc occidental a aussi opté pour la surenchère sanglante. Massacres dans les villages alaouites autour de Lattaquié ; vraie-fausse attaque chimique pour tenter de justifier l’intervention du Bloc au  moment où ses mercenaires s’essoufflent : l’accélération est phénoménale. Mais elle déborde désormais sur le Liban voisin. Après l’attentat perpétré dans la banlieue chiite de Beyrouth il y a une semaine, une nouvelle attaque a frappé hier les sunnites à Tripoli, dans le nord du pays. La stratégie est cousue de fil blanc. Il s’agit de précipiter le Pays du Cèdre dans une nouvelle guerre confessionnelle pour «fixer» le Hezbollah, soutien de Damas. >>La suite

Egypte: la «Restauration» à l’ombre des Saoud et de Tel Aviv
21/08/2013 Une révolution, une vraie, est une succession de batailles avec des victoires et des défaites, des percées et des retours en arrière, des sursauts et des bons en avant. En trois ans, les Egyptiens ont ainsi successivement balayé trois «gouvernements» : la tyrannie Moubarak, puis celle du Scaf (le Conseil suprême de forces armées mise en place pour la transition) et, bien sûr tout récemment, les Frères musulmans. Il faut dire que la déception des Egyptiens face à l’équipe Morsi a été d’autant plus énorme que les attentes étaient grandes. Le régime instauré par les Frères s’est révélé aussi brutal, sanguinaire et incompétent que celui de Moubarak. Prière de «dégager» donc ! Sauf que la reprise en main de l’armée a aujourd’hui des parfums de «Restauration» avec en prime, les Saoud et Tel Aviv en embuscade. >>La suite

Snowden : une crise de rupture ?
07/08/2013 L’affaire Snowden est en train de prendre des proportions tout simplement fantastiques. Depuis l’éclatement du scandale PRISM, la séquence des évènements témoigne en effet du véritable vent de panique qui balaie désormais le Système américaniste. On a ainsi pu assister : 1) au scandale provoqué par les révélations elles-mêmes ; 2): au quasi détournement d’un avion présidentiel ; 3) à la crise diplomatique qui s’en est suivi entre l’Amérique latine et le Bloc atlantiste ; 4) à l’accélération formidable de la crise entre Moscou et la Maison-Blanche autour de la question de l’asile accordé au lanceur d’alerte ; 5) à l’éclatement d’une crise interne à Washington entre pro et anti-NSA qui dépasse les clivages politiques traditionnels ; et, enfin, 6) à une tentative désespérée d’enfumage généralisé avec le lancement d’une alerte terroriste globale aussi bidon que potentiellement dangereuse. >>La suite

«Goulag électronique globalisé»: "Yes we must"
06/08/2013 Il y a comme cela des moments où le religieux ose renouer avec son essence révolutionnaire en éclairant le débat séculier avec toute la clairvoyance d’une inspiration venue «d’en-haut». L'archiprêtre de l'Eglise orthodoxe russe, Vsevolod Chaplin, s’est ainsi félicité de l’asile politique accordé par Moscou à l’ex-agent de la CIA Edward Snowden, soulignant que ses révélations sur le fameux programme de surveillance de la NSA, allait «aider à empêcher la mise en place d’un goulag électronique globalisé» («help prevent the establishment of a global electronic prison camp»). Mais le Système n’a pas dit son dernier mot et, alors qu’Obama met son veto aux auditions anti-NSA, tout notre petit monde-libre s’est mis au garde-à-vous ordonné par Washington pour une énième alerte terroriste globale à grand spectacle. The show must go on, et le «goulag électronique globalisé» aussi. >>La suite

UE-Hezbollah: à terroriste, terroriste et demi
25/07/2013 Ainsi donc, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont finalement cédé aux pressions de Washington et Tel-Aviv en inscrivant la branche armée du Hezbollah libanais sur la liste des organisations terroristes. Trafic normal dirons-nous, dès lors qu’au moindre claquement de doigt étasunien, notre bel Europe n’hésite pas à fermer son espace aérien à des Présidents. Bien sûr, concernant la mesure frappant le Hezbollah, on peut immédiatement tirer la chasse sur les raisons officielles invoquées qui ne sont que bouillie pour les chats et les rampants de la presse-Système. Cette décision s’inscrit en fait dans le cadre de la guerre que mène le Bloc atlantiste contre le dernier axe de résistance à sa domination au Moyen-Orient, axe qui regroupe l’Iran, le Hezbollah, la Syrie et le Hamas palestinien. >>La suite

Internet : le prix de la gratuité
16/07/2013 Pour le Système néolibéral, le principe de gratuité est une hérésie, un défi à sa raison, ou plutôt à sa religion. Même la gratuité du vivant lui fait horreur et les «progrès scientifiques» lui servent désormais à manipuler et à infecter jusqu’au cœur le plus intime de la vie pour se l’approprier et la vendre. Très logiquement, la gratuité apparente des services fournis par les géants du web ne pouvait donc être qu’une supercherie. C'est entendu. Mais le scandale PRISM aura aussi permis de révéler que cette supercherie n’était pas seulement destinée à marchandiser nos traces électroniques et notre vie privée, mais à en faire une formidable base de données accessibles pour l’éternité numérique à l’appareil de contrôle et de répression du Système. C’est le prix de la gratuité. >>La suite

Balade à Séoul
16/07/2013 Voici une nouvelle galerie photos d'entrefilets >>Voir

De l’Egypte héroïque à l’Europe des caniches
04/07/2013 Ainsi donc, sur injonction du maître étasunien, la France patrie des droits de l’homme, l’Italie et le Portugal ont fermé leur espace aérien au Président bolivien Evo Morales, sous prétexte qu’il aurait pu avoir à son bord Edward Snowden, le héros qui révéla le scandale PRISM. La chose est si énorme qu’on a eu, un instant, du mal à y croire. C’est que depuis quelques jours, les élites de ces mêmes pays rivalisaient d’indignation outrée d’avoir été espionnées jusqu’à la garde par leur fameux «allié» étasunien, prétendant même lui demander des comptes... L’épisode Morales aura eu le mérite de ramener tout ce beau petit monde sur terre, ou tout au moins sur leur terre à eux, celle de la soumission et de la honte. >>La suite

PRISM : le cœur de la narrative du Bloc explose

01/07/2013 Les élites européennes n’en finissent plus de s’effarer. Ainsi donc, l’Allié avec un grand A, le partenaire de toujours, le protecteur, le grand Frère avec un grand F, les Etats-Unis d’Amérique donc, traitent et considèrent leurs amis européens avec la même méfiance que l’ennemi chinois ou russe, voire iranien ou nord-coréen, c’est-à-dire en piratant les ordinateurs de ses élites, leurs emails, en écoutant leurs coups de fils bref, en les espionnant sans vergogne. Et nos chères élites de pousser des cris d’orfraie en alternant vapeurs et malaises devant tout ce qui porte micro ou plume. Sauf que les étasuniens ont toujours espionné les Européens et que tout le monde le sait. Ce qui pose vraiment problème aux élites européennes aujourd’hui est qu’ils passent officiellement pour ce qu’ils ont toujours été pour les Etats-Unis : à savoir des laquais certes serviles, mais dont il faut tout de même se méfier. Blessure d’orgueil donc, avant tout. Mais le cœur de la narrative du Bloc vient aussi d’exploser. >> La suite

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